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Accueil du site > Tribune Libre > Obésité de l’ignorance, anorexie de l’humanisme (...)

Obésité de l’ignorance, anorexie de l’humanisme ?

M. Chistophe BARBIER est journaliste et directeur de la rédaction de l’Express.

Je découvre sur Agoravox TV l’article relatant sa grosse prestation de stigmatisation des obèses, particulièrement navrante, assortie de réactions révoltées ! J’ai envie de rajouter une épaisseur sur la tartine de déconfiture à partager avec l’élite du pays, pour inciter à réfléchir à la manière d’alimenter le stress et de générer la souffrance dans le peuple.

Le stress est la cause de bien des crises de boulimie manifestant aussi le désespoir, la colère ou l’impuissance à se défendre, chez ceux qui n’arrivent pas à le gérer autrement, tout en le subissant. Ainsi la sensibilité corporelle se trouve-t-elle exacerbée, à effet grossissant chez les plus vulnérables. Ils peuvent compenser ainsi l’incapacité à réagir autrement.

La maigreur de "l’argumentation" du journaliste apparaît pour le moins "famélique". Les "raisons" invoquées sont "lyophilisées", "emballées sous vide" spirituel, quand il s’agirait de faire payer deux fois la place dans l’avion aux obèses "manquant de volonté pour maigrir", pendant que selon lui, "les vrais obèses" méritant sa considération, si je le suis, serait alors "repérés "et "protégés", "favorisés", "aidés".

L’anorexie de la pensée humaniste, bienveillante et solidaire de ceux qui souffrent, sans discrimination, suppure son pathos humiliant, dégoulinant de certitudes et de stéréotypes . Mal dégrossi, l’argumentaire, "méritocrate" et sélectif , est débité "au hachoir", avec des petits gestes secs. Le visage est tendu, le ton est trop "haut" pour être sincère, encore moins posé, manquant de coeur. Sauf, toutefois, soyons juste, "en faveur des obèses qui n’y sont pour rien", méritant alors "la docte considération" ! Cela même au détriment de ceux qui ne mériterait plus que la lourdeur d’un mépris écrasant, "puisqu’ils sont entièrement responsables de leur poids", ceux-là ! Certes, mais seraient-ils "coupables" et "condamnables à la discrimination EXPRESS" du directeur de la rédaction, pilote d’un avion en perdition, survolant les réalités dans la brume  ?

En réalité, le propos "un tantinet" méprisant au sujet "des gros" ne rend service à aucune personne qui souffre de surpoids, encore moins à celles et ceux qui pourraient avoir à en souffrir un jour, ni à ceux qui peuvent encore craindre une "rechute". Chaque personne se trouvant "trop grosse" ou étant "à risque" (même des gens maigres peuvent encore se trouver "trop gros)" ne devrait plus regarder l’autre qu’en "chien de faïence", dès lors que "l’obésité légitime" discrimine "l’obésité coupable" selon l’avis du "fin psychologue" BARBIER ! Ceci une fois que celui-là a fait sa grossière sélection, à la louche  !

Le paternalisme et l’infantilisme ne sont-il pas ici la recette surannée d’un journalisme "à la papa", mortifiant, dépassé, prônant l’exclusion et la discrimination ? La pédanterie ne caractérise-t-elle pas ceux qui "se la pètent grave" du haut de leur position privilégiée, ne pouvant pathologiquement s’empêcher d’avoir une opinion sur ce qu’ils ignorent, manifestement ? Sommes-nous vraiment ici en présence d’une volonté saine d’informer, de partager humainement une opinion, de créer le débat sur le sujet ?

Ne sommes-nous pas ici témoin d’une pathologie de la communication culpabilisante, souillant plus encore l’image déjà dévalorisée de ceux qui ne méritent plus que la stigmatisation... du père fouettard  ? Ce qui en dit long, ce que l’on savait pourtant déjà, sur les éducations aliénantes de la psychorigidité élitiste, "méritocrate", écrasante des plus "faibles" dans leur situation pourtant défavorisée, "puisque vous ne valez rien", ou "si peu" tant que vous n’avez pas obéi au rigorisme normatif en vigueur  ?

Il ne s’agirait plus, au fond, que de l’opinion de Monsieur " j’ai-un-avis-sur-tout", profitant de la fenêtre privilégiée que la notoriété confère. Rigoriste, le propos apparait "obèse" dans son arrogance, "anorexique" dans le manque d’humanisme et de respect le plus élémentaire. Ne parlons surtout pas de sensualité, de rondeur, d’amour, de respect de ceux pour lesquels on ne véhicule que le besoin de stigmatiser la forme, le poids, la manière d’être au monde, l’existence...

Comment donc monsieur Christophe BARBIER, va-t-il s’y prendre pour faire le tri sélectif entre les obèses qui le sont "pour des raisons indépendantes de leur volonté, victime de leur situation", selon lui, et ceux qu’il présente comme "des fainéants de l’effort à fournir pour perdre du poids", ainsi "intégralement responsables de ce poids" et limite "coupable de ne rien faire" ? Se dessine en filigrane, très maladroitement je le crois les méthodes d’une époque pas si lointaine où les juifs subissait une autre sélection inhumaine.

Le journaliste m’apparait ici comme la victime de son incapacité à discerner , dans sa diatribe provocatrice, à quel point elle peut être blessante humiliante et apparaitre "cruelle", dans le manque de recul évident sur lui-même. La distanciation est inexistante, relativement à un besoin de stigmatiser "les obèses", à "ce qu’il faudrait faire", selon on ne sait quels critères de sélection ne pouvant qu’être partiaux et dangereux, pour distinguer "les victimes" des "responsables". Tout serait-il aussi simple ?

Se profile ici l’ombre menaçante d’une sorte de "milice médicale", coercitive, à la solde des lobbies non moins agressifs qui passeraient pour "victimes de ceux qui abuseraient du surpoids par manque de volonté" ! "Milice" destinée à faire le tri sélectif, (beurk !) entre "les bons, à choyer", et "les mauvais, à exclure et à flageller " ! Pourquoi pas "à transporter dans la soute avec les animaux", tant que l’on y est !? Qui va, selon ce journaliste, définir les obésités "congénitales" (je le cite), de celles qui se résumeraient à une simple question de "vouloir changer d’attitude", et de s’en donner les moyens ?

Au fond, "l’obèse et le gros" apparaissent ici comme les boucs émissaires des handicapés qui s’ignorent, quand ils ne regardent plus l’extérieur que par le petit trou de la serrure du coffre fort dans lequel ils sont cloitrés.. Pour ceux-là, seuls ne compteraient plus que l’avidité, la rapacité, le fric et le prix fort à faire payer à ceux qui ne sont pas dans la norme rachitique des "bien-pensants" qui s’imaginent "qu’ils font le monde", avec leur pognon culte  ! 

Certes, il faut rentabiliser le coût du transport dans l’aviation, mais si c’est au prix d’une société intolérante, discriminante et barbare, il me semble que ce sera économiquement catastrophique, au bout du compte. Nous savons bien historiquement le prix de l’inhumanité ! Les derniers avions construits ont-ils tenu compte des réalités pour prévoir des sièges handicapés ? La réaction de Madame Catherine Lemoine, présidente de l’association d’obèses Pulpe Club, dans sa lettre ouverte au journaliste, pose en rondeur et avec souplesse les termes de ce qui devrait conduire à la reconnaissance du handicap et la solidarité à manifester collectivement. Elle invitant rondement le directeur de la rédaction de l’Express à faire "des titres obèses" sur le sujet.

La pensée inégalitaire peut être lourdement pesante, dans l’avion en pilotage automatique qui conduit la société individualiste "au crash", boursier de préférence ! Pas de parachutes dorés pour l’énorme majorité de ceux qui se prennent les débris de la gabegie élitiste grossière sur l’existence entière, dans la précarité, la pauvreté, la perte ou le manque d’espoir ! Il n’a même pas émis l’idée, pourtant en cours, que les normes de l’aviation ne sont tout bonnement plus adaptées à l’évolution alimentaire de notre société industrielle, ni a celle de la carrure et de la taille des gens !

Il ne parle surtout pas des lobbies capitalistes qui fabriquent aussi la "mal-bouffe", bourrée de saloperies chimiques, tant "alimentaire" que "médiatique", d’ailleurs. Ce qu’il faut avaler de couleuvres, en terme d’alimentation intellectuelle qui se voudrait peut-être "spirituelle" venant des "élites", peut donner à réfléchir sur la maladie de société. Autant de facteurs de stress, de causes de malaises, de mal-être et de maladies, du coeur, (au sens propre et figuré), de l’esprit, de l’âme et du corps, intimement liés.

En décodant, entre les lignes, le propos du Directeur de "la réduction" de l’Express, il s’agirait de parler de la responsabilité de l’individu face à sa santé, de la difficulté de la prendre, de la mieux la cerner, des moyens de se dépasser dans l’approfondissement intériorisé. Les propos du journaliste, qu’il dit avoir voulu "provocateurs", ne peuvent qu’apparaître "irresponsables et inadmissibles" , en ce qu’ils provoquent de révolte. Ils manifestent plus l’intolérance et le manque de discernement à l’état brut, devant l’impuissance à alimenter sainement un débat, qu’une volonté de l’ouvrir à bon escient.

Le journal l’Express ne devrait-il pas humainement présenter des excuses publiques à tous les gros et les obèses qui souffrent tous de leur état ? Je ne saurais que trop conseiller à monsieur BARBIER de visiter le site Gros.org, Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, particulièrement à la rubrique Dimension sociale de la stigmatisation.

De nombreux spécialistes ont travaillé sur le schéma et l’image corporels, en ce que le corps manifeste, somatise, pour dire la vulnérabilité, le mal dont souffre aussi ce qui ne méritent surtout pas la stigmatisation. Les comportements boulimiques où anorexiques ont des causes psychologiques et physiologiques complexes, relatives à des stress, des traumatismes éducatifs, à la culpabilité, à la mauvaise image de soi, a la difficulté à percevoir la dignité de sa valeur d’être humain, surtout quant elle se trouve ainsi agressée. Il existe des morphologies "fortes, "ronde", "mince" ou "maigre", naturellement. Les causes comportementales ont aussi un rapport avec la psychologie et la force intérieure nécessaire à avoir, pour être en mesure d’affronter sa difficulté face au surpoids dans de bonnes conditions, c’est-à-dire prioritairement humaines !

La culture compétitive et guerrière, normative, aliénante d’un volontarisme forcené, permet aux plus dominateurs d’écraser les plus faibles qui subissent, dans la soumission, ou la rébellion plus ou moins larvée, parfois l’autopunition ! "La comparaison mène à la compétition et la compétition à la guerre", dit le psychothérapeute Georges ROMEY. Une guerre de l’intolérance serait ici déclarée contre "les gros", là où ils auraient surtout besoin d’être en paix et de se sentir respectés, pour s’affranchir librement et en souplesse de ce qui pèse en eux. Nul besoin d’en remettre une couche !

Qu’il existe indéniablement des efforts à faire pour améliorer sa santé est une chose. Que la personne soit à même de faire ses efforts, peut demander un travail d’introspection et d’accompagnement qui n’est pas aussi simpliste et réducteur que le simple fait de "vouloir" pour "pouvoir". La médecine est elle-même en difficulté pour apporter des solutions qui doivent avant tout s’adapter à chaque patient. Il faut aussi de la compassion, sentir l’empathie de l’accompagnant, pour être en mesure de faire confiance à celle ou celui qui pourra apporter aide et conseils humainement, la réponse appropriée à chaque cas particulier. La dialectique volontariste peut être "castratrice", lorsqu’elle fait tout les amalgame et n’opère ainsi aucune distinction un tant soit peu étayée et sérieuse. Elle sied surtout très bien à ceux qui croient avoir des leçons "d’intelligence comportementale" à donner, là où en général ils se posent comme n’ayant à "en recevoir de personne", du haut de leur "superbe"... ignorance !

