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Plaidoyer pour une journée des hommes

Aujourd'hui 8 mars, Journée des femmes (a). Dans les lignes suivantes je plaide pour la mise en place d'une Journée des hommes, consacrée à l’expression de leurs besoins propres, et les incluant dans les problématiques de l'égalité. Je passe en revue cinq thématiques aujourd'hui occultées. Les notes et références sont dans une page visible sur mon blog ou directement accessible en lien dans la numérotation.

 A écouter le discours féministe victimaire, les hommes sont parfait comme le dit John Goetelen non sans ironie dans son dernier livre « Féministes : Ras le bol ! » (b). Selon le discours officiel, ils ne sont jamais victimes de violences, jamais abusés, jamais victimes de sexisme ou de discrimination ce qui se traduit par un centrage sur les problématiques féminines délaissant celles des hommes.

Selon certaines féministes l’homme est l'ennemi politique à abattre (c) ce qui implique que l'égalité est loin d'être acquise. Certains groupes se réclamant de gauche s'attachent à tout faire pour qu'elle ne le soit pas en écrasant les revendications légitimes des hommes soit en les diabolisant soit en justifiant les comportements leurs portant atteinte [1].

Une journée des hommes : pourquoi ?

Une journée des hommes ne s’opposera pas à celle des femmes parce ce que ce sont deux dynamiques différentes mais avec la même motivation : consacrer une journée par an à la mise en exergue des problèmes liées aux hommes ou aux femmes.

Cette journée dédiée aux hommes sera l’occasion d’utiliser un discours différent de celui de culpabilisation actuel. Les problématiques mises en exergues seront la santé avec des opérations de sensibilisation à une approche préventive des risques de santé, la paternité et le lien père – enfant et la mise en valeur des hommes dans leurs caractéristiques propres.

En donnant une journée aux hommes, on donne aussi un espace de parole à ceux qui n'en n'ont plus évitant le piège de l'extrémisme dans lequel se réfugient les hommes en colère, discriminés, bafoués. On considère ainsi que la voix d'un homme vaut autant que celle d'une femme face à la souffrance ouvrant la porte sur une vraie égalité de droit.

Cette égalité de droit n’est pour l’instant pas obtenue car il existe encore des traitements différentiels à l’encontre des hommes comme dans le cas des violences. De plus, l’approche actuelle qui consiste à voir tout en machisme chez l’homme nuit dramatiquement à la compréhension des problèmes de santé chez les hommes, l’échec scolaire chez les garçons ou encore les violences dont ils sont victimes pour ne citer que ces points.

Les violences faites aux hommes

Les violences faites aux hommes sont actuellement méconnues, occultées ou niées (d).

Le rapport de la fondation Terra Nova réduit la lutte contre les violences à sa proposition 15 "lutte contre toutes les violences faites aux femmes" [2]. Cette proposition placée sous l'angle exclusif de la condition féminine n'aborde pas le problème des victimes masculines et plus largement de la condition masculine : ignorance ou omission ?

La question se pose face à l'omerta sur le sujet car la démonstration de l’existence d’une discrimination dans les statistiques n'est plus à faire (e). En France, il aura fallu attendre 2007 pour que l'on voie apparaître dans les statistiques de l'ONDRP la notion d'homme victime de violence au sein du ménage. Les chiffres 2011 parlent d'eux mêmes : il y a 60 000 hommes battus par leur conjointe (130 000 pour les femmes) avec une conclusion de l'ONDRP inattendue : « Cette évolution récente peut, si elle se confirme lors de la prochaine enquête "cadre de vie et sécurité", modifier la perception qu'on pouvait avoir, au regard des résultats des enquêtes précédentes, de la fréquence des violences physiques ou sexuelles au sein du ménage subies par les hommes » [3].

JdH

Un biais évident dans la facon de considérer les hommes et les femmes victimes et violent(e)s

Les méthodes de comptabilisation ne sont pas exemptes d’idéologie ni de carence dans la prise d’information. La plupart des chiffres sont extrapolés de statistique de terrain. Les chiffres de la police (Etat 4001) ne font pas de distinction sexuée ni sur le milieu (intra / extra familial) du délit. Ceux de la gendarmerie font une distinction sexuée mais se contentent de prendre en compte le sexe de la victime seulement si c’est une femme. Les études anglo-saxonnes utilisent les « CTS »pour « Conflict Tactics Scales ». Cette approche permet une catégorisation stricte des situations de conflit de couple et de hiérarchiser les violences subies de manière objective tenant compte de toutes les configurations. Elles et ont mis en exergue une part d'homme et de femme victime oscillant entre 40% et 60% [4].

