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Pour changer de paradigme...

... Il faut changer de "dimension de conscience d'être". Ce changement équivaut à une mutation dont la conséquence est l'évolution de la conscience de l'Etre-humain (la définition de la formule "dimension de conscience d'être" apparaîtra au fil de l'article).


L'objet de cet article est de porter la réflexion sur l'idée d'une conscience de l'humanité n'ayant pas véritablement évolué depuis la préhistoire. En fait, depuis la conscience par l'humain de vivre sur un objet séparé du ciel. Que seule sa connaissance a grandi et s'est accumulé à l'intérieur de la même "dimension de conscience d'être". Et enfin de montrer l'élément manquant à l'évolution de la conscience de l'humanité. 

 Une conscience figée :

Croire que notre conscience change de dimension, conjointement avec l'acquisition de connaissances et l'augmentation de notre capacité technique est une erreur. De celle-ci vient notre aveuglement présent quant à notre incapacité d'agir face aux nouvelles menaces que sont le climat, la pollution, la destruction des espèces et la démographie. Sans parler des menaces de guerres de destruction massive. Accuser l'autre, comme les élites, n'est que vouloir sauvegarder son innocence (dont la mienne) en faisant appel à l'impuissance d'agir.

Pour bien comprendre la différence entre connaissance et conscience il me faut en préciser ma définition. Cette dernière se veut la plus sommaire et simple qui soit.

La connaissance est la mémoire de la chose observée.

La conscience est le sens de l'action en conséquence de la connaissance. Ou, le sens de l'action en conséquence de la mémoire de la chose observée (le vécu est une chose observée !). C'est une définition générale appliquable en tout les cas. A ne pas confondre avec l'intelligence qui ne fait pas appel au sens mais juste à l'action.

Alors pourquoi la "dimension de conscience d'être" n'évolue pas conjointement avec la connaissance ?

Parcequ'elle évolue par saut. Elle exige l'accumulation de connaissances pour pouvoir modifier ses automatismes d'actions et donc changer le sens. Il en résulte divers niveaux ou degrés de consciences suivant la somme d acquisitions necessaire. L'objet de l'article n'est pas de développer ces divers niveaux. Mais plus particulièrement de parler du niveau le plus élevé qu'est la conscience collective humaine en tant que "corpus universel". Sur sa perception de la réalité et vérité de l'Univers dans laquelle elle vit.

 Etat de notre dimension de conscience d'être :

Pour évoluer, la conscience a besoin d'acquerir de la connaissance dans trois domaines distincts mais reliés.

- La connaissance et sa maîtrise sur son environnement immédiat (la Terre)
- La connaissance et la maîtrise de soi même (sa propre espèce).
- La connaissance et sa maîtrise sur son environnement global (l'Univers)

Ces trois domaines évoluent conjointement et plus ou moins parallèlement mais toujours dans la même "dimension de conscience d'être".

Notre dimension de conscience d'être actuelle est la suivante.

- La Terre est notre univers absolu, avec ses ressources apparaissant comme quasi infini. Nous sommes des colonisateurs de la Terre. Commencé sur les autres espèces nous avons continué par la colonisation entre nous-même.
- Nous sommes distinct et séparé des autres espèces vivantes par le langage complexe (parlé puis écrit) et par notre conscience supérieure.
- Nous sommes le centre géographique et spirituel de l'Univers, car unique planète connu abritant la vie. Nous ne considérons (éventuellement) que Dieu au-dessus de nous, mais nous ressemblant et nous protégeant contre l'inconnu.

De cette conscience qui place l'Humanité au coeur de toutes choses et de l'Univers s'est construit et se maintient le sens de notre propre existence. Mais aussi et peut-être surtout, le sentiment de sécurité face à l'inconnu.

Le changement de ce paradigme a pour conséquence la projection dans un monde nouveau, à découvrir pour tous les humains, inquiétant pour une grande majorité et insupportable pour les autres.

Mais revenons un instant sur cette connaissance. Pour simplifier et pour ne pas surcharger l'article, juste un bref aperçu de cette acquisition :


- La maîtrise de l'environnement a vu passer l'humanité de l'âge du chasseur cueilleur nomade à l'âge de l'humain sédentaire agriculteur, citadin et enfin hyper technique.
- La relation avec lui même a vu passer l'humanité de l'éveil du langage parlé et communautaire à l'avènement de la transmission de l'information et de la communication instantanée entre tous les humains sur toute la planète. De réseaux sociaux isolés à un réseau social planétaire.
- La condition avec l'environnement gobal a vu l'humanité passer d'un Univers figé, "petit" et vivant sur une surface plate géocentrée à un Univers en mouvement, "incommensurable" avec une planète sphérique et héliocentrée.

Malgré les différences extrèmes de cette acquisition de la connaissance et de la maîtrise, nous n'avons pas changé de "dimension de conscience d'être" et donc de paradigme socio-économiques.

 Les éléments annonçants la fin de la dimension de conscience actuelle et l'ouverture de la prochaine :

Notre connaissance récente fait apparaître des éléments nouveaux, incomparables avec le passé connu de l'histoire humaine.

A savoir et de manière succinte :

- Epuisement et limitation des ressources exploitables. Fragilité de la nature avec destruction de la biodiversité. Accélération et explosion de la manipulation des espèces. Mondialisation des échanges commerciaux, de production et culturelle.

- Instantanéisation des communications de l'information et des transports entre tous les peuples et les individus.

- Exploration extra terrestre et présence spatiale. Capacité d'observation de l'espace accrue avec détection de présence de planètes extra solaire et forte probabilité de vie extra terrestre.

 On s'aperçoit donc que nous sommes arrivés à un seuil. D'une Terre aux dimensions infinies donnant l'image de notre monde en perpétuelle expansion nous arrivons à l'opposé. Soit un monde limité en tous points, alors que dans le même temps la voûte céleste montre une dimension infinie. Il y a donc inversion des rapports de grandeur dans la connaissance du monde. Ce qui était grand apparaît petit et ce qui paraissait petit est incommensurablement grand. Bref, d'un Univers rassurant et connu, à un Univers inquiétant et inconnu. D'un Univers sous contrôle de Dieu à un Univers mystérieux et régi par des lois sans maître. 
Cette "mondialisation" et limitation en absolu de notre planète, nous fait passer d'un monde divisé à un monde globalisé.
La technologie permet un monde ou la manipulation et usage de l'information et de la communication ne sont plus l'apanage d'une élite (religieuse, financière, politique et intellectuelle). Mais fait naître un monde où l'information et la communication sont accessibles et surtout (potentiellement !) contrôlable par l'ensemble de la population humaine.

Pourtant, nous restons encore figés dans la même dimension de conscience d'être.

Pourquoi et quel élément déclencheur de la nouvelle dimension de conscience d'être.

Suivant tout ce que je viens de dire, tous les éléments paraissent réunis pour changer de dimension de conscience d'être, d'élever cette dernière. Cependant, si celle-ci ne s'impose pas à nous même malgré sa necessité évidente, c'est que le frein qu'est la peur de l'inconnu est le plus puissant de tous. Le besoin de sécurité est l'exigence la plus forte et passe avant le désir de liberté et de justice sociale. Seule une peur plus grande peut pousser un changement de cette importance. Ou alors, l'impossibilité de nier la réalité d'un changement de dimension de conscience d'être.


