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Accueil du site > Tribune Libre > Pile ou Face, un historique de l’asservissement des Français

Pile ou Face, un historique de l’asservissement des Français

 Que faire ? La question commence à se poser réellement pour les citoyens Français ! Et ça fait du bien. Ce qui est étrange (quoique, pas vraiment), c’est qu’on attende de parler de "morale", d’ "éthique" pour que les Français se sentent tout à coup choqués, révoltés, indignés, et ma foi, investis.
En tout les cas, nous serons tous d’accord pour convenir qu’il est plus que temps de changer les choses .. Mais quelles sont exactement les forces qui se dressent justement contre un changement profond des directions prises depuis des décennies ?

Pile ou Face ?

 
La crise économique est un terreau formidable, on peut en faire ce qu’on veut : un jardin d’éden ou au contraire une jungle inhospitalière. Ces deux visions sont bien relatives. 
 
Pour la masse sous-classée, le jardin d’éden c’est un monde dans lequel l’anxiété et la précarité n’existent pas, un monde dans lequel l’état assure à ses citoyens le bonheur basique en répartissant la richesse de manière "équitable". Pour l’hyper-classe, ce n’est pas le projet : L’hyper-classe, elle, travaille à la "flexibilité" (une précarité intégrée au marché du travail, et à l’ "esprit salarié"), la "flexisécurité", l’ "ouverture à la mondialisation", et tant d’autres concepts qui masquent en fait le désir de dérégulation massive, de manière, ne le dira-t-on jamais assez, à laisser les forces du marché se débrouiller avec nous autres.
 
Il faut maintenant choisir. Et tel que le vent va et vient, je suis prêt à parier que c’est la jungle que l’on nous prépare, et non pas l’éden. Pourquoi c’est l’hyper-classe qui va gagner la guerre (comme le disait Warren Buffet, riche milliardaire américain (1)) ? Parce que ses troupes ont 20 ans d’avance sur nous. Tout simplement.
 
Historique de l’enchaînement :

La France et les Banques : 

Déjà pendant les années 1970, alors que le traité de Rome était signé et que l’Angleterre fut de la partie, on a savamment ouvert les frontières communes européennes à des produits dont l’intérêt de la France aurait été de les refuser sur son sol pour protéger des pans entiers de son industrie et sauvegarder ainsi une dynamique d’emploi et de production en France. Dans ces mêmes années 1970, la France s’interdisait d’emprunter [à elle-même] à taux zéro (oui, sans intérêts), s’obligeant ainsi d’emprunter aux riches, aux banques, et aux fonds de pension qui facturent le service rendu à prix d’or. Par cet acte irresponsable, on a placé le destin des peuples aux mains des marchés. Les Grecs, les Espagnols, et bientôt nous-mêmes, s’en rendent bien compte.
 
Dette souveraine Française avec intérêts, et dette à taux zéro
Le plus bel exemple de cette politique est le premier emprunt (emprunt Giscard) qui a forcé l’Etat Français, ayant emprunté 6 milliards de Francs, à en rembourser ... 80 milliards à la fin des années 1980. Vous l’aurez compris, les 74 milliards de francs que nous avons du payer en plus, ce sont les intérêts fraichement pompés sur vos salaires et vos achats pour aller droit dans la poche de gens qui sont déjà suffisamment riches pour acheter des bons du trésor Français. Est-ce que la supercherie vous convient ? Ou faut-il vous prendre un peu plus pour des esclaves ? 
 
Si ce sujet vous intéresse, une partie entière du blog est consacrée à l’anarque de la dette publique (2).
 
La France et le principe de mutualité :

En 1986, on signe l’Acte Unique et l’avènement du marché unique. Le but est de démanteler toutes les barrières aux échanges au sein des communautés européennes. Plus de quota, mais plus de barrière "non tarifaires" non plus ! On adopte comme doctrine le principe de mutualité : Ce qui est bon dans un état est bon dans un autre (3). Les quotas étaient déjà interdits, mais il restait cette dernière barrière à briser : les obstacles techniques. Et bien grâce à Delors, c’est chose faite.
 
