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 Accueil du site > Tribune Libre > « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras (...)

« Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ?

Une exposition comme celle du Grand Palais à Paris, « Picasso et les maîtres » ne peut manquer, s’il en était besoin, de renforcer le prestige du peintre canonisé de son vivant par une communauté artistique internationale dominante et le marché mondial de l’art.

 
Cette crainte révérencielle qu’il inspire doit-elle pour autant conduire le profane à s’agenouiller devant ses toiles comme devant des icônes pour y réciter les hymnes préécrits à sa gloire par de grands prêtres dans le déni de la réalité ? Il n’y a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel. On en perçoit vite le danger : qu’y a-t-il de plus idéaliste et même de plus naïf que cet art appelé « réalisme socialiste » ?

« Le réalisme », une catégorie privée de sens

Il ne faudrait pas que l’admiration vouée par tant de monde à Picasso expose à la même mésaventure, fût-elle inversée. Ce n’est pas, en effet, le prétendu « réalisme » qui guette un de ses tableaux comme le Nu couché avec un chat, ce serait plutôt son contraire, « l’irréalisme » ou « le surréalisme ». Mais ces catégories ont-elles un sens, puisque l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias ?

À l’employer dans l’expression « médias de masse », on finit par oublier que le mot « média » (ou médium) désigne tout moyen de réception et de diffusion de l’information. Et avant d’être des instruments de réception et de diffusion de masse, les médias sont personnels : on ne perçoit la réalité que par ses cinq sens, les postures, l’apparence physique, le silence, les mots, les images, son cadre de référence. Il en résulte que l’on n’accède qu’à « une représentation de la réalité », qu’à « une carte » et jamais au « terrain » qu’il représente : la carte Michelin de la France, pour précise qu’elle soit, n’est pas la France.

Le débat sur « le réalisme » et ses contraires n’a donc pas lieu d’être. On peut seulement dire que «  la représentation de la réalité » par un individu se situe en un point d’une courbe asymptote entre l’ordonnée de sa subjectivité et l’abscisse de la réalité : elle est plus ou moins proche de l’une ou de l’autre, mais ne peut prétendre à s’y confondre. En ce sens, l’avertissement de Paul Watzlawick vaut d’être pris au sérieux : « De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. » (in La Réalité de la réalité, Le Seuil, 1978.)

Le leurre de l’insolite

On conviendra ainsi sans peine que, pour capter l’attention, l’auteur du Nu couché avec un chat use du leurre de l’insolite dans cette représentation plus proche de sa subjectivité que de la réalité. De celle-ci, subsiste seulement quelques indices. La forme informe paraît appartenir à l’espèce humaine par ses attributs essentiels : pieds, jambes, bras, mains et tête. Des seins saillants désignent plutôt une femme, tout comme l’absence de sexe masculin. Comme le titre l’explicite - mais était-ce bien nécessaire ? -, ce corps est couché. On croit même reconnaître les fronces d’un oreiller sous la tête, à moins que ce soit un gros biscuit « LU ». Le titre incite aussi à deviner la silhouette étique d’un chat avec ses oreilles pointues, juché sur une jambe ; on se demande même si le corps ne chatouille pas le chat avec une plume. Mais peut-être s’avance-t-on et interprète-t-on les taches autour du chat comme celles de Rorschach.

Le réflexe de répulsion

Pour le reste, cette réalité est perçue au travers de la subjectivité de l’auteur qui semble porter des verres grossissants et déformants comme des loupes et même des culs de bouteille. On ne peut concevoir heureusement corps féminin aussi difforme, quoique les bocaux du Musée d’histoire naturelle réservent des surprises dans le formol.
L’exagération des formes jusqu’à l’exhibition complaisante d’œdèmes géants, de déformations et de malformations est de nature à susciter, après la surprise, le réflexe de répulsion. La tonalité uniformément grise accroît la répugnance devant ce paquet de chairs non pas couché, mais vautré qui survit on ne sait comment, à voir les lividités cadavériques qui l’envahissent.

Le monstre offre de profil sa gueule cassée - et non son visage - mais il n’en fixe pas moins le spectateur d’un œil de cyclope grand ouvert qui a coulé avec son rimmel sur la tempe, comme pour observer avidement et sans pudeur l’effet que produit sur lui sa laideur. Il peut être rassuré, même le réflexe de voyeurisme, si friand pourtant de l’exhibition du plaisir ou du malheur d’autrui et si prompt à se déclencher, reste désespérément grippé.

Un humour un peu gras ?

On n’ose pas croire que la jeune femme, qui a posé pour l’auteur, ne se soit pas enfuie en courant, épouvantée à la vue de ce qu’il avait fait d’elle. À ce degré dans la caricature, on en vient forcément, pour tenter de sauver la mise de l’auteur, à soupçonner une manière toute personnelle de pratiquer l’humour. La distanciation qui en résulte calme du moins les spasmes de haut-le-corps dont on a pu être secoué.

Faute de contexte, on en est réduit à des hypothèses. S’est-il agi pour l’auteur de se venger d’une femme qui l’aurait déçu, ou encore l’aurait plaqué ? Dans ce type d’humour un peu gras, l’intrusion du chat trouverait une autre signification que celle de ces animaux familiers que l’on voit parfois dans les nus allongés sur un lit : n’est-ce pas par une image très délicate qu’autorise l’ambiguïté volontaire, une façon pour l’auteur d’insinuer que le boudin qu’il a croqué était frigide et mal-baisé, et qu’il était à ce point mal foutu qu’il portait son chat sur le genou… puisqu’« il faut appeler un chat un chat, dit Boileau, et Rolet un fripon » ! Quant aux chatouilles faites au chat, si ce n’est pas du Rorschach, la chasteté de l’image dispense qu’on s’étende sur ce chapitre.

Ne faut-il pas un cadre de référence un peu confus pour oser, par intericonicité, reconnaître dans cette caricature grossière à tous points de vue une des Vénus, Maja, Odalisque ou Olympia que, du Titien à Goya et d’Ingres à Manet, les peintres ont aimé enluminer de leur désir pour l’enchantement de leur public ? La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie. Paul Villach 


Documents joints à cet article

« Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ? « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ? « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ?


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Les réactions les plus appréciées

  • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:19
    sisyphe

    En fait, monsieur Villach n’a pas encore compris qu’il ne s’agit pas d’une femme, mais d’un TABLEAU. 
    Sans doute arait-il fallu, à l’instar de Magritte, l’inscrire dessous : "Ceci n’est pas une femme"

    Pour un "spécialiste de l’image", monsieur Villach en est resté au XIXème siècle. 
    Quant aux considérations fumeuses sur la "dictature" de "l’art officiel" ; elles sont d’un ridicule consommé ; comme si Goya, Manet, Ingres, ne faisaient pas partie de "l’art officiel" ! smiley smiley

  • Par Traroth (---.---.---.224) 16 octobre 2008 11:57
    Traroth

    Encore ? Mais vous devenez fatigant, avec Picasso, à la fin !
    "Une exposition comme celle du Grand Palais à Paris, « Picasso et les maîtres » ne peut manquer, s’il en était besoin, de renforcer le prestige du peintre canonisé de son vivant par une communauté artistique internationale dominante et le marché mondial de l’art" : Ah bon ? Pourtant, il y a moins d’une semaine vous demandiez "Picasso face aux grands maîtres : va-t-il pouvoir s’en remettre ?". Il faudrait savoir !

    Ensuite, vous partez sur les argumentations spécieuses que dans votre article précédent :"Il n’y a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel". Je vous demande solennellement de justifier cette déclaration : quelqu’un vous a menacé de représailles si vous n’aimiez pas Picasso ? Vous sombrez dans le ridicule, franchement !

    "l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias" Voila autre chose, maintenant. Vous caricaturez.

Réactions à cet article

  • Par Traroth (---.---.---.224) 16 octobre 2008 11:57
    Traroth

    Encore ? Mais vous devenez fatigant, avec Picasso, à la fin !
    "Une exposition comme celle du Grand Palais à Paris, « Picasso et les maîtres » ne peut manquer, s’il en était besoin, de renforcer le prestige du peintre canonisé de son vivant par une communauté artistique internationale dominante et le marché mondial de l’art" : Ah bon ? Pourtant, il y a moins d’une semaine vous demandiez "Picasso face aux grands maîtres : va-t-il pouvoir s’en remettre ?". Il faudrait savoir !

    Ensuite, vous partez sur les argumentations spécieuses que dans votre article précédent :"Il n’y a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel". Je vous demande solennellement de justifier cette déclaration : quelqu’un vous a menacé de représailles si vous n’aimiez pas Picasso ? Vous sombrez dans le ridicule, franchement !

    "l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias" Voila autre chose, maintenant. Vous caricaturez.

  • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 11:57
    sisyphe

    Et Villach qui revient sur l’objet de son obsession compulsive !!
    Faut vous faire soigner, monsieur Villach ; ça tourne au pathologique, là ; vous allez être un sujet en or pour n’importe quel freudien...... 
    Il vous obsède la nuit, le nu couché au chat ? 

    Sinon, puisque, pour vous, l’art pictural n’est qu’ esthétisme et beauté, comme vous êtes un fan de Goya, je vous ai proposé cette oeuvre de lui, pour que vous nous disiez ce que vous en pensez ; impatient de votre réponse !
     smiley

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:06
      sisyphe

      "puisque l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias ?"

      C’est un aveu personnel ?

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:19
      sisyphe

      En fait, monsieur Villach n’a pas encore compris qu’il ne s’agit pas d’une femme, mais d’un TABLEAU. 
      Sans doute arait-il fallu, à l’instar de Magritte, l’inscrire dessous : "Ceci n’est pas une femme"

      Pour un "spécialiste de l’image", monsieur Villach en est resté au XIXème siècle. 
      Quant aux considérations fumeuses sur la "dictature" de "l’art officiel" ; elles sont d’un ridicule consommé ; comme si Goya, Manet, Ingres, ne faisaient pas partie de "l’art officiel" ! smiley smiley

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:20
      sisyphe

      @ Furtif

      Bien reçu ; mais où est ce cv dont vous parlez ?? 