Or, si tous les éléments (poussant au changement) concernant notre environnement immédiat et nos moyens de communications sont déjà présent, le seul élément manquant à la connaissance de l'Univers concerne la vie extra terestre. De sa réalité ou non. Car il faut prendre conscience que la réponse de l'existence ou non de la vie extra terrestre concerne également Dieu. En effet, Dieu par définition et suivant même la croyance religieuse est un extra terrestre. Dieu domine les cieux et en descend pour communiquer avec les humains. Mais même dans le cas où la découverte ne concerne qu'une forme de vie primitive voire élémentaire, cela implique directement la croyance en Dieu au sens où l'humanité cesserait d'être le centre spirituel de l'Univers.

En d'autres termes, la connaissance de l'existence de la vie extra terrestre clot la dimension actuelle où la Terre est le centre absolu de l'Univers et représente l'Univers en sa plus grande dimension spatiale (encore aujourd'hui, en notre conscience, changer de pays revient à changer de planète). Ouvre une autre conscience où il faut explorer quel sens donner à notre propre existence en tant que civilisation parmi d'autres au sein de l'Univers. Ne plus considérer l'étranger à son pays comme étranger à sa planète. Où donc, la propriété de la Terre n'a plus de sens et est abolie (remplacée par la responsabilité individuelle et collective).


S'ouvre alors une inversion du paradigme socio-culturel et économique où tout ce qui paraît logique aujourd'hui apparaît absurde dès lors.
 

Commence alors un autre monde possible !

 

PS : Exemples et argumentation feront l'objet de la défense de mon propos avec mes comentaires. J'ai bien conscience de la faiblesse d'un article pour porter ce genre d'histoire. Mais pour le fainéant que je suis, écrire un livre demande beaucoup d'effort... Ecrivons le ensemble !



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Hermes (---.---.---.148) 24 juillet 2012 13:58
    Hermes

    Bonjour,

     une des caractéristiques de cette dimension de conscience est de chercher toutes les « solutions » à l’extérieur de soi, et de parquer cette conscience dans un intellect séparé du reste du corps. C’est donc au sens premier du terme une dimension « superficielle ».

    Il y a d’autres dimensions de la vie à intégrer qui donnent une liberté bien plus grande que la seule liberté de penser : celle d’être sans ressentir aucune limite ni souffrance, dans le partage total de la condition humaine avec les autres.

    Mais celui qui vit celà ne peut pas être soumis et il n’est pas monnayable.

    Cdt.

Réactions à cet article

  • Par Hermes (---.---.---.148) 24 juillet 2012 13:58
    Hermes

    Bonjour,

     une des caractéristiques de cette dimension de conscience est de chercher toutes les « solutions » à l’extérieur de soi, et de parquer cette conscience dans un intellect séparé du reste du corps. C’est donc au sens premier du terme une dimension « superficielle ».

    Il y a d’autres dimensions de la vie à intégrer qui donnent une liberté bien plus grande que la seule liberté de penser : celle d’être sans ressentir aucune limite ni souffrance, dans le partage total de la condition humaine avec les autres.

    Mais celui qui vit celà ne peut pas être soumis et il n’est pas monnayable.

    Cdt.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 24 juillet 2012 15:35
      Pierre-Marie Baty

      Bonjour Hermès,

      Joli commentaire ! Je vous approuve.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 24 juillet 2012 17:05
      Hervé Hum

      Joli commentaire en effet !

      La seule vrai liberté que je connaisse est de vivre en son vrai être. Le conditionnement actuel dont on fait l objet dès le départ et même avant, ne laisse que peu de chance de vivre libre. Alors, pour penser librement il faut sortir de son conditionnement et aujourd hui peu connaissent le mode d emploi. Mais chaque jour un peu plus.

      Il me faudrait écrire un second article pour éclairer sur mon histoire. Mais je vous invite vous, Pierre Marie Baty et les autres à réfléchir à ceci.

      Que se passerait il si demain on avait la preuve absolu que la vie extra terrestre existe ?

       Et je ne parles pas de la venue d ET ! 

      Car c ’est la dernière connaissance qu il nous manque sur l Univers.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 24 juillet 2012 22:35
      Pierre-Marie Baty

      Il est aussi absurde de douter de ceci que de douter du fait que la somme de toutes les probabilités vaut 1. Je ne vois pas comment ils pourraient ne pas exister, considérant la relative simplicité du phénomène et l’écrasante représentativité de la population dans l’Univers, ne serait-ce que dans les pires estimations statistiques, des planètes telluriques semblables à la nôtre susceptible d’héberger un biotope.

      Ce n’est pas parce qu’une chose n’a jamais été vue qu’elle n’existe pas, sinon personne ne se serait donné la peine de chercher le boson de Higgs.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 00:21
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie,

      J avais commencé tout un petit développement argumenté mais pour l instant j y renonce.

      Je vais juste répondre à cette phrase :

      "Ce n’est pas parce qu’une chose n’a jamais été vue qu’elle n’existe pas, sinon personne ne se serait donné la peine de chercher le boson de Higgs."

      Sauf qu il y a réalité absolu et réalité relative. Dans l absolu, la vie extra terrestre existe sûrement, mais dans notre réalité, relative à notre connaissance, ils n existent pas... Ils ne sont pas matière mais idée. Ils sont encore du domaine de la croyance et de la foi au même titre que Dieu ou les petits lutins. La conséquence directe est qu au niveau de la dimension de conscience d être de l humanité, nous sommes dans une sorte d incertitude quantique... Lever cette incertitude lève le voile sur tout une conscience sous-jacente en gestation, issu de l accumulation de notre connaissance depuis des milliers d années mais inacceptable tant que ce dernier élément n apparait pas. Pour l instant, nous scrutons l espace sans reflexion aucune de celui ci sur une autre planète avec la vie, mais si nous en découvrons une, celle ci nous renvoi à notre propre image, celle d une seule planète une et indivisible. Et là, tout bascule, tout s inverse ! Les effets et conséquences ? Imaginez les.

      Ma conviction est donc que le choc déclencheur du changement de dimension de conscience provient de l espace.

    • Par gaijin (---.---.---.205) 25 juillet 2012 07:39
      gaijin

      « Ma conviction est donc que le choc déclencheur du changement de dimension de conscience provient de l espace. »
      c’est une possibilité......, parmi d’autres ( sauf si vous avez des informations précises a ce sujet )
      en tout cas il arrive
      ensuite quoi ? la californie va peut être se décider a sauter dans la mer ou les crétins qui nous gouvernent nous précipiter dans le chaos social ....

      ou peut être se fait t’ il lentement a notre échelle depuis un demi siècle que ce monde meurt sans le savoir pour se finir dans 500 ans...... Ce qui ne serait qu’un bref instant à l’échelle de notre planète et une pulsation quasi instantanée à celle de l’univers
      c’est plus la perception que j’en ai ......le reste n’étant qu’épiphénomène
      la souris se retourne et dit a l’éléphant : « tu a vus la poussière qu’on fait a nous deux »

      la vie est une danse .......

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 25 juillet 2012 15:09
      Pierre-Marie Baty

      Les choses pour moi sont beaucoup plus simples que vous le dites. Connaissez-vous l’expression « au-delà du doute raisonnable » ?

      Ce que la logique donne pour existant au-delà du doute raisonnable existe, et ce n’est pas qu’une vague idée, c’est un existence concrète, réelle, simplement nous ne la voyons pas encore. Le boson de Higgs existait au-delà du doute raisonnable avant qu’on le découvre. Ce n’est pas sa découverte qui l’a engendré : il existait avant, de manière tout aussi absolue, physique, matérielle que ce dont il est question ici.

