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 Accueil du site > Tribune Libre > Pic pétrolier : quel plan B avant la catastrophe ?

Pic pétrolier : quel plan B avant la catastrophe ?

Cette fois c’est officiel, le pic pétrolier a déjà eu lieu. Reconnu par le président Obama, confirmé par l’AIEA et évoqué mardi dernier devant les députés par François Fillon, le pic pétrolier est entré dans l’Histoire avec un grand H. Une querelle d’experts sans intérêt fait varier sa survenue entre 2006 et 2009 alors que la véritable question est : Quelle préparation nos gouvernants ont-ils prévu à cette crise prévue de longue date et qui fait peser un risque majeur à notre civilisation.

C’est un secret de Polichinelle que le premier ministre a laissé échapper mardi 5 avril 2011 lors de la séance des questions au gouvernement en répondant au député François Brottes (PS) sur  le prix du gaz  ceci : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

« Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole. La production ne peut maintenant que décroître, alors même que la croissance de l’économie mondiale a retrouvé un train de 4,5 %. La catastrophe de Fukushima aura forcément des conséquences sur les investissements dans le monde en matière nucléaire. »

Une phrase qui résume plus qu’on ne peut l’imaginer le désarrois du gouvernement devant la situation nouvelle et l’impréparation irresponsable qui est la nôtre devant une crise pourtant prévue de longue date.

Le pic pétrolier a été prédit dans les années 60 par le géologue King Hubert et ses conséquences sur la civilisation de la productivité ont été modélisés après le Club de 1968 par le Massachussetts Institute of Technology. Ses conclusions sont rendues publiques en 1970 dans le rapport Meadows & al., intitulé "The limits to growth", "Les limites de la croissance".

http://www.manicore.com/documentati...

Les simulations du MIT prédisent l’effondrement du système productiviste, quelles que soient d’ailleurs les hypothèses de départ en ressources de matières premières (à l’époque les réserves connues ne couvraient que 30 années de croissance).

En effet, si le système ne s’effondre par leur épuisement, la  dévastation de l’environnement ou l’explosion démographique conduisent à des scénarios tout autant catastrophistes.

Au début des années 1970, les USA ont une première preuve de la validité du modèle de Hubbert quand ils constatent que leur production nationale de pétrole atteint effectivement un pic.

Les gouvernants US comprennent alors que dans 30 ou 40 ans l’humanité rencontrera un problème majeur quand la production de ressources fossiles ne parviendra plus à satisfaire la demande.

Des bureaux d’étude stratégiques sont alors mis à contribution pour imaginer les conséquences et les phases de cette crise et les moyens de s’y préparer. Voici un lien illustrant  celui de Balfour et Associates : http://www.treehugger.com/balfour-h...

Les scénarios varient sur les dates mais convergents sur les principales étapes à venir :

1) Phase de gaspillage exponentiel

2) Peak Oil atteint (production maximale historique)

3) Plafonnement de  la production de pétrole (plateau oscillant).

4) Déplétion (Chute de plus en plus rapide de la production).

5) Epuisement des stocks de pétrole.

Contrairement aux métaux, il n’y a pas de recyclage possible du pétrole consommé. Les seules alternatives sont des carburants de synthèse.

Quelle seront les conséquences géostratégiques et sociales de ces étapes ?

Les prévisionnistes prévoient en gros les étapes suivantes (au début les  phases historiques passées) :

A) 1970 à 2001 : la croissance de la production de pétrole permet le maintien du productivisme avec une croissance faible. Règne du pétro-dollar.

B) 2001 à 2009 : Anticipation de la désindustrialisation par les marchés (dérégulation). Délocalisation, chômage. Tensions géostratégiques, guerres de positionnement. Remise en cause du dollar. Envolée des dettes publiques. Mise en place de l’état d’urgence aux USA au prétexte d’antiterrorisme. Intégration européenne à marche forcée.

C) 2009 à 2015-20 : Production de pétrole en plateau oscillant : le prix du pétrole flambe, inflation généralisée.  Stagnation économique et désindustrialisation accélérée. Tensions géopolitiques et monétaires. Flambée des prix, famines dans les pays du sud, faillites d’états. Crise du dollar (chute). Instauration de mesures d’exception : gouvernance mondiale (fusion UE + NAU), monnaie mondiale rejetée par la Chine, la Russie, l’Inde qui forment un Block Asiatique dissident.

D) 2015-2020 à 2030-2040 : Chaos dans les pays industrialisés. Activation de l’état d’urgence mondial, répression politique. Rationnement des denrées, marché noir, famines. Suspension des institutions démocratiques et des droits individuels. Identification par puce des individus. Guerre larvées entre l’Alliance Atlantique et le Block Asiatique. Hausse de la mortalité, politique de réduction forcée des naissance.

E) 2030-2040 à 2100 : Epuisement du pétrole. Limitation des moyens de guerre. Lente réorganisation sociale sur un modèle local économe en énergie. Stabilisation de la population mondiale.

 

Si les gouvernants ont eu ses informations depuis 40 ans on peut se dire qu’ils ont préparé un plan B, non ?

Et bien oui, mais en pratique ce n’est pas forcément celui qu’on aimerait entendre, nous autres citoyens naïfs et confiants.
Si on cherche un peu on trouve des préparatifs mais point de voitures écolos, nulle trace de virage technologique vert, pas de recherches massives dans les énergies de substitution.

 

En France nous avons eu droit à la course au nucléaire et aux incitation à l’achat de véhicules neufs à coup de jupettes. Quelques tramways, des bus au gaz. Et c’est tout.

Et dans les autres pays ? Rien de très optimiste.

L’armée allemande s’affole : Spiegel online publie un rapport de l’armée allemande catastrophiste. http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,715138,00.html

Les USA laissent faire le marché qui dépèce l’industrie et instaure des mesures d’urgence pour palier aux chaos social.

Les anglais vendent leurs fleurons industriels aux Indiens ou aux Chinois et se concentrent sur la finance.

Partout on liquide l’état providence qui seul permettrait d’amortir le choc.

La réponse des gouvernants européens est pathétique : « seuls nous ne pouvons rien faire, débarrassons-nous du problème auprès d’un gouvernement européen ou mondial . »

Mais le gouvernement mondial est une illusion, il ne poura rien faire de plus que rationner.

Il ne sera pas mondial, ce sera au mieux un gouvernement de l’occident face à la Chine, la Russie et l’Inde.

Et en tout cas ce ne sera pas une démocratie.

Comment disait Churchill ?

"Vous vouliez sacrifier l’Honneur pour avoir la Paix, vous aurez la guerre et le déshonneur."

Il se pourrait que nos dirigeants aient sacrifié la souveraineté populaire dans l'espoir de conserver la paix et la prospérité.

Nous avons déjà plusieurs guerres et il est à redouter que nous ayons en plus la tyrannie et la misère.

 

 Photo : REUTERS/ US Coast Guard



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Talion (---.---.---.136) 16 avril 2011 10:59
    Talion

    Il n’y a pas de plan B... C’est aussi simple que ça...

    L’équation telle qu’elle est interprétée par les puissance occidentale (Washington en tête) est la suivante : Il y a une seule gamelle et trop de chiens... Plusieurs d’entre eux vont devoir crever.

    Les bruits de bottes se font progressivement de plus en plus fort.

  • Par Daniel Roux (---.---.---.93) 16 avril 2011 11:23
    Daniel Roux

    Les deux paramètre les plus importants, la cupidité et l’avidité, sont paradoxalement ceux qui nous mènent à la catastrophe annoncée et ceux sur lesquels il serait théoriquement possible d’agir.

    Posons comme préalable que la cupidité et l’avidité ne font pas partie de l’instinct humain, comme par exemple, l’instinct de survie ou l’instinct grégaire. Ces comportements néfastes et pathogène sont transmis de génération en génération.

    Les sociétés apaisées aux valeurs humanistes ont pratiquement toutes été détruites par celles, vindicatives et massacrantes, qui les découvraient dans leurs quêtes incessantes de richesses. 

    Le paradoxe est que pour faire évoluer l’humanité, il serait nécessaire de la conduire à se tourner vers d’autres valeurs que celle qu’ils vénèrent aujourd’hui.

    On touche à l’impossible puisque les décideurs et les philosophes télégéniques, les seuls audibles, sont les champions de la corruption, de la cupidité et de l’avidité.

    Il faudra donc boire notre vinaigre jusqu’à la lie.

  • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 12:25
    Abou Antoun

    Les deux paramètre les plus importants, la cupidité et l’avidité,
    Ne pas oublier l’imbécilité. Tout cela est parfaitement décrit dans le rapport meadows des années 60-70. Mais aucun connard de politicien n’a compris qu’il fallait conjointement.

