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Accueil du site > Tribune Libre > Pour ou contre l’adoption ?

Pour ou contre l’adoption ?

Le débat sur le rapatriement des enfants haïtiens déjà apparentés après le séisme a déchaîné les passions ! Alors qu’avec un peu de réflexion, il est facile de comprendre que cet acte n’était pas un scandale. Le but étant pour des parents dont le processus était déjà bien avancer d’aller chercher non pas DES enfants mais LEURS enfants, on a vu des boucliers se lever de toutes part, comme si des armes, des protestations qui étaient restées silencieuses au moment de l’Arche de Zoé n’attendaient qu’une occasion pour sortir.
Dans l’adoption rien n’est jamais simple, et les réponses sont souvent hétérogènes.

 Depuis trois semaines et la tragédie haïtienne, les débats sur l’adoption ont été houleux, dans les médias, mais aussi dans tout le "microcosme de l’adoption" : au sein des associations de parents adoptifs, des associations d’enfants adoptés, des groupes de discussion sur internet ou des blogs particulièrement nombreux.
 
Plus qu’un véritable lobby anti-adoption bien organisé, ce sont des sentiments divers contre ce phénomène que l’on peut constater. Cette opposition a des causes très diverses, pour ne pas dire contradictoires, elle est surtout animée par de grandes méconnaissances.
 
Précisons, avant tout quelques axiomes qui sembleront évidents à certains mais qui seront nouvelles pour d’autres :
 
- l’adoption peut se transformer en catastrophe. Malgré des exacerbations à l’adolescence, beaucoup de malentendus, la majorité des enfants, adolescents et adultes adoptés vont bien. Mais, il faut reconnaître que dans certains cas, l’adoption peut tourner au pire fiasco. Les causes sont multiple. Parfois, c’est parce que les enfants en cause ne pouvaient être adoptés, car les histoires qu’ils ont vécues sont trop difficiles et qu’ils ne peuvent plus trouver leur place dans une famille. Dans d’autres familles, ce sont les parents qui sont le maillon faible, et qui n’auraient pas dû adopter, car cette aventure tout à fait particulière n’était pas faite pour eux. Enfin, la cause la plus fréquente des échecs de l’adoption reste l’erreur de cigogne, c’est-à-dire quand l’amalgame ne prend pas, et qu’enfants et parents ne trouvent pas l’harmonie. C’est dans ces cas-là que les professionnels de l’adoption ont le plus grand rôle à jouer, et que la société peut jouer un rôle néfaste.
 
- les trafics dans l’adoption existent bien. Trafics honteux et médiatiques comme la lamentable épopée de l’Arche de Zoé, ou petits trafics avec certains parents aveuglés par leur désir d’enfants et mal conseillés qui vont rentrer dans des malversations. Ils sont rares, mais tout doit être fait pour les combattre et les prévenir. Mais la plupart des trafics d’enfants n’ont pas pour motivation l’adoption... il est très difficile pour chaque famille adoptive de sentir de la suspicion dans le regard d’autrui, dès qu’un trafic d’enfants est mis à jour, et terrible pour un enfant adopté de s’entendre dire (comme ce fut le cas pour l’Arche de Zoé) : "tes parents ce sont des voleurs d’enfants".
 
Une fois ces préambules faits attachons nous à reconnaître les différents ennemis de l’adoption :
 
- En premier lieu, cela peut être les victimes des échecs de l’adoption évoqués plus haut. Sans aller jusqu’au drame du deuxième abandon, un enfant qui n’aura jamais trouvé sa place dans sa adoptive, ou des parents qui n’auront perçu que du rejet de la part de leur enfant deviennent de farouches opposants de l’adoption. On ne peut leur en vouloir, mais juste leur reprocher de trop généraliser à partir de leur expérience propre.
 
- Souvent c’est à visée humanitaires que l’on s’oppose à l’adoption. Cette opposition n’est pas la plus farouche, et elle est aussi compréhensible quand certains acteurs actifs dans l’aide au développement s’indignent de la dislocation forcée des familles par des raisons économiques ou sociales. L’adoption peut être considérée à juste titre comme un échec quand les parents ne peuvent assurer un avenir à leur progéniture. Le jour où des parents ne seront plus obligés de se séparer de leurs enfants contre leur gré sera un grand jour. En attendant, l’adoption reste une solution pour donner un avenir et plus encore une famille à certains enfants, et au risque de surprendre, elle est souvent le choix des familles biologiques qui préfèrent cet avenir pour leurs enfants plus que la misère, ou des institutions pas toujours bien joyeuses. 
Parfois ceux qui sont dans cette démarche humanitaire, tombent dans l’humanitarisme et se lancent dans des discours que l’ont peut qualifier au choix de ridicule ou diffamatoire... ce sont lorsque réapparaissent quelques fameux mythes comme celui de l’enfant adopté qui servirait en fait de matière première pour le trafic d’organes.
 
- La raison sans doute la plus méprisable pour combattre l’adoption et plus particulièrement l’adoption internationale, c’est le racisme. Ce n’est pas tant l’adoption qui gêne certains mais l’arrivée en France de milliers d’enfants dont les yeux bridés, les pommettes hautes ou la peau bronzée sont pour eux une injure à la survie de leur race, persuadés que c’est dans le sang ou dans les gènes que se situe l’essentiel de ce qui différencie un homme d’un autre.
A ces tristes sires, je rajoute volontiers un courant de pensée qui ne se veut pas raciste mais plus philosophique, voire psychanalytique, et qui avec de grands raisonnements vaseux plus que de véritables expériences critiquent sans vraiment les connaître, l’adoption plénière, le changement du nom et du prénom qui se passent dans l’adoption...
 
