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 Accueil du site > Tribune Libre > Obama : le hasard et la nécessité

Obama : le hasard et la nécessité

L’événement est historique ce qui signifie que nous parlerons longtemps, et plus encore, de ce qui vient de se passer aux Etats-Unis. Plusieurs pages de l’histoire contemporaine viennent d’être subitement réécrites à la lumière des conséquences de chaque étape : désormais l’élection de Barack Obama s’inscrit dans les conséquences directes des événements qui l’ont précédée, car l’histoire, si elle n’est pas écrite à l’avance, répond malgré tout aux règles de causalité du darwinisme : le hasard et la nécessité marchent ensemble dans la détermination des événements historiques. Il ne s’agit pas de décréter que l’élection d’Obama est l’effet inéluctable de la guerre de Sécession, ce qui serait une sottise ; il s’agit d’inscrire désormais ce gène historique, jusqu’alors invisible ou difficilement perceptible, dans la compréhension des événements du passé récent ou plus lointain. Il s’agit aussi de comprendre comment cette élection constitue la première réponse historique des Etats-Unis au 11 septembre, au désamour de l’Amérique qui a envahi la planète et comment, désormais et quoi qu’il se passe sur le terrain politique, le visage et la perception des USA ont définitivement changé.
 
La conscience historique des américains.
 
Parce qu’ils sont une nation encore jeune, les américains ont une conscience plus aiguë du pouvoir des peuples sur l’écriture de l’histoire. La nation américaine sait, par un passé encore récent, documenté et bien connu, qu’un peuple se fabrique son histoire envers et contre tout, dépassant les contraintes sociologiques, géographiques ou économiques dont on a trop vite affirmé qu’elles étaient les seuls facteurs de l’évolution des groupes humains. Cette conscience historique ne s’impose pas aux peuples quotidiennement et la passivité devant les contraintes et les évolutions forcées constituent la règle des comportements humains face à l’immensité historique. Puis devant un mur infranchissable, une accumulation de désastres et de catastrophes dont chacun a peu ou prou la conscience qu’elle signe le déclin inexorable de la communauté, le peuple américain a reconnu Barack Obama non comme un sauveur mais comme un signal : l’heure était venue de changer le cours de l’histoire, de changer de voie, d’extirper du passé douloureux les véritables leçons de l’histoire.
 
Sur ce plan, les Républicains n’ont pas démérité, tant sur le plan culturel que politique : c’est la chaîne Fox, conservatrice, qui, avec la série « 24 heures », a imposé avec régularité dans les foyers américains l’idée que le commandant en chef pouvait être un noir. C’est la nomination par Bush père de Colin Powell comme patron de l’armée américaine. C’est enfin Bush fils qui a donné aux Etats-Unis la crédibilité internationale de visages noirs, en nommant Powell et Rice a des fonctions de très haute importance stratégique pour le pays. Ce qui n’était pas envisageable dans les années 70, lorsque les militants noirs des Blacks Panthers étaient alors considérés comme des ennemis de l’appareil d’Etat, les Républicains ont su l’intégrer dans la mentalité américaine. Sans Powell, sans Rice, quoique l’on pense de leur action politique, il n’y aurait pas eu Obama.
 
La réponse historique au 11 septembre.
 
Lorsque les commentateurs politiques énonçaient doctement qu’après le 11 septembre, rien ne serait plus comme avant, ils ignoraient en vérité la portée historique de l’événement. Il faut bien convenir, malgré toute l’horreur des attentats du 11 septembre, que cette catastrophe américaine n’aurait été qu’un épiphénomène sanglant dans l’histoire du monde, si n’avaient été les causes et les conséquences visibles de ces attentats. Or le 11 septembre, au-delà de l’acte terroriste qu’il demeure à l’instar d’autres actes terroristes, a bouleversé le monde occidental : habitué à ne pas être aimé des peuples les plus pauvres au regard d’un long passé d’impérialisme colonial ou économique, nos pays ont découvert qu’ils étaient haïs, profondément haïs, que chacun d’entre nous était haï. Pire, le 11 septembre a révélé la haine intérieure : les occidentaux se dégoûtaient eux-mêmes, découvrant dans leur mode de vie, dans leur rapport au monde toutes les tares de systèmes de domination intérieure et extérieure. L’altermondialisme révélait ce dégoût pour une conception absurde de l’humanité et ralliait, autour de leaders occidentaux, des peuples asservis aux logiques désincarnées de l’économie de marché. Répondant à ce dégoût, des peuples ont parfois choisis des oppositions dures au système, tantôt par l’élection de leaders altermondialistes (Vénézuela, Brésil, Colombie), tantôt par le choix suicidaire de l’asservissement religieux (Monde musulman), ne considérant dans ses choix qu’une seule légitimité : l’affirmation de la détestation de l’Occident et de son leadership américain.
 
Le gouvernement américain a répondu comme on sait au 11 septembre. Par le mensonge et la guerre, pas l’autisme devant les cris de désespoir d’une humanité soumise aux réajustements structurels, à la dépendance alimentaire, réduite à la mendicité face aux institutions financières. Puis tout s’écroule. Le marché ne régule plus rien, les prix alimentaires s’envolent du fait des spéculations. Puis c’est au tour des américains d’être eux-mêmes gravement touchés, plus d’un million de familles expulsées de leur maison face à l’envolée des taux d’intérêts, trois millions encore en suspens. Enfin, tout le château de cartes s’effondre, laissant entrevoir qu’il ne s’agissait que d’une construction volatile et imaginaire et non, comme l’avaient théorisé les économistes libéraux d’un système rationnel et autorégulé selon des modèles mathématiques savants.
 
Devant cette conjonction de catastrophes, de haine internationale, de misère intérieure grandissante, les américains ont repris la main. Ils ont d’abord compris qu’ils étaient haïs et pourquoi ils l’étaient : ils incarnaient l’arrogance impérialiste des blancs toujours plus riches et plus cupides face à un monde coloré oscillant entre jalousie et désir de revanche. Et ils ont décidé de rejoindre le monde, de s’approprier la revendication universelle d’un monde plus juste dans la mesure où cette revendication représentait la seule issue qu’ils entrevoyaient à leur propre déclin. Face à une Sarah Palin, caricature de l’Amérique blanche isolationniste et ignorante qui, selon Fox News, ignorait que l’Afrique était un continent, l’électorat d’Obama, quelque soit son degré d’instruction, est conscient de par ses origines ou sa conscience que le monde existe en dehors des Etats-Unis.
 
En élisant leur premier président noir, avec un nom venu d’ailleurs, de cette Afrique qui a fourni tant d’esclaves au pays, ce nom qu’il a pu conserver lui, de par son histoire, légitimant la démarche de Malcom X, les américains ont envoyé le signal qui doit marquer la fin de la haine américaine : le leadership américain n’est plus blanc, n’est plus racialement dominateur. S’il reste impérialiste, et il le restera car c’est la nature des grands Etats que de l’être, l’alibi anti-occidental trouvera face à lui un homme dont la grand-mère danse sur les terres rouges du Kenya. Les américains ont envoyé le signal de la fin officielle du racisme d’Etat : quelque critiquables que seront les décisions de la prochaine administration Obama, le soupçon du mépris sera illégitime. Les américains ont voté la fin de l’après 11 septembre avec Obama pour solde de tout compte.
 
Le libéralisme idéologique brutalement couvert de poussières.
 
Toute une série d’idéologies étroites viennent d’un coup de prendre un sérieux coup de vieux. Non que l’élection d’Obama aille provoquer des bouleversements dans l’ordre économique américain et mondial, mais parce qu’elle intervient avec cette force symbolique dans la plus grande crise de confiance que le capitalisme ait connu depuis les années 30 et, particulièrement, depuis l’avènement des idéologies Thatcher / Reagan dans les années 80.
 
En France, nous pouvons sourire désormais de la rupture sarkozienne, laquelle, sur tous les plans, est devenue « has been ». Sur le plan de la discrimination positive, que plusieurs états américains ont abrogés au cours des référendums organisés à l’occasion de l’élection et que Barack Obama a fait voler en éclat en démontrant, justement, que son élection ne devait rien à la discrimination positive mais à une évolution en profondeur des mentalités qui ont su oublier que le futur président serait noir ou blanc. Les notions de diversité, de minorité visible, si chère à nos élites, et qui enferment les intéressés dans une identité dont ils veulent justement s’échapper est précisément une incise de la pensée libérale : la société ne serait qu’une juxtaposition de communautés, des segments de marché, qui tendraient à vivre ensemble au moyen d’un appareil juridique permettant la représentation équitable de chaque communauté.
 
La campagne Obama a ringardisé cette conception au profit d’un droit à l’indifférence : seul compte ce que chacun veut affirmer de lui, ses convictions, son talent, ses ambitions et le reste, réduit soit à l’intime soit au néant, ne devant pas être pris en compte dans l’évaluation et le choix. Obama n’a pas été élu comme d’autres ont été nommées ministres en France, en fonction de leurs origines plus que de leurs capacités, non, Obama a été élu parce qu’il était incontestablement le meilleur.
 
C’est aussi le constat qu’avec cette élection, les américains ont pris acte du cataclysme économique et qu’en choisissant un homme nouveau dans tous ces aspects, ils attendent un aggiornamento complet de la conception de la société humaine. Il n’est pas anecdotique que les principaux soutiens économiques d’Obama sont venus de la Silicon Valley, qui lui a fourni nombres de conseillers dans sa campagne : il s’agit d’une autre conception de l’entreprise, du rôle émancipateur du travail, de l’exigence de prise en compte de l’humain dans les décision économiques.
 
Obama l’américain, mais Obama quand même.
 
