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Accueil du site > Tribune Libre > Où en est-on avec l’antiracisme aujourd’hui ? Polémique sur le (...)

Où en est-on avec l’antiracisme aujourd’hui ? Polémique sur le plateau de « Ce soir ou jamais »

Je sais que ce texte paraitra abscons et trop long à certains lecteurs d'Agoravox. Il traite pourtant de questions de fond qui vont à l'encontre de bien des discours qui circulent sur ce forum et ailleurs. Je me suis efforcé de préciser mes sources. Je ne crains pas la contradiction mais vais-je avoir des réponses argumentées ?

Où en est-on avec l’antiracisme aujourd’hui ? Si l’on en juge par la piètre qualité des débats enregistrés le 18/13/2016 sur le plateau de « Ce soir ou jamais », l’antiracisme se porte très mal[1]. Les mouvements qui le portent s’opposent les uns aux autres et sont même parfois fracturés en leur sein par des tendances contradictoires[2]. Comment en est-on arrivés là après une séquence historique riche d’espoir après la seconde guerre mondiale ? Il est d’ailleurs un paradoxe à souligner : alors même que les manifestations les plus violentes de racisme sont en net recul sur le temps long du siècle - elles restent aujourd’hui largement disqualifiées par l’idéologie des droits de l’homme - la résurgence des questions identitaires sur le devant de la scène publique européenne ces trente dernières années semble vouloir opérer un retour vers des politiques du rejet de l’autre dont il faut bien questionner les nouveaux fondements idéologiques et les mécanismes de prolifération à la fois politiques et sociaux. Les thermomètres institutionnels comme les rapports annuels du CNCDH s’affolent[3]. Il est vrai que la mesure scientifique de ces phénomènes est récente et il convient de relativiser : nous ne sommes plus au temps des rafles et des pogroms qui ont minés les deux siècles précédents. Mais il parait clair que la dynamique actuelle est en faveur de nouvelles idéologies « racistes », terme au demeurant à expliciter car nous avons changé d’époque.

Les termes de racisme, antisémitisme et Islamophobie sont aujourd’hui la proie de tant de récupérations et d’instrumentalisations qu’il est presque impossible d’exprimer une pensée publique claire sur ces questions. La sémantique nous piège constamment et les logiques à l’œuvre pour se défaire du fléau prêtent à confusion. En effet, l’antiracisme est un hydre à plusieurs têtes. Appliquons nous d’abord à décrire ces logiques qui se complètent et parfois se contredisent. Ensuite nous essaieront de dégager quelques pistes pour sortir de l’ornière.

Nous avons tout d’abord de puissantes logiques marchandes à l’œuvre. Le consommateur n’a pas de couleur, seul compte son compte en banque. Depuis les fameuses publicités Benetton, le marketing proliférant entend ne pas susciter de discours clivants. Le métissage est valorisé dans les médias et le divertissement de masse – ce qui bien entendu ne dit rien de la représentation problématique des minorités dans cet espace. La droite populiste et réactionnaire a alors beau jeu de présenter le capitalisme honni et l’idéologie « droit de l’Hommiste » comme la face cachée d’une même pièce. 

Nous avons ensuite un antiracisme institutionnel. La France aime à se penser comme la patrie des droits de l’Homme quitte à occulter ou maquiller une partie de son histoire. Ainsi des multiples manifestations comme « la semaine contre le racisme », les célébrations mémorielles autour de la Shoah, du génocide arménien, de l’esclavage rythment notre calendrier républicain. Les logiques éducatives de lutte contre le racisme y sont adossées : il s’agit de former le citoyen et de promouvoir l’égalité des hommes dès le plus jeune âge. Enfin nous avons des logiques pénales qui, rappelons-le, n’interdit pas le racisme en tant qu’opinion, mais juste son expression dans l’espace publique. Nous verrons plus loin que les manifestations d’un « racisme d’Etat » (terme à définir) se heurtent avec les discours humanistes produits.

L’antiracisme est aussi un impératif moral. Beaucoup a été écrit sur l’instrumentalisation de « la marche des beurs » et les apories de mouvements comme SOS racisme dans les années 80. Pourtant, à un niveau individuel, beaucoup de nos concitoyens rejettent encore toutes les formes de racisme au nom d’une certaine éthique de l’idéal républicain – quoique beaucoup le fasse de façon très ambigüe ! D’autres, s’adossent à leur foi religieuse ou à des principes humanistes universels. Les milieux les plus réactionnaires critiquent aujourd’hui cette bien-pensante au nom d’un ordre supposé naturel des choses[4]

L’antiracisme obéit également à des logiques sociales de lutte des places autour de la notion d’équité et de justice. L’impératif moral a aujourd’hui cédé le pas à la lutte contre les discriminations de toute sorte, dont on sait qu’elles peuvent être aussi le fruit de calcul d’intérêt émanant de personnes pas forcément racistes. Remarquons que le champ d’action est plus large que celui de la « race ». L’affirmative action a mauvaise presse au nom d’un certain universalisme français mais les pratiques de discriminations positives se développent partout : parité hommes femmes, embauche d’handicapés et présence à Sciences po d’étudiant issues de quartiers défavorisés...