En France, cette omerta continue grâce à la complicité de structure comme l'INED [5] qui abrite Maryse Jaspard, misandre notoire habituée à l'oblitération des chiffres [6] qui est la directrice (scientifique) de l'ENVEFF dont les conclusions ont été démenties ([7], [8]).

Il faut donc sur ce sujet multiplier les études incluant des échantillons similaires d'hommes et de femmes, mais aussi développer des services d'écoute pour les hommes, les prendre en compte dans les campagnes de prévention mais aussi dans la loi du 9 juillet, et déconstruire les stéréotypes sexistes et misandre. Un angle d'attaque pour comprendre le phénomène pourrait être la sidération psychique d'un homme face à une femme, sidération psychique si chère aux féministes pour expliquer le viol.

En regard de ce qui se fait pour les femmes dans la prévention des violences, la France a trente ans de retard pour les hommes [9]. La violence conjugale n'est qu'une face, mais emblématique de la violence dont les hommes peuvent être victimes.

Justice4-d073f.gifUne autre face : les fausses accusations d'abus sexuels portées à l'encontre des pères et des hommes. Elles se chiffrent par centaines voire par milliers. Actuellement et parmi bien d’autres, c'est Fabrice Zakzek qui a des déboires avec la justice pour une fausse accusation de viol portée par son ex-femme. Il est très difficile d’évaluer précisément ce phénomène (f) et c’est pourquoi John Goetelen, un ex-accusé blanchi, a mis sur pied un projet d’étude afin d’étudier la prévalence de ce phénomène dans l’espace francophone France, Suisse, Québec : AIFA (Allégations Infondées Fausses Accusations) [10]. Il a raconté son calvaire dans un ouvrage : La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme ? John Goetelen, Osez dire.

C’est d’autant plus dramatique pour les hommes concernés que les poursuites pour dénonciation calomnieuse n’aboutissent pratiquement jamais. On arrive donc à l’équation inique posée par le courant féministe victimaire, sanctuarisant la parole féminine : un acte dénoncé = un acte vrai. Un brouillage délibéré des lignes (g). Un exemple marquant est cette histoire où l'homme voulant dénoncer les coups de sa femme se retrouve en garde à vue sur fausse dénonciation de celle – ci. Ce type d'histoire n'est pas unique [11].

A ce point de l’article, ce sujet des violences qu’elles soient ponctuelles mais fréquentes ou systémiques est loin d’être épuisé sans même entrer dans le tabou social de la violence des femmes.

Les garçons en situation difficille

Cette lutte contre les violences englobe celles subies durant l'enfance par des contrevenantes féminines ou contrevenants masculins : violences et cruautés psychologiques, mauvais traitements émotifs, violences physiques. Dans ces catégories, les statistiques montrent qu'il y a une proportion significative de femmes en regard des hommes (61% venant des mères biologiques et 38% venant des pères biologiques [12]). Les contrevenants masculins ayant une contribution significative et supérieure à celle des femmes dans les crimes sexuels et violence physique envers les garçons. Il y a dix fois plus de suicides chez les hommes victimes d'incestes. Selon la présidente, Isabelle Aubry, de l'association internationale des victimes de l'inceste, il restera très difficile de faire parler les hommes victimes tant qu'ils ne seront pas reconnus [13].