Il serait illusoire d’imaginer que Barack Obama transformera la société américaine et les rapports des Etats-Unis avec le monde de façon radicale. Il n’a pas été élu par le monde, mais bien par des américains qui entendent qu’ils servent les intérêts de son pays. Et les intérêts américains s’opposent durablement, sur un certain nombre de sujets, aux intérêts d’autres peuples de par le monde. Il n’y a donc pas d’illusion à avoir sur les décisions politiques qui suivront. Président américain, il sera.
 
Mais le symbole est si fort, il détermine si fortement la perception que nous allons désormais avoir des Etats-Unis que la justification de cette politique américaine, aussi désagréable qu’elle soit, ne nous apparaîtra pas aussi illégitime que par le passé. L’arrogance américaine et sa détestation était fondée sur deux aspects : la suprématie blanche qui, encore et toujours, s’impose au monde et l’impérialisme économique de la première puissance. Si l’arrogance américaine change de couleur, elle en perdra durablement sa capacité d’engendrer de la détestation. Car pour chaque habitant de la terre, il y a désormais une part d’Obama en lui. Demeurera l’impérialisme économique, et ses stratégies, inhérents au statut des Etats-Unis et dont on ne peut souhaiter l’effondrement.
 
Y a-t-il une intelligence historique des peuples ? Aucun historien ne le démontrera scientifiquement. Mais lorsque tout s’écroule devant nos yeux, l’arrivée de Barack Obama à la tête de la première puissance mondiale laisse entrevoir que hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples.


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Mohammed (---.---.---.101) 8 novembre 2008 16:32
    Mohammed MADJOUR

    "....hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples...."

    Oui mais je ne vois nulle part de hasard et la nécessité de la chose se discute ...

    Disons que c’est plutôt l’utile et l’agréable enveloppés de politique et d’intelligence !

    L’Amérique est certes une jeune Nation mais il faut surtout retenir qu’elle n’a pas suivi le processus naturel qui donne naissance aux Nation : C’est une Colonie européenne qui avait profité de l’ère de l’esclavage pour mettre en valeur l’immense territoire des Indiens !

    Donc si "le hasard et la nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples" avec peut-être un minimum de friction, je précise que la légitimité est le carburant qui fait tourner ces moteurs pour approcher l’utile et l’agréable !

    OBAMA est légitime eu égard à l’Histoire américaine, un Chef Peau Rouge le serait bien plus pour des raisons évidentes !

    L’évènement en Amérique n’est pas encore né !


    MOHAMMED.

  • Par easy (---.---.---.99) 8 novembre 2008 17:06
    easy

    A l’auteur,

    Oui, sans les nominations de Powell et de Rice il n’y aurait pas eu Obama. On peut le dire comme ça. Mais on devrait alors dire que sans l’élection et le plébiscite mondial de Mandela, il n’y aurait pas eu Powel ni Rice. Et on pourrait remonter ainsi jusqu’à Gandhi, Feyçal, Senghor...disons jusqu’à la fin de la décolonisation officielle



    Je pense que tout ordre des choses qui déçoit est voué à être renversé, plus ou moins rapidement (ce qui fait qu’il est plus ou moins remarqué)

    L’ordre tribal avait déçu les Gaulois, alors ils ont progressivement adopté l’ordre Romain, pourtant ennemi

    L’ordre Romain avait déçu, alors un ordre féodal et chevaleresque lui a succédé

    Puis un ordre fastueux, versaillais a succédé

    Puis ce fut le tour d’un ordre démocratique et nationaliste

    Puis il y eu une préférence pour un ordre plus rouge ou rose

    Mais jusque là, nonobstant ces variations d’ordre économiques, religieuses ou politiques, régnait un fond d’ordre racial accordant aux Blancs une prévalence

    L’ordre rouge ou rose ayant lui aussi déçu, il nous aura donc semblé qu’il était temps d’accélérer le mouvement de renversement de l’ordre racial en cours depuis la décolonisation (depuis que tous les nègres du monde ont appris à lire, à déchiffrer la langue des maîtres)

    Mais il n’était pas possible de renverser l’ordre racial millénaire sans renverser toute l’échelle du règne animal. Alors le gorille aussi en a profité pour prendre de la hauteur et gagner en considération

    Il va sans dire que les femmes et les enfants et même les fleurs auront été du voyage (même si ici ou là il y a encore des retardataires)

    Chaque expérience ayant duré des dizaines d’années, gageons que l’expérience lourde que nous menons actuellement durera un bail.


    Jouons à deviner à quoi va ressembler ce nouvel ordre ou quelles seront ses contradictions, ses conflits
    Moi je sens qu’il y aura déchirement entre
    "Remettons-nous au tam-tam pour économiser le courant" (Cf la tendance Ethnic -vélo actuelle)
    et
    "Nous les nègres, nous pouvons faire plus que vous les Blancs"
    Ouille ! Si c’est pour refaire en plus-mieux-pire ce qu’ont su faire les Blancs, ça va être vite décevant.

    Car si toutes les précédentes révolutions ont fini par décevoir, c’est parce qu’une fois en place, les nouveaux ont singé leurs prédécesseurs. Napoléon, roturier, révolutionnaire ayant imité le pire de Louis XIV. Staline ayant imité le pire de de Nicolas

    Bon, en tous cas, s’ils nous déçoivent, au prochain tour, ce seront les femmes qui prendront les rênes

    D’ici là les enfants auront grandi.




     







  • Par Disjecta (---.---.---.100) 9 novembre 2008 12:34
    Disjecta

    Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante. Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israëliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
    Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
    Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote.

  • Par Forest Ent (---.---.---.205) 9 novembre 2008 14:32
    Forest Ent

    Les électeurs américains peuvent-ils se faire avoir encore une fois ?

    YES WE CAN !

Réactions à cet article

  • Par Tzecoatl (---.---.---.191) 7 novembre 2008 19:23
    Claude Simon

    Splendide photo du nouveau mannequin américain, sur fond automnal.

    • Par easy (---.---.---.99) 9 novembre 2008 12:15
      easy

      Quoi ????
      La généalogie comme argumentaire qualitatif ?

      Ah, C’était à prendre au 9ème degré ?
      Ouffff ! bin j’aime mieux ça !

      J’te jure, un moment j’ai eu très peur, je croyais que t’étais sérieux

    • Par dom (---.---.---.166) 9 novembre 2008 14:51
      dom y loulou

      et en quoi la généalogie ne serait que purement fortuite ?

      simplement parce que vous aussi en bénéficiez peut-être ?

      La consanguinité en politique ça rappelle plus la classe aristocratique d’avant la révolution française qu’autre chose. Il n’y a même aucun autre lien à y voir. Israel tien maintenant la France et les USA... gageons qu’israel va nous mener à bien d’autres catastrophes.

      La généalogie maintenue silencieuse dans les médias est le couvert empoisonné. le fait que les intérêts soient toujours les mêmes quel que soit le joli poulain dont on montre les dents sur les plateaux télé.

      Et ces gens se gargarisent apparemment de la bêtise navrante des électeurs qu’ils dupent comme ils veulent parce qu’en plus ils les font travailler comme des boeufs pour un ensemble dont ils privent le nombre en paralelle.

      ça va très mal aller. C’est forcé. 

    • Par Charles Bwele (---.---.---.206) 7 novembre 2008 23:47
      Charles Bwele

       @ L’auteur,

      Remarquable analyse philosophique, à fortiori sur AV où je perçois trop de tentatives visant à minimiser voire éluder un évènement d’une telle portée.

      Amicalement smiley

    • Par Cascabel (---.---.---.79) 8 novembre 2008 15:06
      Cascabel
    • Par Disjecta (---.---.---.100) 9 novembre 2008 12:34
      Disjecta

      Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante. Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israëliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
      Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
      Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote.

    • Par Antoine Diederick (---.---.---.111) 10 novembre 2008 10:41

      a Monsieur Charles Bwele,

      Il nefaut minimiser la présence historique pour la politique intérieure US d’un président d’ascendance africaine , psychologiquement et socialement, cela vaut dire énormément, surtout pour mes étatsuniens.

  • Par 3°oeil (---.---.---.220) 8 novembre 2008 14:49

    En France on a bien eu un président du sénat noir il y a 30 ans de ca
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Monnerville

  • Par Annie (---.---.---.3) 8 novembre 2008 15:32

    Juste un petit commentaire ; j’approuve totalement votre article, mais bien qu’étant ambivalente vis-à-vis de la discrimination ou de l’action positive (et votre allusion à la juxtaposition de communautés est très juste), même si Obama n’en a pas bénéficié directement, le fait que d’autres l’aient fait auparavant et aient assumé des rôles jusque là inédits pour les noirs n’a-t-il pas aussi contribué à une évolution des mentalités ?

    @Charles,
    Les optimistes finissent toujours par l’emporter, parce que par définition, ils possèdent plus d’énergie (et avec un peu de chance ils sont peut-être aussi plus nombreux !!)

  • Par fouadraiden (---.---.---.37) 8 novembre 2008 16:05
    fouadraiden

     si on comprend bien une petite partie du propos sans la ségrégation et les djihadistes version alkaida ,Obama n’existerait probablement pas.mwé !

    comme disait l’autre , sans Mahomet point de Charlemagne.

     je pense que ces raisonnements sont pauvres et éculés.

  • Par Plume Solidaire (---.---.---.107) 8 novembre 2008 16:15
    Plume Solidaire

    Excellent article.

    Plume Solidaire

  • Par Mohammed (---.---.---.101) 8 novembre 2008 16:32
    Mohammed MADJOUR

    "....hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples...."

    Oui mais je ne vois nulle part de hasard et la nécessité de la chose se discute ...

    Disons que c’est plutôt l’utile et l’agréable enveloppés de politique et d’intelligence !

    L’Amérique est certes une jeune Nation mais il faut surtout retenir qu’elle n’a pas suivi le processus naturel qui donne naissance aux Nation : C’est une Colonie européenne qui avait profité de l’ère de l’esclavage pour mettre en valeur l’immense territoire des Indiens !

