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Accueil du site > Tribune Libre > « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras (...)

« Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ?

Une exposition comme celle du Grand Palais à Paris, « Picasso et les maîtres » ne peut manquer, s’il en était besoin, de renforcer le prestige du peintre canonisé de son vivant par une communauté artistique internationale dominante et le marché mondial de l’art.

 
Cette crainte révérencielle qu’il inspire doit-elle pour autant conduire le profane à s’agenouiller devant ses toiles comme devant des icônes pour y réciter les hymnes préécrits à sa gloire par de grands prêtres dans le déni de la réalité ? Il n’y a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel. On en perçoit vite le danger : qu’y a-t-il de plus idéaliste et même de plus naïf que cet art appelé « réalisme socialiste » ?

« Le réalisme », une catégorie privée de sens

Il ne faudrait pas que l’admiration vouée par tant de monde à Picasso expose à la même mésaventure, fût-elle inversée. Ce n’est pas, en effet, le prétendu « réalisme » qui guette un de ses tableaux comme le Nu couché avec un chat, ce serait plutôt son contraire, « l’irréalisme » ou « le surréalisme ». Mais ces catégories ont-elles un sens, puisque l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias ?

À l’employer dans l’expression « médias de masse », on finit par oublier que le mot « média » (ou médium) désigne tout moyen de réception et de diffusion de l’information. Et avant d’être des instruments de réception et de diffusion de masse, les médias sont personnels : on ne perçoit la réalité que par ses cinq sens, les postures, l’apparence physique, le silence, les mots, les images, son cadre de référence. Il en résulte que l’on n’accède qu’à « une représentation de la réalité », qu’à « une carte » et jamais au « terrain » qu’il représente : la carte Michelin de la France, pour précise qu’elle soit, n’est pas la France.

Le débat sur « le réalisme » et ses contraires n’a donc pas lieu d’être. On peut seulement dire que «  la représentation de la réalité » par un individu se situe en un point d’une courbe asymptote entre l’ordonnée de sa subjectivité et l’abscisse de la réalité : elle est plus ou moins proche de l’une ou de l’autre, mais ne peut prétendre à s’y confondre. En ce sens, l’avertissement de Paul Watzlawick vaut d’être pris au sérieux : « De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. » (in La Réalité de la réalité, Le Seuil, 1978.)



Le leurre de l’insolite

On conviendra ainsi sans peine que, pour capter l’attention, l’auteur du Nu couché avec un chat use du leurre de l’insolite dans cette représentation plus proche de sa subjectivité que de la réalité. De celle-ci, subsiste seulement quelques indices. La forme informe paraît appartenir à l’espèce humaine par ses attributs essentiels : pieds, jambes, bras, mains et tête. Des seins saillants désignent plutôt une femme, tout comme l’absence de sexe masculin. Comme le titre l’explicite - mais était-ce bien nécessaire ? -, ce corps est couché. On croit même reconnaître les fronces d’un oreiller sous la tête, à moins que ce soit un gros biscuit « LU ». Le titre incite aussi à deviner la silhouette étique d’un chat avec ses oreilles pointues, juché sur une jambe ; on se demande même si le corps ne chatouille pas le chat avec une plume. Mais peut-être s’avance-t-on et interprète-t-on les taches autour du chat comme celles de Rorschach.

Le réflexe de répulsion

Pour le reste, cette réalité est perçue au travers de la subjectivité de l’auteur qui semble porter des verres grossissants et déformants comme des loupes et même des culs de bouteille. On ne peut concevoir heureusement corps féminin aussi difforme, quoique les bocaux du Musée d’histoire naturelle réservent des surprises dans le formol.
L’exagération des formes jusqu’à l’exhibition complaisante d’œdèmes géants, de déformations et de malformations est de nature à susciter, après la surprise, le réflexe de répulsion. La tonalité uniformément grise accroît la répugnance devant ce paquet de chairs non pas couché, mais vautré qui survit on ne sait comment, à voir les lividités cadavériques qui l’envahissent.

Le monstre offre de profil sa gueule cassée - et non son visage - mais il n’en fixe pas moins le spectateur d’un œil de cyclope grand ouvert qui a coulé avec son rimmel sur la tempe, comme pour observer avidement et sans pudeur l’effet que produit sur lui sa laideur. Il peut être rassuré, même le réflexe de voyeurisme, si friand pourtant de l’exhibition du plaisir ou du malheur d’autrui et si prompt à se déclencher, reste désespérément grippé.