- Enfin, les pires ennemis de l’adoption, sont très nombreux. Ce sont ceux que les familles adoptives croisent tous les jours. Ceux qui n’y connaissent pas grand chose, mais ne peuvent s’empêcher des réflexions hors propos devant des parents adoptifs et des enfants adoptés (qui doivent être sourds pour que l’on ose prononcer de telles phrases devant eux !). Leur principale source de confusion est qu’ils sont persuadés que l’adoption est un acte humanitaire. Ils n’hésitent pas à dire à des parents adoptifs : "C’est bien ce que vous faites", parce qu’ils ont adoptés ? C’est tout aussi ridicule que de déclarer à chaque famille que l’on croise avec un bébé "C’est bien ce que vous avez fait sous la couette, il y a 9 mois" ! Parfois c’est plus méchant comme lors de mon article précédent lorsque d’aucuns comparent l’enfant adopté à un ustensile ou reprochent aux parents adoptifs d’avoir dépensé de l’argent pour adopter plutôt que pour aider le pays d’origine.
 
L’adoption une idée généreuse, en aucun cas : on n’adopte pas un enfant pour lui sauver la vie, et notre société ne donne pas encore aux familles adoptives la sérénité dont elles ont besoin !
 
 

Les réactions les plus appréciées

  • Le Concombre Masqué (---.---.---.189) 8 février 2010 23:52

    Ben alors ma Krikri ? On se fait un grand bol de clichés parce qu’on a trop regardé TF1 ?

    J’en ai aussi quelques uns qui me font bien rigoler aussi, j’étais plié avec les votres. mdr !!
    Alors voila je me présente, Le Concombre, et oui, mais attention, moi je suis un exemple, car je pense, en toute modestie, me situer dans les «  0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine ». 
    Je m’explique, ça va vous plaire. J’en ai 4, issus de déplacements massifs de population, sauf le dernier qui né en France : un vrai blanc, blond yeux bleus - enfin, pour ce qui lui en reste de ses yeux, tellement il a été bastoné par ses parents de naissance, des bons français de souche. 
    Alors moi je l’élève dans le respect de ses origines, et quand je suis bien bourré le soir je lui en colle une bonne et bien sévère et après ça va mieux. On rigole ensemble ensuite en regardant le catch à la télé.
    Les autres pareil, on respecte à la lettre leur culture d’origine. Ma femme et moi on se marre bien d’ailleurs. 
    Mais je suis comme vous, je préfére largement le petit français, et d’ailleurs je sors trés rarement mes noirs, sinon pour aller au zoo. On va voir les girafes et les lions comme dans leur pays. Et vous avez bien raison de dire qu’on va le payer plus tard, comme c’est malheureusement arrivé dans votre famille (vraiment vous avez pas de chance d’être tombés sur des ingrats, car on perçoit trés bien chez vous une solide éducation morale et un équilibre intellectuel qui nous font penser que vous provenez d’une famille en tous points respectable). Moi je dis toujours qu’on aura eu de la chance si on arrive à en faire des éboueurs ou des danseurs de claquettes, mais je suis trés pessimiste quant à l’avenir. 
    Enfin, on s’en fait pas trop quand même parce que si un jour ils deviennent trop encombants, on leur planque leurs papiers, on les denonce comme sans papiers à la PAF, et paf ! Besson les raccompagne à la maison !!

    Mais à la vérité, et pour conclure, ma motivation première, en plus de faire du bien à des pauvres et de les sauver de la misère, c’est les allocs. Avec 4 ça commence à être sympa, et on peut rouler en 4X4. 

    Vous voyez Krikri, l’adoption peut aussi être quelque chose de trés éthique, totalement en adéquation avec une vision angélique de l’ordre des choses. J’espère qu’ensemble nous pourrons faire peur à la pensée unique qui gangréne les medias, les bobos et les altermondialistes (je sais pas ce que ça veut dire celui la, mais je trouve que ça sonne bien).
    Amicalement votre, 
    Le Concombre Masqué. 


  • Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 8 février 2010 21:28
    Jean-Vital de Monléon

    Merci Krikri, j’ai juste une petite crainte que trop de lecteurs croient que vous soyez mon complice et que je vous ai soudoyé pour fournir de tels exemples en une seule intervention.


    Vous espérez créer une autre raison, mais moi, je ne vois dans votre commentaire que les quatre raisons que j’ai évoquées. Les quatre à la fois, j’avoue être admiratif d’une telle constance, d’une telle persévérance ! 

    Première raison que l’on retrouve chez vous :
    D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire, et quel geste chez vous, tant qu’à faire vous viser haut : parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption, c’est quelque chose d’exceptionnel. L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques. Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi, mais montre surtout que l’on a cherche à satisfaire un besoin naturel (presque une pulsion) de s’assurer une descendance, de donner des choses (amour, apprentissage, etc..) à des plus jeunes avec qui ont crée un lien fort. Vous pouvez critiquer cette pulsion, ce désir, mais pourquoi vouloir que les parents adoptifs soient des saints, des surhommes alors qu’ils ne veulent être que des parents. L’infécondité doit-elle punie par une abnégation héroïque.
    Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence ! 
    Votre fait incontestable :  « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...

