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Pour en finir avec le procès permanent en islamophobie

Voilà un de ces sujets qui n’aura donné lieu à aucun débat de fond dans cette campagne électorale, malade du « jeunisme » et creuse à en pleurer, alors qu’il est au cœur des enjeux de société et une des premières préoccupations des Français. C’est plus que jamais le moment de ne rien lâcher à cet endroit sur la bataille des idées, alors que de nombreux élus espèrent se faire élire en jouant sur les ambiguïtés d’un vote communautaire, religieux, de certains de nos concitoyens. N’y aurait-il pas là de quoi alimenter le projet de loi du gouvernement sur la moralisation de la vie publique, afin de casser un clientélisme politico-religieux aux mille risques et au passage, anticonstitutionnel ? La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, est-il écrit à l’article Premier de notre Constitution. J’espère à travers cette contribution participer d’éclairer la réflexion sur la supercherie que constitue le procès permanent, fait à la société française, en islamophobie.

 

Islamophobie ?

L’instrument d’une propagande religieuse contre la République !

 

Le terme islamophobie a envahi le débat politique sur la place de l’islam dans notre société. Il servirait la défense des musulmans, présentés comme y subissant une hostilité permanente. Une victimisation sujette à caution, au regard d’un concept d’islamophobie systématiquement mobilisé pour contester les lois de la République, dont la laïcité est la principale cible. La mise en avant de l’islamophobie se révèle ainsi bien plutôt servir une conception agressive du religieux, que de défendre la non-application du droit commun à des croyants. Il est devenu impérieux de déconstruire l’idéologie qui se cache derrière ce terme, qui est le fer de lance de la contestation de notre modèle républicain.

 

La thèse de l’islamophobie : une inversion de la réalité pour imposer une vision religieuse du monde

 

Un manuel en islamophobie[1] (salué entre autres par le journal Le Monde[2]), explique : « l’hostilité à l’encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisant, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques… ». Il existerait ainsi en France une militance en faveur « de mesures législatives d’exception ou de pratiques discriminatoires à l’encontre des musulmans », « un régime juridique dérogatoire de droit commun ». Un choix des mots qui fait curieusement écho, sur ce sujet, aux lois antisémites du régime de Vichy… Pour faire bonne mesure, on explique qu’il ne faut pas généraliser et éviter d’assimiler les propos d’un Jacques Chirac président, et ceux de certains participants aux Assises internationales de l’Islamisation en 2010, pour immédiatement après, s’autoriser à pire : « Par quels processus sociaux s’est constitué un consensus national, plus seulement élitaire mais aussi en partie populaire, sur l’idée d’un « problème musulman » qu’il faudrait « résoudre » par le biais d’une violence symbolique ou physique ? ». Le concept d’islamophobie serait ainsi la réaction à la fabrication d’un « problème musulman »[3] par les élites françaises, qui aurait ensuite gagné les consciences, jusqu’à la violence. Un propos faisant implicitement de la France un pays raciste envers les musulmans, justifiant le recours au terme « islamophobie », désignant une sorte de folie collective, contagieuse, rappelant cette psychologie des foules qui conduit au fascisme. L’usage du concept d’islamophobie fait ici, l’est clairement pour initier un discours de guerre idéologique contre la France et sa République, à coups de victimisation outrancière, voire délirante. Mais dans quel objectif ?

 

Dans le même ouvrage, en tête des dénonciations prétendant identifier cette islamophobie, on retrouve la laïcité : « Les écoles publiques, où l’on interdit aux jeunes filles de porter un signe religieux « ostensible » (hijab ou bandeau assorti d’une jupe longue) […] où on oblige des enfants musulmans à manger de la viande non halal à la cantine… ». Ce procès de l’école est démonstratif de la méthode utilisée pour renverser le sens des choses, en voulant faire croire que l’école laïque serait faite pour empêcher les musulmans de pratiquer librement leur religion, lorsqu’il s’agit en fait d’une interdiction des signes ostensibles religieux qui concerne toutes les religions. Une laïcité de l’école qui poursuit ce but d’intérêt général décrit par Jules Ferry, concernant la transmission du savoir qui émancipe : « Il faut séparer les croyances qui sont personnelles, libres et variables, des connaissances qui sont communes et indispensables à tous »[4]. Ce qui est par contre sans contestation possible, c’est que la loi du 15 mars 2004, qui pose cette interdiction en réaffirmant la laïcité de l’école, a été rendue nécessaire par la volonté de certains d’y imposer le port du voile islamique. Rien qui ne soit donc tourner contre l’islam, mais l’application d’une règle qui préexistait à sa présence marquante dans notre pays. « L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat », tel que cela est inscrit dans nos institutions depuis 1946[5]. On voit bien qu’en réalité, cet argumentaire sert à justifier l‘attaque par certains musulmans de cette institution républicaine, avec la volonté de remettre en cause la règle commune qui la régit, pour imposer la règle religieuse. Quant aux cantines où l’on « oblige des enfants musulmans à manger de la viande non halal », on retrouve là encore la même méthode qui consiste à poser la règle religieuse comme sacrée, devant être respectée par l’école, bien au-delà de la pratique courante des menus alternatifs. L’accepter, ce serait y laisser entrer le dogme religieux et mettre en cause sa laïcité. Il s’ensuivrait l’installation de groupes de pression que l’on n’arrêterait plus, comme la contestation que l’on connait déjà du contenu de certains cours nous en alerte.

 

On voit la méthode qui caractérise l’usage du concept d’islamophobie, attaquer la République sur ses principes, pour ensuite se poser en victime d’un rejet raciste, alors qu’elle ne fait qu’appliquer le droit sur lequel elle repose, et protège la loi commune et son école de toute domination religieuse. S’ensuivent tous les domaines après l’exemple de l’école, du service public à la justice en passant par l’entreprise, où tout est promis au même traquenard idéologique.

 

Une hostilité permanente et générale à l’islam en France ? Une pure falsification

 

Qu’en est-il des « pratiques discriminatoires » ou « des agressions physiques » massives qui justifieraient l’usage tous azimuts du terme islamophobie ?

