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Accueil du site > Tribune Libre > Nouvelle offensive des Talibans de l’anglais !

Nouvelle offensive des Talibans de l’anglais !

Une brève de l'AFP sur un rapport du CNESCO (Conseil national d'évaluation du système scolaire) a donné lieu aux habituels clichés et à des reportages sur le bonheur de commencer l'anglais dès la maternelle ! Prélude à l'annonce de mesures par le Ministre de l'Éducation nationale (EN), dans quelques jours.

Ce fut l'occasion de voir en action le pire du journalisme, clichés habituels et simple illustration du dogme, sans aucune réflexion sur le fond du sujet (cf. L'Obs.)

La précédente offensive date de septembre 2018, à l'occasion d'un rapport que nous avions étudié en détail ici-même. Celui du Cnesco ne fait que reprendre les mêmes propositions.

Faisons un bref historique. L'idée de faire de l'anglais une matière obligatoire, au même titre que le français, les maths ou l'histoire-géo, date d'au moins 15 ans (le rapport Thelot le préconisait déjà). L'anglais aussi universel que les maths ou la géographie ! Ce serait lui reconnaître implicitement un statut de langue de l'UE, voire de langue de communication mondiale.

Mais, pour tenir compte de réticences prévisibles, la réforme du primaire (2007) avait prudemment été appelée "initiation « aux » langues" ! Quelques idéalistes qui n'avaient pas lu entre les lignes.. proposèrent effectivement ici ou là une autre langue, souvent dans les régions frontalières, parfois grâce à des intervenants extérieurs, des parents d'élèves. Mais ces bricolages locaux ne tinrent pas longtemps, il fut vite évident que, structurellement, l'anglais seul serait possible au primaire à 95% (chiffres officiels indisponibles...) Mais, of course, c'est la faute des parents !

Parallèlement, le même processus était en marche à l'échelon européen, un soutien permanent à l'anglais camouflé par le mantra du multilinguisme ! Car quelle est la langue de l'Union européenne ? Le multilinguisme, disent les textes et les naïfs, la traduction basée sur trois langues de travail, disent les autres. Non : si ceux qui travaillent à Bruxelles parlent souvent français ou allemand, dans les institutions et organismes de coopération européenne, c'est l'anglais qui règne seul (à l'exception du juridique).

Depuis plus de dix ans, les intérêts et lobbys en faveur de l'anglais travaillent à ce que ce soit irréversible et officialisé. (Par exemple, avec le programme Erasmus mundus dont l'immense majorité des cours destinés aux étrangers hors UE sont en anglais, sinon aucune chance d'obtenir l'agrément.)

École primaire ou UE, tout s'est fait insidieusement, pas à pas, sans débat, sans étude technique (rapport temps/bénéfice), sans vote ! Simplement par un rapport de force, comme au bon vieux temps du colonialisme où chaque empire imposait sa langue – rien de nouveau sous le soleil de la démocratie, fût-elle européenne ! On peut se demander si cette reconnaissance implicite de l'anglais n'est pas une sorte de tribut inconscient, une contrepartie au fait que le français est la seule langue qui garde un rôle important dans l'UE – à défaut d'être premier, soutenons le premier et soyons deuxième !

Sans préjuger des annonces du ministre, le lobby pro-anglais est donc en passe de réussir, même en France dont la langue rayonne bien au-delà de sa diaspora, sans que les « experts » et les médias se soient jamais interrogés sur la légitimité de l'anglais dans ce rôle, sur les fondements scientifiques de cet apprentissage précoce, sur la privation de liberté que représente l'obligation précoce d'une langue étrangère.

La plupart des parents ne se rendent pas compte du problème parce qu'ils savent que l'anglais est roi dans certains domaines professionnels (finance, ingénierie notamment), qu'ils y voient une chance pour leurs enfants, et parce qu'ils ignorent que l'on peut faire autrement. La plupart auraient choisi l'anglais, s'ils avaient eu à choisir... Ils ignorent qu'« experts » et médias déforment les faits, mentent ou manipulent, plus ou moins consciemment.