La France et les travailleurs détachés :
 
Il a été ensuite tant de mettre au jour une stratégie de développement du marché du travail. Le but inavoué de toute l’affaire selon moi ? Faire subir une baisse progressive du pouvoir d’achat et de la qualité de vie des Européens riches, tout en faisant monter quelque peu celle des Européens "pauvres", pour arriver à une moyenne dont le marché peut se satisfaire. Il est donc exclu pour les eurocrates d’imaginer une réelle harmonisation par le haut, même si c’est ce que l’on raconte au peuple depuis environ 40 ans.
 
Pour cela, on a inventé des armes fabuleuses, dont la directive "Services" dite directive Bolkestein (voir le billet très complet à ce sujet sur ce même blog (4)). Cette directive donne corps au principe de la liberté de prestation de services au sein de l’Union Européenne. Son contenu ? Une série d’interdiction faite aux états. La juridiction ne s’applique pas aux entreprises, elle ne dit pas ce que les entreprises ont le droit ou pas de faire, elle s’applique au contraire aux états. C’est à dire qu’à la lecture même de ce document, on sait qui donne les ordres. En résumé, cette directive interdit aux états membres d’imposer des exigences non justifiées aux prestataires d’autres états membres. En d’autres termes, on interdit à l’état de jouer son rôle de régulateur ... Dérégulation me semble être le bon mot !
 
Au fait, le travail salarié est un service, et entre donc tout à fait dans le cadre de cette directive. Il faut aussi y ajouter les règlements dit "Frattini" du nom du commissaire qui les a publié, qui édictent les règles qui régissent les contrats des travailleurs détachés. Ils expliquent le plus simplement du monde que lorsqu’un patron d’un état membre recevra un travailleur détaché, ils pourront convenir de choisir un contrat régi par la loi du pays d’accueil (la France par exemple) ou du pays d’origine (le Bengladesh par exemple). Bien sur, ces réglements expliquent que le contrat n’échappe pas aux lois de police qui sont en fait des lois dont l’état juge qu’elles sont cruciales !
 
Le contrat passé sera donc soumis à la loi du Bengladesh, sauf pour tout ce que l’état estime comme crucial. Ouf, l’honneur est sauf .. Et non ! C’est sans compter la puissance de la Cour de Justice des communautés Européennes, qui règne d’une main de fer sur les institutions européennes ! Car c’est elle qui dit si une loi est nécessaire ou proportionnelle, en cas de litige. Donc si une entreprise est mécontente du comportement de l’état Français par rapport à un point, l’Etat doit démontrer que la règle est juste et nécessaire, et qu’elle n’est pas trop contraignante. C’est la CJE qui décide ensuite quoi faire de cette réglementation. Elle peut décider de sanctionner l’état si il ne prend pas en compte son avis.
 
Alors vous commencez à comprendre dans quelle mélasse on se trouve.
 
L’Europe et les Banques :

En 1992, le droit de battre monnaie (emprunter à taux zéro à la banque centrale) devient interdit pour tous les états membre de l’Union Economique et Monétaire. Le traité de Maastricht créé une banque centrale dont les statuts stipulent que son seul but est la protection de la stabilité des prix. En aucun cas elle n’est autorisée à aider les états à se financer à taux zéro (c’est une barrière que l’Allemagne a imposé pour garder la puissance de sa devise).
 
Les recommandations et avis venues d’ailleurs :

On instaure aussi le Conseil européen, qui émet des recommandations, des avis, dont les plus importants sont les GOPEs (Grandes Orientations des Politiques Economiques) qui sont des rapports adressés à chaque état membre tous les trois ans pour expliciter les changements que l’on aimerait voir au sein de son système ou de sa politique. Ainsi, dès 2003, on nous conseillait déjà à travers ces GOPE d’augmenter l’age de la retraite, de flexibiliser le marché de l’emploi, d’enrayer la spirale des dépenses de santé etc. Voir la conférence de François Asselineau à ce sujet (Qui gouverne réellement la France ?(5)).
 