Autre problématique masculine fondamentale, celle des garçons dans l'éducation. Aujourd’hui sur 150 000 élèves qui quittent le système scolaire chaque année sans bac, 100 000 sont des garçons. « Le problème est d’autant plus important que l’échec scolaire des garçons français, supérieur à celui des filles […] génère les incivilités et violences qui gangrènent la vie quotidienne des établissements scolaires. » [14]

Un problème de méthode mais pas que. Stéphane Clerget évoque comme cause « principale un corps enseignant majoritairement féminin, surtout dans le primaire et au collège. Les garçons ont du mal à s'identifier à des « sujets supposés savoir » féminins. » [16]

Plus inquiétant encore, une récente étude prétend montrer « que les écoliers britanniques ont de moins bons résultats que les écolières si ils savent qu'ils seront notés par des institutrices, parce qu’ils intègrent le fait qu'alors, leurs résultats seront moins bons. S'ils ne savent si leur travail sera noté par un homme ou une femme, alors leurs résultats sont meilleurs. (Enquête du Centre for Economic Performance, London School of Economics). Il est probable qu'une telle étude conduite en France produirait des résultats comparables. » et l’auteur de l’article conclue en affirmant la nécessité d’embaucher des hommes dans les écoles voire en puériculture [14].

A cela il faut rajouter les discriminations comme le relate Doris Lessing [17] lors d'une visite de classe où l’institutrice y expliquait que les guerres avaient pour cause la violence innée des hommes : « On pouvait voir les petites filles gonflées d’autosatisfaction et de suffisance alors que les petits garçons étaient assis là tout recroquevillés, s’excusant d’exister ». Ce type de propos violent et misandre déforme dès la jeunesse l'image qu'un garçon peut avoir de lui ne permettant plus de lutter contre les stéréotypes sexistes.

Une image négative des hommes

Ces stéréotypes sexistes que l’ont dit vouloir abattre grève l’image des hommes et cela se repend à tout niveau jusqu’aux institutions comme l’INED (h). Au delà de l’image stéréotypée de l’homme bourreau et de la femme victime, un vrai sexisme anti-homme s’est développé comme cela a été démontré par Patrick Guillot dans son livre : Misandrie : Histoire et actualité du sexisme anti – homme ou dans d’autres articles : Le sexisme se réduit-il à l’aversion pour les femmes ? [18], Le sexisme au masculin : L’homme rapaillé[19]

11429 1Ce sexisme s’attaque aux caractéristiques habituelles de la masculinité, la critique systématique de toute tentative de valorisation par les hommes de leurs spécificités, et parallèlement la valorisation sans retenue des caractéristiques spécifiques de la féminité. Ce sexisme endémique va jusqu’à attaquer l’identité sexuelle et physiologiques des hommes au travers de propos comme ceux de Peggy Sastre : « […] c'est que tout homme est un violeur en puissance, qu'il faut juste quelques circonstances […] pour que tout bascule. ». De tels propos qui ne sont rien d’autre qu’une condamnation identitaire des hommes ne soulèvent pas d’indignation.

Les media ont une immense part de responsabilité dans la propagation d’idées reçues négative à l’encontre des hommes comme le montre Olivier Kaetslé [20][21][22]. La discrimination à l’encontre des hommes victimes de violences conjugales prend sa source dans un sexisme systémique comme expliqué précédemment et cela se traduit par des campagnes comme celle diffusée par Amnesty international [23] qui se base sur un chiffre de 20% de victimes femmes alors que l’étude montre qu’il y en a 14.9% et 10.5% de victimes masculines d’une violence féminine.

Paternité

La paternité n’est pas reste puisque là aussi le sexisme frappe fort à la fois dans la conception de la paternité mais aussi dans les décisions de justice (garde non partagée où les hommes ont des raisons de se plaindre ou sur d’autres sujets [24] [25] [26] [27], fausses accusations). Il est quand même à noter un basculement mettant en valeur les relations père – enfants au cinéma (Super 8, Voyage au centre de la Terre 2, Extrêmement fort et Incroyablement près, Real Steal).

Actuellement 65 % à 85 % des demandes de divorce sont faites par les femmes ; 72 % à 92 % (dépendant des pays) des enfants du divorce sont sous la garde exclusive des mères, souvent sans droit de visite de leur père [15]. Ces pertes de repères masculins alarment les pédopsychiatres sur le devenir de certains jeunes garçons (absence ou renoncement du père, volonté de toute puissance de la mère parfois, suite à une séparation dans 60% des cas le ou les enfants ne reverront plus leur père car le conflit avec la mère est trop aigu et que le père se résigne) [28].

Afin de faire réinvestir le champ de la petite enfance, « il faut dès l’école maternelle (et pourquoi pas aussi dans les crèches), renforcer la part des hommes. Ainsi, le think tank Terra Nova rappelle-t-il que "l'univers de la petite enfance continue à être fortement marqué par la prédominance de la mère, jusque dans l'organisation et l'appellation de ses structures".

