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Accueil du site > Tribune Libre > Petit vocabulaire personnel : 2. Femme

Petit vocabulaire personnel : 2. Femme

C'est bizarre n'est-ce-pas, de vouloir parler de la femme ?

Comme si la femme existait !

Comme si elle était une entité descriptible, connue ou méfiée, contournable, incontournable...

Vouloir parler de la femme, parce qu'on a parlé d'elle et ce qu'on en a dit n'est pas satisfaisant.

On pourrait imaginer que tous les êtres et les sexes vivant sur cette planète ont droit de cité et qu'il serait indécent de vouloir les définir, les synthétiser, les caricaturer.

La femme est la femelle de l'espèce humaine !

On connait à peu près bien tous les rouages qui ont fait que le mâle humain qu'elle enfante et qui l'engrosse, l'a tenue enfermée, secrète et menaçante ; on sait aussi que le monde moderne a, peu ou prou, repoussé les limites de cette défiance ; on sait que la femme est aussi multiple, géniale ou simple, forte ou faible, courageuse ou servile, frivole ou profonde , que l'homme.

Les féministes ont inventé un monde où le mental est tout puissant, mais comme le mental n'embrasse pas tout et embrasse mal de toutes façons, l'idéal des féministes n'est pas très idéal.

Un peu de réticence peut-être, à aller jusqu'à revendiquer faire faire son enfant par une autre ?

Déjà, elles ne veulent plus des douleurs de l'enfantement, parce qu'elles en ont peur ; comme la peur n'est pas valorisante, elles tournent autour du pot et proposent comme progrès : la péridurale. Et c'est un moindre mal ; certaines préfèrent carrément l'anesthésie.

Ainsi elles évitent l'accouchement.

Puis vient l'aliénation du maternage. L'aliénation, c'est leur mot, offert par leur mental révolutionnaire.

Assumer ses responsabilités ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Elles accouchent sans rien vivre, maternent un minimum et veulent, très vite, retourner au travail. C'est le seul lieu de leur dignité et de leur reconnaissance.

Aussi voudraient-elles des crèches ouvertes vingt quatre heures sur vingt quatre !

Alors ?

Qui s'occupe de l'enfant ?

Des femmes, bien sûr.

Des femmes qui sont contraintes, pour survivre,de s'occuper des enfants des féministes toute la journée,et de mettre leurs propres enfants à la crèche ou à l'école dès deux ans, et qui ont du mal à s'en sortir quand même, surtout si on ne les garde pas jusqu'à sept heures du soir.

Les féministes ne sont pas révolutionnaires ; au contraire, elles sont partisanes des castes.

La caste des privilégiées- dont elles font partie- et la caste des esclaves qui leur permet d'être privilégiées, mais qu'elles ignorent en se satisfaisant de « créer des emplois ».

Joli programme.

Joli progrès.

De leur côté, elles n'en sont pas moins aliénées à un patron, pour quelques devises. Mais être aliénée à un patron, c'est la liberté.

Être dévouée à son enfant, c'est être esclave.

Ainsi donc, le féminisme qui a libéré la femme, après des années et des années d'âpres combats, l'a rendue complice d'un système- le capitalisme ultra libéral- ; non seulement complice, mais actrice.

Pour la femme moderne, la maternité est une insupportable résurgence de l'animalité qu'il faudrait à tout prix reléguer aux pauvres.

Les femmes de gauche veulent des crèches, des péridurales et des sédatifs mais jamais elles n'imaginent des solutions qui n'excluent pas la mère de la société, qui obligent à un retour à un travail digne quand elles le souhaitent.

Non, elles sont pragmatiques et prennent notre société comme une donnée incontournable ( naturelle, si j'osais).

Pourtant, cette société qui laissait sa place à chacun, a existé, en France, au vingtième siècle ( je vous la raconterai).

Constat : les femmes sont seules et s'ennuient tout le jour chez elles avec leur enfant.

Solution : crèches, école dès deux ans et reprise le plus tôt possible de leur « emploi ».

Jamais au grand jamais les femmes modernes- les féministes passives- ne s'identifieraient à celles qui leur permettent de l'être.

Et ce trou là est intolérable.

Qu'ont-elles de si intelligent à faire ces femmes qui n'ont rien à apprendre d'un enfant, qui se dispensent allégrement de leur engagement vis-à-vis de lui ? Et qui lui donne gentiment le statut de loisir ( Cécile Duflot, sur France Culture, quelque part en 2011).

Être civilisé, c'est ne pas subir notre animalité, mais ce n'est pas l'occulter ou la renier.

Il se trouve que l'enfantement en est le symbole le plus parfait et ce n'est pas parce que l'homme se fait croire qu'il pourra se multiplier sans sexualité, sans amour, que cette réalité disparaît.

Être civilisé c'est vouloir transcender notre animalité.

Et ceci est un projet d'ordre spirituel, un projet où notre conscience transcende notre essence, et ce projet est à la portée de tous.

Occulter notre animalité en comptant sur la technologie et sur l'exploitation d'autres êtres humains n'est pas un progrès. Ce n'est pas une prise de conscience : c'est un délire de pouvoir.

Ah ! Qu'elles étaient féministes nos comtesses nos marquises nos duchesses nos baronnes...

elles faisaient des enfants sans que ceux-ci n'entravent en quoi que ce soit leurs mondanités, leurs frivolités essentielles à la vie du royaume.

Ah ! Que ne pouvons-nous toutes être des duchesses ou des marquises, des baronnes ou des comtesses, pour pouvoir vivre notre vie !

Avec, en plus, cet argument incontournable que lorsque l'on est riche ; intelligent, cultivé et privilégié , c'est un devoir de se reproduire pour faire évoluer l'espèce humaine !

Il y a des femmes qui se reproduisent et des femmes qui procréent, qui engendrent.

La nuance est sans équivoque.

Un jour, peut-être, sujettes à une migraine réminiscente, nos héritières du féminisme, ouvriront les yeux sur le sort de celles, mêmes immigrées, mêmes noires de peau, qui s'occupent de leurs enfants et penseront pour elles autant de progrès qu'elles en ont souhaité pour elles-mêmes.

Alors, utilisant toutes les découvertes de la technologies, elles feront porter leurs enfants par un robot, pourquoi pas maternés par un robot. Elles seront alors à l'avant-garde d'une civilisation avancée où leur nature n'aura plus lieu d'être.

Ainsi, l'humain sera-t-il enfin devenu hors d'atteinte de l'insupportable lien à la nature.

On trouvera comment faire, cela est si important.

Pendant le même temps, elles continueront à rendre sexy leurs fillettes, à les déguiser en dames, avant de les pousser à faire des études qui les feront chefs d'entreprises.

La parité ne sera plus un problème.

Cela résoudra-t-il le problème de la femme actuelle qui est amenée – après un deuil, un divorce- à devoir et vouloir se lancer seule dans l'élevage, le maraîchage, dans un artisanat utile et non plus pseudo-artistique et qui est entravée par les quolibets, les bâtons dans les roues, les roueries, les malveillances, les moqueries ?