On a donc un "super-état" européen dont les frontières sont unifiées et gérées par un seul organe (pour les 27 états membres), ceci concerne l’immigration, mais aussi la politique commerciale, l’ouverture aux investisseurs, la politique de sécurité et la diplomatie. De plus les frontières internes inter-états ont été supprimées en tout point. On oblige les états membres à adopter une uniformité de plus en plus contraignante, puisqu’un produit, ou un service qui est présent dans un état membre doit pouvoir être présent ailleurs. Ainsi, on veut qu’un producteur de mayonnaise puisse connaitre une norme unique européenne pour pouvoir exporter dans toutes l’union. Toute la question est maintenant de savoir si l’on va règlementer la production de mayonnaise à la manière Française ? Ou à la manière Bulgare ? Ou pourquoi pas un mix des deux ? C’est vous qui voyez.
 
Je suis de ceux qui pensent que plus d’intégration européenne mènera réellement à la ruine. Et pour dire vrai, je suis même de ceux qui pensent que le mieux serait l’absence d’intégration européenne tout court. Et il semble effectivement que ce ne soit pas le plan de l’hyper-classe non plus, qui elle, veut une intégration définitive et totale.
 
Continuons tout de même notre historique.
 
La France et le commerce international :
 
En 1994, on signe les accords instaurant l’OMC. 194 états membres, qui dans un élan de motivation et de joie on signé la création de l’organisme international le plus puissant du monde. A la fois législateur, juge, et exécutif. Il créé les lois, les fait appliquer, et juge les contrevenants. Si l’état Français était géré ainsi, on appellerait ça comment ? Une dictature, merci. Il faut absolument lire Raoul Marc Jennar par exemple, qui explique à quel point cette institution est moisie jusqu’à la moelle. On se rend compte que tout ceci est loin d’être équitable, que la "Quad" (USA, UE, Canada et Japon) mène la danse et force la main des pays en développement sur tous les points.
 
Chaque réunion internationale donne lieu à de vives protestations de la part des pays du sud, qui se plaignent de l’arrogance et de la malfaisance des instances européennes ou américaines, qui ne lâchent sur rien, et dont le projet est officiellement "d’ouvrir des marchés aux entreprises européennes".
 
La France et les services :

Quand l’OMC fut créée, un accord a été signé sous son égide : l’Accord Général sur le Commerce des Services. Cet accord signe la fin de l’état providence. Sa spécificité ? Il est signé mais n’est pas encore appliqué. Cela fait maintenant 16 ans que cet accord dort dans les tiroirs. Pourquoi ? Parce que l’accord prévoit simplement que 5 ans après sa signature, s’engageront des séries de négociations entre les états membres de l’OMC dans le but d’arriver à une libéralisation progressive dans tous les secteurs du commerce des services. Les premières négociations ont donc commencé en 2000 et ne sont toujours pas abouties. Ce blog héberge aussi un petit dossier sur le sujet (6).
 
Son but : Démanteler les réglementations nationales, empêcher les états d’investir ou de distribuer des subventions via la règle de la nation la plus favorisée. 
 
Imaginez qu’un accord se signe entre France et USA dans le but d’ouvrir le marché de l’éducation sous l’égide de l’AGCS, une université américaine (privée) s’installe à Dijon. Elle est donc en concurrence directe avec l’Université X à Lyon. L’AGCS stipule que si l’Etat donne de l’argent à l’Université X pour un certain type de dépense (une sortie au musée par exemple), cela sera considérer comme de la concurrence déloyale vis-à-vis de l’Université américaine, qui elle, doit trimer pour payer une sortie au musée à ses élèves. L’état doit donc verser une subvention proportionnelle à l’Université américaine.
 
Si j’ai sur mon sol, une université américaine, deux université japonaises, deux universités russes, et une université Française, et que je veux offrir de nouvelles chaises à l’université Française, l’AGCS m’oblige à verser une subvention proportionnelle aux autres prestataires de services. Faites le calcul, en imaginant que l’université américaine "vaille" 3 fois plus que l’université Française, et que les deux universités russes soient aussi chacune 2 fois plus grande, alors que l’université japonaise "vaut" la même chose que la Française. Pour distribuer 100€ à l’université Française, il faut que je débourse 300€ pour l’université américaine, 400€ pour les russes, et 100€ aussi pour la Japonaise .. 900€ alors que je ne peux en dépenser que 100€ .. Bon ben les 100€ iront ailleurs.
 