Les archaïsmes patriarcaux sévissent aussi dans ces slogans vieillots, du genre suranné "quand on veut on peut", chers à la droite au pouvoir ! Celle-ci "gère" la crise en faisant grossir les portefeuilles des plus riches, pendant que maigrit à vue d’oeil le pouvoir d’achat "du bas peuple", endetté jusqu’à la moelle de plus en plus "épineuse", pour nourrir grassement les gros de la finance dérégulée ! La démocratie apparait de plus en plus "squelettique" dans le manque de respect de ses fondements humanistes, face à l’obésité élitiste technocratique qui phagocytent les pouvoirs politiques, médiatiques et autres  !

La décision, la détermination nécessaire à l’action pour gagner, peuvent aussi souffrir de la manière culpabilisante dont les pères fouettards poussent à la roue. Tant de réflexes esclavagistes démangent, à défaut d’être créatifs pour des solutions humaines. Tout ça pour se faire valoir, pour leur nombril, impuissants qu’ils sont à créer quelques valeurs humanistes pour que la société aille véritablement mieux, dans sa globalité. Ils ne font finalement que participer lourdement de son malaise, de plus en plus "balèse" , pour ne pas dire "obèse", par manque de souffle et d’esprit régénérant et revitalisant !

N’est-ce pas finalement son propre malaise, palpable dans la vidéo, que manifestent les propos du journaliste ? Il fait ensuite un parallèle révélateur avec les fumeurs, en suggérant que l’on a mis des limites "strictes" à la tabagie. Veut-il suggérer que les gros qui sont "responsables, et non "victime"", selon une vision dualiste ou n’existerait plus aucun intermédiaire, aucun juste milieu, ne sortent plus dans les espaces publiques ? Voudrait-il qu’ils aient honte plus encore de leur image ? Toutes les misères "ne sauraient exister" , du moment qu’on les cache ou les parque dans des ghettos, miroir des misères intérieures et des ghetto des systèmes de pensées cloisonnés qui les y enferment, fermant avant tout les yeux sur eux-mêmes.

Beaucoup de fumeurs on sincèrement essayé d’arrêter à plusieurs reprises avant d’y arriver pour de bon, durant de longues années. Beaucoup de fumeurs ont pris du poids après avoir cessé de fumer. Je suis personnellement passé de 83 à 110 kilos après l’abandon définitif du tabac, depuis 7 ans. Actuellement je maigris, après sept années qu’il m’a fallu pour que ma volonté soit plus forte que mon sentiment d’impuissance à y arriver, malgré moult efforts réels et sincères. Autant de temps pour réunir des conditions favorables, suffisamment sereines. Autant de temps pour trouver enfin un mode alimentaire, adapté et supportable, viable, autant de temps pour se retrouver dans sa capacité créatrice, sa liberté d’être soi-même, sans complexe. Je sais, dans mon entourage, celles et ceux qui souffrent d’un surpoids beaucoup plus important que le mien, les difficultés éprouvées lorsqu’il leur faut, de plus, subir l’agression de leur image corporelle, par des propos dévalorisants de leur dignité.

Que sait donc monsieur Christophe BARBIER des efforts intenses et répétés, fournis par les gros et des obèses qui prennent leur responsabilité sans avoir besoin d’un paternalisme condescendant sur le dos , pour perdre leur poids, sans succès, reprenant même encore plus de poids ensuite ? Ceci durant de longues années où l’échec se cristallise et l’espoir d’y arriver s’amenuise. Pendant ce temps, sévissent les "gros malades" de l’image de la "perfection" du corps. Celle qui se trouve véhiculée dans les médias complices de la pub ou l’être, féminin de préférence, "vigoureux," "langoureux", "séducteur "et "mince", n’est plus que l’objet des désirs présenté comme "la panacée", idéal illusoire déshumanisé et superficiel  !

Un tel homme de valeur, respectant une éthique humaniste devrait utiliser ses compétences et sa position sociale pour aborder ses problèmes là humainement. Pour guérir de tous ses maux en douceur, la société a-t-elle encore besoin de marchands de soupes médiatiques indigestes, fumeuses, fabriquées dans les laboratoires fermés et stérilisés de la pensée unique, élitiste et paternaliste des "méritocrates" ? Ceux là peuvent aussi avoir à s’interroger sur l’anorexie spirituelle et l’obésité de l’infantilisme, si réducteur de la capacité d’autonomie des individus faisant chacun leur chemin vers leur propre dignité, en toute liberté et conscience. Faudrait-il que les marchands d’illusions descendent de l’avion dans lequel ils survole le réel. à l’aveugle. Faudrait-il qu’ils remettent les pieds sur l’humus vivifiant et revitalisant de la réalité, de la simplicité. Faudrait-il qu’ils aient l’esprit bien plus solidaire de tous, sur la terre fraternelle des humains, libres et heureux, sans avoir à changer d’apparence pour être aimés, tels qu’ils sont, dans le respect des différences.


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67 réactions à cet article    


  • JoëlP JoëlP 25 janvier 2010 11:59

    Merci pour cet article.

    Il y aurait pas mal de chose à dire sur l’obésité financière, sur tous ces gens déjà richissimes qui veulent gagner encore plus d’argent comme s’il pouvaient manger vingt fois par jour, dormir dans plusieurs lits à la fois, vivre dans plusieurs maisons et voyager dans plusieurs hélicoptères en même temps. C’est cet indécence là, cette prétention à peser cent fois plus que le commun en terme de gains qui nous amène les petits Christophe BARBIER


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 1er février 2010 00:26

      Christophe Barbier, on a déjà vu passer. Dans notre article d’octobre dernier :

      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (IV)

      nous écrivions :

      Le 25 septembre, La Dépêche publie sur son site un article intitulé «  Cahors. France Télécom : le risque de suicide évoqué pour la première fois », faisant état d’un courrier de l’Inspection du Travail a propos de l’avenir des agents de ce service public devenu société anonyme. (...)

      (...)

      Un extrait de la lettre de l’inspecteur du travail François Florenty est fourni dans un deuxième article de La Dépêche avec le titre : «  France Télécom à Cahors : la lettre qui inquiète  ». Il y est fait état de la «  grande inquiétude  » du médecin du travail.

      (...)

      Où sont passées les promesses de « grand bonheur grâce au progrès scientifique et technologique » répandues dans les années 1970 pour s’opposer à toute mise en cause du système économique et social ?

      Qu’à cela ne tienne. Dans la rubrique politique de LCI, dans un commentaire d’il y a une semaine (le 15 septembre), le directeur de la rédaction de l’Express Christophe Barbier n’a pas hésité à qualifier France Télécom de « laboratoire », d’ « éclaireur » et d’entreprise «  émblématique », modèle du ce qui attend l’ensemble des agents des services publics. Pour Barbier, il faut s’habituer à l’idée que « la vie économique, c’est rude » :

      http://tf1.lci.fr/infos/podcast/analyse_barbier/0,,4756948,00-lci-le-commentaire-politique-de-christophe-barbier-du-15-septembre-.html.

      Christophe Barbier estime notamment que l’Etat a « trop protégé ses troupes » par la stabilité d’emploi, l’avancement à l’ancienneté... Quant aux mesures à prendre, Barbier va jusqu’à s’opposer au renforcement du rôle de l’inspection de travail ou des comités hygiène et sècurité. A la place, il préconise l’aide aux « managers ». Tout un programme et tout un état d’esprit qui, si besoin était, témoigne encore de l’implacabilité des «  élites » autoproclamées dont ce type de discours incarne la politique et les intérêts de classe sociale.

      Mais l’ancien élève de l’École supérieure de commerce de Paris - Europe (ESCP Europe) qu’est Christophe Barbier oublie que, précisément, la stabilité d’emploi et l’avancement à l’ancienneté sont une caractéristique de la « haute fonction publique », bien plus que de la fonction publique « de base » où les promotions au mérite ou par concours sont très nombreuses. Et en ce qui concerne les hauts responsables du secteur privé, des affaires comme celle de la Société Générale ou celle des parachutes dorés, nous en disent long sur ce qu’il en est vraiment.

       En 1987, au moment où d’après Wikipédia Christophe Barbier entrait à l’Ecole Normale Supérieure avant d’obtenir en 1992 son diplôme de la « grande école de management » qu’est l’ESCP Europe, commençait en France la série fatidique de privatisations et délocalisations en cascade, accélérées ensuite par le Traité de Maastricht de 1992 instituant l’Union Europeénne et par l’Accord de Marrakech de 1994 dont une annexe est l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS). Barbier répète la leçon apprise sans tirer le moindre bilan des résultats néfastes de cette politique qui s’est soldée par l’actuelle crise économique et par la destruction des économies des pays dits «  riches ».

      (...)

      (fin de l’extrait de notre article)

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 1er février 2010 00:42

      Pardon, il y a une erreur de lien et de titre de notre article dans notre commentaire de 0h26. Le lien correct est :

      Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (IV)

      Avec nos excuses. Mais le lien donné dans le précédent commentaire correspond au même sujet :

      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (IV)

      Le 24 octobre, les médias (AFP, Bloomberg...) évoquent l’objectif de « diriger le monde » qui aurait été affiché au cours du sommet des pays de l’Asie tenu en Thaïlande (Bangkok Post). Au même moment, la situation d’un organisme public français stratégique comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) apparaît de plus en plus préoccupante. La lettre semestrielle du Comité National de la Recherche Scientifique CN’Infos d’octobre 2009 souligne à nouveau l’intervention managériale permanente de la « direction des ressources humaines » (DRH) du CNRS et des « services des ressources humaines » (SRH) des délégations régionales dans le suivi des chercheurs. D’après CN’Infos, la DRH et les SRH ont notamment «  réalisé un suivi post-évaluation pour les 369 chercheurs ayant fait l’objet d’un avis réservé ou d’alerte en 2008 ». Cette francetélécomisation du CNRS est également décrite dans le bilan quadriannuel 2004-2008 du Comité National, lequel semble avoir discrètement cautionné la mise en place et la généralisation de ces pratiques sans précédent. Une telle politique, de la part des sections du Comité National où siège une majorité d’élus, paraît de nature à expliquer l’étrange silence des organisations syndicales.

      Sur le site du CNRS, la page de documentation du Comité National de la Recherche Scientifique :

      http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/publication.htm

      présente un certain nombre de documents fort éclairants, mais qui malheureusement ont tendance à passer inaperçus de la grande majorité des personnels du CNRS et, a fortiori, des observateurs extérieurs. En particulier, le bilan quadriennal 2004-2008 du Comité National :

      http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/bilan/bilan_sections20042008.pdf

      nous apprend notamment (page 26) que deux types d’avis des sections déclenchent un suivi managérial imposé au chercheur concerné :

      - Un avis « réservé » de la part de la section du Comité National donne lieu à un suivi « post-évaluation » par le SRH de la délégation régionale du CNRS. Ce dernier élabore un tableau de suivi post-évaluation du chercheur, et la prochaine évaluation par la section du Comité National a lieu l’année suivante.

      - Un avis « d’alerte » déclenche une opération analogue, menée cette fois-ci par la DRH de l’administration centrale du CNRS.

      Dans la période 2004-2008, les sections du Comité National auraient émis (page 10 du même rapport) 755 avis « réservés » et « d’alerte » , plus 58 avis « défavorables » et 1557 avis décrits comme « différés, dossier à revoir ».

      Par rapport aux 11.600 chercheurs titulaires que compte le Centre et dont l’activité est évaluée tous les deux ans, de tels chiffres réprésentent de toute évidence une pression sans précédent que les suivis « managériaux » aggravent de manière très inquiétante. On ne s’y prendrait pas autrement si l’objectif était de pousser les chercheurs à quitter à terme le CNRS.

      (...)