    • Par Mathias Delfe (---.---.---.10) 16 octobre 2008 21:10
      Mathias Delfe
      A Sisyphe
       
      Monsieur Bouvard (le copain de Pécuchet) a de la suite dans les idées, dommage qu’il n’en ait qu’une.
      Quand je lui ai suggéré l’autre jour de comparer son obsessionnel « Nu couché avec un chat » (qui n’existe pas pour deux raisons comme l’aurait dit Baudrillard, one, il s’appelle en réalité « Nu couché jouant avec un chat », two, plus grave, il n’a pas du tout, on s’en doute, ce format timbre-poste qui exclut toute interprétation sérieuse, du moins quand on s’intéresse à l’art plutôt qu’à l’éristique qu’on ne maîtrise pas) avec « la jeune fille à la jarretière » de Frans Hals, il s’est bien sûr écrié que l’un était une monstruosité, l’autre la grâce.
      La grâce de mon imagination, d’où est sortie ce tableau que Hals n’a jamais peint.
      Mais bon, est-il besoin de relever davantage la mauvaise foi du prétentieux jobard ?
    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:30
      sisyphe

      @ Furtif

      Très belles images, montrant, à l’évidence, l’universalité et la plurielle richesse des formes et des représentations artistiques !
      (je suis fan absolu des monolithes de l’île de Paques)

      On notera, ici, l’influence de l’art africain sur le travail, par exemple, d’Amedeo Modigliani

      Plein d’autres aspects de ces influences diverses ici...


  • Par Philippe D (---.---.---.37) 16 octobre 2008 12:22
    Philippe D

    Une chose est sure, Paul Villach, même s’il en avait eu les moyens, n’aurait pas fait réaliser son portrait par Pablo Picasso.
    Trop peur de retrouver ses lunettes en désordre et de s’étrangler devant la savante destruction qui aurait pû être imposée par l’artiste à son visage régulier et à son corps si parfaitement équilibré.

    Heureusement un autre artiste a lui réussi le portrait parfait de notre auteur :
    Photomaton, puisqu’il s’agit de lui, sait pour une somme minime, capter ce regard pénétrant, mystérieux, lucide et transpirant la bonté, etc...

    Les héritiers de Paul Villach lui en seront gré, ou pas !

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 12:31
      sisyphe

       smiley smiley

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.162) 17 octobre 2008 09:48

      la savante destruction

      Comme dirait Sisyphe : smiley smiley

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.162) 17 octobre 2008 09:55

      Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas...

      « Les raffinés, les riches, les oisifs, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

      « A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse.

      « Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne. Mais elle a le mérite d’être sincère. »

    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 17 octobre 2008 10:52
      Paul Villach

      @ Bois-Guibert

      J’ai pensé qu’en présentant mon analyse personnelle de cette croûte, les thuriféraires qui se prévalent d’une science infuse ou perfusée par cours de potaches d’Histoire de l’art, pris en amphi ou dans des ouvrages spécialisés, allaient offrir la leur pour qu’on puisse enfin opposer des arguments.

      Mais, non ! C’est toujours la même aphasie avec l’injure et les récitations de catéchisme appris par coeur pour faire diversion ! Il y en a un qui vient d’ajouter à son actif une excuse inédite : on ne peut rien dire d’un tableau en modèle réduit.

      Cette faune adonnée à l’irrationnel le plus échevelé tout droit sorti d’un asile mériterait une étude pour tenter de comprendre comment le dispositif de promotion publictaire peut culturellement lobotomiser des gens sensés. Paul Villach

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 11:05
      sisyphe


      J’ai pensé qu’en présentant mon analyse personnelle de cette croûte, les thuriféraires qui se prévalent d’une science infuse ou perfusée par cours de potaches d’Histoire de l’art, pris en amphi ou dans des ouvrages spécialisés, allaient offrir la leur pour qu’on puisse enfin opposer des arguments.

      Mais, non ! C’est toujours la même aphasie avec l’injure et les récitations de catéchisme appris par coeur pour faire diversion ! Il y en a un qui vient d’ajouter à son actif une excuse inédite : on ne peut rien dire d’un tableau en modèle réduit.

      Cette faune adonnée à l’irrationnel le plus échevelé tout droit sorti d’un asile mériterait une étude pour tenter de comprendre comment le dispositif de promotion publictaire peut culturellement lobotomiser des gens sensés. Paul Villach


      furieux........... aphasie..............potache..............injure...................cat échisme...........faune .....irrationnel ........lobotomisé......et maintenant asile !!!

      Monsieur Villach, en plus d’être un inculte total en art, vous êtes un fieffé imbécile, et un lâche  : les injures, c’est vous qui ne cessez de les proférer à l’encontre de vos contradicteurs, alors que vous continuez d’esquiver les questions que l’on vous pose, de faire le sourd et l’aveugle, aux différents tableaux postés, et à votre théorie fumeuse de "la dictature de l’art officiel". 
      Vous avez la défaite hargneuse et vindicative, ce qui ne saurait faire diversion sur votre incompétence.

      Touché, coulé, monsieur Villach !

  • Par jerome (---.---.---.59) 16 octobre 2008 12:59

    Ha M.Villach ! Vopus remettez le couvert ! Quel courage - ou inconscience !!!

    Tous les snobs sont à vos basques , persuadés de détenir une vérité , fabriquée par quelques
    siècles d ’imposture culturelle ...

    Mais bon , vous avez au moin un fan ! Tetu et Breton ,

    Santé !!!

  • Par bof (---.---.---.235) 16 octobre 2008 14:22

    Eh ben ça s’est pas arrangé en une semaine.
    Encore 2 ou 3 semaines et Villach fera un article qui nous promet la Police de la Pensée Artistique PIcassienne pour la prochaine décennie.

    Remercions-le néanmoins pour ses commentaires édifiants (sic) sur ce tableau de PIcasso.
    Villach, dans le prochain épisode de votre saga, faites-nous part de vos commentaires sur cette oeuvre de Goya : La famille de Charles IV.
    J’ai hâte de lire ça

  • Par La Taverne des Poètes (---.---.---.178) 16 octobre 2008 14:45

    à l’auteur : expliquez-vous ! Pourquoi cette charge contre Picasso et vous prenez-vous tout à-coup pour un critique d’art ? Si c’est le cas, je ne suis pas convaincu du tout, à lire l’article, par votre compétence en ce domaine ni par votre parti-pris consistant à déclarer vulgaire cette oeuvre de Picasso.

    Je suis très perplexe...

    P.S : si c’est pour être mieux référencé sur Google, je vous assure que "Nue sous la douche" était plus indiqué !

  • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 15:42
    sisyphe

    Sinon, pour tous ceux que l’histoire du nu dans la peinture intéresse...

  • Par Pierre Gangloff (---.---.---.99) 16 octobre 2008 15:46
    Pierre de Vienne

    C’est ce qui s’appelle en remettre une couche..
    Alors quoi, c’est donc la représentation d’une femme tableau, lignes puissantes, féminité envahissante, la mère, la putain, c’est tout cela qui vous fait peur ? Vous préférez l’ambiguïté libidineuse à cette confrontation sans fard ?
    Picasso a réussi son coup, voilà qu’il arrive même à dévoiler chez le spectateur ses frayeurs premières. 

  • Par jerome (---.---.---.59) 16 octobre 2008 16:24

    M.Villach : c ’ est ... fou , ce que les salonnards tenants du laid on de haine à l ’ encontre de ... deux pauvres couillons amateurs de beau ! ( Vous et moi , désolé pour le qualificatif un peu bas , mais bah ! )

    Le Visible , le Beau , l ’ Esthétique crèvent les yeux de n ’ importe quel manant , gueux ou cul-terreux ; mais Oh surprise , ce n ’ est plus vrai pour un produit de l ’ éduc-nat , de l ’ " éveil à la culture " , bref un type intelligent ne peut savourer que l ’ incompréhensible , le boursoufflé , l ’ étron sanctifié par la toile ou l ’ urinoir déifié par le musée !

    Après tout - et j ’ ai la copie d ’ un Derinck accrochée au mur dans mon pouilleux de logis - chacun son sale gout .

    Mais laissez donc M.Villach exprimer ses propos sans vouloir immédiatement l ’ agonir , le vouer aux gémonies voire l ’ empaler ! Cet homme dit seulement clairement ce que le bon peuple pense tout bas . Cela gene les marchands bien sur , mais ou a-t-on vu qu ’ un commerçant est 1- honnete , 2 une réference en matière de gout ? Le bon marchand flatte l’ orgueil de son client , et ce dernier est d ’ autant flatté que le prix est déraisonnable ....


    Je n ai pas votre trait de plume Villach , mais me régale du votre , alors : continuez , bonsang de bois !!!
    Ca fait du bien à lire !


    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 16 octobre 2008 20:52
      Paul Villach

      @ Jérôme

      Ce qui est préoccupant, c’est que ces furieux sont plus atteints qu’on pouvait le penser. La logique leur est étrangère, le langage articulé leur échappe, ils sont frappés d’aphasie, ils éructent, ils injurient. Ils sont carbonisés ! Paul Villach

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 16 octobre 2008 21:21
      sisyphe

      ... et toujours aucune réponse sur le(s) Goya posté(s) plus haut, monsieur Villach ? 
      Ni sur "la dictature de l’art officiel" d’où seraient exclus Goya, Manet, Ingres ? 

      Au lieu d’agonir vos contradicteurs, une réponse serait le meilleur argument.... non ?? 
       smiley

  • Par garibaldi15 (---.---.---.243) 16 octobre 2008 16:56

    Alors Monsieur Villach, on vient sur Agoravox pour y faire sa petite crotte quotidienne ?!

    Je vous poste à nouveau ce que je vous écrivais il y a quelques jours :


    Je profite de l’occasion pour revenir sur vos propos dans la file ’’Picasso face aux grands maîtres’’ où vous me qualifiez de ’’potache’’ :

    ’’J’adore la ferveur avec laquelle les potaches mémorisent les "bons mots", cueillis on ne sait comment de la bouche des supposés grands hommes, mais aussitôt répandus dans le peuple par leurs affidés à leur dévotion pour leur promotion.
    Je vous répondrai en vous rappelant que le même Dali (le fameux AVIDA DOLLAR) prétendait dans un moment de grande lucidité que le centre du monde se situait à la gare de Perpignan ! Faudrait donc s’entendre : trou du cul ou gare de Perpignan comme centre du monde ? Quel est votre point de vue ?

    C’est dire le niveau où vous vous situez.

    Mais nul doute que vous vous êtes soulagé d’un grand courroux. Vous pouvez me remercier pour ce confort retrouvé.
    En attendant, vous avez su faire diversion pour ne pas dire un mot de ce "nu couché avec un chat" ! Sans doute, parce qu’il n’y a rien à en dire. Paul Villach ’’

    Votre problème Monsieur Villach, c’est que vous ne pouvez vous empêcher d’avoir avec les autres cette attitude qu’à un certain type de prof vis à vis de ses élèves !

    Vous supposez que je suis un potache ? Erreur, je suis de la même génération que vous !

    Le bon mot de Dali, je ne l’ai pas recueilli sur radio on-dit-que mais sur mon écran de télé sur lequel était diffusée l’interview (par Pierre-André Boutang, entres autres. Vidéo en vente sur le site de l’INA) !