Conséquence directe : Privatisation des universités et augmentation substantielle du prix des places pour couvrir les dépenses que l’état ne peut plus couvrir.
 
De la même manière, le principe de la nation la plus favorisée fonctionne aussi à l’inverse ! Une institution culturelle Africaine officie sur le sol Français. L’état veut faire un geste envers cette institution qui manque cruellement de moyen à cause de la crise. Il veut verser 100€ à cet organisme pour qu’il puisse survivre à ce moment un peu délicat ... FAUX. Interdit, caca, pas bien. 
Si vous voulez faire ça et sauver le centre culturel, vous devez donner en proportion aux autres prestataires de services, même si ils vont très bien ! Encore une fois, ça va vous couter un bras, abstenez vous d’offrir ces 100€ et laissez crever le centre culturel Africain (pas bien grave de toute façon).
 
Ce qui est magnifique avec l’AGCS, c’est qu’il ne s’arrête jamais. Quand une série de négociation se termine, on en recommence une et ainsi de suite, le but étant d’arriver à la libéralisation totale du commerce des services. Encore une fois : Le travail est une prestation de service.
 
L’Europe et les Etats-Unis :
 
 
Ne pas oublier non plus les gesticulations qui ont lieu officiellement depuis 1995, et qui continue encore jusqu’à aujourd’hui concernant une intégration transatlantique (entre USA et UE) et qui en prend le chemin, puisqu’on prévoit pour 2015 un marché unique intégrant l’Union Européenne et les Etats-Unis (7).
 
La France, ses élites et son peuple :

Ainsi, si vous pensiez que vous alliez vous dépêtrer de tout ceci avec l’aide de Ségolène Royale, je vous l’annonce tout net, ça ne se fera pas. Tous ces éléments, portés à la connaissance du public auraient de quoi déclencher une révolution.
 
Quoiqu’il en soit, il est toujours étonnant de voir que n’importe quelle affaire énormissime qui puisse se produire ne fait bouger personne, alors qu’un ministre qui chope des enveloppes, cela énerve tout le monde. Pourtant les sommes et les forces en présence sont bien différentes : 

  • Mme. BOUTIN : 9 500€ en plus de la retraite (8) ;
  • M. BLANC : 12 000€ de cigares (9) ;
  • M. JOYANDET : Location d’un avion privé pour 116 500€ (et même une histoire de faux permis de construire ! (9)) ;
  • M. WOERTH : Mouillé dans un nombre d’affaire incalculable (Voir Canard Enchainé depuis un mois) ;
  • M. BETTENCOURT : Une île cachée, un remboursement de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal (pareil) ;
  • etc etc.
Tout ceci après tout, ce n’est que 30 et quelques millions d’euros. Quand on pense que le "service de la dette" (en fait, c’est l’intérêt, le vrai mot) est de 45 milliards d’euros pour 2010 et que ça ne révolte personne. Quoiqu’il en soit il est heureux que ces affaires aient éclaté au grand jour, car cela suscite des passion sur l’aspect incestueux des rapports entre politiques et influents financiers.
 
Alors reste le problème Woerth maintenant .. Comment faire en effet avec cette personne (qui pour l’instant ne saurait être considérée comme coupable de quoique ce soit, étant donné qu’il n’y a pas de juge d’instruction chargé d’examiner le dossier) qui accumule les affaires comme ça ne s’est presque jamais vu ?
 
De ce que j’en ai compris, on est parti du "Tous derrière Woerth" (car il porte la réforme des retraites), à "Tous derrière Woerth, mais quand même il abuse !" (on a dénoncé par ci par là le conflit d’intérêt etc ..) et je me demande si on arrivera à un moment donné à "Crachons sur Woerth la salope", ce qui ne m’étonnerait pas venant de ce gouvernement de pacotille.
 