    Donc si "le hasard et la nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples" avec peut-être un minimum de friction, je précise que la légitimité est le carburant qui fait tourner ces moteurs pour approcher l’utile et l’agréable !

    OBAMA est légitime eu égard à l’Histoire américaine, un Chef Peau Rouge le serait bien plus pour des raisons évidentes !

    L’évènement en Amérique n’est pas encore né !


    MOHAMMED.

  • Par easy (---.---.---.99) 8 novembre 2008 17:06
    easy

    A l’auteur,

    Oui, sans les nominations de Powell et de Rice il n’y aurait pas eu Obama. On peut le dire comme ça. Mais on devrait alors dire que sans l’élection et le plébiscite mondial de Mandela, il n’y aurait pas eu Powel ni Rice. Et on pourrait remonter ainsi jusqu’à Gandhi, Feyçal, Senghor...disons jusqu’à la fin de la décolonisation officielle



    Je pense que tout ordre des choses qui déçoit est voué à être renversé, plus ou moins rapidement (ce qui fait qu’il est plus ou moins remarqué)

    L’ordre tribal avait déçu les Gaulois, alors ils ont progressivement adopté l’ordre Romain, pourtant ennemi

    L’ordre Romain avait déçu, alors un ordre féodal et chevaleresque lui a succédé

    Puis un ordre fastueux, versaillais a succédé

    Puis ce fut le tour d’un ordre démocratique et nationaliste

    Puis il y eu une préférence pour un ordre plus rouge ou rose

    Mais jusque là, nonobstant ces variations d’ordre économiques, religieuses ou politiques, régnait un fond d’ordre racial accordant aux Blancs une prévalence

    L’ordre rouge ou rose ayant lui aussi déçu, il nous aura donc semblé qu’il était temps d’accélérer le mouvement de renversement de l’ordre racial en cours depuis la décolonisation (depuis que tous les nègres du monde ont appris à lire, à déchiffrer la langue des maîtres)

    Mais il n’était pas possible de renverser l’ordre racial millénaire sans renverser toute l’échelle du règne animal. Alors le gorille aussi en a profité pour prendre de la hauteur et gagner en considération

    Il va sans dire que les femmes et les enfants et même les fleurs auront été du voyage (même si ici ou là il y a encore des retardataires)

    Chaque expérience ayant duré des dizaines d’années, gageons que l’expérience lourde que nous menons actuellement durera un bail.


    Jouons à deviner à quoi va ressembler ce nouvel ordre ou quelles seront ses contradictions, ses conflits
    Moi je sens qu’il y aura déchirement entre
    "Remettons-nous au tam-tam pour économiser le courant" (Cf la tendance Ethnic -vélo actuelle)
    et
    "Nous les nègres, nous pouvons faire plus que vous les Blancs"
    Ouille ! Si c’est pour refaire en plus-mieux-pire ce qu’ont su faire les Blancs, ça va être vite décevant.

    Car si toutes les précédentes révolutions ont fini par décevoir, c’est parce qu’une fois en place, les nouveaux ont singé leurs prédécesseurs. Napoléon, roturier, révolutionnaire ayant imité le pire de Louis XIV. Staline ayant imité le pire de de Nicolas

    Bon, en tous cas, s’ils nous déçoivent, au prochain tour, ce seront les femmes qui prendront les rênes

    D’ici là les enfants auront grandi.




     







    • Par patogas2008 (---.---.---.227) 8 novembre 2008 21:27

      pour en revenir au basique l’homme ( au sens large pas obama specifiquement ) est un prédateur universel opportuniste  ; que pourra bien faire obama de plus qu’un autre ? la grosse désillusion va etre explosive dans six mois un an ,meme les militaires qui veulent se barrer d’irak ont dit qu’il pouvait pas se retirer en dix-huit mois sauf abandonner des tonnes de materiel car pour repartir il faut tout remebarquer par le koweit l entreprise est gigantesque et certainement pas gratuite , d’autre part pour un pays en pleine recession ramener 200 000 reserviste et les lacher dans le marché du travail qui s’écroule , ouille ouillle ouille !!!

      le barak il vit sur une autre planète comme tout homme politique porté par son ambition et sa mégalomanie mais maintenant il va redescendre sur terre et l’atterrissage va etre douloureux et surtout pour tous les a...tis qui ont chanté ses louanges en y voyant un messie !!! j’ai pas entendu que obama avait gagné le prix nobel de l’economie ???!!
      dans une situation de crise vosu prenez le type le plus qualifié non ? alors pourquoi ne pas avoir élu le type le plus compétent économiquement ? parce que nous ne sommes pas un animal rationnel . qu’il soit blanc jaune noir ou vert c’est pas un président des etats unis qui va nous mettre du beurre dans les epinards et encore moins un démocrate qui sont protectionneste par essence ( roosevelt par exemple , merci mr roosevelt d’avoir laisser tomber l’europe et d’avoir attendu 1941 pour bouger son cul à cause des japs sinon on y serait encore !!!)

      le défi de notre monde actuel de notre époque actuel ? savoir qui dit la vérité dans ce star acadméy planétaire orchestré par des média omniprésent et qui n’ont plus aucune ethique ou si peu . et ca revient pour terminer au fameux film " au nom de la rose " de jj annaud , celui qui détient le savoir détient le pouvoir !!! absolument actuel !!!!!! hasta la vista baby ,,, ouh j’entends la tempete qui gronde dans le lointain pendant que sarah connors démarre dans sa jeep ...........

  • Par sisyphe (---.---.---.215) 8 novembre 2008 17:28
    sisyphe

    L’avis d’Emannuel Todd (émission "Arrêt sur Image")  : "l’Establishment financier a choisi Obama"

  • Par Grimbergen (---.---.---.58) 8 novembre 2008 17:35

     L’avis d’Emannuel Todd ?

    Mouarf


    Ma boulangère et Eric Charden ont eux aussi un avis sur Obama !

  • Par civis1 (---.---.---.121) 8 novembre 2008 18:00
    civis1

    @sisyphe
    Bien sûr que c’est "l’Establishment financier qui a choisi Obama" et plus précisément Warren Buffett et Bill Gate
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46862

    Reste que si la déconfiture actuelle a grandement servi leur candidat le chemin parcouru par l’ Amérique sur cette question raciale est absolument exemplaire ; presque incroyable pour ceux qui se souviennent de la ségrégation proprement scandaleuse dont les gens de couleur étaient l’objet il y a 50 ans en Amérique.

  • Par ZEN (---.---.---.104) 8 novembre 2008 18:03
    ZEN

    C’est bien écrit, mais les métaphores sont osées, pour ne pas dire plus...
    Elles mériteraient de passer à la critique solalienne..
    Parler de "gène" , de "darwinisme" , de nécessité" (au sens strict) à propos de l’histoire , c’est sortir du champ de ces conceps et laisser penser qu’il y aurait un destin américain...(ce qui est bien enracinée dans l’idéologie dominante de cette nation depuis ses origines..

    Et puis vous parlez toujours des Américains , sans nuances. La sociologie des idées politiques est assez compliquée. Là-bas, des journalistes et intellectuels, dont John R Macarthur sont beaucoup plus circonspects. Ses appuis financiers, ses allégeances à l’Aipac...pourra-t-il s’en défaire ? J’attends de voir si le changement ne sera pas seulement celui d’une image...

    Quelques échos des uSA :

    Au-delà du mythe...
    Qu’attendre vraiment d’Obama ?

    Des progressistes américains s’inquiètent :

    "Ces dernières semaines, le candidat démocrate est revenu sur plusieurs de ses promesses pour mieux se rapprocher du centre. Une dérive alarmante", estime The New York Times.


    "A gauche, les défenseurs d’Obama se rassurent à l’idée qu’il "fallait qu’il dise ça pour être élu". C’est faux. Après huit ans de Bush, les Américains sont prêts à réévaluer le rôle impérial de leur pays. Obama préfère ignorer cette occasion"(A.c)


     "Obama : colombe ou faucon ?Comme l’écrit joliment le journaliste Nicholas Lemann, dans le New Yorker, après avoir interrogé les principaux acteurs de l’entourage de politique étrangère du candidat démocrate : « Sa campagne est comme un orchestre symphonique : les cordes jouent la partition de la coopération internationale, les cuivres celle de l’action agressive. Les deux sections jouent toujours ensemble mais, selon les moments, il y en a une qui joue plus fort que l’autre. » Difficile, donc, de prévoir qui jouera le plus fort et quand, si Obama arrive au pouvoir"(MP)_______________________

    ÉTATS-UNIS • Barack Obama, ce réactionnaire :

    Le coup de gueule d’Alexander Cockburn, l’un des chroniqueurs vedettes de la presse progressiste américaine...
    Puisse-t-il faire une erreur d’analyse  !

     :

    • Par Annie (---.---.---.3) 8 novembre 2008 18:49

      L’analyse de Cockburn est assez juste ; depuis le Kosovo, il est possible aujourd’hui de faire passer la guerre pour autre chose qu’une ambition hégémonique, (guerre humanitaire, changement de régime etc).
      Mais un enseignement que les Américains ont tiré au Vietnam, est qu’il est possible de désamorcer la plupart des critiques en associant étroitement à la conduite de la guerre des gouvernements fantoches dans les pays agressés, et en prétendant qu’ils sont en charge. Un peu comme les journalistes "embedded". En outre cela leur permet de se décharger de la responsabilité d’un échec.
      Je fais un apparté parce qu’il y a tellement de discussion sur AV qui tourne autour de la religion. Mes beaux-parents sont quakers, et vont depuis le début de la guerre manifester avec d’autres quakers tous les dimanche devant le monument des morts de la guerre de 14 et de 40. Ajoutant à cela que ma belle-mère à l’âge de 78 ans vient de commencer une maîtrise en poésie, peut-être est-il possible de parler d’une révolte d’étudiants !!!
      Pour revenir sérieusement à Obama, il y a certains destins qui sont sortis grandis de l’expérience, à la mesure des attentes et qui ont confondu toutes les prédictions ; je serai pessimiste lorsque j’aurai cessé d’être optimiste.