 

Selon le rapport 2016 du Défenseur des droits, concernant les discriminations, le critère des religions ne représente que 3,7% du total des réclamations[6]. 5203 pour 2016, avec pour critères premiers l’origine et le handicap, autour de 20%. 1500 plaintes par an pour ce motif. Un chiffre très faible, même si la moindre discrimination n’est pas tolérable. Même multiplié par dix, pour rendre compte de celles qui ne sont pas toujours matérialisables, généraliser est ici hors propos. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, dans son rapport de 2015 sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, explique que, malgré les terribles attentats qui ont secoué la France depuis janvier 2015, dont ceux contre Charlie Hebdo, la tolérance progresse en France ! L’indice longitudinal de tolérance l’indique nettement, contredisant qu’il y ait amalgame par les Français avec l’islam en général. On regrettera toutefois que la même CNCDH reprenne à son compte le concept d’islamophobie, malgré ce constat, en participant d’une banalisation à hauts risques.

 

La promotion sociale des enfants d’immigrés, selon les données publiées par l’INSEE et l’INED, dans le cadre de l’enquête TeO (Trajectoires et Origines), est loin d’être si mauvaise qu’on le dit. Si 62 % des pères occupent un poste d’ouvrier qualifié, ce sont 74% de leurs fils qui en occupent un. Si les professions intermédiaires ne représentent que 9% pour les pères, c’est 22% pour les fils, 4% des pères sont cadres et 9% les fils. Une étude de l’Observatoire des inégalités montre qu’ils réussissent aussi bien, sinon mieux que les autres, à classe sociale égale. Ce qui est particulièrement vrai pour les filles. Ce sont 113.608 personnes qui ont bénéficié de la nationalité française par acquisition en 2015, 7,6% de plus qu’en 2014. S’il existe des ghettos sociaux voire ethniques, insupportables, ils sont loin d’être voulus au titre d’une mise à part, car le fait d’inégalités sociales qui touchent la société dans son ensemble. Ils ne sont en aucun cas tolérables.

 

L’égalité crée une société ouverte aux autres, il n’est ainsi pas un hasard que nous nous mélangeons plus qu’ailleurs : 14% de couples mixtes (Français/étrangers) se marient en France continentale par an (27%, si on compte les unions des Français à l’étranger)[7]. C’est plus qu’en Allemagne, deux fois plus qu’en l'Italie ou en Espagne et un tiers de plus qu'au Royaume-Uni[8]. Le contraire des effets d’un usage victimaire du concept d’islamophobie, qui pousse au repli, à l’auto-exclusion, favorise le refus du mélange au-delà de la communauté de croyance, dévoilant là encore, un renversement de valeurs derrière un discours qui prétend jouer en faveur de l’intégration.

 

149 actes antimusulmans ont été dénombrés entre janvier et septembre 2016, contre 323 au même moment en 2015, a annoncé « l'Observatoire national contre l'Islamophobie », et donc dans ce domaine une forte baisse, avec -53,9%. Ceci, malgré les attentats, mais aussi l’affaire du burkini. Des menaces, pour les deux tiers, avec heureusement très peu de violences directes. Chacun de ces actes doit être rigoureusement condamné, mais rien encore qui justifie une généralisation, si on considère qu’il y a en France environ 5 millions de musulmans sur 67 millions d’habitants. Si on compare avec les actes antisémites, plus nombreux, 808 en 2015, avec beaucoup d’agressions physiques allant jusqu’à la torture et au crime, qui enfin diminuent, rapportés aux 500.000 juifs vivant en France, on doit être sans doute un peu plus mesuré du côté de ceux qui instrumentalisent l’islamophobie.

 

Le terme islamophobie, une supercherie psychologique

 

Etymologiquement, le terme islamophobie est le résultat d’une greffe, entre l‘islam, une religion, et la phobie, qui fait appel à la notion de pathologie, et d’angoisse irrationnelle, voire de folie collective. Autrement dit, le rejet irrationnel de l’autre parce qu’il serait affilié à une religion. Mais faire appel à cette notion introduisant une dimension irrationnelle, c’est autoriser à voir le rejet de l’islam partout, car comment pouvoir discerner dans les esprits ce qui est de l’ordre de la critique raisonnée de ce qui a pour ressort une pulsion, une angoisse, de l‘inconscient, une contagion, de la haine ? On voit bien là la supercherie psychologique de ce terme. En avançant un facteur pathologique lié à une angoisse irrationnelle, elle professe l’idée d’une maladie des esprits, d’une phobie qui lui serait propre avec effet de contagion et donc de généralisation incontrôlée. Argument d’intimidation par excellence, car autorisant à jouer sur le registre d’une victimisation à outrance, pour lancer toutes les mises en accusation, pratiquer tous les amalgames. A défaut d’un rejet de l’islam par la société française comme vérité historique, on invente un terme propre à fabriquer une vérité qui n’est que psychologique.

 

L’islamophobie revient à défendre le délit de blasphème

 

Il n’y a pas de limite à la diversité des croyances et des cultes, mais il y a des limites à l’expression religieuse, car cela tient au respect de ce principe selon lequel « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres ». Chose qu’il a fallu conquérir, car longtemps l’Etat a eu une religion officielle qui a entravé l’accès de tous aux mêmes droits. Le processus historique long et difficile par lequel s’est réalisée la séparation entre l’Etat et la religion était nécessaire pour qu’il devienne un Etat impartial. Chose qui est méconnue dans la plupart des pays d’islam, où cette religion est religion d’Etat, qui vivent à son rythme. Le problème avec le terme « islamophobie », c’est que toute limitation des manifestations de l’islam en vient à être désignée comme discriminatoire, concourant au rétablissement du délit de blasphème. Bien des militants laïques ou des intellectuels en ont d’ailleurs fait les frais, pour n’avoir fait pourtant usage que de leur liberté d’expression, à coups d’invectives, de menaces ou de procès.