Ajoutons que dans ce champ social, les sciences sociales apportent régulièrement leur contribution. Avec les gender studies, les postcolonial studies, elles tentent d’opérer des changements de focales en s’intéressant au point de vue des dominés[5]. Elles diffusent avec parcimonie un savoir rendu souvent inaudibles par le bruit ambiant. 

Nous avons enfin des logiques identitaires. Ceux qui se sentent stigmatisés ou lésés par l’histoire jouent des lois mémorielles et alimentent la guerre des mémoires[6]. Des hiérarchies secrètes structurent un espace politico-médiatique, somme toute borné et saturé, qui suscite un très fort sentiment du « deux poids deux mesures ». Très souvent suspecté d’alimenter le communautarisme, cette nébuleuse d’associations contribuerait à fracturer l’unité de la nation[7]. De fait, beaucoup d’entre elles renforcent presque malgré elles les discours identitaires d’une extrême droite qui se rassemblent autour du concept de « whiteness[8] ». A y regarder de près les choses sont souvent plus complexes, car nombre d’associations sont en quête d’une simple reconnaissance symbolique et échappe largement à une logique de repentance largement fantasmée et instrumentalisée par une certaine classe politique[9].

Mais ce capharnaüm renforce les logiques de pouvoir. Le racisme d’état[10] est une réalité dont il convient de retenir qu’il ne s’adosse plus à une quelconque idéologie raciste - bien que de vieilles représentations subsistent encore - et peut même très bien s’accommoder d’un discours antiraciste. Diviser pour régner est un vieux mode opératoire des classes dirigeantes. Instrumentaliser les peurs légitimes ou nom du peuple a toujours été un puissant ressort politique. L’impuissance des Etats contre les effets délétères de la mondialisation financière, la perte de souveraineté et de crédibilité qui s’ensuit conduisent nos dirigeants à jouer des leviers qui restent à leur disposition : la guerre et la mise en scène des questions identitaires et sécuritaires[11]. Comme le dit très justement le philosophe Jacques Rancière :

« Nos Etats sont de moins en moins capables de contrecarrer les effets destructeurs de la libre circulation des capitaux pour les communautés dont ils ont la charge. Ils en sont d'autant moins capables qu'ils n'en ont aucunement le désir. Ils se rabattent alors sur ce qui est en leur pouvoir, la circulation des personnes. Ils prennent comme objet spécifique le contrôle de cette autre circulation et comme objectif la sécurité des nationaux menacés par ces migrants, c'est à- dire plus précisément la production et la gestion du sentiment d'insécurité. C'est ce travail qui devient de plus en plus leur raison d'être et le moyen de leur légitimation[12] »

 

Nous avons donc en face des logiques disparates qui paraissent contradictoires mais qui se nourrissent les unes aux autres et semblent converger vers une fracturation de la société. Ce que les historiens appellent des faisceaux de causalité. Oui, des formes d’antiracisme alimentent le racisme, non pas tant parce qu’elles participent d’un même paradigme de la race - un vieil argument - mais parce que souvent leurs effets se conjuguent et sont renforcés par des logiques de pouvoir. 

 

Il est urgent aujourd’hui de reconnaitre que les luttes contre le racisme doivent évoluer car le racisme lui-même à changé de nature. Au racisme biologique, historiquement située en Europe dès le XIXème siècle et qui a mené au cataclysme de la seconde guerre mondiale et aux guerres coloniales, s’est substitué un racisme d’essence culturelle. Cette profonde mutation doit être pensée car si les discriminations liées à la couleur de peau sont toujours d’actualité, le rejet de l’autre est davantage fondé aujourd’hui sur l’appartenance supposée d’un individu à une culture jugée inassimilable par la République. C’est ce que le CNCDH pointe régulièrement : ce ne sont pas tant les vieux racismes comme l’antisémitisme, le racisme anti-noir ou anti-arabe qui prolifèrent au sein de notre société mais le racisme anti-rom et anti-mulsulman[13]. Il faut relire le sociologue Norbert Elias pour comprendre pourquoi ce « problème » explose précisément aujourd’hui :

« Le ressentiment surgit quand un groupe marginal socialement inférieur, méprisé et stigmatisé, est sur le point d’exiger l’égalité non seulement légale, mais aussi sociale, quand ses membres commencent à occuper dans la société des positions qui leur étaient autrefois inaccessibles, c’est-à-dire quand ils commencent à entrer directement en concurrence avec les membres de la majorité en tant qu’individus socialement égaux, et peut-être même quand ils occupent des positions qui confèrent aux groupes méprisés un statut plus élevé et plus de possibilités de pouvoir qu’aux groupes établis dont le statut social est inférieur et qui ne se sentent pas en sécurité[14] ».