    • Par ZEN (---.---.---.104) 8 novembre 2008 19:16
      ZEN

      @ Annie
      Bonsoir
      Je serai prudent comme vous, mais l’héritage est lourd et un cataclysme économique menace les uSA (effondrements des hedge funds , pensions menacées, .etc...) Je crois que nous n’avons encore rien vu.

      Comment réagira O. dans de telles circonstances , obligé qu’il sera de remettre en question l’american way of live (réduire la dette des ménages..) ? L’impopularité sera au rendez-vous. Je crois que les Républicains s’en réjouissent secrètement..
      Gardons espoir quand même

    • Par Bergame (---.---.---.97) 8 novembre 2008 19:44
      Bergame

      La critique "solalienne" ? Qu’est-ce donc que cela ?! Vous voulez dire "la critique sokalienne", peut-être ? Je serais intéressé de savoir quelles analyses le pauvre Solal a pu produire en épistémologie ?

    • Par ZEN (---.---.---.104) 8 novembre 2008 20:14
      ZEN

      Oups ! pardon(faute de frappe) ,
      je me référais à l’étude de SoKal et Bricmont sur les "impostures intellectuelles"

    • Par ZEN (---.---.---.104) 8 novembre 2008 20:19
      ZEN

      "nécessité évolutive (darwinienne) de l’histoire"

      Vous persistez dans la confusion..entre évolution et histoire
      Si on peut parler (après-coup) de tendances( parfois lourdes) en histoire , il n’y a aucun déterminisme comparable à ceux que l’on observe dans la nature . Pauvre Darwin !
      Un bachelier sait cela

    • Par civis1 (---.---.---.121) 8 novembre 2008 21:17
      civis1

      d’accord avec zen pour dire que cette confusion (ou cette importation ?) épistémologique du hasard et de la nécessité à partir de la biologie ne sert pas la compréhension du propos.

      Ne pas oublier que 47% d’Américains ont voté contre Obama et qu’il est bien difficile de dire ce qu’en pense la planète dans des modes parfois si éloignés de notre propre pensée ; ce qui signifie que le contenu de l’article nous en apprend certainement plus sur ce que pense l’auteur et ce qu’il construit comme prospective à partir de cet évênement que ce qu’en en retiendra l’histoire. 

      Il est bien difficile à chaud de faire des analyses objectives surtout au niveau historique ( incontournable ruse de l’histoire de Hegel ...) ou d’impact au niveau sociologique à partir d’aucune données.

    • Par civis1 (---.---.---.121) 8 novembre 2008 21:20
      civis1

      Attention :
      il faut lire : ruse de la raison dans l’histoire de hegel bien sûr !!!

  • Par Jean-Dominique Reffait (---.---.---.193) 8 novembre 2008 20:08
    Jean-Dominique Reffait

    Le propos de cet article n’est en rien de faire une prospective politique sur ce que fera ou pas Obama. Il s’agit de montrer que, quoi qu’il fasse, la perception qu’en aura le monde sera de toute façon différente qu’avec ses prédécesseurs.
    Obama, parce qu’il est noir, n’a pas le droit de décevoir les américains sur un point : il ne peut pas être le fossoyeur de la puissance politique et militaire des Etats-Unis. Obama ne laissera personne soupçonner qu’un président noir puisse être moins attaché au leadership américain et sur ce sujet, nous autres européens seront sans doute déçus sur les faibles concessions qui seront faites au multilatéralisme.
    Cela dit, il demeure que cette politique américaine ne sera plus portée par le visage de l’arrogance blanche coloniale et cla aura des conséquences importantes dans la perception de la politique américaine dans le tiers-monde. Là où un président blanc était soupçonné d’être un croisé, un nostalgique de asservissement ou de la domination, ce président noir, qui plus est, aux origines africaines directes, bénéficiera d’une autre perception.
    Historien de formation j’admets que je lance le bouchon de la spéculation intellectuelle assez loin en mêlant des concepts biologiques à l’évolution darwinienne de l’histoire. Mais l’événement le permet : on ne peut pas simplement admettre que l’élection d’un président noir dans la première puissance mondiale ne soit qu’une coincidence au regard de la déroute intellectuelle du capitalisme financier. Il y a là une réponse forte à un processus de catastrophe annoncée qui ne peut être due qu’au hasard : la nécessité évolutive (darwinienne) de l’histoire y joue un rôle déterminant.
    Qu’Obama soit ou non le candidat d’un establishment financier n’est pas mon sujet.

    • Par Cascabel (---.---.---.79) 9 novembre 2008 17:27
      Cascabel

      "Qu’Obama soit ou non le candidat d’un establishment financier n’est pas mon sujet."

      Nous l’avons bien compris, votre sujet c’est la couleur de l’emballage. Le contenu d’une boite creuse ne présente aucun intérêt, nous sommes bien d’accord.

      En attendant Goldman-Sachs ont dépensé une fortune dans un paquet sans papier cadeau.

  • Par moebius (---.---.---.100) 8 novembre 2008 21:14

    il faut rappeler qu’un président américain de par la constitution qu’il soit noir blanc ou jaune a beaucoup moins de pouvoir qu’un président européen. De plus ce président parce qu’il est noir et parce que cette événement en soit est exceptionnel n’est pas le président du monde, il n’est qu’un président américain noir d’un pays ou la ségrégation raciale est encore très forte et surtout ou a pauvreté progresse. Ce président a du pain sur la planche et si nos convictions vont dans le même sens il va falloir l’aider...dans ces temps de crise... Je ne suis pas sur que les intérêts européens soit les mêmes que les intérêts américains. Passée l’obamania et l’hystérie post Bush, Il sera sans doute tout autant difficile pour nous à aider que le précédent car je doute qu’un pays capable de dépenser 700 milliards pour un budget militaire en expansion continue vire tout à coup sa cuti. A titre de comparaison le budget cumulé de la Russie et de la Chine ne doit pas dépasser le dixième de celui ci et ne parlons pas de l’anecdote européenne dans ce domaine. En d’autre terme sera t’il plus facile de servir un président noir parce qu’il est noir qu’il aurat été difficile à servir un président blanc parce qu’il n’est pas noir...les deux nous prennent par les sentiments...Les rapports de force la géopolitique tiennent sans doute compte de la sentimentalité des masses et de son évolution mais dans quelles limites ? 

  • Par Canine (---.---.---.134) 8 novembre 2008 21:56
    Canine

    La vraie fausse question, c’est : "Obama va t’il choper Ben Laden ?"

  • Par Diogene (---.---.---.140) 8 novembre 2008 23:01

     Intéressant la liste de ses futurs collaborateurs :

    Dennis Ross, bien connu pour ses points de vue belliqueux. Il a soutenu l’invasion américaine de l’Irak et est étroitement lié aux néo-conservateurs. Après avoir quitté le Département d’État en 2000, il a rejoint le think tank de droite pro-Israël - le Washington Institute for Near East Policy (Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient) - et a signé un contrat en tant qu’analyste en matière de politique étrangère pour Fox News. 

    Ashton Carter et Ross ont également participé à la rédaction d’un rapport pour le bipartisan Center for a New American Security (Centre bipartite pour une nouvelle sécurité de l’Amérique), publié en septembre, et qui concluait que l’action militaire contre l’Iran devait être "l’élément d’une véritable option". Alors que Ross examinait les options diplomatiques en détail, Carter définit les "éléments militaires" qui devaient les sous-tendre, en ce compris une analyse des coûts et bénéfices d’un bombardement américain aérien de l’Iran. 

    Comme le New York Times l’a fait remarquer, le conseiller d’Obama en ce qui concerne la défense, Richard Danzig, ancien secrétaire de la marine sous Clinton, assista à une conférence sur le Moyen-Orient rassemblée, en septembre, par le même think-tank pro-Israël. Il dit à l’assistance que son candidat croyait qu’une attaque militaire contre l’Iran était un choix « terrible », mais "qu’il se pourrait que, dans un certain monde terrible, nous devions faire face à un tel terrible choix". Richard Clarke, qui était également présent, déclara qu’Obama estimait que "l’influence croissante de Téhéran doit être enrayée et que l’acquisition par l’Iran d’une arme nucléaire est inacceptable". Alors que « sa première inclinaison est de ne pas tirer sur la gâchette », Clarke déclara : "si les circonstances exigaient l’emploi de la force militaire, Obama n’hésiterait pas. " 

    Il ne reste plus qu’a souhaiter qu’un commando de méchants iraniens n’assassinent pas le président élu, mais si c’était le cas, son équipe saurait quoi faire pour le venger.

    Surtout que les terroristes ont une arme secrete, ils peuvent controler les services de sécurité américains : souvenez vous du 11/9 : les térroristes avaient réussi a distraire la chasse américaine pour qu’elle n’intervienne pas pendant les 1 heure et demie de l’attaque alors que l’année précédente, cette meme chasse avait intercepté 100% des avions douteux et cela en moins de 10 minutes. Ils sont forts ces terroristes. Alors pour Obama un conseil, si ses gardes du corps s’absentent 1 heure et demie, pour faire un exercice, il a intéret a se planquer.