Quelques points doivent être rappelés sans lesquels tout débat est tronqué :

D'abord arrêtons toute hypocrisie : cessons de parler du « niveau en langues », de l'enseignement DES langues au primaire. Il ne s'agit que du niveau en anglais et seulement en anglais !

Les comparaisons défavorables sont faites avec les pays nordiques (Danemark, Suède) - pays dont la langue n'a pas de rayonnement international, qui enseignent à la fac EN anglais, et dont la langue n'actualise plus le vocabulaire technique : voulons-nous cela en France ?

Comparer l'apprentissage scolaire à l'apprentissage en immersion familiale ou à des pays bilingues est une manipulation.

L'anglais n'a d'autre légitimité que celle des rapports de force, une situation coloniale, qui fait que depuis toujours les empires ont imposé leur langue.

Si l'on se basait sur des études, des expériences, des critères techniques comme le rapport coût/bénéfice, difficulté/résultat, l'anglais serait un des plus mauvais choix comme langue européenne, en raison de sa phonétique complexe, irrégulière (les voyelles changent de prononciation, aucune règle phonétique, taux de dyslexie plus élevé). L'espagnol ou l'italien sont bien plus réguliers, et l'espéranto plus régulier et plus facile à apprendre.

On vante la diversité dans tous les domaines et on veut faire de nos enfants des spécialistes qui commençent l'anglais à 6 ans ! Le primaire est l'âge de la découverte, non de la spécialisation.

Le seul avantage de l'apprentissage précoce est l'aptitude musicale (ici phonologique) des enfants.

« Alors qu'il serait utile d'initier les jeunes enfants à la "phonologie" (étude du langage par les sons) », poursuit le Cnesco (Le Point). Oui, tout à fait, mais pourquoi se limiter à la phonologie de l'anglais ?

Pour profiter de cette aptitude, une autre organisation scolaire est possible : une intitiation aux sons et alphabets étrangers, par exemple comment prononcer différentes langues de l'UE . C'est le principe du projet EVLANG, qui avait déjà été expérimenté dans diverses écoles francophones. Après quoi, en 6e, classique choix d'une ou deux langues vivantes.

Un schéma type Evlang est moins coûteux, plus simple structurellement (pas nécessaire de former des milliers d'instits à un anglais « fluent », but qui s'annonce utopique et inflationniste)

On peut commencer jeune et ne pas atteindre un niveau « fluent », et réciproquement commencer tard et atteindre un excellent niveau (cf. mes précédents articles pour des détails sur ce point).

Quid de la liberté ? Doit-on choisir sa ou ses langues étrangères, ou doit-elle nous être imposée ? Qu'on soit pro-UE, sceptique ou contre l'UE, le fait que l'identité française se délite au sein d'une structure plus ou moins fédérale est inévitable. Il y a dix ans, l'idée d'imposer l'anglais à la maternelle eût soulevé un tollé ; maintenant, on le présente aux infos comme le bonheur suprême pour les boutchous ! Que ne dirait-on pas si l'on imposait le chinois ou le russe à la maternelle ! « Quoi ? On fait des expériences avec nos petits ? »

L'anglais première langue n'est pas la garantie d'une belle carrière comme l'espèrent nombre de parents, surtout si tout le monde en sait un peu. L'école ne peut concurrencer une certaine élite qui va aux USA ou en GB chaque été. Inversement, dans le commerce, par exemple, il est plus avantageux de connaître un peu de la langue du pays (par exemple en Amérique du Sd ou en Chine).

Le véritable enjeu de ces multiples rapports et propositions est l'anglais à lécole primaire. Attendons de voir quelles mesures vont être prochainement annoncées.


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81 réactions à cet article    


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 15 avril 08:12

    La guillotine pour tous les traîtres à la patrie et à notre culture ! Et ça fait un paquet de monde dont Mélenchiasse et Urine LePen qui sont aussi timorés que des lapins de 3 semaines sur la défense de notre culture.

    La désobéissance civile devient urgente avant qu’une probable guerre civile n’éclate.