    Merci de penser m’apprendre l’anagramme qu’André Breton avait pondue. Des fois que je ne le saurais pas. Le prof Villach, magnanime, est là pour diffuser le savoir !

    Allez, moi aussi je vais vous la faire dans l’anagramme : je pense que dans votre article vous avez confondu Pablo Picasso avec Pascal Obispo !

    Si Dali estimait que le centre du monde était situé à la gare de Perpignan, c’est tout simplement parce qu’elle est bien au centre de tout ce qui l’entoure, c’est à dire le monde ! Il va falloir nous démontrer le contraire (mais cette malice vous avait peut-être échappé ?) !

    Et si je n’ai rien dit sur ’’nu couché avec un chat’’ c’est parce que vous avez tout dit dessus. C’est ce qu’on appelle une démonstration par l’absurde !

    Et en ce beau jour, j’ajoute .....

    Je relève dans votre article la partie suivante :

    À ce degré dans la caricature, on en vient forcément, pour tenter de sauver la mise de l’auteur, à soupçonner une manière toute personnelle de pratiquer l’humour. La distanciation qui en résulte calme du moins les spasmes de haut-le-corps dont on a pu être secoué.

    Faute de contexte, on en est réduit à des hypothèses. S’est-il agi pour l’auteur de se venger d’une femme qui l’aurait déçu, ou encore l’aurait plaqué ? Dans ce type d’humour un peu gras, l’intrusion du chat trouverait une autre signification que celle de ces animaux familiers que l’on voit parfois dans les nus allongés sur un lit : n’est-ce pas par une image très délicate qu’autorise l’ambiguïté volontaire, une façon pour l’auteur d’insinuer que le boudin qu’il a croqué était frigide et mal-baisé, et qu’il était à ce point mal foutu qu’il portait son chat sur le genou… puisqu’« il faut appeler un chat un chat, dit Boileau, et Rolet un fripon » ! Quant aux chatouilles faites au chat, si ce n’est pas du Rorschach, la chasteté de l’image dispense qu’on s’étende sur ce chapitre.

    Ne faut-il pas un cadre de référence un peu confus pour oser, par intericonicité, reconnaître dans cette caricature grossière à tous points de vue une des Vénus, Maja, Odalisque ou Olympia que, du Titien à Goya et d’Ingres à Manet, les peintres ont aimé enluminer de leur désir pour l’enchantement de leur public ? La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie.

    Mais dites-mois Monsieur Villach, c’est excellent tout ça ! On cherche, on s’interroge, on parle même de caricature, et finalement on trouve :

     La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie.

    Je relève même votre très subtil ’’la forme informe’’. Bravo !!!!!

  • Par platon (---.---.---.85) 16 octobre 2008 19:58

    En tous les cas, Villach s’est grillé tout seul et sans l’aide de personne... c’est toujours comme ça avec les cons qui se pensent plus intelligents que les autres qui ne sont pas cons.

  • Par JONAS (---.---.---.147) 16 octobre 2008 23:10
    JONAS

    Picasso était pendant sa période Bleu et Rose, un excellent dessinateur et peintre.

    Mais le génie de Picasso, c’est d’avoir exploité la bêtise humaine ! " Dédicace à ses admirateurs et (collectionneurs) ".

    Pour ces derniers, je crois que c’est l’absence de taxes sur les œuvres " d’Arts ", qui les a motivés, surtout en ces temps de crise financière, ils ne se dévaluent pas, eux !

    Ils dorment pour la plupart dans des coffres, car les cambrioleurs les guettent ! Et les faire garder par des vigiles pour pouvoir les admirer chaque jour, relève pour moi du masochisme.

    Je n’ai pas le privilège du bon goût ! Mais…la différence pour moi, entre Picasso et van Gogh et les autres, est comparable au prêt à porter et la Haute Couture.

    Bonne soirée.

  • Par Bois-Guisbert (---.---.---.162) 17 octobre 2008 09:46

    ne fixez pas de normes ni de fontières. Le seul devoir de l’art , s’il en a un , est de les transgresser, pontifie Le Furtif.

    Malheureusement, c’est avec ce genre de lieux communs boursouflés qu’on débouche sur Merda d’artista de Piero Manzoni, et sur les "oeuvres" d’Aliza Shvarts, plasticienne abortive...

    Il est possible que Le Furtif apprécie ce genre de "transgressions". Elles ne m’apparaissent que comme les symptômes d’une décadence profonde du goût, conduisant à encenser n’importe quoi, pour autant que ce soit vraiment n’importe quoi !

  • Par Bois-Guisbert (---.---.---.162) 17 octobre 2008 09:57

    Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas...

    « Les raffinés, les riches, les oisifs, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

    « A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse.

    « Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne. Mais elle a le mérite d’être sincère. »

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 11:28
      sisyphe

      Et Bois bidule, resté, sur le plan politique, en 1788, en reste, sur le plan artistique, à l’art pompier. smiley
      1789 et Picasso lui restent en travers de la gorge, et il cherche à aller grapiller, pour se conforter dans son inculture et sa bétise, des bribes d’extraits de citations oiseuses, des citations d’artiste jaloux, des arguments de cour d’école...

      Fine équipe, en vérité, pour essayer d’attaquer celui qui reste un des plus grands artistes du XXème siècle... eh oui.... que ça vous plaise ou non....
       smiley

      Allez, quelques références....
      Le génie graphique et la sensualité de Picasso

      Elie Faure : Histoire de l’art moderne




    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.162) 17 octobre 2008 11:39

      Qu’est-ce qu’il te faut de plus Sisyphe ? Picasso lui-même te dit que tu es un plouc !

      T’as même pas à hésiter sur la coterie à laquelle tu appartiens. Riche, tu ne l’es manifestement, raffiné, sans commentaires smiley, il ne reste plus qu’oisif...

      Quant à ta révolution française, elle se solde à deux cents ans de là par un tel désastre humain, politique et sociétal, que je ne vois pas bien, mis à part quelques slogans éculés, ce qu’on peut invoquer en sa faveur...

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 12:10
      sisyphe

      Henri Matisse et Pablo Picasso sont considérés comme les inventeurs de l’art moderne. Ils se sont rencontrés dès 1906. Quels sentiments liaient les deux artistes, amitié ou compétition ?
      L’histoire de l’art a toujours présenté Matisse et Picasso dans des termes d’opposition : l’art de Matisse calme et davantage tourné vers la couleur, celui de Picasso plus conflictuel et porté sur le dessin. Cette exposition tente de démontrer que malgré leurs apparentes différences, les deux "monstres sacrés" ont travaillé dans le même sens, celui de la modernité.

      En 1906, Matisse (1869-1954) est le leader des Fauves, le mouvement artistique le plus audacieux en France. A peine arrivé d’Espagne, Picasso (1881-1973) n’est alors pas très connu à Paris où il commence cependant à attirer l’attention de quelques critiques et marchands. De douze ans son aîné, Matisse dira de leurs caractères qu’ils sont "aussi différents que le Pôle Nord l’est du Pôle Sud".

      Considérons deux natures mortes : "Poisson Rouge et Sculpture" (1912) de Matisse et "Nature morte à la tête de mort" de Picasso (1908). La première toile est très colorée, du fond bleu foncé se détachent les poissons rouges qui représentent pour Matisse la vie et le mouvement. Une sculpture de l’artiste permet de situer cette scène d’intérieur dans son studio d’Issy-les-Moulineaux, mais elle révèle peu de la vie de l’artiste.
      On ne peut lire la biographie de Matisse dans ses peintures, à l’inverse de Picasso. Le tableau de ce dernier nous apprend beaucoup sur son auteur. Avec sa tête de mort, la scène est une vanité, rappelant l’omniprésence de la mort ; Picasso était très superstitieux. En même temps, la présence d’un nu féminin peint et les pinceaux de l’artiste soulignent l’imbrication pour Picasso de la sexualité, la mort et la création.
      Malgré des différences certaines, la similitude des artistes se confirme dans des oeuvres comme la très belle toile de Matisse "Intérieur au violon" (1917-1918) et "Les Trois Danseurs" de Picasso (1925). Ils se rejoignent non seulement dans le thème de la musique, mais aussi dans le traitement de l’espace : les deux scènes prennent place dans un intérieur, face à une fenêtre ouverte vers le monde extérieur.

      Matisse et Picasso vivent et travaillent dans un vis-à-vis productif, tant à Paris qu’en Catalogne ou sur la Riviera. Leur relation se développe au fil du temps pour devenir, à partir de la Seconde Guerre mondiale et selon les mots d’Henri Matisse, une véritable "fraternité artistique".
      Malgré leur rivalité du début, les deux artistes ont fini par voir en l’autre le seul vrai semblable. Surtout vers la fin de leurs vies, Picasso et Matisse sont devenus très proches personnellement, aussi bien qu’artistiquement. Picasso dira de cette période : "Personne n’a jamais regardé plus attentivement que moi les peintures de Matisse ; et personne n’a jamais regardé les miennes avec plus d’attention que lui".
      Les dernières oeuvres de Matisse, les fameux papiers découpés comme la série des "Nu Bleu"(1950-1954) trouvent un écho dans les sculptures en tôle découpée de Picasso comme "La Chaise" (1961).
      La mort de Matisse en 1954 affecta beaucoup Picasso, qui avait déclaré quelque temps auparavant : "Il faut que nous discutions autant que nous pouvons. Quand l’un de nous mourra, il y aura certaines choses dont l’autre ne pourra plus parler avec personne". Une telle déclaration démontre l’amitié, mais peut être surtout le respect qu’ils avaient l’un pour l’autre.

      Ce qui saute aux yeux au cours de cette exposition est l’incessante recherche de la lumière de Matisse et celle de la forme de Picasso. Chez Picasso, tout passe par le dessin, par le trait ; son art est plus agressif, plus énergique, on sent avec quelle ferveur il devait créer. Chez Matisse, tout est couleur ; les rondeurs, la douceur, la joie de vivre priment. Matisse, c’est "La Danse", le "Luxe, calme et volupté" ; Picasso est le "Minotaure", "La Femme qui pleure".
      L’Artiste méditerranéen par excellence, l’Espagnol débordant d’énergie, Picasso est l’Artiste-Génie, passionné et touche-à-tout. Matisse est le créateur posé et réfléchi, sans conteste un des "Très Grands" ; avec lui, la couleur et le rendu de la lumière ont été bouleversés.

      Matisse et Picasso ont su enrichir mutuellement leur art. L’exposition de la Tate Modern établit un parallèle très intéressant entre deux personnages extraordinaires, qui ont imprégné de manière indélébile l’art du XXe siècle, et révèle la complicité - peu connue - qui les lia de 1906 à la mort de Matisse au milieu des années 50.