  • Par Jordan (---.---.---.161) 8 novembre 2008 23:43
    Jordan
    Que de lignes, de phrases et périphrases pour nous sortir ce que le peuple américain ne pensent même pas. Votre traité philosophique est méritoire, mais ne correspond pas a la vérité idéologique que vous faites .Si nous avons changé pour un noir ca n’est nullement par largeur d’esprit, c’est uniquement parce que la crise financière est arrivée au bon moment pour l’international mais au mauvais pour nous américains, qui somment traumatisés,( ca n’est pas mon cas ) pensez-donc, ce peuple qui vivait et vivra toujours a crédit, ne peu plus emprunter, ce qui grâce a quoi ils connaissaient un certain confort. S’ils on voté pour un noir c’est juste un coup de chance pour Obama qui était candidat, contre un sinistre vieux dépassé, et une colistière complètement flippée, le peuple venait de gouter a huit ans de Bush+ la crise c’était asse. Si un(e) candidat démocrate avait été a sa place , il aurait été élu de la même façon quelque soit sa couleur. Quand a dire que les USA ont démontré une forme de nom racisme, en votant Obama,vous en faites beaucoup, ce sont les événement qui sont ou ne sont pas raciste. Oui il y a est eu des noirs dans les derniers gouvernements, vous avez-vous-même eu un noir comme deuxième personnage de votre République. Il n’y a encore jamais eu un vice président noir au US, même si la fonction est différente dans les deux pays. J’ai vu plusieurs noir en France avoir des responsabilités a la suite d’élections cantonales et autres, ce qui est bien plus rare chez nous. Donc la seule chose que les américains regardent, c’est non seulement le pouvoir de dépenser surtout a crédit, c’est pratiquement leurs raison d’êtres.
     
    Translation Files. Prompt T98WTS
  • Par dom (---.---.---.148) 9 novembre 2008 01:44
    dom y loulou

    hmm...

    http://fr.youtube.com/watch?v=kGiVMHxGvgE&feature=channel

    quelqu’un pourrait-il en savoir plus sur ces curieuses révélations généalogiques ? Enfin parce que moi j’ai du mal avec les outils dont on dispose sur le net. Quelqu’un aurait-il accès à des arbres généalogiques de pointe ?

    Faut qu’on sache vite si c’est vrais. ça provient quand même de la femme de Dick Cheney, vice-président US actuel donc... des infos pareilles... dites innocemment...


    Et franchement... votre "vive le président et on s’en fout de la politique, c’est un noir donc l’honneur est sauf"

    ... les trips historiques dans le bordel actuel...




    Je crains surtout qu’à force de se faire berner par des médias corrompus ...


    non...

    rien que d’y penser je n’ai même plus envie de vous dire le reste.  smiley





  • Par stephanemot (---.---.---.4) 9 novembre 2008 04:27
    stephanemot

    Si cette election est reellement historique, elle a ete a mes yeux videe de son sens, et des le soir du 4 Novembre, la reecriture de l’Histoire a commence : http://e-blogules.blogspot.com/2008/11/stolen-election.html

    Par ailleurs, parler de "conscience historique" chez les Americains ne manque pas de saveur. Je parlerai plutot de "complexe historique" ou "d’obsession de s’inscrire dans l’Histoire".

    L’Histoire se construit au present dans ce jeune pays. Il suffit de voir a quelle sauce l’adjectif est manipule : "Historique", cette batisse dont la seule vertu est d’avoir connu le premier quart du XXe siecle, "Historique", ce record qui ne tiendra pas trois semaines, battu par un joueur de baseball encore plus gonfle aux steroides...

    Cette approche dynamique a quelque chose de positif : en France, l’Histoire est un objet souvent presente de facon trop distante pour etre apprecie.

    L’histoire (officielle) des US est plutot bien maitrisee, mais la connaissance du monde laisse a desirer. Je n’ai pas vraiment ete surpris des carences affligeantes de Sarah Palin en geographie. Je me souviens de cet etudiant brillant de la cote Est qui m’avait appris que la France etait la Capitale de Paris (il etait suffisamment brillant pour avoir fait un lien entre ces deux lieux).

  • Par anwe (---.---.---.15) 9 novembre 2008 13:49

    "Profondément attaché aux valeurs humanistes et fraternelles"
    Bravo
    Pourquoi dés lors reprendre le vocable si ridicule de "jeune pays" en parlant des Etats-Unis ?
    Historien et philosophe de formation ?
    Où est l’analyse du discours sous-jacent ?
    Quelles sont vos références lorsque vous écrivez "la conscience historique des américains" ?
    Ignorer les génocides ?
    La culture américaine ne respecte aucun peuple, le pouvoir de l’argent est la pensée unique. Déclarer des guerres, voler les ressources, assassiner les hommes d’états qui ne sont pas pro capitalistes US, pourrir le monde d’OGM et déréguler le système financier mondial, , voilà ce qui peut se lire de l’histoire des USA et on applaudit qu’un noir soit élu ?

    Ecouter son discours au lieu de s’en tenir au show business des médias...


  • Par joletaxi (---.---.---.111) 9 novembre 2008 14:15

    Merci Agoravox>.
    Je m’aperçois que j’ai vécu dans le monde merveilleux de Candy.Quel réveil !
    Hitler,un agent des USA.Staline ,un bienfaiteur.Cuba, un paradis démocratique.Hiroshima, un génocide.Sadam Hussein, un démocrate éclairé,aimé de ses voisins.Poutine,élu démocratiquement au contraire d ’un Obama,pur produit marketing d’une oligarchie capitaliste...n’en jetez plus.
    Certains commentaires fleurent même bon, un peu d’anti-sémitisme.Pourquoi pas, chacun est libre de s’exprimer.
    Parfois ,il m’arrivait de me demander qui pouvait encore voter pour un Besanceno ?On est glacé d’effroi rien que d’imaginer un retour des communistes.En tout cas, au vu de certains commentaires ici, ils n’auraient aucun mal à recruter des commissaires du peuple prêts à envoyer ces judéos capitalistes dans des camps de vacances...

  • Par Forest Ent (---.---.---.205) 9 novembre 2008 14:32
    Forest Ent

    Les électeurs américains peuvent-ils se faire avoir encore une fois ?

    YES WE CAN !

  • Par Alexandre (---.---.---.174) 9 novembre 2008 17:00

     Je ressens comme une légère overdose d’Obama.
     
     Pas vous ?

  • Par fonzibrain (---.---.---.241) 9 novembre 2008 17:27
    fonzibrain

    personnellement ,toute ces images de fan d’obama hystériques comme à des concerts des beatles,qui me semble t-il n’est pas un moment propice à la réflexion,toutes ces images donc ne m’inspirent pas confiance. Sa première nomination,Rahm Emanuel est un signe très fort aux sionistes,à l’iran,,sa première interview a été très violent,aucune ouverture,que des menaces.

    je ressent cette élection comme une opération psychologique,une bonne vieille PSY OPS de l’armée.

    je suis bien trop critique pour imaginer,espérer que quelque chose puisse changer. Comme si le système permettrai à quelqu’un d’arriver à la première place sans avoir l’appui de ce système. Ha oui,pour ce qui est du racisme qui aurait disparu parce que 1 noir a été placé en haut ,alors que quasiment aucun ne siège au congrès,et que les prison sont pleine de noirs,je me demande ce que les gens ont à la place du cerveau,ils confondent leurs désirs et l’espoir,qui sont radicalement diffèrent.

    Sinon,zéro nouvelle d’al quaida al cia,ce qui me fait peur,hier bush a dit que le pays serai vulnérable aux terroristes durant la passation de pouvoir,le truc c’est que cette fois l’Europe sera touché également,l’état d’urgence ne peut être déclaré uniquement aux usa,si les usa deviennent un état policier,l’Europe ne pourra que suivre.

    L’instant est extrêmement grave,tout les clignotants sont aux rouges,l’atmosphère est lourde,les sens sont parasités,leurrés par cette obamania aveuglante.

    je ne veux pas jouer les Cassandre ,mais je le redis l’instant est très grave,quelque chose va se passer. nos gouvernant sont contre nous,j’ai fini par le comprendre,car nous sommes,de part notre force ,la multitude,leurs ennemis. voila,désolé de dire tout cela,mais,j’ai presque peur,ce qui n’est pas de moi,cela fait des années que je m’intéresse à tout cela et,je ressens un accélération dans la dynamique de destruction/construction lancé le 11/09.

    j’en arrive à prier pour me tromper

    • Par fonzibrain (---.---.---.241) 9 novembre 2008 17:56
      fonzibrain

      le hasrad et la nécessité,plutot la manipulation


      deja depuis que j’ai vu cette technologie d’hologramme intégrès à l’image sur cnn,lors de l’election d’obama
      ces vidéos tombent sous le sens

      http://ca.youtube.com/watch?v=-dFeh...

      http://ca.youtube.com/watch?v=nntdR...

      tout le monde doit voir cela,aussi,aleex jones,40 jours avant le 11/09 dit que si un attentat devait avoir lieu,ce serait le gvt et ossama ben laden serait accusé.

      http://www.dailymotion.com/relevanc...

      http://www.dailymotion.com/video/x7...
      sinon son doc endgame qui est extra 

    • Par Cascabel (---.---.---.79) 9 novembre 2008 19:57
      Cascabel

      Fonzibrain

      A Berlin, Obama acclamé par un foule sous hypnose, introduit son discours par le danger potentiel que représenterait l’explosion d’une bombe atomique sur Paris. Et chose intéressante sa langue fourche, quand il désigne le responsable d’une telle malveillance il dit : secret s.., puis il se reprend : secrets from a scientist in Pakistan ( ).*

      Malgré tout il se pourrait que le nouveau 911 soit plus politique que terroriste. Il suffit à la Cour Constitutionnelle de déclarer Obama inéligible et la bombe est là. Une crise constitutionnelle suffit pour imposer l’état de siège.

      Personne n’en parle mais Obama n’a toujours pas présenté ses papiers au peuple américain !




      * secured nuclear material in the former Soviet Union, or secrets s.. from a scientist in Pakistan could help build a bomb that detonates in Paris. 

      8:04 min
      http://www.youtube.com/watch?v=WD_0...





