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Accueil du site > Tribune Libre > On meurt mal en France *

On meurt mal en France *

On meurt mal en France parce qu’après plusieurs années d’application de nombreux citoyens et parlementaires font le constat que les directives anticipées opposables mais non contraignantes de la loi Claeys‑Léonetti sur la fin de vie (2016) rendent encore possibles des actes pourtant fermement refusés par les patients eux-mêmes.

On meurt mal en France parce que de trop nombreux résidents d’EHPAD renvoyés à l’hôpital pour des soins finissent par mourir honteusement seuls sur les brancards dans les couloirs des services d’urgence.

On meurt mal en France parce que les personnes en situation de handicap ou de grave dépendance ne peuvent choisir la fin de leur existence à leur domicile entourées de leurs proches dans un dernier geste d’affection et de paix.

On meurt mal en France parce que la sédation profonde et continue jusqu’au décès, qui est pourtant une avancée importante, demeure souvent mal appliquée et que cela ne concerne pas les patients atteints d’une maladie incurable qui veulent éviter pour eux et leur famille une agonie dégradante et durable.

On meurt mal en France parce que dans le pays des droits de l’homme il n’y a pas d’égalité de ressources face à la mort en raison de différences d’accès aux soins palliatifs si fortes que certains territoires en sont totalement dépourvus.

On meurt mal en France parce que la loi n’autorise pas une aide à mourir librement choisie et bien encadrée alors que toutes les enquêtes sur ce sujet montrent les unes après les autres que l’immense majorité des français a un avis contraire (cf. liens en fin d’article).

On meurt mal en France parce qu’en dépit d’une loi interdisant l’obstination déraisonnable il existe encore des situations d’acharnement thérapeutique (Vincent Lambert, Hervé Pierra, Vincent Humbert…) alors que d’autres patients peuvent finir leur vie dans des services ordinaires avec l’assistance bienveillante d’équipes médicales compétentes et responsables, à condition de ne pas l’ébruiter…

On meurt mal en France que l’on croie au ciel ou que l’on n’y croie pas, et quel que soit son sexe, sa couleur politique ou celle de sa peau mais souvent moins mal si l’on est un citadin riche et célèbre que si l’on est un misérable inconnu dans un désert médical.

On meurt mal en France parce que la liberté de ce choix n’existe pas alors qu’un grand nombre de pays ont déjà légiféré pour une fin de vie apaisée ou projettent de le faire : Suisse, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Irlande, Autriche, Finlande, Norvège, Suède, Hongrie, Italie, Québec, Canada, Portugal, 10 états des États-Unis, Australie, Colombie, Chili, Nouvelle-Zélande.

On meurt mal en France parce qu’il y a peu d’incitation à remplir les directives anticipées de fin de vie et choisir des personnes de confiance, et qu’à défaut celle qui vit près du patient n’est pas prioritaire sur d’autres pour donner un avis autorisé.

On meurt mal en France parce que contrairement à des croyances infondées il n’est pas question d’eugénisme ni d’imposer à quiconque une aide active à mourir puisqu’il s’agit au contraire d’encadrer celle-ci, uniquement pour ceux qui le veulent, dans le respect de chacun. Cela laisse toute liberté de conscience aux soignants impliqués et ce droit, s’il existait enfin, ne changerait rien à ceux qui garderaient leur désir légitime de le refuser pour eux.

On meurt mal en France parce que c’est l’actuel silence hypocrite accompagné de forts sentiments d’abandon et d’exclusion qui rend possible de nombreux suicides et parfois même des meurtres traumatisants car il n’existe toujours pas dans notre pays cette liberté fondamentale de cheminer en conscience vers une fin de vie choisie et vraiment adulte (ad ultimum).