    Deuxième raison :
    Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle ou plutôt familiale grâce à laquelle on généralise. Et vous le faites à partir d’une histoire d’une soeur de votre grand-mère, j’ignore votre âge mais cette dame pourrait être soit l’arrière-grand-mère ou l’arrière-arrière-grand-mère, des enfants adoptés actuellement, un exemple d’actualité si on peut dire, en plus d’être unique !

    Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute : 
    J’ai presque espéré qu’il y avait un peu d’humanitaire, quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes) choses condamnées encore plus par les familles adoptives que par le français moyen, car ils savent qu’ils en seront avec leurs enfants les première victimes collatérales ! Ces trafics comme vous le racontez ont existés, doivent ils pour cela jeter l’opprobre sur toutes les familles adoptives, comme si les chauffards devaient faire interdire les voitures ?
    La façon dont vous mélanger : recueils par charité (qui aboutissent souvent à des catastrophes) et adoption en plus d’être confuse montre encore votre méconnaissance du sujet !

    Quatrième raison :
    Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France, on les coupe de leur culture, de leurs racines de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu). Vous me faites pensez à deux types d’individus que je combats très (trop) souvent : la vieille commère qui critique et juge tout le monde et particulièrement le petit ado adopté dont la couleur ne lui revient pas : « il a son pays dans le sang ! »proclame-t-elle (vous c’est la nation), oui il est parti de son pays de naissance, avant l’âge d’un an, mais son pays il l’a dans le sang, tout comme vous elle ne lui permet pas sa place en France. L’autre personnage, c’est le prof de sport bedonnant en survêt flasque, la clope au bec, qui les yeux sur le chrono lâche à son élève : « comment tu fais pour être si nul au sprint alors que t’es black ! ». Avec votre raisonnement et le sien on est très prés de proclamer que l’arabe est fainéant, l’asiatique cruel, le noir a le rythme dans la peau, etc, etc, etc, oui Krikri ce quatrième paragraphe essaie de jouer à l’humanisme béat mais ce n’est rien d’autre que du racisme ! La culture pour vous n’est elle qu’une affaire de sang ? de couleur de peau ?

    Merci pour cet illustration de mon article, je n’en espérai pas tant aussi tôt et avec une telle harmonie vous êtes un vrai héros romantique !
  • greg (---.---.---.77) 11 février 2010 01:48
    Bonjour,
     
    J’ai 44 ans, j’ai un petit boulot, j’ai la même compagne sans être marié depuis 25 ans (psychologue), je suis papa... Je ne suis ni adopté, ni adoptant... J’ai travaillé comme éducateur spécialisé dans un foyer pédagogique où l’on travaillait en conservant tous les liens possibles entre enfants et parents ... des parents avec de grandes difficultés économiques et/ou sociales et/ou psychologiques (Il y en avait en prison.) ... et il était interdit de proposer à ces parents de donner leurs enfants pour l’adoption. Je soutiens actuellement une structure au Sri Lanka pleine d’enfants qui sont parrainés par des européens... et je soutiens des associations qui militent pour bien réduire les adoptions internationales. 
     
    Je suis par exemple membre du fameux Réseau des Epis Mêlés dont on met un lien quelques messages au-dessus ici... On met en garde les âmes sensibles qui pourraient l’utiliser... et je suis d’accord avec çà... mais celà me fait penser à une histoire qu’on raconte autour d’une exposition de peinture à Paris avant la deuxième guerre mondiale. Picasso y présentait son terrible Guernica et l’ambassadeur d’Allemagne (nazi) en visite là, impressionné par le tableau, aurait demandé qui avait fait çà. Le peintre, présent, lui aurait répondu : c’est vous.
     
    Pour vous donner un éclairage spécialisé sur la question posée je vous recommande de lire cette page du Dr Michel Lévy : http://inventionpsychanalyse.wifeo.com/adoption.php . 
     
    Personnellement, à la question je répondrai par un grand « POUR LE PARRAINAGE !!! ». Je sais, parrainage et adoption sont deux choses bien distinctes... mais en en accroissant une on peut en éviter et/ou en réduire une autre !!! 
     
    A l’heure où l’on parle d’une île qui a subit une grande catastrophe naturelle je vais vous parler d’une autre île, le Sri Lanka, qui a subi aussi une autre grande catastrophe naturelle il n’y a pas si longtemps, un grand tsunami. Là aussi celà a touché un pays très pauvre. Là aussi on a voulu adopter en urgence et on a craint un trafic d’enfants ... Et ce petit pays n’a pas laissé faire. Quelques années avant le Tsunami le Sri Lanka, découvrant certaines dérives, avait déjà pratiquement réduit à néant les adoptions internationales. Depuis il y en a environ qu’ une cinquantaine par année, concernant souvent de la famille élargie expatriée. Ce chiffre n’a pas bougé après ce Tsunami qui a fait des milliers de morts et laissé aussi des milliers de personnes dans le désarroi. Les adoptions nationales (environ mille par an) n’ont pratiquement pas augmenté non plus. Des centaines de structures de parrainage se sont développées après la catastrophe, çà oui.
     