Quant à la femme forte, on l'aime, qu'elle soit soeur ou mère ou amie, professeur ou thérapeute, épouse. Son mari l'a choisie pour la force qu'il pressentait en elle, une force sur laquelle il s'appuie pour vaquer à sa vie, réussir, dans la politique, la littérature, l'art, l'entreprise...

Il choisira des maîtresses volages, faibles, vénales.

Mais il ne pourra se passer d'elle, et je dois bien l'avouer, elle de lui !

Une femme forte se doit de rester forte car personne n'est là pour entendre ses fragilités mais quand elle craque, c'est pour de bon !

Comme les liens établis sur ce mode sont trop commodes, trop confortables, ils ne sont jamais remis en question.

Souvent la femme forte est seule.

La femme forte n'a pas le temps ni le loisir d'être féministe.

Parce que la féministe ruine son mari quand elle le quitte, ne lui pardonnant pas de l'avoir déçue : il était trop con, il travaillait trop et quitte à profiter de son fric, autant que ce soit sans lui !

Les avocats soutiennent le femme moderne ( féministe passive), attisent son désir de vengeance contre cet homme qui n'a pas su travailler comme un fou pour gagner plein de fric, lui payer ce qu'elle voulait tout en ayant le temps de la choyer.

Car la féministe aime à être choyée, elle aime se montrer, se mettre en avant et avoir du pouvoir.

Le féminisme devrait être tout autre chose : que chaque être vivant, mâle ou femelle humain, puisse vivre sa vie dignement, sans entraves imposées par un pouvoir arbitraire.

Mais qu'avant cet avènement, on ne se fourvoit pas dans les « ismes » mortifères.

Le prototype de la femme moderne : elle travaille tout le jour pour son indépendance, elle peut être seule, plaquée ou ayant plaqué, elle nourrit son enfant de surgelés, de hamburgers, de pizzas, parce que, comme elle est féministe, cuisiner la ramènerait à une ère d'aliénation. Les crèches, les maternelles, l'école, les centres aérés sont là pour l'aider à être féministe, non pas militante engagée, non, femme moderne.

Elle passe ses RTT chez le coiffeur, à faire des emplettes, s'occuper d'elle ( c'est vrai ! La femme n'a jamais su faire cela pendant tant de temps !) mais n'oublie pas le petit jeu vidéo pour que son rejeton occupe son dimanche.

Ah ! La belle vie qu'il est de bon ton de vouloir encore améliorer !

Ce progrès est un droit : pourquoi me fit-il vomir ?


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51 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 27 juin 2012 09:35

    Un des problèmes vient du fait que la femme veut ressembler de plus en plus à l’homme dans ses comportements et vis et versa. Quant à assumer ses responsabilités cela demande un courage et une dignité que la femme comme l’homme actuel a de plus en plus tendance à fuir par lâcheté ou confort. Les féministes, terme qui vu l’attitude de certaine fut vite assimilé à intégriste, a eu cependant son utilité dans l’émergence et la progression des droits fondamentaux de la femme vis-à-vis de l’homme, tout n’est donc pas à jeter. Concernant la garde de leurs progénitures, il est vrai que parfois elle doivent trouver un travail afin d’assurer l’équilibre financier du foyer. Beaucoup préfèrerai élever leur enfant, si la société leur donnait les moyens de le faire elle s’en trouverait grandi car l’éducation de ceux-ci n’en serait que meilleure. Peut-être que femmes et hommes doivent pacifier leurs émotions, contrôler leurs envies et se remettre en symbiose avec leur nature originelle. Pour finir, je serai moins pessimiste que vous ne l’êtes, il y a des tas de gens bien et beaucoup d’hommes et de femmes renouent avec le naturel et commencent à comprendre où sont les vraies priorités en écartant et en se protégeant des mensonges du consumérisme. Article joliment écrit, merci.


    • Castel Castel 27 juin 2012 10:27

      Quant à assumer ses responsabilités cela demande un courage et une dignité que la femme comme l’homme actuel a de plus en plus tendance à fuir par lâcheté ou confort.

      La société gâte aussi les couples, c’est pourquoi les parents gâtés sont souvent de mauvais parents. Ils font des enfants parce qu’ils peuvent le faire, sans avoir un véritable programme ou un ensemble de valeurs à transmettre.


    • alinea Alinea 27 juin 2012 13:12

      Oui, Gabriel, je n’ai parlé que du mauvais côté des choses ; j’ai néanmoins évoqué le combat âpre des premières féministes, et c’est pourquoi je parle « des héritières du féminisme ». On sait bien par ailleurs que les héritiers, très souvent, dilapide leurs acquis !
      Mais les femmes, et c’est sûrement pour cela que j’ai eu envie d’écrire ce texte, beaucoup de femmes voudraient pouvoir concilier leur trois vies : femme ( au sens séduction) mère, et « homme » si j’ose dire. La politique n’en prend pas le chemin, même à gauche. Et c’est cela qui ma rend pessimiste.
      Merci de votre commentaire


    • Raymond SAMUEL paconform 27 juin 2012 10:20

      Bonjour,


      N’oublions pas de rappeler que hommes et femmes ont une responsabilité égale devant les enfants.
      Oui, c’est vrai, « les femmes » (l’idéologie féministe) ont trahi les enfants, mais « les hommes » (l’homme toujours principal responsable de la sécurité matérielle de la famille) les ont trahis aussi en ne remplaçant pas les femmes auprès d’eux.
       Impossible direz-vous, il faut maintenant travailler à deux pour lutter contre le découvert en banque !
      Eh bien si, c’est possible pour un certain nombre, à condition de n’être pas complice du consumérisme.

      Merci de votre article qui dit très clairement l’essentiel.

      J’ajoute le constat que presque tout le monde reste muet devant le désastre. Personne ne se lève pour hurler de colère, d’indignation, devant la promotion de l’école à deux ans (ça vous arrange, hein, l’école à d« eux ans).
      Soumis à la désinformation subie depuis le début de l’ère du féminisme, les gens ne savent plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas en matière éducative. Il est vrai aussi qu’ils préfèrent suivre le guide plutôt que se rebeller. 
      Qui va l’emporter dans l’avenir, la timide réaction de quelques-unes/quelques-uns où le conformisme massif des esprits lobotomisés, légitimé comme vous le dites, l’auteur, généré par les nouvelles »familles" et l’école ?
      Je suis très, très, pessimiste.

      • alinea Alinea 27 juin 2012 13:21

        Merci à vous ! Je suis tout à fait d’accord avec votre commentaire. L’essentiel est de ne pas perdre nos attaches et je crois que si on les perd, on est foutu.


      • zadig 27 juin 2012 10:23

        A l’auteur,

        Article très intéressant, à conserver et à relire.
        Sur le fond, je ne pas encore d’avis à émettre (j’ai l’esprit lent)
        Je vais réfléchir.