      (fin de l’extrait de l’article)

      Barbier provient d’une école de « managers » et défend sa corporation. Le silence des syndicats de la recherche, on le comprend moins. Si ce n’est que de nos jours, les enfants des chercheurs influents font de plus en plus de la « gouvernance » et du « management » plutôt que de la recherche. Que voulez-vous, la recherche publique procure de moins en moins d’argent et de pouvoir.

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/



    • ZEN ZEN 25 janvier 2010 12:21

      Le docteur Barbier ne parle pas curieusement de la généralisation du modèle du junk-food , qui gagne la planète,des USA à l’Europe et à d’autres pays (la France n’est pas épargnée), sous la pression des puissants intérêts des professionnels de la bouffe-en-kit et des grands groupes des industriels de la bidoche


      • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 13:24

        Ces lobbys là en effet ne se pose pas les questions d’ éthique humaniste.
        C’est là ou les modes alimentaires sains de ceux qui font un travail sérieux sur la question, ne sont pas suffisamment mis en valeur. Par exemple la méthode du docteur Seignalet que je pratique(ce qui peut ne pas convenir à d’autre).
         L’élimination du gluten et des produits laitier (de vache) ont des effets « boeufs » dans le meilleurs sens qui soit... smiley
        Et puis qu’on le veuille ou non, une alimentation sur la base de produits ne contenant ni pesticides ni engrais chimique, est autrement plus revitalisante. On mange moins quans les produits sont vraiment bons. Promouvoir l’agriculture écologique de manière plus intense devrait permettre un rééquilibrage contre ces modèles alimentaires industriels déshumanisés.


      • Francis, agnotologue JL 25 janvier 2010 14:55

        @ Parkway : s’il n’y était pas déjà !  smiley

        Big agribiz fait son business avec deux sortes de produits : les gras sucrés et les gras salés !


      • toug toug 25 janvier 2010 12:52

        Toujours important de le rappeler même si c’est totalement hors sujet, Barbier est un ultra sioniste qui crache sur les mort palestiniens, et qui soutient inconditionnellement l’armée la plus humaine du monde...


        • Arunah Arunah 25 janvier 2010 13:06

          Remarquons que Christophe Barbier est un gringalet d’aspect chétif... On ne peut que lui conseiller d’avoir suffisamment de volonté pour fréquenter une salle de gym pour s’étoffer un peu...

          Cela étant, lorsqu’on achète un billet d’avion, on est en droit de prétendre occuper la totalité de son fauteuil et non pas deux-tiers, le dernier tiers étant occupé par votre voisin obèse qui répand sa graisse ( en général moite ) sur l’espace qui vous revient...


          • Arunah Arunah 25 janvier 2010 13:07

            Bug pour le gras !


            • Inquiet 25 janvier 2010 13:13

              Quand j’ai vu la vidéo j’ai eu envie de pleurer.

              A l’âge de 35 ans je pesais 135kg et fumais 1,5 paquet de cigarette par jour.

              Je sais tout ça je le dois qu’à moi-même.

              Je sais que d’utiliser le fait de se retrouver orphelin à l’age de 13 ans avec mon père qui a tué ma mère n’occasionne en aucun cas de mutations physiques et de modifications endocrinologiques me catégorisant parmi ceux « qui n’y peuvent rien ».

              Je sais que partout dans le monde il existe des gens vivant dans des souffrances bien pires que la mienne.

              Je sais tout cela.

              Je serais trop faible, est donc punissable de l’être.

              Il ne s’agit pas d’excuser la montée de l’obésité dès la prime enfance. NON !!! Un enfant SE DOIT d’être autant responsable qu’un adulte, sinon c’est son GROS CUL qui va emmerder les compagnies aériennes :
              - le sais-tu Kévin, Chloé ... malgré tes 10 ans que 10-15 ans plus tard, des messieurs respectables en tout point vont vouloir te friter la gueule à cause de ta gourmandise. Mais seulement dans 10-15 ans, pour l’instant contente-toi de manger tes doubles-hamburgers frite et boire ton 1,5 litre de cola sinon si tu t’arrêtes tu vas aggraver la crise -> les mêmes messieurs sont les portes-paroles de compagnies qui ont besoin que tu bouffes, bouffes pour engraisser leurs comptes en banque.

              Pour en revenir à moi, à 35 ans j’entrepris suite à un diagnostique de syndrome d’apnée du sommeil, de me prendre en main :
              - j’arrête de fumer avec l’aide médicale NON remboursée
              - en 18 mois je ramène mon poids corporel à 70kg smiley

              Et tout ceci : c’était facile.

              Car le pire, n’est pas de perdre du poids, le plus difficile n’est de pas reprendre du poids.

              Et j’ai repris.

              A mon corps défendant j’étais fatigué et j’avais de très grosses douleurs dorsales qui ont été diagnostiquées 3 ans et demi plus tard comme une athérosclérose sévère.
              J’ai fait en prime 2 infarctus du myocarde qui n’ont pas été diagnostiqué comme tel à cause de mon jeune âge 40 ans pour ce genre de problème.
              Aucun médecin ne se serait risqué à faire porter à la sécu des frais « non justifiables ». On a argumenté des TMS (troubles musculo-squelettiques) ou des spasmes oesophagiens.
              Et lorsque on a vraiment constaté que je ne tenais debout que part la volonté du saint esprit, on m’a fait consulter un cardiologue « au cas où ».
              Résultat des courses, on a du pratiquer un triple pontage coronarien de toute évidence génétique mais difficilement décelable à cause du décès violent de mes parents : comme si un malheur ne pouvait pas arriver seul.

              Malgré tout je suis encore là et je vais mieux, et surtout je pèse 100kg.

              Alors on va me dire que j’ai repris 30kg, mais pourquoi ne pas voir que j’en ai perdu 35kg depuis 2003 que je n’ai pas repris.

              Ah oui, pour M. Barbier, vu que je peux perdre des kg il faut que je m’assure de bien pouvoir m’assoir que sur un seul siège d’avion.

              Petite précision : c’est l’amaigrissement brutal qui a provoqué les infarctus, même si la maladie était latente.
              Donc maigrir, ça ne s’improvise pas, et dans tout les cas, fût-on responsable ou pas de son obésité, cela doit se faire avec de l’aide médicale et pluridisciplinaire sur le long terme.
              Un long terme nécessaire fût-il pénalisant pour prendre l’avion demain matin smiley


              • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 13:31

                Merci beaucoup pour ce témoignage éloquent qui va droit au cœur et à la raison en même temps.


              • appoline appoline 25 janvier 2010 14:21

                @ Inquiet,

                Votre obésité vous a occasionné des problèmes médicaux et je peux vous assurer que la plupart des personnels médicaux n’apprécient pas les obèses, vous devinez pourquoi. Avant de s’installer devant son pot de nutella, il faudrait aussi penser qu’en cas de pépin ou avec la vieillesse des petites mains vont être obligées de charrier un bon quintal. Quant aux aides-soignantes à la fin d’une journée quand elles manipulent un obèse, je peux vous assurer qu’elles n’ont plus envie d’être aimables et cela se comprend. Nous savons tous que l’obésité génétique représente qu’une infime partie des gens en surpoids, le reste c’est du laisser-aller, du manque de rigueur et de volonté, alors on s’apitoie mal sur des gens qui se lamentent tout en coûtant chez à la collectivité. Beaucoup de médecins le disent, bouger plus et bouffer moins.


              • Inquiet 25 janvier 2010 14:32

                @appoline : vous avez lu mon message ?

                J’ai l’impression que non. Puisqu’il était question notamment d’indiquer que j’ai fait un travail sur moi-même : plus de 60 kg perdu.

                Que de toute évidence, les problèmes médicaux sérieux sont surtout apparut lorsque j’ai voulu maigrir trop vite.

                Ceci dit, je pense que votre haine et votre détestation des gros tas égoïstes comme moi, l’a emporté sur la lecture sincère de mon post plutôt qu’en « diagonale ».

                Je ne vous en veut pas plus que cela, vous faites partie des « élus » dans d’autres régimes on aurait dit des « aryens ». Bon j’avoue j’ai attend un point Godwin, pourtant c’est pas faute de n’avoir rien à dire de plus, mais la conclusion s’impose tellement naturellement ...


              • Dolores 25 janvier 2010 15:18


                Pourquoi penser que les obèses passent leur temps à « bouffer » comme des cochons et à se goinfrer ?

                J’en connais qui mangent peut-être moins que des gens réputés minces.

                Arrêtez de penser par clichés et idées reçues !


              • appoline appoline 25 janvier 2010 19:31

                @ Dolores,

                Pourquoi je pense que les gros s’empriffrent : parce que c’est une réalité, la bonne blague. Regardez ce qui se passe chez les chinois depuis qu’ils bouffent mac do, seulement chez eux les cures consistent à faire monter et descendre des escaliers sous surveillance médicale et non payer aux frais de la collectivité des anneaux gastriques, pour des mémères qui ne pensent qu’à licher du pain avec du beurre brûlé.


              • alberto alberto 25 janvier 2010 13:15

                Les docteurs Barbier osent tout : c’est à ça con les reconnait...

                Bien à vous.


                • appoline appoline 25 janvier 2010 14:29

                  @ Actias,

                  « Les responsables sont les compagnies aeériennes. A elle de prévoir quelques sièges adaptés aux gros au grands ou autres »hors normes« . »"

                  Prévoir des sièges plus près des chiottes pour les incontinents.
                  Prévoir des arrivées d’oxygène pour les insuffisants respiratoires.
                  Prévoir des sièges en coquille pour les myopathes.
                  Prévoir un isolement pour les personnes grippées.
                  Prévoir des sièges sans accoudoir pour les manchots.
                  Prévoir des petits sièges pour les petits et des grands pour les grands.

                  Et puis encore quoi, vous pensez que les compagnies aériennes doivent accéder à toutes ces demandes et, en plus faire des tarifs à bas prix. Je peux vous assurer qu’avec un obèse à mes côtés en vol, sitôt descendu, il chausserait ses baskets pour commencer un régime illico.


                • Dolores 25 janvier 2010 15:23


                  @ Appoline

                  Quel dommage que l’imagination vous manque pour aller plus loin dans l’ignominie.


                • ETIENNE 25 janvier 2010 17:42

                  @ Appoline
                  De 2 à 200 Kg, un humain est une personne
                  Une compagnie aérienne ne transporte pas des Kg de viande humaine, mais des personnes de l’espèce humaine et ne doit pas faire de discrimination. C’est à elle de s’adapter au fait que les hommes ne sont pas formatés, qu’ils ont des gabarits, des poids différents.
                  Et si quelques uns font le « choix » de manger beaucoup et « trop » gras jusqu’à en être obèse, je ne vois pas où se situe l’autorité qui peut l’en empêcher. Mais je ne crois pas que beaucoup d’obèses le soient pas choix.
                  Ou alors, on décrête qu’à partir d’un certain poid, il y a plusieurs personnes, et dans ce cas, il devront payer deux places dans les transports mais auront aussi deux droits de vote, deux salaires, deux femmes....


                • appoline appoline 25 janvier 2010 19:38

                  @ Dolores,*

                  J’ai pour habitude de dire ce que je pense, peu m’importe que cela déplaise. S’apitoyer avec les autres n’incitent pas ces derniers à se prendre en main, c’est aussi simple que cela. Dans certaines disciplines médicales, il faut booster sinon ils coulent, ça cingle parfois mais cela est nécessaire.


                • appoline appoline 25 janvier 2010 19:47

                  @ Etienne,

                  Grand n’importe quoi. Si on devait tout formater selon le handicap qu’est le surpoids, ce serait quelque chose. Le laisser-aller quand il est temporaire n’est un mal pour personne mais quand il s’installe à long terme, il est inutile de dire que c’est la faute à pas de chance. Il faut savoir prendre ses responsabilités dans la vie.


                • ETIENNE 25 janvier 2010 20:26

                  @ Appoline

                  C’est toi qui parles de laisser aller, serais tu une sorte d’autorité morale ? D’où tires tu ta légitimité ?