 

On a tendance à oublier que les religions sont opposées dans leur principe à la démocratie, car le modèle politique qui veut que le peuple soit souverain sur la terre s’oppose à l’autorité sacrée qui, pour elles, est au-dessus des hommes et n’appartient qu’à Dieu, dans le ciel. Elles doivent donc aujourd’hui s’adapter au regard de ce qui est historiquement dépassé. Par ailleurs, le concept d’islamophobie, n'est pas que relatif à la défense d’une foi, mais aussi aux intérêts matériels et moraux, politiques et idéologiques, qui la sous-tendent, et représentent un enjeu de pouvoir (temporel) considérable. 

 

Une victimisation sur fond de fantasme postcolonial contre l’égalité

 

Pour justifier cette islamophobie, on explique qu’elle prendrait sens en France dans un contexte postcolonial, selon une continuité historique de domination colonisateurs/colonisés. Une thèse qui sert à justifier le procès de la République comme raciste, puisque désignée comme pérennisant cet héritage et cette domination. Une thèse qui permet d’associer la lutte contre l’islamophobie et la lutte contre le racisme, sous le vocable d’intersectionnalité, sorte de carrefour des discriminations, pour organiser des réunions non-blanches et des camps dits dé-coloniaux, par exclusion de ceux qui sont désignés comme héritiers de ce colonialisme et donc, racistes supposés. On crée ainsi la division et l’affrontement, en produisant un nouveau racisme anti-blanc, auquel cette fable donne légitimité. Autre renversement, le reproche des discriminations fait à la société française sur ce fond, ne l’est nullement pour défendre l’égalité, car la demande de réparation au regard de ce passé, consiste en la reconnaissance de communautés identitaires séparées, par effet de discrimination positive, pour mettre en place un multiculturalisme juridique. On voit ainsi que cette attaque de notre société au nom des discriminations est en fait contre l’égalité, qui a permis de dépasser précisément le passé colonial en offrant à tous, quelle que soit l’origine, la couleur ou la religion, les mêmes libertés et les mêmes droits, responsabilités partagées. C’est la plus belle des victoires et réparations possible sur ce passé !

 

Le terme islamophobie tourne le dos au combat universel pour les Droits de l’Homme et à la lutte contre le racisme.

 

Le terme « islamophobie » s’inspire de « xénophobie », qui signifie, peur irraisonnée voire maladive de l’étranger. Le terme « xénophobie » rejoint par là le terme « racisme », mais sans en avoir la portée juridique. Lorsque les termes « xénophobie » et « racisme », désignent une lutte qui concerne tous les individus dans leur diversité, pour leur égalité, le terme islamophobie, au contraire, limite cette lutte à une unique religion, et donc à un camp. Lorsque la lutte contre la xénophobie et le racisme constituent des luttes communes à tous, une ouverture, un humanisme qui dépasse les différences, en faveur de l’émancipation, l’islamophobie défend étroitement une religion, son idéologie, ses pratiques, avec fermeture, et contre tous les autres. Elle s’oppose à tout universalisme, et par-là même tourne le dos au courant humaniste du combat en faveur des Droits de l’Homme. Une autre confusion est à relever derrière l’accusation de racisme antimusulman, une religion n’est pas une ethnie, une couleur voire une race, on peut en changer. Aussi, identifier une religion à une race revient au refus pour ceux qui y sont assignés d’en changer, rejoignant une lecture littérale de la condamnation par le Coran de l’apostasie ou de la mécréance.

 

Les dangers, pour les libertés de tous, des usages du concept d’islamophobie

 

La contestation qui est au cœur des usages du terme islamophobie, renverse bien l’ordre des facteurs, porteuse d’un refus de toute adaptation de l’islam aux règles de la République, pour tenter de faire passer les réactions légitimes de notre société qui y est confrontée, pour du racisme. En opérant ainsi, on crée une confusion qui empêche de distinguer que nous sommes ici en présence d’un choix de société, d’un affrontement entre deux modèles politiques. L’un qui porte au-dessus des différences les droits et libertés, dont la liberté de conscience et de culte, la démocratie, le politique, la citoyenneté, l’autonomie de l’individu, et l’autre, en opposition avec lui, qui porte le dogme religieux et ses règles au-dessus de tout, considérant que tout doit s’y soumettre.

 

Il existe tout un réseau d’associations et de chercheurs, des élites intellectuelles et politiques, qui jouent en faveur de ce cette logique, en étant peu ou prou, plus ou moins consciemment, parfois en croyant bien faire, les acteurs de cette logique destructrice, dangereuse pour la cohésion sociale, pour notre démocratie.

 

Le but poursuivi par ceux qui ont mis le terme islamophobie sur les rails, est celui d’un repli identitaire des musulmans en faisant grandir chez eux le sentiment d’être rejetés, afin de créer les conditions d’une adhésion au communautarisme, de leur mise sous tutelle par un islam largement sous influence extérieure à la France, refusant tout compromis et adaptation à notre société, à la démocratie et aux mœurs libres. Cet encadrement des musulmans est la meilleure garantie contre toute velléité d’intégration républicaine, et un moyen puissant de pression sur la société toute entière, sur l‘Etat de droit. Le but ultime de ces détracteurs de la République, est d’imposer à l’Etat la reconnaissance de droits spécifiques à l’islam, battant en brèche la règle commune, faisant ainsi de la religion une institution politique qui lui dicte ses choix. Ce qui rejoint les projets de l’islam politique, de porter le sacré dans l’Etat, de l’islamisme.

 

Ce concept est la tête de pont idéologique de la propagande d’un islam politique s’opposant aux lois de la République, car c’est bien en son nom que des organisations se disant représentatives des musulmans, les contestent systématiquement. Il procède d’une globalisation de la question islamique qui tend à étouffer toute autre approche et ainsi, à reléguer la possibilité qu’émerge d’autres courants, plus modérés, plus démocratiques. Ce procès en racisme de la France Républicaine peut générer aussi chez ceux qu’il influence, un sentiment de rejet voire de haine, qui peut conduire au pire, à l’islamisme et à la radicalisation, antichambre du terrorisme. Ce combat contre la République est un combat contre les droits et libertés individuels des musulmans eux-mêmes, qui constituent un obstacle insupportable à une conception du religieux qui les voit comme la propriété d’une religion qui doit les soumettre à son dogme et pour laquelle, le libre choix des individus est un péril mortel.