    • Chantecler relou 15 avril 08:13

      Le latin a sévi dans les écoles catholiques comme seule langue véhicule de l’infiltration romaine dans les provinces et colonies de l’empire que le Vatican maintenait en place après la chute des patriciens pis celle des généraux. C’était la langue des clercs.

      L’anglais (ou plutôt le globish) est le véhicule de l’empire américain, c’est la langue des financiers et des commerçants, du TAFTA et autres « traités ». A terme, comme le gaulois, le français n’existera plus qu’à l’état de trace, dans le vocabulaire des artisans et les toponymes...


      • amiaplacidus amiaplacidus 15 avril 16:29

        @relou

        Je pense que la deuxième langue devrait être l’allemand.

        L’allemand est une langue relativement difficile (sauf pour l’orthographe et la prononciation), mais, par ses exigences, c’est une langue structurante, tel le latin de nos ancêtres.

        Et, énorme avantage, pour une personne de langue maternelle française, qui a appris et qui sait convenablement l’allemand, l’anglais devient une langue cadeau, très facile à apprendre une fois la prononciation acquise.
        Une à deux années et on maîtrise convenablement l’anglais des anglais et pas uniquement le globish.
        Reste alors à tenter de comprendre l’anglais des Hindou et là, ce n’est pas gagné d’avance .


      • Aimable 15 avril 08:48

        Guillaume a été roi d’Angleterre en refusant de parler anglais, le Français était obligatoire a sa cour et les anglais y parlaient le Français avec joie , a l’époque il aurait dû exiger la suppression de l’anglais dans tout le royaume, la face du monde en aurait été changée .

        La perfide Albion est sortie de l’Europe avant d’y être entrée et il reste 27 langues très intéressantes a apprendre pour les Français , donc pour une deuxième langue il n’y a que l’embarras du choix .


        • amiaplacidus amiaplacidus 15 avril 16:38

          @Aimable

          Certains historiens pensent que si la France avait perdu la guerre de cent ans, la langue des royaumes fusionnés d’Angleterre et de France aurait été le français, puisque la cour d’Angleterre parlait et rédigeait en français, les futures conquêtes coloniales auraient également parlé français ...

          Il est de fait, que le roi d’Angleterre de l’époque (je ne sais plus lequel et ai la flemme de chercher), vexé sans doute, a interdit l’usage du français.

          Refaire l’histoire est parfois amusant.


        • skirlet 15 avril 17:41

          @amiaplacidus
          L’histoire ne connaît pas le conditionnel... Sinon ça s’appelle « uchronie » smiley


        • popov 15 avril 08:57

          Quel mal y a-t-il à apprendre l’anglais ? 

          C’est de fait la langue mondiale et passe-partout.

          Tous les scientifiques français qui publient leurs travaux le font en anglais. Quand ils donnent une conférence dans un pays autre que le leur, ils le font en anglais. Un peu partout dans le monde, quand des firmes de pays différents participent à un projet commun, les discussions se font en anglais.

          Du point de vue culturel, à peu près 2/3 du vocabulaire anglais vient du français. La prononciation a été déformée, et encore, on ne sait pas comment les Normands du XIe siècle prononçaient ces mots quand ils ont imposé le français à la cour d’Angleterre.

          Je conseillerais donc aux Français de chérir leur langue, leur littérature et leur culture tout en apprenant une langue qui est indispensable dès qu’ils mettent le nez hors de leur pays.

          Ce qui est plus troublant, c’est l’apparition de cours d’arabe dans les écoles islamiques. Il vaudrait mieux enseigner le français aux Maghrébins, pour leur permettre de s’intégrer, plutôt qu’une langue qui va les intégrer dans les mouvances salafistes.


          • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 15 avril 09:29

            @popov
            Les jeunes ne savent même plus parler et écrire le français correctement et vous cautionnez l’apprentissage du globish dès le plus jeune âge.

            Au Japon, pays complètement sous la coupe américaine, seuls 2 millions environ de citoyens maîtrisent l’anglais, et ça n’a pas l’air de les empêcher d’être un pays à la pointe dans pas mal de domaines.