      Donner une chose pour existante intellectuellement tout en lui déniant une existence réelle c’est pratiquer le sophisme, et je dirais même que tout répandu que soit ce mode de fonctionnement parmi nos semblables, il relève de la névrose. Il n’y a pas de séparation entre les idées et le réel, un jour certains comprendront même qu’il s’agit de la même chose : soit une chose existe et nous devons en tenir compte, soit elle n’existe pas. Mais à partir du moment où un chemin de pensée nous conduit à la conclusion qu’elle peut exister, elle existe.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 17:16
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie

      Dire « au delà du doute raisonnable » est un sophisme à mon sens. Ou bien je dis la chose existe ou bien je dis la chose peut exister. Si je dis la chose existe, je dois le prouver de manière absolu. Si je ne le peux pas, alors, je peux rejeter votre « au delà du doute raisonnable ». Par contre, ce dernier peut me permettre et me donner l énergie à poursuivre dans ma recherche en me disant que j y suis presque. C est ce qui anime les chercheurs du Bozon de Higgs. Mais s agissant d une chose que l on ne peut pas voir réellement, seulement faire une interprétation des résultats en fonction de la théorie, rien en absolu est certains. Alors, le bozon de Higgs restera sans doute très longtemps du domaine de de l au delà. Et avant toute critique précipité, n oubliez pas que toute l histoire de la science est une suite continu de certitudes et de bouleversement de ces mêmes certitudes.

      Mon article se proposait de montrer que la conscience pris dans une dimension, ne change que par saut après l acquisition d une somme de connaissances. Or, j écris bien que pour moi, la connaissance est la mémoire de la chose observé, non pensée comme possibilité, ni comme au delà du doute raisonnable mais prouvé de manière irréfutable.

      Car parlant de dimension de conscience collective de l humanité, votre au delà du doute raisonnable suffit aux convaincus, mais ne suffit pas à tous les autres.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 25 juillet 2012 17:50
      Pierre-Marie Baty

      Rien n’est absolu M. Hum, c’est ce que vous oubliez.

      Ce que vous entendez prouver de manière absolue sera démontré selon un paradigme axiomatique qui reposera toujours sur des assertions arbitraires.

      Exemple d’axiome : soit un point et une droite, par ce point je ne peux faire passer qu’une et une seule parallèle à la droite.

      Cette phrase est un axiome non démontrable mais que l’on tient pour vrai, et c’est de lui, et d’autres comme lui, que notre logique et notre mathématique infèrent leurs théorèmes.

      Or cet axiome n’est qu’une assertion arbitraire. Il n’est vrai que dans le cadre d’une géométrie planaire à deux dimensions de type euclidienne. Vous me rétorquerez que « on voit bien que c’est la seule géométrie qui existe », mais il a été montré, notamment par les travaux de Riemann, que d’autres types de géométrie existent, la géométrie des espaces courbes.

      Selon ces géométries, dans un espace riemannien à courbure négative, il est possible de faire passer une infinité de droites par ce point qui soient parallèles à la première. Et dans un espace riemannien à courbure positive, il n’est possible d’en faire passer aucune.

      Ce n’est pas du sophisme, c’est la réalité : la logique et la mathématique sont des paradigmes axiomatiques relatifs dans lesquels sont tenus pour vraies des assertions fondamentales que l’on considère plausibles au-delà du doute raisonnable.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 21:52
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie

      On joue sur les mots il me semble.

      "Or cet axiome n’est qu’une assertion arbitraire. Il n’est vrai que dans le cadre d’une géométrie planaire à deux dimensions de type euclidienne."

      Il n est d arbitraire qu à penser que l espace euclidien soit l unique possible. Mais vous l écrivez vous même, il est vrai dans cet espace défini. Riemann défini un autre espace où l axiome n est plus valide que parce que Riemann défini un autre espace. Tant que l on reste dans l espace euclidien à 2 dimensions, l axiome est démontrable et démontré par l expérience, mais si l on sort de cet espace l expérience l invalide.

      Mais peu importe, rien n est absolu dites vous, Je pense qu il y a une réalité absolu et une réalité relative. La réalité absolu est que l Univers existe ! La réalité relative est ce que nous connaissons de lui à un moment donné. Or, encore et toujours, si nous pouvons dire au delà du doute raisonnable que la vie extra terrestre existe, nous ne pouvons le dire formellement parce qu il nous manque la preuve physique de leur réalité. Et l article ayant trait au domaine de la conscience humaine, seule la preuve absolu c est à dire de la réalité physique observable de la vie extra terrestre est recevable.

      Bref, il ne faut pas confondre réalité physique et réalité abstraite. Pour autant que ce que nous étudions est invisible à nos yeux, nous devons parler de réalité théorique donc abstraite même si vos pouvez penser que c est au delà du doute raisonnable comme la foi en Dieu peut l être.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 26 juillet 2012 12:19
      Pierre-Marie Baty

      « La réalité absolu est que l Univers existe ! », dites-vous.

      Prouvez-le moi, faute de quoi ceci sera une autre assertion arbitraire. smiley

      Qui vous dit que tout ce que vous voyez et sentez, y compris moi-même, ne sommes pas qu’une simple construction de votre esprit dont une grande partie vous échappe ? Êtes-vous bien sûr que nous perdurerons par-delà votre mort ? smiley

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 26 juillet 2012 14:44
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie

      Arggg, je m attendais à celle là parce que c’est quasi systématiquement celle là qu’on me sert en bout de course.

      Ce que vous dites me laisse 2 possibilités .

      1 Je suis Dieu jouant avec sa création et feignant l ignorance de sa propre création pour s’amuser. Comme je suis par essence omnipotent, omniscient et omniprésent, tout est possible. Me manquerait donc à atteindre mon omniconscience pour boucler la boucle... Retrouver ma propre conscience. C est pas impossible !

      2 - Je ne suis pas Dieu (et ce serait aussi bien, voir mieux ainsi) et dans ce cas là c est soit un autre (y compris les extra terrestres), soit personne.

      Mais que ce soit la possibilité une ou deux, l Univers existe bel et bien. Car toujours la réalité de ce dernier reste valide pour quelqu un. Ce qui change, n est pas l existence ou non de l univers, mais qui tient les rênes de ce dernier ! Là on touche à la vérité ontologique et non plus à la réalité de l Univers qui elle est avéré.

      De plus, ce n est pas à moi à prouver que de vous à moi nous n existions pas réellement, mais à vous a en faire la preuve. Exemple par l absurde, coupez vous un bras et ensuite prouvez moi que votre acte est une illusion et n a pas d incidence dans la réalité en le faisant repousser  !

    • Par Hermes (---.---.---.150) 26 juillet 2012 15:33
      Hermes


       Le bras ? Tout est possible sur Internet.  smiley 

      La difficulté c’est que chaque dimension de conscience est séparée des autres par un fonctionnement différent et des règles différentes. On ne peut pas tout aborder par la logique : soit ceci ....soit celà... La logique est le summum d’efficacité de la veille ordinaire, dans laquelle on dirige ses pensées, sans pouvoir les arrêter et cesser d’en dépendre.

      Dans notre expérience du sommeil par exemple, dans le domaine du rêve, les règles ne sont plus les mêmes.

      Dans une veille très altérée, prenez la jalousie maladive par exemple, plus rien ne s’interprête de la même manière. Même la loi en tient compte en allégeant les peines des crimes passionnels !

      Maintenant essayez d’arrêter votre train de pensée... revenez chez vous, activez vos sens et tentez d’entrer dans une veille sans bruit : une autre réalité se dévoile un bref instant, mais elle ne contredis pas les principes que l’on a mis en lumière dans la veille rationnelle.