                  Ensuite il ne me paraît pas anormal qu’une compagnie dont la principale activité est le transport des personnes propose des solutions adaptées au transport des personnes, c’est à dire, adaptées à la variété de morphologie des personnes. Il y a quelques décénies, Aldous Huxley a présenté une société formatée comme le cauchemar potentiel de l’humanité, son anticipation est en train de se réaliser avec l’aval d’une bande de masochistes, trop victimes de l’abandon de leur sens critique pour être considérés comme coupables.
                  Revenons à la raison : qu’est-ce qui te fait penser que le modèle économique qui consiste à fournir aux personnes le même service quel que soit leur poids (ou leur couleur, ou leur origine ethnique ou la taille de leurs orteils ou leur confession) n’est pas un modèle viable ?
                  Et qui es-tu ? Qu’as tu à gagner à défendre bec et ongle la chapelle de quelqu’un d’autre (les actionnaires des compagnies aériennes) ? QU’as tu à gagner à incendier ta propre chapelle de consommateur de services ?
                  La lobotomie a tellement fonctionné que certains se mettent à défendre des intérêts qui divergent des leurs voire parfois à défendre des intérêts qui nuisent aux leurs.

                  Mais en fait, tu ne veux que le bien des « gros » (une autre espèce, un phénomène comme les « djeuns » ?), tu « leurs » donnes du booste, pour qu« ’ils » s’en sortent. Tu es quelqu’un de bien, tu es prête à paser pour la dernière des intolérante pour le bien de gens qui souffrent de leur obésité.


                • ETIENNE 25 janvier 2010 21:05

                  Appoline dit à mon adresse :
                  « Grand n’importe quoi. Si on devait tout formater selon le handicap qu’est le surpoids, ce serait quelque chose. Le laisser-aller quand il est temporaire n’est un mal pour personne mais quand il s’installe à long terme, il est inutile de dire que c’est la faute à pas de chance. Il faut savoir prendre ses responsabilités dans la vie. »

                  Que d’absurdités.... :

                  1) Dans ce commentaires on formate selon des handicaps ; or, lorsqu’on formate c’est pour la norme pas l’exception, et ce qui est souhaité au contraire c’est de la flexibilité, de l’adaptabilité pour que soient prises en compte les exceptions, soit le contraire du formatage. Ce qu’Appoline cherche à critiquer en employant un contresens, c’est bien l’adaptabilité, pas le formatage.

                  2) Si on parvient à ce formatage qui n’en est pas un, alors par une obscure alchimie, un « grand n’importe quoi (...) serait quelquechose ».
                   
                  Appoline est donc adepte du contresens . A un tel niveau peut être est-ce volontaire ? Si tel est le cas, on ne peut que l’applaudir, moi j’ai marché...


                • Dolores 25 janvier 2010 21:28


                  Appoline
                  Comme Christophe Barbier, votre boîte crânienne est trop grande pour son contenu !
                   Vous prouvez seulement que vous ne comprenez rien à l’être humain et que vous ne tolérer pas ce qui ne correspond pas à vos critère. Manichéiste et sectaire.

                  « Prendre sa vie en main », « quand on veut, on peut » sont des formules qui démontre que celui qui les emploie n’a jamais été confronté à de vrais problèmes.


                • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 26 janvier 2010 00:01

                  Quand même, si ont suit le slogan de la droite (UMP) au pouvoir, "Quand on veut on peut" on voit bien que c’est certainement beaucoup plus facile techniquement de créer des nouvelles normes qui effectivement prennent en compte divers handicap, que de résoudre les multiples problèmes complexes et individuel de santé.. (ce qui est un moyen de les prendre en compte humainement)

                  Autrement dit "quand on veut on peut", en effet, changer les normes pour le adapter à la réalité. S’adapter à celle-ci c’est aussi admettre que l’on ne peut pas résoudre le problèmes des handicaps en rejetant leur réalité, c’est à dire en n’intégrant pas la valeur et la dignité de l’existence des personnes handicapée dans la vie quotidienne, en les excluant , dans le déni du réel, donc..

                  Bref le commentaire refusant d’admettre que « les compagnies ne peuvent évoluer » pour offrir des places adaptées à la réalité, correspondent au déni de celle-ci. Humainement faire payer la place à la largeur de celle-ci, ou au poids, revient à ne plus considérer le transporté que comme « une marchandise », « un objet ».. Nous avons à choisir entre une société de l’exclusion (avec le coût monstrueux en terme de misère et d’inégalité créées), avec une société de l’inclusion mutuelles des différences au bénéfices de l’humanité et du mieux vivre pour tous.


                • appoline appoline 26 janvier 2010 18:18

                  @ Dolorès,

                  Je n’apprécie pas Barbier plus que cela, c’est mon droit. Vous n’apprécier pas Barbier, c’est le vôtre, l’allusion à sa boîte cranienne est très petite, peut-être aimereriez-vous avoir juste un quart de son intellect. Quant à la mienne, ne vous inquiétez pas, tout va au poil de ce côté là, elle vaut bien le demi poids chiche qui vous sert d’encéphale. Enfin bref, je ne vais pas descendre à votre niveau, même avec de l’humour je n’y arriverais pas.

                  @ Etienne,

                  L’obésité non reconnue à elle seule comme handicap, commence à coûter cher à la collectivité, nous avons un système de santé qui permet encore certain débordement, mais pour combien de temps encore ? Très peu, le déficit est bien trop énorme pour continer à prendre en charge ce genre de non pathologie car il y a bien plus urgent à faire. Le syndrome du pot de nutella n’a rien à foutre dans les plaquette de la CQ. J’ai connu une dame qui fumait trois paquets de clopes par jour, hélas en prenant de l’âge, pépin, les artères se bouchaient. Son chir avant de lui faire son quadruple pontage à chaque aine, lui a dit « ou vous arrêtez de fumer ou je n’opère pas, je n’ai pas de temps à perdre ». Dur mais juste.


                • ETIENNE 27 janvier 2010 12:38

                  Apoline !
                  Propagande, propagande. Tout pour justifier le transfert de richesse de ta poche vers une autre, et tu y consens. Moi quand on m’enfile, j’aime jouir !
                  Notre système de santé ne va pas survivre à cette crise ! Mon c*l ! Tu stigmatises à la fois ce cliché et celui de l’obèse par paresse. C’est connu, les gros c’est des flemmards !
                  La seule chose qui peut empêcher la solidarité ce sont les décisions politiques en aval, et les votes boeufs de gens qui croient ce que disent Barbier et Zémour en amont.
                  Pauvre de nous, notre système de retraite aussi s’éfondre, on nous dit que le taux de dépendance (qu’ils calculent ainsi : nb de retraîté/ nb d’actif) atteint un niveau sans précédent. Or, si on prend le calcul d’un taux de dépendance global, (retraité+jeunes inactifs (enfants)/ actifs), il n’y a rien d’alarmant (cause la baby boom des années 50). Le problème de la retraite devient un problème comptable d’allocation des ressources.


                • appoline appoline 27 janvier 2010 13:00

                  @ Etienne,

                  Je ne regarde jamais les émissions de Ruquier et n’achète jamais l’express, autant vous dire que je n’ai pas besoin de l’opinion de ces pimpins pour me forger la mienne. Il faut savoir prendre ses responsabilités.


                • dom y loulou dom 25 janvier 2010 14:20

                  votre réaction à l’article indigeste de C.BARBIER m’en rappelle un autre, lu hier sur avox...

                  écrit par Pierre Thivollet, distillant son
                  mépris et des insultes envers un pays, Santo Domingo, qu’il accuse de ne pas aider ses frères haïtiens dans l’étalage d’insultes, envers toute une nation, aussi perfides qu’insidieuses.

                  Outre le caractère complètement mensonger de l’article, rejoignant ainsi les merdias traditionels qui ne nous servent plus QUE leur lot de mensonges répugnants servant à couvrir l’essence-ciel, lénifiants, cette « hauteur » à partir de laquelle ces gens se permettent de regarder leurs frères en humanité... mais qu’ils jugent comme des paons supérieurs faisant la roue devant les humanoïdes qu’ils pensent idiots... abusant tout le temps des esprits simples doutant. gr^ce à eux, de leur simple bon sens logique.

                  devenus psychopathes par paranoïa aïgue... (personne n’oubliera jamais les centaines de bébés assassinés en Palestine et les personnes qui arrivaient à justifier une telle barbarie... au Noël de l’année dernière, qui montra bien le respect qui est entretenu dans leur éducation envers les autres aom)

                  cet « esprit supérieur » (celui des nazis ? Ou celui des Césars dites-nous ? D’Alexandre ou celui d’Osiris ? de Marduk babylonien, le fou qui déclara qu’il serait dieu au-dessus de tous le dieux ?) qu’ils croient voir vaincre dans les petites machines de la course à la bêtise et croient apparemment qu’ils maîtrisent la pensée des aom en maîtrisant les journaux et les écrans... 

                  dont ils disqualifient et jettent à l’opprobre ceux qui ne supportent pas la lobotomie qu’ils distillent en grossières hypnoses telles un certain 11 septembre 2001...

                  comme concernant cette « nécessité de dépopuler »... ils apparaissent pour ce qu’ils sont :

                  des gens haineux, qui se prennent pour des dieux voguant dans les stratosphères d’un monde peuplé de morts... à leur suite jubilatoire : les tanks... ceux que toutes les tares de la méchanceté leur dictent de suivre ces « malins »... les « saints anges » d’Enoch, distillant là aussi le mépris de la vie et de l’incarnation et de tout le cosmos règnant puisqu’il contredit en tout leur folie mystique.

                  Et sa beauté et la joie des êtres et la conscience que nous découvrons à l’eau, ouvrant, elle, à de nouvelles perspectives sur nous-mêmes en lien avec notre univers aimant.

                  Mais le royaume des morts doit rester notre obsession et le jugement perpétuel sur l’HOMME CET ANIMAL oit rester le seul jeu enseigné jusqu’aux enfants ainsi pervertis, les aliénant des êtres en leur enseignant la peur de l’autre et l’obédiance à la cruauté mentale, la mort notre seule consolation devant leur volonté de rester entre eux tant ils ne supoortent pas l’intelligence qui s’exprime... et surtout... qui les contredit.
                   
                  Ils s’acharnent ainsi non-seulement sur tous ceux qui pourraient démêler les dangers qui les guettent et qu’ils entassent en riant cyniquement de la souffrance d’autrui...

                  mais sur l’exact miroir d’eux-mêmes, d’autres fanatiques, islamistes là. Nonobstant de les financer directement pour entretenir leur obsession raciste envers... l’HOMME... cette bête monstrueuse coupable de pêter et d’avoir reçu un sexe.

                  Le CO2 que nous exhalons est toxique enseignent-ils aujourd’hui. La culpabilisation des humanoïdes fut un jeu millénaire très amusant dont ils ne se repaîssent apparemment jamais assez en se croyant les juges de l’humanité.

                  Une vraie maladie.

                  Quand ils sont apparemment, malgré les études universitaires qui leur permettent un langage certes châtié (on se demande ce qu’ils ne châtient pas...) surtout incapables de penser de manière autonome.

                  je vous remercie pour cet article auteur... pour l’instant ils ont encore du répondant... s’ils devaient épurer tous les médias de toute voix discordante et qu’ils seraient alors complètement « entre eux » ... alors ils seraient aussi complètement aveugles.

                  Car aujourd’hui déjà une folie congénitale leur fait croire que TOUT ce que pensent les aom provient des merdias et des boîtes à info.

                  Comme ils se trompent lourdement. Comme on les plaint.


                  • voxagora voxagora 25 janvier 2010 14:21

                    On peut grossir pour diverses raisons, et au moyen de diverses méthodes, qui ont en commun d’être en rapport avec la nourriture. Mais ce symptôme n’est pas invisible.