 

Ce que le concept d’islamophobie génère, par sa défense à sens unique de la religion, c’est l’encouragement à considérer la loi religieuse au–dessus de la loi civile. Ce qui constitue un malentendu dangereux qui s’oppose à une intégration harmonieuse de nos concitoyens de confession musulmane, avec la France et sa République. On peut mesurer ce que cela fournit comme argument à tous les extrémismes religieux, qui jouent des coudes, jusqu’à un Front national chez lequel cela peut justifier un discours xénophobe et même à se présenter comme le meilleur rempart de la laïcité, en toute imposture.

 

Le concept d’islamophobie doit être combattu pour ce qu’il est, un instrument de guerre idéologique contre la démocratie et la République

 

La lutte contre « l'islamophobie » est l'un des chevaux de bataille de l'Organisation de la conférence islamique (Réunissant les pays musulmans), qui a pu obtenir de faire adopter une résolution sur la diffamation des religions au sein du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève et à l'AGNU (Assemblée générale des Nations Unies). La résolution a cependant été confrontée à l'opposition des pays occidentaux qui l'ont perçue légitimement comme destinée à restreindre la liberté d'expression. Pourquoi cela ne sert-il pas d’alerte à l’usage systématique qu’en font les médias et les politiques, qui pourraient donner là le bon exemple en rejetant ce terme qui attaque notre démocratie. Des institutions européennes telle l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ont légitimé l'usage du terme « islamophobie », mais heureusement, en France, il n’a pas pour l’instant de valeur juridique. Lui donner cette valeur reviendrait à réinstaurer le délit de blasphème, débridant l’islamisme, ce qui signerait la fin de notre République laïque au risque du chaos.

 

Guylain Chevrier. Président du CDAFAL 94, Enseignant et formateur, ancien membre de la mission laïcité du Haut Conseil à l’Intégration.

 

[1] Abdellali Hajjat, Marwan Mohammed, Islamophobie, Comment les élites françaises fabriquent le « problème » musulman ». La Découverte/ Poche. Paris, 2013, 2016. 

[2] En dernière de couverture : « Les auteurs livrent un travail fouillé sur l’état des recherches en France et dans le monde anglo-saxon ». Stéphanie Le Bars, Le Monde.

[3] Ibidem.

[4]Extrait de la lettre qu’il adresse aux instituteurs en date du 17 novembre 1883 au lendemain de la création de l’école publique républicaine, gratuite, laïque (neutre religieusement), et portant l’instruction obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans. Un progrès que l’on a du mal à se représenter, à moins de se remémorer qu’au début du XIXe siècle, de la Révolution industrielle, les enfants de 6 ans, que l’on appelait « les esclaves blancs », descendaient dans les mines.

[5] Le Préambule de la Constitution de l’IVe République du 27 octobre 1946, a introduit ce principe, qui a été repris dans la Ve République : La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat

[6] Rapport du défenseur des droits, 2016.

[7] 27%, si l’on compte aussi les unions du même type réalisées à l’étranger, selon les chiffres de l’Ined ou du ministère de l’intérieur. Sur les 5 millions de couples mixtes aux Etats-Unis (324 millions d’habitants) on ne compte que 7,9 % de couples mixtes entre blancs et noirs. Sources : http://amours.arte.tv/couleur/5000000-couples-mixtes-aux-etats-unis

[8] Ne parlons pas des Etats-Unis où, sur les 5 millions de couples mixtes - un Américain ou une Américaine épousant quelqu’un qui n’est pas de son origine ou de son ethnie - on ne trouve que 7,9% de mariages entre Blancs et Noirs.


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303 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 juin 10:05

    Pendant qu’on y est, pourrait-on étendre ce réquisitoire à d’autres catégories d’épouvantails tabous et se lever tous « pour en finir avec le procès permanent en antisémitisme »  ?


    Les petits commerces de MM. Netanyaou et Finkielkraut feraient faillite, mais les clients des médias y gagneraient en sérénité et peut-être en objectivité, mais là, c’est beaucoup demander.

    • Christian Labrune Christian Labrune 14 juin 13:58

      @Jeussey de Sourcesûre
      Vous allez bientôt nous raconter qu’on n’a jamais tué personne en France et ailleurs au nom de l’islam. Réagir par la peur, ce n’est certes pas un comportement bien courageux qui rencontrera l’assentiment des philosophes depuis qu’ils s’interrogent sur l’éthique. « Même pas peur », lisait-on sur une banderole au bas de la statue de la République au lendemain de Charlie Hebdo. Il n’empêche que quelques jours plus tard, des crétins firent exploser des pétards non loin de là, et l’on vit alors toute une foule qui « n’avait même pas peur » se carapater en quatrième vitesse. La peur la plus irrationnelle de l’islam, l’islamophobie puisqu’il faut l’appeler par son nom, est donc sinon légitime du moins tout à fait compréhensible.
      Je ne vois pas le rapport entre l’islamophobie et l’antisémitisme. Combien d’assassinats commis en France au nom de la Torah depuis un siècle ? L’antisémitisme dans sa forme la plus pernicieuse qu’on appelle antisionisme, en revanche, et dont vous vous faite ici régulièrement le propagandiste, qui prospère plus que jamais dans nos banlieues islamisées, justifie et prépare très bien les pires exactions commises au nom de l’islam. S’il n’avait pas été abreuvé de cette idéologie mortifère par les antisionistes de l’internet, l’abruti de Toulouse aurai-il jamais tiré une balle à bout portant dans la tête d’une fillette ? L’assassin de la rue de Vaucouleurs aurait-il torturé durant une heure Sarah Halimi avant de la défenestrer ?
      Le devoir de tout citoyen dans la France d’aujourd’hui est de dénoncer l’islam radical ; partant de dénoncer dans le même mouvement l’antisionisme qui lui prépare le terrain. Il y a un pour cent de Juifs en France. Parmi les victimes des attentats de ces trois dernières années, on est bien loin de retrouver le même pourcentage.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 juin 14:14

      @Christian Labrune

      Le 1er juin, le Parlement européen a adopté une résolution «  sur la lutte contre l’antisémitisme » appelant les États membres et les institutions bruxelloises à prendre des mesures supplémentaires pour combattre «  les discours de haine et toutes les formes de violence à l’égard des citoyens juifs européens ». La prochaine résolution appelera les états membres à prendre des mesures supplémentaires pour combattre « les discours de haine et toutes les formes de violence à l’égard des citoyens musulmanss européens ». C’est normal.