On meurt mal en France parce que trop de soignants hors des soins palliatifs n’ont pas de formation approfondie sur les problèmes spécifiques de fin de vie, qui sont loin d’être strictement médicaux. Où sont les lieux de parole dédiés à ces questions ? Jusqu’où les soins doivent-ils se poursuivre ? La mort est-elle un processus naturel inévitable ou un échec thérapeutique ? Que signifie le respect du patient et de sa volonté ? 

On meurt mal en France parce que si l’accouchement sans douleur avec des passeurs de vie (médecin, sage-femme) est aujourd’hui un droit reconnu, en revanche celui de mourir mieux reste en jachère alors même qu’il est évident que des passeurs accompagnant la fin de vie sont indispensables à ce moment-là comme le montre symboliquement le mythe du nautonier Charon qui aide à traverser les âmes sur l’autre rive de l’Achéron.

On meurt mal en France parce qu’il est anormal et antidémocratique que les élus, que pourtant leur fonction oblige, n’aient pas le courage de prendre en compte ces attentes majoritaires de la population, qui nous concernent tous, pour les traduire en droit et promouvoir un choix existentiel véritablement humain qui respecte la liberté de chacun.

 

 

Note* Cet article aborde uniquement le problème de la fin de vie et les mesures envisagées pour pallier les manques actuels. Mais l’auteur est bien conscient du fait qu’il serait sans doute aussi légitime d’écrire un article intitulé : « On vit mal en France », en raison de l’accroissement important de la précarité et des atteintes à la liberté. D’où le constat que les difficultés durant la vie anticipent souvent celles qui surviennent à la fin de celle-ci. 

 

C.C. le 9 mars 2021

 

 

Liens

 

Proposition de loi de Marine BRENIER

Proposition de loi de Caroline FIAT

Proposition de loi d'Olivier FALORNI

Proposition de loi de Jean-Louis TOURAINE

Proposition de loi

ADMD

Lettre ouverte

Directives anticipées

Paulette GUINCHARD

Sondage IPSOS

Sondage IFOP 2013

Sondage IFOP 2016 pour la fin de vie

 


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56 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 9 mars 11:45

    Une vie de merde et une mort confortable, ça ferait un bon programme, vous devriez en parler aux marcheurs...


    • astus astus 9 mars 11:52

      Bonjour Clocel,

      J’ai du mal à percevoir le sens de votre intervention car cela concerne tous les citoyens sans exception quelle que soit leur tendance politique. Mais pour vous-même et vos proches, ou les personnes que vous aimez, qu’est ce que vous pensez de ces mesures et de la loi actuelle ? 


      • Clocel Clocel 9 mars 12:08

        @astus

        Il me semble que la priorité des priorités, c’est la qualité de vie, mourir lamentablement après avoir vécu lamentablement ne me choque pas outre mesure, c’est dans l’ordre des choses j’ai envie de dire.

        Donc, avant de se préoccuper de la mort, il conviendrait de préoccuper ceux qui ne le sont pas encore.

        Ce qui me choque à moi, c’est que cette évidence n’en soit pas une pour tout le monde.

        Après, « philosopher, c’est apprendre à mourir », disait Montaigne.


      • astus astus 9 mars 12:22

        @Clocel

        Je vous rejoins sur la qualité de la vie qui est en effet une priorité (et je souligne cela dans la note en fin de texte) mais cela n’est nullement exclusif de travailler ces questions d’autant que les personnes qui subissent les manques des lois actuelles, sont encore bien vivantes avant que leur fin arrive et que l’on peut même vivre très longtemps comme cela avec certaines maladies dégénératives ... 


      • astus astus 9 mars 12:34

        @Clocel

        C’est que le mourir est beaucoup plus problématique que la mort car, comme l’écrit Montaigne : « La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus ».


      • Clocel Clocel 9 mars 13:12

        @astus

        Il n’empêche que la mort doit être intégrée au « logiciel » de la vie, nous crevons de ne pas le faire. (relire Mort à crédit de Céline)

        Bien vivre est à ce prix, les anciens le savaient, nous avons cru pouvoir en faire l’économie en nous réfugiant dans l’avoir, l’être dans toute sa dimension nous fuit.