                    Contrairement au symptôme qu’est la connerie par exemple, le symptôme qu’est le surpoids se voit d’emblée.

                    Alors que le symptôme connerie nécessite, pour être connu, qu’on ouvre sa boîte à connerie. Comme nous le démontre Mr Ch. Barbier.



                     
                     


                    • Serpico Serpico 25 janvier 2010 14:24

                      Christophe Barbier, ce n’est pas le gros QI qui a écrit : "En matière judiciaire, créer l’institution, c’est créer la demande. C’est à dire que s’il existe un tribunal, on va créer du contentieux pour le nourrir.«  ?

                      Autrement dit, et comme le fait remarquer Me Eolas : c’est parce qu’il y a trop de médecins que nous sommes malades ? C’est parce qu’il y a trop de marchands de légumes que nous sommes végétariens ?

                      Quand on »raisonne" comme ça, il vaut mieux se faire tout petit, tout petit, tout petit...

                      Pauvre lèche-bottes...


                      • Ethers 25 janvier 2010 14:57

                        Je sais que c’est d’époque, et que surtout il ne faut pas mettre les gens face à leurs responsabilités, mais tout de même !!! Savez-vous par exemple qu’aux Etats-Unis, les Etats où il y a le plus d’obèses sont aussi ceux où il y a le plus de McDonald’s ?
                        On dira ensuite que c’est la faute des McDo’s : NON !!! Tout le monde est soumis au même matraquage publicitaire, mais tout le monde ne va pas au McDo plusieurs fois par semaine ... Certains répondront surement que les méchants capitalistes après nous avoir bouffé la laine sur le dos ne nous laissent pas le choix : NON !!! Un repas McDo coûte entre 5 et 10 euros, pour le même prix, au marché - même à Paris - vous pouvez acheter des fruits et légumes pour la semaine et un peu de viande... Un point que je concède volontiers est lié à « l’éducation alimentaire » : les gens ne savent pas se nourrir correctement et s’en remettent aux solutions de facilité, plutôt que rester 10 minutes de plus dans la cuisine pour préparer le repas - et quand en plus des enfants sont dans le paysage, plutôt que de lever la voix pour obliger à manger des brocolis, on préfère faire des frites.

                        Il est évident que certains obèses le sont à cause de dérèglements hormonaux - parfois même dus au travail et à des cadences irrégulières -, mais beaucoup le sont à cause de ce qu’ils mangent, ou à cause des activités sportives qu’ils ne pratiquent pas (je connais une obèse du premier groupe, mais j’en ai rencontré une dizaine du second...) !


                        • Dolores 25 janvier 2010 15:07


                          La société veut « normer » l’individu et Barbier démontre que sous un énorme égo se cache un minuscule cerveau.

                          La stigmatisation est devenu un sport à la mode. Nous vivons dans un monde où l’apparence compte plus que l’être et où il ne fait pas bon de se différencier de ce qui devenu la règle normative.
                          On désigne à la vindicte tous ceux qui s’écartent un tant soit peu de ce qui est décrété être bien (par qui ? - des médicastres qui changent de théorie tous les 10 ans). C’est une société qui a érigé en règle l’uniformité de la pensée et de l’être humain.

                          Le modèle qui ne souffre pas d’exception est celui des gens du spectacle.
                          Tous nous devons être jeunes, minces, beaux et... riches de préférence pour conserver la jeunesse, la minceur et la beauté jusqu’au seuil de la mort.

                          Pour réussir dans tous les domaines, il suffit de le vouloir , de « prendre sa vie en main » !
                          Si vous ne remplissez pas les critères vous êtes un perdant sans volonté et sans ambition.

                          La nourriture est devenu elle aussi tabou par l’intervention des médias qui diffusent les dernières théories à la mode. On y répète en boucle qu’il faut supprimé le sucré, le salé, le gras. Les féculents et le pain ne sont pas conseillés.
                          Par contre, on le répète tout aussi souvent, il faut avaler 5 fruits et légumes frais par jour sans même se douter un instant que c’est un luxe que beaucoup ne peuvent se permettre.
                          Or ces fruits et légumes sont-ils si bons pour la santé quand on sait qu’ils dégoulinent de pesticides, herbicides, fongicides ?...
                          50% de la population au travail n’a d’autre revenu que le SMIC et beaucoup de retraités ne font que survivre et on leur conseille d’acheter plus cher des aliments de meilleure qualité !

                          Les diététiciens changent de théories tous les 15 ou 20 ans.
                          Dans les années 80-90, le refrain à la mode était de ne pas consommer de graisses animales sensées apporter trop de cholestérol, et donc causes de maladies vasculaires, et de préférer des matières grasses végétales.
                          Aujourd’hui, les mêmes doctes théoriciens disent qu’il vaut mieux utiliser du beurre que des margarines contenant de l’huile de palme hautement cancérigène ; après 20 ans de réflexion, il apparait que dégraisser la viande n’est pas vraiment nécessaire, que le foie gras et les confits ne sont pas nocifs à condition de ne pas s’en goinfrer etc,etc...

                          Les propos de Barbier sont scandaleux, ils veulent justifier des actes inadmissibles tels que ceux attribués à Air France.
                          On veut limiter le droit de voyager des personnes en sur-poids, on les discrimine déjà dans leur droit au travail et dans le respect qu’il leur est dû en tant que personnes, dans leur dignité.
                          Tout le monde a le droit de vivre et le droit au respect quelque soit son apparence.

                          Barbier, même maigre, ne mérite lui aucun respect : il est particulièrement ignoble.


                          • globulos nilasse 25 janvier 2010 15:25

                            article très étrange. l’explication semble plutôt être une excuse apportée a des gens qui se laissent totalement aller. l’auteur cherche a déresponsabiliser les individus obèses en disant « c’est de la faute a la société ». personne n’oblige les gros a aller manger gras au mac do par exemple. le fait qu’une société se moque des gros est tout a fait normal,nous sommes avant tout des mammifères,et hors mis quelques espèces qui hibernent,il n y a pas de gros dans le règne animal. aux usa,on ne se moque pas des obeses,resultat,il y a une mode dont je ne me souviens pas le nom,ou des femmes font tout pour etre énorme en bouffant comme 4,a fond de pancakes bien gras au réveil. le fait d’etre gros n’est pas naturel et encore moins normal. d’ailleurs la photo de cet article est très parlante.


                            • Inquiet 25 janvier 2010 15:49

                              Lorsqu’ils ont montrés du doigt les alcooliques, je n’ai rien dit vu que je n’était pas alcoolique, et comme on dit : quand on veut, on peut.

                              Lorsqu’ils ont montrés du doigt les fumeurs, je n’ai rien dit vu que je n’était pas fumeur, et comme on dit : quand on veut, on peut.

                              Lorsqu’ils ont montrés du doigt les arabes et les musulmans, je n’ai rien dit vu que je n’était ni arabe ni musulman, et comme on dit : quand on veut, on peut. Enfin, presque pour ce cas, mais ça ne me concerne pas.

                              Lorsqu’ils ont montrés du doigt les malades, je n’ai rien dit vu que je n’était pas malades, et comme on dit : quand on veut, on peut. Pourquoi devrait-j payer ? Ce n’est pas de ma faute après tout.

                              Lorsqu’ils ont montrés du doigt les obèses, je n’ai rien dit vu que je n’était pas obèse, et comme on dit : quand on veut, on peut.

                              Lorsqu’ils m’ont montré du doigt, pour je ne sais quoi, je n’ai rien dit non plus, puisque je n’avais plus rien à dire et personne à qui le dire, sauf à ceux qui étaient là .... dans le fond ... qui n’écoutaient pas ce que j’avais à dire.

                              Ça ne vous rappelle rien ?


                            • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 16:26

                              Je pourrais croire que je me suis mal expliqué, si d’autre réactions ne me montraient que je suis plutôt bien compris. Il n’y a pas à dé-responsabiliser, pas plus qu’à stigmatiser dans une dialectique manichéenne, culpabilisante.

                              L’expérience de « Inquiet » est assez parlante quand il s’agit du courage et de la difficulté de ceux qui luttent pour ne pas reprendre du poids, malgré toutes leur volonté, indéniable, vue les obstacle de la vie sur le chemin de l’apaisement vers la tolérance.

                              Par ailleurs si vous m’aviez bien lu, vous verriez que je ne cherche pas des excuses, là ou il n’y à pas à condamner, ni à culpabiliser, justement. Ici vous pouvez vous même ne rein excuser, là ou vous manquer de recul sur le sujet des méthodes culpabilisantes déshumanisantes.

                              Je pose le contexte des conditions favorable à l’accompagnement et à l’aide nécessaire pour ceux qui sont en souffrance à cause du sur-poids, malgré tout leur efforts pour répondre au conditions normatives aliénantes qui ne sont donc pas aidantes, quand elles sont discriminantes. Enfin, j’ai tout de même écrit ceci quand au travail et au débat à mener sur la responsabilité , je me cite :

                               « En décodant, entre les lignes, le propos du Directeur de »la réduction" de l’Express, il s’agirait de parler de la responsabilité de l’individu face à sa santé, de la difficulté de la prendre, de la mieux la cerner, des moyens de se dépasser dans l’approfondissement intériorisé« . Les propos du journaliste, qu’il dit avoir voulu  »provocateurs", ne peuvent qu’apparaître « irresponsables et inadmissibles » , en ce qu’ils provoquent de révolte. Ils manifestent plus l’intolérance et le manque de discernement à l’état brut, devant l’impuissance à alimenter sainement un débat, qu’une volonté de l’ouvrir à bon escient« .

                              De toues époque et de tout temps il y a eut des morphologies différentes, réagissant différemment au stress et à de multiples facteurs complexes. J’ai mis en évidence que ce n’est pas un problème aussi simpliste que de dire comme vous  : »c’est normal de se moquer des gros« . On peut à ce titre dire  »c’est normal qu’il y ai des gens peut éveillés qui manquent de recul et de profondeur de réflexion« , mais surtout et à défaut de cœur, quant à ce que représentent pour eux »les gros et les obèses« qu’ils aiment humilier. »La normalité«  ici c’est bien ce que je remets en question, dès lors qu’elle est basée sur des réflexes normatifs archaïques. 

                              Personne n’a l’apanage du coeur, certes, mais tout de même nous discutons bien ici de l’humanisme, et de la manière humaine d’aborder nos difficultés dans la société, pour mieux les résoudre, d’une part. De l’autre, surtout nous discutons de comment mieux vivre ensemble, »malgré et grâce" à ces difficultés, à la fois, en ce qu’elle nous poussent à grandir dans notre humanité, les uns grâce aux autres, en faisant preuve de créativité et d’esprit solidaire.


                            • ddacoudre ddacoudre 25 janvier 2010 15:44

                              bonjour yann

                              sujet difficile bien traité.

                              certes le stress est indéniable et la boulimie un combat difficile, pour autant ce sont pas des événements nouveau, et ils se manifestent à la couleur de notre mode de vie si je puis le dire ainsi

                              L’homo sapiens sapiens a laissé son empreinte sur toutes les surfaces rocheuses des terres où il s’est installé. Cet « art visuel » donne une diversification progressive conceptuelle qui constitue un témoignage originel. L’art de ces peuples chasseurs permet de distinguer un processus d’analyse logique qui caractérise l’esprit humain, et leurs problèmes revêtaient un caractère existentiel et philosophique. Ils reconnaissaient le repas comme l’acte au travers duquel se réalise la symbiose entre la consommation de la viande animale et la force de vie qu’elle lui apportait, et qui concrétisait l’intégration de l’esprit de l’animal dans le corps de l’homme.

                              Cette relation là, nous la perpétuons au travers de toutes les représentations que les hommes lui ont données.


                              comme nous ne chassons plus « l’animal », mais nous le produisons industriellement, il n’est plus le produit de la « nature » mais de la monnaie.