            Au Québec, il paraît que c’est pour le business mais demandez à une audience : « qui fait du commerce directement avec les Zétats Zunis ? », personne ne lèvera la main dans l’assemblée, ou alors très peu.

            Faut arrêter d’être naïf, la 3è guerre mondiale a commencé dès la fin de la 2è, mais entre pays dits développés elle a pris une forme de guerre économique et culturelle, et je dirai même sous-culturelle vu le niveau des programmes et chansons qui nous sont imposés.


          • Krokodilo Krokodilo 15 avril 10:11

            @popov Je ne critique pas l’apprentissage de l’anglais mais son apprentissage précoce et obligatoire. On peut faire une initiation phonologique au primaire et choisir ensuite une ou deux langues étrangères, ce qui permettra largement d’atteindre un niveau permettant au scientifique moyen de le lire et le pratiquer dans le cadre professionnel.


          • JC_Lavau JC_Lavau 15 avril 10:53

            @popov. Certes, moi aussi je publie en anglais, et quand je commande à l’étranger, notamment en Chine, j’utilise l’anglais.
            Il n’en demeure pas moins que l’anglais est une très mauvaise langue, hétéroclite, bourrée d’illogismes et d’irrégularités.
            THE RED DESIGN ON CHINA
            titrait un journal américain après guerre.
            Deux traductions possibles :
            Le dessin rouge sur de la porcelaine.
            Les Rouges ont des visées sur la Chine
            .

            Hétéroclite : quand Guillaume a débarqué, il y avait deux langues vernaculaires non-britonnes ni gaélique, celle des Angles et des Saxons, dont l’invasion n’avait pas été douce, et celle des Danes plus au nord-Est. Aussi de nombreuses expressions juridiques répètent deux synonymes, appartenant respectivement à chacune de ces deux aires linguistiques.

            Hélas le français aussi multiplie les irrégularités peu excusables.
            Les poules du couvent couvent.
            Les fils de la couturière ramassent les fils tombés par terre
            , etc.
            Et les français écrivent très très mal leur propre langue. Combien de gogovoxiens écrivent la préposition de lieu « hors », quand ils auraient dû connaître la conjonction de coordination « or ».
            Je ne compte pas non plus ceux qui s’emmêlent avec les verbes du premier groupe, confondant « é » avec « er » et ez« , voire »ais« ou »ait", et qui confondent les verbes avoir et être.

            Je n’ai pas de bonne solution  hors Esperanto  tandis que le tout-anglais est bien la pire.


          • popov 15 avril 12:10

            @JC_Lavau

            Comme beaucoup de monde, j’ai détesté l’anglais à cause de sa phonétique. En anglais, on écrit « élastique » et on prononce « caoutchouc ».

            Les anglophones eux-même en rigolent : prenez le « gh » de « rough », disent-ils, le « o » de « women », le « ti » de « action » et vous avez un mot « ghoti » qui peut parfaitement se lire « fish ».

            Il y a aussi le fait que la grammaire est moins stricte qu’en français, par exemple, deux formes de génitif (saxon et normand) plus une autre qui est juste une juxtaposition de mots comme dans « population density ».

            Un des premiers algorithmes de traduction avait traduit la phrase « Time flies like an arrow » (littéralement, « Le temps vole comme une flèche ») par « Les mouches à temps aiment une flèche. »

            C’est en écoutant les chansons de Leonard Cohen que je me suis aperçu que l’anglais pouvait doux à l’oreille.

            Si la connaissance de français baisse, ce n’est pas à cause de l’anglais, c’est un problème plus vaste qu’il serait trop long d’évoquer ici. Il y en a toujours qui parviendront à être semi-analphabètes dans toutes les langues qu’on leur enseigne.


          • Positronique 15 avril 12:28

            @JC_Lavau
            Et qu’est ce qu’on s’en fout Lavau , l’électronique prendra en charge l’écriture à la voix , l’important c’est ce que tu veux exprimer , même un illettré est intelligent.