    • Modérer la population mondiale.
    • Adapter notre mode de vie aux ressources existantes et connues.
    Ou bien s’ils l’ont compris ils n’en avaient rien foutre.
    Tous n’ont qu’un slogan ’croissance’ démographique - industrielle. Faisons des bébés construisons des usines, faisons des bagnoles ...
    Le dernier en date de cette lignée d’abrutis, chez nous s’appelle ....
    Alors après moi le déluge !
  • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 12:32
    Abou Antoun

    J’approuve totalement cette vision pessimiste des choses.
    Mais cette fois il est possible que même avec une palanquée de bonnes guerres on ne s’en sorte pas. (Maintenance des parcs de centrales nucléaires - Fukushima(s) à répétition auront raison des survivants).
    Le futur appartient au blattes et aux scorpions. Leurs ’intellos’ dans quelques millions d’années se demanderont toujours comment une espèce aussi crétine a pu réaliser quelques exploits techniques.

Réactions à cet article

  • Par Talion (---.---.---.136) 16 avril 2011 10:59
    Talion

    Il n’y a pas de plan B... C’est aussi simple que ça...

    L’équation telle qu’elle est interprétée par les puissance occidentale (Washington en tête) est la suivante : Il y a une seule gamelle et trop de chiens... Plusieurs d’entre eux vont devoir crever.

    Les bruits de bottes se font progressivement de plus en plus fort.

  • Par Daniel Roux (---.---.---.93) 16 avril 2011 11:23
    Daniel Roux

    Les deux paramètre les plus importants, la cupidité et l’avidité, sont paradoxalement ceux qui nous mènent à la catastrophe annoncée et ceux sur lesquels il serait théoriquement possible d’agir.

    Posons comme préalable que la cupidité et l’avidité ne font pas partie de l’instinct humain, comme par exemple, l’instinct de survie ou l’instinct grégaire. Ces comportements néfastes et pathogène sont transmis de génération en génération.

    Les sociétés apaisées aux valeurs humanistes ont pratiquement toutes été détruites par celles, vindicatives et massacrantes, qui les découvraient dans leurs quêtes incessantes de richesses. 

    Le paradoxe est que pour faire évoluer l’humanité, il serait nécessaire de la conduire à se tourner vers d’autres valeurs que celle qu’ils vénèrent aujourd’hui.

    On touche à l’impossible puisque les décideurs et les philosophes télégéniques, les seuls audibles, sont les champions de la corruption, de la cupidité et de l’avidité.

    Il faudra donc boire notre vinaigre jusqu’à la lie.

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 12:25
      Abou Antoun

      Les deux paramètre les plus importants, la cupidité et l’avidité,
      Ne pas oublier l’imbécilité. Tout cela est parfaitement décrit dans le rapport meadows des années 60-70. Mais aucun connard de politicien n’a compris qu’il fallait conjointement.

      • Modérer la population mondiale.
      • Adapter notre mode de vie aux ressources existantes et connues.
      Ou bien s’ils l’ont compris ils n’en avaient rien foutre.
      Tous n’ont qu’un slogan ’croissance’ démographique - industrielle. Faisons des bébés construisons des usines, faisons des bagnoles ...
      Le dernier en date de cette lignée d’abrutis, chez nous s’appelle ....
      Alors après moi le déluge !
    • Par lagabe (---.---.---.253) 17 avril 2011 09:33

      tu oublies une chose , que si tous les habitants de la terre vivaient à notre niveau (France) , il faudrait 3 planètes terre. Donc tu fais partie des gens cupides et avides
      totalement d’accord avec le reste , allez voir
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas...

      L’essai sur le principe de population[modifier]

      Portrait par Félix Vallotton

      Il prédit que la population augmente de façon exponentielle ou géométrique (par exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32, ...) tandis que les ressources croissent de façon arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, ...).

      Il en conclut le caractère inévitable de catastrophes démographiques, à moins d’empêcher la population de croître.

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 17 avril 2011 14:51
      Abou Antoun

      Il prédit que la population augmente de façon exponentielle ou géométrique (par exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32, ...) tandis que les ressources croissent de façon arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, ...).
      Non, la population augmente de façon exponentielle c’est vrai, mais les ressources ne croissent pas même de façon arithmétique. Elles sont en quantité limitée et fixe. Seules les techniques de recyclage permettraient éventuellement de fonctionner sur la distance avec de telles données. Dans certains cas on recycle assez bien (métaux usuels). Dans d’autres cas (matériaux fissiles) on recycle très mal ou pas du tout.

  • Par Kakapo (---.---.---.235) 16 avril 2011 12:51
    Kakapo

    On ne changera pas la nature humaine.
    Ce serait tragique de vivre l’instant où l’instinct de survie entrera en compétition contre la cupidité.

  • Par Sabinou (---.---.---.55) 16 avril 2011 13:10

    Un article terrifiant et bien écrit.

    Je souhaite apporter « juste » une information supplémentaire, information qui rend la situation plus grave : nous allons manquer à moyen terme des minéraux permettant de s’en sortir par le haut.

    Il y a aussi un peak des métaux.
    Voici le lien où c’est dit mieux que je ne saurais le faire moi-même :
    http://www.marianne2.fr/Ressources-...

    • Par Romios (---.---.---.209) 16 avril 2011 17:13
      Aldous

      Oui vous avez parfaitement raison.

      Le pic de Hubbert s’applique à toutes ressources extraites du sol.

      Les lanthanides, métaux rares du tableau périodique des éléments (qu’on appelles maintenant par anglicisme « terres rares » car on les appelles « rare earth » dans la langue de Shakespeare) ont aussi un calendrier d’épuisement à échéance de quelques années pour les plus rares.

      La Chine, (96% de la production de terres rares) a annoncé qu’elle se garderait à l’avenir sa production ce qui a secoué l’ensemble de l’économie mondiale, en particulier dans le domaine du High Tech sous toutes ses formes très friand de métaux rares.

      Malgré leur nom compliqués, (candium, l’yttrium, le lanthane, le cérium, le praséodyme, le néodyme, le prométhéum, le samarium, l’europium, le gadolinium, le terbium, le dysprosium, l’holmium, l’erbium, le thulium, le ytterbium et le lutécium) ils sont très courants dans nos téléphones portables, ordinateurs portable, lecteur mp3, batterie de voitures électriques, aimant d’éolienne, lampes basse consommation...

      Cette décision chinoise marque un tournant radical dans les relations internationales, nous entrons dans ce que l’écrivain John Michael Greer appelle « l’industrialisme de pénurie ».

      Les ressources diminuent à une vitesse croissante, les grandes puissances vont se voir refuser l’accès aux ressources qu’ils utilisent et l’argent n’y changera rien et surtout pas u dollar que plus personne ne veux en échange de ses richesses minières.

      En agissant de la sorte, la Chine cherche à s’imposer sur le plan politique, car elle dictera sa loi et distribuera a qui bon lui semble, créant ainsi un chamboulement, ou plus aucune logique de marché n’aura sa place.

      Le bras de fer est simple à comprendre : donnez nous notre part de pétrole et vous aurez votre part de terres rares.

    • Par Croa (---.---.---.80) 16 avril 2011 23:20
      Croa

      C’est tout de même très différent.

      - à partir du moment où l’humanité arrête de déconner (arrête la croissance) il n’y a plus de problème de métaux. (Les métaux se recyclent.)

      - Même si on arrête de déconner, le pétrole consommé reste perdu à jamais. smiley

    • Par Romios (---.---.---.209) 17 avril 2011 00:26
      Aldous

      Le métal se recycle si on a prévu de le recycler.

      Mais dans le système productiviste, les industriels programment l’obsolescence des biens afin de permettre le renouvellement de la demande.

      Ca se fait pas l’effet de mode (à coup de changement de design et de pub) ou de façon plus vicieuse en introduisant des défauts limitant la vie des produits.

      Ainsi le cartel de Phaebus, réunissant les fabricants d’ampoules en 1924 à impose que les lampes grillent au bout de 1000 heures maximum.

      Depuis nous avons jeté des tonnes d’ampoules qui contiennent des filaments de tungstène qui ne seront jamais recyclés.

    • Par LeManu (---.---.---.20) 17 avril 2011 08:14
      Emmanuel Aguéra

      Quid du peak de l’uranium, chers & doctes internautes ?

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 17 avril 2011 08:37
      Abou Antoun

      Quid du peak de l’uranium, chers & doctes internautes ?
      Everything’s here :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Peak_uranium

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 17 avril 2011 08:45
      Abou Antoun

      Pour résumer :
      Pessimistic predictions of future high-grade uranium production operate on the thesis that either the peak has already occurred in the 1980s or that a second peak may occur sometime around 2035.

    • Par Croa (---.---.---.212) 17 avril 2011 08:54
      Croa

      « Ainsi le cartel de Phaebus, réunissant les fabricants d’ampoules en 1924 à impose que les lampes grillent au bout de 1000 heures maximum. »
       
      Tout à fait !

