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Pour changer de paradigme...

... Il faut changer de "dimension de conscience d'être". Ce changement équivaut à une mutation dont la conséquence est l'évolution de la conscience de l'Etre-humain (la définition de la formule "dimension de conscience d'être" apparaîtra au fil de l'article).


L'objet de cet article est de porter la réflexion sur l'idée d'une conscience de l'humanité n'ayant pas véritablement évolué depuis la préhistoire. En fait, depuis la conscience par l'humain de vivre sur un objet séparé du ciel. Que seule sa connaissance a grandi et s'est accumulé à l'intérieur de la même "dimension de conscience d'être". Et enfin de montrer l'élément manquant à l'évolution de la conscience de l'humanité. 

 Une conscience figée :

Croire que notre conscience change de dimension, conjointement avec l'acquisition de connaissances et l'augmentation de notre capacité technique est une erreur. De celle-ci vient notre aveuglement présent quant à notre incapacité d'agir face aux nouvelles menaces que sont le climat, la pollution, la destruction des espèces et la démographie. Sans parler des menaces de guerres de destruction massive. Accuser l'autre, comme les élites, n'est que vouloir sauvegarder son innocence (dont la mienne) en faisant appel à l'impuissance d'agir.

Pour bien comprendre la différence entre connaissance et conscience il me faut en préciser ma définition. Cette dernière se veut la plus sommaire et simple qui soit.

La connaissance est la mémoire de la chose observée.

La conscience est le sens de l'action en conséquence de la connaissance. Ou, le sens de l'action en conséquence de la mémoire de la chose observée (le vécu est une chose observée !). C'est une définition générale appliquable en tout les cas. A ne pas confondre avec l'intelligence qui ne fait pas appel au sens mais juste à l'action.

Alors pourquoi la "dimension de conscience d'être" n'évolue pas conjointement avec la connaissance ?

Parcequ'elle évolue par saut. Elle exige l'accumulation de connaissances pour pouvoir modifier ses automatismes d'actions et donc changer le sens. Il en résulte divers niveaux ou degrés de consciences suivant la somme d acquisitions necessaire. L'objet de l'article n'est pas de développer ces divers niveaux. Mais plus particulièrement de parler du niveau le plus élevé qu'est la conscience collective humaine en tant que "corpus universel". Sur sa perception de la réalité et vérité de l'Univers dans laquelle elle vit.

 Etat de notre dimension de conscience d'être :

Pour évoluer, la conscience a besoin d'acquerir de la connaissance dans trois domaines distincts mais reliés.

- La connaissance et sa maîtrise sur son environnement immédiat (la Terre)
- La connaissance et la maîtrise de soi même (sa propre espèce).
- La connaissance et sa maîtrise sur son environnement global (l'Univers)

Ces trois domaines évoluent conjointement et plus ou moins parallèlement mais toujours dans la même "dimension de conscience d'être".

Notre dimension de conscience d'être actuelle est la suivante.

- La Terre est notre univers absolu, avec ses ressources apparaissant comme quasi infini. Nous sommes des colonisateurs de la Terre. Commencé sur les autres espèces nous avons continué par la colonisation entre nous-même.
- Nous sommes distinct et séparé des autres espèces vivantes par le langage complexe (parlé puis écrit) et par notre conscience supérieure.
- Nous sommes le centre géographique et spirituel de l'Univers, car unique planète connu abritant la vie. Nous ne considérons (éventuellement) que Dieu au-dessus de nous, mais nous ressemblant et nous protégeant contre l'inconnu.

De cette conscience qui place l'Humanité au coeur de toutes choses et de l'Univers s'est construit et se maintient le sens de notre propre existence. Mais aussi et peut-être surtout, le sentiment de sécurité face à l'inconnu.

Le changement de ce paradigme a pour conséquence la projection dans un monde nouveau, à découvrir pour tous les humains, inquiétant pour une grande majorité et insupportable pour les autres.

Mais revenons un instant sur cette connaissance. Pour simplifier et pour ne pas surcharger l'article, juste un bref aperçu de cette acquisition :


- La maîtrise de l'environnement a vu passer l'humanité de l'âge du chasseur cueilleur nomade à l'âge de l'humain sédentaire agriculteur, citadin et enfin hyper technique.


- La relation avec lui même a vu passer l'humanité de l'éveil du langage parlé et communautaire à l'avènement de la transmission de l'information et de la communication instantanée entre tous les humains sur toute la planète. De réseaux sociaux isolés à un réseau social planétaire.
- La condition avec l'environnement gobal a vu l'humanité passer d'un Univers figé, "petit" et vivant sur une surface plate géocentrée à un Univers en mouvement, "incommensurable" avec une planète sphérique et héliocentrée.

Malgré les différences extrèmes de cette acquisition de la connaissance et de la maîtrise, nous n'avons pas changé de "dimension de conscience d'être" et donc de paradigme socio-économiques.