          • popov 15 avril 12:31

            @dr.jambon-beurre

            Au Japon, pays complètement sous la coupe américaine, seuls 2 millions environ de citoyens maîtrisent l’anglais, et ça n’a pas l’air de les empêcher d’être un pays à la pointe dans pas mal de domaines.

            Le Japon n’est sous la coupe des USA qu’au niveau politique. Au niveau culturel, c’est très différent. Ils chérissent leur culture et surtout leur gastronomie. En passant d’un canal TV à un autre, vous en trouverez toujours au moins un qui présente des spécialités gastronomiques régionales, tous les jours, aux heures de grande audience.

            Les scientifiques japonais publient en anglais comme tout le monde. 

            C’est vrai que peu de Japonais vous diront qu’il parlent anglais. Et pourtant, à la sortie du lycée, les japonais connaissent mieux les subtilités de la grammaire anglaise que les Américains...mais ils ne parlent pas, ou alors avec difficulté.

            Cela tient en partie au fait que l’anglais est enseigné au Japon comme on enseigne le latin et le grec en Europe, comme une langue morte.

            Et aussi au fait que la phonétique de la langue japonaise est extrêmement réduite (un tout petit nombre de syllabes différentes). Quand un Japonais parle anglais, on a l’impression qu’il doit tordre sa bouche pour produire des sons ressemblants.

            Ils mémorisent la prononciation en transcrivant les mots anglais en katakana, ce que fait que des mots comme « resistor » et « register » sont transcrits —et donc prononcés— de la même façon.


          • JC_Lavau JC_Lavau 15 avril 13:38

            @Positronique. « Le sapeur a été mangé ».


          • skirlet 15 avril 13:46

            @popov
            L’anglais international est en réalité le « broken english ». Oui, on peut se débrouiller avec, mais nul besoin d’y consacrer des années et viser le niveau natif (chose impossible pour les non-natifs). J’ai étudié l’anglais en autodidacte, avec un bon manuel et les corrigés des exercices, il y a une bonne vingtaine d’années (j’ai eu d’autres langues pendant ma scolarité). Ça m’a pris 2-3 mois, depuis je n’y travaille pas et j’ai un niveau bas, mais suffisant pour trouver l’info et la comprendre, et me dépatouiller sur les sites commerciaux (qui, d’ailleurs, offrent de plus en plus de versions linguistiques). Ce qui se passe en France, c’est l’acculturation pure et simple.

            Oui, les scientifiques japonais publient en anglais. Mais, contrairement aux Français, ils publient d’abord en japonais chez eux, ce qui leur a souvent évité le vol des découvertes.


          • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 16 avril 08:02

            @popov

            Au niveau culturel, c’est très différent. Ils chérissent leur culture et surtout leur gastronomie.


            Mais bien sûr, le baseball, Burger King et la mode vestimentaire

            occidentale sont typiquement japonais.


          • Julien S 15 avril 10:05

            On s’en fout puisqu’en 2050 il y aura deux fois plus de francophones qu’aujourd’hui. 


            • Krokodilo Krokodilo 15 avril 10:08

              @Julien S C’est un peu comme si on disait que je suis anglophone parce que je baragouine le kitchen english...


            • Chantecler relou 15 avril 10:10

              @Julien S

              en Afrique, oui : ça va avec le Franc CFA, mais en Europe, c’est l’Anglo-Américain qui va avec l’Euro : la langue n’est que le mode d’emploi de la monnaie utilisée pour les échanges commerciaux


            • Chantecler relou 15 avril 10:12

              @Krokodilo

              Sçavantissimi doctores,Medicinae professores,Qui hic assemblati estis ;Et vos, altri messiores,Sententiarum FacultatisFideles executores,Chirurgiani et apothicari,Atque tota compania aussi,Salus, honor et argentum,Atque bonum appetitum.

            • Julien S 15 avril 10:28

              @Krokodilo
              .
              Pas du tout comparable au baragouin. Ecouter un Africain parler français me donne souvent des complexes.


            • Julien S 15 avril 10:29

              @relou
              .
              Tibi decerno jus et auctoritatem occidendi impune per totam terram. 