      Non seulement les métaux se recyclent, mais cela ne devrait concerner que les pièces d’usure incontournables (ce qui ne devrait pas comprendre un filament chauffant dans le vide !). Arrêter les conneries c’est disposer d’objets durables !

  • Par Sabinou (---.---.---.55) 16 avril 2011 13:25

    (On ne peut pas éditer ses messages après les avoir postés ??)

    J’avais oublié de mentionner un point selon moi important, je pense qu’il y a aussi un changement philosophique de la part des dédideurs et responsables, avec une préférence pour le présent bien plus marquée qu’avant, et un désintérêt de la cause des générations futures.

    Pourquoi des millionnaires et milliardaires occidentaux de plus cinquante font-ils tout pour torpiller un éveil des consciences populaire ? Bah, pour que rien ne change durant les 30-40 ans qu’il leur reste à vivre, pour qu’ils continuent de bénéficier au maximum d’un système qui leur est favorable.
    Et m*rde aux générations futures, on ne les connaît pas d’abord.

    Cette position, j’insiste, est bel et bien défendable.
    Je ne suis pas d’accord avec mais, philosphiquement, c’est aussi légitime que de prôner un altruisme post-générationnel.

    A mon avis, la nouveauté, c’est que pendant longtemps la majorité des responsables et dédideurs était éduquée à préférer une position peu ou prou responsable.

    Mais quelque-chose a fait que, durant le 20e siècle, la « sélection naturelle » de la course au pouvoir, économique ou politique, a fait monter au sommet les égoistes non-partageurs...

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 13:48
      Abou Antoun

      Mais quelque-chose a fait que, durant le 20e siècle, la "sélection naturelle" de la course au pouvoir, économique ou politique, a fait monter au sommet les égoïstes non-partageurs...
      Et on peut se demander quoi ... Mais en fait, ce qu’il faut bien appeler cette ’dégénérescence des dirigeants’ n’est-elle pas le reflet de notre propre dégénérescence en tant que groupes humains. N’élisons nous pas des minables parce que nous sommes nous mêmes minables, gavés de confort, de nourriture, de ’progrès’ , entourés de choses inutiles ne portons nous pas au pouvoir ceux qui rassemblent nos tares jusqu’à en devenir de vraies caricatures.
      J’ai vu beaucoup de gens abandonner les luttes sociales à cause des ’crédits’ qu’ils avaient sur le dos. On aurait bien fait la grève mais tu comprends, la maison, la bagnole ... Ne sommes nous pas tombés dans tous les pièges tendus par la société de consommation. Alors aujourd’hui, on peut se défouler sur des minables comme l’« autre », mais cela n’efface pas que notre responsabilité est collective.
      Un peuple fier, intelligent et souverain peut il élire un Naboléon ?

    • Par pierrot123 (---.---.---.182) 16 avril 2011 15:56

      @Sabinou :
      « (On ne peut pas éditer ses messages après les avoir postés ??) »

      NON !!!
      Et c’est une des tares de Agoravox, avec l’obligation ridicule de devoir retaper son mot de passe à chaque fois qu’on veut poster un commentaire, ou presque...(tous les autres sites permettent la mise en mémoire du mot de passe...)
      Grrrrrr !!!

      Ago devrait tout de même évoluer un poil, avant que le tarissement pétrolier ne nous bouffe tous....

    • Par Croa (---.---.---.80) 16 avril 2011 23:30
      Croa

      « de devoir retaper son mot de passe à chaque fois qu’on veut poster un commentaire, »

      Tu dois avoir configuré tes « Préférences » pour une sécurité maximale ! (C’est un choix. Si t’acceptes les micro-fichiers identifiants t’auras plus de problèmes.)

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 17 avril 2011 17:14

      @Par pierrot123 (xxx.xxx.xxx.182) 16 avril 15:56
      @Par Sabinou (xxx.xxx.xxx.55) 16 avril 13:25
      « On ne peut pas éditer ses messages après les avoir postés ?? »
      Il faut assumer ce qu’on écrit donc ce n’est pas souhaitable de rendre le site éditable à souhait...
      Celui qui maîtrise son sujet fera tout simplement moins de fautes... smiley

      Pour votre questionnement :
      Je ne sais pas s’ils font tout pour torpiller, mais en tout cas ils veulent préserver le capitalisme qui reste paraît-il ile meilleur système à l’exception de tous les autres...

      L’égoïsme des autres vient du fait qu’ils ont été éduqué pour aimer la concurrence (sans limites)...
      Dans cette jungle, le plus féroce fera sa loi... non ?

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 13:50
      Abou Antoun

      La seule solution, un changement de cap, profond, basé sur la répartition des richesses et des ressources, et une indépendance totale vis à vis des gros lobbys.

      ET UNE MAITRISE DE LA NATALITÉ
      UNE MAITRISE DE LA NATALITÉ !!!!

      Voulez vous partager les miettes entre 3 milliards d’individus et 15 milliards. savez vous compter, savez vous réfléchir, avez vous appris à faire des divisions ?

    • Par LeManu (---.---.---.20) 17 avril 2011 08:12
      Emmanuel Aguéra

      Salut Orion,

      « Et voila, soit on se désintoxique, soit on s’étripe jusqu’à la dernière goutte de pétrole »

      - Ne me dites pas que vous n’avez pas remarqué que votre 2° éventualité a déjà commencé depuis un bon moment...

  • Par Blé (---.---.---.219) 16 avril 2011 13:58

    Ne soyons pas trop pessimistes. Il y a des solutions de rechange mais tant que les média et les journaleux sont à la botte des banquiers et des actionnaires, il est difficile de faire passer un autre message.
    Dès à présent, il y a assez de bouff pour tout le monde mais les intermédiaires font tout ce qu’ils peuvent pour maintenir cette famine qui indique qu’il n’ y a pas assez de nourriture pour tout le monde. Les personnes tout à fait compétentes mais indépendantes qui n’ont pas accès aux grands média pourtant en font la démonstration, dès à présent, on peut nourrir tout le monde.

    Ce dont les gens vont devoir prendre conscience rapidement, ce sont les états tenus par des membres de vieux partis politiques qui font la guerre à chacun de leur peuple.Les élites politiques issues de l’ U M P, P S, F N , Modem n’ont rien à faire du peuple, pour eux, l’ essentiel est la compétitivité, renflouer les banques, (bientôt une autre crise), casser le pacte républicain et social.

    • Par Croa (---.---.---.80) 16 avril 2011 23:41
      Croa

      « il y a assez de bouff pour tout le monde »

      Oui, tout à fait et même pour 10 Milliards d’individus, MAIS à condition d’adopter le régime cantonnais = Bol de riz pour tout le monde !  smiley

      Car au régime américain (steak haché frites, fromage et glace) ça ne passe pas, même à 3 Milliards d’individus (population terrestre fin du XXe !)

    • Par Lefumiste (---.---.---.179) 18 avril 2011 11:16
      Lefumiste

      Pas tout à fait Croa

      Nous étions un peu plus d’1.5 Milliard au début XXe pour arriver à presque 6 Milliards à la fin du siècle.

      Je ne retrouve plus la stat exacte, mais la population actuelle mondiale représente entre 5 et 10% de la population humaine totale (depuis ses débuts) .....

      A méditer !

  • Par Harfang (---.---.---.249) 16 avril 2011 14:01
    Harfang

    Finalement, c’est un peu comme quand on se noie : tant qu’on a pas touché le fond, pas possible de donner le petit coup de talon permettant de remonter à la surface.
    Question : sommes-nous encore loin du fond là ? Non, parce que là on commence sérieusement à manquer d’air avec leurs conneries...

  • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 16 avril 2011 14:11
    Abou Antoun

    Ne soyons pas trop pessimistes. Il y a des solutions de rechange mais tant que les média et les journaleux sont à la botte des banquiers et des actionnaires, il est difficile de faire passer un autre message.
    Bon, si vous avez un truc pour faire du ’blé’, soyez sympa faites en profiter les autres.
    Dès à présent, il y a assez de bouff pour tout le monde
    Non ! Ne généralisez pas votre cas particulier un milliard de gens déjà crèvent de faim , et ce n’est qu’un début.
    PS : C’est ’la bouffe’ pas ’le bouff’ enfin disons la nourriture puisque le mot existe.

    • Par Alex (---.---.---.13) 17 avril 2011 01:40

      Si un milliard de gens crèvent de faim ce n’est pas parce que la terre ne peut pas produire assez pour les nourrir ! C’est un problème politique. C’est parce que les pays du nord surexploitent les pays du sud. Parce que le FMI, complice des entreprises de produits phyto, de semences, les industriels de l’agro alimentaire détruisent les structures vivrières des pays pauvres en les incitant à produire des denrées d’exportations qu’ils achètent à bas prix, laissant les paysans dans la misère et sans culture vivrière pour survivre. Lesquels crèvent de faim ou partent dans des bidonvilles urbains pour... crever de faim.