Mais mon collègue d’origine arabe qui mange du cochon, boit du vin a toutes les chances d’être plus accepté que mon collègue musulman qui porte la barbe et s’absente le jour de l’Aïd.

Pour le « racisme » anti-musulman - terme impropre car l’Islam n’est qu’une religion - nous observons dans l'opinion un continuum entre islam, islamisme et terrorisme[15].

« En 1979, la révolution iranienne a inauguré le regard géopolitique sur la situation des musulmans en France (…). Aujourd'hui il est évident que dans le regard de certains, un lien est fait entre les récents événements de Nairobi et ma voisine qui porte le foulard : c'est cela le noyau de l'islamophobie. La partie la plus marginale parle pour le tout [16] ».

 

Que faire dans ces conditions ? Deux pistes méritent sans doute d’être explorées.

La défiance vis-à-vis du culturalisme est peut-être la clé du militantisme de demain car le terme de « racisme » est devenu trop équivoque. Le culturalisme consiste à essentialiser les cultures et de figer les individus dans une identité particulière. Ce réductionnisme prolifère aujourd’hui or dans le portefeuille identitaire d’un individu, les identités sont multiples, mouvantes et même contradictoires[17]. Il est temps de reconnaitre la complexité et l’ambivalence de postures identitaires que bien souvent nous ne convoquons qu’en fonction de contexte particulier plus que par des convictions idéologiquement ancrées. Bref, il nous faut nous départir de toute illusion identitaire[18].

La deuxième piste est à méditer. Elle nous est donnée par Achille Mbembé, au fond le meilleur penseur sur les questions raciales. Il nous propose de reconnaitre une culture de l’entre-deux en chacun de nous, jamais totalement métissée mais ouverte à toute fécondation.

« Si l’on doit de nouveau, ensemble, réarpenter les chemins de l’humanité, alors il faut peut-être commencer par reconnaitre qu’au fond il n’y a pas de monde ou d’endroit où nous soyons complètement chez nous, maitres des lieux. Le propre surgit en même temps que l’étranger. Ce dernier ne vient pas d’ailleurs. Toujours, il nait d’une scission originelle et irréductible qui exige en retour, détachement et appropriation. A l’évidence, l’avènement d’une telle pensée critique susceptible de féconder un universalisme latéral exige le dépassement de l’opposition radicale entre le propre et l’étranger [19] »

A l’heure, où l’Europe frileuse laisse mourir des milliers de migrants à ces frontières, il est peut-être temps de rendre possible cette déclosion du monde.

 

[2] Par exemple, les positions jugées racistes et communautaristes de Houria Bouteljda porte-parole du Parti des Indigènes de la République sont régulièrement étrillés non pas seulement par la droite réactionnaire mais aussi par les militants antiracistes eux-mêmes.

[4] Pour des essayistes médiatiques comme Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour, les races sont un fait « objectif » et non construit socialement.

[5] La liste est trop longue pour être publiée ici, mais on pourra se reporter par exemple à Mbembe Joseph-Achille, De la postcolonie, Paris, Karthala, 2000 ; Bayart Jean-François, Les études postcoloniales. Un carnaval académique, Paris, Karthala, 2010.

[6] Beaucoup de références, citons juste Stora Benjamin, La guerre des mémoires : la France face à son passé colonial, Paris, L’aube, 2007 ; Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine et al., La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial, Paris, La découverte, 2005 (cahiers libres).

[7] L’affaire Dieudonné est révélatrice à cet égard : https://blogs.mediapart.fr/tiptop/blog/130114/affaire-dieudonne-une-tumeur-politico-mediatique-francaise. La polémique sur Exhibit B autour de la mémoire de l’esclavage mérite d’être mentionnée. Lire https://blogs.mediapart.fr/tiptop/blog/301114/exhibit-b-nous-sort-il-de-l-impense-de-la-race-et-de-l-antiracisme-naif

[8] Lire mon billet sur « L'imposture du concept de racisme anti-blanc » https://blogs.mediapart.fr/blog/tiptop/050413/limposture-du-concept-de-racisme-anti-blanc 