        Nous sommes des handicapés.


      • astus astus 9 mars 13:24

        @Clocel

        Mais beaucoup moins si l’on est adulte dans sa tête...


      • La Faucheuse La Faucheuse 9 mars 13:39

        @Clocel
        Citer Mort à Crédit ici, je vous félicite ! Je ne me suis mise à lire Agoravox que grâce à vos commentaires et à vos interventions toujours très intelligentes et pleines de bon sens. Je vous rejoins parfaitement sur la question de la Mort dans notre société timorée. Quand on est plus capable de vivre, on est trop indigne pour mourir ! 


      • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 9 mars 12:07

        J’ai moi-même rédigé mes directives anticipées , les porte sur moi, dans mon portefeuille et en ai fait copie aux membres de ma famille proche.

        Mais ce n’est pas si simple.

        Etant donnée la politique sanitaire actuelle, on peut craindre que la dépénalisation de l’euthanasie ait pour effet de rabaisser le niveau des exigences éthiques des soignants, et de se traduire par l’euthanasie de patients qui n’en auraient pas exprimé la volonté, d’autant plus que les confrontations entre mandarins a rendu la population méfiante face au pouvoir exorbitant détenu par le corps médical.

        Reconnaître dans la législation la possibilité pour le médecin de tuer un malade en raison de son état induirait des changements de pratiques médicales dont les dérives possibles ne doivent pas être ignorées.


        • astus astus 9 mars 12:16

          Bonjour Séraphin Lampion,

          Les pays que je cite qui ont établi des lois claires ne constatent pas de dérive mais en revanche ceux qui restent à l’écart, à cause de leur peur de la mort, produisent énormément de dérives honteuses comme je le souligne dans cet article : vieux sur les brancards des urgences, par exemple, pas d’accès aux soins palliatifs ...etc.


        • infraçon infraçon 9 mars 13:06

          @Séraphin Lampion

          arrêtez vos salades Séraphin...

          Moi ce que je demande, c’est qu’après avoir vu un psy qui me délivre un visa de bonne santé mentale, je puisse aller chez le quincaillier, avec mon visa, récupérer une dose de machin qui va bien pour ne pas avoir à subir (et mes proches également) une dégénérescence catastrophique... Le cas échéant.

          Et pour ça il n’y a pas besoin de parler d’euthanasie, de problème moral des médecins qui se font des noeuds dans les boyaux de la tête , etc...

          Et vous, vous pourrez mourir tranquillement dans votre coin. Comme vous le souhaitez !


        • Le Panda Le Panda 9 mars 13:12

          Bonjour infraçon
          Je ne suis pas persuadé que ce que vous disiez nous ayons les moyens ou la force de pouvoir le faire. 


        • infraçon infraçon 9 mars 13:31

          @Le Panda

          Bonjour Le Panda,
          les moyens, c’est sûr on ne les a pas, malgré tout l’arsenal juridique de notre « civilisation ». La force, parlez pour vous. smiley


        • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 9 mars 14:34

          @infraçon

          Pas besoin d’aller chez le quincailler : vous avez ce qu’il faut dans les tiroirs de votre cuisine. Et pas besoin de certificat : c’est en vente libre et bon marché. Opinel ou Laguiole sont de bons produits équipés d’un cran de sécurité pour évitée de se couper les doigts si vous êtes maladroit et butez sur une côte. Sino, les ruraux préfèrent utiliser la technique de la cravate de chanvre. Question d’us et coutumes locales.