                              c’est ainsi que ceux qui ’auront pas compris que la monnaie est un moyen d’échange et non une nourriture, généreront quelques incomplétudes, autant pour ceux qui les subiront pour avoir un psychisme plus fragile que d’autres, que pour ceux qui refuserons de payer le coût social de la nourriture qu’ils fabriquent.


                              effectivement le sors de ces personnes, ne sont pas isolés de notre mode de vie, et dans bien des domaines l’image symbolique que j’ai prise s’applique à bien des sujets, et fait croire à beaucoup qu’il suffit de prendre sur soi pour parvenir à un résultat.


                              cordialement.



                              ainsi ceux qui auront un psychisme plus fragile que d’autres en pâtirons


                              • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 16:52

                                Bonjour ddacoudre,
                                merci pour cet éclairage transversal qui met bien l’accent sur l’interdépendance de toute chose et la valeur des origines. Tout autant que le rapport à l’argent déconnecté de son sens réel, médiateur, devenu un but en soit, « l’animal à chasser ».. bien vu..

                                Il est intéressant de lire le Docteur Seignalet qui dit que finalement nos modes alimentaires seraient, encore de nos jours, plus en harmonie avec nous-même, ni nous mangions par exemple des céréales qui n’ont pas été artificiellement mutés. C’est à dire à une consommation d’aliments « encestraux ».
                                Sans prôner ce qui, pour certains apparaitrait comme une « régression ». Il est évident que nous devons nous interroger individuellement sur nos mode de vie et nos choix, nos besoin de remettre en question la fuite en avant et la perte de sens.

                                La fragilité du psychisme devrait être valorisée comme une sensibilité à respecter, avant tout, pour éviter les dégât de certains « mammouths » dans les magasins de porcelaines, dans le manque de symbiose criant avec la nature humaine  smiley Cela dit c’est aussi le chemin que nous avons à faire ensemble, pour que l’humain puisse retrouver cette symbiose avec la nature.Nous en sommes tous responsables..


                              • globulos nilasse 25 janvier 2010 16:49

                                a vous lire,nous pourrions avoir l’impression que notre époque est particulièrement difficile a vivre. deux choses tout de meme,la premiere,vous dites :

                                L’expérience de « Inquiet » est assez parlante quand il s’agit du courage et de la difficulté de ceux qui luttent pour ne pas reprendre du poids, malgré toutes leur volonté, indéniable, vue les obstacle de la vie.

                                et vous dites en plus :

                                De toues époque et de tout temps il y a eut des morphologies différentes, réagissant différemment au stress et à de multiples facteurs complexes.

                                il y a quand même un bé mol dans vos arguments,c’est que nos sociétés n’ont jamais été aussi douillettes qu’aujourd’hui. de tout temps il n’y a pas eu 30 pour cent d’obèses et pourtant les formes de sociétés antérieurs a la notre étaient bien plus anxiogènes. personnellement,je pense que sans la pression sociale,les individus aillant ce type de problème,seraient encore plus gros. le fait qu’il y ait des moqueries n’est pas du a un quelconque facteur d’ignorance ou de méchanceté,mais s’inscrit dans une volonté inconsciente de la part de la société a ce que chaque individu puisse s’y intégrer. le fait d’être gros est un handicape volontairement entretenu,il doit donc s’attendre a un jugement réprobateur de la part de ses semblables. bien sur je mets a part les problemes aillant des problemes de santé,comme l’hypothyroïdie.


                                • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 17:32

                                  Il semble que vous pourriez combler quelques lacunes concernant l’existence de l’inconscient, et des causes profondes des difficultés à prendre conscience des comportements que nous avons qui nous desservent individuellement, tout autant que collectivement.

                                   Le côté « douillet » de la société dont vous parlez se relativise au regard de la réalité en terme de mal-être, malaise, maladie, perte d’emplois, insécurité, angoisse existentielle, sentiment d’abandon, solitude affective, conflit relationnel, maltraitance au travail, politique déshumanisante, violation des droit de l’homme (même en France), pollutions à subir... Tout le monde n’est pas sensible au difficultés de la même manière, dans son propre confort en effet..Ce qui peut aussi être un problème pour que les gens sortent de leur cocons... et de leur illusions, bien souvent..

                                   Les souffrances de l’humanité ne me semble pas mériter de se regarder au regard du simple confort matériel (certes) comparativement à d’autre époques... Nous vivons au présent et avec nos sensibilité de notre époque.. Nous ne sommes plus des costaux aguerris aux travaux manuels dans les champs ou des les mines, qui portaient des armures « lourdes comme eux », qui mourraient aussi plutôt jeunes..

                                  De plus nous sommes loins d’être égaux quand à cette notion de « confort », même si dans la laideurs de certaines cités, vous pouvez manger au chaud devant la télé votre nourriture industrielle avec votre smic pour une famille entière, ou votre RSA...

                                  C’est une erreur de croire que la pression, la coercition est un moyen d’éviter la pathologie, là ou il est évident qu’elle l’entretien chez ceux qui la subissent, sans pouvoir et savoir s’en protéger.

                                  Justifier des discours discriminant, une pression coercitive comme « moyen de faire du bien », correspond pour moi aux archaïsme maltraitant des éducations aliénantes, causes aussi de bien des maladies, malaises et prise de poids, perde de confiance en soi, dévalorisation.. .. On peut éventuellement reconnaitre à Christophe BARBIER de générer un débat, on peut tout autant regretter de ne pas l’avoir fait en douceur avec « des titres humaniste obèses » dans l’Express comme disait judicieusement Mme Catherine Lemoigne dans sa lettre ouverte au journaliste

                                  L’espoir, l’encouragement, la valorisation, la bienveillance, le discernement, la sagesse, la patience, parfois la fermeté, mais aussi la sincérité, l’authenticité , l’écoute, l’empathie, le dialogue constant, sont des valeurs qui élaborent une autre vision de la manière de changer, d’inciter au changement et d’accompagner ce changement. (Ce qui correspond à ma formation professionnelle pour cadre du social au Centre d’Etudes Supérieures Industrielles, CESI méditerannée en 1999-2000) et à mon expérience professionnelle d’accompagnement de personnes en difficultés d’insertion dans les années 90.

                                  Cela ne veut donc pas dire qu’il ne faut pas mettre les pieds dans la plats des difficultés, pour conduire la régulation des conflits (entre les oppositions). Je pense que nous avons tous entendu et lu des commentaires trop souvent humiliants contre les gros et les obèses. On connait cette pensée là par coeur et ses causes et ses conséquences aussi ! A ceux qui la véhicule d’en assumer désormais les conséquences si le retour les remet en question et à leur juste place.

                                  Nous parlons de vulnérabilité, c’est quelque chose qui mérite d’être pris en compte humainement. Je n’en démordrais donc pas  smiley c’est un choix, une orientation pour laquelle je milite.. Tous les avis peuvent s’entendre et évoluer en s’enrichissant les uns des autres smiley


                                • globulos nilasse 26 janvier 2010 10:49

                                  @ l’auteur

                                  votre analyse pourrait être intéressante si il n’y avait pas tant de condescendance et cette forme professoral dans vos propos. je vois que nous ne nous mettrons pas d’accord. ce que vous décrivez peut être applicable de tout temps et dans toutes les sociétés. je pense sincèrement qu’au lieu d’appeler votre article « obésité de l’ignorance et anorexie de l’humanisme »,nous pourrions tout autant l’appeler « boulimie de la consommation et anorexie de la conscience »,voila un titre avec lequel j’adhèrerais.


                                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 janvier 2010 17:09

                                  Je remarque que Barbier s’en prend volontiers aux « gros » qui veulent voyager en avion mais qu’il épargne régulièrement les « nains » qui habitent au palais de l’Elysée.


                                  • non666 non666 25 janvier 2010 17:30

                                    Barbier , derriere sa position indefendable est en fait en train de remettre en cause tous les principes de services public, ni plus, ni moins.

                                    1)Les cretins d’ecolos disaient  : « Pollueurs payeurs !  » , en oubliant que pendant des decennies l’Etat, via le credit agricoles et les prets aidés POUSSAIT les agriculteurs vers l’agriculture intensive, pour finir des debouchés a Rhone Poulenc et a Chimique grande paroisse..... (dont l’usine a été victime d’un attentat en 2001)
                                    Barbier nous vomi la meme betise : Tu es trop gros pour la place standard : tu en pairas Deux !
                                    Cette logique , tres « profit center » , apparement de bonne politique economique, cache en realité la remise ne cause des services public derriere une rhetorique rentabiliste.
                                    On met en exergue le cout economique, la rentabilité immediate afin de mieux justifié la privatisation de tous les services face a l’argument du cout et de la rentabilité.

                                    Les prisons sont privatisées chez Bouyghes, les NMPP (la presse) chez Lagardère , bientot l’armée privatisée, comme aux etats unis sera en competition avec Halliburton, Carlyle et compagnie pour les missions de « maintien de la paix dans les zones ou nous auront au prealable declanchées des guerres ?
                                    L’eau, l’electricité , le gaz, tous les reseaux sont en train de passer de la propriété collective aux interets d’une minorité grace aux cliques de copains et de coquins....

                                    2) Barbier, s’il avait été du coté des »clients« aurait pu, par exemple s’inquieter de la taille des places standard dans les avions....
                                    D’ailleurs dans les trains, dans les bus, c’est la meme chose.
                                    Les normes actuelles d’ergonomie date d’une epoque ou les hommes faisaient moins d’un metre soixante dix de moyenne pour soixante quinze kilos.
                                    La hauteur des pieds de table, les hauteurs des lavabos , la largeur des sieges , tout est indéxé sur ces mensurations pour semi-homme....

                                    Evidemment, quand on est taillé comme Sarkozy ou Barbier, on passe meme sur un strapontin.
                                    Mais Pour les hommes actuels , les vrais, ceux qui ont des epaules larges et des jambes longues ?
                                    Les normes d’ergonomie actuelle sont périmées, c’est un fait.
                                    D’ailleurs, en Allemagne, dans l’Europe du Nord en general la situation a commencée a etre prise en compte.
                                    Les compartiments de trains ne sont plus equipé de 8 places payantes mais de 5 plus un siege bébé...


                                    3) Vouloir »responsabiliser" les gens , c’est bien.
                                    Pourquoi s’arreter aux gros ?
                                    Pourquoi rembourser les medicaments anti-cancer aux anciens fumeurs ?
                                    Comme le dit Barbier , apres tout , c’est leur faute .

                                    Pourquoi rembourser l’IVG ?
                                    Sous une Burqua, en restant chaste, tu n’en aurais pas besoin.
                                    Pourquoi la société devrait payer pour tes frasques SALOPE !

                                    Pourquoi payer la taxe carbonne du cretin de l’Elysée ?
                                    Ce sont SES choix, ses invités, ses deplacement et vu son militantisme, il est moins a notre service qu’au sien exclusif .
                                    A quoi sert le Glam, l’Esterel , et toute la flotte des VIP de la republique (plus le air-force -Nain...)

                                    Mais j’en ai une bien meilleure pour cet abrutis de Barbier.
                                    Pourquoi devrions nous payer pour subventionner la presse ?
                                    Qui sert elle ?
                                    Pas nous, c’est evident.
                                    Pourquoi ne fairait elle pas de petit effort, en diminuant par deux les salaires de ses employés les mieux payés , par exemple au lieu de nous tendre sa sibille.
                                    Si Barbier ne se gloutonnait pas tant, nous n’aurions pas a payer pour lui.









                                    • jef88 jef88 25 janvier 2010 18:38

                                      C’EST UN TRES VIEUX PROBLEME

                                      Depuis des millénaires pour faire marcher la fouledans le bon sens, on lui fait peur !
                                      - les tyrans coupaient des têtes ou créaient des bastilles.
                                      - les religions prométtaient l’enfer à ceux qui n’agissaient ou ne pensaient pas comme il faut.
                                      Maintenant ce sont les médias, poussés tour à tour par des partis et par le bisness qui cherchent à nous foutre les jetons
                                      Exemples récents
                                      - H1N1 et les 90 milions de doses
                                      - Réchauffement et le climagate et la fonte des glaciers.