     Les enfants sont malheureux dans les « orphelinats ». - J’entends souvent par ici. Déjà il faut savoir que plus des deux tiers des enfants dans ces structures ne sont pas orphelins, et que ceci semble être une généralité partout au monde, j’ai appris récemment par l’organisation Save the Children. Ces derniers temps on a d’ailleurs opéré dans ma petite structure des retours en famille pour des enfants... que nous parrainons toujours. Ensuite...Eh bien ils peuvent grandir de façon très harmonieuse et heureuse aussi là !!! Je viens de visiter il y a trois mois la structure que j’aide : Les enfants vont à l’école, jouent, ne sont pas seuls, sont soignés, sont aimés... Ils respirent la joie de vivre. Je n’ai pas observé de grandes carences affectives en eux. J’ai même le sentiment maintenant que les lointains parrains cherchent à donner plus d’amour que les filleuls n’en demandent. Rires. Autre chose : beaucoup d’enfants ont grandi... ont passé une adolescence sans grands problèmes psychologiques... sont devenus de jeunes adultes ... et on les suit toujours. Le parrainage c’est l’établissement de liens, les liens d’une véritable solidarité humaine. C’est de çà qu’ont besoin beaucoup de personnes dans le monde... et à Haïti plus particulièrement !!!
     
    L’adoption ? En principe celà doit être quelque chose de dernier recours, de très contrôlé, de très limité ... L’adoption internationale ? Encore plus. En pratique ? L’adoption au niveau national se fait correctement, il me semble... mais au niveau international... Que penser ? Il y a bien une convention internationale de La Haye... réglementant la chose... une convention que des pays comme le Guatemala ou la Chine ont ratifié... des pays où il a été et/ou on découvre souvent encore des vols d’enfants pour l’adoption internationale. Pas de problème... Ils ont signé là. Mais ce n’est pas suffisant : il faut rappeler qu’il y a actuellement au monde dix candidats pour adopter pour un enfant adoptable. Alors des pays d’accueil même signataires de telle convention se permettent des adoptions depuis des pays non signataires... « en étant plus vigilants ». Alors on trouve des situations bizarres. Par exemple, les choses ne semblant pas claires, les adoptions depuis Haïti sont interdites depuis 2007 par certains pays de l’Union Européenne... et pas par d’autres. Celà fait penser au nuage de Tchernobyl qui ne franchit pas certaines frontières là. La France est championne en adoptions dans les coins les moins clairs d’ailleurs. Elle trouve de ces trucs !!! Je repense à ce rapport Colombani qui a servi pour relancer des adoptions au Cambodge notamment. Ce qui devrait concerner normalement des dizaines de cas par année et par pays... le devient pour des milliers. On peut en arriver au cas de la Corée du Sud, qui maintenant est un pays riche, et qui conserve une véritable industrie de l’adoption internationale qui lui fait au moins économiser beaucoup d’argent dans une politique sociale. Ce n’est pas beau , mais c’est ainsi. Alors on peut bien élever des enfants adoptés internationalement, et on sait mieux le faire maintenant, je n’en doute pas, au delà d’un nombre toujours trop important d’échecs à mes yeux ... mais le fait-on correctement à la base ? Je crois très souvent que non. Rien que pour çà je pense qu’il faudrait interdire les adoptions internationales .
     
    Désolé si mon avis ne plait pas. 
  • koanzench (---.---.---.130) 11 février 2010 15:32
    koanzench

    Du constructif :

    - Traumatisme et adoption, un regard clinique.
    Par Sandrine Dekens, Psychologue clinicienne / Psychologie géopolitique, psychothérapeute.
    Sur OSI Bouaké.

    L’article a aussi été repris sur le site Enfance & Familles d’Adoption.


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55 réactions à cet article

  • nenette (---.---.---.115) 8 février 2010 16:16

    Merci ! Et c’est un cri du coeur. Voici enfin l’Article sur l’adoption que j’attendais depuis des annees !

    Je voudrais ajouter que l’adoption, on l’oublie, permet aussi de trouver une famille qui les desire vraiment a des enfants :
    - orphelins qu’aucune famille ne vient reclamer
    - non desires pour de multiples raisons : culturelles, conditions de la conception, etat psychologue de la mere, handicap ou maladie...
    - retires a leurs parents biologiques pour maltraitance ou negligence

    Quant a l’idee qu’on ne peut vivre heureux qu’entoures de personnes de la meme couleur, ayant les memes racines, notre famille mixte ne peut y adherer, notre double culture nous la vivons comme une richesse, contre vents et marees. Et nous la vivons a l’etranger depuis dix ans !

    Enfin je voudrais ecrire un mot sur une theorie que je lis parfois avec revolte : « l’adoption comme cause de l’abandon » c’est tout simplement faux. La preuve c’est que les pays ou l’adoption n’existe plus, ou alors en interne de facon marginale et cachee, ont aussi leurs enfants abandonnes. Qui prend la parole pour ces enfants-la, loin des cameras ?

    Mais enfin depuis quand Generosite est-il devenu un gros mot ? Donner sans attendre en retour c’est la vraie generosite, c’est ce que j’ai appris en devenant maman, alors c’est peut-etre naturel (on peut en discuter) mais c’est quand meme un bel amour, tres pur.

    Nenette, deja maman et en cours d’adoption, qui souhaite a tous les enfants de trouver un foyer aimants, aux adoptes et adoptants de trouver la paix.

    • Fantômette (---.---.---.215) 8 février 2010 21:42
      Fantômette

      @ l’auteur
      @nénette

      Et avant de lire quoi que ce soit de ce qui suit, pour ne pas être influencée : merci, tout simplement, de ces mots choisis avec soin et honnêteté, pour parler de ce chemin dans lequel beaucoup de familles trouvent leur bonheur, parents & enfants compris. Parfois il faut savoir dire les choses simplemnt : ça marche !

