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Accueil du site > Tribune Libre > Obama : le hasard et la nécessité

Obama : le hasard et la nécessité

L’événement est historique ce qui signifie que nous parlerons longtemps, et plus encore, de ce qui vient de se passer aux Etats-Unis. Plusieurs pages de l’histoire contemporaine viennent d’être subitement réécrites à la lumière des conséquences de chaque étape : désormais l’élection de Barack Obama s’inscrit dans les conséquences directes des événements qui l’ont précédée, car l’histoire, si elle n’est pas écrite à l’avance, répond malgré tout aux règles de causalité du darwinisme : le hasard et la nécessité marchent ensemble dans la détermination des événements historiques. Il ne s’agit pas de décréter que l’élection d’Obama est l’effet inéluctable de la guerre de Sécession, ce qui serait une sottise ; il s’agit d’inscrire désormais ce gène historique, jusqu’alors invisible ou difficilement perceptible, dans la compréhension des événements du passé récent ou plus lointain. Il s’agit aussi de comprendre comment cette élection constitue la première réponse historique des Etats-Unis au 11 septembre, au désamour de l’Amérique qui a envahi la planète et comment, désormais et quoi qu’il se passe sur le terrain politique, le visage et la perception des USA ont définitivement changé.
 
La conscience historique des américains.
 
Parce qu’ils sont une nation encore jeune, les américains ont une conscience plus aiguë du pouvoir des peuples sur l’écriture de l’histoire. La nation américaine sait, par un passé encore récent, documenté et bien connu, qu’un peuple se fabrique son histoire envers et contre tout, dépassant les contraintes sociologiques, géographiques ou économiques dont on a trop vite affirmé qu’elles étaient les seuls facteurs de l’évolution des groupes humains. Cette conscience historique ne s’impose pas aux peuples quotidiennement et la passivité devant les contraintes et les évolutions forcées constituent la règle des comportements humains face à l’immensité historique. Puis devant un mur infranchissable, une accumulation de désastres et de catastrophes dont chacun a peu ou prou la conscience qu’elle signe le déclin inexorable de la communauté, le peuple américain a reconnu Barack Obama non comme un sauveur mais comme un signal : l’heure était venue de changer le cours de l’histoire, de changer de voie, d’extirper du passé douloureux les véritables leçons de l’histoire.
 
Sur ce plan, les Républicains n’ont pas démérité, tant sur le plan culturel que politique : c’est la chaîne Fox, conservatrice, qui, avec la série « 24 heures », a imposé avec régularité dans les foyers américains l’idée que le commandant en chef pouvait être un noir. C’est la nomination par Bush père de Colin Powell comme patron de l’armée américaine. C’est enfin Bush fils qui a donné aux Etats-Unis la crédibilité internationale de visages noirs, en nommant Powell et Rice a des fonctions de très haute importance stratégique pour le pays. Ce qui n’était pas envisageable dans les années 70, lorsque les militants noirs des Blacks Panthers étaient alors considérés comme des ennemis de l’appareil d’Etat, les Républicains ont su l’intégrer dans la mentalité américaine. Sans Powell, sans Rice, quoique l’on pense de leur action politique, il n’y aurait pas eu Obama.
 
La réponse historique au 11 septembre.
 
Lorsque les commentateurs politiques énonçaient doctement qu’après le 11 septembre, rien ne serait plus comme avant, ils ignoraient en vérité la portée historique de l’événement. Il faut bien convenir, malgré toute l’horreur des attentats du 11 septembre, que cette catastrophe américaine n’aurait été qu’un épiphénomène sanglant dans l’histoire du monde, si n’avaient été les causes et les conséquences visibles de ces attentats. Or le 11 septembre, au-delà de l’acte terroriste qu’il demeure à l’instar d’autres actes terroristes, a bouleversé le monde occidental : habitué à ne pas être aimé des peuples les plus pauvres au regard d’un long passé d’impérialisme colonial ou économique, nos pays ont découvert qu’ils étaient haïs, profondément haïs, que chacun d’entre nous était haï. Pire, le 11 septembre a révélé la haine intérieure : les occidentaux se dégoûtaient eux-mêmes, découvrant dans leur mode de vie, dans leur rapport au monde toutes les tares de systèmes de domination intérieure et extérieure. L’altermondialisme révélait ce dégoût pour une conception absurde de l’humanité et ralliait, autour de leaders occidentaux, des peuples asservis aux logiques désincarnées de l’économie de marché. Répondant à ce dégoût, des peuples ont parfois choisis des oppositions dures au système, tantôt par l’élection de leaders altermondialistes (Vénézuela, Brésil, Colombie), tantôt par le choix suicidaire de l’asservissement religieux (Monde musulman), ne considérant dans ses choix qu’une seule légitimité : l’affirmation de la détestation de l’Occident et de son leadership américain.
 