      Combien de dimensions (ou niveau) différentes de conscience y-a t’il ? Quel intérêt a l’humanité à rester majoritairement dans un état de veille altéré en s’entretuant ? Quel intérêt y a t’on soi-même ?

      Bonne soirée.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 26 juillet 2012 17:28
      Pierre-Marie Baty

      « Mais que ce soit la possibilité une ou deux, l Univers existe bel et bien. Car toujours la réalité de ce dernier reste valide pour quelqu un », dites-vous.

      Par cette phrase vous illustrez mon propos : la réalité absolue n’existe pas, le réel n’existe que par-rapport à un observateur.

      Il s’agit donc bien d’un concept relatif.

      « Tout est vrai et faux à la fois : telle est le véritable caractère de la loi » — Bouddha

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.123) 26 juillet 2012 17:30
      Pierre-Marie Baty

      « De plus, ce n est pas à moi à prouver que de vous à moi nous n existions pas réellement, mais à vous a en faire la preuve. » dites-vous encore, faisant suivre ceci d’une démonstration par l’absurde.

      Malheureusement on ne peut rien démontrer de tel : si je ne suis que votre construction mentale, m’enjoindre de le prouver revient à donner un ordre à votre inconscient.

      Ce postulat, comme son contraire, est donc bien un axiome, c’est-à-dire une assertion arbitraire.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 26 juillet 2012 21:57
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie

      Ce petit jeu peut durer indéfiniment.

      Pour terminer ce débat, voilà comment je formule la différence entre réalité absolu et relative.

      La réalité relative est la somme des éléments connus de la réalité absolu plus la somme des interprétations libres de éléments inconnus de cette dernière.

      La vie extra terrestre jusqu à son observation dans l absolu, reste une interprétation libre des éléments inconnus.

      Car parlant d êtres vivants, soit ils existent, soit ils n existent pas. Même le fameux chat de Schrodinger finit par donner son verdict. Mort ou vivant. C est seulement dans l intervalle ou l on n observe pas l état du chat que l on peut faire toutes sortes de théories.

      Quand à ma phrase, il faut entendre que ce n est pas l observateur qui fait exister la réalité mais la réalité qui le fait exister. Ceci parce que sans la réalité l observateur ne peut nier la réalité. Là où les penseurs se sont trompés c ’est que sans observateur on peut émettre des questions sur le sens de la réalité. Mais absence de sens ne signifie pas absence de réalité absolu. Comme le dit Lavoisier, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

      Ensuite, votre « axiome » revient à nier votre propre existence or, Jean-Marie Baty aspire à sa propre existence. Donc, vous partez d un axiome que vous dénoncez formellement.

      Maintenant, je suis déjà passé par le type de raisonnement que vous défendez. Pour mieux en sortir.

      Le problème de la raison humaine c est sa déraison. Autrement dit, que sa puissance conceptuelle va au delà du sens. Là où le sens se perd totalement et où ne reste que le vide conceptuel. S il est utile d y aller c est pour en percevoir l impasse conceptuelle et mieux savoir en ressortir et non y rester car alors, vous perdrez le sens de votre propre réalité d ici et maintenant. Et vous engagez dans une voie sans issu parce que niant la réalité simple et vous même par la même occasion. Celle qui fait qu un chat est un chat pour tout le monde sauf pour celui qui le nie par cogitation.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 26 juillet 2012 22:07
      Hervé Hum

      @ Hermes

      "La difficulté c’est que chaque dimension de conscience est séparée des autres par un fonctionnement différent et des règles différentes. Muy bien !

      Le reste aussi !

      Peut être comprenez vous mon article !

      Combien de dimensions de conscience y a t il ? C est plus complexe qu il n y paraît !

      Vous voulez savoir comment cela fonctionne ? Prenez 2 miroirs, placez les l un en face de l autre , mettez vous entre les deux et regardez... Apparaîtra alors la magie de l Univers. Enfin, si votre état de veille n est pas trop altéré !

      Bonne soirée a vous

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.5) 27 juillet 2012 01:42
      Pierre-Marie Baty

      Vous me prêtez des intentions que je n’ai pas M. Hum, et des postulats que je ne revendique pas.

      Vous me parlez d’absolu ; je vous démontre que ce que vous tenez pour absolu ne l’est pas, pour la simple raison qu’il repose sur des assertions arbitraires, et donc n’a pas plus de poids logique que son contraire.

      Ma position n’est qu’un miroir de votre assurance : eussiez-vous décidé de démontrer que le réel n’existait pas que je me serais attaché à vous montrer son contraire. Ce n’est pas l’objet de la démonstration qui m’importe, mais la démonstration elle-même !

      Je maintiens donc ce que je disais au départ : pour ma part, tout ce qui peut exister au-delà du doute raisonnable existe, et cette autre assertion arbitraire que vous appelez un acte de foi a autant de valeur que les vôtres : vous ne pouvez pas l’invalider sans fragiliser votre propre axiomatique.

      Etant donné que c’est aux fruits qu’on reconnaît les arbres, je vous laisse chercher la position intellectuelle de ces deux-là qui dans l’histoire a amené toute forme de progrès.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 27 juillet 2012 08:53
      Hervé Hum

      @ Pierre-Marie

      Me mettre en miroir de l autre pour dénoncer tout excès est ma favorite. Mais encore faut il qu il y ait excès.

      DIre que l Univers existe en absolu n est pas une affirmation excessive. Mais celle de dire que l « au delà du doute raisonnable » soit égale à l observation directe l est sans aucun doute.

      La seule chose que vous avez démontré Pierre-Marie, est que votre propre vanité n a rien à envier à la mienne. Car si je n avais pas fait preuve de vanité je n aurai pas poursuivi cette conversation absurde, jusqu au contenu même de ce message. Bref, nous avons perdu du temps. Moi surtout !

      Par contre, vous n avez absolument rien compris à l objet de mon article.

    • Par Pierre-Marie Baty (---.---.---.232) 27 juillet 2012 11:16
      Pierre-Marie Baty

      Je n’ai pas trouvé cette conversation absurde, et j’ai l’impression bien tenace d’avoir pourtant compris ce que vous vouliez dire, à la différence que j’y ai vu une erreur qui n’en est pas une pour vous.

      Je respecte votre opinion et je vous remercie de ne pas forcer vos lecteurs à adhérer aux vôtres, surtout quand ils vous montrent qu’une opinion contraire est tout aussi valable. Quoi qu’il en soit, je vous remercie de cette condamnation définitive qui illustre une grande ouverture d’esprit de votre part.

      Bonne journée smiley

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 27 juillet 2012 11:58
      Hervé Hum

      Il n y a que l absurde pour s opposer à l affirmation comme quoi l Univers existe en absolu. Parce que il est vain de vouloir démontrer quoi que ce soit à un fou, c est être encore plus fou d essayer. Nous sommes fous tous les deux !

      Si je dis que vous n avez pas compris le contenu de mon article c est que celui ci affirme que sans la preuve matérielle de la vie extra terrestre, l humanité ne bougera pas de son dogme, paradigme existentiel. De se penser le centre de tout l Univers et non de son petit bout d univers. Et j en donne les raisons, qui sont symptomatiques de la nature humaine et ne sont d ailleurs pas de moi.

      Quand à savolr si c est, oui ou non, de la réalité relative ou absolu c est accessoire.

      M entêter a vouloir démontrer mon opinion est le fait de ma propre vanité à vouloir démontrer avoir raison a tout prix. Peu importe que j ai ou non raison sur ce point, j ai tort d avoir ainsi laissé libre cours à ma vanité.

      Et je vous rassure, vous êtes libre de votre opinion, sinon, il n y aurait pas eut débat.