Un humour un peu gras ?

On n’ose pas croire que la jeune femme, qui a posé pour l’auteur, ne se soit pas enfuie en courant, épouvantée à la vue de ce qu’il avait fait d’elle. À ce degré dans la caricature, on en vient forcément, pour tenter de sauver la mise de l’auteur, à soupçonner une manière toute personnelle de pratiquer l’humour. La distanciation qui en résulte calme du moins les spasmes de haut-le-corps dont on a pu être secoué.

Faute de contexte, on en est réduit à des hypothèses. S’est-il agi pour l’auteur de se venger d’une femme qui l’aurait déçu, ou encore l’aurait plaqué ? Dans ce type d’humour un peu gras, l’intrusion du chat trouverait une autre signification que celle de ces animaux familiers que l’on voit parfois dans les nus allongés sur un lit : n’est-ce pas par une image très délicate qu’autorise l’ambiguïté volontaire, une façon pour l’auteur d’insinuer que le boudin qu’il a croqué était frigide et mal-baisé, et qu’il était à ce point mal foutu qu’il portait son chat sur le genou… puisqu’« il faut appeler un chat un chat, dit Boileau, et Rolet un fripon » ! Quant aux chatouilles faites au chat, si ce n’est pas du Rorschach, la chasteté de l’image dispense qu’on s’étende sur ce chapitre.

Ne faut-il pas un cadre de référence un peu confus pour oser, par intericonicité, reconnaître dans cette caricature grossière à tous points de vue une des Vénus, Maja, Odalisque ou Olympia que, du Titien à Goya et d’Ingres à Manet, les peintres ont aimé enluminer de leur désir pour l’enchantement de leur public ? La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie. Paul Villach 


Documents joints à cet article

« Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ? « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ? « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ?

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78 réactions à cet article


  • Traroth Traroth 16 octobre 2008 11:57

    Encore ? Mais vous devenez fatigant, avec Picasso, à la fin !
    "Une exposition comme celle du Grand Palais à Paris, « Picasso et les maîtres » ne peut manquer, s’il en était besoin, de renforcer le prestige du peintre canonisé de son vivant par une communauté artistique internationale dominante et le marché mondial de l’art" : Ah bon ? Pourtant, il y a moins d’une semaine vous demandiez "Picasso face aux grands maîtres : va-t-il pouvoir s’en remettre ?". Il faudrait savoir !

    Ensuite, vous partez sur les argumentations spécieuses que dans votre article précédent :"Il n’y a guère que dans les régimes totalitaires que cette attitude de soumission est exigée devant l’art officiel". Je vous demande solennellement de justifier cette déclaration : quelqu’un vous a menacé de représailles si vous n’aimiez pas Picasso ? Vous sombrez dans le ridicule, franchement !

    "l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias" Voila autre chose, maintenant. Vous caricaturez.


    • Traroth Traroth 16 octobre 2008 11:59

      Je n’ai pas envie de lire plus avant. Votre monomanie devient trop agaçante.


    • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 11:57

      Et Villach qui revient sur l’objet de son obsession compulsive !!
      Faut vous faire soigner, monsieur Villach ; ça tourne au pathologique, là ; vous allez être un sujet en or pour n’importe quel freudien...... 
      Il vous obsède la nuit, le nu couché au chat ? 

      Sinon, puisque, pour vous, l’art pictural n’est qu’ esthétisme et beauté, comme vous êtes un fan de Goya, je vous ai proposé cette oeuvre de lui, pour que vous nous disiez ce que vous en pensez ; impatient de votre réponse !
       smiley


      • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 12:06

        "puisque l’infirmité humaine est de n’accéder à la réalité qu’au travers de médias ?"

        C’est un aveu personnel ?


      • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 12:19

        En fait, monsieur Villach n’a pas encore compris qu’il ne s’agit pas d’une femme, mais d’un TABLEAU. 
        Sans doute arait-il fallu, à l’instar de Magritte, l’inscrire dessous : "Ceci n’est pas une femme"

        Pour un "spécialiste de l’image", monsieur Villach en est resté au XIXème siècle. 
        Quant aux considérations fumeuses sur la "dictature" de "l’art officiel" ; elles sont d’un ridicule consommé ; comme si Goya, Manet, Ingres, ne faisaient pas partie de "l’art officiel" ! smiley smiley


      • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 12:20

        @ Furtif

        Bien reçu ; mais où est ce cv dont vous parlez ?? 