Le gouvernement américain a répondu comme on sait au 11 septembre. Par le mensonge et la guerre, pas l’autisme devant les cris de désespoir d’une humanité soumise aux réajustements structurels, à la dépendance alimentaire, réduite à la mendicité face aux institutions financières. Puis tout s’écroule. Le marché ne régule plus rien, les prix alimentaires s’envolent du fait des spéculations. Puis c’est au tour des américains d’être eux-mêmes gravement touchés, plus d’un million de familles expulsées de leur maison face à l’envolée des taux d’intérêts, trois millions encore en suspens. Enfin, tout le château de cartes s’effondre, laissant entrevoir qu’il ne s’agissait que d’une construction volatile et imaginaire et non, comme l’avaient théorisé les économistes libéraux d’un système rationnel et autorégulé selon des modèles mathématiques savants.
 
Devant cette conjonction de catastrophes, de haine internationale, de misère intérieure grandissante, les américains ont repris la main. Ils ont d’abord compris qu’ils étaient haïs et pourquoi ils l’étaient : ils incarnaient l’arrogance impérialiste des blancs toujours plus riches et plus cupides face à un monde coloré oscillant entre jalousie et désir de revanche. Et ils ont décidé de rejoindre le monde, de s’approprier la revendication universelle d’un monde plus juste dans la mesure où cette revendication représentait la seule issue qu’ils entrevoyaient à leur propre déclin. Face à une Sarah Palin, caricature de l’Amérique blanche isolationniste et ignorante qui, selon Fox News, ignorait que l’Afrique était un continent, l’électorat d’Obama, quelque soit son degré d’instruction, est conscient de par ses origines ou sa conscience que le monde existe en dehors des Etats-Unis.
 
En élisant leur premier président noir, avec un nom venu d’ailleurs, de cette Afrique qui a fourni tant d’esclaves au pays, ce nom qu’il a pu conserver lui, de par son histoire, légitimant la démarche de Malcom X, les américains ont envoyé le signal qui doit marquer la fin de la haine américaine : le leadership américain n’est plus blanc, n’est plus racialement dominateur. S’il reste impérialiste, et il le restera car c’est la nature des grands Etats que de l’être, l’alibi anti-occidental trouvera face à lui un homme dont la grand-mère danse sur les terres rouges du Kenya. Les américains ont envoyé le signal de la fin officielle du racisme d’Etat : quelque critiquables que seront les décisions de la prochaine administration Obama, le soupçon du mépris sera illégitime. Les américains ont voté la fin de l’après 11 septembre avec Obama pour solde de tout compte.
 
Le libéralisme idéologique brutalement couvert de poussières.
 
Toute une série d’idéologies étroites viennent d’un coup de prendre un sérieux coup de vieux. Non que l’élection d’Obama aille provoquer des bouleversements dans l’ordre économique américain et mondial, mais parce qu’elle intervient avec cette force symbolique dans la plus grande crise de confiance que le capitalisme ait connu depuis les années 30 et, particulièrement, depuis l’avènement des idéologies Thatcher / Reagan dans les années 80.
 
En France, nous pouvons sourire désormais de la rupture sarkozienne, laquelle, sur tous les plans, est devenue « has been ». Sur le plan de la discrimination positive, que plusieurs états américains ont abrogés au cours des référendums organisés à l’occasion de l’élection et que Barack Obama a fait voler en éclat en démontrant, justement, que son élection ne devait rien à la discrimination positive mais à une évolution en profondeur des mentalités qui ont su oublier que le futur président serait noir ou blanc. Les notions de diversité, de minorité visible, si chère à nos élites, et qui enferment les intéressés dans une identité dont ils veulent justement s’échapper est précisément une incise de la pensée libérale : la société ne serait qu’une juxtaposition de communautés, des segments de marché, qui tendraient à vivre ensemble au moyen d’un appareil juridique permettant la représentation équitable de chaque communauté.
 
La campagne Obama a ringardisé cette conception au profit d’un droit à l’indifférence : seul compte ce que chacun veut affirmer de lui, ses convictions, son talent, ses ambitions et le reste, réduit soit à l’intime soit au néant, ne devant pas être pris en compte dans l’évaluation et le choix. Obama n’a pas été élu comme d’autres ont été nommées ministres en France, en fonction de leurs origines plus que de leurs capacités, non, Obama a été élu parce qu’il était incontestablement le meilleur.
 
C’est aussi le constat qu’avec cette élection, les américains ont pris acte du cataclysme économique et qu’en choisissant un homme nouveau dans tous ces aspects, ils attendent un aggiornamento complet de la conception de la société humaine. Il n’est pas anecdotique que les principaux soutiens économiques d’Obama sont venus de la Silicon Valley, qui lui a fourni nombres de conseillers dans sa campagne : il s’agit d’une autre conception de l’entreprise, du rôle émancipateur du travail, de l’exigence de prise en compte de l’humain dans les décision économiques.
 
Obama l’américain, mais Obama quand même.
 
Il serait illusoire d’imaginer que Barack Obama transformera la société américaine et les rapports des Etats-Unis avec le monde de façon radicale. Il n’a pas été élu par le monde, mais bien par des américains qui entendent qu’ils servent les intérêts de son pays. Et les intérêts américains s’opposent durablement, sur un certain nombre de sujets, aux intérêts d’autres peuples de par le monde. Il n’y a donc pas d’illusion à avoir sur les décisions politiques qui suivront. Président américain, il sera.
 