[9] A rebours de ce que peut prétendre par exemple Lefeuvre Daniel in Pour en finir avec la repentance coloniale, Paris, Editions Flammarion, 2008. Pour un point de vue opposé lire Coquery-Vidrovitch Catherine, Enjeux politiques de l’histoire coloniale, Paris, Agone, 2009 (Passé et présent)

[10] Je n’évoque pas ici toutes les manifestations d’un structurel comme les délits de faciès par exemple, déjà bien renseignés

[11] Les guerres françaises au Mali, en Syrie, en Lybie, en Centrafrique sont une façon martiale, quasi magique de masquer notre impuissance face aux enjeux contemporains : terrorisme, crise migratoire… Comme l’avouait un proche du président, Hollande s’est aperçu que les militaires obéissaient encore aux ordres le doigt sur la couture du pantalon. Pour un meilleur éclairage se reporter à l’excellent article de Mathieu Bonzom : http://www.contretemps.eu/interventions/guerre-d%C3%A9mocratie-politiser-sentiment-dimpuissance

[13] Evitons le terme Islamophobie trop équivoque aujourd’hui.

[14] C’est le syndrome du racisme « petit blanc ». La citation se trouve dans Abdellali HAJJAT, Marwan MOHAMMED : Islamophobie : Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman".

[16] Ibid

[17] Remercions Ndiaye Pap pour ce concept éclairant , La condition noire, essai sur une minorité française, Paris, Calman-lévy, 2008.

[18] Lire l’ouvrage éponyme de Jean François Bayart.

[19] Mbembe Joseph-Achille, Sortir de la grande Nuit. Essai sur l’Afrique décolonisé, Paris, La découverte, 2010, p. 241.


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57 réactions à cet article    


  • Etbendidon 21 mars 19:35

    Je sais que ce texte paraitra abscons et trop long à certains lecteurs d’Agoravox.
    OUI
     smiley
    J’ai regardé l’émission qui pour une fois n’était pas trop chiante et trop intello (ah les émissions de Taddéi avec Dieudo, Paul Aries, Michel Colon, Soral, fourest et compagnie qu’est-ce qu’on se marrait)
     smiley

    8 invités

    3 caricatures :
    - Houria Bouteldja des indigènes de la république : agressée vive, pas un once d’amour et de bonté sur son visage que de la rancune et de la méchanceté !
    - Sa copine noire Maboula Soumahoro (civilisationniste sic !) : Les noirs sont les gentils et les blancs sont les méchants, point !
    - Un photographe italien « antiraciste » qui n’avait strictement rien à dire sauf à montrer ses photos provocantes à la con.
    ^^
    3 pointures :
    - Thomas Guénolé qui a bien mouché l’indigène de la république en démontrant clairement qu’elle était raciste. écouter ce type est un plaisir, clair, net, précis.
    - Anastasia Colisimo posée et intelligente
    - Nadia Remadna maghrebine qui vit et travaille dans les quartiers défavorisés et qui sait de quoi elle parle. Elle appelle un chat un chat et n’épargne personne
    ^^
    et puis le reste, les 2 autres
    - la vice présidente de la LICRA (incontournable bien sur) qui récitait son catéchisme
    - Et un historien sans interet  !
     smiley


    • Retardalert (---.---.51.116) 21 mars 22:45

      @Etbendidon Je ne peux qu’avoir de la pitié face à ce genre de propos. Pourquoi n’iriez vous pas commenter sur le youtube de cette chiure audiovisuelle dont vous nous rapportez les propos ? Vous avez la chance de ne pas saisir l’étendue de votre médiocrité, parce que si vous l’aviez saisi, vous auriez pris fait la chose la plus brave de votre vie : vous tirez une balle dans la tête. M’enfin j’vous pardonne un peu parce que c’est sûrement pas entièrement votre faute si vous êtes con comme ça, n’empêche que si vous avez réussi à tomber sur agoravox, il ne reste plus qu’un petit pas à faire pour LIRE LES ARTICLES PUTAIN, et l’éveil progressif de votre niveau de pensée pourra débuter.

      Sinon très bon article, vaut la peine d’être lu, la partie sur les propos de Jacques Rancière apporte beaucoup, les poli-tiques produisent et gèrent le sentiment d’insécurité parce que c’est l’un de leur derniers recours pour légitimer leur pouvoir quand les financiers leur ont volé presque tous les autres.


    • francesca2 francesca2 22 mars 09:52

      @Retardalert


      « Le sentiment d’insécurité » ça faisait longtemps que je ne l’avais plus lu celui-là...le sentiment d’insécurité... ! 

    • vesjem vesjem 22 mars 10:31

      @Retardalert
      navré de te contredire , mais c’est un article « lourd »


    • Debrief 22 mars 14:14

      @Etbendidon
      Parfaitement résumé.