      Qu’on ne puisse pas maintenir indéfiniment une croissance de la population mondiale soit mais n’oublions pas qu’un seul riche consomme beaucoup plus d’espace vital et donc de nourriture que plusieurs pauvres.

      Enfin, il n’y a pas que « faire du blé » dans la vie...

    • Par Pépé le Moco (---.---.---.12) 17 avril 2011 17:54

      @Abou Antoun,
      Non ! Ne généralisez pas votre cas particulier un milliard de gens déjà crèvent de faim , et ce n’est qu’un début.
      Ne faites pas dire à @Blé, ce qu’il n’a pas écrit. La digression n’apporte rien au débat et si vous pensez qu’il n’y a pas suffisamment de nourriture pour nourrir la planète, alors apportez des références que l’on puisse échanger (lien : Dès à présent, il y a assez de bouff pour tout le monde ).

      @Alex,
      Commentaire pertinent, j’ajouterais une remarque, ce n’est pas qu’un problème politique, c’est avant tout un problème économique. La novlangue nous fait croire que nous somme en Démocratie, or c’est une ineptie sur le plan juridique !
      Aujourd’hui, l’oligarchie est le système qui caractérise la plupart des régimes politiques occidentaux , où nos « représentants » ne sont que les nervis des dirigeants financiers, économiques et médiatiques. La remise en cause du statut de la représentation nationale est une priorité sur le plan politique.
      Les « représentants » doivent être responsables des programmes qu’ils proposent lors des consultations électorales et répondre devant le peuple de leurs applications, sinon ils dégagent (aujourd’hui, ils sont juridiquement irresponsables, art.26 de la Constitution de 1958).
      Exemple : le « pouvoir d’achat » prôné par le nervi, dans son dernier programme et actuellement aux « affaires », est comme d’habitude resté lettre morte (le seul pouvoir qu’il a respecté, c’est celui de la « C... », puisqu’il s’est trouvé une « Chatte » digne d’un pédigrée qu’il lui offre une respectabilité dans le monde de l’oligarchie au pouvoir). Ce spécimen de représentant doit disparaître , ils ne sont que la représentation d’une société décadente au service des cosmocrates.
      Les UMPS ont beaucoup plus de travail qu’ils ne le croient. Ils vont être obligés de convaincre la populace (les gueux) de croire en un programme qu’ils ne respecteront pas.
      Il faut espérer que ces derniers ne cautionneront cette gabegie. L’histoire nous le dira !

  • Par asterix (---.---.---.28) 16 avril 2011 14:17

    Voilà 10 ans que j’ai troqué ma bagnole contre un vélo. Comme je deviens vieux, j’ai songé à acheter un vélo à batterie rechargeable. Mmh Fukushima, Fukushima ! Y’a besoin d’une prise électrique, bientôt il n’y aura plus d’énergie de ce type non plus.
    Un pic seulement. Traduit en clair : pour certains mais pas pour moi.
    Mais j’ai de la suite dans les idées, faut voir ! Et puis, je n’aime pas me faire prendre au dépourvu non plus. La solution, j’ai fini par la trouver : il y a trois semaines j’ai engagé un pédaleur humain faisant fonction de génératrice. Un samlo, dit-on ici en Asie où c’est qu’il y a des tas de gens qui ne demandent qu’à travailler pour se payer une motobike. Huit heures par jour contre un peu d’eau, un navet, trois tranches de carotte, trois centimètres-cube de poulet ou de poisson et 100 grammes de riz, rien pour le dessert. L’alcool de riz, il se le paye lui-même, je n’ai rien contre le doping. Je lui laisse aussi porter des écouteurs pour sa musique. S’il ne l’entend plus, c’est qu’il a perdu le rythme. Il faut créer des automatismes, rationaliser.
    100 euros par mois. Mon gars est super heureux, un magnifique salaire !
    Son cousin qui n’en gagne pas le tiers à planter du riz du matin au soir dans les montagnes arrive ce soir par l’autobus, toute la famille est prévenue. Va falloir que j’agrandisse la grange, amener l’eau courante. Heureusement qu’ils ont leur propre paillasse !

    ...Fini le montain-bike, par obligation du moins. J’ai mis mon projet à exécution, l’énergie que je développe à exploiter les autres m’a rendu full autonome. J’en ai maintenant assez pour charger les batteries de ma nouvelle bagnole sans avoir à polluer les files de possédants. Je roule évidement moins vite qu’avec mon ancien vélo mais n’allez pas me dire que ce n’est pas plus confortable ...et cela fait tellement d’envieux !
    J’ai fait mes comptes avec un bic et du papier, l’affaire est juteuse. Dès demain, c’est décidé, je me lance dans la distribution. Deux pédaleurs de plus pour commencer. Les accumulateurs ne viendront de Chine que d’ici une semaine, laissez-moi le temps de m’adapter. Ne pas voir grand trop vite. Entre-temps, c’est le trois fois huit et deux extras pour le dimanche. Amortir avant tout l’investissement, cela mettra du beurre dans les épinards pour mes vieux jours. 
    Il faut toujours en revenir au vélo.

    • Par Croa (---.---.---.80) 16 avril 2011 23:53
      Croa

       smiley C’est pas nouveau.  smiley

      Les Romains, qui n’avaient pas de pétrole, avaient bâti une brillante civilisation ainsi.

    • Par perlseb (---.---.---.59) 17 avril 2011 11:21

      @ astérix,

      Humour à part, tempérons un peu cette bonne solution. Un excellent cycliste va développer au mieux 300 W (très fort s’il arrive à tenir 8h par jour à ce rythme, il faudra qu’il mange d’autant plus, pertes inévitables). Donc il produira 2,4 kWh par jour, et s’il travaille 30 jours par mois (il sera heureux de ne pas travailler la nuit si j’ai bien compris), cela représente 72 kWh pour ... 100 euros de salaire ?

      A supposer qu’il arrive à se payer son exécdent de nourriture nécessaire à un tel effort (pas garantie avec l’inflation qui va frapper), cela fait tout de même une multiplication par 10 du tarif EDF (de 0,1203 euros à 1,3889 euros le kWh).

      Bien évidemment, le seul intérêt des chiffres est de montrer qu’il va falloir entrer en décroissance énergétique, si l’on garde le système capitaliste actuel. Mais si on arrête l’obsolescence programmée (imposons des garanties plancher sur tous les produits) et les métiers parfaitement improductifs, je pense que l’on peut d’ores et déjà consommer 10 fois moins d’énergie pour une qualité de vie strictement identique. Hélas, les actionnaires vont y perdre, et nous ne pourrons plus travailler 40h (ni même 35h) par semaine (quel dommage !). Il faudra que les gens trouvent des activités extra-porfessionnelles qui seront bien plus importantes en temps que le travail (une révolution pour certains).

    • Par asterix (---.---.---.21) 18 avril 2011 11:14

      Là, tu me refroidis ! Je croyais avoir inventé la panacée, mais...
      Il n’y a que pour le salaire de mon respecté travailleur que je reste dans le bon : 100 euros par mois, c’est royal. Je comprends maintenant pourquoi dans les campagnes on s’éclaire toujours à la bougie.

  • Par Marc Viot (---.---.---.149) 16 avril 2011 14:47
    Marc Viot

    Cherche femelle cafardeuse pour transmettre zeste d’humanité dans le cadre d’un échangisme constructif.

  • Par Sabinou (---.---.---.55) 16 avril 2011 14:58

    Il n’y a pas de solutions de rechange de long terme, on approche aussi des limites de ressources pour un certain nombre de ressources minérales. Cf le lien vers marianne2.fr que j’ai posté un peu plus haut : http://www.marianne2.fr/Ressources-...

    Tenez, un exemple marrant, on dit toujours qu’en couvrant le Sahara de panneaux solaires on couvrira les besoins de l’humanité ?
    Oui.
    Il nous faudrait 2000 ans pour produire suffisamment de panneaux solaires, et 40 ans plus tard il faudrait de nouveaux panneaux pour remplacer les modèles usagés - et on ne sait pas si on aura assez de matériaux de toutes façons.

    • Par Marc Viot (---.---.---.149) 16 avril 2011 16:28
      Marc Viot

      “LE SOLAIRE FOURNIRA 100% DE NOS BESOINS D’ICI 2O ANS”. ENTRETIEN AVEC L’EXPERT DES HAUTES TECHNOLOGIES, RAY KURZWEIL
      Dès 1986, il annonçait que l’ordinateur allait battre l’homme aux échecs, l’effondrement d’une URSS technologiquement obsolète, la miniaturisation de l’informatique ou encore l’arrivée des téléphones portables. Il a aussi prévu le développement fulgurant du Web et le séquençage rapide du génome humain. Bill Gates le présente comme un des rares futurologues crédibles sur les hautes technologies.

      http://fredericjoignot.blog.lemonde...