  • krikri (---.---.---.125) 8 février 2010 17:39

    Vous avez oublie une raison... Personnellement, je suis contre l’adoption internationale massive par des personnes non-concernees.

    Je considere comme non-concernees les personnes non-residentes dans le pays de l’enfant et non-originaire de ce pays. Les gens genereux et ininteresses qui vont s’installer dans le pays de l’enfant et l’elever la-bas, ca ne me pose aucun probleme. 

    Ca ne me poserait pas de probleme s’il s’agissait de quelques cas, anecdotiques. Ou des situations d’urgences, comme lorsqu’il y a des enfants boat-people devenus apatrides (enfin, j’ai beaucoup d’amis qui furent ces enfants suite a la guerre du Vietnam, et personne n’a cherche a les adopter en France a l’epoque, ils ont grandi adoptes par la DASS, si on peut dire) 

    Ce n’est plus le cas, c’est devenu un deplacement massif de population. On deplace des personnes qui ne sont pas volontaires (pas encore en etat de l’etre), et on les coupe de leurs famille (proche, lointaine), leurs racines, leur culture et leur nation... On va surement me donner l’exemple des 0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine. Il y a les 99, 999999% d’autres. 

    Ce n’est pas la traite des noirs, ni la traite des blanches, heureusement... mais c’est une nouvelle forme de traite et de colonialisme. Personne ne l’accepterait s’il s’agissait d’enfants francais qui etaient massivement emmenes pour etre accultures. Meme pas de braves gens, aimants etc.

    @Nenette, oui les pays qui n’exportent pas leurs enfants ont des *orphelinats*. Tous les pays en ont. La France en a. Il reste toujours quelques cas de familles qu’on ne parvient pas a maintenir, et donc des enfants places temporairement sans qu’ils soient adoptables... bien sur, avec un peu de backshish et de fonctionnaires complaisants a la mode haitienne (mais pas seulement), on arriverait a faire signer les papiers d’abandons et a les declarer *orphelin sans aucun lien de parente*, donc exportable vers les Etats-Unis par exemple... Ben, on le fait pas. On ne le fait plus. Meme s’il y a parfois des raisons de retirer un enfant a sa famille, il n’y en a pas de l’envoyer au bout du monde. Quand on veut, on peut trouver des solutions locales qui ne coupent pas l’enfant de son passe et son environnement. 

    La seule raison de les expatrier est la tres grande demande d’orphelins de la part des bobos occidentaux en mal d’enfants.

    ***« l’adoption comme cause de l’abandon » c’est tout simplement faux. ***

    C’est un fait incontestable. Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression (plus ou moins *amicale*) de l’etranger. On n’expatrierait jamais ces enfants sans une demande dans les pays aises. 

    On discute des eventuels « aspects positifs de la colonisation » pour le passe. Debat interessant. Mais c’est de la colonisation au present... 

    Je dis on ne le fait plus car l’Angleterre l’a fait jusque dans les annees 70, et l’Australie jusque que dans les annees 80. Dans ces democraties pas specialement corrompues pourtant, tres insidieusement, mais systematiquement les travailleurs sociaux et les fonctionnaires ont pousse les familles a signer pour l’abandon. On sait maintenant qu’ils ont fait comme l’Arche de Zoe, comme les Baptistes americains a Haiti et comme beaucoup de personnes des ONG organisant l’adoption d’enfants du Tiers-Monde. Ils ont dit a des parents dans la deche : « C’est un foyer / une famille d’acceuil ou votre enfant sera provisoirement... les freres et soeurs ne seront pas separes... signez ici... signez la... signez pour les allocs, signez pour la secu... ». Et ils leur ont fait signer des papiers d’abandon definitif un peu obscurs. Les fonctionnaires suivants dans la chaine auraient du enqueter mais comme ils etaient persuades que l’enfant serait mieux dans une famille adoptive que chez ses geniteurs de basse extraction, au contraire, ils ont classe les archives referant a la famille et ont arrange les dossiers pour que les enfants apparaissent « orphelins sans aucune famille » ou « abandonnes par toute leur parente ». 

    http://www.cbsnews.com/stories/1999/03/24/60II/main40269.shtml

    Meme en France, il y a quelques generation, tout le monde trouvait ca normal, je pense, de delester les pauvres de leurs enfants. Dans ma famille, il y a eu des cas d’ailleurs, jusque dans les annees 60 aussi. Des cousins assez aises et sans enfants ont informellement *pris en charge* des enfants de cousins pauvres qui avaient trop de bouches a nourrir. En gros, les riches prennent des enfants aux pauvres. Celles que je connais etaient une soeur, et une niece de ma grand-mere. Les familles adoptives etaient irreprochables, et les 2 filles ont beneficie de possibilites d’etudes et d’etablissement dans la vie que n’ont pas eu leurs freres et soeurs. Pourtant, ils ne les ont jamais enviees. Ces deux femmes n’ont jamais digere l’arrachement. L’une s’en est sortie en coupant tout lien avec toute notre famille des qu’elle a ete independante. L’autre ne s’en est pas vraiment sortie, mais bien sur on ne peut pas affirmer que ce soit la cause de ses problemes. . J’ai toujours entendu : « Je pardonne a mes parents et mes parents adoptifs car c’etait la mentalite de leur epoque, mais c’etait une mauvaise idee. ». Oui, maintenant, on trouve ca « pas bien » dans la famille. Mais chez vous, c’est considere comme normal ?