Mais le symbole est si fort, il détermine si fortement la perception que nous allons désormais avoir des Etats-Unis que la justification de cette politique américaine, aussi désagréable qu’elle soit, ne nous apparaîtra pas aussi illégitime que par le passé. L’arrogance américaine et sa détestation était fondée sur deux aspects : la suprématie blanche qui, encore et toujours, s’impose au monde et l’impérialisme économique de la première puissance. Si l’arrogance américaine change de couleur, elle en perdra durablement sa capacité d’engendrer de la détestation. Car pour chaque habitant de la terre, il y a désormais une part d’Obama en lui. Demeurera l’impérialisme économique, et ses stratégies, inhérents au statut des Etats-Unis et dont on ne peut souhaiter l’effondrement.
 
Y a-t-il une intelligence historique des peuples ? Aucun historien ne le démontrera scientifiquement. Mais lorsque tout s’écroule devant nos yeux, l’arrivée de Barack Obama à la tête de la première puissance mondiale laisse entrevoir que hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples.

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62 réactions à cet article


  • Gandalf Tzecoatl 7 novembre 2008 19:23

    Splendide photo du nouveau mannequin américain, sur fond automnal.


    • easy easy 9 novembre 2008 12:15

      Quoi ????
      La généalogie comme argumentaire qualitatif ?

      Ah, C’était à prendre au 9ème degré ?
      Ouffff ! bin j’aime mieux ça !

      J’te jure, un moment j’ai eu très peur, je croyais que t’étais sérieux


    • dom y loulou dom 9 novembre 2008 14:51

      et en quoi la généalogie ne serait que purement fortuite ?

      simplement parce que vous aussi en bénéficiez peut-être ?

      La consanguinité en politique ça rappelle plus la classe aristocratique d’avant la révolution française qu’autre chose. Il n’y a même aucun autre lien à y voir. Israel tien maintenant la France et les USA... gageons qu’israel va nous mener à bien d’autres catastrophes.

      La généalogie maintenue silencieuse dans les médias est le couvert empoisonné. le fait que les intérêts soient toujours les mêmes quel que soit le joli poulain dont on montre les dents sur les plateaux télé.

      Et ces gens se gargarisent apparemment de la bêtise navrante des électeurs qu’ils dupent comme ils veulent parce qu’en plus ils les font travailler comme des boeufs pour un ensemble dont ils privent le nombre en paralelle.

      ça va très mal aller. C’est forcé. 


      • Charles Bwele Charles Bwele 7 novembre 2008 23:47

         @ L’auteur,

        Remarquable analyse philosophique, à fortiori sur AV où je perçois trop de tentatives visant à minimiser voire éluder un évènement d’une telle portée.

        Amicalement smiley


      • Disjecta Disjecta 9 novembre 2008 12:34

        Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante. Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israëliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
        Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
        Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote.


      • Antoine Diederick 10 novembre 2008 10:41

        a Monsieur Charles Bwele,

        Il nefaut minimiser la présence historique pour la politique intérieure US d’un président d’ascendance africaine , psychologiquement et socialement, cela vaut dire énormément, surtout pour mes étatsuniens.


      • 3°oeil 8 novembre 2008 14:49

        En France on a bien eu un président du sénat noir il y a 30 ans de ca
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Monnerville


        • Annie 8 novembre 2008 15:32

          Juste un petit commentaire ; j’approuve totalement votre article, mais bien qu’étant ambivalente vis-à-vis de la discrimination ou de l’action positive (et votre allusion à la juxtaposition de communautés est très juste), même si Obama n’en a pas bénéficié directement, le fait que d’autres l’aient fait auparavant et aient assumé des rôles jusque là inédits pour les noirs n’a-t-il pas aussi contribué à une évolution des mentalités ?

          @Charles,
          Les optimistes finissent toujours par l’emporter, parce que par définition, ils possèdent plus d’énergie (et avec un peu de chance ils sont peut-être aussi plus nombreux !!)


          • fouadraiden fouadraiden 8 novembre 2008 16:05

             si on comprend bien une petite partie du propos sans la ségrégation et les djihadistes version alkaida ,Obama n’existerait probablement pas.mwé !

            comme disait l’autre , sans Mahomet point de Charlemagne.

             je pense que ces raisonnements sont pauvres et éculés.


            • Plume Solidaire Plume Solidaire 8 novembre 2008 16:15

              Excellent article.

              Plume Solidaire


              • Cascabel Cascabel 9 novembre 2008 15:59

                Sans rapport avec l’article.
                J’ai visité votre blog et j’ai apprécié la musique. Bon choix.
                Voici un morceau qui devrait vous plaire, moliendo cafe. Une magnifique interprétation :

                http://www.youtube.com/watch?v=cs4PsrfQUhA&feature=related



              • Mohammed MADJOUR Mohammed 8 novembre 2008 16:32

                "....hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples...."

                Oui mais je ne vois nulle part de hasard et la nécessité de la chose se discute ...

                Disons que c’est plutôt l’utile et l’agréable enveloppés de politique et d’intelligence !

                L’Amérique est certes une jeune Nation mais il faut surtout retenir qu’elle n’a pas suivi le processus naturel qui donne naissance aux Nation : C’est une Colonie européenne qui avait profité de l’ère de l’esclavage pour mettre en valeur l’immense territoire des Indiens !