      • Mathias Delfe Mathias Delfe 16 octobre 2008 21:10
        A Sisyphe
         
        Monsieur Bouvard (le copain de Pécuchet) a de la suite dans les idées, dommage qu’il n’en ait qu’une.
        Quand je lui ai suggéré l’autre jour de comparer son obsessionnel « Nu couché avec un chat » (qui n’existe pas pour deux raisons comme l’aurait dit Baudrillard, one, il s’appelle en réalité « Nu couché jouant avec un chat », two, plus grave, il n’a pas du tout, on s’en doute, ce format timbre-poste qui exclut toute interprétation sérieuse, du moins quand on s’intéresse à l’art plutôt qu’à l’éristique qu’on ne maîtrise pas) avec « la jeune fille à la jarretière » de Frans Hals, il s’est bien sûr écrié que l’un était une monstruosité, l’autre la grâce.
        La grâce de mon imagination, d’où est sortie ce tableau que Hals n’a jamais peint.
        Mais bon, est-il besoin de relever davantage la mauvaise foi du prétentieux jobard ?

      • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 12:30

        @ Furtif

        Très belles images, montrant, à l’évidence, l’universalité et la plurielle richesse des formes et des représentations artistiques !
        (je suis fan absolu des monolithes de l’île de Paques)

        On notera, ici, l’influence de l’art africain sur le travail, par exemple, d’Amedeo Modigliani

        Plein d’autres aspects de ces influences diverses ici...



      • Philippe D Philippe D 16 octobre 2008 12:22

        Une chose est sure, Paul Villach, même s’il en avait eu les moyens, n’aurait pas fait réaliser son portrait par Pablo Picasso.
        Trop peur de retrouver ses lunettes en désordre et de s’étrangler devant la savante destruction qui aurait pû être imposée par l’artiste à son visage régulier et à son corps si parfaitement équilibré.

        Heureusement un autre artiste a lui réussi le portrait parfait de notre auteur :
        Photomaton, puisqu’il s’agit de lui, sait pour une somme minime, capter ce regard pénétrant, mystérieux, lucide et transpirant la bonté, etc...

        Les héritiers de Paul Villach lui en seront gré, ou pas !


        • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 12:31

           smiley smiley


        • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 09:48

          la savante destruction

          Comme dirait Sisyphe : smiley smiley


        • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 09:55

          Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas...

          « Les raffinés, les riches, les oisifs, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

          « A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse.

          « Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne. Mais elle a le mérite d’être sincère. »


        • Paul Villach Paul Villach 17 octobre 2008 10:52

          @ Bois-Guibert

          J’ai pensé qu’en présentant mon analyse personnelle de cette croûte, les thuriféraires qui se prévalent d’une science infuse ou perfusée par cours de potaches d’Histoire de l’art, pris en amphi ou dans des ouvrages spécialisés, allaient offrir la leur pour qu’on puisse enfin opposer des arguments.

          Mais, non ! C’est toujours la même aphasie avec l’injure et les récitations de catéchisme appris par coeur pour faire diversion ! Il y en a un qui vient d’ajouter à son actif une excuse inédite : on ne peut rien dire d’un tableau en modèle réduit.

          Cette faune adonnée à l’irrationnel le plus échevelé tout droit sorti d’un asile mériterait une étude pour tenter de comprendre comment le dispositif de promotion publictaire peut culturellement lobotomiser des gens sensés. Paul Villach


        • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 11:05


          J’ai pensé qu’en présentant mon analyse personnelle de cette croûte, les thuriféraires qui se prévalent d’une science infuse ou perfusée par cours de potaches d’Histoire de l’art, pris en amphi ou dans des ouvrages spécialisés, allaient offrir la leur pour qu’on puisse enfin opposer des arguments.

          Mais, non ! C’est toujours la même aphasie avec l’injure et les récitations de catéchisme appris par coeur pour faire diversion ! Il y en a un qui vient d’ajouter à son actif une excuse inédite : on ne peut rien dire d’un tableau en modèle réduit.

          Cette faune adonnée à l’irrationnel le plus échevelé tout droit sorti d’un asile mériterait une étude pour tenter de comprendre comment le dispositif de promotion publictaire peut culturellement lobotomiser des gens sensés. Paul Villach


          furieux........... aphasie..............potache..............injure...................cat échisme...........faune .....irrationnel ........lobotomisé......et maintenant asile !!!