    Et vous pensez que les Haitiens sont inferieurs aux Francais et incapables d’elever les enfants de leur pays ?

    • armelle (---.---.---.254) 8 février 2010 19:43

      voilà une bien curieuse façon de voir les choses cher krikri.
      Peut-être devriez-vous vous intéresser aux pays pour lesquels l’adoption internationale est autorisée.
      Un exemple parmi tant d’autres malheureusement : on dénombre actuellement en Ukraine (c’est d’actualité car des élections ont eu lieu hier dans ce pays) autant d’enfants abandonnés qu’à la fin de la 2de guerre mondiale !
      Alors, oui, bien sûr que les ukrainiens ne sont pas heureux que leurs enfants partent vivre dans un autre pays, ils ne sont pas heureux lorsqu’ils nous voient arriver, et nous nous faisons bien évidemment les plus discrets possibles pour essayer de faire en sorte que l’adoption de leurs enfants se passe dans les meilleurs conditions possibles pour ces enfants. Mais, et cela est bien triste à dire, ils savent qu’ils n’ont pas vraiment le choix : on aura beau donner de l’argent à ces enfants, cela ne leur donnera pas de parents. (et croyez-vous que ces pays accepteraient que nous français (ou autres) habitions dans leur pays pour élever leurs enfants ? : ça c’est de l’idéalisme pur !).

    • Lulue71 (---.---.---.217) 8 février 2010 19:53

      No comment !! Parler aux imbéciles les instruits !!! smiley

    • frédé (---.---.---.203) 8 février 2010 21:19

      Kiriki t’as pas tout compris je crois..
      ça fait intello qui n’a pas bien digéré des idées toutes faites.....et qui juge sur sa toute petite expérience de vie...
      un peu droit du sang tu sais comme au temps des rois.....

      J’ai pas bien envie de discuter alors une question ridicule :
      Que dis tu des familles dont l’enfant blanc naît ailleurs ,en Afrique par exemple, et revient en France..on le coupe de,ses origines à quel moment ? sans parler de l’exode rural...en ville on a coupé les gens de leur origine terrienne....mon dieu ces urbains sont des coloniaux....
      Une maman adoptante, égoiste , respectueuse des origines de sa fille,

    • Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 8 février 2010 21:28
      Jean-Vital de Monléon

      Merci Krikri, j’ai juste une petite crainte que trop de lecteurs croient que vous soyez mon complice et que je vous ai soudoyé pour fournir de tels exemples en une seule intervention.


      Vous espérez créer une autre raison, mais moi, je ne vois dans votre commentaire que les quatre raisons que j’ai évoquées. Les quatre à la fois, j’avoue être admiratif d’une telle constance, d’une telle persévérance ! 

      Première raison que l’on retrouve chez vous :
      D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire, et quel geste chez vous, tant qu’à faire vous viser haut : parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption, c’est quelque chose d’exceptionnel. L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques. Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi, mais montre surtout que l’on a cherche à satisfaire un besoin naturel (presque une pulsion) de s’assurer une descendance, de donner des choses (amour, apprentissage, etc..) à des plus jeunes avec qui ont crée un lien fort. Vous pouvez critiquer cette pulsion, ce désir, mais pourquoi vouloir que les parents adoptifs soient des saints, des surhommes alors qu’ils ne veulent être que des parents. L’infécondité doit-elle punie par une abnégation héroïque.
      Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence ! 
      Votre fait incontestable :  « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...

      Deuxième raison :
      Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle ou plutôt familiale grâce à laquelle on généralise. Et vous le faites à partir d’une histoire d’une soeur de votre grand-mère, j’ignore votre âge mais cette dame pourrait être soit l’arrière-grand-mère ou l’arrière-arrière-grand-mère, des enfants adoptés actuellement, un exemple d’actualité si on peut dire, en plus d’être unique !

      Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute : 
      J’ai presque espéré qu’il y avait un peu d’humanitaire, quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes) choses condamnées encore plus par les familles adoptives que par le français moyen, car ils savent qu’ils en seront avec leurs enfants les première victimes collatérales ! Ces trafics comme vous le racontez ont existés, doivent ils pour cela jeter l’opprobre sur toutes les familles adoptives, comme si les chauffards devaient faire interdire les voitures ?
      La façon dont vous mélanger : recueils par charité (qui aboutissent souvent à des catastrophes) et adoption en plus d’être confuse montre encore votre méconnaissance du sujet !

      Quatrième raison :
      Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France, on les coupe de leur culture, de leurs racines de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu). Vous me faites pensez à deux types d’individus que je combats très (trop) souvent : la vieille commère qui critique et juge tout le monde et particulièrement le petit ado adopté dont la couleur ne lui revient pas : « il a son pays dans le sang ! »proclame-t-elle (vous c’est la nation), oui il est parti de son pays de naissance, avant l’âge d’un an, mais son pays il l’a dans le sang, tout comme vous elle ne lui permet pas sa place en France. L’autre personnage, c’est le prof de sport bedonnant en survêt flasque, la clope au bec, qui les yeux sur le chrono lâche à son élève : « comment tu fais pour être si nul au sprint alors que t’es black ! ». Avec votre raisonnement et le sien on est très prés de proclamer que l’arabe est fainéant, l’asiatique cruel, le noir a le rythme dans la peau, etc, etc, etc, oui Krikri ce quatrième paragraphe essaie de jouer à l’humanisme béat mais ce n’est rien d’autre que du racisme ! La culture pour vous n’est elle qu’une affaire de sang ? de couleur de peau ?