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 12:33
      sisyphe

      Quelques citations de Picasso, donc ;

      L’art n’est pas chaste, on devrait l’interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l’art est dangereux. Ou s’il est chaste, ce n’est pas de l’art.
      (spéciale Bois bidule, celle-là ! smiley )

      L’art est un mensonge qui nous permet de dévoiler la vérité.


      Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.

      C’est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c’est stérile.


      En peinture on peut tout essayer. On a le droit. Mais à condition de ne jamais recommencer.

      " Que croyez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n’a que des yeux s’il est peintre, des oreilles s’il est musicien, ou une lyre à tous les étages du coeur s’il est poète, ou même, s’il est boxeur, seulement des muscles ? Bien au contraire, il est en même temps un être politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux évènements du monde, se façonnant de toute pièce à leur image. Comment serait-il possible de se désintéresser des autres hommes et, en vertu de quelle nonchalance ivoirine, de se détacher d’une vie qu’ils vous apportent si copieusement ? Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements.C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi." 

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.241) 17 octobre 2008 14:33

      «  Henri Matisse et Pablo Picasso sont considérés comme les inventeurs de l’art moderne… »

      Ca remonte à 2002 et c’est de… Sophie Richard, sur :

      http://www.exporevue.com/magazine/fr/tate_picasso-matisse.html

      Mais qui est Sophie Richard ?

      « Pablo merci ! Tes dernières peintures ignominieuses ont tué l’art moderne. Sans toi, avec le goût et la mesure qui sont les vertus mêmes de la prudence française, nous aurions eu de la peinture de plus en plus laide pendant au moins cent ans, jusqu’à ce qu’on arrive à tes sublimes adefesios esperpentos. Toi, avec toute la violence de ton anarchisme ibérique, en quelques semaines tu as atteint les limites et les dernières conséquences de l’abominable. »

      Télégramme de Salvador Dali à Picasso, dans Salvador Dali Les Cocus du vieil art moderne, p. 29, Ed. Grasset, Les cahiers rouges, Paris 1956.

      Demande, Sisyphe « Mais qui est Salvador Dali ? », qu’on se marre un autre bon coup…

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.241) 17 octobre 2008 16:45

      adefesios esperpentos

      Littéralement : "personnages laids et ridicules comme des épouvantails"...

  • Par italiasempre (---.---.---.56) 17 octobre 2008 11:24

    Bonjour Paul, smiley

    "Anch’io son’ pittore !"

    On peut dire tout ce qu’on veut, mais jamais ne serait venue a l’esprit du Correggio une telle exclamation de joie a la vue de ce tableau.

    Amicalement

    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 17 octobre 2008 12:08
      Paul Villach

      Chère Italiasempre,

      On reste, en effet, confondu devant la confusion mentale qui s’est emparée de plusieurs générations à qui a été inculquée savamment l’égalisation des valeurs, les farces de potaches et l’acte pictural créateur qui fait que sur une toile la lumière soit.

      À l’évidence, les fortunes qui ont pris un certain art contemporain officiel pour valeur refuge, le prennent en otage pour ne pas être réduites à rien. Elles ont autour d’elles une piétaille, encensoirs d’une main et martinet de l’autre, qui font le travail de désorientation nécessaire. Paul Villach

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.241) 17 octobre 2008 14:31

      une piétaille, encensoirs d’une main et martinet de l’autre, qui font le travail de désorientation nécessaire. Paul Villach

      ...les critiques dithyrambiques du vieil art moderne restent et resteront encore longtemps prostatiques et joyeux avec la laideur assise sur leurs genoux. Ils ne s’en fatigueront pas. Salvador Dali.

      Ils ne s’en fatigueront pas..., ce ne sont pas Sisyphe et Delfe, qui diront le contraire...

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 16:58
      sisyphe

      Allez, Bois bidule, va regarder les tableaux de Caillebotte, et rentre dans ton salon Louis XVI, écouter Couperin ; mais ne t’avise surtout pas de parler d’art moderne : tu passes pour l’ignare rétrograde que tu es. 
      Tiens, cadeau...
       smiley

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.241) 17 octobre 2008 17:38

      Avec Dali, je suis en bonne compagnie. Tu sais pas lire ?

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 18:42
      sisyphe

      Dali !! smiley
      Celui-là d’exemple !
      Il a signé, les dernières années de sa vie, des milliers de feuilles de dessin blanches, pour participer à l’incroyable spéculation qu’il y a eu sur son nom ; et s’en est fait une fortune. 

      Outre son très réel talent de peintre, Dali n’a strictement rien inventé ; prenant le pas des surréalistes, et en exploitant le filon, avec un immense talent, mais jusqu’à plus soif. 

      D’ailleurs, dans ce que j’en lis de l’extrait que tu as posté, il remercie Picasso, de, par son génie, avoir permis d’échapper à des dizaines d’années d’art décadent. 
      Quant aux "monstrueux personnages", si tu as jeté un coup d’oeil sur les quelques tableux et dessins de Goya que j’ai postés, tu auras pu te rendre compte que Picasso ne faisait que suivre le maître Goya ; sauf qu’il l’a fait avec son travail sans cesse renouvellé de la déconstruction et de la reconstruction des formes et du réel, la création, avec Matisse, de tous les courants de l’art moderne, et avec, toujours, son incomparable génie du TRAIT. 

      Quand on se targue de parler d’art, il ne suffit pas d’aller chercher quelques citations à droite et à gauche (plutôt à droite, d’ailleurs, chez tous les réactionnaires  smiley ) ; encore faut-il être un minimum au courant, et connaître un tant soit peu le sujet. 
      Sinon, on commet, comme toi ou monsieur Dugué, des petits billets rances d’obscurantisme rétrograde, et on se déconsidère définitivement sur le sujet. 

      Try another time...







    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 17 octobre 2008 19:36
      Paul Villach

      @ Bois-Guibert

      "Déconstruction", dit Sisyphe...

      Le mot que j’aime dans le langage des potaches d’aujourd’hui, c’est le mot "déconstruction", "emprunté, comme dit Marc dans "Art" de Yasmina Réza, aux BTP !"

      Extraordinaire comme on peut mettre dans la bouche des potaches les pires âneries ! Ils répètent et ne savent faire que ça. Paul Villach

  • Par Pierre (---.---.---.36) 17 octobre 2008 21:05
    De la Dictature de l’art moderne :

    Traroth (11H57 ci-dessus), citant Villach qui a dit qu’ "il n’ a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel", dixit : "Je vous demande solennellement de justifier cette déclaration : quelqu’un vous a menacé de représailles si vous n’aimiez pas Picasso ?" 

    Sisyphe (12H19 ci-dessus), quant à lui, s’indigne des "considérations fumeuses sur la ’dictature’ de ’l’art officiel’" qu’il décrit comme étant "d’un ridicule consommé". 

    Cependant, à 12H33, ci-dessus, Sisyphe jette son indignation par la fenêtre et ne fait que confirmer la déclaration de Villach, lorsque dans un accès d’enthousiasme idéologique il proclame tout bonnement : "L’art n’est pas chaste, on devrait l’interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. "

    Mettez tous ces incultes, ces ignares, ces attardés, ces rétrogrades, ces réactionnaires en prison ! Qu’ils ne viennent pas entraver la marche du progrès !





     




     
    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 21:27
      sisyphe

      Sisyphe (12H19 ci-dessus), quant à lui, s’indigne des "considérations fumeuses sur la ’dictature’ de ’l’art officiel’" qu’il décrit comme étant "d’un ridicule consommé".

      Cependant, à 12H33, ci-dessus, Sisyphe jette son indignation par la fenêtre et ne fait que confirmer la déclaration de Villach, lorsque dans un accès d’enthousiasme idéologique il proclame tout bonnement : "L’art n’est pas chaste, on devrait l’interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. "

      Houla !
      Que de confusion ! smiley

      Ce que j’ai prétendu étant "d’un ridicule consommé" est l’affirmation, par monsieur Villach, de la "dictature de l’art officiel" qui consacrerait Picasso, quand lui-même encense Manet, Goya, Ingres, qui sont, évidemment dans "l’art officiel" ; d’où ma demande de s’expliquer là-dessus, vis à vis de laquelle il continue de faire le canard (vous suivez ? )

      Par ailleurs, ma "déclaration" de 12h33, comme vous dites, est une CITATION de Pablo Picasso lui-même : vous ne savez pas lire ? smiley

      Donc, intervention confuse, amalgamante, ne présentant pas le moindre intérêt, et montrant, à l’évidence, que, sur le sujet, vous êtes, vous aussi, totalement largué. 

      Par ailleurs, @ Monsieur Villach ; vous feriez mieux de la prendre basse, et de ne plus intervenir là-dessus, tant que vous continuerez à faire le sourd et l’aveugle sur les questions que je vous ai posé, et que vous ne cessez d’éluder. 
      Hors vos piteuses et redondantes saillies contre vos contradicteurs, vous continuez à faire la preuve de votre totale inculture artistique, et vous n’avez même pas le courage d’assumer vos propres dires, en refusant de répondre à de simples questions qui vous interrogent sur vos affirmations. 
      Monsieur Villach, je l’ai déjà dit, je le répète ; outre votre incurie en matière de peinture, vous êtes un grossier personnage, et un lâche. 

      @ Bois guisbert : prendre Dali comme exemple, quand on se targue de dénoncer l’aspect "mercantile" de Picasso, c’est carrément le porc-épic qui reprocherait au hérisson d’avoir des piquants !
       smiley smiley

    • Par Pierre (---.---.---.36) 17 octobre 2008 21:56
      Notre grand apologue de l’art moderne (Sisyphe naturellement) nous parle constamment de déconstruction et de reconstruction de la réalité lorsqu’il nous décrit les hauts faits du génie Pablo Picasso (on concédera d’ailleurs, et sans aucune discussion, que Picasso, contrairement à maints artistes modernes dont on nous chante les faits et gestes, est effectivement un tout grand dessinateur, quoiqu’il soit un homme dont le remarquable talent a trop souvent été victime de la modernité et de sa dynamique nihiliste). Le présupposé de ce genre de discours, c’est naturellement que la réalité est construite, comme on dira d’une maison ou des multiples machines qui nous entourent qu’elles sont construites, faites, façonnées, produites par nous les êtres humains.
      Plus précisément, cette conception de l’art et de l’artiste trouve son origine dans le principe métaphysique moderne que verum factum (dont on trouvera une exposition, par exemple, au chapitre 1er du traité de Giambattista Vico De la très ancienne sagesse des peuples Italiques), que le vrai et le fait sont convertibles, que le vrai est ce qui est fait, ce qui est susceptible d’être reproduit par nous et par les procédures de la techno-science.
      Avec le développement de la conquête du monde par la triade science-technique-économie, ce principe s’étendra aux deux autres transcendantaux, à savoir le bien et le beau : dorénavant, non seulement verum factum, mais aussi bonum factum et pulchrum factum. C’est justement parce que le productivisme métaphysique de la technos-science (et de l’économisme qui en est indissociable) s’est ainsi généralisé que les normes de l’éthique ont été relativisées au vingtième siècle (quand elles ne furent pas carrément éliminées ou mises à l’écart lorsque cela semblait commode), tandis que celles de l’esthétique étaient destituées en faveur du loisir, de la fantaisie, du bon vouloir, de l’arbitraire (Marcel Duchamp et les ready-made) ou de la force démiurgique du génie (ou du « créateur fou », ainsi que disait un billet en réponse à l’article de Paul Villach de la semaine passée ). De par là même, l’art moderne et l’art contemporain, tous deux experts en transgression (voyez,  Le furtif, 11H57, ci-dessus : « Mais ne fixez pas de normes ni de frontières. Le seul devoir de l’art, s’il en a un, est de les transgresser. »), se trouvent en collusion étroite avec les sévices nombreux que la triade totalitaire a infligés aux hommes et à la terre entière (au point de changer le climat et de menacer les espèces vivantes de disparition).
       