        • astus astus 9 mars 14:49

          @oncle archibald

          Je crains une certaine confusion de votre part, mais bien excusable, car le sujet est sensible. Si vous avez réellement lu ce texte et les projets de loi proposés en annexe par quelques parlementaires, tous sans exception insistent sur la nécessité d’un choix de vie strictement personnel dûment encadré par la loi et les directives anticipées ce qui laisse les autres parfaitement libres de choix différents tout aussi respectables. Ouvrez les yeux vraiment et vous constaterez que les abus existent essentiellement dans les pays immatures qui n’ont pas eu le courage de légiférer intelligemment. 


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 mars 14:53

          @oncle archibald
          En accord...que l’on n’ implique pas des tiers.


        • astus astus 9 mars 15:00

          @oncle archibald

          « La loi Léonetti est parfaite, qu’on l’applique. Si quelqu’un a envie de se suicider qu’il le fasse, mais qu’on n’implique pas des tiers, notamment le personnel médical, dans cette affaire ! »

          Ah oui, parfaite vraiment : vous n’avez donc pas lu ou compris ce texte, qui fixe clairement les limites actuelles de cette loi (malgré des avancées certaines). Quant au personnel médical il garde son droit de réserve comme pour l’avortement. Et justement par rapport à l’interruption de grossesse est-ce que cela rend aussi obligatoire aux femmes enceintes d’avorter ? 


        • infraçon infraçon 9 mars 15:06

          @Le Panda
          Bon, i’a encore une coui..e dans le potage ! C’est à Archi que s’adresse ce commentaire (les administrateurs du site)

          Archi,

          tu as lu mon commentaire ?

          Je n’implique aucun tiers à part le psy (mais ça c’est pour « filtrer » les gens dépressifs pour lesquels la fin de vie n’est pas la solution) et surtout pas ce pôvre personnel médical qui n’est là que pour sauver bien sûr (cf le pataquès de l’avortement, mais là on change de sujet)


        • infraçon infraçon 9 mars 15:15

          @Séraphin Lampion
          Séraphin vous êtes un sadique qui aime que ça gicle sur les murs ou que ça gigote au bout d’une corde !
          Je vous laisse à vos solutions barbares (avoir atteint un tel niveau de civilisation et ne pas mettre à profit les progrès de la chimie, il faut le faire !) et je ne vous remercie pas pour votre antiEmpathie pour les cas désespérés... et lucides.


        • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 9 mars 15:46

          @infraçon

          Alors, ce n’est pas chez le quincailler qu’il faut aller, mais dans une jardinerie ou chez le droguiste : lien. Qu’est-ce que c’est, une minute ? On n’a même pas temps de se poser des questions métaphysiques.


        • astus astus 9 mars 16:16

          @oncle archibald

          Vous écrivez que « l’obstination déraisonnable » est carrément interdite, mais malheureusement ce n’est pas exact car il a de nombreux abus avec la loi Léonetti : Vincent Lambert, Hervé Pierra, Vincent Humbert…et beaucoup d’autres. 
          Quant aux covidés intubés ou réanimés de force sans prendre leur avis ni celui de leurs familles et qui gardent ensuite de considérables séquelles cela s’appelle comment ? Le bon soin ? Le respect de la volonté du patient ?


        • infraçon infraçon 9 mars 16:17

          @Séraphin Lampion
          droguiste effectivement, ma plume a fourché... (on a l’alibi qu’on peut) mais pourquoi rester sur des produits classiques ? Parce qu’à ce train là j’aurais pu aller dans mon jardin prendre de la ciguë. Bref il y a des produits modernes et tout et tout, autant en profiter...
          Sinon il parait que si on a une bombe atomique sous la main, c’est pas en une minute, c’est en une fraction de milliardième de seconde qu’on est volatilisé. Ce que c’est que le progrès. J’en connaît un qui aurait bien utilisé ça dans son bunker. Bref on a intérêt à savoir à qui on confie le code de la valise, mais je diverge...comme le réacteur, mais en moins puissant(!)