                Donc si "le hasard et la nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples" avec peut-être un minimum de friction, je précise que la légitimité est le carburant qui fait tourner ces moteurs pour approcher l’utile et l’agréable !

                OBAMA est légitime eu égard à l’Histoire américaine, un Chef Peau Rouge le serait bien plus pour des raisons évidentes !

                L’évènement en Amérique n’est pas encore né !


                MOHAMMED.


                • dom y loulou dom 9 novembre 2008 14:40

                  très juste mohammed


                • easy easy 8 novembre 2008 17:06

                  A l’auteur,

                  Oui, sans les nominations de Powell et de Rice il n’y aurait pas eu Obama. On peut le dire comme ça. Mais on devrait alors dire que sans l’élection et le plébiscite mondial de Mandela, il n’y aurait pas eu Powel ni Rice. Et on pourrait remonter ainsi jusqu’à Gandhi, Feyçal, Senghor...disons jusqu’à la fin de la décolonisation officielle



                  Je pense que tout ordre des choses qui déçoit est voué à être renversé, plus ou moins rapidement (ce qui fait qu’il est plus ou moins remarqué)

                  L’ordre tribal avait déçu les Gaulois, alors ils ont progressivement adopté l’ordre Romain, pourtant ennemi

                  L’ordre Romain avait déçu, alors un ordre féodal et chevaleresque lui a succédé

                  Puis un ordre fastueux, versaillais a succédé

                  Puis ce fut le tour d’un ordre démocratique et nationaliste

                  Puis il y eu une préférence pour un ordre plus rouge ou rose

                  Mais jusque là, nonobstant ces variations d’ordre économiques, religieuses ou politiques, régnait un fond d’ordre racial accordant aux Blancs une prévalence

                  L’ordre rouge ou rose ayant lui aussi déçu, il nous aura donc semblé qu’il était temps d’accélérer le mouvement de renversement de l’ordre racial en cours depuis la décolonisation (depuis que tous les nègres du monde ont appris à lire, à déchiffrer la langue des maîtres)

                  Mais il n’était pas possible de renverser l’ordre racial millénaire sans renverser toute l’échelle du règne animal. Alors le gorille aussi en a profité pour prendre de la hauteur et gagner en considération

                  Il va sans dire que les femmes et les enfants et même les fleurs auront été du voyage (même si ici ou là il y a encore des retardataires)

                  Chaque expérience ayant duré des dizaines d’années, gageons que l’expérience lourde que nous menons actuellement durera un bail.


                  Jouons à deviner à quoi va ressembler ce nouvel ordre ou quelles seront ses contradictions, ses conflits
                  Moi je sens qu’il y aura déchirement entre
                  "Remettons-nous au tam-tam pour économiser le courant" (Cf la tendance Ethnic -vélo actuelle)
                  et
                  "Nous les nègres, nous pouvons faire plus que vous les Blancs"
                  Ouille ! Si c’est pour refaire en plus-mieux-pire ce qu’ont su faire les Blancs, ça va être vite décevant.

                  Car si toutes les précédentes révolutions ont fini par décevoir, c’est parce qu’une fois en place, les nouveaux ont singé leurs prédécesseurs. Napoléon, roturier, révolutionnaire ayant imité le pire de Louis XIV. Staline ayant imité le pire de de Nicolas

                  Bon, en tous cas, s’ils nous déçoivent, au prochain tour, ce seront les femmes qui prendront les rênes

                  D’ici là les enfants auront grandi.




                   








                  • patogas2008 8 novembre 2008 21:27

                    pour en revenir au basique l’homme ( au sens large pas obama specifiquement ) est un prédateur universel opportuniste  ; que pourra bien faire obama de plus qu’un autre ? la grosse désillusion va etre explosive dans six mois un an ,meme les militaires qui veulent se barrer d’irak ont dit qu’il pouvait pas se retirer en dix-huit mois sauf abandonner des tonnes de materiel car pour repartir il faut tout remebarquer par le koweit l entreprise est gigantesque et certainement pas gratuite , d’autre part pour un pays en pleine recession ramener 200 000 reserviste et les lacher dans le marché du travail qui s’écroule , ouille ouillle ouille !!!

                    le barak il vit sur une autre planète comme tout homme politique porté par son ambition et sa mégalomanie mais maintenant il va redescendre sur terre et l’atterrissage va etre douloureux et surtout pour tous les a...tis qui ont chanté ses louanges en y voyant un messie !!! j’ai pas entendu que obama avait gagné le prix nobel de l’economie ???!!
                    dans une situation de crise vosu prenez le type le plus qualifié non ? alors pourquoi ne pas avoir élu le type le plus compétent économiquement ? parce que nous ne sommes pas un animal rationnel . qu’il soit blanc jaune noir ou vert c’est pas un président des etats unis qui va nous mettre du beurre dans les epinards et encore moins un démocrate qui sont protectionneste par essence ( roosevelt par exemple , merci mr roosevelt d’avoir laisser tomber l’europe et d’avoir attendu 1941 pour bouger son cul à cause des japs sinon on y serait encore !!!)

                    le défi de notre monde actuel de notre époque actuel ? savoir qui dit la vérité dans ce star acadméy planétaire orchestré par des média omniprésent et qui n’ont plus aucune ethique ou si peu . et ca revient pour terminer au fameux film " au nom de la rose " de jj annaud , celui qui détient le savoir détient le pouvoir !!! absolument actuel !!!!!! hasta la vista baby ,,, ouh j’entends la tempete qui gronde dans le lointain pendant que sarah connors démarre dans sa jeep ...........