      Pour clore, je me permets de citer mes deux dernières interventions sur le fil rattaché à l’article sur Picasso que Paul Villach nous a donné la semaine passée, car ils concernent la question des normes en art et les conséquences du nihilisme normatif dans la pratique et la conception des arts :
       
       
      Sisyphe, vous pouvez prendre votre calmant : voici pourquoi.

      Nous concédons que vous êtes un être hautement cultivé, intelligent, subtile, raffiné, connaisseur des moindres aspects de l’histoire de l’art moderne et contemporain, un esprit qui sait distinguer entre l’art qui aspire à
      la beauté et qui, par là même, est pompier et l’art qui peut tout aussi bien nous servir de la merde en boîte (comme l’a fait Piero Manzoni), des morceaux de requin flottant dans du formol (un acte que nous devons au génie de « la nouvelle sculpture britannique » Damien Hirst), ou laisser un chien crever dans une galerie d’art (une mise à mort – inesthétique, s’entend — exécutée par Guillermo Habacuc Vargas l’année passée en Amérique Latine), parce que, oui, l’art, n’étant plus tenu à la beauté, peut maintenant tout aussi bien être convulsif, meurtrier, scatologique, pornographique (comme dans les remarquables œuvres de Jeff Koons) et tout plein d’autres choses qui n’ont rien à voir avec l’esthétisme des temps antédiluviens et donc révolus.

      Nous nous inclinons devant le fait que vous considérez cette histoire de l’art qui mène de Monet à Guillermo Habacuc Vargas comme une évolution ("un siècle d’évolution"), et que vous considérez tous ceux qui ne pas voient les choses comme vous comme des imbéciles, des incultes, des nuls, des esprits rétrogrades, des réactionnaires, des butés, des attardés mentaux et j’en oublie (veuillez m’excuser).

      Les choses sont en effet on ne peut plus claires. 
       
      A propos de Stockhausen, Damien Hirst et de l’assassinat considéré comme un des beaux-arts, il faut rapporter les deux faits exemplaires suivants :
       
      Une année après l’attaque sur les tours jumelles de New York le onze septembre 2001, cinq jours après laquelle Karl-Heinz Stockhausen, grand prêtre de la musique avant-gardiste (il fait même de la musique avec des hélicoptères, cool non ?), s’était distingué en proclamant, lors d’une conférence de presse donnée à Hambourg, les attentats du onze septembre de « plus grande œuvre d’art qui soit dans l’univers tout entier » (« das grösste Kunstwerk, was es überhaupt gibt für den ganzen Kosmos »), une déclaration dont les ondes de choc firent trembler la presse internationale, bad boy Damien Hirst eut l’idée fort originale et bien entendu dénuée de toute ambition esthétique de remettre cela en déclarant sur les ondes de la BBC que les attentats du onze constituaient « de leur propre chef une œuvre d’art visuellement renversante » (« a visually stunning artwork in its own right », The Guardian, 19 septembre 2002). Etant donnée la chute vertigineuse de la cote des œuvres de notre génie sur le marché de l’art que ces propos faisaient redouter au propriétaire de sa galerie, notre avant-gardiste professionnel fut forcé de présenter des rétractations dans un communiqué de presse une semaine plus tard.
       
       
       
    • Par Pierre (---.---.---.36) 17 octobre 2008 22:06

      Et alors Sisyphe, que m’importe le fait que cela soit une citation, puisque manifestement vous en approuvez le contenu et donc le faites vôtre. Allez, on vous a pris en flagrant délit de contradiction : ne vous cachez pas maintenant derrière les déclarations de votre idole.

       

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.241) 17 octobre 2008 23:02

      Bois guisbert : prendre Dali comme exemple, quand on se targue de dénoncer l’aspect "mercantile" de Picasso, c’est carrément le porc-épic qui reprocherait au hérisson d’avoir des piquants !

      Sisyphe, je vous mets au défi de trouver une dénonciation de l’aspect mercantile du picassisme, sous ma signature. Ce n’est pas mon problème, mais celui des couillons qui balancent des fortunes pour des signatures. Moi, je me suis concentré exclusivement sur l’"aspect laideur" ! Il est amplement suffisant pour dénoncer l’escroc (dont je rappelle, pour la dixième fois, l’accablante lettre à Papini).

      Or, pour moi, dans toute escroquerie, il y a un coupable, mais pas de victime, juste un jobard...

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 23:12
      sisyphe

      Houla houla houla !!

      La confusion est, décidément, à son comble !

      Le sommet étant atteint ici :
       C’est justement parce que le productivisme métaphysique de la technos-science (et de l’économisme qui en est indissociable) s’est ainsi généralisé que les normes de l’éthique ont été relativisées au vingtième siècle (quand elles ne furent pas carrément éliminées ou mises à l’écart lorsque cela semblait commode), tandis que celles de l’esthétique étaient destituées en faveur du loisir, de la fantaisie, du bon vouloir, de l’arbitraire
      De par là même, l’art moderne et l’art contemporain, tous deux experts en transgression se trouvent en collusion étroite avec les sévices nombreux que la triade totalitaire a infligés aux hommes et à la terre entière (au point de changer le climat et de menacer les espèces vivantes de disparition).
       smiley smiley

      De l’influence de l’art moderne sur le changement de climat et la disparition des espèces ! smiley

      Trop fort !

      Et c’est à moi que le dénommé Pierre conseille de prendre des calmants !
      Complètement largué, le pauvre Pierre, mélangeant tout allègrement, dans une démonstration dont le sophisme bat tous les records !!

      Oui ; l’art est fait, et a TOUJOURS été fait, de tous temps, pour transgresser : c’est le principe même de son évolution. 
      Quand Giotto, pour la première fois dans l’histoire de la peinture (occidentale) introduit le relief et la perspective, c’est en transgression totale avec l’art religieux prééminent jusque là. 
      Quant Kandinsky, en 1910, exécute la première toile "abstraite", c’est en transgression totale avec la représentation figurative de l’ensemble de l’histoire de la peinture. 
      Quand Matisse peint, pour la première fois, sa femme, avec des ombres bleues sur le visage, et fonde l’impressionnisme, c’est un véritable scandale, et c’est en transgression avec l’art de l’époque. 
      Quand Marcel Duchamp représente, dans "Nu descendant un escalier", un corps dans la décomposition de son mouvement, c’est en transgression totale avec les représentations figées de l’art jusque là
      Quand Picasso et Braque, à la suite des travaux de Cezanne, inventent le cubisme, c’est une transgression de l’art représentatif
      Quand Picasso peint Guernica, c’est une transgression totale de ce que, jusque à ce point, la peinture représentait, de même quand il entreprend de représenter ; non pas le réel tel qu’on peut le décrire, mais le ressentir, l’imaginer, le déconstruire ( : oui, je dis bien déconstruire, comme la pensée déconstruit et reconstruit) et le reconstruire. 
      Quand Edward Kienholz traduit en sculptures et décors grandeur nature la REPRESENTATION d’une réalité sociale américaine, c’est une transgression. 
      Quand Christo "emballe" des éléments naturels, révélant un autre aspect de leur REALITE, c’est encore et toujours une transgression. 
      Pour les ready-made de Duchamp, c’est une autre histoire ; il s’agit d’un mouvement de dérision de l’art, justement, officiel : c’est encore une transgression, mais sir le plan conceptuel. 
      etc, etc, etc.....
      L’art, pour évoluer, est NECESSAIREMENT TRANSGRESSIF ; sinon, nous en serions toujours à l’art religieux pré-Giotto. 

      Ensuite, vous entretenez une confusion (volontaire , sans doute) entre art moderne, art contemporain, et art conceptuel.
      Qu’un tas de charlatans et de faiseurs , comme Damien Hirst, Jeff Koons, Flanaghan, et bien d’autres, se soient précipités sur "l’art conceptuel" pour l’utiliser à fourguer leurs daubes sans talent, n’y change rien. Les suiveurs et profiteurs ont toujours existé, de tout temps. 

      L’art n’a pas forcément à voir, faut-il encore le répéter, en 2008, avec l’esthétique ou la "beauté" !!
      Et, d’ailleurs, de quelle esthétique et de quelle beauté s’agit-il ? Qui est qualifié pour en juger ?? 


      Goya représente la laideur de ses contemporains, Munch figure la folie, la douleur, Bellmer déconstruit et reconstruit ses poupées pour exprimer le trouble du corps ; et ce ne seraient pas des artistes ?? 

      Votre vaine et ridicule tentative de théorisation filandreuse de l’art, et votre confus amalgame avec je ne sais quel principe métaphysique du "verum factum", montre que vous passez totalement à côté du sujet ; soit vous y êtes incompétent, soit vous êtes d’une totale confusion, ou les deux. 

      Définitivement, l’art a à voir avec la représentation de la REALITE de son temps, de la SENSIBILITE de l’artiste qui la retranscrit, et son évolution est nécessairement TRANSGRESSIVE ; le plus souvent, il la donne à voir de façon beaucoup plus pertinente, vraie, incisive et prospective, que n’importe quel discours, ou fumeux concept métaphysique. 

      Si vous n’avez pas encore compris ça, laissez tomber l’art, et passez à autre chose.






    • Par sisyphe (---.---.---.215) 17 octobre 2008 23:15
      sisyphe

      							par Bois-Guisbert (IP:xxx.x26.58.241) le 17 octobre 2008 à 23H02 							
      							

      															
      							 								Bois guisbert : prendre Dali comme exemple, quand on se targue de dénoncer l’aspect "mercantile" de Picasso, c’est carrément le porc-épic qui reprocherait au hérisson d’avoir des piquants !