          Monsieur Villach, en plus d’être un inculte total en art, vous êtes un fieffé imbécile, et un lâche  : les injures, c’est vous qui ne cessez de les proférer à l’encontre de vos contradicteurs, alors que vous continuez d’esquiver les questions que l’on vous pose, de faire le sourd et l’aveugle, aux différents tableaux postés, et à votre théorie fumeuse de "la dictature de l’art officiel". 
          Vous avez la défaite hargneuse et vindicative, ce qui ne saurait faire diversion sur votre incompétence.

          Touché, coulé, monsieur Villach !


        • jerome 16 octobre 2008 12:59

          Ha M.Villach ! Vopus remettez le couvert ! Quel courage - ou inconscience !!!

          Tous les snobs sont à vos basques , persuadés de détenir une vérité , fabriquée par quelques
          siècles d ’imposture culturelle ...

          Mais bon , vous avez au moin un fan ! Tetu et Breton ,

          Santé !!!


          • Paul Villach Paul Villach 16 octobre 2008 14:11

            @ Jérôme

            Merci de vos encouragements ! Mais vous remarquez que ces furieux n’ont que l’injure à la bouche ! Quant à tenir une parole sensée sur ce "Nu couché avec un chat", c’est plus difficile : leur catéchisme en est dépourvu ! Paul Villach


          • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 14:29

            Monsieur Villach,
            sans aucune insulte, je vous ai demandé votre pertinent avis sur le Goya posté un peu plus haut.......pas de réponse ? 

            Par ailleurs, en rapport à votre dénonciation de la "dictature de l’art officiel", je vous ai demandé si Manet, Goya, Ingres, n’en faisaient pas partie...... pas de réponse non plus ? ?

            Votre catéchisme ne les contient pas ? 


          • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 14:34

            Une autre superbe créature de Goya,
            puis d’autres,

            pour l’analyse de monsieur Villach...




          • Traroth Traroth 16 octobre 2008 15:44

            Vous voulez dire quand je dis que vous êtes "fatiguant" ? Je maintiens. Et j’attends toujours votre explication concernant cette ridicule histoire de totalitarisme. Vous avez le droit d’aimer ou de ne pas aimer Picasso, je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper que tout le monde s’en fout. Il faudra vraiment m’expliquer ce qu’il y a de totalitaire là-dedans !


          • Traroth Traroth 21 octobre 2008 22:57

            Toujours pas d’explication concernant cette histoire ridicule de totalitarisme. C’était donc bien n’importe quoi.


          • bof 16 octobre 2008 14:22

            Eh ben ça s’est pas arrangé en une semaine.
            Encore 2 ou 3 semaines et Villach fera un article qui nous promet la Police de la Pensée Artistique PIcassienne pour la prochaine décennie.

            Remercions-le néanmoins pour ses commentaires édifiants (sic) sur ce tableau de PIcasso.
            Villach, dans le prochain épisode de votre saga, faites-nous part de vos commentaires sur cette oeuvre de Goya : La famille de Charles IV.
            J’ai hâte de lire ça


              • La Taverne des Poètes 16 octobre 2008 14:45

                à l’auteur : expliquez-vous ! Pourquoi cette charge contre Picasso et vous prenez-vous tout à-coup pour un critique d’art ? Si c’est le cas, je ne suis pas convaincu du tout, à lire l’article, par votre compétence en ce domaine ni par votre parti-pris consistant à déclarer vulgaire cette oeuvre de Picasso.

                Je suis très perplexe...

                P.S : si c’est pour être mieux référencé sur Google, je vous assure que "Nue sous la douche" était plus indiqué !


                • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 15:42

                  Sinon, pour tous ceux que l’histoire du nu dans la peinture intéresse...


                  • Pierre de Vienne Pierre Gangloff 16 octobre 2008 15:46

                    C’est ce qui s’appelle en remettre une couche..
                    Alors quoi, c’est donc la représentation d’une femme tableau, lignes puissantes, féminité envahissante, la mère, la putain, c’est tout cela qui vous fait peur ? Vous préférez l’ambiguïté libidineuse à cette confrontation sans fard ?
                    Picasso a réussi son coup, voilà qu’il arrive même à dévoiler chez le spectateur ses frayeurs premières. 