                  • sisyphe sisyphe 8 novembre 2008 17:28

                    L’avis d’Emannuel Todd (émission "Arrêt sur Image")  : "l’Establishment financier a choisi Obama"


                    • civis1 civis1 9 novembre 2008 11:41

                      bien sûr ! et le point de vue de Todd à lire aussi absolument !
                      http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7359


                    • Grimbergen 8 novembre 2008 17:35

                       L’avis d’Emannuel Todd ?

                      Mouarf


                      Ma boulangère et Eric Charden ont eux aussi un avis sur Obama !


                      • civis1 civis1 8 novembre 2008 18:00

                        @sisyphe
                        Bien sûr que c’est "l’Establishment financier qui a choisi Obama" et plus précisément Warren Buffett et Bill Gate
                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46862

                        Reste que si la déconfiture actuelle a grandement servi leur candidat le chemin parcouru par l’ Amérique sur cette question raciale est absolument exemplaire ; presque incroyable pour ceux qui se souviennent de la ségrégation proprement scandaleuse dont les gens de couleur étaient l’objet il y a 50 ans en Amérique.


                        • ZEN ZEN 8 novembre 2008 18:03

                          C’est bien écrit, mais les métaphores sont osées, pour ne pas dire plus...
                          Elles mériteraient de passer à la critique solalienne..
                          Parler de "gène" , de "darwinisme" , de nécessité" (au sens strict) à propos de l’histoire , c’est sortir du champ de ces conceps et laisser penser qu’il y aurait un destin américain...(ce qui est bien enracinée dans l’idéologie dominante de cette nation depuis ses origines..

                          Et puis vous parlez toujours des Américains , sans nuances. La sociologie des idées politiques est assez compliquée. Là-bas, des journalistes et intellectuels, dont John R Macarthur sont beaucoup plus circonspects. Ses appuis financiers, ses allégeances à l’Aipac...pourra-t-il s’en défaire ? J’attends de voir si le changement ne sera pas seulement celui d’une image...

                          Quelques échos des uSA :

                          Au-delà du mythe...
                          Qu’attendre vraiment d’Obama ?

                          Des progressistes américains s’inquiètent :

                          "Ces dernières semaines, le candidat démocrate est revenu sur plusieurs de ses promesses pour mieux se rapprocher du centre. Une dérive alarmante", estime The New York Times.


                          "A gauche, les défenseurs d’Obama se rassurent à l’idée qu’il "fallait qu’il dise ça pour être élu". C’est faux. Après huit ans de Bush, les Américains sont prêts à réévaluer le rôle impérial de leur pays. Obama préfère ignorer cette occasion"(A.c)


                           "Obama : colombe ou faucon ?Comme l’écrit joliment le journaliste Nicholas Lemann, dans le New Yorker, après avoir interrogé les principaux acteurs de l’entourage de politique étrangère du candidat démocrate : « Sa campagne est comme un orchestre symphonique : les cordes jouent la partition de la coopération internationale, les cuivres celle de l’action agressive. Les deux sections jouent toujours ensemble mais, selon les moments, il y en a une qui joue plus fort que l’autre. » Difficile, donc, de prévoir qui jouera le plus fort et quand, si Obama arrive au pouvoir"(MP)_______________________

                          ÉTATS-UNIS • Barack Obama, ce réactionnaire :

                          Le coup de gueule d’Alexander Cockburn, l’un des chroniqueurs vedettes de la presse progressiste américaine...
                          Puisse-t-il faire une erreur d’analyse  !

                           :


                          • Annie 8 novembre 2008 18:49

                            L’analyse de Cockburn est assez juste ; depuis le Kosovo, il est possible aujourd’hui de faire passer la guerre pour autre chose qu’une ambition hégémonique, (guerre humanitaire, changement de régime etc).
                            Mais un enseignement que les Américains ont tiré au Vietnam, est qu’il est possible de désamorcer la plupart des critiques en associant étroitement à la conduite de la guerre des gouvernements fantoches dans les pays agressés, et en prétendant qu’ils sont en charge. Un peu comme les journalistes "embedded". En outre cela leur permet de se décharger de la responsabilité d’un échec.
                            Je fais un apparté parce qu’il y a tellement de discussion sur AV qui tourne autour de la religion. Mes beaux-parents sont quakers, et vont depuis le début de la guerre manifester avec d’autres quakers tous les dimanche devant le monument des morts de la guerre de 14 et de 40. Ajoutant à cela que ma belle-mère à l’âge de 78 ans vient de commencer une maîtrise en poésie, peut-être est-il possible de parler d’une révolte d’étudiants !!!
                            Pour revenir sérieusement à Obama, il y a certains destins qui sont sortis grandis de l’expérience, à la mesure des attentes et qui ont confondu toutes les prédictions ; je serai pessimiste lorsque j’aurai cessé d’être optimiste.