      Excellente journée aussi
       

    • Par Hermes (---.---.---.150) 27 juillet 2012 14:59
      Hermes

      Bonjour,

      Bien que je pense cette rencontre de civilisations extra-terrestre fort improbable (pour des foules de raisons), il est évident que si elle se produisait réellement et de façon clairement manifeste, ce serait un choc majeur pour l’humanité. Que ce choc puisse être positif, je n’en sais rien, et il n’y a rien de plus aléatoire.

      Hiroshima a été un choc, et on aurait pu penser que les guerres s’arrêteraient ensuite...... celà avait été déjà le cas pour les horreurs de 14-18.
      La conquête de l’espace et les alunissages ont été un choc, et on aurait pu penser qu’une nouvelle conscience planétaire allait s’imposer.

      Le problème des chocs c’est qu’ils ne sont utiles qu’à ceux qui ont l’esprit en éveil, les guetteurs de la conscience. Ceux là peuvent en utiliser la brèche qu’ils ouvrent dans leur représentation fermée de l’univers. Mais pour les autres, ce ne sont que des vagues plus fortes d’émotions dans leur quotidien, et ces vagues n’ont pas de capacité intrinsèques pour réveiller les individus.

      Pour se réveiller, il faut avant tout laisser l’esprit se calmer afin que l’espace intérieur se libère... dans tout le corps.

      Bon WE tanquille  smiley

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 27 juillet 2012 15:40
      Hervé Hum

      @ Bonjour Hermès

      Toujours un plaisir de vous lire.

      Vos remarques sont très juste, c est pour cela que je parle de dimension de conscience.

      La particularité du choc de savoir que la vie extra terrestre (et non les ET venant nous rendre visite) existe est que la civilisation humaine ne peut plus dès lors rester sur la foi d être le centre spirituel de l Univers. Ici, tout bascule parce que personne ne peut plus en faire l impasse. Notre monde à ce moment là dépasse tout les clivages pour se diviser en deux blocs. Ceux qui l acceptent et ceux qui ne l acceptent pas. L un pousse au changement de paradigme existentiel, de dimension de conscience d être, l autre nous fait sombre dans le chaos et la folie meurtrière.

      Encore une fois, tant que notre conscience peut éluder, elle le fait et cela est vrai même pour vous et moi. Parce que c est un plongeons dans un inconnu existentiel.

      Qu elle est notre propre sens existentiel en passant de la dimension du maitre de plage à celui de grain de sable de cette même plage ? C est un sacré saut non ?!

      Mais avez vous fait l expérience que je vous ai recommandé ?

      Bon we !

  • Par illuminato (---.---.---.63) 24 juillet 2012 14:16

    Bien évidement si on croise des extra terrestres ,il va falloire leur expliquer que seuls nos prophètes sont homologués , déjà qu’on s’entre tue nous mêmes pour ça ........

    http://nouveau-paradigme.com/

    • Par Hermes (---.---.---.150) 26 juillet 2012 15:47
      Hermes

       smiley

      Oui, et le plus drôle c’est que nous nous croyons tous prohète de quelque chose, au summum de nos ego ! Alors que les « prophètes » en question tentaient de nous enseigner de ne croire en rien, sauf en soi-même au moment présent, et de cesser de considérer nos différences, ce qui est très efficace pour augmenter sa conscience et sortir des « problèmes »....

      Alors on a vite divinisé tout ça, comme ça on ne sent plus trop concerné, ce serait trop génant ! Allez-y croyez-donc ! Et une foule qui croit en quelque chose d’autre qu’en elle-même est beaucoup moins dangereuse pour les pouvoirs.... Vinrent donc les religions.

  • Par Alinea (---.---.---.241) 24 juillet 2012 17:38
    alinea

    Il n’y a pas de menaces ! Justes les effets de causes qui sont de notre fait ; donc faire face à notre immaturité, notre irresponsabilité, à nos erreurs.
    La chose observée doit, si possible, être intégrée à un schéma évolutif ; sinon il n’y a qu’accumulation stérile.
    La conscience n’exige que peu d’acquisitions ; juste un regard neuf, resté naïf.
    cette conscience, est-elle supérieure ? Non, elle est simplement autre. La conscience est fonction de l’usage qu’on en fait, il n’y a qu’à l’homme, semble-t-il qu’elle ne soit pas nécessaire ! mais cela nous coûtera sûrement la vie !
    Il y a chez l’homme aucune sécurité face à l’inconnu : il n’y a juste la capacité de s’épargner celui-ci, ou de le croire.
    Je me passe de commentaires sur vos envolées divines et extra terrestres !
    Oui, travaillez, travaillez encore, si vous sentez que vous tenez un filon, ne vous y arrêtez pas !
    La vie fera le reste !

  • Par gaijin (---.---.---.205) 24 juillet 2012 18:16
    gaijin

    une inversion du paradigme ?
    oui ! ++++++++++++++++
    mais il y à de telles résistances !
    a l’ échelle de l’individu il faut une mort psychologique pour changer de paradigme ( avec tout les bouleversements que ça comporte ) qu’ en sera t’ il de notre société ?
    comment faire pour limiter les dégâts ?

  • Par Christian Labrune (---.---.---.63) 24 juillet 2012 23:41
    Christian Labrune

    à l’auteur,

    Il serait bien surprenant, étant donné les dimensions de l’univers, qu’une pensée consciente d’elle-même n’existe qu’ici, mais je trouve assez peu pertinent d’assimiler la pensée à la vie, au sens biologique du terme. Ce que nous appelons la vie consiste en un certain nombre de processus physico-chimiques assez primitifs, conduisant à la mort, et dont la pensée consciente ne peut vouloir que s’affranchir. Beaucoup de gens qui ont réfléchi à ces questions considèrent qu’il serait plus logique d’envisager des systèmes pensants tout à fait artificiels, capables d’agir sur leur propre structure et de la modifier à volonté. Les spécialistes de l’intelligence artificielle (la vraie, pas celle des systèmes experts) considèrent en général qu’il ne faudra pas un siècle pour que l’intelligence de machines réellement conscientes soit à peu près équivalente à celle de l’homme. A partir de là, l’intelligence biologique continue à stagner (depuis Homère, ça n’a pas beaucoup évolué !) et l’intelligence artificielle explose littéralement. Von Neumann, après la guerre, avait déjà très bien pensé cette hypothèse d’une « singularité » au-delà de laquelle tout devient évidemment complètement imprévisible. Cela a beaucoup excité, ces dernières années, l’imagination des post-humanistes.

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 01:18
      Hervé Hum

      Je ne vais pas faire un long discours, mais tout est une question d approche. Je ne considère par la vie comme un système de processus physico-chimiques par ce que cela n exprime rien au niveau du sens. Or pour moi, l objet premier de la Vie est donner sens à l existent, pour laquelle le néant est l absence de sens de l existent. La mort est un des principes de la Vie par ce qu elle est indispensable pour donner sens à l existent. Après, ce qui fait votre conscience de votre mortalité et volonté de vous en affranchir est la seule mémoire de votre propre existence. Si vous faites abstraction de votre mémoire, la mort n a plus d importance.

      Opposer intelligence artificielle et biologique en les mettant en compétition et concurrence est un non sens. Ce qui revient à dire, suivant ma définition de la vie, plonger dans le néant conceptuel. Et vous pouvez réfléchir autant que vous le voulez, c est exactement ça ! Car à quoi pourront bien penser des intelligences artificielles ? A prendre le contrôle de la société des intelligences biologiques, c est à dire nous même comme nous en abreuve le cinéma ? Et que se passe t il dans ces films ? L humain tente de reprendre le contrôle ? Attitude 100% sadomasochiste ou bien d imaginer qu en fait derrière, se cache systématiquement une élite d intelligence biologique se servant des intelligences artificielles pour éliminer les « sous intelligences » biologiques... Et c est plutôt la version que nous sert la réalité... Mais que le cinéma se garde de nous servir.