    • Par herbe (---.---.---.64) 16 avril 2011 17:25
      herbe

      Intéressant ! merci pour le lien !

      Quand on y réfléchit c’est d’ailleurs presque le cas.
      Le pétrole provient pour une grande partie de végétaux c’est donc grâce indirectement au soleil du passé :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A...

      (excepté la théorie abiotique)

      L’aventure du pétrole grâce au végétal (y compris aquatique, capable de photosynthèse) donc au solaire n’est pas terminée il parait avec l’arrivée de nouveaux procédés (exemple : http://www.bioenergie-promotion.fr/... )

    • Par Croa (---.---.---.80) 17 avril 2011 00:18
      Croa

      « On » smiley t’as raconté des conneries ! smiley

      Les panneaux solaires chauffent trop dans le désert. De plus les déserts, qui sont loin de tout (à l’exception de Las Végas), ne peuvent fournir l’humanité !

      Toutefois les panneaux solaires utilisés directement ici sont plus utiles que tu crois bien qu’ils soient encore chers... Ce qui ne saurait durer ! Les matériaux nécessaires sont extrêmement courants (c’est le processus industriel de transformation qui coûte cher.)

      Toutefois également, il est possible de délocaliser dans le désert des industries gourmandes en énergies. L’énergie solaire présente là-bas peut être captée via des systèmes à miroirs, bien plus adaptés au désert que des panneaux solaires.  

  • Par Giordano Bruno (---.---.---.40) 16 avril 2011 15:10
    Giordano Bruno

    Pour approfondir la question du pic pétrolier, la lecture du site Oléocène est vivement recommandée.

  • Par boris (---.---.---.241) 16 avril 2011 15:36
    boris

    Pas de plan B, ni C , l’humanité disparaîtra et comme dirait Paccalet avec juste raison ; Bon débarras !

    http://www.dailymotion.com/video/x32se0_lhumanite-disparaitra-bon-debarras

  • Par Login (---.---.---.34) 16 avril 2011 16:08
    Login

     

      La fin du pétrole n’est pas un problème. La fin d’un pouvoir assis sur le pétrole l’est.
      
  • Par Le matou (---.---.---.181) 16 avril 2011 16:16

    Le français moyen fustige l’impréparation coupable de la classe politique en la matière (et il a bien raison, même si c’est lui-même qui a élu ou laissé élire ces mêmes politiques en connaissance de cause), mais dès que l’on parle d’augmenter les taxes sur les carburants, attention, il est aussi le premier à hurler que c’est inadmissible.

    Allez comprendre... smiley

    • Par boris (---.---.---.241) 16 avril 2011 16:21
      boris

      @ Le matou

      Bof, en ce moment le carburant à dépasser allégrement les 1,50€ /L, je vois pas grand monde prenant d’assault les stations services pour les démanteler façon José Bové.

      Les zombis ferment leur gueules du moment qu’ils ont leur mergez pourris de chez ED pour leurs barbecues du WE. 

    • Par Le matou (---.---.---.181) 16 avril 2011 22:59

      Oui Boris, sauf que la hausse actuelle du prix du carburant profite aux pétromonarchies, ce qui est relativement bien accepté par la population française.

      Mais une hausse comparable du prix du carburant qui servirait à financer les écoles ou à réduire la dette de l’Etat, vous n’y pensez pas ! Toutes les routes seraient déjà bloquées et le pays paralysé jusqu’à ce que le gouvernement recule.

    • Par Croa (---.---.---.80) 17 avril 2011 00:26
      Croa

      « Allez comprendre... »

       smiley FACILE smiley

      Tout ça lui est vendu.
      Le « français moyen » ne réfléchit pas par lui même sinon bien sûr qu’il y verrait des contradictions !

  • Par boris (---.---.---.241) 16 avril 2011 16:22
    boris

    A dépassé .... Oups

  • Par Marc Viot (---.---.---.149) 16 avril 2011 16:29
    Marc Viot

    “LE SOLAIRE FOURNIRA 100% DE NOS BESOINS D’ICI 2O ANS”. ENTRETIEN AVEC L’EXPERT DES HAUTES TECHNOLOGIES, RAY KURZWEIL
    Dès 1986, il annonçait que l’ordinateur allait battre l’homme aux échecs, l’effondrement d’une URSS technologiquement obsolète, la miniaturisation de l’informatique ou encore l’arrivée des téléphones portables. Il a aussi prévu le développement fulgurant du Web et le séquençage rapide du génome humain. Bill Gates le présente comme un des rares futurologues crédibles sur les hautes technologies.

    http://fredericjoignot.blog.lemonde...

  • Par Scual (---.---.---.134) 16 avril 2011 18:35

    Mouais, en réalité une autre évolution aurait été possible et reste encore une voie qu’on peut prendre...

    Les technologies vertes au niveau énergétique mais aussi pour les matières premières renouvelables ou recyclables ont un potentiel réellement énorme. Pour les matières non renouvelables l’humanité n’aura pas d’autres choix que de les chercher où elles se trouvent. Ce qui sous-entend les endroits difficiles d’accès sur terre mais aussi dans l’espace. Les projets d’exploitation minière spatiaux ou dans le sous sol très profond ne sont pas forcément utopiques quand on parle de prévisions sur 50 ou 100 ans.

    Bien sur il y aura des guerres. La dictature est (je pense) déjà en place et la pauvreté augmente mais ça n’a aucun rapport avec le pic pétrolier. C’est la mauvaise gestion des ressources et l’absence de planification intelligente et juste par les hommes le problème. Une minorité conservatrice a empêché toute adaptation de notre économie.

    Au passage la désindustrialisation n’existe pas c’est un leurre, c’est de la délocalisation c’est à dire la destruction de notre économie. A l’heure actuelle ce n’est pas la crise pour tout le monde et c’est justement les pays en pleine industrialisation qui ont de la croissance et de l’avenir. Au fond à quoi ressemblera l’industrie de demain n’est pas le problème. Les hommes auront toujours des besoins et travailleront pour se donner les moyens de les satisfaire... Le niveau de vie pourrait bien ne reculer que quelques décennies avant que les technologies pour le retrouver de manière propre arrivent.

    Le vrai problème, c’est les oligarchies monopolistiques conservatrices voulant maintenir leurs monopoles et leur emprise économique, technologique et politique. Ce sont les seuls freins à l’adaptation naturelle de l’humanité au changement. Au vu des conséquences de leurs actes on peut presque parler d’ennemis plutôt que de simple frein. Elles achètent les technologies et les entreprises qui pourraient leur faire de l’ombre et manipulent les États pour les faire mal investir. Elles semblent être prêtes à tout pour nous priver d’avenir afin de préserver leur présent doré.

    L’homme s’est toujours adapté, du bronze au fer, du bois au charbon, du mulet à la voiture, du radeau à la fusée... si on laisse un peu de liberté et donne des moyens à la recherche plutot que de l’apauvrir, la soumettre et mal l’orienter, les choses pourraient se passer bien mieux et beaucoup plus vite que prévu.

  • Par TotoRhino (---.---.---.114) 16 avril 2011 18:47
    TotoRhino
    • Le pic pétrolier va nous amener vers une récession. Pourtant prévu, personne n’a fait ce qu’il fallait pour remplacer cette source d’énergie par des solutions alternatives,
    • Une remise en cause de notre source d’énergie (nucléaire) va certainement intervenir en regard de ce qui se passe au Japon (du moins on peut le souhaiter). Le problème, c’est qu’au lieu d’investir dans des solutions alternatives, on a continuer àconstruire des centrales nucléaires toujours plus dangereuses,
    • Ajouter àcela une crise financière qui sommeille car nous n’avons toujours pas remis en cause notre système financier depuis le dernier crash.

    Pour résumer, on peut dire que les pays industrialisés ont pratiqué la politique de la fuite en avant sans se soucier de ce que cela pouvait engendrer dans notre futur.

    Mais un jour ou l’autre, on fini toujours par payer nos agissements et le temps de régler l’addition semble arrivé.

    Le problème, c’est que tout ces évènements convergent au même instant et je pense que nous avons làun cocktail explosifs dont l’humanité va avoir du mal àse remettre.

    A quoi va ressembler notre avenir et celui de nos enfants ?

  • Par Cassino (---.---.---.216) 16 avril 2011 18:59
    Cassino

    Vous le sortez d’où ce scénario catastrophe ? De votre cerveau où ça sort de celui d’un mec qui se trompe tout le temps, genre Attali ?
    A près tout on risque rien à raconter n’importe quoi sur l’avenir, surtout qu’en 2100 on sera tous morts et on ne viendra pas lire les conneries qu’on a écrites en 2011.
    L’après-pétrole ne veut pas dire appauvrissement général, on empruntera moins l’avion, on achètera local pour éviter les transports, eh alors ? On sera plus pauvres ?
    Dans 30 ans tous les véhicules seront électriques et non poluants, le pétrole sera plus qu’un lointain souvenir.