        En écrivant des images et des souvenirs me reviennent :
        J’ai connu de ces femmes vivant pleinement leur féminité
        ou au contraire l’escamotant.

        Désormais c’est la bousculade au portillon
        Mais comment résumer ?

        Cordialement


        • francesca2 francesca2 27 juin 2012 10:39

          Ce qu’ Alinea oublie avec enthousiasme c’est que si elle peut écrire aujourd’hui un article sur agoravox ou s’occuper d’écologie et être une musicienne encartée politique c’est grâce au boulot de ses ainées féministes. 

          Tout comme vous et d’autres ici moi non plus je ne suis pas féministe, mais vous savez pourquoi ? Parce que nous pouvons nous le permettre. 
          Nous bénéficions de la lutte de toutes ces féministes qu’aujourd’hui même les femmes vomissent. C’est d’une injustice rare. 

          • Castel Castel 27 juin 2012 11:14

            N’exagérez rien , le féminisme est dû aussi (ou surtout) aux industriels qui ont voulu plus de consommateurs (voir à ce sujet le travail d’Edward Bernays). De plus, le fait que les femmes ont pu travailler, à titre personnel je trouve cela bien, par contre, ça a contribué à détruire la famille et permis à la société de mieux s’immiscer dans la sphère privée. Aujourd’hui, la télé, l’ordi etc éduque plus l’enfant que ne le font les parents, comment un adolescent peut-il ensuite remettre en question les mensonges dites à la télé ?


          • francesca2 francesca2 27 juin 2012 11:38

            Castel, l’un n’empêche pas l’autre. Que le capitalisme ait été le grand bénéficier de la lutte féministe ne fait aucun doute, d’ailleurs le capitalisme est souvent le bénéficier des « luttes progressistes ».

            Pour le reste, je partage complètement votre avis et trouve votre premier commentaire particulièrement pertinent.


          • COLRE COLRE 27 juin 2012 11:46

            Bonjour Francesca, smiley 

            Exactement ! qu’il est bon de pouvoir se permettre de ne pas être féministe…


            J’ai entendu ce matin Aung San Suu Kyi : exceptionnelle, intelligence hors norme, pragmatique, pensée cohérente et non formatée. Elle a, entre autre, déclaré : je rêve d’être au chômage technique, je rêve qu’il n’y y ait plus besoin de Aung San Suu Kyi…

            C’est cela, moi aussi je rêve du moment où il n’y aura plus besoin de féministes… smiley 


          • francesca2 francesca2 27 juin 2012 11:56

            Salut COLRE !

            c’est fou, j’ai pensé à toi tant de fois pendant la lecture de cet article smiley
            COLRE, tu manques ! 

          • alinea Alinea 27 juin 2012 13:31

            Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, Francesca ; j’ai l’âge d’avoir vécu « avant » les effets pervers du féminisme ; parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. À toutes belles luttes, il y a des effets pervers. Je ne rends peut-être pas assez hommage aux féministes dans ce texte, mais cela n’était pas mon sujet ; pourtant je n’oublie rien de ce qu’elles ont conquis, je vous assure. Je dénonce, comme toujours le capitalisme contemporain qui emberlificote les esprits pour les soumettre ; et je crois que l’on soumet à nouveau la femme. Vous l’avez remarqué, je parle des privilégiées tant il est vrai que celles qui ne le sont pas travaillent la plupart du temps pour elles ( et eux !), dans des « emplois de service ». Je ne supporte pas le mot « emploi » ; Il y a des tas d’autres mots beaucoup plus valorisants : tâche, travail ; oeuvre.... Ce n’est pas moi qui suis injuste mais toutes celles qui jouent le jeu du libéralisme. En tout cas c’est de cela que je voulais traiter
            Merci pour votre commentaire.


          • alinea Alinea 27 juin 2012 14:38

            Moi aussi Castel je suis entièrement d’accord avec vos deux commentaires !


          • nemotyrannus nemotyrannus 27 juin 2012 14:40

            Je sais pas si l’argument de « les industriels avaient besoin du féminisme » explique entièrement son explosion et son succès.

            Peut-être vrai mais sûrement pas le seul facteur.
            Ca fait trop Soral/extrême droite/conspirationnisme et consorts je trouve.
            Surtout quand ça mène direct à l’explication massue « explosion de la cellule familiale et des repères »

            Il y’avait un besoin quand même de faire valoir ses droits autrefois, maintenant ça tient plus du privilège qu’autre chose et le mot feminisme me rend malade car dégénéré et récupéré de façon éhontée pour dire n’importe quoi.

          • Castel Castel 27 juin 2012 15:25

            @ nemotyrannus,

            Que la société éduque l’individu n’a rien de conspirationniste, c’est une réalité simple et avérée. Le pouvoir fait de son mieux pour éviter que la société bascule à cause d’un individu, par conséquent, il contrôle au moins un minimum l’information et s’immisce dans la sphère privée afin d’éviter tout débordement. Nous sommes 7 milliards sur terre, si on ne nous contrôle pas, c’est la guerre assurée.
            Le contrôle, dans les démocraties modernes (et/ou occidentales), passe notamment par le laisser-passer : on donne progressivement ce que les gens veulent et on parle ensuite de « progrès social ». En vérité, ces progrès peuvent parfois perturber les habitudes, disloquer les rapports sociaux et avoir des effets néfastes sur les mentalités à long terme (des exemples, il y a pleins comme cette stupide heure d’été qui a des conséquences sur la santé et la concentration).
            La modernité passera tôt ou tard par une remise en question complète de notre vision de la modernité, c’est inévitable et ce processus déjà entamé avec le bio.


          • alinea Alinea 27 juin 2012 13:36

            Non, non, vous vous trompez Cap Renouveau : la mortalité des femmes en couches a commencé quand on les a fait accoucher à l’hôpital ; vous connaissez, je suis sûre, mais je le résume : les médecins qui accouchaient les femmes ne connaissaient pas l’hygiène, et trimbalaient sur leurs mains des tas de saloperies qu’il attrapaient eux mêmes, sur les cadavres qu’ils disséquaient ou avec les autres malades. La découverte de l’hygiène, par ailleurs, n’a rien à voir avec le féminisme. Je ne fais pas la peau à tous les progrès !!
            Merci quand même !!


          • alinea Alinea 27 juin 2012 14:22

            Il peut être long, ce débat Cap Renouveau. Certes, je suis idéaliste et...nostalgique ; je ne nie pas les progrès de la médecine, je crois ; qu’il y ait toujours eu des problèmes, c’est sûr, mais jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les paysannes faisaient plus de dix enfants, dont certains mouraient en bas âge, mais elles accouchaient chez elles, avec le médecin ou la sage-femme - qui était souvent une voisine avertie. je dénonce, et je le maintiens, l’éloignement de notre unité d’humain : les femmes ne sont pas que des ventres qui mettent au monde des enfants, que des sexes excitant le mâle, que des cerveaux ou que des virago(s) !
            Et le féminisme n’a rien à voir avec ce que vous dites. De toutes façons, je suis féministe, au sens premier du terme, je critique ses dérives, c’est tout.