      Merci pour cet illustration de mon article, je n’en espérai pas tant aussi tôt et avec une telle harmonie vous êtes un vrai héros romantique !
    • Fantômette (---.---.---.215) 8 février 2010 21:49
      Fantômette

      @krikri

      Beaucoup ont répondu à votre message, et de façon bien meilleure que je n’aurais pu le faire.
      Cependant laissez-moi vous dire une chose : je vous plains, sincèrement ! Je n’ai lu que mépris, condescendance et suffisance dans votre propos, pas beaucoup d’humanité, de compassion, d’ouverture aux autres...
      Oui, sincèrement, je vous plains de vivre dans un monde si étriqué.

    • krikri (---.---.---.125) 9 février 2010 14:20

      `Frede (que j’ai confondu avec Armelle, tout a l’heure, desolee, c’etait le meme fil)

      ***Que dis tu des familles dont l’enfant blanc naît ailleurs ,en Afrique par exemple, et revient en France..on le coupe de,ses origines à quel moment ?***

      Il garde son histoire, sa langue, ses liens familiaux,sa nationalite et parfois meme des contacts et visites avec les gens de son entourage la-bas. Sinon, pour le changement d’environnement, a chaque famille de voir comment ca se passe. Je me suis longtemps occupee d’enfants pour lesquels ca ne se passe pas trop bien (peut-etre que les parents ont encore plus de mal a changer de pays dans certains cas). Mais bon, ce n’est pas une fatalite. Et il y a maintenant des ecoles specialisees qui adoucissent la transition entre differents systemes scolaires et differentes langues. 

      Rien a voir, car le coupage definitif des liens est une condition de l’adoption definie par les lois francaises et la Convention de La Haye. La famille adoptive n’a pas le choix. 

      Ca pourrait evoluer bien sur. Madonna a du accorder une sorte de droit de visite a la famille de ses enfants. On pourrait generaliser cette obligation (pas pratique a mettre en oeuvre a 10 000 km de distance...). Et il y a des pays d’origine qui continuent a reconnaitre les enfants comme leurs citoyens. 

      Mais je ne crois pas que le lobby « pro adoption internationale » milite en ce sens. Ils sont tous la ici pour repondre. Allez-y !

  • raymond (---.---.---.55) 8 février 2010 19:08

    contre voilà

  • Pepe (---.---.---.12) 8 février 2010 20:57

    Boir,

    Quand je lis le post de « Krirkri », je pense immédiatement à cette phrase du Dc Monléon :

    « Plus qu’un véritable lobby anti-adoption bien organisé, ce sont des sentiments divers contre ce phénomène que l’on peut constater. Cette opposition a des causes très diverses, pour ne pas dire contradictoires, elle est surtout animée par de grandes méconnaissances. »

    On retouve toujours les mêmes termes employés par ceux qui croient connaitre l’adoption : déracinement, néo-colonialimes, tous aussi débiles l’un que l’autre !!!

    Cher Krikri, vous êtes à des années lumières de ce monde de l’adoption, et comme tous ceux dans ce cas, vous aurez toujours ces mêmes à priori complètements décalés de la réalité.
    Oui, ils existent des pays, et nombreux, dans lesquels la plus belle preuve d’amour d’un parent biologique est de faire adopter ses enfants pour leur offrir une vie meilleure.

    Oui, contrairement à ce que vous aavancez comme chiffres ( venus d’où d’ailleur), un grand pourcentage des parents adoptifs TIENNENT à maintenir des liens avec les pays d’origine de leurs enfants : nombreux sont ceux qui s’investissent dans les orphelinats d’où viennent leurs enfants.

    Quand à votre : « 0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes », j’imagine qu’il vient soit de votre cerveau au QI de serpillère, soit d’une suffisance débordante qui ne peut résulter que d’un esprit étriqué.
    D’ailleurs votre allusion au « bobos » en est l’illustration flagrante !

    Ce qui me navre, c’est qu’à chaque fois qu’un sujet interressant peut être débattu, il y a toujours quelques pollueurs qui viennent « ramener leur science » , sans doute pour avoir l"impression d’exister !!!!

    • krikri (---.---.---.125) 9 février 2010 07:28

      ***chaque fois qu’un sujet interressant peut être débattu, il y a toujours quelques pollueurs***

      En gros, le sujet est « pour ou contre » et si on ose etre contre, on est un pollueur ? Donc vous refusez le debat. 



    • Pepe (---.---.---.12) 9 février 2010 11:19

      Non, je ou nous ne refusont pas le débat, à condition de ne pas le faire avec des personnes « formatées » anti-tout.
      Ce n’est pas la première fois que l’on traite de ce sujet, et à chaque fois vous avancez les mêmes arguments, totalement hermétique aux remarques des autres intervenants.
      Alors, dans ce cas, pourquoi débatre avec vous ?
      Le jour où vous d’autres arguments, nous pourrons alors échanger, mais avanr, renseignez-vous une bonne fois pour toute sur ce monde de l’adoption que vous survolez dans votre galaxie si loin de celui-ci.

  • mams (---.---.---.6) 8 février 2010 23:37
    mams

    Tout est blanc, tout est propre, tout est bien droit, tout est à l’image du reflet de KriKri dans le miroir de sa vie... ... ...