    • Par Romios (---.---.---.209) 17 avril 2011 00:15
      Aldous

      L’article est documenté et je donne les liens. Les premieres analyses viennent du MIT et ont été publiées dans les années 1970 dans le rapport Meadows & al., intitulé « The limits to growth ».

      Le scénario que j’ai présenté est un compilation de diverses hypothèses parmi lesquelles celles du cabinet canadien Balfour & Associates qui date de 2004.

      Je ne suis pas du tout du même avis qu’Attali et en particulier je n’ai aucune sympathie pour la gouvernance mondiale qu’il promeut et qui ne peut être qu’une tyrannie.

      Effectivement très rapidement l’avion sera réservé aux riches. Dommage pour l’A380.

      Les véhicules électriques ne sont pas une solution car l’électricité n’est pas une source mais un vecteur. L’électricité, il faut la produire à partir d’une source d’énergie.

      D’ailleurs pourquoi vous contenter de ne remplacer que le pétrole ?
      A ce compte vous pouvez aussi annoncer qu’on va remplacer le nucléaire par l’électricité !

      Et, je ne veux pas vous décevoir mais les batteries resteront chères, lourdes, gourmandes en énergie et matériaux rares et pour finir constituent des déchets très polluants.

      D’autant que leur une durée de vie est courte et leur rendement énergétique minable.

      Les produire à grande échelle pour perpétuer la civilisation automobile produirait une catastrophe écologique majeure.

      L’avenir du transport électrique : trains, tramways et trolley-bus. Oubliez la voiture individuelle.

    • Par Croa (---.---.---.80) 17 avril 2011 00:39
      Croa

      Cassino tu as raison mais l’auteur aussi !

      La catastrophe c’est de ne pas s’être préparé à l’après pétrole, lequel ne devrait pas être un enfer en effet.

      La catastrophe est pour les années qui arrivent.

      Mais si l’humanité survit au réchauffement, aux éventuels accidents ou conflits planétaires, la sobriété heureuse de l’après pétrole sera effectivement ce que tu en dis smiley

    • Par Alex (---.---.---.13) 17 avril 2011 02:09

      Contrairement à ce que Cassino a l’air de croire, le pétrole n’est pas une ressource accessoire. C’est grâce au pétrole que l’humanité mondialisée existe, que nous avons le confort que l’on connait, que nos sociétés ont pu faire les progrès technologiques, médicaux, sociaux, intellectuels et autres ; que l’on a aujourd’hui. Car le pétrole est la seule ressource qui rassemble une quantité aussi importante d’énergie, aussi concentrée, stockable et transportable aussi facilement. En équivalent de force de travail c’est comme si jusqu’à présent notre civilisation avait eu une quantité illimité d’esclaves. Avec la fin de cette manne, les possibilités ne seront plus les mêmes.

      Donc la fin du pétrole ne veut pas forcément dire la fin de l’humanité mais cela ne s’arrête pas non plus à quelque détails naïfs : prendre moins l’avion et avoir une voiture électrique. Dans nos sociétés, le pétrole est PARTOUT. Et sa déplétion risque d’avoir effectivement des conséquences sociales, géostratégiques, technologiques, sanitaires et autres. Ce n’est pas raconter n’importe quoi de faire ce constat. Il est basé non pas sur une prospective à 100 ans mais sur un passé récent connu.

      Quant aux énergies alternatives, en admettant qu’elles puissent assumer les mêmes usages que le pétrole, elles posent la question des limites de notre environnement. A vouloir nous développer toujours plus, ne risquons nous pas de surexploiter notre biotope ? Mais pour répondre à cette question, encore faut il pouvoir appréhender les éléments d’une réponse plausible. Difficile dans une société où la majorité des individus croit vivre « hors sol » et a une vision hors sol de ses consommations. Ce qui est loin d’être les cas bien entendu !

    • Par flesh (---.---.---.166) 17 avril 2011 12:46
      flesh
      Sans parler que le pétrole n’a pas qu’une utilité énergétique. On l’utilise pour faire rouler les tracteurs certes mais aussi pour fabriquer nos engrais... Donc pas de pétrole, pas de manger, tout simplement.

      Et ta voiture électrique elle ne pourra pas rouler Cassino >>> manque de lubrifiant (pour la voiture et l’usine électrique), et j’en passe...
    • Par Cassino (---.---.---.251) 17 avril 2011 15:16
      Cassino

      Les véhicules électriques ne sont pas une solution car l’électricité n’est pas une source mais un vecteur. L’électricité, il faut la produire à partir d’une source d’énergie.

      C’est exact mais il y a beaucoup d’énergies naturelles pour produire de l’électricité et en tout premier lieu : l’eau. Une fois que vous avez utilisé le pétrole il n’en reste rien, alors que l’eau qui est passée dans une turbine est toujours là, filtrée on peut même la boire.
      Quant aux lubrifiants nécessaires à l’automobile c’est totalement faux de dire qu’il n’y a que le pétrole pour ça.
      Bien sûr il y a le plastique, qui nous a fait rentrer dans la société du jetable ; lors de l’après pétrole, cette civilisation sera finie.
      Quant à l’utilisation dans l’agriculture, il faut voir le film « solutions locales pour un désordre global » pour se rentre compte que les agriculteurs ont bien été manipulés par les semenciers et l’industrie chimique.

  • Par ubotugy (---.---.---.76) 16 avril 2011 19:00
    ubotugy

    Ne vous inquiétez pas, les glaces fondent et de nouvelles ressources sont accessibles. De nouvelles tensions en perspectives... Bien sûr c’est reculer pour mieux sauter mais le manque de projet d’envergure pour changer les filières de l’énergie nous y amène de toute façon ! Moins vite que ce qui est prévu je pense.

    Ceci dit le japonais ont investis dans la récupération d’hydrates de méthane et les chinois dans la filière du thorium pour leur nucléaire. Le Portugal abrite la plus grande centrale solaire du monde etc. Donc les initiatives tout azimuts ne manquent pas non plus...

    Le deuxième hic avec le pétrole c’est que si vous regardez autours de vous : 90% des objets en contiennent, l’or noir est partout, et ça fait partie du même problème mais on en parle moins.

  • Par jymb (---.---.---.57) 16 avril 2011 19:50

    Soyons simples

    1 mettons le baril à 250 USD

    2 taxons l’essence comme n’importe quel autre produit, pas plus, pas moins

    Bilan : le prix actuel à la pompe

    Je ne parle même pas du « vrai » prix départ champ pétrolifère du baril, en excluant les aller s-retours d’achat/vente fictifs spéculatifs sur les marchés

    Dans ce cas on tombe à moité prix pour le litre à la pompe

    A ce jour la « crise » est complètement fabriquée. Demain il en sera peut-être autrement


    • Par Le matou (---.---.---.181) 16 avril 2011 22:48

      Jymb,

      Supprimer la TIPP sur les carburants retirerait 25 milliards d’euros au budget de l’Etat. Il faudrait augmenter de 50 % l’impôt sur le revenu pour compenser cette baisse. Et on ne voit vraiment pas pourquoi, sous prétexte que le prix du pétrole augmente, il faudrait réduire les taxes, encourager des gaspillages qui feront fantasmer dans 20 ans, et assécher en plus les ressources de l’Etat dont le déficit est déjà assez élevé.

      La hausse des cours est largement liée à la hausse de la consommation mondiale (dans les pays en développement, ces carburants sont peu taxés) d’une part, et à la stagnation de la production (liée au pic pétrolier en cours ou à venir, mais proche).

      Il n’y a rien de fabriqué là-dedans. Le marché n’a pas une vue à 30 ou 40 ans, car un baril à 500 $ sera considéré comme très bon marché en 2050.

    • Par Croa (---.---.---.80) 17 avril 2011 00:45
      Croa

      Nos bagnoles sont déjà surpuissantes !

      Je n’ose même pas penser à ce que nous refourgueraient les marchands si la TIPP n’existait pas !

  • Par Jean Lasson (---.---.---.163) 16 avril 2011 20:02

    J’interviens sur la question des ressources alimentaires : le potentiel de la surface agricole utile (SAU) mondiale permettrait de nourrir plus d’habitants que la Terre en porte à ce jour. Peut-être pas 12 milliards, mais disons 9 milliards. Pour cela, il faudrait juste donner une formation de base aux agriculteurs pauvres du Tiers-Monde.

    Mais l’agriculture des pays développés est extrêmement dépendante de l’énergie, en particulier pour les engrais azotés. Si l’énergie venait à manquer pour fabriquer ces engrais, les rendements baisseraient d’un facteur 5 au moins. Cela est incontournable. La situation alimentaire est donc tendue et le restera.