    • Par fonzibrain (---.---.---.241) 9 novembre 2008 22:43
      fonzibrain

      payele lapus
      en revanche,que philip berg soit membre d’axis for peace de meyssan est étrange

      bref,c’est claire que le résultaut serait le même

      merci pour l’info

    • Par ffi (---.---.---.3) 10 novembre 2008 13:23
      ffi

      Je ne sais plus qui disait : "Les dictateurs invoquent toujours l’impérieuse nécessité".

      Cascabel, tu as bien raison pour le lapsus. Je confirme, à 8.04 Obama se rate et dit

      "secured nuclear material in the former Soviet Union, or secrets s.. from a scientist in Pakistan could help build a bomb that detonates in Paris."
      http://www.youtube.com/watch?v=WD_06k32-BM

      A mon avis, c’est pour cela qu’il nest pas resté longtemps à Paris, avec Sarkozy, il avait certainement peur de se prendre un missile sur la tête !

      Oui, mais qu’est-ce qu’il voulait dire ? secrets sex ? Le libre-échangisme peut-être ?

      Il me semble avoir entendu aussi un lapsus dans son discours à Chicago, cela m’avait frappé, mais je ne me souviens plus exactement... Ah si, il me semble qu’il dit "services" au lieu de "sacrifices". A voir donc pour la phrase exacte.

      Tiens ? services ça commence par un s. Ce serait donc secrets services ? Les services secrets ? Mais non ! Franchement, c’est idiot. Autant dire que le onze septembre 2001 a été fait par les secrets s..., voyons ! C’est pas vrai. Daniel Leconte sur Arte disait que c’est pas possible, sous les conseils avisé de l’IHS (l’institut de l’histoire social), le relais de la CIA pour diviser la gauche et lutter contre le communisme.
      Tiens, lal CIA, c’est pas un secrets s.. ? Zut alors ! Leconte d’Arte aurait agit pour les sercrets s.. ? Ca voudrait dire que même la télé fondée par Mitterand, le cagoulard de gauche, qui aurait menti au sujet des réseaux de Stay-behind, Arte, dont Jérome Clément est le président et aussi membre de la France American Fondation (encore une officine des secrets s..) serait infiltrée ?
      Mais non voyons, c’est juste un poussée de complotite, ça va passer. Il paraît qu’il y a une épidémie en ce moment.

      Franchement, pourquoi des sercrets s.., ayant recyclé les anciens Nazies, tels Barbie, en les envoyant fonder les dictatures au chaud en Amérique du Sud, s’intéresseraient-il a la presse ? Ils n’en ont pas besoin, non, non. De même, ils ne s’intéressent pas à Agora vox. Non, non.

      Ici Paris, je répète : "Les faucons tourne autour de la maison blanche et le renard s’approche du poulailler"
      Ici Washigton, je répète : "la complotite ça se soigne à coup de bombe concoctée par les sercets s..."

      Personnellement je doute qu’il y ait du hasard et je ne pense pas qu’il y avait une nécessité.
      Si sélection, il y a, je doute qu’elle soit naturelle, elle est plutôt secrets s...


    • Par ffi (---.---.---.3) 10 novembre 2008 14:10
      ffi

      Cela dit, avec ce genre de lapsus à répétition, on se demande si Obama ne risque pas de passer par la case du Panthéon avec d’arriver à la maison blanche.

      Décidément entre Rumsfeld qui trébuche en invoquant un missile sur le pantagone, Bush qui assure par inadvertance avoir vu le crash du premier avion sur le WTC à la télévision, puis affirme par erreur qu’il y avait des bombes dans les immeubles, le propiétaire du WTC7 qui assure par mégarde de l’avoir fait démolir, ou encore Benazir Butho dont la langue fourche en disant que Ben Laden a été tué par Omar Cheik.

      C’est fou ce nombre de gens hauts placés qui font des lapsus depuis quelques temps. A croire qu’ils ont tous la tête ailleurs.

  • Par Riri (---.---.---.41) 9 novembre 2008 20:49

    "car l’histoire, si elle n’est pas écrite à l’avance, répond malgré tout aux règles de causalité du darwinisme : le hasard et la nécessité marchent ensemble dans la détermination des événements historiques."

    Par pitié, qu’on laisse ce pauvre Darwin en paix, et qu’on évite d’utiliser ses théories à toutes les sauces. Aprés le Darwinisme social, le Darwinisme historique... pfff c’est d’un cliché effrayant. Sans parlez de Jacques Monod qui doit se retourner dans sa tombe. Ce commentaire, sous couvert d’alibis scientifiques (dévoyés), et totalement vide de sens.

    Cette éléction engendre une surenchère de tous les superlatifs, mais de grace, messieurs les journalistes en herbe, sachez raison garder.

    Je ne saurai que conseiller à l’auteur de cet article, la lecture de l’excellent hors série de la revue La Recherche, sur l’héritage Darwin.

  • Par fonzibrain (---.---.---.241) 9 novembre 2008 23:14
    fonzibrain

    Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial ?

    Par Joëlle Pénochet

    « Il faut que tout change pour que rien ne change »

    Guiseppe Lampedusa

    Comme il était prévisible depuis plusieurs semaines, Barack Obama sera le prochain président des Etats-Unis, et l’enthousiasme n’avait jamais été aussi délirant pour un candidat depuis John Kennedy en 1960. Le taux de participation (65%) serait le plus haut depuis 1908 et ses bureaux d’enregistrements des électeurs les bureaux de vote ont été débordés par des foules enthousiastes. Toute la presse occidentale « mainstream » a encensé unanimement le candidat démocrate. La machine de propagande sans précédent a fonctionné à merveille.

    Au cours des précédentes campagnes elle avait loué, en 1992 et 1996, le démocrate Bill Clinton, qui n’a cessé de bombarder l’Irak pendant ses deux mandats avec des armes à uranium appauvri, et a renforcé l’embargo qui a causé la mort d’un million et demi de personnes (dont un tiers d’enfants), après avoir mené une autre guerre nucléaire en Yougoslavie... Elle a ensuite adoré son complice dans ses crimes contre l’humanité, Albert Gore, et continue, depuis l’échec de celui-ci, d’accuser le méchant Ralph Nader d’être responsable de l’élection de Bush en 2000. Et elle avait souhaité la victoire de l’intellectuel falot Kerry, aux positions encore plus bellicistes que G.W. Bush sur l’Iraq. En ce qui concerne Obama, elle a mis cette fois l’accent sur sa jeunesse et surtout sur sa « race » (alors qu’il est métis, et non Africain-Américain, et de culture occidentale) - comme elle l’avait mis sur le genre d’Hillary Clinton. En cela l‘Amérique blanche pourra enfin se racheter de son passé esclavagiste et ségrégationniste.

    Après les deux mandats de G.W. Bush (le président le plus impopulaire le l’histoire des Etats-Unis), marqués par deux guerres d’agression qui ont lourdement grevé le budget du pays (600 milliards de dollars pour Iraq selon le prix Nobel d‘économie Joseph Stiglitz, beaucoup plus selon d‘autres sources) et largement contribué à son endettement, la grande majorité du peuple américain, qui aspire à un changement politique profond, a placé tous ses espoirs dans jeune sénateur ambitieux de l’Illinois, l’identifiant à Kennedy et à Martin Luther King. Barack Obama a ainsi suscité l’espoir et l’euphorie dans les classes défavorisées, les Africains-Américains - et les noirs et les progressistes du monde entier. Le premier métis à représenter un grand parti à la présidentielle, qui possède un réel génie politique, un charisme et des talents oratoires exceptionnels, a eu notamment l’habileté de reprendre dans ses discours le ton et les thèmes de ces deux héros historiques dont l’Amérique est si fière. Il a prononcé son discours d’intronisation à la candidature du parti démocrate le jour du 45e anniversaire du discours fameux de Luther King, « I have a dream ». Ses principaux slogans de campagne, concoctés par ses conseillers en communication, étaient : « Oui, nous le pouvons » (« Yes we can ») et « nous changerons ensemble ce pays, et le monde ».

    Sur la seule base de son programme des primaires, et sur ses discours populistes, il a obtenu le soutien d’intellectuels comme Noam Chomsky, et d’artistes renommés engagés de longue date dans le mouvement anti-guerre (comme Joan Baez, Patti Smith, Bruce Springsteen, Bob Dylan, Michael Moore, Susan Sarandon…), d’Africains-Américains (Stevie Wonder, Spike Lee), alors que son « concurrent » John MacCain n’a obtenu l’appui que des acteurs d’extrême droite Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone.

    La face cachée de Barack Obama

    Alors que les foules se sont enflammées pour le sénateur de l’Illinois, sans aucun argument autre que la couleur de sa peau, sa jeunesse ou sa compassion pour sa grand-mère mourante (blanche) qui l’a élevé, et en se basant seulement au programme qu’il avait opposé à celui d’Hillary Clinton lors des primaires, nous voulons ici nous attacher à son comportement au fil des mois et à ses positions politiques, affichées sur son site.

    Barack Obama est un belliciste très dangereux

    « Je construirai une armée du XXIe siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar. »

    Barack Obama

    Alors que pendant les primaires, il s’était opposé à Hillary Clinton sur l’Iran, promettant de rencontrer sans conditions le président de ce pays lors de sa première année de mandat, il a annoncé, juste après l’annonce officielle de sa victoire, lors de son discours du 4 juin à l’AIPAC, le puissant lobby pro israélien, qu’il ferait « tout ce qui est en son pouvoir « pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Tout ! », n’excluant pas une intervention militaire, s’alignant ainsi sur les positions du gouvernement israélien. La chaîne de télévision NBC a même noté que sa menace « ressemblait aux menaces prononcées par George W. Bush ».

