Lorsque j’avais entre 16 et 17 ans, la lecture d’Hara Kiri puis de Chalie Hebdo était une vraie bouffée d’oxygène dans la France gaulliste de l’époque.
Mes meilleurs souvenirs (pas forcément pour les fondateurs du journal) :
Le numéro d’Hara Kiri saisi par la justice à la demande de Valéry Giscard D’Estaing, président de la République, pendant le premier choc pétrolier que j’ai pu avoir entre mes mains. On y voyait un montage dans lequel l’épouse du chef de l’Etat était assise nue sur les genoux d’un émir. Le texte disait : "Giscard vend sa femme aux émirs." Ledit émir disait : "Trop maigre, un baril."
Lorsqu’on voit aujourd’hui les fakes (montages photoshop) disponibles sur le web, on a du mal à croire que cela pouvait suffire à l’époque pour interdire un journal.
Charlie Hebdo était interdit dans les casernes (au même titre que L’Humanité) dans les années 70. En 1976, il était enfin autorisé. Le premier numéro autorisé titrait : Premier numéro autorisé dans les casernes "Merde à l’armée" sur fond kaki. Interdit dès le lendemain.
C’était ça Charlie !!!
De Cavanna ("Il ne suffit pas d’être con. Il faut être fier de l’être" et son "je l’ai pas lu, je l’ai pas vu mais j’en ai entendu parler") à Choron (les jeux de con du Professeur Choron), en passant par Reiser (Gros Dégueulasse) , Wolinski (Vive les femmes), Delfeil de Ton, GEBE (l’an 01), Cabu (Duduche, les beaufs) et tant d’autres on pouvait ressentir une authentique énergie contre un pouvoir réactionnaire et répressif. Il n’y a qu’à voir le nombre d’interdictions de publication ou de mise en vente.
Créé en 1960 sous le nom de Hara Kiri (nous conseillons à ceux qui ne le connaissent pas de faire des recherches sur un moteur de recherche d’images pour découvrir quelques couvertures), interdit à la publication en 1961. Reparaît puis de nouveau interdit en 1966. Interdit en 1970 ("Bal tragique à Colombey") il renaîtra de ses cendres sous le nom de Charlie Hebdo.
Il exprime ses opinions anticolonialistes pendant la guerre d’Algérie. Alors qu’il remplace brièvement François Mauriac au bloc-note du journal lorsque ce dernier devra s’absenter pour raisons de santé, ce "débloque-note" vaut à L’Express de nombreuses lettres indignées de ses lecteurs et obligera Jean-Jacques Servan-Schreiber à publier une lettre d’excuses en première page du journal, ce qui n’arrangera pas ses relations avec Siné, celui-ci continuant à publier des dessins engagés dans le journal. Défendu par Jacques Vergès, alors avocat du FLN, Il quitte l’Express en 1962 pour créer son propre journal, Siné Massacre, où il exprime alors son anticolonialisme, anticapitalisme, anticléricalisme et son anarchisme.
Et oui, ça c’est Siné avec ses outrances et c’était aussi ça Hara Kiri et Charlie Hebdo
Il semble que l’affaire des caricatures de Mahomet et la couverture de Charlie de cette époque ait sapé la résistance nerveuse de Philippe Val. A moins que ce ne soit le soutien de Nicolas Sarkozy à cette époque ?
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& je parle de l’ineffable A. Adler bien entendu.
15/12 20:03 -ce type fait tellement passer de vessies pour des lanternes qu’il va exploser ; on sait (...)
15/12 20:01 -Vous vous contredisez : " le bol ...de l’air d’insinuer perfidement que les (...)
30/07 12:36 - loletAh oui, et alors ???? En fait l’anti sémitisme n’a rien à voir avec cette (...)
30/07 12:26 - loletJe crois que le fait d’avoir Malka comme avocat n’est pas anodin ... Ce type a (...)
30/07 11:43 - loletOui, cela augure mal du futur, où l’injustice flagrante de la société ne pourra être (...)
30/07 11:36 - lolet
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