    C’est pourquoi, dans l’incertitude sur la disponibilité énergétique future, il serait sage de limiter la population mondiale. Sinon, c’est la famine qui risque de s’en charger...

    • Par Crevette (---.---.---.171) 16 avril 2011 23:00
      Crevette

      Jean, je ne vois pas vraiment où vous voulez en venir. quand vous parlez de formation aux agriculteurs pauvres du Tiers-Monde.

      Que voulez vous dire ?

      En ce qui concerne l’agriculture industrielle, je vous suis, elle est condamnée.

      L’agriculture « non chimique » je ne parle pas de bio, prendra le relais
      De nouvelles pratiques agricoles/paysannes permettent de hauts rendements. Mais sans monoculture (permaculture/agroforesterie...). C’est à dire que l’on peut produire fruits, légumes, viande (en petite quantité) sur la même parcelle. On utilise les différents étages de végétation. Par exemple, rien n’empèche d’avoir des plantes aromatiques dans un verger (extensif) et de cultiver des légumes entre les rangs des arbres fruitiers.
      C’est à dire qu’on peut nourrir les gens localement de façon diversifiée avec de petites exploitations de proximité.
       Là, il y aura du travail pour beaucoup de gens. Enfin, quand ils auront assumé le changement de paradigme...

      Il est vrai qu’il faudra un moment pour réhabiliter les sols.

    • Par Jean Lasson (---.---.---.163) 16 avril 2011 23:56

      Crevette,

      Il y a 3 milliards d’agriculteurs dans le monde, dont plus de 2,5 milliards peuvent être considérés comme pauvres. Ils cultivent environ 3 milliards d’hectares (ou plus, je n’ai pas le chiffre exact sous la main) sur les 5 milliards d’hectares de la surface agricole utile de la Terre.

      Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces agriculteurs pauvres du Tiers-Monde n’optimisent pas leurs cultures comme ils pourraient le faire. C’est un problème de formation : savoir sélectionner les meilleures semences (par simple tri, on dit par « sélection massale »), utiliser l’irrigation quand c’est possible, etc. Une formation de 3 mois serait suffisante pour obtenir dans bien des cas un doublement des rendements. Ce qui changerait la donne de l’offre alimentaire globale. Une telle action de formation serait donc beaucoup plus efficace que la généralisation d’OGM (lesquels ne visent pas, de toute façon, à l’augmentation des rendements).

      En ce qui concerne l’agriculture « industrielle » (je préfère parler d’agriculture motorisée à intrants chimiques), elle est capable de produire 8 à 9 tonnes de blé à l’hectare (voire plus). Si on supprime l’azote, le rendement tombe à 1 t/ha. Sans énergie, donc sans azote, les rendements en céréales baisseraient au moins d’un facteur 5. C’est ce qu’on observe avec l’agriculture biologique. Sur des centaines de millions d’hectares (je n’ai pas le chiffre exact sous la main), la baisse de production serait catastrophique.

      La baisse de l’offre énergétique due au pic pétrolier risque d’avoir de graves conséquences sur la sécurité alimentaire de tous les pays développés et, au delà, de toute l’humanité.

      Nous sommes 7 milliards sur Terre et on nous prédit que nous serons plus de 9 milliards en 2050. A mon avis, nous n’atteindrons jamais ce chiffre...

    • Par Jean Lasson (---.---.---.163) 17 avril 2011 00:05

      J’oubliais : aucune amélioration ne sera possible tant que l’agriculture restera soumise aux règles de l’OMC. Il est, en effet, scandaleux de mettre en compétition un agriculteur africain qui produit une à deux tonnes de céréales avec un agriculteur de la Pampa argentine capable de produire, lui, 5.000 tonnes ! Beaucoup de bonnes terres ne sont plus cultivées à cause de cette politique dogmatique et suicidaire.

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 17 avril 2011 00:17
      Abou Antoun

      J’interviens sur la question des ressources alimentaires : le potentiel de la surface agricole utile (SAU) mondiale permettrait de nourrir plus d’habitants que la Terre en porte à ce jour. Peut-être pas 12 milliards, mais disons 9 milliards.
      Je pense que ce nombre est largement excessif. En outre il ne prend pas en compte les besoins élémentaires qui dépassent l’alimentation (chauffage, éducation, soins, déplacements, etc...) et la pollution qui en résulte. Arrêter un chiffre 6 milliards, 9 milliards, 12 milliards, cela n’a AUCUN SENS, si on ne définit pas a priori le niveau de vie moyen de la population et la satisfaction des besoins que l’on prévoit. On peut peut-être vivre à 9 milliards les pieds dans la boue, en haillons. Quel intérêt que ce genre de vie, la souhaitez vous pour vous-même et vos enfants. Nous serons obligés de revenir à des modes de production plus respectueux de la nature de gré ou de force (énergie manquante ou pollution non gérable).
      Mais l’agriculture des pays développés est extrêmement dépendante de l’énergie, en particulier pour les engrais azotés. Si l’énergie venait à manquer pour fabriquer ces engrais, les rendements baisseraient d’un facteur 5 au moins. Cela est incontournable. La situation alimentaire est donc tendue et le restera.
      Cela c’est on ne peut plus vrai ! L’énergie venant à manquer, on y est. Pétrole raréfié, nucléaire non maitrisé. Conclusion ?
      C’est pour l’instant l’agriculture des pays développés qui fournit une grande part de l’alimentation mondiale. Renchérissement et disparition des ressources énergétiques et des matières premières nitrates, phosphates, etc.. aura pour conséquence un renchérissement et une raréfaction des produits alimentaires. Les habitants des pays développés (disons plutôt en voie de sous-développement) auront encore une petite marge de manœuvre pour consacrer une plus grande partie de leur budget à l’alimentation, les autres non. 
      C’est pourquoi, dans l’incertitude sur la disponibilité énergétique future, il serait sage de limiter la population mondiale. Sinon, c’est la famine qui risque de s’en charger...
      Ce n’est pas « sage » qu’il faut dire, c’est « indispensable » ! En outre les crève la faim ne se laisseront pas mourir massivement sans combattre (instinct de survie). L’extermination se fera donc autant par les guerres que par la famine. Dois-je ajouter qu’au jeu de la guerre, les ’gras du bide’ ne sont pas champions, alors pour les paris ...
      Se réjouir aujourd’hui de la natalité, prôner la croissance industrielle, c’est un crime contre l’humanité à plus grande échelle que tout ce qu’on a fait jusqu’à présent. On ferait bien d’utiliser le tribunal pénal international à bon escient.

    • Par Jean Lasson (---.---.---.163) 17 avril 2011 01:07

      Abou Antoun,

      Je suis, à titre personnel, d’accord avec l’essentiel de votre commentaire. Je voulais juste attirer l’attention sur le fait - méconnu - qu’un important gisement de production agricole existe dans les pays « oubliés ». Ce gisement n’est pas valorisé alors que son exploitation permettrait - techniquement - de nourrir aujourd’hui une humanité plus nombreuse. Que cela soit désirable ou non est affaire d’opinion personnelle et je n’ai pas voulu introduire la mienne dans le raisonnement.

      De toute façon, je pense que le gisement évoqué plus haut ne sera pas exploité (ou peut-être par des sociétés chinoises ?). Par contre, la décroissance énergétique va renchérir, puis probablement diminuer, la production agricole des pays développés. De plus, l’OMC continuera son action néfaste dans ce secteur aussi.

      Si ces hypothèses se vérifient, alors la pénurie alimentaire s’étendra lentement et entraînera l’instabilité internationale...

    • Par perlseb (---.---.---.59) 17 avril 2011 12:44

      C’est vrai que l’absence d’engrais va faire chuter les rendements mais pourquoi ne pas imiter la nature : tout est recyclé dans la nature. Chez l’homme, on considère les excréments comme un déchet et on vient fabriquer des engrais qui polluent nos nappes phréatiques et donc notre eau potable de demain.

      Il est vrai que vu que la majorité des gens prennent des médicaments, les excréments humains pourraient peut-être avoir des conséquence néfastes en tant qu’engrais. C’est pourquoi le local et le chacun pour soi (avec les guerres qui vont avec) risquent de remplacer ce monde d’échange absurde et dévastateur.

    • Par Abou Antoun (---.---.---.66) 17 avril 2011 14:42
      Abou Antoun

      Il est vrai que vu que la majorité des gens prennent des médicaments, les excréments humains pourraient peut-être avoir des conséquence néfastes en tant qu’engrais.
      Cela reste à voir, (je veux dire pour les médicaments) ils sont largement utilisés en Asie du sud-est où la merde vaut de l’or. C’est une grave erreur dans les systèmes d’assainissement individuels des maisons non connectées que de mélanger toutes les eaux usées quand il y a un jardin. Le mélange rend inutilisable le sous-produit comme fertilisant à cause des produits lessiviels.
      J’habite une région où les anciens se souvienent de ce que l’expression ’broutter brun’ veut dire.