          • alinea Alinea 27 juin 2012 14:45

            Il existe encore des civilisations qui n’ont pas besoin de tout un bazar technologique pour accoucher. Voyez-vous, et pour vous provoquer davantage, mis à part les phénomènes d’hygiène d’une société qui se voulait quand même « civilisée », je constate que l’évolution de l’homme, loin de sa nature, rend les femmes actuelles inaptes à accoucher naturellement et qu’on retrouve le même phénomène chez les animaux qu’il a domestiqués et complaisamment transformés. Les vaches sauvages accouchent seules ( et en quinze ans de métier je n’ai jamais vu aucun problème), tandis que les vaches laitières sont infoutues de le faire et, du coup perdent plus souvent leur veau que leurs cousine sauvages.
            Vous voyez ce que je veux dire ou bien vous aveuglez-vous de rage contre la deep ecology ?


          • alinea Alinea 27 juin 2012 14:58

            Merci Sabine.
            Rien n’est parfait et surtout on avance à petits pas.
            J’ai accouché à Pithiviers, avec Michel Odent... comme une bête, d’abord dans l’eau, puis soutenue par M O ou par mon compagnon ; il n’y avait que des coussins dans la pièce, une faible lumière.. Une bête heureuse... ! et j’ai tellement entendu de femmes, amies, ou connaissances, raconter l’épouvante de leur accouchement, que, idéaliste au possible, j’imagine qu’on pourrait bien conjuguer les deux : liberté, simplicité, chaleur affective autour de soi et sécurité.
            Cela existe mais c’est trop marginal et de toutes façons, la plupart des femmes maintenant sont convaincues qu’être enceintes c’est dangereux, grave et que, surtout, ça ne leur appartient pas !


          • LE CHAT LE CHAT 27 juin 2012 10:57

            Il n’en existe que 2 modèles , celles qui commandent et celles qui n’obéissent pas ! smiley


            • Gabriel Gabriel 27 juin 2012 11:21

              Salut le chat, dans un humour plus prosaïque j’ai une autre version :" Il y a deux sortes de femmes dans ce bas monde, il y a celles qui vous réussissent et il y a celles qui vous anéantissent... "


            • alinea Alinea 27 juin 2012 13:37

              Super ; j’apprécie assez souvent votre humour, LE CHAT !


            • zadig 27 juin 2012 11:31

              Bonjour,

              La maternité c’est aussi un problème financier.
              Un bébé c’est merveilleux, mais pour la femme ayant une activité salariée
              dans la plupart des cas cela entraine une perte de cotisations pour
              la retraite.

              les conséquences sont lourdes en cas de séparation (amiable ou judiciaire)

              Il faut trouver une solution à cette injustice.

              Cordialement


              • alinea Alinea 27 juin 2012 15:30

                C’est tout à fait vrai Zadig, et il nous faudrait bien trouver une alternative.
                Mais j’ai rencontré des femmes privilégiées, socialement parlant, et qui mettaient loin devant leur désir de carrière ; une, entre autre, qui mettait son bébé chez la nounou, alors qu’elle était au chômage, mais qui avait peur de ne plus avoir de nounou au cas où elle retrouverait un emploi.
                Il y a encore tout à faire !
                Et merde ! Que chacun puisse choisir, à condition que choisir ne soit pas un conditionnement mais bien un acte de liberté, en connaissances de causes, de besoins et de volonté de bonheur.


              • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 2012 11:32

                à l’auteur,
                Je suis vraiment consterné par votre article. Vous renvoyez les femmes à une physiologie particulière, bref à une « nature » qui ferait d’elles ce qu’elles sont et surtout ce qu’elles doivent être, éternellement.
                C’est oublier que la civilisation s’est toujours construire CONTRE la nature, et pour s’en affranchir. Descartes voulait que l’homme se rendît « comme maître et possesseur de la nature ». Et certes, je ne songerais pas contester un tel point de vue.
                La reproduction de l’espèce humaine telle qu’on la connaît depuis les origines touche à son terme. Dans peu d’années - les meilleurs biologistes en sont d’accord -, cela pourra se faire du début à la fin en bocal, et puisque cela pourra se faire, cela se fera. On s’est déjà affranchi de la malédiction biblique : « tu enfanteras dans la douleur ». C’est une bonne chose, et la plupart des femmes ont bien raison de n’être pas masochistes.
                Par dessus le marché, je ne vois pas du tout quel intérêt il y a à associer la femme, plus que l’homme, à la procréation. Des enfants, on peut en faire ou ne pas en faire, et il me semble un peu plus sage, dans cet espace très limité de la planète où ils ne manquent pas, de s’abstenir. Donner la vie, la médecine étant ce qu’elle est encore, c’est ipso facto donner la mort. Drôle de cadeau.
                Je connais beaucoup de femmes que l’idée de la maternité n’a jamais traversées, qui vivent préférentiellement dans les domaines de la culture et de la pensée où la question du sexe n’intervient évidemment pas. Tout le reste est de l’ordre d’un tragique archaïsme. « On ne peut pas réduire une femme à un utérus sur pattes », dit très justement Axel Kahn.


                • alinea Alinea 27 juin 2012 13:42

                  En ce qui concerne la première partie de votre article, c’est bien cela avec lequel je ne suis pas d’accord.
                  Quant à la physiologie de la femme, c’est encore elle qui enfante !
                  Celles qui ne veulent pas faire d’enfants, elles doivent ce choix au progrès et je trouve cela tout à fait correct : mon article ne veut pas mettre tout le monde à la nursery, ou c’est que je me suis vraiment mal expliquée !
                  Mais je crois qu’en gros, vous trouvez formidable ce que je dénonce, et qui me parait une perte épouvantable !
                  Bien à vous


                • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 2012 15:31

                  Alinea,
                  Si vous voulez qu’on retourne à la nature, il ne faut pas seulement renoncer à la maîtrise de la douleur en médecine (qui est quand même un des progrès inappréciables du siècle passé), il faut renoncer tout bonnement à la médecine, à la contraception, à toutes les techniques, et vouloir retrouver l’état de nature décrit par Rousseau dans le « Discours sur l’inégalité », où chacun se suffisait à lui-même, n’ayant pas besoin de l’industrie des autres. Les hommes, alors, vivaient « bons et heureux », croit-il. Sauf évidemment quand ils avaient une rage de dent, une péritonite, ou quand les femmes crevaient misérablement des fièvres puerpérales. Vous me direz qu’à l’époque de Jean-Jacques, on n’était guère plus avancé qu’au néolithique, mais enfin nous n’en sommes plus là et vous pouvez exprimer toutes les nostalgies paradoxales que vous voudrez, touchant à des époques où, fort heureusement pour vous, vous n’avez jamais vécu, vous n’empêcherez pas les progrès qu’impose l’exigence rationnelle. Encore trente ans et je vous assure qu’on ne parlera plus guère de la différence des sexes, sauf lorsqu’il s’agira des divertissements érotiques dont on aura complètement oublié (on y est presque), qu’ils avaient pu avoir, dans un lointain passé, un rapport avec la fonction de reproduction de l’espèce.