 Les éléments annonçants la fin de la dimension de conscience actuelle et l'ouverture de la prochaine :

Notre connaissance récente fait apparaître des éléments nouveaux, incomparables avec le passé connu de l'histoire humaine.

A savoir et de manière succinte :

- Epuisement et limitation des ressources exploitables. Fragilité de la nature avec destruction de la biodiversité. Accélération et explosion de la manipulation des espèces. Mondialisation des échanges commerciaux, de production et culturelle.

- Instantanéisation des communications de l'information et des transports entre tous les peuples et les individus.

- Exploration extra terrestre et présence spatiale. Capacité d'observation de l'espace accrue avec détection de présence de planètes extra solaire et forte probabilité de vie extra terrestre.

 On s'aperçoit donc que nous sommes arrivés à un seuil. D'une Terre aux dimensions infinies donnant l'image de notre monde en perpétuelle expansion nous arrivons à l'opposé. Soit un monde limité en tous points, alors que dans le même temps la voûte céleste montre une dimension infinie. Il y a donc inversion des rapports de grandeur dans la connaissance du monde. Ce qui était grand apparaît petit et ce qui paraissait petit est incommensurablement grand. Bref, d'un Univers rassurant et connu, à un Univers inquiétant et inconnu. D'un Univers sous contrôle de Dieu à un Univers mystérieux et régi par des lois sans maître. 
Cette "mondialisation" et limitation en absolu de notre planète, nous fait passer d'un monde divisé à un monde globalisé.
La technologie permet un monde ou la manipulation et usage de l'information et de la communication ne sont plus l'apanage d'une élite (religieuse, financière, politique et intellectuelle). Mais fait naître un monde où l'information et la communication sont accessibles et surtout (potentiellement !) contrôlable par l'ensemble de la population humaine.

Pourtant, nous restons encore figés dans la même dimension de conscience d'être.

Pourquoi et quel élément déclencheur de la nouvelle dimension de conscience d'être.

Suivant tout ce que je viens de dire, tous les éléments paraissent réunis pour changer de dimension de conscience d'être, d'élever cette dernière. Cependant, si celle-ci ne s'impose pas à nous même malgré sa necessité évidente, c'est que le frein qu'est la peur de l'inconnu est le plus puissant de tous. Le besoin de sécurité est l'exigence la plus forte et passe avant le désir de liberté et de justice sociale. Seule une peur plus grande peut pousser un changement de cette importance. Ou alors, l'impossibilité de nier la réalité d'un changement de dimension de conscience d'être.


Or, si tous les éléments (poussant au changement) concernant notre environnement immédiat et nos moyens de communications sont déjà présent, le seul élément manquant à la connaissance de l'Univers concerne la vie extra terestre. De sa réalité ou non. Car il faut prendre conscience que la réponse de l'existence ou non de la vie extra terrestre concerne également Dieu. En effet, Dieu par définition et suivant même la croyance religieuse est un extra terrestre. Dieu domine les cieux et en descend pour communiquer avec les humains. Mais même dans le cas où la découverte ne concerne qu'une forme de vie primitive voire élémentaire, cela implique directement la croyance en Dieu au sens où l'humanité cesserait d'être le centre spirituel de l'Univers.

En d'autres termes, la connaissance de l'existence de la vie extra terrestre clot la dimension actuelle où la Terre est le centre absolu de l'Univers et représente l'Univers en sa plus grande dimension spatiale (encore aujourd'hui, en notre conscience, changer de pays revient à changer de planète). Ouvre une autre conscience où il faut explorer quel sens donner à notre propre existence en tant que civilisation parmi d'autres au sein de l'Univers. Ne plus considérer l'étranger à son pays comme étranger à sa planète. Où donc, la propriété de la Terre n'a plus de sens et est abolie (remplacée par la responsabilité individuelle et collective).


S'ouvre alors une inversion du paradigme socio-culturel et économique où tout ce qui paraît logique aujourd'hui apparaît absurde dès lors.
 

Commence alors un autre monde possible !

 

PS : Exemples et argumentation feront l'objet de la défense de mon propos avec mes comentaires. J'ai bien conscience de la faiblesse d'un article pour porter ce genre d'histoire. Mais pour le fainéant que je suis, écrire un livre demande beaucoup d'effort... Ecrivons le ensemble !




par Hervé Hum mardi 24 juillet 2012 - 42 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Hermes (---.---.249.148) 24 juillet 2012 13:58
    Hermes

    Bonjour,

     une des caractéristiques de cette dimension de conscience est de chercher toutes les « solutions » à l’extérieur de soi, et de parquer cette conscience dans un intellect séparé du reste du corps. C’est donc au sens premier du terme une dimension « superficielle ».

    Il y a d’autres dimensions de la vie à intégrer qui donnent une liberté bien plus grande que la seule liberté de penser : celle d’être sans ressentir aucune limite ni souffrance, dans le partage total de la condition humaine avec les autres.

    Mais celui qui vit celà ne peut pas être soumis et il n’est pas monnayable.

    Cdt.

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