Le reclassement idéal des élus ou le conflit d'intérêt érigé en principe républicain
Les conflits d’intérêts des élus sont-ils solubles dans la République ? Autrement dit, est-il un jour envisageable de se débarrasser des différentes compromissions entre le pouvoir, du niveau municipal aux plus hautes fonctions de l’Etat avec les entreprises, les multinationales ?
Effectivement, la loi du 14 avril 2011 a permis de rendre plus transparente l’évolution du patrimoine des élus durant leur mandat. D’autres initiatives devraient également prévenir les conflits d’intérêts en particulier sur le plan de la déontologie a récemment déclaré le Ministre de la Fonction publique, François Sauvadet. François Fillon, a également demandé aux ministres, ainsi qu’aux membres de cabinet de publier leurs déclarations d’intérêts.
En revanche, lorsqu4on observe les pratiques, les nominations politiques sont nombreuses : Stéphane Richard à France Télécom, Henri Proglio à EDF, par exemple. Mais la commission de déontologie ne peut dissuader de hauts fonctionnaires de préparer leur départ, et donc leur prochaine embauche, vers des sociétés qu’ils ont côtoyées dans leurs fonctions antérieures.
La période électorale est propice aux « déménagements » entre public et privé. Le vent tourne et il faut pouvoir se repositionner. Comme dans le football, il y a un mercato politique. Revue de détails.
Eric Besson, ministre de l’Industrie partirait pour PPR.
Jean-Louis Borloo chez Veolia, cela reste à confirmer.
Thomas Fatome, conseiller aux affaires sociales à l’Elysée est devenu directeur de la Sécurité sociale à 37 ans…
Didier Banquy, directeur de cabinet de François Baroin, prendrait la tête de Generali.
Jacques Gérault a quitté la Défense pour la direction d’Areva.
Gilles Briatta est parti de Matignon pour la Société générale.
Etc.
Il en va donc de la santé républicaine. Néanmoins, au-delà de ce jeu de chaises musicales, ne serait-il pas de salubrité publique que l’ensemble des élus produisent des déclarations de conflits d’intérêts ? Même au plus petit niveau (maire, député), ne serait-il pas souhaitable de les citoyens connaissent les intérêts personnels vis-à-vis d’entreprises de travaux publics par exemple ? Ce que la presse exige des scientifiques, médecins, pourquoi ne pas l’exiger des élus de proximité ? Comment ainsi ne pas comprendre la défiance des Français envers tout ce qui représente, de près ou de loin, l’autorité ?
N’en doutons pas, à l’issue du second tour des présidentielles, la valse des postes, à droite comme à gauche reprendra. A trois temps ?

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Ok, mais que font donc les citoyens ? Je me situe au niveau le plus élémentaire en élu (...)
01/05 15:54 - C BARRATIER
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