                • alinea Alinea 27 juin 2012 17:53

                  C’est blanc, ou noir ! Le monde que vous espérez pour dans trente ans, s’il advient je n"y serai plus ! mais si vous n’imaginez même pas qu’on puisse prendre le bon du progrès et gardez le bon d’avant, c’est que vous avez été formidablement formaté ! tant mieux pour vous ; vous êtes probablement plus heureux que moi dans cette société.


                • cevennevive cevennevive 27 juin 2012 12:27

                  Bonjour Alinea,

                  C’est tellement vrai tout cela ! Tellement tiré de la réalité, pensé et éprouvé !

                  C’est tellement proche de ce que je peux penser moi-même, de ce que j’ai vécu, de ce que j’ai pu observer !

                  Nonobstant le féminisme et les dérives sociales et sociétales que vous dénoncez (et moi avec vous), il y a le simple bon sens, la responsabilité des parents. Et... la loi, hélas, impersonnelle, injuste et forcément indifférente au devenir individuel de chacun. Car :

                  - Il est injuste de voir la retraite des salariées emputée de plusieurs années lorsqu’elles ont élevé des enfants (ce n’est pas les deux ans par enfant, généreusement octroyés, qui feront une retraite correcte, car ces deux ans comptent sur le temps, mais non sur la masse salariale sur laquelle est calculée le montant de la retraite)...

                  - Il est triste, de voir des bébés de deux ans aller à l’école !

                  - Il est incompréhensible de voir que l’on peut, sans arrière pensée, confier l’éducation de son bébé à d’autres femmes !

                  Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il est « mal élevé » lorsqu’il ne se conduit pas bien en société ? Qui l’a élevé ? Qui l’a écouté ? Qui lui a montré le meilleur chemin ?

                  Personnellement, je n’ai pas voulu laisser, pour mes trois filles, ce soin à quelqu’un d’autre...

                  Cordialement.


                  • alinea Alinea 27 juin 2012 13:54

                    Bonjour cevennevive :
                    ce qui est lamentable c’est bien que le seul progrès que l’on propose( et qui, en plus n’est pas gagné !), soit de séparer les enfants, les scolariser si tôt, alors que l’on sait qu’un enfant humain est si long à se construire qu’avant quatre ans il n’a pas à être scolarisé parce qu’il ne possède pas les structures pour cela, et cela peut conduire à des troubles du langage et des troubles comportementaux : c’est pas la peine que des médecins chercheurs s’évertuent à publier si la société ne les écoute pas ( et je vous parle d’un savoir qui est vieux de quarante ans au moins !!). Tout le monde s’en fout ; ce phénomène vient lui aussi de « la fabrication du consentement » !


                  • amipb amipb 27 juin 2012 22:06

                    D’accord avec l’article et vos commentaires, Alinea et Cevennevive.

                    Il est d’ailleurs très rare, en Asie, de voir des enfants de moins de 5 ans scolarisés. En France, on fait passer cela pour de la « sociabilisation », or nos têtes blondes sont très tôt soumis au manque d’éducation des autres parents, au travers de leurs enfants, quand ce n’est pas l’incurie totale ou la vulgarité du personnel encadrant, ou la psychologie de cuisine de certains directeurs d’école.

                    Sur la médecine, je ne vous suis qu’à moitié : il faudrait pouvoir accoucher à domicile, mais avec de bonnes conditions de sécurité, ce qui est souvent loin d’être le cas. L’hôpital a fait des progrès, mais reste effectivement très traumatisant pour l’enfant qui naît (lumières, bruits, personnes étrangères à son environnement affectif, etc.)

                    Pour le féminisme, vaste programme. On ne peut nier des avancées bien nécessaires dans notres société machiste, mais on tombe depuis 40 ans assez facilement dans le rejet des responsabilités, quand ce n’est pas, de manière bien plus caricaturale, dans la théorie du genre. Le « on ne naît pas femme, on le devient » de Mme de Beauvoir n’a aucune réalité en physiologie ou neurosciences.

                    Être femme ou homme, c’est, à mon avis, bien au contraire déjà accepter les bienfaits et les limites de sa condition physique et sexuelle, données à la naissance. Et c’est ensuite savoir se dévouer pour que nos proches, de tout sexe et de toute origine ethnique ou âge, puissent s’épanouir.

                    Alors seulement l’épanouissement personnel pourra se produire.


                  • jef88 jef88 27 juin 2012 12:51

                    j’ai lu un article qui montre le TOP du féminisme  !
                    les femmes qui ont trop de testostérone sont des adeptes de la masturbation !
                    elles n’ont donc plus besoin d’homme .....

                    Si si, c’est une étude américaine qui le dit !!!


                    • Sauvage Sauvage 27 juin 2012 13:46

                      @ L’auteur : Merci pour votre article qui l’a beaucoup touchée. C’est en lisant votre article que je me rends compte à quel point nous sommes ’libres’ de ne pas être féministes. Je ne m’identifie pas à certains combats des féministes, j’ai même eu une période de franc rejet.

                      Pourtant, c’est grâce à elles si, aujourd’hui, nous sommes indépendantes. Mais le sommes-nous vraiment, des femmes indépendantes ? Car à trop vouloir fuir le machisme archaïque, nous avons mieux atterrit dans le capitalisme objetisant, le consumérisme abrutissant.

                      Nous travaillons, oui, mais nous sommes écartelées dans toutes nos tâches, et ne pouvons plus éduquer correctement nos enfants, prendre soin de nous, de nos couples. Je parle là des classes moyennes. Résultat : le féminisme n’est effectivement accessible qu’aux classes aisées, qui peuvent asservir d’autres humains pour la réalisation de leurs projets de carrières ou personnels.

                      Pour nous autres femmes, ce sont des batailles contre la société pour survivre. Mais aussi contre notre conjoint dans le couple, car le schéma ’toi femelle, toi intendance domestique, éducation enfants et moi - mâle travailler, moi fatiguer’ reste encore très fréquent et lourd à supporter.

                      Pour celles qui se révoltent, à juste titre, contre ce partage des tâches culturel inégal qui vient s’ajouter à leur boulot, leurs gosses, leurs rêves, c’est le constat qu’il faut sacrifier (amputer) quelque chose à leurs rêves : soit sacrifier son couple (à cause de l’hystérie, la fatigue, les engueulades du qui fait quoi ou ne fait rien), soit l’éducation de ses enfants (qui ne mangeront que des surgelés et ne pourront pas être suivis), soit sa féminité et ses rêves de réussites. Souvent d’ailleurs, je me dis que j’aurais aimé avoir plusieurs vies... Mais je n’en ai qu’une...