Quoiqu’il en soit, il a dores et déjà démissionné de ses fonctions de trésorier de l’UMP, preuve par forfait que cela faisait effectivement tâche ... Va-t-on le lâcher au sommet de l’état ? Cela serait dangereux : L’aveu ultime qu’en fait, le gouvernement et la majorité entière est partie en croisade pour défendre un coquin. Le garder alors ? Mais quelle crédibilité accorder à la parole du ministre qui déclarait deux ou trois mois avant le début des débats sur la réforme des retraites que l’âge ne serait pas forcément remis en cause, et qui est maintenant dans l’infamie jusqu’au cou ...
 
Et bien en ce jour, le royaume de France est bien tourmenté ... Et ses citoyens aussi. 
 
Notes et ressources :
(1) Dossier de la Théorie du Tout à propos de l’Argent Dette : http://theorie-du-tout.blogspot.com/search/label/Argent%20Dette
(2) La Théorie du Tout : "Merci Maman !" (http://theorie-du-tout.blogspot.com/2010/06/billet-merci-maman.html)
(4) La Théorie du Tout : "La directive services, un peu d’ordre dans la contestation" (http://theorie-du-tout.blogspot.com/2010/06/billet-la-directive-services-un-peu.html)
(5) François Asselineau, Conférence "Qui gouverne réellement la France" : http://theorie-du-tout.blogspot.com/2010/04/video-francois-asselineau-qui-gouverne.html
(6) Dossier de la Théorie du Tout à propose de l’OMC et de l’AGCS : http://theorie-du-tout.blogspot.com/search/label/AGCS
(7) Pierre Hillard : L’architecture du bloc Euro-atlantique (http://theorie-du-tout.blogspot.com/2010/04/larchitecture-du-bloc-euro-atlantique.html)

Moyenne des avis sur cet article :  4.69/5   (26 votes)




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11 réactions à cet article    


  • Furax Furax 6 septembre 2010 12:27

    Magnifique autopsie du désastre que De Gaulle a tenté en vain de nous épargner.
    Nous pourrons cracher sur les tombes de tous ses successeurs et de leurs complices (Delors, Lamy, Bayrou, Aubry, DSK, etc.).
    Mais il faut en sortir.
    La violence est inévitable sinon nous crèverons de faim devant une bande de gangsters richissimes. A Lisbonne, avec l’aide des socialistes, ils se sont dotés du droit de tirer dans la foule en cas d’émeute. Ca ne tiendra pas longtemps. Alors ces gros malins nous préparent une bonne vieille « guerre civile » en cas de troubles. D’où l’intérêt de nous « chauffer » tous les uns contres les autres, constamment et de plus en plus fort : « souchiens » contre immigrés, chrétiens contre musulmans, croyants contre athées, blancs contre noirs, sédentaires contre nomades etc.
    Aus premiers troubles, il suffira de souffler sur les flammes, les dégats ils s’en foutent, seul compte leur sacré saint POGNON.
    Soyons vigilants. Nous devons sans cesse appeler à l’union contre eux, les tenants du profit maximum, du libéralisme forcené, bref de l’Union Européenne. Et si leurs ennemis portent des burkas, aucune importance. Ce sont nos alliées !


    • ELCHETORIX 6 septembre 2010 17:45

      Bonjour Furax , j’adhère complètement à votre analyse !
      Les véritables ennemis sont bien ceux qui nous dirigent et ceux qui tirent les « ficelles » pour nous détruire et eux toujours garder et accroîtrent leurs privilèges !
      @ l ’ auteur , voilà un bon article
      Cordialement .
      RA .


    • ffi ffi 7 septembre 2010 00:05

      Dans les faits, leurs alliés appellent à porter la Burqa (pétro-monarchies Wahabite).

      Pour faire une synthèse :
      Ce n’est pas un problème d’immigration.
      Ce n’est pas un problème de libre-échange.

      C’est un problème de souveraineté.


    • Liior 16 juillet 2011 12:53

      Merci d’avoir réagi à l’article.


      Je suis d’accord avec vous sur l’intérêt qu’ont les classes dirigeantes à nous « chauffer » les uns contre les autres comme vous dites.