                    • jerome 16 octobre 2008 16:24

                      M.Villach : c ’ est ... fou , ce que les salonnards tenants du laid on de haine à l ’ encontre de ... deux pauvres couillons amateurs de beau ! ( Vous et moi , désolé pour le qualificatif un peu bas , mais bah ! )

                      Le Visible , le Beau , l ’ Esthétique crèvent les yeux de n ’ importe quel manant , gueux ou cul-terreux ; mais Oh surprise , ce n ’ est plus vrai pour un produit de l ’ éduc-nat , de l ’ " éveil à la culture " , bref un type intelligent ne peut savourer que l ’ incompréhensible , le boursoufflé , l ’ étron sanctifié par la toile ou l ’ urinoir déifié par le musée !

                      Après tout - et j ’ ai la copie d ’ un Derinck accrochée au mur dans mon pouilleux de logis - chacun son sale gout .

                      Mais laissez donc M.Villach exprimer ses propos sans vouloir immédiatement l ’ agonir , le vouer aux gémonies voire l ’ empaler ! Cet homme dit seulement clairement ce que le bon peuple pense tout bas . Cela gene les marchands bien sur , mais ou a-t-on vu qu ’ un commerçant est 1- honnete , 2 une réference en matière de gout ? Le bon marchand flatte l’ orgueil de son client , et ce dernier est d ’ autant flatté que le prix est déraisonnable ....


                      Je n ai pas votre trait de plume Villach , mais me régale du votre , alors : continuez , bonsang de bois !!!
                      Ca fait du bien à lire !



                      • Paul Villach Paul Villach 16 octobre 2008 20:52

                        @ Jérôme

                        Ce qui est préoccupant, c’est que ces furieux sont plus atteints qu’on pouvait le penser. La logique leur est étrangère, le langage articulé leur échappe, ils sont frappés d’aphasie, ils éructent, ils injurient. Ils sont carbonisés ! Paul Villach


                      • sisyphe sisyphe 16 octobre 2008 21:21

                        ... et toujours aucune réponse sur le(s) Goya posté(s) plus haut, monsieur Villach ? 
                        Ni sur "la dictature de l’art officiel" d’où seraient exclus Goya, Manet, Ingres ? 

                        Au lieu d’agonir vos contradicteurs, une réponse serait le meilleur argument.... non ?? 
                         smiley


                      • garibaldi15 16 octobre 2008 16:56

                        Alors Monsieur Villach, on vient sur Agoravox pour y faire sa petite crotte quotidienne ?!

                        Je vous poste à nouveau ce que je vous écrivais il y a quelques jours :


                        Je profite de l’occasion pour revenir sur vos propos dans la file ’’Picasso face aux grands maîtres’’ où vous me qualifiez de ’’potache’’ :

                        ’’J’adore la ferveur avec laquelle les potaches mémorisent les "bons mots", cueillis on ne sait comment de la bouche des supposés grands hommes, mais aussitôt répandus dans le peuple par leurs affidés à leur dévotion pour leur promotion.
                        Je vous répondrai en vous rappelant que le même Dali (le fameux AVIDA DOLLAR) prétendait dans un moment de grande lucidité que le centre du monde se situait à la gare de Perpignan ! Faudrait donc s’entendre : trou du cul ou gare de Perpignan comme centre du monde ? Quel est votre point de vue ?

                        C’est dire le niveau où vous vous situez.

                        Mais nul doute que vous vous êtes soulagé d’un grand courroux. Vous pouvez me remercier pour ce confort retrouvé.
                        En attendant, vous avez su faire diversion pour ne pas dire un mot de ce "nu couché avec un chat" ! Sans doute, parce qu’il n’y a rien à en dire. Paul Villach ’’

                        Votre problème Monsieur Villach, c’est que vous ne pouvez vous empêcher d’avoir avec les autres cette attitude qu’à un certain type de prof vis à vis de ses élèves !

                        Vous supposez que je suis un potache ? Erreur, je suis de la même génération que vous !

                        Le bon mot de Dali, je ne l’ai pas recueilli sur radio on-dit-que mais sur mon écran de télé sur lequel était diffusée l’interview (par Pierre-André Boutang, entres autres. Vidéo en vente sur le site de l’INA) !

                        Merci de penser m’apprendre l’anagramme qu’André Breton avait pondue. Des fois que je ne le saurais pas. Le prof Villach, magnanime, est là pour diffuser le savoir !

                        Allez, moi aussi je vais vous la faire dans l’anagramme : je pense que dans votre article vous avez confondu Pablo Picasso avec Pascal Obispo !