                          • ZEN ZEN 8 novembre 2008 19:16

                            @ Annie
                            Bonsoir
                            Je serai prudent comme vous, mais l’héritage est lourd et un cataclysme économique menace les uSA (effondrements des hedge funds , pensions menacées, .etc...) Je crois que nous n’avons encore rien vu.

                            Comment réagira O. dans de telles circonstances , obligé qu’il sera de remettre en question l’american way of live (réduire la dette des ménages..) ? L’impopularité sera au rendez-vous. Je crois que les Républicains s’en réjouissent secrètement..
                            Gardons espoir quand même


                          • Bergame Bergame 8 novembre 2008 19:44

                            La critique "solalienne" ? Qu’est-ce donc que cela ?! Vous voulez dire "la critique sokalienne", peut-être ? Je serais intéressé de savoir quelles analyses le pauvre Solal a pu produire en épistémologie ?


                          • ZEN ZEN 8 novembre 2008 20:14

                            Oups ! pardon(faute de frappe) ,
                            je me référais à l’étude de SoKal et Bricmont sur les "impostures intellectuelles"


                          • ZEN ZEN 8 novembre 2008 20:19

                            "nécessité évolutive (darwinienne) de l’histoire"

                            Vous persistez dans la confusion..entre évolution et histoire
                            Si on peut parler (après-coup) de tendances( parfois lourdes) en histoire , il n’y a aucun déterminisme comparable à ceux que l’on observe dans la nature . Pauvre Darwin !
                            Un bachelier sait cela


                          • civis1 civis1 8 novembre 2008 21:17

                            d’accord avec zen pour dire que cette confusion (ou cette importation ?) épistémologique du hasard et de la nécessité à partir de la biologie ne sert pas la compréhension du propos.

                            Ne pas oublier que 47% d’Américains ont voté contre Obama et qu’il est bien difficile de dire ce qu’en pense la planète dans des modes parfois si éloignés de notre propre pensée ; ce qui signifie que le contenu de l’article nous en apprend certainement plus sur ce que pense l’auteur et ce qu’il construit comme prospective à partir de cet évênement que ce qu’en en retiendra l’histoire. 

                            Il est bien difficile à chaud de faire des analyses objectives surtout au niveau historique ( incontournable ruse de l’histoire de Hegel ...) ou d’impact au niveau sociologique à partir d’aucune données.


                          • civis1 civis1 8 novembre 2008 21:20

                            Attention :
                            il faut lire : ruse de la raison dans l’histoire de hegel bien sûr !!!


                          • Jean-Dominique Reffait Jean-Dominique Reffait 8 novembre 2008 20:08

                            Le propos de cet article n’est en rien de faire une prospective politique sur ce que fera ou pas Obama. Il s’agit de montrer que, quoi qu’il fasse, la perception qu’en aura le monde sera de toute façon différente qu’avec ses prédécesseurs.
                            Obama, parce qu’il est noir, n’a pas le droit de décevoir les américains sur un point : il ne peut pas être le fossoyeur de la puissance politique et militaire des Etats-Unis. Obama ne laissera personne soupçonner qu’un président noir puisse être moins attaché au leadership américain et sur ce sujet, nous autres européens seront sans doute déçus sur les faibles concessions qui seront faites au multilatéralisme.
                            Cela dit, il demeure que cette politique américaine ne sera plus portée par le visage de l’arrogance blanche coloniale et cla aura des conséquences importantes dans la perception de la politique américaine dans le tiers-monde. Là où un président blanc était soupçonné d’être un croisé, un nostalgique de asservissement ou de la domination, ce président noir, qui plus est, aux origines africaines directes, bénéficiera d’une autre perception.
                            Historien de formation j’admets que je lance le bouchon de la spéculation intellectuelle assez loin en mêlant des concepts biologiques à l’évolution darwinienne de l’histoire. Mais l’événement le permet : on ne peut pas simplement admettre que l’élection d’un président noir dans la première puissance mondiale ne soit qu’une coincidence au regard de la déroute intellectuelle du capitalisme financier. Il y a là une réponse forte à un processus de catastrophe annoncée qui ne peut être due qu’au hasard : la nécessité évolutive (darwinienne) de l’histoire y joue un rôle déterminant.
                            Qu’Obama soit ou non le candidat d’un establishment financier n’est pas mon sujet.


                            • Cascabel Cascabel 9 novembre 2008 17:27

                              "Qu’Obama soit ou non le candidat d’un establishment financier n’est pas mon sujet."

                              Nous l’avons bien compris, votre sujet c’est la couleur de l’emballage. Le contenu d’une boite creuse ne présente aucun intérêt, nous sommes bien d’accord.

                              En attendant Goldman-Sachs ont dépensé une fortune dans un paquet sans papier cadeau.