                      Conclusion : les innombrables divorces et séparations sont dus en grande partie aux aspirations des femmes à exister, aspirations pas toujours comprises par leurs conjoints car ceux-ci ne savent pas ’participer’ et ’penser’ à leurs moitiés comme à des êtres à part entière. Ces femmes sont ’leurs’ moyens de s’accomplir. Et certains hommes ne se rendent même pas compte de la cruauté de la situation, car cela leurs semble tellement logique, tellement culturel...

                      Mais les divorces et séparations sont surtout dus à la société capitaliste qui nous asservit tous, hommes ou femmes, nous transformant en capital de production, nous ôtant notre âme, nos vies, nos rêves. Ainsi, exténués après exploitation à produire des richesses éphémères qui ne nous profiterons pas, il ne nous reste que le stress, la fatigue ou l’abrutissement du quotidien. Car pour avoir le courage de mener de front plusieurs combats (hommes ou femmes), encore faut-il le « pouvoir ». Mais quelle marge de manœuvre cette société nous laisse-t-elle pour nous accomplir ? Quelle marge de manœuvre nous laisse-t-elle pour réaliser nos rêves ou construire des sociétés moins cupides ou superficielles ? Quelle marge de manœuvre nous laisse-t-on pour exister dans la joie de vivre auprès de nos proches, dans le bonheur d’une société plus solidaire ?

                      Aucunes... Si, nous en avons, une marge, celle de faire, rentré après le boulot, après s’être engueulé avec notre chéri(e) pour une enième frustration, celle de payer nos factures, nos impôts, nos dettes, nos charges, encore et toujours...

                      A trop vouloir rejeter les fautes sur les hommes ou sur les femmes, nous ne verrons même pas comment la société finira par nous séparer pour, à la fin, se retrouver, comme des cons, seuls à crever dans nos coins, commes ces esclaves d’un autre temps, usés jusqu’à la moille, dont personne n’a besoin...


                      • alinea Alinea 27 juin 2012 14:34

                        Super votre commentaire Sauvage ( un peu dur à lire à cause des entraves techniques !)
                        On peut essayer d’avoir plusieurs vies, mais pas forcément en même temps. Quand on est mère, c’est à la fois banal et merveilleux, initiatique si on sait être attentive ; être amoureuse, être autonome et réaliser ses potentialités.. c’est pourquoi je m’afflige que nulle part on voit de projet de société qui tendent vers ce but. Alors, il faut tâcher de le réaliser avec les nôtres, comme on peut. Faire la part des choses et ne jamais flancher. Si on veut faire tout à la fois, on ne vit rien entièrement.
                        Mais c’est vrai Sauvage, la femme « forte » qui veut réaliser tous les aspects qui la constituent, est souvent seule ! Pour moi, ce devrait être cela la lutte des féministes, et non pas censurer les trois quarts de la femme !
                        Merci


                        • Morgane Lafée 27 juin 2012 14:54

                          En lisant cet article, je suis passée par plusieurs sentiments.

                          D’abord, j’ai pensé me mettre en colère devant des idées aussi réactionnaires, telles que dénigrer la péridurale et autres propos qui nous ramènent à peu près cinquante ans en arrière. Pourquoi ne pas tout simplement, tant qu’on y est, supprimer les anti-douleurs de manière générale. Après tout, l’expérience de la douleur, quelqu’en soit l’origine (maladie, blessure, etc.), fait partie de la condition humaine, non ? « La douleur n’est qu’une information », disait Arnold Schwarzenegger dans Terminator 2 :)
                          Puis ma colère s’est muée en une sorte de stupéfaction. En effet, il est rare de lire un tel concentré d’âneries sur le féminisme, témoignant d’une telle ignorance de la pensée féministe en particulier, mais aussi de l’Histoire de la pensée de manière générale.
                          Enfin, j’avoue que face à cette succession d’affirmations simplistes, voire simplettes, sur la triste condition de la « femme moderne », tour à tour brûlée vive comme une sorcière et sujette à compassion tout au long de l’article, je me suis laissée envahir par une certaine hilarité... Oui j’avoue avoir éclaté de rire en lisant « Souvent la femme forte est seule. »

                          Ma question est donc la suivante : cet article est-il un gag ?
                          Le style ampoulé de l’auteur me laisse penser qu’il faut prendre son article au douzième degré. Pourtant le 1er avril, c’est déjà passé depuis près de trois mois...

                          Si cet article est à prendre au sérieux, désolée pour le côté désobligeant de mon commentaire, mais il n’est pas forcément inutile pour l’auteur de savoir quels sentiments suscite son texte.


                          • Le Grunge Le Grunge 27 juin 2012 17:40

                            Moi au contraire je trouve ce témoignage très intéressant, autant pour les idées qu’il avances que sur la réaction qu’il suscite pour les « femme actuelle » comme vous. Vous nous pondez presque 20 lignes mais pas un seul argument, que votre ressenti, vous laissez votre passion s’exprimer et du coup votre raison est absente dans vos raisonnement. 

                            Comment pourrions nous expliquer que dans notre société que les deux sexes se détachent de plus en plus de leur besoin primaires pour lequel ils sont biologiquement programmé:l’éducation de leur progéniture, la seule manière de péréniser leurs gène et leur ligné. Pourquoi le travail est il plus satisfaisant pour certaine femme 5 jours après l’accouchement que l’éducation de leur enfant. Si vous trouvez que c’est complètement normal, permettez moi de vous dire que vous êtes complètement aliéné, parce que moi mon gamin, je ne l’ai pas lâché du regard pendant presque un mois. Et si je pouvais travailler moitié moins pour pouvoir passer plus de temps avec lui je le ferais. 
                            Et comme vous venez de le prouver, il est impossible de discuter avec les chiennes de garde, trop occupé a nous montrer les crocs pour nous faire croire qu’elles ont un phallus elles aussi. Moi et pas mal de spécimen de mon genre en tout cas, on préfère les uterus, surtout ceux qui ont un fort caractère, mais les utérus qui jalouse les phallus...

                            PS : morgan la fée, pffff puéril !!!! une pauvre fille obligé de se soumettre et de donner l’arme pour que le beau chevalier puisse se battre, une soumise quoi, vous ne trouvez pas ? 

                          • alinea Alinea 27 juin 2012 17:58

                            Merci La Grunge.
                            Mais voyez-vous, nous ne sommes peut-être que des gags dans l’esprit des gens très intégrés ! Ils ne savent pas ce qu’ils perdent, c’est tout ce que l’on peut dire.


                          • alinea Alinea 27 juin 2012 15:01

                            Je me doute que mon texte peut susciter des sentiments comme les vôtres vu que la monde part à toute vitesse dans le sens qui est le vôtre.
                            Je ne connais pas votre expérience de la vie, mais moi, j’en ai vue des femmes fortes, seules, parce qu’elles portaient la famille, l’homme, et qu’elles, personne ne les portaient. Cela vous fait peut-être rire, tant pis !