    • Onecinikiou 22 mars 16:33

      Le RACISME ça commence par des mots. Ca finit par des crachats, des coups, du SANG.


      #TousUnisContrelaHaine !!!

    • foufouille foufouille 21 mars 22:12

      « A l’heure, où l’Europe frileuse laisse mourir des milliers de migrants à ces frontières, »
      totalement imaginaire.


      • berry 21 mars 22:26

        Le racisme anti-blanc se porte bien, il est le grand oublié de la campagne de propagande soviétique à 3 millions d’euros actuellement diffusée sur toutes les télés avec nos impôts.
         
        Une campagne de propagande issue d’une autre planète sans doute, où les méchants blancs agressent les pauvres noirs et les pauvres arabes sans raison, par pure méchanceté, alors que dans le monde réel où nous vivons plus de 80 % des actes de violence sont le fait de délinquants immigrés ou issus de l’immigration (il suffit de voir la fréquentation des prisons).
         
        Un racisme anti-blanc et un masochisme ethnique omniprésents, officiels, sur lesquels prospèrent les dirigeants socialistes et sionistes depuis des décennies, secondés par des militants d’extrême-gauche aux cerveaux dérangés qui leur servent d’idiots utiles, alors que le pays s’effondre sous les coups d’une immigration incontrôlée.
         
        « SOS il nous faut du racisme » comme dirait Soral, un bon moyen pour la gauche de se trouver de nouveaux électeurs facilement manipulables, alors que les ouvriers et les employés se tirent vers le Front National.
         
        Les mêmes acteurs et les mêmes magouilles aux Etats-Unis :
        Soros et l’oligarchie américaine veulent naturaliser d’urgence 1 million de latinos pour faire perdre Trump.
        http://reinformation.tv/etats-unis-naturalisation-latinos-trump-dolhein-52402-2/
        De quoi tuer la démocratie.


        • Fucuchiema (---.---.51.116) 21 mars 23:01

          @berry oukilekon ou alors c’est un bot fn, mais alors là j’ai rarement vu autant ubuesque Déjà parler de campagne soviétique alors que la russophobie n’a jamais été à un seuil plus haut, et que les communistes font des scores mediocres, n’ont aucun postes clé nulle part Ensuite les méchants blancs et les gentils noirs et arabes, ici en france dans ce pays de raciste c’est ta propagande qui marche le mieux, ici pour beaucoup le voile est associé aux terroristes, et le blanc n’est jamais méchant pour nous, alors que si tu t’intéresse à l’histoire tu te rends compte que c’est tout l’inverse et t’es surpris que l’homme non blanc ne t’ai pas déjà tranché la gorge pendant ton sommeil.


        • Debrief 22 mars 14:25

          @berry
          C’est vrai qu’on se fait bourrer le mou, nous les petits blancs, depuis des décennies par cette oligarchie qui ne cesse de nous culpabiliser tout en victimisant les autres, arrivant au résultat étonnant de faire monter au plus haut le racisme anti-blanc tout en stimulant, par effet retour, le racisme des blancs qui ne l’étaient pas.
          Je n’en peux plus de ma faire traiter de raciste par tous ces cons, jusqu’au jour où je vais le devenir pour leur donner raison et par lassitude de me faire rabaisser en permanence.


        • marmor 22 mars 18:32

          @Fucuchiema
          toi y en a pas parler français


        • Pere Plexe Pere Plexe 22 mars 19:05

          « Le racisme anti-blanc se porte bien »

          Tu m’étonnes.
          Faut voir comme il est difficile pour un gaulois de décrocher un boulot au Kebab du coin.
          Ou comme il lui est difficile de se loger cité Maurice Thorez.
          Et toutes ses beautés blacks qui ne vous calculent pas...c’est insupportable.
          La ghettoïsation des blancs est en marche !

        • Factuel (---.---.43.169) 23 mars 06:25

          @berry « 80% des actes...par des immigrés, prison » Bonjour, pouvez-vous nous fournir la source de tels chiffres svp ? Merci


        • fred.foyn Le p’tit Charles 22 mars 08:20
          L’antiracisme ou la manipulation des politicards-bobos du petit paris qui pensent détenir la « vérité »...sont à côté de la plaque, juste de la magouille électorale sur fond de mensonges permanents..le pire ce sont les médias qui en rajoutent une couche.. !

          • cathy cathy 22 mars 09:35

            Blanc ne veut pas dire transparent. Nous sommes aussi une race. 

            Il semblerait qu’aujourd’hui seuls, les métissés soient une race.