                            • moebius 8 novembre 2008 21:14

                              il faut rappeler qu’un président américain de par la constitution qu’il soit noir blanc ou jaune a beaucoup moins de pouvoir qu’un président européen. De plus ce président parce qu’il est noir et parce que cette événement en soit est exceptionnel n’est pas le président du monde, il n’est qu’un président américain noir d’un pays ou la ségrégation raciale est encore très forte et surtout ou a pauvreté progresse. Ce président a du pain sur la planche et si nos convictions vont dans le même sens il va falloir l’aider...dans ces temps de crise... Je ne suis pas sur que les intérêts européens soit les mêmes que les intérêts américains. Passée l’obamania et l’hystérie post Bush, Il sera sans doute tout autant difficile pour nous à aider que le précédent car je doute qu’un pays capable de dépenser 700 milliards pour un budget militaire en expansion continue vire tout à coup sa cuti. A titre de comparaison le budget cumulé de la Russie et de la Chine ne doit pas dépasser le dixième de celui ci et ne parlons pas de l’anecdote européenne dans ce domaine. En d’autre terme sera t’il plus facile de servir un président noir parce qu’il est noir qu’il aurat été difficile à servir un président blanc parce qu’il n’est pas noir...les deux nous prennent par les sentiments...Les rapports de force la géopolitique tiennent sans doute compte de la sentimentalité des masses et de son évolution mais dans quelles limites ? 


                              • Canine Canine 8 novembre 2008 21:56

                                La vraie fausse question, c’est : "Obama va t’il choper Ben Laden ?"


                                • Cascabel Cascabel 9 novembre 2008 01:01

                                   Ben Laden ?
                                  Ce nom me dit vaguement quelque chose.
                                  C’est un personnage des mille et une nuits non ? Une sorte de mage vivant dans les cavernes...je ne m’en souviens plus très bien.



                                • Diogene 8 novembre 2008 23:01

                                   Intéressant la liste de ses futurs collaborateurs :

                                  Dennis Ross, bien connu pour ses points de vue belliqueux. Il a soutenu l’invasion américaine de l’Irak et est étroitement lié aux néo-conservateurs. Après avoir quitté le Département d’État en 2000, il a rejoint le think tank de droite pro-Israël - le Washington Institute for Near East Policy (Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient) - et a signé un contrat en tant qu’analyste en matière de politique étrangère pour Fox News. 

                                  Ashton Carter et Ross ont également participé à la rédaction d’un rapport pour le bipartisan Center for a New American Security (Centre bipartite pour une nouvelle sécurité de l’Amérique), publié en septembre, et qui concluait que l’action militaire contre l’Iran devait être "l’élément d’une véritable option". Alors que Ross examinait les options diplomatiques en détail, Carter définit les "éléments militaires" qui devaient les sous-tendre, en ce compris une analyse des coûts et bénéfices d’un bombardement américain aérien de l’Iran. 

                                  Comme le New York Times l’a fait remarquer, le conseiller d’Obama en ce qui concerne la défense, Richard Danzig, ancien secrétaire de la marine sous Clinton, assista à une conférence sur le Moyen-Orient rassemblée, en septembre, par le même think-tank pro-Israël. Il dit à l’assistance que son candidat croyait qu’une attaque militaire contre l’Iran était un choix « terrible », mais "qu’il se pourrait que, dans un certain monde terrible, nous devions faire face à un tel terrible choix". Richard Clarke, qui était également présent, déclara qu’Obama estimait que "l’influence croissante de Téhéran doit être enrayée et que l’acquisition par l’Iran d’une arme nucléaire est inacceptable". Alors que « sa première inclinaison est de ne pas tirer sur la gâchette », Clarke déclara : "si les circonstances exigaient l’emploi de la force militaire, Obama n’hésiterait pas. " 

                                  Il ne reste plus qu’a souhaiter qu’un commando de méchants iraniens n’assassinent pas le président élu, mais si c’était le cas, son équipe saurait quoi faire pour le venger.

                                  Surtout que les terroristes ont une arme secrete, ils peuvent controler les services de sécurité américains : souvenez vous du 11/9 : les térroristes avaient réussi a distraire la chasse américaine pour qu’elle n’intervienne pas pendant les 1 heure et demie de l’attaque alors que l’année précédente, cette meme chasse avait intercepté 100% des avions douteux et cela en moins de 10 minutes. Ils sont forts ces terroristes. Alors pour Obama un conseil, si ses gardes du corps s’absentent 1 heure et demie, pour faire un exercice, il a intéret a se planquer.


                                  • Jordan Jordan 8 novembre 2008 23:43
                                    Que de lignes, de phrases et périphrases pour nous sortir ce que le peuple américain ne pensent même pas. Votre traité philosophique est méritoire, mais ne correspond pas a la vérité idéologique que vous faites .Si nous avons changé pour un noir ca n’est nullement par largeur d’esprit, c’est uniquement parce que la crise financière est arrivée au bon moment pour l’international mais au mauvais pour nous américains, qui somment traumatisés,( ca n’est pas mon cas ) pensez-donc, ce peuple qui vivait et vivra toujours a crédit, ne peu plus emprunter, ce qui grâce a quoi ils connaissaient un certain confort. S’ils on voté pour un noir c’est juste un coup de chance pour Obama qui était candidat, contre un sinistre vieux dépassé, et une colistière complètement flippée, le peuple venait de gouter a huit ans de Bush+ la crise c’était asse. Si un(e) candidat démocrate avait été a sa place , il aurait été élu de la même façon quelque soit sa couleur. Quand a dire que les USA ont démontré une forme de nom racisme, en votant Obama,vous en faites beaucoup, ce sont les événement qui sont ou ne sont pas raciste. Oui il y a est eu des noirs dans les derniers gouvernements, vous avez-vous-même eu un noir comme deuxième personnage de votre République. Il n’y a encore jamais eu un vice président noir au US, même si la fonction est différente dans les deux pays. J’ai vu plusieurs noir en France avoir des responsabilités a la suite d’élections cantonales et autres, ce qui est bien plus rare chez nous. Donc la seule chose que les américains regardent, c’est non seulement le pouvoir de dépenser surtout a crédit, c’est pratiquement leurs raison d’êtres.
                                     