        • astus astus 9 mars 17:34

          @oncle archibald

          Ce que vous appelez ces cas particuliers sont malheureusement des cas bien réels, qui montrent qu’en l’absence de directives anticipées la personne qui connaît le mieux le patient (mari ou femme par exemple s’il s’agit d’un adulte) n’est pas prioritaire pour donner un avis fondé sur la situation quand cela est nécessaire, ce qui est très anormal. Mais je vous rejoins sur le fait qu’il faut tenter de soigner quelqu’un qui arrive en détresse avant toute autre action. Cela est légitime mais n’empêche nullement que les consignes ne sont pas opposables ce qui autorise dans certains cas l’acharnement thérapeutique... que la loi condamne ! Enfin il est inadmissible que les avis des français soient si peu suivis d’actions, car c’est la base de toute démocratie digne de ce nom.


        • astus astus 9 mars 18:31

          @oncle archibald

          A la naissance, qui marque le début de la vie il y a des intermédiaires (médecins, sage femme, infirmière) qui sont des passeurs de vie. Et pour la fin de celle-ci il faut aussi des passeurs qui portent l’angoisse des patients et des familles. Ceux-ci peuvent être médecins ou non, mais surtout formés à ce travail si particulier. Et ce n’est certainement pas un permis de tuer, formule que je récuse absolument d’autant que cet accompagnement peut prendre des formes très variées, dont la prise par le patient lui-même d’un sédatif, ce qui est quand même plus humain (pour soi comme pour autrui) que de se pendre ou de bouffer de la mort aux rats. Mais je ne cherche nullement à vous convaincre et vous avez parfaitement le droit d’avoir un avis différent du mien, à condition que le respect des différentes positions soit réciproque.


        • Le Panda Le Panda 9 mars 13:09

          ai

          Bonjour, astus,

          J’ai fait la même chose que Séraphin Lampion, je ne suis pas persuadé que la finalité de mes choix soient respectés. Mais vous avez raison de soulevez le contexte on ne meurt pas seulement mal en France, il me semble que cela vaut pour les 5 continents. Ce matin j’ai discuté avec mon médecin traitant : « Il n’a pas les vaccins utiles à priori dans le cadre de la Covid 19 » Un véritable scandale. Il est donc déterminé par l’Etat qui doit mourir et comment ? Les A.R.S. strictement des fonctionnaires à plus de 90% continuent de déstabiliser.


          • astus astus 9 mars 13:17

            Bonjour Le Panda,

            Je ne souhaitais pas parler du Covid ni des vaccins parce que « la vraie vie est ailleurs », et que cette obsession commence à être lassante, mais des personnes hospitalisées ont très vraisemblablement été intubées et réanimées sans accord du patient ni de la famille ou même contre leur volonté ...


            • Le Panda Le Panda 9 mars 14:00

              @astus
              Il est indéniable que tout dépend où l’on se place, « la vraie vie est ailleurs » en fonction de nos convictions personnelles. Par contre la fin du commentaire est pleinement juste, donc évitons de parler de la Covid et restons sur le sujet de l’article. Il semble prématuré peut-être de savoir qu’elle sera notre dernière réaction et serons nous capables de déterminer le dernier moment avec la plus grande justesse ? 


            • astus astus 9 mars 14:02

              @Le Panda

              Merci pour cet ajout pertinent


            • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 9 mars 13:19

              OUI on meurt mal et en plus, pas quand on le veut et SANS CHOISIR

               smiley

              Nous sommes à 100 % d’accord avec le Docteur Philip Nitschke fondateur et directeur d’Exit International (exitinternational.net), un organisme sans but lucratif militant pour la légalisation de l’euthanasie dans le monde qui déclare tout net : C’est le droit d’un adulte rationnel d’avoir une mort paisible, ajoutant que « Toute personne âgée de plus de 70 ans devrait pouvoir mourir quand elle le désire »


              • astus astus 9 mars 13:28

                Bonjour Bendidon

                La possibilité de choisir c’est être libre, surtout pour ce qui concerne ces questions existentielles, mais la recherche d’une fin apaisée pour ceux qui le souhaitent, et je souligne combien la loi est insuffisante aujourd’hui à ce sujet, n’est une obligation pour personne. Les autres choix sont tout aussi légitimes et doivent être respectés.