Remplaçons donc "école maternelle" par "école élémentaire", et appelons l’actuelle "école élémentaire", "école primaire ». Le mot "maternelle" souligne trop que nous sommes dans "une période de la vie où le rôle du père est considéré comme secondaire" (Terra Nova, rapport de juin 2011) [14]. » Cela doit aussi passer par la mise en place de la garde alternée.

La santé à deux vitesses

Les statistiques de santé restent alarmantes puisque sous la promotion débridée des problèmes féminins se cachent une réalité masculine bien curieusement jamais évoquée : l'espérance de vie des hommes est inférieure à celle des femmes dans un grand nombre de pays pour n'évoquer que celle - ci.

En France métropolitaine, les chiffres des cancers sont les suivant : chez l’homme, en 2010, on estime à 203 100 le nombre de nouveaux diagnostics de cancer (incidence) en France métropolitaine. Ce chiffre est de 154 600 chez les femmes. Le nombre de décès par cancer est estimé à 84 700 chez les hommes et 62 100 chez les femmes.

Dès 1979, la recherche médicale sur les femmes dépasse celle des hommes. Vers 1990, on dépense 3 fois plus pour le cancer du sein que pour celui de la prostate. Les chercheusEs, représentent 63% du total (et les chercheurs 37%). Dans le budget du National Institute of Health, on a 9,7% des dépenses pour les femmes uniquement, 4,5% pour les hommes et le reste mixte. Enfin, sur les 906 000 personnes testées pour de nouveaux médicaments, 61% sont des femmes. Marianne J. Legato, médecin américaine de renommée mondiale est une des fondatrices des études médicales spécifiques aux femmes dans les années 1980. Depuis 2001, elle applique les mêmes méthodes aux hommes et dénonce l’absence de prise en charge des hommes dans leurs spécificités [29].

Plusieurs rapports démontrent que les services de santé ne sont pas ou plus adaptés aux besoins spécifiques des hommes. Ces rapports qui convergent viennent du Québec [30], d'Australie [31] et plus récemment de France par le rapport de Terra Nova (reconnaissons leurs quelques mérites) [2]. Un effort doit être mis sur la prévention contre le suicide et en sensibilisant à la nécessité de faire des visites médicales régulières. Dans le même temps, il est nécessaire d'étudier plus en profondeur le masculin en abandonnant les stéréotypes sexués qui peuvent être véhiculé dans le milieu médical et paramédical.

La journée des hommes : tout est déjà en place

Une telle journée existe déjà et a été inauguré en 1999 à Trinité-et-Tobago [32], [33]. Son créateur est le Dr. Jérôme Teelucksingh. L’initiative a été soutenu moralement par les Nations unies, les réactions positives et à haut niveau ne se sont pas fait attendre : Mme Ingeborg Breines s'exprimant au nom de l'UNESCO « C'est une excellente idée et donnerait un certain équilibre entre les sexes. » ajoutant que l'UNESCO a hâte de collaborer avec les organisateurs de l'IMD.

Cette journée qui a plusieurs objectifs (i) est célébrée tous les 19 novembre avec chaque année un thème différent comme la paix en 2002, la santé des hommes en 2003, la guérison et le pardon en 2007 et en 2011 "donner aux garçons le meilleur départ possible dans la vie".

La Journée des hommes a un énorme contenu potentiel. Il appartient aux pouvoirs publics de l’ajouter à l’agenda social et de lui donner toute l’ampleur qu’elle mérite.

En attendant, c’est la Journée des femmes, alors célébrons celles qui de loin ou de près ont aidé les hommes dans leurs combats :

fleurs

Les engagées :

Sans titre-copie-1Sylvianne Spitzer, psychologue, criminologue, spécialisée en victimologie. Elle travaille en libéral et effectue de la recherche en criminologie. Elle s’intéresse dans un premier temps aux motivations des jeux dangereux chez les enfants. Elle a fait partie et est intervenue dans plusieurs associations de prévention sur ce sujet. Le constat de l'influence de la parole des femmes dans les motivations de certains passages à l'acte violents, l'a amené à se pencher sur les violences exercées par les femmes, sujet peu étudié. Confrontée à la pauvreté des réponses apportées aux victimes de la violence des femmes, elle décide de proposer une action plus spécialisée envers les victimes les plus oubliées : les hommes. En Appliquant sa spécialisation en profilage criminel au cadre des violences intra-couples, elle tente de dresser le profil des hommes victimes et des femmes agresseuses afin d'orienter au mieux les futurs axes de prévention et les prises en charge tant sociales que politiques.