                                    Translation Files. Prompt T98WTS

                                    • dom y loulou dom 9 novembre 2008 01:44

                                      hmm...

                                      http://fr.youtube.com/watch?v=kGiVMHxGvgE&feature=channel

                                      quelqu’un pourrait-il en savoir plus sur ces curieuses révélations généalogiques ? Enfin parce que moi j’ai du mal avec les outils dont on dispose sur le net. Quelqu’un aurait-il accès à des arbres généalogiques de pointe ?

                                      Faut qu’on sache vite si c’est vrais. ça provient quand même de la femme de Dick Cheney, vice-président US actuel donc... des infos pareilles... dites innocemment...


                                      Et franchement... votre "vive le président et on s’en fout de la politique, c’est un noir donc l’honneur est sauf"

                                      ... les trips historiques dans le bordel actuel...




                                      Je crains surtout qu’à force de se faire berner par des médias corrompus ...


                                      non...

                                      rien que d’y penser je n’ai même plus envie de vous dire le reste.  smiley






                                      • stephanemot stephanemot 9 novembre 2008 04:27

                                        Si cette election est reellement historique, elle a ete a mes yeux videe de son sens, et des le soir du 4 Novembre, la reecriture de l’Histoire a commence : http://e-blogules.blogspot.com/2008/11/stolen-election.html

                                        Par ailleurs, parler de "conscience historique" chez les Americains ne manque pas de saveur. Je parlerai plutot de "complexe historique" ou "d’obsession de s’inscrire dans l’Histoire".

                                        L’Histoire se construit au present dans ce jeune pays. Il suffit de voir a quelle sauce l’adjectif est manipule : "Historique", cette batisse dont la seule vertu est d’avoir connu le premier quart du XXe siecle, "Historique", ce record qui ne tiendra pas trois semaines, battu par un joueur de baseball encore plus gonfle aux steroides...

                                        Cette approche dynamique a quelque chose de positif : en France, l’Histoire est un objet souvent presente de facon trop distante pour etre apprecie.

                                        L’histoire (officielle) des US est plutot bien maitrisee, mais la connaissance du monde laisse a desirer. Je n’ai pas vraiment ete surpris des carences affligeantes de Sarah Palin en geographie. Je me souviens de cet etudiant brillant de la cote Est qui m’avait appris que la France etait la Capitale de Paris (il etait suffisamment brillant pour avoir fait un lien entre ces deux lieux).


                                        • anwe 9 novembre 2008 13:49

                                          "Profondément attaché aux valeurs humanistes et fraternelles"
                                          Bravo
                                          Pourquoi dés lors reprendre le vocable si ridicule de "jeune pays" en parlant des Etats-Unis ?
                                          Historien et philosophe de formation ?
                                          Où est l’analyse du discours sous-jacent ?
                                          Quelles sont vos références lorsque vous écrivez "la conscience historique des américains" ?
                                          Ignorer les génocides ?
                                          La culture américaine ne respecte aucun peuple, le pouvoir de l’argent est la pensée unique. Déclarer des guerres, voler les ressources, assassiner les hommes d’états qui ne sont pas pro capitalistes US, pourrir le monde d’OGM et déréguler le système financier mondial, , voilà ce qui peut se lire de l’histoire des USA et on applaudit qu’un noir soit élu ?

                                          Ecouter son discours au lieu de s’en tenir au show business des médias...



                                          • joletaxi 9 novembre 2008 14:15

                                            Merci Agoravox>.
                                            Je m’aperçois que j’ai vécu dans le monde merveilleux de Candy.Quel réveil !
                                            Hitler,un agent des USA.Staline ,un bienfaiteur.Cuba, un paradis démocratique.Hiroshima, un génocide.Sadam Hussein, un démocrate éclairé,aimé de ses voisins.Poutine,élu démocratiquement au contraire d ’un Obama,pur produit marketing d’une oligarchie capitaliste...n’en jetez plus.
                                            Certains commentaires fleurent même bon, un peu d’anti-sémitisme.Pourquoi pas, chacun est libre de s’exprimer.
                                            Parfois ,il m’arrivait de me demander qui pouvait encore voter pour un Besanceno ?On est glacé d’effroi rien que d’imaginer un retour des communistes.En tout cas, au vu de certains commentaires ici, ils n’auraient aucun mal à recruter des commissaires du peuple prêts à envoyer ces judéos capitalistes dans des camps de vacances...

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