      Bien cordialement,

    • DTHEV 7 septembre 2010 07:49

      L’ensemble de votre article met en avant que nous sommes exploité par la classe dirigeante (les politiques) pour satisfaire les plus riches et comme solution vous proposez d’octroyer des pouvoirs encore plus important à l’état ... ...
      Comme vous je suis révolté face à cette souveraineté qui m’impose des règles pour enrichir les plus riches et pour moi la solution est un désengagement de l’état des fonctions économiques entre autres.

      Comme préciser dans la déclaration des droits de l’homme le but de toutes associations politique doit être la défense de nos droits imprescriptibles (liberté, propriété, sureté, défense face à l’oppression) toutes autres missions est source d’abus.


      • Liior 16 juillet 2011 12:56

        Bonjour et merci de répondre à l’article.


        Je suis d’accord avec vous dans le sens que rien ne sert de regagner la souveraineté de l’état si c’est pour rester dans de telles institutions. Néanmoins, même sans changement d’institutions nationales, je reste persuadé que la politique (toujours aussi oligarchique qu’aujourd’hui) donneraient un peu plus de place aux envies et souhaits du peuple.

        Sur les institutions Françaises, tout est à revoir. 

        Et je ne suis pas vraiment d’accord pour limiter l’état à ses fonctions de sécurité et de justice. D’autres choses peuvent être données par l’Etat qui améliore la vie de ses citoyens sans pour autant être sources d’abus. Le transport en commun gratuit ne me semble pas délirant, la sécurité sociale et les retraites encore moins.

        Mais c’est un autre débat.

        Bien cordialement,

      • marc berger marc berger 7 septembre 2010 10:29

        Très bon article. N’oublions pas que le jeu de ces oligarchies financières est de créer, comme le précise l’auteur, un phénomène d’opposition entre les citoyens. On lance un sujet de discorde qui va créer au niveau national voire international, une discussion active qui ne va que renforcer des clans qui s’opposent, pendant ce temps les vrais sujet sont passés aux oubliettes.

        Prenons la technique dites de l’introduction de la polygamie dans le projet de lois de déchéance de nationalité, on intègre un élément qui va déplacer les discussions autour d’un pseudo élément qui n’est la que pour faire diversion.

        Idem pour la retraite, on déplace le véritable sujet, sur des points anecdotiques, au lieu de véritablement trouver les causes de la fuite de notre richesse nationale !

        Bref on peut prendre tous les problèmes actuels dans tous les sens, on arrive toujours face à l’évidence que l’auteur analyse, les banques et le système financier actuel doit être complément repris en main par la majorité des peuples et non cette minorité oligarchique que nous avons sur le dos depuis déjà pas mal de temps.

        Je suis convaincu que la solution peut émaner de la société civile, a nous de remettre en place un pole bancaire publique, qui pourrait complément exister face aux banksters actuels, dans lequel les intérêts perçus nous reviendraient de facto.

        Nous sommes le peuple, et nous sommes maitre de notre nation, a nous de le faire savoir.


        • Tietie007 Tietie007 25 septembre 2010 20:55

          Certes, mais avant que les peuples de tous les pays se mettent d’accord, de l’eau aura passé sous les ponts ! Déjà e Europe, nous ne sommes pas d’accord, alors dans le Monde ...


        • fwed fwed 7 septembre 2010 10:37

          Très bon article, l’auteur peut se vanter de laisser une très belle pépite sur l’agora.

          Il faudra bien que l’on se débarasse de cette oligarchie apatride et transnationale qui a corrompu les systèmes monétaires de nos démocraties.


          • Tythan 7 septembre 2010 11:34

            T’as raison mec ! Tuons les tous, ça réglera tous les problèmes !


          • Liior 16 juillet 2011 12:59

            Bonjour et merci pour votre compliment,


            On peut s’en sortir sans forcément se débarasser de personne. Il suffit simplement de donner la véritable place que les citoyens méritent.

            Imaginez une assemblée du peuple qui soit représentative du peuple, fatalement, les riches (qui sont les moins nombreux) seraient en minorité. Mais comme dans toute démocratie qui se respecte, ils auraient leur mot à dire ! :)

            Cordialement,

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