                        Si Dali estimait que le centre du monde était situé à la gare de Perpignan, c’est tout simplement parce qu’elle est bien au centre de tout ce qui l’entoure, c’est à dire le monde ! Il va falloir nous démontrer le contraire (mais cette malice vous avait peut-être échappé ?) !

                        Et si je n’ai rien dit sur ’’nu couché avec un chat’’ c’est parce que vous avez tout dit dessus. C’est ce qu’on appelle une démonstration par l’absurde !

                        Et en ce beau jour, j’ajoute .....

                        Je relève dans votre article la partie suivante :

                        À ce degré dans la caricature, on en vient forcément, pour tenter de sauver la mise de l’auteur, à soupçonner une manière toute personnelle de pratiquer l’humour. La distanciation qui en résulte calme du moins les spasmes de haut-le-corps dont on a pu être secoué.

                        Faute de contexte, on en est réduit à des hypothèses. S’est-il agi pour l’auteur de se venger d’une femme qui l’aurait déçu, ou encore l’aurait plaqué ? Dans ce type d’humour un peu gras, l’intrusion du chat trouverait une autre signification que celle de ces animaux familiers que l’on voit parfois dans les nus allongés sur un lit : n’est-ce pas par une image très délicate qu’autorise l’ambiguïté volontaire, une façon pour l’auteur d’insinuer que le boudin qu’il a croqué était frigide et mal-baisé, et qu’il était à ce point mal foutu qu’il portait son chat sur le genou… puisqu’« il faut appeler un chat un chat, dit Boileau, et Rolet un fripon » ! Quant aux chatouilles faites au chat, si ce n’est pas du Rorschach, la chasteté de l’image dispense qu’on s’étende sur ce chapitre.

                        Ne faut-il pas un cadre de référence un peu confus pour oser, par intericonicité, reconnaître dans cette caricature grossière à tous points de vue une des Vénus, Maja, Odalisque ou Olympia que, du Titien à Goya et d’Ingres à Manet, les peintres ont aimé enluminer de leur désir pour l’enchantement de leur public ? La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie.

                        Mais dites-mois Monsieur Villach, c’est excellent tout ça ! On cherche, on s’interroge, on parle même de caricature, et finalement on trouve :

                         La grossièreté peut-elle être ainsi confondue impunément avec la délicatesse, sans provoquer la désorientation ? Mais sans doute est-ce la fin poursuivie.

                        Je relève même votre très subtil ’’la forme informe’’. Bravo !!!!!


                        • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 10:04

                          Le bon mot de Dali

                          Puisqu’on en est là, rappelons que Dali accusait Picasso d’avoir achevé "l’art moderne en faisant plus laid en un jour qu’en plusieurs années tous les autres réunis."


                        • platon 16 octobre 2008 19:58

                          En tous les cas, Villach s’est grillé tout seul et sans l’aide de personne... c’est toujours comme ça avec les cons qui se pensent plus intelligents que les autres qui ne sont pas cons.


                          • JONAS JONAS 16 octobre 2008 23:10

                            Picasso était pendant sa période Bleu et Rose, un excellent dessinateur et peintre.

                            Mais le génie de Picasso, c’est d’avoir exploité la bêtise humaine ! " Dédicace à ses admirateurs et (collectionneurs) ".

                            Pour ces derniers, je crois que c’est l’absence de taxes sur les œuvres " d’Arts ", qui les a motivés, surtout en ces temps de crise financière, ils ne se dévaluent pas, eux !

                            Ils dorment pour la plupart dans des coffres, car les cambrioleurs les guettent ! Et les faire garder par des vigiles pour pouvoir les admirer chaque jour, relève pour moi du masochisme.

                            Je n’ai pas le privilège du bon goût ! Mais…la différence pour moi, entre Picasso et van Gogh et les autres, est comparable au prêt à porter et la Haute Couture.

                            Bonne soirée.


                            • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 09:46

                              ne fixez pas de normes ni de fontières. Le seul devoir de l’art , s’il en a un , est de les transgresser, pontifie Le Furtif.

                              Malheureusement, c’est avec ce genre de lieux communs boursouflés qu’on débouche sur Merda d’artista de Piero Manzoni, et sur les "oeuvres" d’Aliza Shvarts, plasticienne abortive...