    Alors que McCain a suggéré qu’il serait prêt à accepter un accord qui permettrait à l’Iran de produire de l’uranium sur son territoire, Obama a déclaré qu’il ne l’admettrait pas, précisant qu’il ne donnerait pas aux Nations Unies un “droit de veto” sur une décision d’attaquer les installations nucléaires iraniennes). Comme le note Bill Van Auken, « Le caractère belliciste souvent prêté à McCain, par opposition à Obama, repose beaucoup plus sur ce que l’on perçoit du caractère du premier (emporté, incontrôlé) par rapport au caractère du second (calme, mesuré). Sur les intentions politiques affichées, il est vrai qu’Obama ne paraît certes pas moins belliciste que McCain. »

    A la réunion de l’AIPAC, Obama s’est déclaré un « véritable ami d’Israël » et il a proclamé la « Sacro-sainte sécurité » de cet Etat, liée à la création de deux Etats (les Palestiniens n’ont pas « droit à d’un état », mais « besoin d’un état ». Il affirmé que Jérusalem « restera la capitale d’Israël et restera indivisible », ce qu’aucun candidat n’a osé le faire auparavant. Il s’est engagé à « maintenir la supériorité militaire de l’État hébreu » afin de combattre « toute menace provenant de Gaza ou de Téhéran ». Il a également promis à Israël de lui accorder 30 milliards de dollars d’aides militaires supplémentaires.

    Il s’était opposé à l’agression de l‘Iraq en 2002, et s’était prononcé pour le retrait des troupes US pendant les primaires, mais son calendrier est devenu de plus en plus flou au fil des mois. Il admet que dans certaines circonstances il pourrait décider de prolonger l’occupation. Il estime que les menaces contre les Etats-Unis ont grandi, de l’Afghanistan à l’Iran et qu’il faut se concentrer sur la lutte contre les Talibans, « responsables des attaques du 11 septembre ». Dans le cadre de cette « guerre juste », il estime que le pays a besoin d’y « renforcer les troupes…, de plus d’hélicoptères, de services de renseignements plus performants… pour accomplir (sa) mission là-bas » (cité dans le New York Times, 14 juillet 2008).

    Il est venu en Europe pour demander à ses dirigeants de renforcer la présence de leurs troupes en Afghanistan, déclarant par exemple en France : « Nous devons gagner cette guerre, car les terroristes peuvent attaquer Paris tout aussi bien que New York ». Selon le Sunday Telegraph, il a formulé récemment la même demande à la Grande-Bretagne. En outre, il a ajouté qu’il pourrait être amené à attaquer le Pakistan dans le cadre de la “chasse contre les terroristes ».

    En vue de « reconstruire la Défense pour les tâches du XXIe siècle », il prévoit d’augmenter les forces terrestres de 90.000 hommes, d’investir dans la préparation d’interventions spéciales pour contenir des insurrections...

    Son colistier Joseph Biden était pour un « ticket » Kerry-MacCain en 2004. Au temps où il était membre de la commission des affaires étrangères, il avait incité le président Clinton à armer les musulmans de Bosnie et à intervenir à Kosovo (en déposant une résolution au Congrès co-écrite avec John MacCain, un ami de longue date). Après le 11 septembre, il a affirmé que les Etats-Unis n’avaient « pas d’autre choix que d’éliminer Saddam Hussein ». Il a proposé en 2006 la partition de l’Iraq entre sunnites, chiites et Kurdes, chère à l’état d’Israël. Quant à l’ancien colistier d’Albert Gore, Joseph Lieberman, il a cette fois pris position en faveur du candidat Républicain.

    Ses conseillers en politique étrangère les plus influents sont des faucons démocrates, comme Anthony Lake, un ancien conseiller sur la sécurité nationale de l’administration Clinton (l’un des architectes des interventions militaires dans les Balkans et en Somalie) et Dennis Ross, qui a travaillé pour le Conseil de sécurité nationale de Reagan (notamment avec Paul Wolfowitz). Ross, partisan d’une ligne très dure contre l’Iran pourrait succéder à Condeleeza Rice.

    • Par fonzibrain (---.---.---.241) 9 novembre 2008 23:15
      fonzibrain

      Obama se déclare ennemi des pays d’Amérique latine qui ont déclaré leur indépendance des Etats-Unis, comme le Venezuela de Chavez et la Bolivie d’Evo Morales. Il affirme sur son site de campagne que G.W. Bush n’a pas été efficace vis-à-vis des « démagogues » du sous-continent et qu’il fera tout pour rendre la liberté à Cuba, à commencer par la libération des prisonniers politiques : les Etats-Unis doivent y exporter la démocratie (comme en Iraq ?). Il est pour le maintien de l’embargo.

      Des promesses en matière de politique intérieure impossibles à tenir

      Si la politique extérieure reste aussi agressive que celle de ses prédécesseurs, on se demande où Obama trouvera l’argent pour rétablir un minimum de justice sociale dans son pays. Les sept années de croissance ininterrompue des Etats-Unis n’ont profité qu’à la petite minorité des plus riches, au détriment des travailleurs pauvres, des chômeurs, des Africains-Américains et de tous ceux qui sont expulsés par milliers de leur maison qu’ils ne peuvent plus rembourser. Les inégalités se sont creusées et les conditions de travail se sont détériorées. C’est pourquoi beaucoup de pauvres, parmi lesquels de nombreux anciens électeurs républicains, ont placé tous leurs espoirs dans Barack Obama, bien qu’il ait voté avec les Républicains pour le plan Paulson, ce cadeau monstrueux de 700 milliards de dollars fait aux « banksters » - la plus grande escroquerie financière de l’Histoire.

      Bill Clinton avait promis une couverture de santé pour les plus démunis et une redistribution sociale plus équitable au cours de sa campagne de 1991. Mais, pendant ses deux mandats, il a remis en cause des acquis sociaux existants, cependant qu’il augmentait le budget militaire.

      Obama n’est pas partisan de l’Etat-Providence, il ne s’adresse pas aux classes pauvres, mais aux classes moyennes, en voie de paupérisation. Il n’est pas partisan d’une couverture médicale universelle. Il veut rendre les travailleurs « plus mobiles et moins résistants aux changements ». Selon lui, les inégalités seraient dues à des différences dans les niveaux de formation et de compétences, et non à « un transfert radical et historiquement sans précédent de la richesse, des travailleurs vers les propriétaires du capital », note Bill van Auken, qui poursuit : « L’essence de l’approche d’Obama sur les questions économiques, comme l’ensemble de sa candidature, est de chercher à réconcilier l’irréconciliable. Il dit avoir de la sympathie pour les chômeurs, ceux qui n’ont pas de couverture-maladie… sans exprimer la moindre hostilité envers les parasites financiers responsables de ces conditions : les PDG aux salaires mirobolants, les gestionnaires de fonds de placement à risque, les investisseurs banquiers et les spéculateurs de biens de consommation ».

      Après Albert Gore (pressenti pour être en charge des questions environnementales dans la nouvelle administration), qui avait vanté les vertus écologiques de l’énergie nucléaire dans son livre « Earth in the Balance », le manifeste du parti démocrate sur le sujet en 2000, Obama estime que cette source d’énergie reste d’actualité dans le contexte du changement climatique.

      Par ailleurs, il veut préserver le 2e amendement de la Constitution américaine, qui autorise le port d’armes, et il est partisan de la peine de mort dans certains cas, comme le viol d’enfants.

      Les Etats-Unis gouvernés par un parti unique : les « Republicrats », à la solde du complexe militaro-industriel, des grandes corporations et d’Israël

      Plus que jamais, la collusion des deux grands partis, qui forment une « hydre à deux têtes », selon la formule de Ralph Nader, est patente. Barack Obama a obtenu le 18 octobre dernier, après l’avoir courtisé pendant des mois, le soutien de Colin Powell, ancien chef d’état-major des armées américaines, ancien secrétaire d’Etat de Georges W. Bush. C’est le discours de Powell devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, le 5 février 2003, qui a permis à l’administration Bush de déclencher l’agression contre l’Iraq, à l’origine de plus de 1.200.000 morts (The Lancet) et d’éradiquer quasi totalement l’Iraq de la carte du monde. « Ce matin, un grand soldat, un grand homme d’Etat et un grand Américain s’est rallié à notre campagne pour changer l’Amérique”, a déclaré Obama (Les Echos, 27 octobre 2008). Avant l’Iraq, ce « grand homme » s’était également distingué en faisant tout pour dissimuler le massacre de My Lai au VietNam.

      De nombreux autres Républicains, souvent anciens membres de l’administration Bush ou Reagan, se sont ralliés à lui, et il existe même des sites de « Républicains pour Obama ». La femme de Cheney, autre grand criminel de guerre, a révélé à la télévision que son mari était « un cousin au 8e degré » d’Obama, qui s’est empressé cette annonce, parlant de « Dick Cheney, mon cousin ». Dans son brillant livre-programme, L’Audace d’espérer, « Barack Obama dit des Républicains « comprendre (leurs) motivations et reconnaître chez eux des valeurs [qu’il] partage ». Il a rendu hommage à l’ancien président Bill Clinton pour avoir « extirpé du Parti démocrate certains des excès qui l’empêchaient de gagner les élections » (cité par Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, septembre 2008).

      Le Congrès, à majorité démocrate depuis les élections de 2006 grâce aux voix des pacifistes, a approuvé le financement des guerres contre l’Afghanistan et l’Iraq, permis la construction de l’ambassade des Etats la plus grande dans le monde à Bagdad ainsi que l’installation de bases permanentes en Iraq, et refusé de lancer une procédure d’Impeachment contre « les criminels récidivistes » (Ralph Nader) Bush et Cheney.

      Lors de son premier débat avec John McCain, le 26 septembre, Barack Obama a déclaré qu’il voulait « restaurer la position des États-Unis dans le monde » et qu’il fallait que les Américains comprennent que « la perception entretenue par le monde à l’endroit des États-Unis allait faire la différence dans la capacité de travailler ensemble, notamment pour déraciner le terrorisme ». Dès mars 2008, il annonça : « Ma politique étrangère se veut un retour à la politique réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan ».