    • zak5 zak5 14 juin 14:34

      @Jeussey de Sourcesûre
      qu’est-ce ça avoir sérieux ?

      l’antisémitisme c’est du racisme, ça concerne une ethnie, les sémites, et on ne va pas permettre l’antisémitisme pour faire plaisirs a ceux qui ont la haine d’israel, c’est a eux de combattre leurs pulsions de telle manière que leur critique d’israel qui est tout a fait légitime ne soit pas pris pour de l’antisémitisme.

      les arabes (qui sont sémites) et les musulmans ont choisi le terme « islamophobie » pour parler du racisme dont ils sont victimes, c’est leur problème pas le problème des occidentaux qui depuis le siècle des lumière ont tout a fait le droit de critiquer les religions (obtenu de haute lutte).

      Est-ce que l’on a déjà accusé les anticléricaux de racisme ?

      sérieux vous êtes ou complétement a coté de la plaque, ou vous etes un islamiste de la pire espece


    • Christian Labrune Christian Labrune 14 juin 16:05

      @Jeussey de Sourcesûre
      Je commence à me demander très sérieusement si vous ne nous prendriez pas pour des crétins dépourvus d’esprit critique. Pouvez-vous nous dire combien de citoyens musulmans en France ont été depuis trois ans massacrés par des « islamophobes » ? L’islamophobe a en exécration le fanatisme qui conduit inévitablement au meurtre, c’est ce qui justifie la dénonciation parfaitement légitime et nécessaire qu’il fait de l’islam..
      Des abrutis, il s’en trouve partout, et on finira bien par en voir un passer aux actes, que la multiplication des exactions commises au nom de l’islam aura ulcéré, et tout autant la complaisance des collabos qui s’emploient à excuser ou justifier des meurtres, mais cela ne s’est pas encore produit. C’est étonnant, c’est presque un miracle, mais c’est heureux. Dans nos banlieues, ceux qui ont a souffrir du racisme, ceux qu’on vole ou qu’on tue, ce sont les « Chinois » et les dernières « faces de craie », dont les Juifs, qui s’obstinent à vouloir occuper encore ces sortes de territoires. Lisez « Une France soumise », le recueil de témoignages publié par Bensoussan, ça vous aidera un peu à comprendre un état des choses qui n’est pas réjouissant..
      On peut pardonner aux proches des victimes des assassinats de masse, très perturbés par ce qui vient de leur arriver et très bien crétinisés par les media, d’écrire des sottises du genre « vous n’aurez pas notre haine ». Cela ressemble au syndrome de Stockholm, mais ça n’en demeure pas moins très con et très obscène. L’article qu’on peut lire en haut de cette page démontre fort clairement ce qu’on savait déjà : les réactions des populations européennes salement touchées par les attentats visent l’islam, qui est une idéologie, mais nullement les musulmans qui sont des personnes. Vous n’allez quand même pas oser comparer quelques inscriptions hostiles à l’islam écrites ici ou là sur des murs de mosquées, lesquelles sont des réponses certes regrettables, à des assassinats atroces qui ont fait des victimes par dizaines.
      S’il faut mettre les points sur les i, dites-nous donc si vous approuvez le quatrième verset de la sourate IX (Le repentir). Si vous ne l’approuvez pas, c’est que vous êtes vous aussi un islamophobe. SI vous l’approuvez, c’est beaucoup plus grave, c’est que votre place est à Raqqa.

      4. Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux.

      Si vous ne comprenez pas très bien ce que ça veut dire, essayez d’imaginer ce que vous ressentiriez si l’évêque Rome enjoignait aux curés des paroisses de faire apprendre ceci aux enfants du catéchisme :

      Après le carême, tuez les musulmans partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettes-les dans toute embuscade, mais s’ils se convertissent à la religion catholique, s’ils vont à la messe et pratiquent la charité, alors laissez-les tranquilles, car Jésus-Christ ne veut pas la mort du pécheur.


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 juin 20:00

      Article incitant à la haine. smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 juin 20:02

      On voit bien que ce sont les athées qui sont les vrais fascistes. Ils accusent les religieux d’être intolérants mais ce sont eux qui le sont. Ils passent leur temps à attaquer les croyants. smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 juin 20:05

      Les athées se prétendent « laïques » soi-disant tolérants avec les religions mais en réalité, ils n’ont de cesse de les attaquer.


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 juin 20:07

      Les athées sont très déstabilisés par la religion parce que celle-ci leur avait prédit que dès que l’athéisme aura le pouvoir, la société s’effondrera, et c’est EXACTEMENT ce qui se passe, alors ils s’inquiètent.


    • Tribidule Tribidule 14 juin 20:18

      @Jeussey de Sourcesûre
      Vous pouvez continuer on n’a rien vu rien remarqué depuis le temps que vous jouez au plus malin....enfin ..........que vous le croyez
      .
      @ l’auteur
      Une bonne façon de poser un problème qui est de plus en plus pénible avec ses relents d’imposture et de falsification...
      Il faudrait expliquer comment des gens qui se prétendent athées voire seulement laïques prêtent à l’Islam des vertus qu’il n’a pas et n’a jamais eu comme porte parole d’opprimés alors qu’ils le contestent aux autres religions
      .
      Moins bien fouillé que votre article un essai sur le même thème il y a maintenant plus de deux ans


    • Christian Labrune Christian Labrune 14 juin 21:26

      @La mouche du coche

      Don’t feed the troll !