      Sisyphe, je vous mets au défi de trouver une dénonciation de l’aspect mercantile du picassisme, sous ma signature.

      Ah bon !
      Et qu’est-ce d’autre que de le nommer "le charlatan de Vallauris " ?? 
      Bien curieux de le savoir !

    • Par Pierre (---.---.---.36) 18 octobre 2008 02:36

      On remarquera tout de suite l’amalgame opéré par Sisyphe : il prend les catégories développées au vingtième siècle par la critique d’art officielle (transgression, abolition de toute normativité, génie, etc.) et les projette rétrospectivement sur toute l’histoire de l’art, de Lascaux jusqu’à l’impressionisme. Autant nous dire que l’histoire n’existe pas.  Familier, non, cette manœuvre ? C’est justement une des figures de la pensée totalitaire : on récrit l’histoire pour qu’elle justifie l’état présent, que ce soit un régime politique haïssable ou l’état corrompu de l’art moderne et contemporain.

      Je n’ai nullement dit, Sisyphe, que l’art moderne avait causé le changement climatique et la destruction des espèces : j’ai bien dit qu’il était en collusion avec les forces qui sont responsables de cet état de choses. Mais bon, vous aimez provoquer des disputes sur rien.

       

    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 18 octobre 2008 10:45
      Paul Villach

      @ Pierre
      Merci, Pierre ! CQFD !

    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 18 octobre 2008 10:54
      Paul Villach

      @ Sisyphe

      Mais pourquoi faudrait-il que je me soumette à vos oukases pour faire diversion ?

      Vous avez devant les yeux une croûte. Je le démontre selon mon approche personnelle. Vous avez le droit de ne pas être d’accord. Mais vous ne m’apportez aucun argument pour réfuter ceux que j’avance dans ma démonstration. Vous pérorez sur l’art contemporain en récitant les psaumes répétitifs de ses laudateurs. Le lâche n’est pas celui que vous pensez !

      C’est à croire que votre oraison à la gloire de Picasso nécessite que vous fermiez les yeux pour croire à l’incroyable ! Curieuse posture d’un amateur de peinture qui ferme les yeux ! Mais peut-être la peinture est-elle pour vous un art acoustique. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Paul Villach

    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 18 octobre 2008 11:03
      Paul Villach

      @ Pierre

      Comme j’aime entendre louer "la transgression", "la radicalité", "la révolution", comme si elles étaient des valeurs en soi ! Quelle transgression quand par une audience artificielle obtenue savamment à coups de campagnes publicitaires incessantes, jusque dans les écoles, elle devient un conformisme et qu’elle trouve refuge dans les coffres-forts des milliardaires !
      Oui, j’entends ces psaumes à la louange de Picasso et de ses affidés comme des mises en demeure : "Touchez pas au grisby" ! Paul Villach

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 18 octobre 2008 12:08
      sisyphe

      ar Paul Villach (IP:xxx.x51.161.231) le 18 octobre 2008 à 10H54 							
      							

      															
      							
      								@ Sisyphe

      Mais pourquoi faudrait-il que je me soumette à vos oukases pour faire diversion ?

      Ben voyons !  smiley


      Monsieur Villach se permet de faire 2 articles sur l’exposition de Picasso et les grands maîtres (qu’il n’a pas vu), pour tenter de démolir Picasso ; derrière ça, il nous fait une fixation sur une toile, avec des arguments antédiluviens sur l’esthétique et la beauté, comme au XVIIIème siècle ; on lui répond, sur TOUS les points (cf les réponses plus haut) ; aussi bien esthétiques que théoriques, il fait la sourde oreille, revient compulsivement sur son objet obsessionnel, soumets tous ses interlocuteurs à SON OUKASE du "Nu couché jouant avec un chat", et, dès lors, qu’on élargit le débat, et qu’on lui pose des questions, mettant en cause son propre discours, qu’on lui mêt sous le nez ses propres contradictions, en lui demandant de s’expliquer, là, il fait le canard, et prétend ne pas vouloir "se soumettre aux oukases des autres" : smiley smiley smiley
      Monsieur Villach, je le répète ; vous êtes un inculte en art, un grossier personnage, et un lâche. 
      Pour moi, fin de ce débat avec vous, tant que vous n’aurez pas eu le courage de répondre aux questions que je vous ai posé, ou reconnu que vous n’avez aucune réponse crédible à y apporter. 



    • Par Paul Villach (---.---.---.231) 18 octobre 2008 17:29
      Paul Villach

      @ Sisyphe

      "il fait la sourde oreille, - dites-vous à mon sujet - revient compulsivement sur son objet obsessionnel, soumets tous ses interlocuteurs à SON OUKASE du "Nu couché jouant avec un chat", et, dès lors, qu’on élargit le débat."

      Merci de reconnaître votre fuite courageuse ! Vous préférez "élargir le débat", comme vous dites, c’est-à-dire noyer le poisson, parce qu’on vous ne pouvez rester en tête à tête avec cette laideur monstrueuse. Et je comprends que ce déni de la réalité vous mette en rage.

      Quant au prix de culture que vous vous décernez généreusement, je ne saurais vous l’envier. C’est la culture scolastique d’un potache atteint de psittacisme, adonné au culte des idoles officielles du marché, et aveuglé au point de ne pas pouvoir se rendre compte que ces idoles sont des monstres. Paul Villach

  • Par docdory (---.---.---.162) 17 octobre 2008 22:32
    docdory

     Cher Paul Villach

    Vous allez finir par écoper d’une fatwa pour blasphème artistique !

  • Par vivi (---.---.---.228) 17 octobre 2008 22:57

    A notre époque si pressée et sélective, que de temps perdu avec les "n’importe quoi" de Picasso.J’en étais personnellement resté à ses aveux de 1952 confirmés par mon père :"Je suis seulement un amuseur public qui a comppris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécilité, la vanité,la cupidité de ses contemporains". Quant à interpréter les grands maîtres : qu’on mange bon ou moins bon, çà sort toujours à peu près pareil. C’est surtout manger qui m’intéresse.

  • Par garibaldi15 (---.---.---.169) 18 octobre 2008 02:04

    @ Cher Bois-Guisbert !!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Vous écrivez : ’’Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas... ’’

    Las cher ami, il serait intéressant que quelqu’un puisse produire cette lettre, mais il ne faut pas rêver !!!!! Et que vous preniez quelques renseignements sur Giovanni Papini ne serait pas inutile !!!!!!!!!

    Vous n’aimez pas Picasso, c’est votre droit, mais ne vous vautrez pas dans les citations erronées en reprenant les délires d’un Papini.

     ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Depuis quelques années nous avons aussi droit à Picasso falsificateur (c’est papa qui a tout fait quand c’était zoli !!!!!) et mauvais peintre. Il y en a des articles plein le net mais curieusement la source est toujours la même !

    Suivons le fil et commençons par :

    http://mik-art.artblog.fr/125394/Pi...

    ’’......En fait, toujours selon l’étude de Tenés, Picasso n’aurait commencé à peindre qu’en 1900, et encore « de façon maladroite » précise le rapport. De plus, Picasso aurait continué dans sa « période bleue » à utiliser avec indélicatesse des peintures qui n’étaient pas de lui pour les repeindre en partie et les signer de son nom, comme dans le « Portrait en bleu de Jaime Sabartes » du musée de Barcelone....’’

    Et en plus il a pondu un gros pavé vachement documenté le gars (Tenés), car en fin de texte il est indiqué :

    "Picasso 1891-1897 Fraude", I.S.B.N. 84-609-6565-1, Dépot légal M-31618-2005. Livre de 656 pages, reconnu oeuvre scientifique par le Ministère de la Culture espagnol. ’’

    Si un spécialiste de Picasso le dit, alors ... n’est-ce pas .... ? Sauf qu’il y a un léger problème

    Picasso a été reçu au concours de l’Académie San Fernando de Madrid en 1897, et aussi que le portrait en bleu de Jaime Sabartes n’est PAS au musée Picasso de Barcelone mais au Musée Pouchkine de Moscou

    http://www.artsimpression.com/pablo...

    (Musée Picasso Barcelone - 1939)

    http://www.mystudios.com/art/modern...

    (Musée Pouchkine Moscou - 1901)

    Grosse confusion ! Pour un spécialiste ça la fout mal !!!!!!

    A noter que pour un gars qui a commencé la peinture en 1900, il ne s’en sort pas trop mal en 1901 le Picasso !

    Allez, pour vous rafraîchir la tête et comprendre que Picasso pouvait parfaitement envisager une carrière avec des oeuvres qui seraient rentrées à 100% dans les critères ’’Villaquiens’’ :

    http://www.artsversus.com/pablopica...

    Voilà c’est tout.

  • Par Pierre (---.---.---.36) 18 octobre 2008 06:46
    Toujours en réponse à l’intervention de 23H12, ci-dessus, de Sisyphe.
     
    On notera d’abord les assertions suivantes du maître :
    « Ensuite, vous entretenez une confusion (volontaire, sans doute) entre art moderne, art contemporain, et art conceptuel. Qu’un tas de charlatans et de faiseurs, comme Damien Hirst, Jeff Koons, Flanaghan, et bien d’autres, se soient précipités sur "l’art conceptuel" pour l’utiliser à fourguer leurs daubes sans talent, n’y change rien. Les suiveurs et profiteurs ont toujours existé, de tout temps.« 
    Remarquez que le maître a enfin été obligé de se démarquer de l’art contemporain, de concéder que quelque chose ne tournait pas rond, mais qu’il trouve néanmoins encore moyen de se rassurer, de fuir en avant dans la mauvaise foi en se disant qu’au fond tout va bien dans son petit univers car les charlatans, les profiteurs, les fumistes ont naturellement toujours existé en art (c’est une calamité quasi-naturelle) : mais, oui, même au temps de Giotto il y avait des Jeff Koons qui se faisaient des millions sur le marché de l’art en vendant de la camelote. Qu’à l’époque de Giotto il n’y eût pas de marché de l’art est un détail sans importance aux yeux de notre homme pour qui l’art s’est développé en ligne droite par le moyen de la transgression de Giotto à Christo et que la beauté n’a jamais normé le travail des artistes que de manière adventice.
    Deuxièmement, on prendra acte des phrases suivantes :
    « L’art n’a pas forcément à voir, faut-il encore le répéter, en 2008, avec l’esthétique ou la "beauté" !!  Et, d’ailleurs, de quelle esthétique et de quelle beauté s’agit-il ? Qui est qualifié pour en juger ??”
    Oui, il a bien mis deux points d’exclamation et deux points d’interrogation : vous pouvez le vérifier ci-dessus ; je recommande d’ailleurs de lire son post (il réagit à mes remarques de 21H56), vous y trouverez tous les talents pédagogiques du maître. Sisyphe commence donc par réitérer un de ses leitmotive préférés, à savoir que la beauté, ben, ce n’est pas nécessaire à l’art, que l’art peut fort bien s’en passer. Puis,ô surprise, surviennent deux grandes questions : de quelle beauté est-il question et qui est habilité à en juger ? Là aussi, il a enfin été forcé à confronter le problème axiologique et normatif, mais là encore il prend immédiatement la fuite devant la question par le moyen des deux points d’interrogation qui sont censés nous laisser entendre que personne n’est habilité à juger, que le beau est une affaire privée, subjective, une histoire de goût, et qu’à la limite le beau est une pure convention (comme l’étaient, d’ailleurs, les valeurs morales selon les positivistes du Cercle de Vienne, qui rejoignaient par là le nihilisme éthique de leurs ennemis, les nazis).
     