            • skirlet 15 avril 13:48

              @Julien S
              C’est une tendance : compter sur l’Afrique pour la francophonie, en abandonnant le français en France... Ne confondez pas les Africains cultivés et universitaires avec le reste de la population dont le français n’est point la langue maternelle.


            • Garibaldi2 15 avril 10:16

              Il y a une dizaine d’années, ça ’’tractait’’ fort à la gare RER B La Plaine Stade de France avec des ’’ flyers ’’ (! !!), autrement dit en bon français des tracts, demandant l’apprentissage de l’anglais obligatoire. N’oubliez pas que notre chère Christine Lagarde, qui n’a pas vu arriver la crise des ’’subprimes’’ (! !!), autrement dit en bon français les crédits à risque, exigeait de ses collaborateurs au ministère des finances qu’ils lui fournissent des rapports en anglais, en violation de la Constitution qui dit dans son article 2 : ’’La langue de la République est le français.’’.

              L’apprentissage de la langue française est long et difficile car c’est une langues complexe, pleine de subtilités, qui fut longtemps (et encore aujourd’hui) la langue des diplomates. Talleyrand négocie en français au congrès de Vienne, dont l’acte final de 300 pages est rédigé en français.

              L’anglais, (ou plutôt ’’l’américain’’) est une langue simple, avec beaucoup de mot mono ou bisyllabiques, on ne s’encombre pas du pluriel, et j’en passe. C’est une langue facile à apprendre, d’ailleurs vous pouvez la comprendre facilement en lisant la devise de sa monarchie depuis Henri V : ’’Dieu et mon roi’’, les monarques anglais l’ayant enrichie de leur propre devise (celui de l’ordre de la Jarretière) : ’’Honi soit qui mal y pense’’ !

              Pourquoi notre belle jeunesse aime-t-elle les chansons en anglais ? Parce qu’elle ne les comprend pas, ou alors à la marge. C’est l’effet ’’messe en latin’’ : les églises ont commencé à se vider à partir du moment où la messe n’a plus été en latin : le mystère avait disparu car on comprenait ce que disait le texte ! 

              Je vous invite à méditer sur ça :

              https://www.youtube.com/watch?v=337V5SR1h8Q

              (Nougaro/Saisse)

              Pour comprendre la chute de la chanson, il faut connaître ça  :

              https://www.dailymotion.com/video/xfonmj

              (Caussimon/Ferré)

              Une bande de nazes a jeté C.Nougaro de chez Barclay (disques Barclay) en estimant qu’il était un ’’has been’’ (en bon français ’’dépassé’’) car son dernier album (Bleu Blanc Blues) n’avait pas cartonné. Nougaro est parti aux USA, où travaillait Philippe Saisse, et il y a écrit son album ’’Nougayork’’, dans lequel la chanson est une baffe monumentale à ceux qui l’ont viré de chez Barclay en ne renouvelant pas son contrat. Ceux qui pensait que seul l’anglais convenait aux musiques ’’rock’’ ! Le texte est limpide : c’est pas du Ronsard c’est de l’Amerloque (amère loque), chez Nougaro il n’y a pas un mot inutile !

              Demain interro écrite.

              P.S. Dans l’affaire de l’arbitrage Tapie/Crédit Lyonnais, Christine Lagarde ’’est mise en examen le 27 août 2014, mais pour le seul motif de « négligence »69,70.

              Son procès devant la Cour de justice de la République débute le 12 décembre 201671. Elle encourt alors un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende.72. Au terme du procès, le parquet requiert sa relaxe73. Le 19 décembre 2016, la Cour la déclare coupable de « négligence », mais la dispense de peine et ne fait pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire, en raison de la « personnalité » et de la « réputation internationale » de Christine Lagarde74,75. Elle ne dépose pas de recours contre cette décision76.

              Tout au long de cette procédure et à l’issue du procès, elle déclare vouloir rester à la tête du Fonds monétaire international, qui lui réaffirme plusieurs fois sa confiance77,78,79.’’ (source Wikipedia).