    • Par Christian Labrune (---.---.---.63) 25 juillet 2012 11:35
      Christian Labrune

      @Hervé Hum

      Que vous ne vouliez pas considérer la vie comme un processus physico-chimique, c’est votre affaire, mais si on utilise des termes dont on ne définit pas le sens, ce qui est quand même le travail premier de toute réflexion philosophique, on parle pour ne rien dire. « L’objet premier de la Vie est de donner sens à l’existant pour laquelle le néant est l’absence de sens », écrivez-vous. Vous pouvez bien mettre une majuscule au mot Vie, ça ne nous permet pas de savoir pour autant de quoi vous parlez. Et dire à quoi sert une chose, ça ne définit nullement la chose même. Si je dis à un horloger que cette horloge, là devant mon clavier, sert à donner l’heure, la réponse lui paraîtra un peu courte parce qu’il s’intéresse, lui, à ce que sont les horloges et à la manière de les concevoir.

      J’essayais de vous ramener aux exigences conceptuelles des philosophes et des gens qui se sont penchés sérieusement sur la question de l’intelligence et de ses rapports avec la biologie ou la cybernétique et vous faites tomber tout cela, avec une désinvolture vraiment comique, dans la poubelle du non-sens pour y opposer quoi ? Le folklore imbécile de la science-fiction populaire. Je vous parlais de Von Neumann et vous me renvoyez à la grosse cinématographie hollywoodienne !

      Si vous ne connaissez pas le sujet, il est tout de même facile, me semble-t-il, de se documenter un peu avant d’écrire, cela permet d’éviter les nappes de brouillard qui sont plus dangereuses encore sur les chemins de la pensée que sur les routes départementales.

      Au lieu d’aller au cinéma, penchez-vous plutôt sur la phénoménologie husserlienne, laquelle touche directement à un certain nombre de questions que vous posez, mais clairement et rigoureusement.

    • Par voxagora (---.---.---.140) 25 juillet 2012 12:45
      voxagora
      .
      Je suis très intéressée par votre approche autour des mots « mort, mémoire », existence, sadomasochisme, contrôle..« , parce que l’approche psychanalytique décrit exactement la même chose  d’une façon différente :

      qd vous écrivez que »la mort rend consciente notre mortalité et la mémoire de notre existence, c’est exactement le « Todestrieb » de Freud, dénaturé par la traduction en une « pulsion de mort » qui élude le principal : 
      qu’elle est 1 des 2 composantes de l’antagonisme à la base du fonctionnement psychique humain :
      1. la pulsion de vie, sexuelle, nécessaire à notre survie en tant qu’organisme et être,
       2. jamais sans la pulsion de mort qui n’est rien d’autre que notre capacité d’être humain de nous penser comme maillon mortel ds la succession des générations, au service de la survie de l’espèce.                         
      C’est cette chaine « mémoire de nos père/mémoire de nous-mêmes/mémoire à transmettre, qui est honnie et déniée ds »l’intelligence«  artificielle qui rêve de ns déshumaniser, ns desexuer, ns défaire du langage, en »générant« de purs robots.

      Passion on ne peut plus humaine qui vs fait penser au »sadomasochisme d’une élite bio instrumentalisant l’intelligence artificielle pour éliminer par maitrise exercée sur autrui"

      c’est effectivement la haine de la vie, de tout autre regard humain susceptible de s’opposer au fantasme de maitrise absolue (rêver qu’il n’y a pas d’oeil ds la tombe)
      c’est la mise en branle de la perversion version sadique (jamais sans maso) 
      qui tente d’objectiver l’autre, de le poser devant soi comme un objet (la déshumanisation est le 1er travail de toute nazification)
      c’est le désir fou d’ éliminer l’intrication pulsion sexuelle/pulsion de mort par la négation de l’humanité parlante, sexuée, transmetteuse de sens, au profit d’un pur objet manipulable/éliminable ds une absolue maitrise
       

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 18:05
      Hervé Hum

      @ Christian Labrune

      Parfois, trop d érudition tue la liberté qu elle prétend donner. C est à dire, de se laisser prendre dans son brouillard intellectuel et ne plus avoir la capacité de voir les choses par soi même et avec simplicité.

      Un processus physico-chimique est un mode opératoire mais ne dit pas à quoi il tient dans son intentionnalité. Vous m avez renvoyé à Husserl, j y ai fait un saut, pour me rendre compte que j ai, sans le connaître, développé les mêmes concept et procédé de la même manière. Merci donc. Mais mon but est de rester le plus simple possible pour que tout un chacun puisse me comprendre et c est l exercice le plus difficile de tous. Et surtout de ne pas m égarer de l objet central du sujet de mon article, de ce que je veux faire percevoir.

      Si je reprend l extrait que j ai lu de Husserl et dont justement mon article se base, c est le fait que nous voulons absolument ramener les choses que nous découvrons à une réalité conforme à nos croyances. Dans le but de rester dans un monde connu et relativement sûr.

      Quand j écris que « la vie est donner sens à l existent » cela part du principe que « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » (de Lavoisier). En conséquence de quoi, le néant n est pas le vide absolu, mais l absence de sens de toute chose, de l existent. C est pour moi la vérité apodictique de l Univers. Mais puisque vous voulez me faire la leçon ,je ne vais pas vous la faire sur ce point, réfléchissez donc par vous même. Et si vous ne trouvez pas, demandez moi.

      Ensuite, je n ai fait que répondre directement avec le contenu de votre message sur la pertinence de mettre l intelligence artificielle et biologique en compétition et concurrence. Et là, le cinéma relève bien le danger de la chose. L absurdité étant que artificielle ou non, si le sens n apparaît pas, la vie s arrête pour retourner au néant. 

    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 26 juillet 2012 00:32
      Hervé Hum

      @ Voxagora

      Vous écrivez :

      « C’est cette chaine »mémoire de nos père/mémoire de nous-mêmes/mémoire à transmettre, qui est honnie et déniée ds « l’intelligence » artificielle qui rêve de ns déshumaniser, ns desexuer, ns défaire du langage, en « générant » de purs robots.« 

      Je suis d accord avec vous. Mais peut être que ce n est pas vraiment l intelligence artificielle qui rêve mais bien la biologique !

      Tout désir inassouvi se transforme irrémédiablement en frustration si vous ne l avez pas (le désir) déchargé de son énergie. La frustration est cette pulsion de mort.

      Alors la pulsion sexuelle, soit vous la tourné vers l extérieur, soit vers l intérieur. C est à dire, soit au contact de la réalité soit en votre imaginaire, l irréalité. Dans le 1er cas il vous faut tenir compte de votre rapport à autrui et au monde qui n est pas forcément en adéquation avec votre propre désir. Il vous faudra le convaincre pour le mettre en adéquation avec vos désirs avec le risque de ne pas y arriver. Dans le second cas, vous n avez pas à tenir compte d autrui mais en contre partie devez accepter la solitude dans la réalité, d être déconnecté des autres et rendant toujours plus insupportable la réalité. A moins que vous sachiez faire partager votre imaginaire avec autrui. En tous les cas, c est toujours la frustration qui est source de pulsion de mort car elle vous met »hors de soi« .