    Le fait que notre Sisyphe se juge cependant autorisé à accuser des transgresseurs (reconnus par les organes de presse les plus respectables et les musées les plus grands sur la scène internationale de l’art) tels que « Damien Hirst, Jeff Koons, Flanaghan, et bien d’autres » d’être des faiseurs et des charlatans et d’être prives de talent ne semble pas le gêner le moins du monde : il ne remarque même pas qu’il vient de se contredire massivement en l’espace de cinq phrases (mais notre savant homme n’en est apparemment pas à une contradiction près : voyez mon billet de 21H05). En effet, qu’est-ce qui empêcherait un critique de se précipiter à la défense de Hirst en nous rassurant que Hirst transgresse le dépeçage des requins et des animaux en général dans un contexte artistique (un musée ou une galerie d’art) et que Koons transgresse tel interdit sur la représentation graphique des actes sexuels dans des lieux publiques tels que les musées, et cetera ? On retournera donc la question : de quelle transgression s’agit-il et qui est qualifié pour en juger ? Qui départagera les transgresseurs authentiques des imposteurs, les bonnes et les belles transgressions des mauvaises et des laides ?
     
     
    • Par sisyphe (---.---.---.215) 18 octobre 2008 10:22
      sisyphe

      Mon pauvre Pierre, vous vous perdez vous-même dans vos sophismes, vos amalgames, et vos analyses totalement fumeuses. 
      Vous aurez beau essayer de le prendre par n’importe quel bout, je le répète, et c’est définitif ; l’art n’a pas forcément à voir avec l’esthétique et la beauté : et je l’ai largement démontré ici. 
      Pour Giotto, Kandinsky, Duchamp, Picasso, Braque, Goya, Munch, Kienholz, Matisse, Christo, et tant d’autres, je ne réecris pas l’histoire ; je la déroule, et montre qu’il y a toujours eu, dans l’art, transgression des normes admises, pour le faire évoluer. A ça, vous n’avez rien à répondre, parce que c’est la réalité, que ça vous plaise ou non ; et, c’est bizarre, mais sur tous ces artistes, vous faites le canard... smiley
      L’histoire existe, et comment, et elle montre la continuité de cette transgression. 
      Après, vos "rapprochements" foireux avec une "pensée totalitaire" et même le "nazisme"  smiley smiley sont mais alors, carrément ridicules. 
      Et vous venez dire qu’à l’époque de Giotto, il n’y avait "pas de marché de l’art" ! smiley
      Mais vous n’avez donc jamais rien lu ; vous ne savez pas qu’à l’époque, les artistes étaient financés par les mécènes, par les gouvernants, les rois, qui leur faisaient des commandes, et que, justement, par rapport à cet état, la plupart étaient tenus de s’inscrire dans la ligne imposée par ceux qui les finançaient ?
      Vous n’avez jamais entendu parler des artistes officiels ? 

      D’où, justement, l’immense mérite de ceux qui transgressaient les règles établies, et qui en font les génies de la peinture. 
      Gerome Bosch, selon vous, n’a jamais représenté que l’esthétique et la beauté ? 
      Vous vous ridiculisez, mon vieux...

      Quant à votre dernière question :
      On retournera donc la question : de quelle transgression s’agit-il et qui est qualifié pour en juger ? Qui départagera les transgresseurs authentiques des imposteurs, les bonnes et les belles transgressions des mauvaises et des laides ?

      Et d’une, elle entretient la confusion (décidément, c’est une forme de pensée, chez vous) entre l’art-business, entretenu par des marchands, galeristes, agents, collectionneurs,voire certains pseudo-artistes eux-mêmes, qui y trouvent leur intérêt , en entretenant artificiellement des cotes, uniquement destinées à rentabiliser leurs investissements ;
      Et de deux, pour répondre à cette question, c’est l’histoire de l’art elle-même qui est juge, et qui montre quelles transgressions permettent à l’art d’évoluer, et quels artistes restent et resteront comme ayant marqué cette histoire. 

      Tous ceux, d’ailleurs, que vous citez ; les Koons, Hirst, Flanaghan, Buren et compagnie, n’ont jamais rien transgressé, eux ; ils n’ont fait qu’exploiter un chemin ouvert par d’autres, depuis belle lurette (Duchamp, déjà, dès 1917, puis le mouvement Fluxus, dans les années 60, Arman, Cesar), et l’ont dévoyé en "art conceptuel" qui regroupe tout et n’importe quoi...

      Pour votre imbécile remarque (parmi tant d’autres) je cite
       : "Remarquez que le maître a enfin été obligé de se démarquer de l’art contemporain"
      elle est totalement hors sujet, parce que, dans cet article, il n’a, jusque là, jamais été question de l’art contemporain dans sa généralité, mais de PICASSO, et des voies qu’il a ouvertes, lui et d’autres, dont Matisse, dans l’art moderne.

      Bref, vous cachez derrière un discours théorique totalement fumeux, des confusions, des mensonges, des amalgames, des approximations, des rapprochements totalement ridicules, vous éludez toutes les démonstrations, les propos, les artistes qui vous démontrent votre incompétence, vous transformez les propos des autres, pour essayer de donner du corps et du poids à vos assertions oiseuses ; tout ça dans le seul but de masquer votre obscurantisme absolu en ce qui concerne l’art. 

      Vous aurez beau alambiquer vos phrases de concepts obscurs et trompeurs, procéder à tous les sophismes et amalgames que vous voulez, vous n’arriverez pas à masquer que, globalement, vous ne comprenez rien à l’art, et que vous ne faites que défendre une conception profondément réactionnaire. 
      A cause de gens comme vous, ni Giotto, ni Bosch, ni Goya, ni Munch, ni Van Gogh, ni Picasso, ni Matisse, ni tant d’autres, n’auraient pu exister ; vous faites partie de ces gens qui, de toutes époques, ont tenté d’être des fossoyeurs de l’art. 
      Heureusement, les artistes existent, qui transgressent, inventent, créent, bouleversent, ouvrent de nouvelles voies, et vous renvoient à votre mesquin petit conservatisme rance. 

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 18 octobre 2008 10:41
      sisyphe

      par garibaldi15 (IP:xxx.x9.153.169) le 18 octobre 2008 à 02H04 				
      				

      								
      				
      					@ Cher Bois-Guisbert !!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Vous écrivez : ’’Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas... ’’

      Las cher ami, il serait intéressant que quelqu’un puisse produire cette lettre, mais il ne faut pas rêver !!!!! Et que vous preniez quelques renseignements sur Giovanni Papini ne serait pas inutile !!!!!!!!!

      Vous n’aimez pas Picasso, c’est votre droit, mais ne vous vautrez pas dans les citations erronées en reprenant les délires d’un Papini.

      Effectivement, regardons y d’un peu plus près : smiley

      petite biographie de Giovanni Papini :

      Fils de Luigi Papini, un artisan républicain et anticlérical qui avait combattu sous les ordres de Garibaldi et d’Erminia Cardini, Giovanni se passionne dès l’enfance pour la lecture. Il devient instituteur, et fonde en 1903 avec Giuseppe Prezzolini la revue Leonardo ; il contribue également à la revue Il Regno, dirigée par le nationaliste Enrico Corradini. Quatre ans plus tard, il publie Le crépuscule de la philosophie (Il crepuscolo dei filosofi), manifeste dans lequel Papini proclame la mort de la philosophie, et Le pilote aveugle (Il pilota cieco), un recueil de nouvelles. Toujours en 1907, en raison d’un désaccord avec les autres collaborateurs de la revue, la parution de Leonardo s’interrompt. C’est à cette époque de Papini épouse Giacinta Giovagnoli.

      En 1911, il fonde avec Giovanni Amendola une nouvelle revue, l’Anima, qui ne paraît que jusqu’en 1913. Dans Le memorie d’Iddio, en 1912, Papini exprime avec violence son nihilisme et son rejet du christianisme ; il déclenche un scandale en laissant entendre que Jésus et l’apôtre Jean pourraient avoir entretenu une relation homosexuelle. La même année est publiée son autobiographie, Un homme fini (Un uomo finito), qui reste une des plus connues de ses œuvres. De 1913 à 1915, il dirige la revue Lacerba. Papini écrit également quelques recueils poétiques ; c’est sans doute en 1920 qu’il se convertit au catholicisme, et l’année suivante, sa Vie du Christ (Storia di Cristo) est un best-seller dans sa traduction en langue anglaise, The Life of the Christ.

      Il se rapproche progressivement du fascisme, et dédie le premier volume de son Histoire de la littérature italienne à Mussolini en ces termes : "au Duce, ami de la poésie et des poètes". Il se déclare favorable aux mesures antisémites prises par le régime fasciste ; lorsque celui-ci s’effondre, en 1943, Papini se réfugie dans un couvent franciscain, à Verna. Après la Seconde Guerre mondiale, largement discrédité, il reste soutenu par les mouvements politiques catholiques de droite, et publie plusieurs essais. Il collabore également jusqu’à sa mort au Corriere della Sera.

       smiley smiley
      De quoi accorder, en efet, tout crédit à un tel individu. 

      Cette lettre est, évidemment un faux grossier, comme l’a démontré Picasso en 1962 :



      Was Pablo Picasso the target of a NATO intelligence sting ? According to letter to The Spectator (London) by one Richard Dorment, the spies faked this Picasso quote :

      I am only a joker who had understood his epoch and has extracted all he possibly could from the stupidity, greed and vanity of his contemporaries.

      According to Dorment, NATO allegedly encouraged Italian journalist Giovanni Papini, in 1951, to publish a fake interview with Picasso, to dramatically undercut his pro-Communist image. In 1962, the artist asked his biographer Pierre Daix, to expose the fake interview, which he did in Les Lettres Francaises.