    • Par Jean Lasson (---.---.---.163) 17 avril 2011 15:22

      Avant d’épandre les excréments humains, on pourrait déjà utiliser ceux des animaux. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui à cause de la spécialisation agricole des régions (céréales en Bauce et en Brie, élevage en Bretagne, etc.)

      Tout compte fait, je ne connais rien de plus intelligent que la polyculture-élevage pour produire sain et sans trop d’engrais (recyclage efficace de l’azote, entretien des sols, bons rendements). C’était encore le système agraire de la plupart des régions dans les années 1950 et même 1960. Les villages étaient encore peuplés de dizaines d’agriculteurs (il en reste un ou deux par village aujourd’hui).

      Une politique agricole pertinente dans l’ère de l’énergie rare consisterait à favoriser le retour à la polyculture-élevage.

  • Par Antoine Diederick (---.---.---.206) 16 avril 2011 21:47

    Bonsoir,

    Intéressant article....

    Il faut construire un nouveau type de société....

    Le gouvernement belge en affaires courantes veut lancer un plan national énergie électrique et véhicules électriques. Mais s’il y a moratoire sur les centrales nucléaires....comment faire ?

    Le prix de la mobilité va augmenter.

    La dislocation géopolitique va s’accèlerer .

    Les pays européens doivent rapidement se recentrer sur leurs valeurs de base , de fond pour résister . 

    • Par Croa (---.---.---.80) 17 avril 2011 00:59
      Croa

      « Mais s’il y a moratoire sur les centrales nucléaires....comment faire ? »

      Oui, tout à fait !

      La plus grosse partie de la solution n’est pas dans l’électrification (Primaires nucléaire ou même solaire) mais dans une révision des usages pour plus de sobriété.

      Si on voulait faire une nouvelle 2CV (90km/h 350kg 4 places) vu les progrès mécaniques, celle-ci pourrait ne consommer qu’un petit litre de gazole au 100km...

       smiley Qu’avons nous besoin d’autre chose ? smiley 

    • Par perlseb (---.---.---.59) 17 avril 2011 12:54

      Qu’avons nous besoin d’autre chose ?

      Malheureusement, dans cette société-cinéma où tous les hommes sont des comédiens qui n’existent pas par eux-mêmes, le paraître est primordial.

      Si d’un seul coup, on supprime tous les rêves des gens, alors c’est une révolution que l’on déclenche. Quelque part, dire que l’on peut tous se contenter d’une 2 CV (et je suis pour mais minoritaire au niveau mondial), c’est décréter une forme d’égalité, une forme de sobriété, là où tout le monde cherche à avoir plus que l’autre, et à dépenser sans compter pour faire envie aux autres, attirer les regards... exister !

      Le manque de pétrole va obliger à un changement radical de mentalité (non souhaité), c’est pour cela qu’il se fera dans la douleur (guerres, famines, ...).

  • Par Laury (---.---.---.111) 16 avril 2011 22:12

    Je ne comprend pas que ses deux menteurs soit écoutés,Obama pour justifier les forages pour le pétrole et les gaz de schiste et Fillon aux ordres pour la même chose,ne vous imaginé pas que
    les requins de la finances vont reculer devant les politiques Français !!!!
    Les Allemands sont plus avancé et sont déjà dans la merde de l’eau du robinet poluer
    Le pic du pétrole une vaste fumisterie,la quantité de pétrole découvert depuis 30 ans a plus que doublé
    et les anciens puits donne encore plus qu’aux début de leurs exploitations,fumisterie
    Regarder cela :

  • Par Antoine Diederick (---.---.---.159) 16 avril 2011 22:21

    enfin....il faut voir le « peak oil » comme une opportunité historique....de changement ?

  • Par Antoine Diederick (---.---.---.159) 16 avril 2011 22:26

    c’est pour bientôt alors ceci... ?

    « D) 2015-2020 à 2030-2040 : Chaos dans les pays industrialisés. Activation de l’étatd’urgence mondial, répression politique. Rationnement des denrées, marché noir, famines. Suspension des institutions démocratiques et des droits individuels. Identification par puce des individus. Guerre larvées entre l’Alliance Atlantique et le Block Asiatique. Hausse de la mortalité, politique de réduction forcée des naissance. »

    Dans ce cas je rentre en résistance immédiatement, le maquis tout de suite....trop besoin de liberté....

    • Par Romios (---.---.---.209) 16 avril 2011 23:27
      Aldous

      Effectivement c’est pour demain. la prétendue lutte contre le terrorisme a permis la mise en place d’un arsenal policier et militaire sans précédent à travers les pays occidentaux.

      Les USA vivent depuis 10 ans our le régime de l’état d’urgence décrété par G. W. Bush le 14 septembre 2001 et les Congrès US n’a jamais été autorisé à voter sa levée pas plus que la guerre en Libye. En d’autres termes la constitutions les USA n’est plus en vigueur.

      Les disposition de « continuity of government » fond que la FEMA est habilitée à prendre le pouvoir en cas de catastrophe ou simplement de crise économique et monétaire.

      Or tout les spécialistes sont d’accord pour dire qu’une crise des bons du trésors US est inévitable à court terme à cause de l’explosion de la dette souveraine des USA laquelle entrainera la chute du $ et une inflation galopante.

      En Europe, en dépit des référendums français, hollandais et irlandaise, le « déficit démocratique » de l’UE a été instauré comme régime politique officiel avec l’adoption du traité de Lisbonne, lequel traité grave dans le marbre l’orientation libérale de l’économie européenne.

      Les électeurs n’ont déjà plus de choix qu’entre des bonnets blancs et de blancs bonnets.

      Nos chaines ont déjà été forgées par des élites qui, au lieu de nous désengager d’un modèle productiviste condamné, ont préféré tirer profit de cette catastrophe annoncée pour mettre en place des chimères politiques dont ils pensent être les grands bénéficiaires.

      C’est pourquoi nous entendons autant de personnages influents et bien introduits, de gauche comme de droite, se faire les VRP d’une gouvernance mondiale de laquelle ils attendent, en récompense de leur soumission, leurs places future auprès des maitres du monde.

      Pauvres fous.

  • Par kareray (---.---.---.11) 16 avril 2011 22:33
    Raie's

    De toutes façons les Etats-Unis vont devoir faire face à une faillite mémorable avant la fin de cette année. N’importe quel autre président n’y changerait rien.
    Le reste du monde plongera en suivant tôt ou tard.
    Cette perpective d’avenir était annoncée de longue date ; de ne pas avoir eu le courage nécessaire d’y remédier est grave.

  • Par kareray (---.---.---.11) 16 avril 2011 22:36
    Raie's

    Lire à ce sujet le GEAB N°54

  • Par Alexis_Barecq (---.---.---.46) 17 avril 2011 03:32
    Alexis_Barecq


    Je n’approuve pas l’approche catastrophiste de l’article, qui par ailleurs est assez factuel et documenté.

    • Par Alex (---.---.---.172) 17 avril 2011 19:44

      Attention de ne pas confondre catastrophisme ou pessimisme avec réalisme. L’optimisme béat ou la fois aveugle en la science ne donnent pas non plus des outils pertinents pour analyser une situation. La méthode Coué ne marche pas avec la déplétion des énergies fossiles.

      Peut-être que la situation est réellement difficile et que la fête est réellement finie. Pourquoi ce serait automatiquement du catastrophisme ?

  • Par Christian Laurut (---.---.---.228) 17 avril 2011 18:03
    Christian Laurut

    Pour compléter tout ça, allez faire un tour sur http://www.apres-petrole.com

    et consultez l’ouvrage LE DECLIN DE LA CIVILISATION INDUSTRIELLE

    Cordialement

  • Par Vegman (---.---.---.132) 24 janvier 2013 18:36
    Vegman

    Ce sera en tous cas un peu de répit pour cette nature que l’on massacre.
    Les municipalités qui construisent de nos jours autour des agglomérations sont vraiment irresponsables. Bientôt lorsque l’industrialisation touchera à sa fin et que les grandes surfaces vont avoir de moins en moins de produits puis définitivement fermées il nous faudra retrouvrer ses terres arables aujourd’hui prises d’assaut par l’immobilier.
    Retour à la campagne et à une vie plus frugale. Il y en a qui vont faire la gueule. Ce sera la majorité mais les écolos, les vrais attendent cela comme une bénédiction et un bon moyen de renouer le lien social qui nous manque tans.

    Le dernier livre en date est : « L’avenir du pétrole » de Olivier Parks. Il est dans la même veine que ceux d’Yves Cochet, Richard Heinberg
    http://www.evene.fr/livres/livre/ol...

    ...Et prochainement C’est Matthieu Auzanneau qui en publiera un courant 2013.

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