              • Samson Samson 9 mars 13:29

                "Mais l’auteur est bien conscient du fait qu’il serait sans doute aussi légitime d’écrire un article intitulé : « On vit mal en France », en raison de l’accroissement important de la précarité et des atteintes à la liberté. D’où le constat que les difficultés durant la vie anticipent souvent celles qui surviennent à la fin de celle-ci. « 


                Merci de votre précision, qu’on ne peut mieux exprimer !

                Et tant qu’En Marche vers Nulle Part, nos piteux managers l’exemplarité mutilatoire s’étant avantageusement substituée à toute ébauche de »débat citoyen« , on n’ose plus guère les qualifier de politiciens envisageront la République et la nation comme vulgaire »start-up« , la qualité de vie et de mort d’une majorité de citoyens réduits par la grâce de notre très immature et narcissique petit Monarc à »gens qui ne sont rien" n’auront pour seul intérêt que l’incidence de leur poids statistique, tel qu’extrait des froides colonnes des tableurs Excel si chers à nos technocrates, sur les variations de performances du CAC-40. smiley


                • La Faucheuse La Faucheuse 9 mars 13:34

                  Dans une société où l’on vit mal, il est normal que l’on meurt mal. L’un ne va pas sans l’autre. La France a perdu sa douceur de vivre et de mourir.Notre gouvernement a laissé crever nos petits vieux la bouche ouverte dans ces mouroirs que l’on nomme Ehpad. En cela ils sont coupables de crimes contre l’humanité et un tribunal digne de Nuremberg devrait être érigé pour les châtier ! 


                  • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 9 mars 13:43

                    @La Faucheuse
                    Vu le sujet de l’article c’est normal que la faucheuse soit présente
                     smiley


                  • astus astus 9 mars 13:45

                    A Bendidon
                    Hé hé smiley


                  • infraçon infraçon 9 mars 13:52

                    @Bendidon
                    Pas du tout !
                    Elle aurait pas autre chose à faire que de traîner dans les media cette matuvue, avec tout le boulot qui l’attend...


                  • La Faucheuse La Faucheuse 9 mars 13:52

                    @Bendidon

                    Je serai là votre mise en bière à tous ! Je suis partout et personne ne pourra m’échapper. 


                  • La Faucheuse La Faucheuse 9 mars 13:55

                    @infraçon

                    C’est vrai que j’ai du taf en ce moment avec le Rhume 19 ! 


                  • astus astus 9 mars 13:43

                    A Samson et La Faucheuse (c’est pile dans le sujet ce pseudo !) je ne saurais trop vous inciter d’aller visiter les liens en fin d’article pour lire attentivement les projets de lois déposés par des parlementaires de tous bords politiques et de leur poser des questions écrites...


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 mars 14:21

                      Bonjour Christian

                      Ton article résume bien le fond de cette question de société que les politiques ne veulent pas voir en face.

                      Le problème de fond réside je pense dans la manière de voir et de regarder la vieillesse et la mort. C’est un pb de société. La médecine et la science peinent à regarder les sujets devenus objets d’expériences et de solutions techniques


                      • astus astus 9 mars 14:37

                        Bonjour Bernard,

                        Merci pour ces remarques qui montrent que notre société technicienne ne fait pas beaucoup de progrès en ce domaine, ce qui génère des peurs invalidantes de la liberté avec le recours à la cryogénisation humaine, au transhumanisme, ou à l’homme « augmenté » forcément immortel...Et pendant ce temps là si mon cher toutou souffre trop tout le monde (y compris ceux qui refusent une assistance finale avec les « passeurs ») trouvera normal que l’on mette fin à ses jours sans délai...