                            • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 2012 15:52

                              Alinea,
                              S’il y a eu des femmes « fortes » dans l’histoire, c’était les féministes, qui ne se définissaient assurément pas comme des mères et des reproductrices. Le seul « homme » qui ait eu deux prix Nobel, ne l’oublions jamais, c’est Marie Curie, laquelle s’intéressait assurément plus plus au radium qu’à la broderie des bavoirs. Olympe de Gouges, Sophie Germain et plus près de nous Simone de Beauvoir n’ont jamais cru qu’il y eût une « nature » féminine. S’il y a une chose qu’il convient de savoir, c’est que l’image de la femme-mère vouée préférentiellement à l’élevage de la marmaille, c’est une construction tout à fait artificielle des sociétés patriarcales héritées du modèle grec où les femmes étaient soit des domestiques enfermées dans le gynécée soit des hétaïres, comme Phryné, la maîtresse de Praxitèle ou Aspasie, celle de Périclès. Triste alternative !
                              C’est avec ce modèle-là qu’il conviendrait d’en finir, et de toute urgence. Ce que vous prônez ressemble à l’idéal des salafistes. Il est vrai qu’aussi longtemps que les socialistes seront au pouvoir, ce modèle continuera d’exercer une certaine fascination, et on en viendra peut-être même à imposer le port de la burqa à toutes les Françaises, mais ce sont les péripéties de l’histoire. Celle-ci continuera d’avancer, et plus vite encore après qu’on sera sorti du petit tunnel d’obscurantisme qui s’ouvre devant nous.


                            • Sauvage Sauvage 27 juin 2012 16:20

                               

                              @ Labrune : j’emettrai un bémol : Simone de Beauvoir a vaillamment défendu la cause des féministes, tout en faisant exactement le contraire dans sa vie privée, comme le disait si justement dans sa biographie Françoise Giroud, sa contemporaine.


                            • alinea Alinea 27 juin 2012 16:21

                              Christian Labrune : vous vous foutez de moi ? Je ne dis rien de ce que vous dites ci-dessus !
                              Ma propre vie en témoigne, certes vous ne la connaissez pas ! mais je conviens que Marie Curie est une femme exemplaire, vie réussie, d’autant que la radio activité est une sacrée veine !
                              Je parle de gens ordinaires voyez-vous, je pense qu’il est bien qu’on puisse ne pas faire d’enfants si on n’en a pas envie ; mais je dis dis que si on en a envie, il faut alors restée relié à sa nature ; et que la société se doit de le permettre. je ne sais pas si Marie Curie a eu des enfants, et, à l’époque, malgré sa grandeur, elle ne pouvait pas faire autrement ; mais aujourd’hui, Marie Curie ne ferait pas d’enfants. Quand on décide de faire des enfants, on l’assume ; en connaissance de causes, parce que là aussi il y a eu d’énormes progrès dans la connaissance de l’homme. Certes, ce sont des sciences humaines, mais elles apportent des connaissances qu’il est bon de propager.
                              Et puis je dis bien d’autres choses à portée politique que le peu que vous vous évertuez à extirper pour me prendre pour ce que je ne suis pas !
                              Je dis entre autre que les femmes qui se réalisent ! s’en remettent à d’autres, très inférieures à elles, pour s’occuper de leurs enfants. Et cela, je ne le supporte pas !
                              Et je dis aussi, que bien souvent, leur réalisation ultra libérale fait plus de mal que de bien à l’humanité qui m’est chère.


                            • alinea Alinea 27 juin 2012 16:24

                              P S. La femme forte dont je parle, n’est pas de ce tonneau là ; c’est une femme « ordinaire » quoique très extraordinaire, et qui donne et qui donne.
                              Je vous rassure, je ne parle pas de moi, là !


                            • Le Grunge Le Grunge 27 juin 2012 17:57

                              Des « femmes fortes » dans l’histoire ? Ce qui veut dire que celles qui ne l’ont pas marqué, qui n’ont fait qu’éduquer leurs enfants sont faibles ? Bel esprits. Donc tout homme qui ne marque pas l’histoire est faible selon vous ? Gardez vous de déballer votre bibliographie comme une petite leçon et d’utiliser des personnages historique pour appuyer vos propos. je pourrais faire de même pour prouver exactement l’inverse. Penser par vous même au lieu de répéter ce que Simone ou marguerite ont dit. Vous dites « reproductrice », « bavoir » de manière si péjorative. Est -il si honteux a vos yeux d’éduquer un enfant ? Non c’est tellement mieux la découverte de l’uranium, d’inventer la technologie qui permettra au humain de s’autodétruire. Vous voyez, pensez par vous même, on peut faire dire ceux qu’on veut l’histoire. Pour finir, éviter de pensé par opposition, si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est proposé, vous pouvez proposer autre chose qui ne se trouve pas forcement a l’extrème de l’idée de départ, un juste milieu en somme, a moi que les extrêmes vous définissent mieux ?


                            • Sauvage Sauvage 27 juin 2012 19:05

                              @ Le Grunge, Alinéa, Labrune : navrée que mon message plus haut soit illisible.

                              Bémol donc, à l’affirmation de Labrune : Simone de Beauvoir, que vous citez si pompeusement, a fait dans sa vie privée exactement l’inverse de ce qu’elle défendait dans ses écrits, selon une de ses contemporaines, Françoise Giroud.

                              Mais dans l’ensemble, je suis d’accord avec Labrune.

                              L’instinct maternelle n’est pas automatique, et les femmes qui refusent d’avoir des enfants par peur de grossesse, de conjoint instable, de surpopulation planétaire ou simplement parce qu’elle ne se sentent pas cette vocation, ne sont pas des égoïstes parce qu’elles n’ont pas suivi la voix de la nature, comme vous le dites, Alinéa. Elles ne rejettent pas toutes non plus les valeurs traditionnelles.

                              Elles privilégient leurs carrières, leurs accomplissement personnel, comme l’ont fait avant elles les hommes pendant des siècles. Car, ayant connu la vie de couple (puisque maintenant on peut cohabiter sans se marier), elles ont découvert plus vite que leurs aînées que les tâches quotidiennes que les hommes font peser sur leurs épaules sont beaucoup trop lourdes et les mentalités masculines n’ont que très peu changées. C’est ainsi qu’elles doivent faire des choix.

                              Avant que certains hommes ne tombent sur moi (certains zélés qui se sentent émasculés par mon discours), je voudrais nuancer mon propos, en soulignant que je parle là du rôle culturel et social, réservé à la femme. Cela ne signifie pas que tous les hommes soient des goujats et qu’ils ne fassent rien chez eux.

                              A ce propos, n’avez-vous jamais remarqué que tous les artistes, écrivains, personnalités remarquables ou illustres inconnus, tous consacrent des chansons ou hommages vibrant à leurs Mères ?
                              Pourtant, ils ont bien des géniteurs, non ?