                              Il est possible que Le Furtif apprécie ce genre de "transgressions". Elles ne m’apparaissent que comme les symptômes d’une décadence profonde du goût, conduisant à encenser n’importe quoi, pour autant que ce soit vraiment n’importe quoi !


                              • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 09:57

                                Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas...

                                « Les raffinés, les riches, les oisifs, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

                                « A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse.

                                « Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne. Mais elle a le mérite d’être sincère. »


                                • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 11:28

                                  Et Bois bidule, resté, sur le plan politique, en 1788, en reste, sur le plan artistique, à l’art pompier. smiley
                                  1789 et Picasso lui restent en travers de la gorge, et il cherche à aller grapiller, pour se conforter dans son inculture et sa bétise, des bribes d’extraits de citations oiseuses, des citations d’artiste jaloux, des arguments de cour d’école...

                                  Fine équipe, en vérité, pour essayer d’attaquer celui qui reste un des plus grands artistes du XXème siècle... eh oui.... que ça vous plaise ou non....
                                   smiley

                                  Allez, quelques références....
                                  Le génie graphique et la sensualité de Picasso

                                  Elie Faure : Histoire de l’art moderne





                                • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 11:39

                                  Qu’est-ce qu’il te faut de plus Sisyphe ? Picasso lui-même te dit que tu es un plouc !

                                  T’as même pas à hésiter sur la coterie à laquelle tu appartiens. Riche, tu ne l’es manifestement, raffiné, sans commentaires smiley, il ne reste plus qu’oisif...

                                  Quant à ta révolution française, elle se solde à deux cents ans de là par un tel désastre humain, politique et sociétal, que je ne vois pas bien, mis à part quelques slogans éculés, ce qu’on peut invoquer en sa faveur...


                                • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 12:10

                                  Henri Matisse et Pablo Picasso sont considérés comme les inventeurs de l’art moderne. Ils se sont rencontrés dès 1906. Quels sentiments liaient les deux artistes, amitié ou compétition ?
                                  L’histoire de l’art a toujours présenté Matisse et Picasso dans des termes d’opposition : l’art de Matisse calme et davantage tourné vers la couleur, celui de Picasso plus conflictuel et porté sur le dessin. Cette exposition tente de démontrer que malgré leurs apparentes différences, les deux "monstres sacrés" ont travaillé dans le même sens, celui de la modernité.

                                  En 1906, Matisse (1869-1954) est le leader des Fauves, le mouvement artistique le plus audacieux en France. A peine arrivé d’Espagne, Picasso (1881-1973) n’est alors pas très connu à Paris où il commence cependant à attirer l’attention de quelques critiques et marchands. De douze ans son aîné, Matisse dira de leurs caractères qu’ils sont "aussi différents que le Pôle Nord l’est du Pôle Sud".

                                  Considérons deux natures mortes : "Poisson Rouge et Sculpture" (1912) de Matisse et "Nature morte à la tête de mort" de Picasso (1908). La première toile est très colorée, du fond bleu foncé se détachent les poissons rouges qui représentent pour Matisse la vie et le mouvement. Une sculpture de l’artiste permet de situer cette scène d’intérieur dans son studio d’Issy-les-Moulineaux, mais elle révèle peu de la vie de l’artiste.
                                  On ne peut lire la biographie de Matisse dans ses peintures, à l’inverse de Picasso. Le tableau de ce dernier nous apprend beaucoup sur son auteur. Avec sa tête de mort, la scène est une vanité, rappelant l’omniprésence de la mort ; Picasso était très superstitieux. En même temps, la présence d’un nu féminin peint et les pinceaux de l’artiste soulignent l’imbrication pour Picasso de la sexualité, la mort et la création.
                                  Malgré des différences certaines, la similitude des artistes se confirme dans des oeuvres comme la très belle toile de Matisse "Intérieur au violon" (1917-1918) et "Les Trois Danseurs" de Picasso (1925). Ils se rejoignent non seulement dans le thème de la musique, mais aussi dans le traitement de l’espace : les deux scènes prennent place dans un intérieur, face à une fenêtre ouverte vers le monde extérieur.