                                      On nous avait déjà fait le coup des pluies acides, et cela continuera

                                      LA SOLUTION
                                      Développer l’instruction, la vraie celle qui pousse à apprendre et a se documenter d’une façon multisources
                                      Développer l’esprit critique et constructif

                                      Tant que cela ne sera pas généralisé nous courons le risque de dictatures variées plus ou moins soft


                                      • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 25 janvier 2010 22:56

                                        Merci, excellent !


                                      • zergotine 25 janvier 2010 20:14

                                        J’ai eu la malchance de voyager en avion à côté d’un obèse... impossible de changer pour un être à côté de quelqu’un de taille normale... je vous passe les détails sordides de mon calvaire pour un vol de 8H !!

                                        Il est évident qu’il leur faut deux voire trois sièges ! donc normal qu’ils paient le prix fort !! 



                                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 janvier 2010 21:08

                                          Moi j’ ai eu le contraire , j’ étais assis à côté d’ une qui baise pas , c ’est pas mieux ....


                                        • Jojo 25 janvier 2010 21:11

                                          Merci capitaine ! Et l’aut là qui parle d’incivilité pfft 


                                        • K K 26 janvier 2010 11:33

                                          @ Zergotine,


                                          Il m’est arrivé plusieurs fois la même chose et je ne suis pas un petit gabarit. En général, cela ne se passe pas trop mal car la personne sait qu’elle dérange. MAis une fois j’en ai eu un qui a passé tout le vol a dévorer des mars et autre bounty... en plus du plateau repas. Dans ces conditions on devient vite moins tolérants avec le handicap de cette personne. Heureusement, ce n’est pas la majorité.

                                        • moebius 25 janvier 2010 21:04

                                           J’ai aussi fait cet expérience, sur un vol Paris Péking. Il n’est peut etre pas normal« qu’ils paient le prix fort », mais j’estime avoir droit à une contrepartie financiére


                                          • LIBERTE LIBERTE 25 janvier 2010 21:44
                                            « Dieu a dit : il faut partager ; les riches auront la nourriture, les pauvres auront l’appétit. »

                                            Coluche

                                            Un, deux, trois, quatre, cinq : un enfant vient de mourir de la faim.
                                            C’est par ce compte macabre que Jacques Diouf, directeur général de la FAO, nous appelle au secours sur un ton suppliant. Près de 200 millions d’enfants vivant dans des pays en développement souffrent de problèmes de croissance et de santé en raison d’une mauvaise alimentation dans leur petite enfance, a fait savoir mercredi l’Unicef. En Asie, le pourcentage d’enfants souffrant d’un retard de croissance est cependant tombé de 44% en 1990, à 30% l’an dernier et en Afrique, il est passé de 38 à 34% pour la même période, indique un rapport de l’Unicef. Alors que la malnutrition touche 1 milliard de personnes dans le monde, personne n’attend grand-chose d’autre de ce sommet que de fortes paroles et des constats tragiques. Aucun représentant du G8 n’est présent à cette réunion, à l’exception de Silvio Berlusconi, qui échappe ainsi à la réouverture d’un procès prévue le même jour à Milan.
                                              
                                             Snobé par les dirigeants du G8, le sommet de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, voudrait bien relever le challenge de l’éradication de la faim dans le monde, oui. Mais, vraiment quand ? Dans un délai inconnu ? Les chiffres à eux seuls sont bien éloquents quant à la tragédie silencieuse qui se déroule sur notre planète Terre.
                                            « Aujourd’hui, plus de 17.000 enfants vont mourir de faim. Un toutes les cinq secondes. Six millions par an. Ceci n’est pas acceptable. Nous devons agir. » Dès l’ouverture du sommet de la FAO, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a voulu frapper les esprits en égrenant un chapelet de chiffres dramatiques.
                                             
                                             Selon lui, il faudra accroître la production alimentaire de 70% pour nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050. « Il nous faut effectuer des changements significatifs pour pouvoir nous nourrir et en particulier protéger les plus pauvres et les plus vulnérables », a ajouté Ban Ki-moon. C’est dans ce but que les chefs d’Etat et de gouvernement (sauf ceux du G8) étaient réunis, hier, à Rome. Dans une déclaration finale, ils se sont engagés à « éradiquer la faim dans le monde », mais la date butoir pour y parvenir, 2025, a été supprimée du projet initial. Seul objectif daté : « Réduire de moitié le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la
                                            malnutrition d’ici à 2015. »  
                                             
                                             Les pays membres de la FAO avaient déjà réitéré cet objectif du Millénaire en juin 2008. Depuis, le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 850 millions à 1,02 milliard. Aucun chiffre ne figure non plus sur les investissements nécessaires pour accroître la production agricole, notamment pas les 44 milliards de dollars annuels pour l’agriculture, jugés nécessaires par le directeur général de la FAO, Jacques Diouf. La déclaration finale prévoit seulement « d’inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et au développement rural des pays en développement ». Devant le siège de la FAO, des militants d’ONG altermondialistes avaient dressé une tente pour protester contre les multinationales qui « utilisent la nourriture comme moyen de spéculation ». De son côté, Oxfam France a relevé que « sans financement, il n’y a aucun espoir de nourrir un milliard de personnes souffrant de la faim ».(1) 
                                             
                                             La faim touche tous les continents à des degrés divers, même dans lesdits développés la fracture est importante. Aux Etats-Unis, près de 15% des foyers américains, soit 17 millions d’entre eux et trois millions de plus que l’année précédente, ont eu du mal à remplir leurs assiettes à un moment donné en 2008, faute d’argent, indique un rapport gouvernemental publié lundi 17 novembre 2009. C’est un record depuis 1995, quand le ministère de l’Agriculture a commencé à mesurer « l’insécurité alimentaire », c’est-à-dire l’incapacité des foyers à assurer toute l’année à tous leurs membres une alimentation suffisante pour mener une vie saine.
                                             
                                             Pendant ce temps, le lobby des armes est plus florissant que jamais. Le budget militaire du Pentagone est égal à deux fois le budget de toutes les autres nations. Même les pays arabes ne sont pas en reste, ils s’arment jusqu’aux dents pour un hypothétique adversaire extérieur à la Oumma, mais bien réel quand il s’agit de se menacer mutuellement. Nous l’avons vu hier à la télé égyptienne avec les rodomontades du zaïm qui menace ceux qui attentent à la dignité des Egyptiens - visant l’Algérie- et qui menace plus directement l’Iran se voulant et s’intronisant le défenseur du Monde arabe.
                                            Aujourd’hui, il reçoit Shimon Peres pour parler avec lui, on l’aura compris, de paix. Il y a bien longtemps que le zaïm a mis un genou à terre concernant Israël. Il est vrai que cela lui permet de drainer une aumône de 3 milliards de dollars des Américains qui lui permet de calmer temporairement les émeutes de la faim autrement que par sa police.
                                             
                                             Rouler ou conduire, il faut choisir !
                                             
                                             Pour rappel. Au printemps 2008, des « émeutes de la faim » secouaient 35 pays à travers le monde... Une crise qui n’avait rien de conjoncturelle et dont la menace reste en embuscade dans un monde en proie aux crises financières, économiques et climatiques. Avril 2008, l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti, le Burkina Faso, la Mauritanie connaissent des manifestations populaires d’une rare violence. En un an, le prix des denrées alimentaires a en effet connu des hausses vertigineuses, 42% pour les céréales, 80% pour les produits laitiers, selon la FAO. Une flambée des prix de 40% en moyenne pour le blé, le maïs et le riz, ce dernier ayant atteint 1000$ la T, un record ! Dans le même temps, le soja, le colza et l’huile de palme, tous produits de base essentiels dans le Tiers-Monde, subissaient les mêmes envolées...En résumé, une situation catastrophique pour les plus pauvres, ceux-ci consacrant quelque 70% de leurs revenus par foyer à l’alimentation contre 15% dans les pays industrialisés...Louis Michel, commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, n’hésitait pas alors à évoquer un possible « tsunami » alimentaire.(2)
                                             
                                             En Amazonie par exemple, où se pose avec acuité non seulement la question de la préservation d’une biodiversité déjà très menacée, mais plus encore celle des effets de la déforestation et de l’extension du désert agricole sur le changement climatique global...Surtout quand l’on tient compte de la place qu’occupent les grandes forêts tropicales dans le régime des pluies et de leur rôle essentiel comme puits de carbone. Les grandes forêts sont en effet les poumons verts de la planète, produisant l’oxygène que nous respirons et absorbant le CO2 que nos activités et nos transports produisent aujourd’hui en excès. Cependant, les agrocarburants qui détournent d’immenses surfaces agricoles de leur vocation alimentaire - resterait d’ailleurs à savoir si la transformation de céréales en carburant est quelque chose de vraiment rationnel, voire de moral - ne sont que l’un des aspects d’une crise aux visages multiples. 
                                             
                                             Les agrocarburants représentent une production de 40 millions de tonnes annuels dont 4 millions de biodiesel et 36 d’éthanol, à comparer aux 2 milliards de tonnes de pétrole consommés chaque année par les transports routiers. On voit que l’impact en tant que carburant est négligeable (2%).
                                            Par contre, la catastrophe humanitaire se compte en millions de vies humaines(2)

                                             
                                             On apprend au passage que ce sommet a vu la première dame d’Iran, l’épouse du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Azam al-Sadat Farahi, qui s’exprime rarement en public, se rendre hier au forum des épouses des chefs d’Etat, avant l’ouverture, lundi pour trois jours, du sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Elle s’est exprimée parmi les épouses des quelque 60 chefs d’Etat qui doivent participer au sommet, a déclaré un porte-parole de la FAO, Christopher Matthews. L’agence de presse italienne Ansa précise qu’elle a décrit l’Iran comme un exemple de la lutte contre la faim, expliquant que le système iranien, suivant les enseignements religieux, garantissait la sécurité alimentaire pour l’ensemble des familles iraniennes. Azam al-Sadat Farahi a également dénoncé, à l’occasion de ce forum présidé par Suzanne Moubarak, l’épouse du président égyptien Hosni Moubarak le sort des enfants souffrant de faim dans la Bande de Ghaza. 
                                             
                                             Pour Jacques Diouf, directeur général de la FAO, « le combat contre la faim peut être remporté ». Aucun nouvel engagement chiffré ne figure dans le projet de déclaration finale d’une quarantaine d’articles, notamment pas les 44 milliards de dollars annuels pour l’agriculture, jugés nécessaires par la FAO. Les auteurs de la déclaration se contentent de saluer la promesse des membres du G8 à l’Aquila en juillet dernier de mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans contre la faim, et de demander que « ces engagements soient honorés ». Pour sensibiliser l’opinion, Jacques Diouf a lancé une pétition en ligne et appelé à une grève de la faim de 24 heures. Lui-même affirme avoir jeûné « par solidarité », de même que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon 
                                             
                                             Même le pape Benoît XVI a dénoncé cet apartheid alimentaire La Communauté internationale affronte, au cours de ces dernières années, une grave crise économique et financière. Les statistiques témoignent de la croissance dramatique du nombre de ceux qui souffrent de la faim, à laquelle concourent l’augmentation des prix des produits alimentaires, la diminution des ressources économiques des populations plus pauvres, l’accès limité au marché et à la nourriture. (...) Dans l’Encyclique Caritas in Veritate, j’ai observé que « la faim ne dépend pas tant d’une carence de ressources matérielles, que d’une carence de ressources sociales, la plus importante d’entre elles étant de nature institutionnelle. Il manque en effet une organisation des institutions économiques qui soit aussi en mesure de bien garantir un accès régulier et adapté (...) à la nourriture et à l’eau, que de faire face aux nécessités liées aux besoins primaires et aux urgences des véritables crises alimentaires (...) ». Et j’ai ajouté : « Le problème de l’insécurité alimentaire doit être affronté dans une perspective à long terme, en éliminant les causes structurelles qui en sont à l’origine et en promouvant le développement agricole des pays les plus pauvres à travers des investissements en infrastructures rurales, en système d’irrigation, de transport, d’organisation des marchés, en formation et en diffusion des techniques agricoles appropriées »(3).
                                             