      Une machine de propagande gigantesque pour Obama, et un black out total sur les autres candidats

      De même que lors des primaires, les candidats à l’investiture des deux grands partis, comme Ron Paul (Républicain anti-guerre) ou Dennis Kucinich (aile gauche des Démocrates, le favori des pacifistes) avaient été occultées pendant les primaires, les « troisièmes » candidats ont été totalement ignorés : Ralph Nader, Cinthya MacKinney (la candidate des Verts, ancienne sénatrice démocrate anti-guerre africaine-américaine), Bob Barr (parti libertarien), Jerry White (Socialist Equality Party)...

      La machine de propagande du candidat Obama était extrêmement puissante… Le coût de la campagne de 2008 devrait coûter au total plus de deux milliards de dollars » (selon le Center for Responsive Politics), le candidat démocrate ayant bénéficié du double de la somme de son concurrent, soit 639,2 millions de dollars, dont seul un quart seulement proviendrait de petits donateurs. En fin de campagne, Barack Obama a fait diffuser un publi-reportage de 30 minutes de trois millions de dollars sur sept grandes chaînes de télévision nationales. Ses spots publicitaires ont été quatre fois plus nombreux que ceux de McCain dans les dix-huit « Swing States » (Etats où sont élection n’était pas assurée). Obama, a orienté ses clips de campagne sur Internet (qui a joué un rôle important dans l’élection) essentiellement en direction des jeunes et des minorités raciales, alors que l’Amérique blanche est en passe de devenir minoritaire aux Etats-Unis. Il aurait ainsi obtenu 70% des votes chez les nouveaux électeurs. (1)

      Face à ce déluge de dollars distribués au parti unique par les grandes corporations, les candidats des petits partis, dont la plupart des électeurs américains ne connaissaient même pas l’existence, n’avaient aucune chance d’obtenir un score honorable. Par exemple, Ralph Nader, uniquement financé par des petits donateurs et l’aide légale de l’Etat, a collecté au total 4 millions de dollars soit l’équivalent de ce qu’Obama a recueilli en moyenne par jour !

      En outre, depuis que l’outsider Ross Perot a obtenu plus de 18% des voix en 1992, les petits partis sont exclus des grands débats télévisés, qui ont un poids déterminant dans le résultat final.

      L’élection d’Obama aurait-t-elle été programmée de longue date ?

      Pour conserver leur hégémonie dans le monde, les Etats-Unis ont besoin de redorer leur image, très dégradée par les deux mandats de « Bush l’idiot », le président le plus impopulaire de toute l’histoire des USA. Le choix de MacCain, un candidat âgé, falot, peu brillant, peu avenant et homme du passé (associé à la guerre du VietNam), dans lequel ne pouvaient se reconnaître les nouvelles générations d’Américains, a inéluctablement favorisé l’élection de Barack Obama. MacCain et sa colistière extrémiste Sarah Palin auraient pu être utilisés comme repoussoirs pour mieux faire élire le candidat démocrate.

      D’autant que les Américains sont préoccupés plus que jamais par leur situation sociale, depuis la « crise financière » - survenue à un moment fort opportun pour le candidat démocrate-, et qu’ils sont opposés à une large majorité (deux tiers) à des interventions à l’étranger, qui grèvent lourdement le budget de l’Etat alors que toutes les infrastructures du pays se dégradent (dans les secteurs-clefs comme l‘éducation, la santé, les transports…). C’est ce courant majoritaire anti-guerre qui avait permis aux Démocrates de reprendre le contrôle du Congrès en novembre 2006.

      D’autres questions se posent auxquelles il est difficile actuellement de trouver des réponses : pourquoi le même Colin Powell a-t-il prévu des « événements très graves » qui se produiraient en janvier 2009 pour « tester » le nouveau président ? Cela a-t-il un quelconque rapport avec le soutien de Powell qui était convoité par Obama ? Joseph Biden a prévu lui aussi des événements graves dans les mois suivant l’élection. Par ailleurs, John Bolton, l’ancien ambassadeur aux Nations Unies, un faucon notoire, a prédit qu’Israël pourrait attaquer l’Iran après l’élection, avant l’intronisation du nouveau président (The Daily Telegraph). Faut-il alors redouter de nouveaux attentats terroristes qui fourniraient l’alibi idéal à Obama pour ne pas suivre son programme (celui des primaires, conçu pour conquérir les progressistes, qui sont depuis restés subjugués par le candidat, en dépit de sa radicalisation à la droite extrême).

      Comme l’écrit justement Serge Halimi : Obama « paraît donc mieux armé qu’un autre pour « renouveler le leadership américain dans le monde ». C’est-à-dire réhabiliter la marque Amérique, rendre plus performantes parce que mieux acceptées — et plus accompagnées — les interventions des Etats-Unis à l’étranger… Pour ceux qui rêvent encore qu’un président « multiculturel » né d’un père kenyan serait le signe de la venue d’une Amérique new age et la farandole d’une ronde où tous les gars du monde se donneraient la main, le candidat démocrate a déjà dit qu’il s’inspirerait moins des Pink Floyd ou de M. George McGovern que de la politique étrangère « réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan »(2).

      Avec Barack Obama, la fin de l’hégémonie des Etats-Unis dans le monde n’est pas pour demain, et le mouvement pacifiste n’est pas près de renaître de ses cendres…

      Joëlle Pénochet

    • Par Pepe de Bienvenida (alternatif) (---.---.---.217) 10 novembre 2008 00:01

      Merci de rappeler les accusations contre Ralph Nader. Cette fois-ci la presse presque unanime a totalement censuré son discours. Qu’on soit d’accord ou pas avec lui, dans des pays qui se disent démocraties...

  • Par Pepe de Bienvenida (alternatif) (---.---.---.217) 9 novembre 2008 23:55

    On remarquera sans surprise qu’Obama juge la fabrication par l’Iran d’armes nucléaires "inacceptable". Qu’il balaie d’abord devant sa porte. Une bombe américaine serait elle plus noble et moins douloureuse qu’une bombe iranienne ? Loin de moi l’idée d’encourager Ahmadinejad, mais on comprend qu’il digère mal l’injonction "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" (qui d’ailleurs nous rappelle notre cher président : le yyyyyaaaaaccccchhhhhtttttt de Bolloré fonctionnait-il à la voile pour se conformer au projet de Grenelle de l’environnement ?)

  • Par Jean-Dominique Reffait (---.---.---.193) 10 novembre 2008 10:06
    Jean-Dominique Reffait

    Je souscris en partie aux propos de Joëlle Pénuchet : Obama s’inscrit dans la continuité d’une politique américaine hégémonique. Si l’on veut bien mon article attentivement, je n’exprime pas autre chose. Je pense seulement que le fait qu’il soit noir, dans la première puissance mondiale, lui permettra de donner une autre image à la politique américaine.
    Je pense cependant que la campagne d’Obama a été rassembleuse et qu’il a donc donné des gages à la pensée conservatrice dominante aux Etats-Unis. Il n’est pas exclu de penser qu’au final - c’est-à-dire au bout de 4 ou 8 ans de mandat - le bilan Obama soit plus à gauche que ce qu’il a annoncé dans sa campagne.
    Je pense que la critique politique d’Obama ne prendra pas la même physionomie dans nos pays occidentaux - qui décryptent la politique américaine en dehors de considérations symboliques - que dans les pays du tiers-monde où le symbole de l’émancipation et de la dignité retrouvée des noirs prendra une dimension majeure.
    Quant à mon utilisation de Darwin en l’espèce, j’ai pris soin de la resituer en dehors d’un contexte biologique, l’utilisant comme une analogie davantage que comme une équivalence.
    Ce qui est en balance, c’est la perception de la politique américaine, et non la politique menée elle-même. Tous les historiens connaissent la valeur déterminante du symbole dans la perception de la réalité sociale et, en l’occurrence, le symbole de son élection est particulièrement fort.
    Je ne suis pas un inconditionnel d’Obama (j’aurais personnellement souhaité la candidature de Clinton, dont le programme était plus clairement de gauche) mais je ne puis que constater que l’événement est considérable et qu’il aura des conséquences de perception importantes.

  • Par Antoine Diederick (---.---.---.111) 10 novembre 2008 10:38

    sur Pénuchet....

    "

    L’élection d’Obama aurait-t-elle été programmée de longue date ?

    Pour conserver leur hégémonie dans le monde, les Etats-Unis ont besoin de redorer leur image, très dégradée par les deux mandats de « Bush l’idiot », le président le plus impopulaire de toute l’histoire des USA. Le choix de MacCain, un candidat âgé, falot, peu brillant, peu avenant et homme du passé (associé à la guerre du VietNam), dans lequel ne pouvaient se reconnaître les nouvelles générations d’Américains, a inéluctablement favorisé l’élection de Barack Obama. MacCain et sa colistière extrémiste Sarah Palin auraient pu être utilisés comme repoussoirs pour mieux faire élire le candidat démocrate. "

    J’ai pensé cela aussi, je ne suis pas le seul, cependant en conclure qu’il y aurait des évènements graves de répercutions mondiales, c’est un pas trop vite franchi....

    Bonne journée.

  • Par parkway (---.---.---.209) 10 novembre 2008 10:47

    oui,

    sans les bush, les collin powell, les dick cheney,

    c’est sûr que la planète s’en porterait mieux !

    on n’aurait peut-être pas d’obama, et pis alors ?

  • Par Antoine Diederick (---.---.---.111) 10 novembre 2008 10:51

    bon article, clair de propos et bien écrit....

  • Par morice (---.---.---.68) 10 novembre 2008 11:23
    morice

     Et l’auteur à un blog....

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