Lise Bilodeau : militante québécoise. Elle fonde en 1999 l’Action des nouvelles conjointes du Québec (ANCQ), laquelle entend lutter contre les pensions alimentaires abusives qui empoisonnent la vie des hommes divorcés et de leurs nouvelles épouses ; à travers de nombreuses interventions médiatiques, combat également pour la résidence alternée par défaut.

La courageuse :

steinmetzSuzanne Steinmetz qui est une sociologue américaine. En 1980, elle mène avec deux autres sociologues, Murray Strauss et Richard Gelles, l’étude intitulée Derrière les portes closes (« behind closed doors ») : la violence dans les familles américaines, qui démontre que les deux sexes sont, de manière équivalente, à l’origine de ces violences. Dès lors, elle subit, avec sa famille, de nombreuses menaces de violence physique. On lui doit la formule devenue célèbre : "Le crime le plus sous-estimé n’est pas la femme battue, mais le mari battu."

Les féministes authentiques :

erin-lgeErin Pizzey (1939- ) : écrivaine anglaise très intéressée par la condition féminine, mais hors idéologie ; elle ouvre en 1971, à Chiswick, le premier centre pour femmes victimes de violences conjugales. Dix ans plus tard, après avoir reçu cinq mille femmes et perdu beaucoup d’illusions, elle raconte son expérience dans Prone to violence (Enclin à la violence, 1982). Elle y fait plusieurs constats politiquement incorrects : la moitié des femmes venues dans ce centre sont elles-mêmes violentes ; leur misère est exploitée par des encadrantes sexistes qui les poussent à la haine des hommes en général ; la violence conjugale est devenue une industrie dotée de budgets énormes que des groupes idéologiques essaient de capter à leur profit. La publication de ce livre déclenche contre elle une véritable hystérie, au point qu’elle a besoin d’une protection policière pour en faire la promotion. Il devient un livre maudit : jamais traduit en français, et accessible seulement dans quelques bibliothèques du monde. Elle continue, dans des articles, à démonter et à dénoncer les mécanismes de l’idéologie misandre.

7139.jpgMarcela Iacub (1964- ) : juriste d’origine argentine vivant en France, auteure de nombreux ouvrages non-conformistes. Elle prend position contre la loi paritaire de 2000. Avec le sociologue Hervé Le Bras, elle publie en 2003 une réfutation de l’enquête-bidon ENVEFF sur la violence conjugale. En 2005, elle propose un "statut de géniteur sous X", permettant aux hommes de refuser la responsabilité d’une naissance non-désirée. En 2007, elle déclare à propos des hommes : " il me paraît très important qu’ils se réunissent, comme les femmes l’ont fait jadis, pour revendiquer des droits et penser leur destin en tant que groupe." [Elle a récemment commis "Une société de violeur ?" et qui analyse finement le féminisme radical devenu aujourd'hui majoritaire, ndlr]

Elisabeth Badinter : féministe historique, écrivaine française, prend position dès 2000 contre la première loi paritaire ; publie en 2003 Fausse route, remarquable travail de déconstruction de la misandrie victimaire.

Et puis toutes les autres : Annie Duperey, Anne C. Cools (1943-), Geneviève Delaisi de Parseval (1940- ), Diane Drory, Caroline Eliacheff, Christina Hoff Sommers (1950- ), Doris Lessing, Virginie Madeira, Jacqueline Kelen, Christiane Olivier, Anne Poiret, Natacha Polony (1975- ), Marie-Monique Robin (1960- ), Evelyne Sullerot (1924- ), Sophie Torrent, Hélène Vecchiali dont nous pouvons consulter leurs apports à la condition masculinesur le site de la cause des hommes et pour certaines lire ce qu'elles constatent à propos de la misandrie.




par Nash jeudi 8 mars 2012 - 16 réactions
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