              Ceux qui ont envie de vomir peuvent sortir !


              • Positronique 15 avril 10:59

                @Garibaldi2
                Non mon Coco bolchevique , les jeunes et les moins jeunes aiment la musique anglo saxonne , parce qu’ils sont tout simplement bons , et que la musique contemporaine Française c’est de la merde , du flonflon laborieux. On a pas encore vu de BEATLES ou de Queen en France tu vois et je pourrais te citer des centaines de groupe Anglais , Américains et Australiens qui sont d’un haut niveau musical , seulement eux apprennent la musique et pas les petits français . Bien sur toi tu considère que les cœurs de l’armée Rouge c’est de la musique de haut niveau , mais c’est juste de la merde.


              • Krokodilo Krokodilo 15 avril 11:16

                @Garibaldi2 La prétendue facilité de l’anglais est de la propagande. Sa difficulté phonétique est reconnue par les textes officiels de l’Education nationale, et même parmi les ardents soutiens de son enseignement, du moins les plus honnêtes. Contribue aussi à cette croyance notre proximité avec la langue, présente dans notre environnement jusqu’à l’excès, chansons, médias prétentieux, séries, films, bouffe, pub, etc.


              • Julien S 15 avril 13:00

                @Krokodilo
                .
                L’anglais est facile si l’interlocuteur n’est pas anglophone de naissance et n’essaie pas de les imiter. A condition d’articuler les consonnes sans les effacer, la conversation en anglais est facile ; sinon c’est en effet une horreur. 


              • skirlet 15 avril 13:54

                @Julien S
                Eh ben, on a bien acculturé les gens... L’anglais n’est pas facile, et non seulement à cause de sa prononciation ; la grammaire en anglais existe, et elle n’est point aussi « laxiste » que certains la présentent. Mais le coup publicitaire est plutôt efficace : anglais facile on n’arrive pas à le maîtriser on est con il faut plus d’anglais, parce c’est la honte d’être aussi con pour ne pas maîtriser une langue facile.


              • Julien S 15 avril 15:58

                @skirlet
                .
                Un bon anglais n’est pas facile du tout, et surtout à la compréhension orale d’un bon locuteur. 
                Un anglais utilitaire marginalement fautif  au diable la grammaire ; je ne fais pas à l’anglais l’honneur de chercher à le bien parler et bien articulé est facile  pour une langue, évidemment. 


              • skirlet 15 avril 16:01

                @Julien S
                Au niveau basique, toutes les langues sont faciles.


              • nono le simplet nono le simplet 15 avril 16:07

                @Julien S
                rien compris ... alors en anglais j’imagine ... smiley


              • Garibaldi2 16 avril 17:26

                @Positronique

                La bêtise se passe la corde au cou elle-même !

                Vous parlez de MUSIQUE alors que je parle de TEXTES ! Les textes dans les chansons anglo-saxonnes sont indigents, voire ridicules.

                Sur l’intelligence stratosphérique des textes anglais, je vous invite à méditer sur le texte de ce tube de Queen (que j’adore par ailleurs) :

                I’ve paid my dues
                Time after time
                I’ve done my sentence
                But committed no crime

                And bad mistakes
                I’ve made a few
                I’ve had my share of sand
                Kicked in my face
                But I’ve come through

                (And we mean to go on, and on, and on, and on)

                We are the champions, my friends
                And we’ll keep on fighting till the end
                We are the champions
                We are the champions
                No time for losers
                ’Cause we are the champions
                Of the world

                I’ve taken my bows
                And my curtain calls
                You brought me fame and fortune
                And everything that goes with it
                I thank you all

                But it’s been no bed of roses
                No pleasure cruise
                I consider it a challenge
                Before the whole human race
                And I ain’t gonna lose
                (And we mean to go on, and on, and on, and on)

                We are the champions, my friends
                And we’ll keep on fighting till the end
                We are the champions
                We are the champions
                No time for losers
                ’Cause we are the champions
                Of the world

                We are the champions, my friends
                And we’ll keep on fighting till the end
                We are the champions
                We are the champions
                No time for losers
                ’Cause we are the champions