            • Pere Plexe Pere Plexe 22 mars 19:08

              @cathy

              Race blanche...vous voulez dire que nous sommes de la même race que les maghrébins et les roumains ?

            • maQiavel maQiavel 22 mars 10:26

              La réponse de Houria Bouteldja :

              https://www.facebook.com/houria.bouteldja.9/posts/1230099863671662?fref=nf&pnref=story

              On peut lire notamment :

               

              Lors de l’émission, il brandit une photo de moi posant devant un tag : "Sionistes au goulag". C’était pendant les bombardements de Gaza en 2014. Il ajoute sur sa page fb pour se défendre :

               »Le slogan « Sionistes au goulag » de Houria Bouteldja signifie " les="les" juifs="juifs" favorables="favorables" doivent="doivent" dans="dans" des="des" camps="camps" de="de" cet="cet" est="est">

              Il feint de confondre une idéologie politique avec un groupe humain et surtout il assimile les Juifs au sionisme (ce que je ne fais pas) alors que n’importe qui peut adhérer à cette idéologie, sachant que la majorité des sionistes sont chrétiens évangélistes (les gros bataillons se trouvent aux USA). En soi, cette assimilation qui fait coïncider les deux, est un antisémitisme. C’est comme si on instituait un lien naturel entre les Blancs et le FN ou entre les Musulmans et Daesh. De plus, il se rend complice de Valls qui veut faire criminaliser l’antisionisme. Depuis, il a plein de copains sionistes dont l’inénarrable Frédéric Haziza. 
              Guénolé est méprisable..


              • Julien30 Julien30 22 mars 14:02

                @maQiavel
                « Guénolé est méprisable.. »

                Certes, mais pas beaucoup plus que Boutledja.

              • César Castique César Castique 22 mars 16:54

                @maQiavel

                C’est curieux que la Bouteldja ne se soit pas insurgée fissa... Elle se contente de rétorquer :


                Je dis sur ce plateau que je me fous complètement de ce qu’on dit de moi.« Puis »Si je suis accusée de tous ces maux, c’est parce qu’on me reproche de ne pas rester à ma place, la place de l’indigène..."


                Un peu comme quelqu’un qui ne saurait pas trop ce qu’il y a dans le bouquin... Bizarre... Bizarre... 

              • maQiavel maQiavel 22 mars 16:54

                @Julien30
                Ce n’ est pas moi qui le dit , c’est elle. 



              • maQiavel maQiavel 22 mars 17:01

                @César Castique
                Si vous observez bien sa posture dans ce débat , sa principale crainte était de paraître faible et je crois que rétorquer « je me fous de ce qu’on dit de moi » était une façon pour elle de se donner une image de femme forte.

                Ensuite , elle explique que ces accusations dont elle se fout sont liés au fait qu’elle ne veuille pas rester à sa place d’indigène , c’est plus de l’ordre du constat que de l’ insurrection contre ces accusations ...
                Et dans son texte sur facebook , elle explique à ses fidèles pourquoi ces accusations sont fausses.

              • César Castique César Castique 22 mars 17:43

                @maQiavel

                « ...dans son texte sur facebook , elle explique à ses fidèles pourquoi ces accusations sont fausses. »



                Oui, mais en cours d’émission, en présence de quelques millions de téléspectateurs elle a laissé passer ça, par exemple, sans moufter : 


                « Par ailleurs, vous êtes misogyne, vous expliquez dans votre livre, que si une femme noire est violée par un Noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire. Vous distribuez des permis de violer. »


                C’est pas anodin comme accusation ! Et qui n’a pas fini de se répandre . Moi, je ne comprends pas sa passivité et l’hypothèse du nègre me paraît vraiment plausible.

              • César Castique César Castique 22 mars 17:49

                @maQiavel

                Pardon !!!

                ... l’hypothèse du scribe de couleur me paraît...

                Désolé !!!

              • maQiavel maQiavel 22 mars 19:20

                @César Castique

                -Oui, mais en cours d’émission, en présence de quelques millions de téléspectateurs elle a laissé passer ça, par exemple, sans moufter 

                ------> Parce qu’elle se fiche de ce que le téléspectateur moyen peut en penser (ou plutôt cherche à paraitre tel). Elle se contente donc d’une mise au point pour ses partisants.

                -Moi, je ne comprends pas sa passivité et l’hypothèse du nègre me paraît vraiment plausible.

                ------> Vous avez peut être raison mais je ne crois pas cette hypothèse pour le moment.