                                             « Toutefois, poursuit-il, même si la solidarité animée par l’amour dépasse la justice, parce qu’aimer c’est donner, offrir du « mien » à l’autre, elle n’existe jamais sans la justice, qui pousse à donner à l’autre ce qui est « sien » et qui lui revient en raison de son être et de son agir. Je ne peux pas, en effet, « donner » à l’autre du « mien » sans lui avoir donné tout d’abord ce qui lui revient selon la justice. Si on vise l’élimination de la faim, l’action internationale est appelée non seulement à favoriser une croissance économique équilibrée et durable ainsi que la stabilité politique, mais aussi à rechercher de nouveaux paramètres - nécessairement éthiques et ensuite juridiques et paritaires entre les pays qui se trouvent à un degré différent de développement ».(3) 
                                             
                                             « La faim n’est pas une calamité naturelle », souligne M.Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Elle est essentiellement le fruit de choix politiques inadaptés. Ce constat apparaît, à la fois, terrible et salutaire. Terrible par son ampleur : un milliard de personnes seraient sous-alimentées en 2009 selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ; deux milliards d’individus seraient atteints de malnutrition ; neuf millions en mourraient chaque année. Salutaire parce qu’on pourrait éviter la crise alimentaire en effectuant d’autres choix de société. Les solutions de rechange, techniquement réalistes et efficaces, constitutives d’un autre modèle de développement, ne manquent pas.
                                            Cependant, leur identification suppose celle des causes du marasme.(4)
                                             
                                             Et demain ? 
                                             
                                             La terre peut-elle nourrir les 6,7 milliards actuels et les 9 milliards en 2050 ? Il existe actuellement un petit groupe de personnes qui disposent d’un tel pouvoir qu’elles agissent sans tenir compte de l’existence des autres habitants de notre planète. (...) Depuis près de quarante ans, c’est-à-dire depuis les années soixante du siècle dernier, le monde globalisé a perdu sa capacité naturelle de réparer les dommages écologiques dérivés de la croissante activité humaine. Pour être plus clairs, disons qu’il lui est devenu impossible de se nettoyer et de se régénérer lui-même en raison du volume énorme de déchets liquides, gazeux et solides déversés par l’homme dans les mers, dans les rivières, dans l’atmosphère et sur les sols. Quelles en sont les conséquences ? Le réchauffement atmosphérique, la perte de sources d’eau potable, la disparition d’espèces, la destruction de la couche d’ozone, l’élévation du niveau des mers et des océans et l’augmentation de sa température. Les désastres naturels voient augmenter leur fréquence.
                                            L’humanité a-t-elle conscience de ce qui se passe ? Malheureusement, tout le monde ne s’en alarme pas autant. Un nouveau rendez-vous est prévu pour le mois de décembre, à Copenhague, avec le même objectif de tenter de freiner la destruction de l’environnement, mais la Maison-Blanche ne donne pas le moindre signe qui puisse laisser penser que le plus gros contaminateur se dispose à assumer sérieusement sa responsabilité afin de préserver le futur de l’humanité. La terre se meurt.(5) 
                                             
                                             Doit-on en conclure que le problème de la faim est une question de volonté politique et de justice mondiale ? Quand les roitelets du Golfe dépensent des milliards de dollars dans des palais ou dans des dépenses de prestige, quand le marché de la publicité aux Etats-Unis est de 300 milliards de dollars, quand le marché des marchands de canon que sont devenus les Etats est de 1200 milliards de dollars alors qu’avec 25 fois moins on peut éradiquer la faim, il y a assurément quelque chose de pourri dans le royaume Terre !

                                            • « O » 26 janvier 2010 00:33

                                              Cet article est un flot d’injure d’un auteur qui ne sait pas se modérer. C’est une honte de laisser passer ça.


                                              • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 26 janvier 2010 01:28

                                                « La qualité » générale de vos interventions montre que Agoravox à le mérite de faire de la place à toute les opinions « éclairées »...
                                                Je citerai deux de vos « perles » pour montrer « la profondeur » du propos et « le lieu » ou se passe vos « réflexions » :
                                                - « C’est une fatwah décidée par le patron Carlo Revelli. C’est nul à chier comme tout le projet Agoravox. »
                                                - « Mais c’est de la merde et vous y êtes tous collés ».

                                                Comme quoi on peut « y être collé », mais ont peut aussi y voire pousser « les fleurs » !
                                                je comprends donc bien votre « fausse septicité ». smiley


                                              • « O » 26 janvier 2010 11:12

                                                Quand je songe que vous m’avez répondu tout ça, c’est que vous avez le coeur gros de tant d’échecs dans la vie, que toutes les colonnes d’Agoravox ne suffiront pas à vous vider. Et pour rien. MDR !


                                              • Yann Patin De Saulcourt Yann Patin de Saulcourt 26 janvier 2010 12:39

                                                Quelle défensive dans le sarcasme et le cynisme  ! Pensez vous que vous ne méritez aucune considération parce que vous faite encore des virgules dans les toilettes à votre âge  ? Merci pour la correction orthographique. (mais je crois que la modération à supprimé ce message là).


                                              • « O » 26 janvier 2010 13:16

                                                Tout ce qu’on constate, c’est qu’avec votre style d’approche, vous devez être l’homme le plus isolé et abandonné de France. Ce qui n’arrange pas vos aigreurs. MDR !


                                              • Christoff_M Christoff_M 26 janvier 2010 06:47

                                                Nous ne sommes qu’au début du règne de la quantité !!

                                                quand la balance et la calculette remplace le service, quand le passager est considéré comme matière au poids à transporter... voila ce qui arrive...

                                                Un monde laissé aux mains des gestionnaires et des mondialistes qui ont une calculette a la place du cerveau et un tiroir caisse comme point d’échange et de communication va nous amener bien des dérives...

                                                Quand les lois et les décisions sont faites par des avocats et des gestionnaires, bonjour les problèmes sur le terrain, il manque les ingénieurs et les analystes...

                                                A quand un tarif différent sur l’autoroute suivant sa voiture ?? celles qui pèsent plus lourd devront payer plus....


                                                • Christoff_M Christoff_M 26 janvier 2010 06:52

                                                  un monde qui ne pense qu’à gérer et qui perd la référence du bon sens en s’enlisant dans les lois et les procédures va droit dans le mur !!

                                                  Nous y allons tout droit, sur tous les sujets si on veut toujours tout régler par une loi...

                                                  Mais que font d’autre nos chers avocats d’« affaires » au pouvoir, ces gens sont la pire chose qui pouvait arriver pour notre pays, on ne fait pas de la politique en imposant les règles promue par une minorité...


                                                • Christoff_M Christoff_M 26 janvier 2010 06:54

                                                  et pour monsieur Barbier on peut lui conseiller un shampoing pour cheveux gras...


                                                • Linda 26 janvier 2010 09:54

                                                  L’édito de Barbier est tout à fait symptomatique d’un certain journalisme moderne.

                                                  1) On choisit un thème à la mode ;

                                                  2) On évite de s’informer auprès des gens compétants : à quoi bon quand on a fait science po ou normale sup’ on sait tout sur tout et le premier truc qui vous passe par la tête vaut mieux que les travaux des spécialistes ;

                                                  3) On livre une opinion niveau brève de contoir ou Mme Michu et de préférence on hurle avec les loup ;

                                                  4) On oublie qu’on est d’abord payé pour informer et on délivre un jugement moral.


                                                  • bo bo 26 janvier 2010 11:20

                                                    Au lieu de vous étriper comme des imbéciles en disant chacun des vérités d’un coté comme de l’autre, vous feriez mieux d’en débattre plus sereinement !
                                                    Il faut reconnaître qu’il existe bien un problème lorsqu’on voyage dans les « bétaillères » que sont devenus les voyages... et pas qu’en avion....train, bus et métro aux heures de pointes.
                                                    La différence fondamentale est de passer 15 mn dans une rame de métro surchargée (quand on a eu la chance d’y monter aux heures d’affluence sur certaines lignes) et plusieurs heures coincés dans un siège déjà trop petit dans la classe de base...... (Pour mémoire pour l’avion cette classe de base n’ a fait que se dégrader au point qu’une compagnie a envisagé de faire voyager des personnes debout pour une ou deux heures !!!!..)
                                                    Combien de temps a-t-il fallu à la SNCF pour qu’il y ait des places pour handicapés ? (un progrès). La population a grandi : il faut en tenir compte. Il y a un problème lié à l’obésité : il faut en tenir compte pour que les personnes puissent voyager « dignement ».
                                                    Et , il me semble qu’il faut plus qu’une piqure de rappel au « club ou syndicat » des voyagistes pour leur rappeler ce que devrait être les « standards des prestations de leur profession »
                                                    Réglons d’abord ce problème qui est une affaire de gros sous.....comme le reste d’ailleurs.

                                                     smiley


                                                    • « O » 26 janvier 2010 12:35

                                                      Quand on veut signaler un abus dans un commentaire de l’auteur, une fenêtre nous l’interdit. Cet auteur bénéficie de passe-droit, deux poids deux mesures. Il peut signaler des abus, mais le lecteur n’en a pas le droit en retour.

                                                      On est donc déjà dans la politique de l’auteur qui modère sous son propre article.


                                                      • minidou 27 janvier 2010 17:48

                                                        S’il fallai encore une preuve de l’arrogance et de la nullité de Barbier le servile, la voici...


                                                        • l’arbre 31 janvier 2010 12:54

                                                          Il est fort dommageable que l« obésité ne se manifeste pas aux consomateurs de »«  »caviar avec champagne«  »" Il en est encore qui pensent que les hommes naissent égaux en tout et qu’ils gachent leur potentiel . Ils ne se le laisseraient , pas subtiliser par les mangeurs de !!!!!!!!!  ? A méditer , car avant de trouver la solution de l’eau rougie passera sous les ponts !


                                                          • 3°oeil 31 janvier 2010 15:50

                                                            Dire qu’il y a des connards pour dire que l’obésité peut-ètre génétique,allez dire ça aux africains,en disant ça il les dédouanent pour ensuite les culpabiliser,j’ai connu une obèse qui me disait que c’était génétique,fallait la voir sortir de chez mcdo avec son sac rempli..


                                                            • l’arbre 31 janvier 2010 19:57

                                                              bien trouvé ! mac do et la tour d’argent ont’ils la même clientelle ? et ont ’il les mêmes places dans les avions


                                                              • StephanM 31 janvier 2010 21:59

                                                                Barbier prépare le terrain pour la casse de la sécurité sociale, le rêve des néo-libéraux. Il appelle cela « responsabiliser les malades » pour ne pas dire qu’il refuse le système de solidarité ; pour l’instant ce serait encore trop violent, mais c’est là où les libéraux veulent nous mener. Les riches n’ont pas envie de payer pour les pauvres, faut les comprendre.

                                                                Tu t’es cassé la jambe en faisant du ski ? C’est de ta faute, fallait pas faire du ski si on sait pas en faire. Donc tu payes.

                                                                Tu fais un infarctus à 39 ans ? Bien fait pour ta pomme, car t’as pas fait du sport, feignasse. Tu raques, c’est pas la sécurité sociale qui va payer les soins pour toi.

                                                                Un cancer du colon. Mais as-tu mangé les 5 fruits et légumes par jour comme les experts en médecine nous le demandent ? Non ? Alors tu paie l’opération et la chimio de ta poche. Ce n’est pas à « nous » de payer ton comportement alimentaire « irresponsable ».

                                                                Barbier rattrape le niveau de Lefebvre.

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