      Un faux, donc, dicté par l’OTAN au fasciste Papini, pour essayer de détériorer l’image de Picasso qui était, alors, pro communiste. 
      Et, comme par hasard, cette fausse lettre est reprise dans tous les sites d’extrème-droite !! smiley
      Bravo, Bois-Guisbert, pour vos références : tout à fait en cohérence avec vos idées et ce que vous êtes !
       smiley  smiley

       


    • Par Pierre (---.---.---.36) 18 octobre 2008 16:48
      Un amalgame de plus de la part de notre maître Sisyphe : le mécénat de la fin du moyen âge, c’est la même chose que le marché du capitalisme industriel et financier. On ne peut effectivement pas discuter avec un tel rouleau compresseur.
       
      Autrement, il nous sert le même menu d’injures et de propos hargneux.

      Au revoir, Sisyphe, amusez-vous bien dans votre ghetto de l’art moderne.

       
    • Par Pierre (---.---.---.36) 19 octobre 2008 01:32

      Cher maître,

      Je ne m’emporte aucunement et je ne suis point marri, mais j’ai décidé de manière tout à fait délibérée et concertée que le dialogue avec un partenaire de discussion qui ne respecte pas le principe de non-contradiction (pour ne mentionner que la condition la plus élémentaire du discours rationnel) devient trop pénible à partir d’un certain point. Or, à mes yeux, nous avons atteint cette limite.

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 19 octobre 2008 17:47
      sisyphe

      Et si je puis vous rassurer, mon cher Pierre, contrairement à vous, je ne suis enfermé dans aucun ghetto. 
      J’aime la peinture ; depuis les gravures rupestres de Lascaux à ce qui se fait aujourd’hui (ça dépend quoi, of course : je parle de peinture smiley ), en passant par Giotto, Vinci, Bosch, Le Titien, Rembrandt, Vermeer, El Greco, Gustave Moreau, Bocklin, Ingres, Delacroix, Toulouse Lautrec,Turner, Courbet, Cezanne, Degas, Monet, Manet, Braque, Picasso, Matisse, Van Gogh, Miro, Klee, Kandinsky, Hopper, Bellmer, Bacon, Barcelo, et tant d’autres....J’aime aussi le douanier Rousseau, le facteur Cheval, Dubuffet, Alechinsky J’aime aussi certains représentants de l’art pompier, les orientalistes, j’aime l’art africain, l’art chinois et japonais ; bref, toute la peinture qui transmet quelque chose ; sentiments, émotions, visions, sensations, surprises, troubles, transgressions....

      S’il en est qui sont enfermés dans un ghetto, c’est bien ceux pour qui la peinture est limitée à l’esthétique, au "beau" (et quel beau ??), au "réalisme", ceux qui refusent toute évolution, et qui se permettent de traiter Picasso de tacheron, et de ne rien comprendre à ce qu’a été son apport dans la peinture moderne. 

      Tant pis pour eux... mais, dès lors, qu’ils ne se targuent pas de parler de peinture ; qu’ils se contentent de parler d’eux-mêmes...
       smiley

    • Par Bois-Guisbert (---.---.---.57) 20 octobre 2008 11:19

      "Was Pablo Picasso the target of a NATO intelligence sting ? According to letter to The Spectator (London) by one Richard Dorment, the spies faked this Picasso quote :

      I am only a joker who had understood his epoch and has extracted all he possibly could from the stupidity, greed and vanity of his contemporaries.

      According to Dorment, NATO allegedly encouraged Italian journalist Giovanni Papini, in 1951, to publish a fake interview with Picasso, to dramatically undercut his pro-Communist image. In 1962, the artist asked his biographer Pierre Daix, to expose the fake interview, which he did in Les Lettres Francaises.

      Papini, comme 85 % des Italiens, a été fasciste. C’est le dernier des salauds.

      En 1962, les Lettres françaises n’ont pas encore entamé leur processus de déstalinisation (rappelons le rôle infect qu’elles ont joué dans l’affaire Kravchenko), c’est donc là que pleuvent les vérités premières...

      Sisyphe ? Un pauvre type, vraiment...

    • Par sisyphe (---.---.---.215) 20 octobre 2008 12:37
      sisyphe

      Mon pauvre Bois bidule ; ta supercherie démasquée, tu n’as plus comme ressource que de te laisser aller à la désinformation et à l’insulte !
      Pathétique !

      Je rappelle à tous les autres lecteurs de ce site que, comme l’indique le communiqué en anglais, Picasso a apporté lui-même un démenti formel à ce faux du fasciste Papini, dans sa biographie ; Pierre Daix, La Vie de peintre de Pablo Picasso, Paris, Éditions du Seuil, 1977, 414 pages

      en vente dans toutes les bonnes librairies...
       smiley


  • Par nevenael (---.---.---.133) 1er mars 2009 11:15
    nevenael

     Génial ! cher Paul Villach, je découvre des mois et des mois après la bataille l’échange passionné que votre article nous a valu. Je découvre que des gens qui de toute évidence ne sont plus des adolescents, des gens qui n’ont certainement pas chez eux de Picasso ni la moindre toile de ses « maîtres », des gens dont je devine qu’il ne s’agit pas de professionnels, critiques ou marchands d’art (leur prose ne serait pas la même, et ils ne passeraient pas tant de temps sur Agoravox), sont capables de s’enflammer, de s’injurier (entre gens bien élevés), d’écrire de telles tartines (auxquelles il faut ajouter les recherches et les liens qui vont avec plusieurs d’entre elles) pour un sujet qui matériellement, socialement, professionnellement (c’est du moins ce que je crois discerner) ne les concerne pas. L’art est bien vivant, et pas seulement dans les ventes fabuleuses où se battent à coups de millions d’euros les acheteurs indiens, russes, chinois ou américains.

     Quant à Picasso, je n’ai pas voulu aller voir la fameuse exposition, à la grande surprise (presque horrifiée) de mon entourage, mais quand j’ai demandé à ceux qui en revenaient extatiques ce qu’ils avaient aimé, ils ont tous répondu : les tableaux des « maîtres ».
     Pour ma part j’ai compris sa haine, il y a bien des années, devant les tableaux d’une autre exposition consacrée à ses portraits (1996 !), en le voyant s’acharner sur les femmes, tel un pervers tueur en série, jusqu’à ce qu’on ne les reconnaisse plus (les toiles étaient souvent accompagnées de commentaires du type : « On pense que c’est une telle… »). Qu’il exhibe ses fantasmes, tels que les résume très bien (et succinctement) « Pierre Gangloff » (« Alors quoi, c’est donc la représentation d’une femme tableau, lignes puissantes, féminité envahissante, la mère, la putain, c’est tout cela qui vous fait peur ? Vous préférez l’ambiguïté libidineuse à cette confrontation sans fard ? »), libre à lui. Par parenthèse, il y a, pour les amateurs, des confrontations encore moins fardées dans les photos projetées lors de certains procès. Mais on n’est pas obligé d’aimer l’expression de sa haine des femmes ou des maîtres qu’il savait ne jamais pouvoir égaler. Cela dit, c’est intéressant pour l’histoire de l’art et la réflexion sur les processus de création.
     Au reste j’apprécie l’humour de Picasso, ses « sculptures » de récupération, ses dessins géniaux, son sublime autoportrait sur fond bleu de 1901, peint quand il n’avait même pas vingt ans.
     Mais transgresser pour transgresser, et non pour ouvrir au spectateur une autre dimension, lui faire voir un autre monde (mon dada à moi, c’est Proust), c’est un peu limité et nul besoin de revenir sur les débordements signalés au fil des commentaires sur votre article.
     Cher Paul Villach, le temps écoulé me permet aussi de conclure sur cette remarque trouvée dans la presse et dont je n’ai pas besoin de préciser le contexte : « Déception en revanche pour un Picasso cubiste, « Instruments de Musique sur un Guéridon », la pièce estimée la plus chère n’a pas trouvé preneur, la plus haute enchère de 21 millions d’euros restant en deçà du prix minimum fixé. »
    • Par Paul Villach (---.---.---.53) 1er mars 2009 12:44
      Paul Villach

      @ Nevenael

      Il est difficile de raison garder quand la pression du groupe, elle même soumise aveuglément à l’argument d’autorité des instances jugées légitimes, est si forte pour faire prendre des vessies pour des lanternes.

      Il me semble que la faveur qui entoure Picasso (voyez le nombre de musées qui porte son nom ! Combien y en a-t-il au non du Titien ou de Vélasquez ? ) ressemble à une bulle spéculative financière entraînée dans une spirale de renchérissement que tous les détenteurs de ses tableaux ont intérêt à entretenir par un activisme expositionnel.

      Le jour où cette faveur populaire faiblira, ce sera le crash et le krach pour ceux qui auront mis des milliards dans... ce qui apparaîtra comme des croûtes ! Paul Villach

  • Par nevenael (---.---.---.133) 1er mars 2009 18:56
    nevenael

     Bien sûr ! mais ce n’est peut-être pas pour tout de suite, et de toute façon ce krach nous concernera peu. Si je replace cet échange dans sa situation contextuelle, je crois pouvoir dire ceci : votre article ne détournera aucun milliardaire de faire ce mauvais placement, comme les réponses de vos détracteurs n’en convaincront aucun d’acheter un Picasso s’ils hésitent ! Peut-être pensez-vous qu’en s’attaquant à la base (la « faveur populaire ») on commence un travail de sape, certes modeste mais utile ? Dur à dire.

     Vous aurez au moins fait œuvre de professeur pour quelques personnes de bonne foi en leur montrant que le roi est nu, c’est déjà bien. Quant à ceux qui veulent continuer à réciter leur bréviaire de bois ou à se mettre à genoux parce qu’ils voient les autres le faire ou les tableaux se vendre à ce prix, leur entêtement a des racines sur lesquelles la raison n’a pas prise.
     Au reste, que l’argent mal acquis soit « restitué », comme dit le Neveu de Rameau, cela ne me gêne pas (évidemment, il vaudrait mieux qu’il soit restitué à ceux qui en ont besoin).
     Mais la gratuité de ces réactions passionnées des uns et des autres (qui me paraît, d’un certain point de vue, une chose positive) m’émerveille.
     Et que dire de la cote de Rothko !
     
      Pour ce qui est de la grossièreté de certaines ficelles argumentatives, si vous voulez passer un bon moment, lisez donc l’opuscule de Schopenhauer, L’Art d’avoir toujours raison (http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Schopenhauer,%20L’art%20d’avoir%20toujours%20raison.htm, pardon si vous le connaissez déjà).
     En tout cas bravo pour votre fécondité de plume et bon courage pour les prochains articles.

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