                -« Par ailleurs, vous êtes misogyne, vous expliquez dans votre livre, que si une femme noire est violée par un Noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire. Vous distribuez des permis de violer. »

                ------> Voilà ce qu’elle a répondu :

                « Il ment. Je n’ai jamais écrit ca et c’est très facilement vérifiable dans mon livre. Voici ce que j’ai écrit :

                 »À la question «  pourquoi n’avez-vous pas porté plainte », la victime noire d’un viol répond à l’interviewer, lui-même noir :
                « Je n’ai jamais porté plainte parce que je voulais vous protéger. Je ne pouvais pas supporter de voir un autre homme noir en prison. »

                Quel est le rapport entre évoquer le témoignage d’une femme qui met en évidence et de manière crue les effets dévastateurs de la double oppression (de race et de genre) et un fantasque appel à ne pas porter plainte pour viol alors que toute ma réflexion dans ce bouquin porte sur les stratégies à mettre en oeuvre pour que les femmes non blanches dont je suis échappent à ce guêpier ». 


              • maQiavel maQiavel 22 mars 19:22

                Décidément, lorsqu’on recopie des textes sur facebook, la retranscription pose certains soucis …


              • César Castique César Castique 23 mars 11:26

                @maQiavel

                « Parce qu’elle se fiche de ce que le téléspectateur moyen peut en penser (ou plutôt cherche à paraitre tel). Elle se contente donc d’une mise au point pour ses partisants. »

                C’est possible, mais alors, c’est non seulement de l’arrogance idiote, c’est encore stratégiquement stupide. Elle se prive de l’écoute de téléspectateurs, peut-être moins moyens que d’autres, et susceptibles d’adhérer à ses thèses et, vis-à-vis de ses partisans, elle laisse passer une occasion en or de river son clou à Guénolé.

                Personnellement, à la fin de l’épisode, j’étais convaincu que tout ce qu’avait affirmé Guénolé était rigoureusement exact, parce que c’était Guénolé – j’ai mon opinion sur le personnage – mais parce que sa « victime » n’avait rien contesté

                « Voilà ce qu’elle a répondu… »

                Ce qu’elle a répondu à quelques milliers de visiteurs de sa page Facebook, au lieu de le faire devant quelques millions de téléspectateurs auprès desquels la notoriété de Guénolé – depuis qu’il s’est fait virer de BFMtv, on le voit sur toutes les chaînes - et sa crédibilité aurait été sérieusement entamée

                Au lieu de : « Il ment. Je n’ai jamais écrit ca et c’est très facilement vérifiable dans mon livre. Voici ce que j’ai écrit :… », elle avait balancé « Vous mentez. Je n’ai jamais écrit ça, et c’est très facilement vérifiable dans mon livre. Je lis ce que j’ai écrit :… »

                Vous rétorquerez peut-être qu’elle n’avait pas forcément un exemplaire de son livre avec elle, mais alors cela témoignerait d’une impréparation coupable sans circonstances atténuantes.


              • César Castique César Castique 23 mars 11:28

                @maQiavel



                « lorsqu’on recopie des textes sur facebook, la retranscription pose certains soucis »


                Test

                "À la question « pourquoi n’avez-vous pas porté plainte », la victime noire d’un viol répond à l’interviewer, lui-même noir :« Je n’ai jamais porté plainte parce que je voulais vous protéger. Je ne pouvais pas supporter de voir un autre homme noir en prison. »Quel est le rapport entre évoquer le témoignage d’une femme qui met en évidence et de manière crue les effets dévastateurs de la double oppression (de race et de genre) et un fantasque appel à ne pas porter plainte pour viol alors que toute ma réflexion dans ce bouquin porte sur les stratégies à mettre en oeuvre pour que les femmes non blanches dont je suis échappent à ce guêpier. Le procédé est dégueulasse.Guénolé est méprisable.


              • César Castique César Castique 23 mars 11:35

                @maQiavel

                Explication de test :



                J’ai copié l’extrait de la manière conventionnelle, puis je l’ai collé sur le bloc-notes, avant de le copier-coller une deuxième fois, du bloc-notes sur le bloc-notes (je ne saurais dire si a servi à quelque chose, mais je ne vais pas non plus multiplier les essais.Pour conclure, je vais procéder de la même manière, mais en collant le textedu bloc-notes sur Word avant de le coller sur AgoraVox :

                "À la question « pourquoi n’avez-vous pas porté plainte », la victime noire d’un viol répond à l’interviewer, lui-même noir  :

                « Je n’ai jamais porté plainte parce que je voulais vous protéger. Je ne pouvais pas supporter de voir un autre homme noir en prison. »

                Quel est le rapport entre évoquer le témoignage d’une femme qui met en évidence et de manière crue les effets dévastateurs de la double oppression (de race et de genre) et un fantasque appel à ne pas porter plainte pour viol alors que toute ma réflexion dans ce bouquin porte sur les stratégies à mettre en oeuvre pour que les femmes non blanches dont je suis échappent à ce guêpier. Le procédé est dégueulasse.