              • Positronique 15 avril 10:51

                On est tellement pro anglais que les français à 90% ignorent cette langue et le reste baragouinent un charabia incompréhensible comme notre président . Apprendre une langue , c’est comme apprendre les maths ou la chimie. Mais comme le niveau de l’enseignement est merdique , non seulement ils causent pas anglais mais ne savent ni écrire ni lire correctement le Français. Mais les antiaméricanistes ignorants comme leurs chaussures de ce site croient qu’apprendre l’anglais c’est être pro américain , les Chinois qui sont moins cons que nous le pratiquent allègrement sans pour autant renier le mandarin.


                • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 13:42

                  @Positronique
                   J’ai pu constater que vous vous opposiez à Fifi.
                   Perso, j’en ai soupé de ce gars qui se réfugie derrière ce même principe d’anti-américanisme avec son orthographe à la 60-15....
                   Bien sûr que l’anglais est la langue interface entre toutes les autres qui transitent dans nos rues.
                   C’est du globish peut-être mais pour se faire comprendre nul besoin de lire du Shakespeare.
                   Mais c’est derniers temps, surtout en cette période très touristique, on trouve de plus en plus personnes qui parlent le mandarin dans les magasins d’un certain niveau.
                   Des guides mènent des touristes chinois dans leur langue et indiquent là où il y a des magasins où ils pourront exercer leur langue.
                   L’anglais, c’est presque trop couru. 


                • skirlet 15 avril 14:01

                  @Positronique
                  Les Français (avec une majuscule dans ce cas-là) n’ignorent pas l’anglais, mais ils ne sont pas anglophones.
                  Les maths, la chimie il n’y en a pas de milliers, tandis que les langues sont 6000 à peu près.
                  Les établissements scolaires ne préparent pas les doctorants en chimie ni en maths, donc c’est normal qu’ils ne préparent pas non plus les traducteurs interprètes locuteurs-niveau-natif dans une langue étrangère.
                  Il est évident que vous vous faites trop d’illusions sur le niveau d’anglais de Chinois...
                  Il est évident aussi que vous êtes acculturé au plus haut point, vu que la moindre critique de la nécessité d’apprendre l’anglais vous fait traiter vos interlocuteurs d’antiaméricains.


                • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 14:13

                  @skirlet,
                   Comme je viens de le dire. A Bxl, les commerces se préparent à la culture chinoise.
                   Plus de 200 nationalités différentes se promènent dans le centre ville pour rapporter des souvenirs.
                   Les Chinois qui viennent par ici, ont « du répondant financier ».
                   Amusant de les voir regagner leurs cars avec des paquets pleins les bras.
                   En plus, ils connaissent les grandes marques.
                   


                • nono le simplet nono le simplet 15 avril 14:41

                  @Positronique
                  Mais comme le niveau de l’enseignement est merdique

                  étant jeune, on passait 3 semaines chez un correspondant anglais qui venait ensuite chez nous ... et là, comme personne ne parlait français dans la famille, même pas mon correspondant, j’ai fait des progrès rapides ...


                • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 14:53

                  @nono le simplet,
                   Tout à fait. Obligé de parler une langue en immersion, tout devient plus clair.
                   Quand je suis sorti du néerlandais scolaire, je ne savais même pas comment il fallait répondre au téléphone à un interlocuteur de cette langue.
                   Avec des cours pratiques ensuite, cela devenait amusant de la pratiquer et de réfléchir dans la langue


                • nono le simplet nono le simplet 15 avril 16:09

                  @L’enfoiré
                  Quand je suis sorti du néerlandais scolaire, je ne savais même pas comment il fallait répondre au téléphone à un interlocuteur de cette langue.

                   smiley


                • nono le simplet nono le simplet 15 avril 16:16

                  comme disiat Qarko en regardant le ciel bleu « the time is good ! »

                  remarque j’ai fait rire mes amis anglais en disant « upside » pour « upstairs » pour désigner l’étage de leur maison ... ils ont trouvé ça « so french » smiley

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