      Sans aller plus loin, disons que pour trouver l équilibre il faut vivre »ici et maintenant« . La difficulté est que pris dans les nasses de nos frustrations que sont nos désirs inassouvis et le conditionnement social dont on fait l objet on à toujours l impression de vivre en décalage avec cet ici et maintenant. Cet »hors de soi" d où nait la haine et la violence.

    • Par voxagora (---.---.---.140) 26 juillet 2012 11:14
      voxagora
      .
      Merci d’avoir répondu à un commentaire que ma précipitation a rendu un peu confus :
      c’était une réaction dans l’ici et maintenant, sur un sujet qui me tient à cœur.
      Je suis sûre que cela vous arrive aussi, mais vous avez bien raison de souligner qu’une fois prise
      la conscience que tout un chacun voit le monde selon ses propres lunettes (voir la vie en rose etc..)
      on peut se retrouver dans un certain décalage. 
      Le mieux est d’en prendre son parti, sans toutefois se priver d’entrer, quand même, dans l’arène.
      Bonne journée. 


  • Par Patrick Brousse de Laborde (---.---.---.104) 25 juillet 2012 02:00

    Bonjour Hervé,

    J’aime beaucoup votre devise « être son propre maître comme son propre disciple ».
    Notre banque d’enregistrement n’est pas exclusivement notre cerveau, mais aussi toute autre partie de notre corps, tout est mémoire sans parler de la mémoire du cœur et aussi de l’âme.
    Nos connaissances ont pour finalité de déboucher sur notre conscience qui consiste à nous positionner par rapport à tout l’UNI-vers.

    Il m’a fallu beaucoup de larmes et d’errances avant qu’en conscience pure j’accepte ce qui est ma plus fabuleuse découverte, ma découverte fondamentale que l’Uni-vers fonctionnait selon un principe extrêmement simple que deux mots suffisent à illustrer : Amour et Partage, l’Uni-vers est amour et partage. Tout est gratuité, générosité, harmonie et beauté et souci extrême de Soi et de l’Autre.
    En cela il suffit d’admirer la lumière, elle est merveilleuse et fabuleuse, primordiale elle est l’élément le plus déterminant de notre vie, elle nous guide, nous nourrit, nous protège...
    Prenez votre temps pour découvrir la nature, elle évolue selon le même procédé, syntonie et symbiose dans une totale générosité, le moustique permet à la grenouille de vivre, ses larves nourriront poissons et têtards, son envol pris le moustique nourrira chauves-souris et hirondelles, et si vous accordez une goutte de votre sang à la femelle moustique afin qu’elle puisse pondre ses oeufs vos enfants et vous-même mangerez les poissons de l’étang.

    Tout l’Uni-vers vibre selon ce principe de conscience et constitue une phénoménale poésie.

    Bien à vous,

    Patrick Brousse de Laborde

    • Par Patrick Brousse de Laborde (---.---.---.104) 25 juillet 2012 02:22

      Pour vous Hervé mon tout petit poème afin d’illustrer un peu mes propos,

      Cordialement,

      Patrick Brousse de Laborde

      CONSCIENCE

      est naissance avant connaissance
      pour apprendre
      à prendre
      qui est rendre
      DONNER !!!
    • Par Hervé Hum (---.---.---.164) 25 juillet 2012 11:10
      Hervé Hum

      Merci Patrick pour ce témoignage d amitié.

      Je n aime pas me faire piquer par les moustiques mais j ai appris à l accepter sans les maudire quand ils y arrivent... C est la vie et c ’est mieux avec eux que sans eux !

      Il m a fallu à moi aussi beaucoup d errance avant de commencer a retrouver le sens du merveilleux de la vie...

      Ma devise est « être son dernier maître » car on apprend beaucoup des autres, qui sont nos 1ers maîtres, mais on bout du compte chacun doit prendre pour lui même tout les enseignements avec lesquels il est en accord et les suivre en étant sons 1er disciple !

  • Par gaijin (---.---.---.205) 25 juillet 2012 07:12
    gaijin

    a tous
    c’est un plaisir de vous lire
    merci

  • Par Philippe VERGNES (---.---.---.50) 19 mai 2013 08:32

    Bonjour Hervé Hum,

    J’ai apprécié votre article et certains commentaires que je n’ai pour le moment que survolé. Je vais lire la suite avant de revenir vers vous pour deux trois petites questions concernant quelques points de désaccord (pour le moment, je n’en ai trouvé qu’un seul).

    En tout état de cause, je crois que nous nous comprenons : je dis toujours que la seule ET unique crise que nous traversons EST une crise PARADIGMATIQUE.

    Je vous livre ici un extrait de mon ouvrage sur la manipulation :

    "Nous vivons une incroyable époque. Aussi loin que nos historiens puissent remonter, jamais auparavant, une quelconque civilisation n’avait pu connaître de si brusques bouleversements.Tout se passe comme si notre planète accélérait sa course et courrait à « bâtons rompus » vers une destination inconnue que nous ne maîtrisons plus. Ce mouvement, nous le pressentons sans toutefois parvenir à le saisir. Cet « inconnu », qui nous effraie tant depuis l’aube des temps, nous fait perdre notre besoin de contrôle si nécessaire à calmer nos angoisses. Car l’être humain est avant tout un « animal » anxieux qui ne parvient à apaiser ses peurs que si son environnement lui est favorable et permet de satisfaire ses besoins (manger, boire, dormir, avoir un travail, un logement, se sentir en sécurité, assurer sa survie sociale, etc.).
    Qu’a-t-il donc pu se produire pour que la « machine » s’emballe ainsi au point que son « déraillement » semble aujourd’hui inéluctable ?

    Cette question de plus en plus de personnes se la posent actuellement, car notre monde est en crise. Une crise sans précédent tout à la fois financière, énergétique, sociale, écologique, politique, scientifique, religieuse, etc., bref… une crise totale.
    Face à une telle situation, le plus déroutant, le plus consternant, le plus frustrant, voire le plus affligeant, réside dans notre incapacité à trouver de véritables solutions au marasme dans lequel nous nous enfonçons irrémédiablement. Ne nous y trompons pas, le monde traverse des crises systémiques de plus en plus fréquentes depuis qu’il s’industrialise. Ce qui, à force, le vulnérabilise. Préalablement à cette « révolution industrielle », les crises étaient d’un autre genre.
    Ce double constat d’échec et d’impuissance appelle un autre type de questionnement : en désignant cet état de fait par ses conséquences (crise x, y ou z) ne s’interdit-on pas de trouver la véritable source de nos problèmes ?Nous n’ignorons plus que pour résoudre une énigme il est nécessaire de bien poser le problème qui la sous-tend, sans quoi les solutions préconisées seront du même effet qu’un « cataplasme sur une jambe de bois ». Albert CAMUS ne s’y trompait pas en déclarant que : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».
    Dans un contexte de mondialisation où l’information circule à une vitesse vertigineuse (ce qui était encore inimaginable il y a quelques années en arrière), notre façon d’aborder (de « penser ») notre réalité « matérielle » est paradoxalement restée inchangée depuis près de 2 500 ans. Le cadre théorique qui prévaut encore de nos jours dans nos représentations/interprétations du « monde extérieur », et ce, quelle que soit la discipline scientifique qui le théorise, se présente à nous sous la forme de trois prémisses émises par ARISTOTE (384-322 av. J.-C.) :

    ·  le principe d’identité : A est A, qui donna lieu au postulat suivant : « tout ce qui est est », de là ce qui est vrai est vrai, ce qui est faux est faux, ce qui est bon est bon, ce qui est mauvais est mauvais, etc.