                                  Matisse et Picasso vivent et travaillent dans un vis-à-vis productif, tant à Paris qu’en Catalogne ou sur la Riviera. Leur relation se développe au fil du temps pour devenir, à partir de la Seconde Guerre mondiale et selon les mots d’Henri Matisse, une véritable "fraternité artistique".
                                  Malgré leur rivalité du début, les deux artistes ont fini par voir en l’autre le seul vrai semblable. Surtout vers la fin de leurs vies, Picasso et Matisse sont devenus très proches personnellement, aussi bien qu’artistiquement. Picasso dira de cette période : "Personne n’a jamais regardé plus attentivement que moi les peintures de Matisse ; et personne n’a jamais regardé les miennes avec plus d’attention que lui".
                                  Les dernières oeuvres de Matisse, les fameux papiers découpés comme la série des "Nu Bleu"(1950-1954) trouvent un écho dans les sculptures en tôle découpée de Picasso comme "La Chaise" (1961).
                                  La mort de Matisse en 1954 affecta beaucoup Picasso, qui avait déclaré quelque temps auparavant : "Il faut que nous discutions autant que nous pouvons. Quand l’un de nous mourra, il y aura certaines choses dont l’autre ne pourra plus parler avec personne". Une telle déclaration démontre l’amitié, mais peut être surtout le respect qu’ils avaient l’un pour l’autre.

                                  Ce qui saute aux yeux au cours de cette exposition est l’incessante recherche de la lumière de Matisse et celle de la forme de Picasso. Chez Picasso, tout passe par le dessin, par le trait ; son art est plus agressif, plus énergique, on sent avec quelle ferveur il devait créer. Chez Matisse, tout est couleur ; les rondeurs, la douceur, la joie de vivre priment. Matisse, c’est "La Danse", le "Luxe, calme et volupté" ; Picasso est le "Minotaure", "La Femme qui pleure".
                                  L’Artiste méditerranéen par excellence, l’Espagnol débordant d’énergie, Picasso est l’Artiste-Génie, passionné et touche-à-tout. Matisse est le créateur posé et réfléchi, sans conteste un des "Très Grands" ; avec lui, la couleur et le rendu de la lumière ont été bouleversés.

                                  Matisse et Picasso ont su enrichir mutuellement leur art. L’exposition de la Tate Modern établit un parallèle très intéressant entre deux personnages extraordinaires, qui ont imprégné de manière indélébile l’art du XXe siècle, et révèle la complicité - peu connue - qui les lia de 1906 à la mort de Matisse au milieu des années 50.


                                • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 12:33

                                  Quelques citations de Picasso, donc ;

                                  L’art n’est pas chaste, on devrait l’interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l’art est dangereux. Ou s’il est chaste, ce n’est pas de l’art.
                                  (spéciale Bois bidule, celle-là ! smiley )

                                  L’art est un mensonge qui nous permet de dévoiler la vérité.


                                  Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.

                                  C’est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c’est stérile.


                                  En peinture on peut tout essayer. On a le droit. Mais à condition de ne jamais recommencer.

                                  " Que croyez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n’a que des yeux s’il est peintre, des oreilles s’il est musicien, ou une lyre à tous les étages du coeur s’il est poète, ou même, s’il est boxeur, seulement des muscles ? Bien au contraire, il est en même temps un être politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux évènements du monde, se façonnant de toute pièce à leur image. Comment serait-il possible de se désintéresser des autres hommes et, en vertu de quelle nonchalance ivoirine, de se détacher d’une vie qu’ils vous apportent si copieusement ? Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements.C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi." 


                                • Bois-Guisbert 17 octobre 2008 14:33

                                  «  Henri Matisse et Pablo Picasso sont considérés comme les inventeurs de l’art moderne… »

                                  Ca remonte à 2002 et c’est de… Sophie Richard, sur :

                                  http://www.exporevue.com/magazine/fr/tate_picasso-matisse.html

                                  Mais qui est Sophie Richard ?

                                  « Pablo merci ! Tes dernières peintures ignominieuses ont tué l’art moderne. Sans toi, avec le goût et la mesure qui sont les vertus mêmes de la prudence française, nous aurions eu de la peinture de plus en plus laide pendant au moins cent ans, jusqu’à ce qu’on arrive à tes sublimes adefesios esperpentos. Toi, avec toute la violence de ton anarchisme ibérique, en quelques semaines tu as atteint les limites et les dernières conséquences de l’abominable. »

                                  Télégramme de Salvador Dali à Picasso, dans Salvador Dali Les Cocus du vieil art moderne, p. 29, Ed. Grasset, Les cahiers rouges, Paris 1956.

                                  Demande, Sisyphe « Mais qui est Salvador Dali ? », qu’on se marre un autre bon coup…

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