                Guénolé est méprisable.

                 


              • maQiavel maQiavel 23 mars 13:44

                @César Castique
                Bon, apparemment ça fonctionne. 


              • César Castique César Castique 23 mars 19:09

                @maQiavel

                « ...apparemment ça fonctionne. »


                Effectivement, le passage par le bloc-notes « efface » les signes parasites.

                Mais enfin d’autres problèmes subsistent comme les « collés » qui compactent tout le texte, en ramenant les paragraphes à un seul, ainsi que le faible espacement des paragraphes qui nuit à la clarté de la présentation des textes.

              • vesjem vesjem 22 mars 10:27

                toptop
                quand j’entends « universalisme » je sais que j’ai affaire , soit à un neuneu , soit à un inculte profond , soit à un membre actif du système mafieux ;
                aussi je te suggère , sois de te taire , soit de t’instruire très sérieusement , soit de changer de pseudo et de site
                merci


                • Onecinikiou 22 mars 11:53

                  A l’heure de la propagande orwelienne anti-française de souche en France, et donc raciste puisque postulant que seuls les français blancs et d’origine chrétienne seraient racistes et jamais victimes - principe même de l’essentialisation raciste - alors qu’elles en sont les principales quotidiennement, campagne de surcroit payée par l’argent des mêmes pour se faire insulter dans leur propre pays ; à l’heure où relais su AV un obscur universitaire pétri de toutes les convictions gauchistes et de l’effrayante et tellement coupable idéologie post soixante-huitarde à la racines des maux actuels (et ne dit-on pas que l’enfer est pavé des meilleures intentions, lesquelles il aurait fallu rajouter puériles), relisions l’extrême lucidité d’un authentique penseur réaliste, ancré dans l’histoire, l’anthropologie, et les rapports de force immémoriaux :




                  • popov 22 mars 12:32

                    Ce qui est scandaleux, c’est cette loi scélérate qui permet à des associations comme la LICRA de porter plainte et de se porter partie civile pour des prétendues offenses qui ne sont même pas dirigées contre elles.

                    C’est vraiment la porte ouverte à l’inquisition.


                    • Pere Plexe Pere Plexe 22 mars 19:15

                      @popov
                      Ce n’est pas une loi.

                      C’est un principe fondamental du droit.
                      Chacun peut saisir la justice si il pense qu’elle n’est pas respectée.
                      Souvent les plaintes sont classées sans suites ou les plaignants déboutés.
                      On est loin de l’inquisition !

                    • Debrief 22 mars 19:35

                      @Pere Plexe
                      Ah bon ! Pleven, Gayssot, tout ça c’est pas des lois, c’est du principe. D’ailleurs non constitutionnel, mais bon là, faut quand même pas pousser le principe trop loin.


                    • Pere Plexe Pere Plexe 22 mars 19:53

                      @Debrief

                      Si demain la loi Gayssot est abrogée les poursuites continueront de la même manière !
                      Sa spécificité est de punir explicitement la négation de crimes contre l’humanité.
                      Ce qui n’est pas fréquent comparé aux nombres d’actes racistes.

                    • Debrief 23 mars 09:47

                      @Pere Plexe
                      Si la liberté d’expression ne présente pas d’intérêt, vous pouvez ignorer la loi Gayssot. Vous pouvez aussi ignorer la loi Pleven qui a fait le bonheur et le business de toutes ces associations qui poursuivent en justice tout quidam qui dévie.
                      Par contre vous pouvez ignorer sans crainte les actes racistes anti-blancs (ou anti-chrétiens) qui ne font l’objet ni de loi ni même de principe et qui, eux, n’apparaissent dans aucune statistique, puisque vous scrutez les décomptes des communautés.


                    • popov 23 mars 12:52

                      @Pere Plexe

                      C’est un principe fondamental du droit.

                      Ah bon ?

                      Donc n’importe qui peut se porter partie civile pour une offense subie par n’importe qui et empocher une somme rondelette comme le font la LICRA et compagnie ?


                    • franc 22 mars 13:39

                      Avec une nouvelle campagne soi-disant antiraciste ,les faucialistes dilapident encore l’argent publique ,l’argent des impôts des travailleurs français pour faire leur propagande politique du mondialisme capitaliste et de l’obscurantisme religieux du nihilisme postmoderne en m^me temps que faire diversion sous le couvert de défendre les juifs et les musulmans ,et après ils s’étonnent que tout le monde ou du moins une grande partie du peuple les accusent de traitrise et les rejettent .


                      • legrind legrind 22 mars 14:30

                        L’antiracisme est malade, qu’il crève. 

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