    • Tribidule Tribidule 14 juin 21:32

      @La mouche du coche
      .
      Il ne faut pas oublier que Radio Vatican sort les mêmes conneries que le premier minaret venu.....


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 juin 22:30

       smiley En fait, au nom de la « laïcité », la « tolérance républicaine », les athées sont obligés d’accepter les musulmanes voilées et les musulmans violeurs. C’est rigolo. Nous vivons les heures les plus rigolotes de notre histoires. Vous la sentez la quenelle de Georges Soros, les gars ? smiley


    • Jonas 15 juin 00:17

      @Jeussey de Sourcesûre « Pendant qu’on y est, pourrait-on étendre ce réquisitoire à d’autres catégories d’épouvantails tabous et se lever tous « pour en finir avec le procès permanent en antisémitisme »  ? »


      Le terme islamophobie est très subtil. La phobie veut dire avoir une peur déraisonnée, irrationnelle de quelque chose. Associé au mot Islam, cela veut dire avoir peur de l’Islam sans raison.
      L’Islam est une idéologie que l’on peut parfaitement critiquer et rejeter.
      D’ailleurs les Musulmans sont bien obligés de rejeter le Christianisme pour valider leur croyances, puisque Jésus dans le Coran n’est ni Fils de Dieu, ni crucifié sur la Croix, fait des miracles sur demande (contraire au Message Biblique) et la Sainte Trinité est catégoriquement niée. Exemple, parmi tant d’autres :
      « Les Chrétiens disent : « Le Christ est fils de Dieu ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! »
      Le Coran - 9:30
      « Oh les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide certes pas les gens injustes. »
      Le Coran 5:51

      Donc l’Islam rejette le Christianisme, il est « christianophobe » (je ne sais pas si ça se dit).

      L’antisémitisme n’est pas le rejet ou la critique d’une religion, mais un rejet d’une population, les sémites, que l’on associe aux juifs.
      Avec tout un tas d’idées véhiculées sur leur compte (les juifs sont vecteurs de maladie (cancer, SIDA...,) se multiplient comme des rats, tueurs d’enfants Palestiniens, avares, cupides, avide d’argent, veulent dominer le monde, tueurs de Prophètes, boivent le sang d’enfants chrétiens, etc...)
      Il s’agit bien là d’incitation à la haine contre une population.

      Donc l’islamophobie et l’antisémitisme sont très différents et ne peuvent être mis comme vous le faites sur un même plan.

    • Oceane 15 juin 10:13

      @Christian Labrune

      « L’antisémitisme dans sa forme la plus pernicieuse quon appelle antisionisme »

      Sionisme est l’autre nom pour colonialisme. Comment peut-on ne pas être anticolonialiste quand on se réfère à un Jésus qui aurait prêché « l’amour du prochain » et même celui de ses ennemis ?


    • Alren Alren 15 juin 12:07

      @zak5

      L’antisémitisme n’a été un racisme que pour les nazis.

      L’antisémitisme qui a flambé en Europe à certaines périodes du Moyen-âge n’était pas raciste mais religieux. Les chrétiens, tout comme les juifs, étaient convaincus de détenir la vrai foi, la seule qui agréait à Dieu-l’Éternel et permettrait le salut, ce qui veut dire vaudrait le paradis, épargnerait l’enfer.

      Certes, comme les deux religions reconnaissaient Abraham comme faisant partie des figures de leur mythologie, les chrétiens toléraient dans les époques sans tension, en particulier hors des épisodes de peste, la présence de ces « égarés » (ils étaient figurés avec un bandeau sur les yeux dans les rares représentations de juifs dans les cathédrales).

      C’est quand une malédiction frappait, attribuée systématiquement à la colère divine, que l’on cherchait des boucs émissaires et que les juifs étaient attaqués par des chrétiens.

      Cet antisémitisme religieux a perduré, quoi que masqué par la haine des huguenots, quand fut créée la religion « réformée ». Mais vu le nombre beaucoup plus élevé de protestants que de juifs, les horribles guerres civiles de religion épargnèrent la vie des juifs.

      Il faut attendre la Révolution de 1789 pour, que sous l’impulsion des francs-maçons et d’athées, les juifs français obtiennent les mêmes droits de citoyens que les autres sans distinction de croyance ou de naissance.

      Cela n’a pas empêché dans les milieux catholiques conservateurs royalistes que continue la tradition de l’antisémitisme à côté d’autres haines pour les athées, les républicains, « la classe dangereuse » des travailleurs.

      C’est seulement au XIXe siècle que constatant que la communauté juive, totalement fermée sur elle-même se considérait comme « le peuple élu » entre toutes les nations, que les antisémites « politiques » ont parlé de « race » juive comme ils parlaient de race française, de race allemande etc.

      Cette notion, démentie par la science moderne, de race juive a atteint les sphères dirigeantes d’Allemagne et de Russie dès la fin du XIXe siècle. C’est l’époque de la parution du Protocole des Sages de Sion qui fantasme sur des horreurs commises en secret par des rabbins sur des bébés chrétiens.
      C’est l’époque des grands pogroms qui vont déterminer un grand nombre de juifs russes à émigrer aux USA, dominés par les protestants et partiellement par les catholiques irlandais : contrairement à leur attente, les juifs ne seront pas bien accueillis et devront se faire une place communautaire en usant de violence la plupart du temps.

      En polarisant sa vision politique autour d’un antisémitisme racial, Hitler ne fait que reprendre des théories que partageaient avant lui des hauts dirigeants allemands, tel le Kaiser.

      Qui aujourd’hui se revendique d’une « race » juive parfaitement illusoire ?

      Les Israéliens, immigrés en Palestine de vive force et colons violents, souhaitant la purification ethnique de leur conquête !

       


    • Gogonda Gogonda 15 juin 18:45

      @La mouche du coche


      « On voit bien que ce sont les athées qui sont les vrais fascistes. » 
      Je vois ce que vous voulez dire mais je penses pas que nous devrions confondre athéisme et anti-religion.