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 mars 15:11

                          @Bernard Dugué,
                           
                          ’’La médecine et la science peinent à regarder les sujets devenus objets d’expériences et de solutions techniques

                          ’’
                           
                           La médecine, peut-être. La science surement pas, vu que la science est objective, par définition amorale. Vous voulez dire, les scientifiques peut-être ?
                           
                          Et la médecine virtuelle traite des statistiques, pas des malades
                           
                          « Si les savants ne peuvent pas faire des expériences sur le corps des hommes individuels, ils ne demanderont pas mieux que d’en faire sur le corps social, et voilà ce qu’il faut absolument empêcher » (Bakounine)
                           


                        • Xenozoid Xenozoid 9 mars 15:08

                          c’est peut être la conséquence du mal vivre, en fait


                          • astus astus 9 mars 15:19

                            @Xenozoid
                            Comme je le dis aussi dans la note en fin de texte le mal vivre conduit au mal mourir : les difficultés durant la vie anticipent souvent celles qui surviennent à la fin de celle-ci. Et la raison simple que les philosophes ont indiquée depuis longtemps est que pour affronter cette étape « ultime », qui est à l’origine du mot « adulte », il vaut mieux réfléchir sur le comment bien vivre sa vie chaque jour...


                          • Xenozoid Xenozoid 9 mars 15:25

                            @astus

                            tout a fait, mais sur le comment bien vivre sa vie c’est tres esotérique, moi je dirais juste« la vivre » sans détails, pour dire comment,sans oublier que se sont les adultes qui foutent la merde ultime



                          • astus astus 9 mars 15:38

                            @Xenozoid
                            L’être et l’avoir, c’est un éternel débat, mais la théorie du « nudge » cherche à le régler. A moins que ce soit le panoptique des chinois : http://www.bigpixel.cn/t/5834170785f26b37002af46d


                          • Xenozoid Xenozoid 9 mars 16:59

                            @astus

                            je ne comprend pas le lien avec le panorama interactif


                          • astus astus 9 mars 17:07

                            @Xenozoid
                            C’est une sorte de panoptique (inventé au 18ème par Jérémy Bentham pour surveiller les prisonniers) qui s’est modernisé avec les techniques photographiques modernes pour en faire un instrument de surveillance généralisée de toute la population (si vous zoomez vous verrez les personnes une par une) ce qui fait le pendant de la surveillance numérique faciale pour identifier tous les chinois et leur donner des bons points s’ils se comportent en accord avec le régime (études, voyages, avantages divers)
                            Cdlt


                          • Xenozoid Xenozoid 9 mars 17:15

                            @astus

                            et tu choisis la chine,il n’y a rien sur londre, elle existe je l’ai vu

                            mais ils n’ont pas besoins des caméras les caméras ne sont que le plus,il y a tellement de maniere pour reperer les gens, tu en gerbes,bonne idée pour en tout cas un nouveau sujet sur le fait que nous sommes tous surveiller

                            Leur culture vous cloue et vous ennui à mort, leur mode de vie est sans vie, leur existence est une impasse permanente. Tout à leur propos pue la mort et le faux. La seule chose qui est insupportable, c’est que rien n’est insupportable.

                            Même la surveillance des citoyens innocents par l’État est brossée comme un mal nécessaire. N’oubliez pas : vous êtes surveillé.


                          • Le Panda Le Panda 9 mars 15:23

                            @astus

                            Nous avons la démonstration que la France plus que jamais a bien des temps de retards Lien  La Belgique a plus de 30 années d’avance sur la France que faut-il en déduire. Le cœur du problème chacun de nous le porte comme une lourdeur. Quant à nos politiques comme l’écrit Bernard c’est le bon sens qui l’emporte à la condition d’en avoir le moment venu.