                              J’ai une piste de réflexion : si nous rendons tous des hommages à nos mères, c’est que nos mémoires sont gravées de leurs souffrances, de leurs abnégations, leurs sacrifices qu’elles ont endurés pour nous élever. Certains le comprenne, une fois grand, d’autres ne comprennent toujours pas pourquoi leurs mères se sont « éteintes », ne se sont jamais réalisée alors qu’elles étaient si belles, si brillantes, jeunes...

                              Et s’il est parfaitement normal pour une femme d’élever ses enfants, il n’est pas normal que la société et les hommes le reconnaisse, le partage si peu, au point qu’une femme, n’importe qu’elle femme moderne doive encore faire un choix entre le sacrifice de soi pour sa famille et sa vie. Je vous invite instamment à lire Le Complexe de Cendrillon, de Colette Dowling pour un aperçu de ce que sacrifie les femmes accomplissaient et continuent d’accomplir pour leurs enfants et leurs conjoints.

                              Cordialement,


                            • francesca2 francesca2 27 juin 2012 19:21

                              Femmes fortes parce qu’elles ont vécu comme elles le souhaitaient et en s’en donnant les moyens, et non pas comme il était prévu qu’elles vivent.

                              Vous vous imaginez les têtes en Pologne lorsque la jeune Marie annonçait la couleur ? 
                              Pour vous donner une idée, les études supérieures étaient carrément interdites aux femmes...et elle, elle voulait être scientifique, rien que ça...

                              Non c’est tellement mieux la découverte de l’uranium, d’inventer la technologie qui permettra au humain de s’autodétruire.  

                              Ce raisonnement est niais, vous ne croyez pas ? 

                            • Le Grunge Le Grunge 27 juin 2012 20:17

                              oui c’est pour ca que juste après, comme vous l’avez volontairement oublié, (amnésie sélective chiracosarkosienne ?) j’ai précisé, inutile de faire des comparaison avec des personnage historique. J’aurais pu me servir de simone comme sauvage, mais encore de margerite, Mme de Maintenons ou encore Catherine II, on en serait revenu au même.


                              Mais continuons, sauvage, franchesca.
                              Regardons le monde professionnel, permet-il a une femme de bien vivre sa grossesse ? Non, et c’est souvent synonyme de licenciement ou de refus d’embauche. Les recruteurs sont uniquement de sexe male ? non. Les lieux de travail sont-il adapté pour les parents non, ils ne l’ont jamais été même si certain s’y prêtent plus que d’autres, facile dans un bureau, plus difficile sur un chantier. Un chantier ? Tien donc, voila au passage un lieu déserté par les fameusement combattantes de la parité, j’ai pourtant bcp voyagé, j’ai vu des femmes travailler sur tout les chantiers que j’ai vu en asie ? Résistance occidentale qui favorise non pas l’épanouissement professionnel mais le carriérisme ? Je ne sais pas, passons. Comment se fait-il que la grande majorité des postes dans les petites écoles soit tenu par des femmes, c’est visible aussi dans le secondaire. Et que le contraire s’exprime dans le supérieur ? Regardez les chiffres, a moins qu’il n’aille pas de le sens de vos propos francesca, je n’y peux rien, j’ai eu l’occasion de l’observer de mes propres yeux. Qu’est ce que j’en pense ? Rien, j’observe et surtout je ne tire pas de conclusion attive. Toutes les filles aujourd’hui peuvent faire ce qu’elle veulent dans leurs études, en france. Qui les poussent a choisir l’éducation ? Personne. Et pourtant. Dire que ce role leur est révolu, c’est grotesque, mais nier envers et contre tout leur avantage quasi biologique dans ce domaine, alors je dis qu il faut etre un extrémiste pour penser ca. Les femmes doivent travailler autant que les hommes, c’est un fait. Mais prôner l’égalitarisme sexuel a toute les échelles c’est une hérésie a mes yeux, vous me direz une de plus en ce début de XXI°...

                            • francesca2 francesca2 27 juin 2012 20:49

                              Excusez-moi le Grunge, n’y voyez aucune volonté de polemique, réellement je ne comprends pas où vous voulez en venir. 




                            • alinea Alinea 27 juin 2012 20:55

                              Sauvage : l’instinct maternel n’est pas automatique, certes, mais je maintiens que s’il n’existe pas, c’est qu’il y a eu traumatisme, abandon, problèmes avec la mère, car le maternage se transmet par notre cerveau reptilien, le plus primitif des trois.
                              Que les femmes qui n’ont pas de désir d’enfant n’en fasse pas ( je me répète mais vous ne devez pas lire les commentaires plus haut) tant mieux, mais elles ont souvent des reports sur les animaux, ou alors le mental de Lagarde : un modèle pour vous ? Il y a des hommes qui sont très paternels, qui se régalent à s’occuper de leur bébé puis de leur enfant ; tout cela relève de la sensibilité ; une femme qui ne pense qu’à sa carrière au point de n’avoir pas d’amour pour un homme ou pas d’enfant, me parait être, effectivement une erreur de la nature ! Mais, c’est le but de l’homme moderne, et à tant la détruire, sûr qu’il en est une erreur !
                              Je propose une réflexion et je sais bien qu’on n’est pas tous d’accord sur ce sujet, si c’était le cas, nous ne vivrions pas dans un monde aussi fou ! Tout le monde n’a pas la même sensibilité, et ce n’est pas nouveau.
                               Merci de votre réflexion en tout cas !


                            • alinea Alinea 28 juin 2012 00:12

                              Sabine : il est tard et je suppose que vous ne lirez pas cette réponse, tant pis. Vous avez raison, j’ai fait une compile rapide des quelques faits qui me paraissent à la fois contradictoires par rapport au féminisme,( la petite fille sexy et une autre qui deviendrait Lagarde, je la pose comme la même !) et, comment dire, malsain serait trop fort, mais « pas clair ». Mis bout à bout, cela donne ce que vous dites ; mais c’était des petites touches évocatrices qui ne se voulaient pas un portrait. je ne suis pas assez stupide ou ignorante pour imaginer que les femmes sont ou vivent comme je le décris sur ces trois lignes.
                              Le problème c’est que rien, dans une rencontre avec quelqu’un, n’est choquant, mais une tendance sociale dans un sens aussi consumériste, aliéné, me donne envie que les choses changent. Et quand on dit : « ça serait bien que les choses changent », ou « comment pourrait-on faire », ceux qui sont le plus touchés répondent « mais quelle condescendance ! » On ne peut donc rien dénoncer chez l’humain sans en blesser quelques uns ?
                              Je ne me place jamais au-dessus des choses parce que je pense autrement ; il y a juste des choses qui me font mal, qui me rendent triste
                              Merci Sabine de vos commentaires


                            • alinea Alinea 27 juin 2012 16:25

                              On peut tout à fait résumer la décadence comme ça,merci de votre humour qui me soulage de mes débats houleux !


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