    • ETIENNE 15 juin 23:54

      @La mouche du coche Les laicistes veulent interdire les crèches à Noël, ôter les croix sur le bord des routes. Ils veulent supprimer tout ce qui rappelle ce qu’il y avait avant la laïcité. Un peu comme les talibans qui détruisent les musées ou les sites archéologiques.


    • ETIENNE 15 juin 23:58

      @La mouche du coche Les laicistes veulent interdire les crèches à Noël, ôter les croix sur le bord des routes. Ils veulent supprimer tout ce qui rappelle ce qu’il y avait avant la laïcité. Un peu comme les talibans qui détruisent les musées ou les sites archéologiques


    • papijef papijef 16 juin 19:47

      @La mouche du coche
      les religions, toutes les religions, sont violence. elles séparent, divisent les hommes entre croyants et non-croyants. et par religion s’entend aussi des doctrines comme le communisme, le nationalisme ...

      tu peux me dire quelle société est en train de s’effondrer ? tu peux me dire aussi qui essaie de faire effondrer des sociétés au nom d’arguments « religieux » ?


    • Hijack Hijack 19 juin 10:25

      @zak5

      L’antisémitisme ... haine du juif parce que juif, n’existe pratiquement plus ... et d’ailleurs ne concernait que l’Europe. Actuellement, le problème israélien est plus politique que religieux, bien que les religions y sont en toile de fond, mais à l’origine arabes et juifs s’entendaient parfaitement bien, voir en Syrie avant son agression.


    • Oceane 20 juin 22:37

      @Hijack

      ...mais à l’origine arabes et juifs s’entendaient parfaitement bien"

      Tu fais la même confusion que Christian Labrune en faisant des croyants juifs un groupe ethnique. Et c’est de là que débute l’escroquerie du « peuple juif » qui n’existe pourtant pas.


    • Anne 21 septembre 19:45

      @Jeussey de Sourcesûre On pourrait surtout en finir avec le « dès qu »on parle des musulmans il faut parler des juifs".
      Déjà que les motivations sont douteuses mais surtout, surtout, les deux situations ne sont comparables en RIEN.
      1- Nous avons vécu une laïcité sans problèmes avec nos concitoyens juifs pendant des décennies
      2- Ils ne sont ni nombreux ni en nombre croissant ni prosélytes
      3- Ils ont eux de vraies raisons de penser qu’on leur en veut, 74 000 déportés et des meurtres antisémites récents
      4- Il sont respectueux de la République et de la France, ont souscrit à nos lois et nos moeurs et renoncé officiellement aux principes de leur religion incompatibles lors de l’établissement du consistoire.
      En résumé nous n’avons aucun problème avec les français de confession juive, bien au contraire, leur apport à la société est positif, nous risquons de nous en apercevoir si ils partent, effrayés par l’antisémitisme violent qui se développe et que nous refusons de voir car il faudrait stigmatiser les musulmans, retour au point de départ.
      PS les émission de Mr Finkielkraut sont des modèles d’ouverture d’esprit et de courtoisie dont bcp pourraient s’inspirer dans le PAF.


    • Anne 21 septembre 19:51

      @La mouche du coche
      1- les athées n’en ont rien à faire des religions
      2- vous ne connaissez manifestement pas la différence entre athées et laïques, on peut être athée et pas laïque, et laïque et pas athée
      3- vous prouvez que l’auteur a raison par votre « appel à la haine » ridicule
       Bref une inculture crasse et un discours de bon bigot hypocrite, ce n’est pas la mouche du coche mais la mouche verte....


    • Anne 21 septembre 20:02

      @La mouche du coche
      Ce qui drôle c’est que vous VENEZ DE DEMONTRER que l’islamophobie est une imposture smiley
      Quand à la tolérance républicaine détrompez-vous, les quenellistes l’ont déjà senti passer justement deux-trois fois et ça va aller en se renforçant. Et j’aime bcp vos « musulmans violeurs », islamophobe va ! smiley


    • guylain chevrier guylain chevrier 14 juin 10:17

      On ne peut répondre à ce problème en en avançant un autre. Les procès en islamophobie sont de vrais procès menés devant les tribunaux à des intellectuels par des organisations qui défendent un islam politique qui combat les libertés et droits individuels, pour imposer le délit de blasphème. Il faut répondre sur le fond au lieu de répondre à côté, en cherchant encore une fois à faire passer ceux qui utilisent l’accusation d’islamophobie pour des victimes.


      • Arleen Arleen 14 juin 11:00

        @guylain chevrier
         

        C’est une des techniques classique des trolls, lorsqu’un sujet les dérangent : tenter de faire dévier la discussion vers un autre sujet. Et ici, dès le premier post !


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 juin 13:06

        @guylain chevrier

        je ne comprends vraiment pas votre réaction : je vais dans le même sens que vous et ça vous déplaît !
        vous voulez bien lutter contre les procès permanents en "quoiquecesoit-phobie, non ?

      • astus astus 14 juin 14:42

        @guylain chevrier



        Merci pour cet excellent article clair, précis et documenté, qui montre bien comment le mot islamophobie vise à faire taire ceux qui critiquent les excès d’une religion quand elle cherche à faire admettre un délit de blasphème comme avec cette résolution du Pakistan que vous évoquez, adoptée par 23 voix contre 11 et 13 abstentions par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) le 26 mars 2009. Récemment un blasphémateur a d’ailleurs été condamné à mort au Pakistan, un pays islamisé de force sous l’égide féroce de Tamerlan à la fin du 14ème siècle. 

        Ceux qui critiquent l’utilisation de ce mot cherchent évidemment à restreindre la liberté d’expression et réalisent un amalgame, un mot d’origine arabe signifiant une relation sexuelle, entre la critique d’une religion et celle de ses fidèles, pour placer les lois religieuses au dessus des lois de la République, qui contrairement aux précédentes sont votées par les citoyens, ce qui fait une énorme différence. 