    ·  Le principe de contradiction : A n’est pas non-A : « rien ne peut à la fois être et ne pas être, une proposition ne peut être vraie et fausse en même temps », d’où ce qui est vrai n’est pas faux, ce qui est faux n’est pas vrai ; ce qui est bon n’est pas mauvais, ce qui est mauvais n’est pas bon, etc.

    ·  Le principe du tiers exclu : il n’y a pas de milieu entre A et non-A : « tout doit ou bien être ou bien ne pas être : une proposition est soit vraie, soit fausse », d’où toute chose est soit bonne soit mauvaise.

    Ainsi, d’un côté nous évoluons dans un monde de plus en plus complexe auquel il convient de s’adapter très rapidement (ce qui se traduit par la nécessité d’une remise en question permanente) et de l’autre nous appréhendons notre environnement avec les mêmes outils que ceux de nos ancêtres dont la notion de temps et d’adaptabilité aux diverses contraintes externes était nettement différente des nôtres.
    Ce phénomène entraîne des tensions énormes qui se traduisent par des « distorsions » considérables du fait même de l’inadaptation à notre société de nos « schémas de pensée aristotéliciens ». Il n’est, dès lors, pas difficile de comprendre que cela génère des « résistances » propices aux crises régulières que nous connaissons, car la véritable crise dans laquelle nous sommes plongés est avant tout « paradigmatique ». Qu’est-ce à dire ?

    Cela signifie que les méthodes de réflexions que notre éducation (instruction, formation, enseignement) nous inculque au « forceps » ne sont plus adaptées à la complexité du monde dans lequel nous vivons. Bien que la Grèce soit considérée comme le berceau de notre civilisation, nul n’ignore aujourd’hui son évolution depuis l’époque d’ARISTOTE (il n’est jamais trop tard pour l’admettre et parfois même : « mieux vaut tard que jamais »).
    Une crise « paradigmatique » est en quelque sorte une crise de croissance due à notre ignorance qui amplifie les difficultés que nous traversons, alimente nos peurs et entraîne repli sur soi et stratégies défensives. Ce qui a pour conséquence de bouleverser nos relations interindividuelles et d’aboutir à la rupture des liens sociaux avec toutes les conséquences néfastes que cela génère.
    Ainsi se crée le cercle vicieux duquel nos crises émergent. Tant que les changements nécessaires à la « reconfiguration » de nos « schémas de pensée » ne s’opèrent pas, l’être humain suivra toujours la voie de la facilité et l’adaptation à notre époque, ère ouverte sur un nouvel espace « tout communicant », se fera grâce au moyen le plus rapide et le plus simple que nous connaissions, c’est-à-dire la MANIPULATION.
    Ce lien entre adaptation et manipulation ne sonne pas comme une évidence et pour le percevoir nous devons l’aborder avec un esprit particulièrement ouvert tout en cessant de considérer que « ce qui ne se voit pas n’existe pas ».
    À ce stade, nous devons répondre à la question de savoir pourquoi notre évolution passe par une phase de manipulation outrancière que l’on pourrait qualifier de « paroxystique ».
    Ce qui revient à se demander : pourquoi manipule-t-on ?
    Tout simplement parce que nous sommes portés à manipuler par peur, orgueil, ignorance, désir ou cupidité."

    Etc., etc., etc.

    Ne prenez pas la peine de répondre ici à ce message, d’autant que je poursuis ma lecture de vos autres articles. Je reviendrais vers vous sous mon dernier billet pour poursuivre cet échange, mais vos écrits me confirme ce que j’avais « pressenti » de vous et lorsque j’avais très succinctement répondu à Bur K.

  • Par Philippe VERGNES (---.---.---.50) 23 mai 2013 10:48

    Bonjour Hervé,

    Je viens de voir que vous venez de commenter mon dernier article alors que j’étais en train de terminer ma relecture de ce billet et de son fil de discussion. Je poste donc d’abord en premier ici avant de vous répondre sous mon autre texte (en gras et en italique vos phrases qui ont particulièrement attirées mon attention) :

    L’objet de cet article est de porter la réflexion sur l’idée d’une conscience de l’humanité n’ayant pas véritablement évolué depuis la préhistoire.

    En fait, changement très subtil il y a eu comme l’a très bien démontré Karen ARMSTRONG dans son livre « La naissance de la sagesse », véritable étude « anthropologique » de l’évolution de la conscience humaine.

    Alors pourquoi la « dimension de conscience d’être » n’évolue pas conjointement avec la connaissance ? Parce qu’elle évolue par saut.

    C’est ce que démontre l’auteure citée comme quelques autres dont les recherches sont plus théologiques, voir plus « mystiques », mais qui développent néanmoins la même idée.

    Le changement de ce paradigme a pour conséquence la projection dans un monde nouveau, à découvrir pour tous les humains, inquiétant pour une grande majorité et insupportable pour les autres.

     smiley Flatland : fantaisie en plusieurs dimensions, c’est l’article que m’ont inspiré les débats que vous avez pu observer par vous-même et votre concept de DCE (avec un petit coup de pied dans la mémoire en plus). smiley

    Suivant tout ce que je viens de dire, tous les éléments paraissent réunis pour changer de dimension de conscience d’être, d’élever cette dernière. Cependant, si celle-ci ne s’impose pas à nous même malgré sa nécessité évidente, c’est que le frein qu’est la peur de l’inconnu est le plus puissant de tous. Le besoin de sécurité est l’exigence la plus forte et passe avant le désir de liberté et de justice sociale. Seule une peur plus grande peut pousser un changement de cette importance. Ou alors, l’impossibilité de nier la réalité d’un changement de dimension de conscience d’être.

    C’est cette peur que j’étudie et qui se traduit par le développement d’une défense intrapsychique spécifique qui est la défense de survivance. Défense de survivance principalement mise en œuvre par ce que les psychanalystes appellent les « perversions narcissiques ». Sauf que de leur point de vue, l’application de ce concept est individuel, alors que du mien, il est de chercher à comprendre comment ce processus se « déporte », « s’étend » (phénomène d’expansion) ou « s’imbrique » de « l’unité » à la « totalité ».

    …/…

    Sur les commentaires :

    Me mettre en miroir de l’autre pour dénoncer tout excès est ma favorite. Mais encore faut-il qu’il y ait excès.

     smiley smiley smiley On m’a déjà fait la remarque que ma « technique » (ou ma clinique peu importe) était une « clinique du miroir ». Ce que j’ai pris pour véritable compliment, car effectivement, l’Univers est un vaste jeu de miroir. Peut-être m’essaierais-je un jour à présenter cette « vue » d’un point de vue linguistique.

    En conséquence de quoi, le néant n’est pas le vide absolu, mais l’absence de sens de toute chose, de l’existent

    Re-  smiley smiley smiley  ! J’écrirais sur cette absence de sens dans un prochain article bien que j’en ai déjà longuement parlé, sans toutefois l’évoquer nommément, au travers de mes articles concernant la communication paradoxale, la relation d’emprise et la « novlangue » des psychopathes.

    Sans aller plus loin, disons que pour trouver l’équilibre il faut vivre « ici et maintenant ». La difficulté est que pris dans les nasses de nos frustrations que sont nos désirs inassouvis et le conditionnement social dont on fait l’objet on à toujours l’impression de vivre en décalage avec cet ici et maintenant. Cet « hors de soi » d’où nait la haine et la violence.

    P.-C. RACAMIER disait : « Le moteur de la perversion narcissique, c’est le désir ». No comment ! smiley

    Ce fut un plaisir que de lire ce fil de discussion, dans les débats contradictoires comme pour ceux plus « approbatoires ».

    Bien à vous (tous)

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