                            • astus astus 9 mars 15:29

                              @Le Panda

                              Ce retard évident n’est pas à l’honneur de nos politiciens (dont de nombreux médecins cramponnés à certaines idéologies et prérogatives) qui refusent de mettre dans la loi ce que la grande majorité des gens réclame depuis longtemps, ce qui est pourtant la base de toute démocratie digne de ce nom. J’ai personnellement interpellé plusieurs parlementaires directement mais je n’ai reçu que bien peu de réponses ...


                            • EL Yagoubi 9 mars 21:48

                              Absolument oui. On meurt mal en France est une vérité sociologique violente. Je pense à celles et à ceux qui au nom de « soins », leur vie est pulvérisée dans un silence violent. Beaucoup sont jeunes. Ce sont des femmes et des mamans pour des diagnostics psychiatriques fallacieux et des délations du voisinage corrompu se sont mis-es en hospitalisation psychiatrique forcée avec des « drogues » imposées comme « soins » jusqu’à la dernière seconde de leur vie. Je cite le cas de ma compagne tuée par des traitements psychiatriques imposés à Aix-en-Provence à l’age de 43 ans en dépit des alertes à tous les niveaux hiérarchiques des services concernés. Le certificat établi par le service de la médecine légale en 2014 est sans appel : « Défaillance respiratoire aux surcharges médicamenteux ». Et autres. Pour plus d’information : https://cvjn.over-blog.com/2016/02/nathalie-texte-explicatif-cvjn.html

                              Merci de laisser ce commentaire passer sans encombre. Il y a ce lien qui renvoie aux détails de ces horreurs institutionnalisées.


                              • EL Yagoubi 11 mars 23:53

                                @oncle archibald
                                Merci à vous et à tous les contributeurs qui ont choisi le site d’Agoravox pour publier autour des sujets qui se rapportent à des domaines où des enjeux sont énormes et lire ce qu’on ne trouve pas ailleurs. J’écris dans une modestie sur des faits du complexe psychiatrique et celui de la tutelle et curatelle qui résistent aux éclairages conventionnels vu la densité des violences des pratiques qui les caractérise et le silence qui les entoure. C’était une découverte incidente dans ma recherche menée de façon indépendante de toute influence morale et matérielle. Je suis passé de l’ignorance à la connaissance de ces deux mondes obscurs fortement liés et si travaillés pour qu’ils soient ainsi. Il faut que ces pratiques cessent !


                              • Jean Keim Jean Keim 10 mars 20:50

                                Quand je serai en fin de vie, je ne désire pas que l’on m’aide à mourir mais que je puisse, si besoin est, recevoir des soins palliatifs afin de vivre ma mort.


                                • astus astus 11 mars 08:28

                                  Bonjour Jean Keim, et désolé pour cette réponse un peu tardive.
                                  Il ne devrait pas y avoir d’opposition entre des soins habituels et les soins palliatifs mais la réalité est que ces derniers ne sont pas en nombre suffisant, mal répartis géographiquement, et parfois totalement absents. Or il devrait être possible d’accéder à ce genre de soin aussi bien à domicile pour des fins de vie apaisées au milieu des siens, ou en EHPAD, pour éviter de faire mourir les vieux seuls sur les brancards des urgences. Certains services de médecine courante sont tout à fait capables, selon qui les dirige, d’avoir des protocoles semblables, mais cela se fait alors en douce pour ne pas être accusés d’avoir hâté quoi que ce soit. Et des médecins libéraux le font aussi depuis toujours dans les campagnes mais il ne faut pas le dire. C’est donc l’hypocrisie qui règne encore trop souvent et certains veulent que cela continue.


                                • astus astus 11 mars 12:22

                                  Et l’on peut aller voir ici :
                                  https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/revoir-les-droits-de-la-fin-de-vie-231502
                                  comment sont décédées Anne Bert et Paulette Guinchard, avec une réflexion sereine et digne, à l’image de leur vie. 

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