        La loi de 1905 est le fruit d’une longue histoire qui permet heureusement de croire ou de ne pas croire en séparant le domaine civil (politique) du religieux. D’où la phrase : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (MatthieuXXII,21) qui rend possible le fait que « La religion est pour Dieu, la nation est pour tous » selon Naguib Mahfouz ou « L’Etat chez lui, les religions chez elles » de Victor Hugo. 

        La critique des religions qui attentent à la liberté est une œuvre de salubrité publique comme l’avait compris Voltaire qui signait ses lettres EI, une abréviation aux lettres prémonitoires, ou « Ecr.l’inf » (écrasons l’infâme), pour inviter son lecteur à la lutte contre tout obscurantisme, notamment religieux. Les quelques 80 tribunaux islamiques présents en Angleterre qui font appliquer la charia pour le droit matrimonial et l’héritage montrent bien les dérives d’un système auquel nous avons heureusement réchappé en France grâce à cette loi sur la laïcité que beaucoup nous envient.

         


      • Christian Labrune Christian Labrune 14 juin 21:35

        je ne comprends vraiment pas votre réaction : je vais dans le même sens que vous et ça vous déplaît !

        @Jeussey de Sourcesûre

        Vous êtes vraiment un troll de la pire espèce !


      • Oceane 15 juin 10:25

        @guylain chevrier

        « On ne peut répondre à un problème en avançant un autre. »

        Et on s’achemine vers le déni des précédents sur lesquels la justice devrait se prononcer et l’on fait du deux poids deux mesure sur une apparente objectivité devant être acceptée par tous. C’est une escroquerie intellectuelle et morale.


      • astus astus 15 juin 10:34

        @astus


        Erratum : à la place de « Ceux qui critiquent l’utilisation de ce mot... » il faut bien sûr lire « Ceux qui organisent l’utilisation de ce mot (à des fins polémiques de victimisation) cherchent évidemment à restreindre la liberté d’expression ... »

        PS : je constate que les trolls moinsseurs patentés, avec toujours aussi peu d’arguments, et toujours aussi peu de lumière à tous les étages (la lumière divine s’entend !) se sont réveillés avec la gueule de bois. C’est bien le signe que l’article vise juste. Tous ensemble écrasons l’infâme.


      • Gogonda Gogonda 15 juin 12:23

        @guylain chevrier


        L’accusation d’islamophobie, n’as rien à envier à l’accusation systématique de complotisme ou d’occidentalophobie dés qu’un musulman pose les bonnes questions sur l’interventionnisme occidental au Moyen Orient ou les barbouzeries des services secret avec des islamistes, exemple :

        « Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Right Watch »

        « On a dit aux Américains que leur gouvernement assurait leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l’intérieur des Etats-Unis », a déclaré Andrea Prasow, l’un des auteurs du rapport. « Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n’auraient jamais commis de crime si les forces de l’ordre ne les avaient pas encouragés, poussés, et parfois même payés pour commettre des actes terroristes ». 


        Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y participe.

        L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la voie », transformant en « terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».



        http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/21/le-fbi-a-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats_4460774_3222.html

        C’est pour ça qu’il ne sert à rien d’accuser de communautarisme victimaire, d’occidentalophobie ou de sortir le sarcastique « si li siouniste »...ça ne changera pas les faits.















      • Elena Mangusta 22 septembre 11:00

        @Oceane Il n’y a strictement aucun « deux poids deux mesures » sauf pour ceux qui affectent de ne pas connaître la loi et le sens des termes, bref les dieudonnistes.


      • Massada Massada 14 juin 10:51

        Article très complet et fort instructif.

        J’ai encore quelques difficultés à comprendre la laïcité à la française mais sinon je partage l’avis de l’auteur.


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 juin 12:07

          @Massada

          c’est tout-à-fait normal

        • HELIOS HELIOS 14 juin 13:24

          @Massada...


          la laïcité a la française, c’etait un modèle qui laissait le choix de choisir la couleur lorsqu’on achete sa voiture, c’est de toutes façons toujours la même voiture... et ça arrange tout le monde.

          Voila presque 2 millenaires que ça dure, avec, certes, quelques peripeties, mais ça marche.

          Et voila qu’arrivent d’autres modèles de voitures venue d’asie, mais comme vous le savez, cela ne derange pas grand monde, il y en a peu a vendre et elles sont similaires.

          et puis, l’islam est arrivé, avec sa conduite a gauche et tout et tout.

          Vous voulez quoi ?, qu’on accepte de modifier toutes les voitures et changer le coté de la route où l’on roule ? ... car c’est bien cela qui est proposé, un changement de fond !

          Ne vous etonnez pas des résistances, ce qu’il manque c’est seulement une normes précisant que l’on roule a droite. Mais cela, ce n’est pas pret d’arriver, les marchands de pieces de rechange et les assurances vont y veiller, c’est sur les accidents qu’ils font leur beurre !!! et la police aussi.... et que dire des acheteurs ...

        • microf 14 juin 22:11

          @Massada

          Bonsoir cher ( e) Massada, je ne vous ai pas oublié, je prie toujours pour vous.
          Pour nous Catholiques, demain c´est officiellement la fête Dieu, je prierai spécialement pour vous et votre famille.


        • Oceane 14 juin 23:19

          @microf

          « Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères ! Beni soit l’Eternel, Dieu de Sem et que Canaan soit leur esclave ! Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite les terres de Sem et que Canaan soit leur esclave ».

          Pitié, un peu de bon sens et dignité !


        • kirios 18 juin 08:18

          @Massada
          je partage totalement votre appréciation .
          la religion , en l’occurrence la musulmane (salafiste dit on ??), devient un danger quand elle sert d’expression dominatrice d’une déclaration de guerre .
          un homme - ou une femme - de la religion d’Allah est comme tous les autres , qu’ils soient chrétiens , bouddhistes , ... ,ou athées , et ne me pose aucun problème .
          par contre lorsque par ses habits , son comportement public , ses exigences particulières ( nourriture hallal ) , il se veut l’expression d’une religion invasive là il est un danger qu’il est criminel de faire semblant d’ignorer .

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