    Rien ne doit venir lui polluer sa vision du monde.

    Adopter des enfants, oui mais chez eux ... Ca c’est une chose à laquelle je n’avais pas suffisamment pensé avant de faire ce geste ... c’est pourtant vrai que chez eux, très souvent le soleil brille plus que chez nous ... ah si j’avais réfléchi .... quoique si je me dépêche, je trouverai surement un petit Haïtien qui me permettra de vivre ce rêve : habiter dans un archipel planté dans la mer des Caraïbe....

    Tout n’est pas blanc, tout n’est pas propre, tout n’est pas droit, mais l’adoption internationale n’est pas la plus critiquable des actions colonialistes qui perdurent encore.

    La couleur est signe de vie, la couleur à donner sens à ma vie ... égoïste que je suis.

  • Le Concombre Masqué (---.---.---.189) 8 février 2010 23:52

    Ben alors ma Krikri ? On se fait un grand bol de clichés parce qu’on a trop regardé TF1 ?

    J’en ai aussi quelques uns qui me font bien rigoler aussi, j’étais plié avec les votres. mdr !!
    Alors voila je me présente, Le Concombre, et oui, mais attention, moi je suis un exemple, car je pense, en toute modestie, me situer dans les «  0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine ». 
    Je m’explique, ça va vous plaire. J’en ai 4, issus de déplacements massifs de population, sauf le dernier qui né en France : un vrai blanc, blond yeux bleus - enfin, pour ce qui lui en reste de ses yeux, tellement il a été bastoné par ses parents de naissance, des bons français de souche. 
    Alors moi je l’élève dans le respect de ses origines, et quand je suis bien bourré le soir je lui en colle une bonne et bien sévère et après ça va mieux. On rigole ensemble ensuite en regardant le catch à la télé.
    Les autres pareil, on respecte à la lettre leur culture d’origine. Ma femme et moi on se marre bien d’ailleurs. 
    Mais je suis comme vous, je préfére largement le petit français, et d’ailleurs je sors trés rarement mes noirs, sinon pour aller au zoo. On va voir les girafes et les lions comme dans leur pays. Et vous avez bien raison de dire qu’on va le payer plus tard, comme c’est malheureusement arrivé dans votre famille (vraiment vous avez pas de chance d’être tombés sur des ingrats, car on perçoit trés bien chez vous une solide éducation morale et un équilibre intellectuel qui nous font penser que vous provenez d’une famille en tous points respectable). Moi je dis toujours qu’on aura eu de la chance si on arrive à en faire des éboueurs ou des danseurs de claquettes, mais je suis trés pessimiste quant à l’avenir. 
    Enfin, on s’en fait pas trop quand même parce que si un jour ils deviennent trop encombants, on leur planque leurs papiers, on les denonce comme sans papiers à la PAF, et paf ! Besson les raccompagne à la maison !!

    Mais à la vérité, et pour conclure, ma motivation première, en plus de faire du bien à des pauvres et de les sauver de la misère, c’est les allocs. Avec 4 ça commence à être sympa, et on peut rouler en 4X4. 

    Vous voyez Krikri, l’adoption peut aussi être quelque chose de trés éthique, totalement en adéquation avec une vision angélique de l’ordre des choses. J’espère qu’ensemble nous pourrons faire peur à la pensée unique qui gangréne les medias, les bobos et les altermondialistes (je sais pas ce que ça veut dire celui la, mais je trouve que ça sonne bien).
    Amicalement votre, 
    Le Concombre Masqué. 


  • nenette (---.---.---.115) 9 février 2010 00:10

    @krikri

    Vous dites : Et vous pensez que les Haitiens sont inferieurs aux Francais et incapables d’elever les enfants de leur pays ?

    C’est en ligne directe avec les critiques de type : que diriez-vous si les petits Francais etaient « exportes » (! ?) vers d’autres pays ? C’est une bonne fausse question a laquelle je reponds sans rougir : si la France etait incapable pour une raison ou une autre d’offrir une vie decente a « ses » enfants sans famille, je prefererais qu’ils soient adoptes a l’etranger, quitte a oublier la langue de moliere et l’odeur de nos mille fromages. Avant d’etre des petits Francais, les enfants sont des petits etres humains : leur besoin essentiel, vital est de grandir entoures de parents attentifs.




  • mimishanti (---.---.---.50) 9 février 2010 00:17

    @ JVM, Merci pour votre article, toujours les bons mots...il faudrait l’imprimer pour qu’un jour nos enfants le lise ( bientôt plus l’âge de Petitroux...) car les incultes en tout genre seront malheureusement encore là..et je m’imagine mes enfants entendre des propos genre ceux de Krikri

    @ krikri , on dirait un concentré du pire que j’ai lu ces derniers temps sur l’adoption, sur les parents adoptifs... vous êtes à côté de la plaque, vous faites preuve d’aucune ouverture au monde, aucune compassion, des propos comme les votres me font peur pour l’avenir de notre monde.

    De la part d’une Maman (de 4 enfants d’origine indienne )bien égoïste qui selon vos termes serait non-concernée, intéressée,sûrement inculte, une possible bobo occidentale qui aurait acculturé et déraciné ses enfants..que de qualificatifs !!!!

     

     

  • koanzench (---.---.---.67) 9 février 2010 04:57
    koanzench

    En rapport avec ces dix Américains arrêtés le week-end dernier après avoir tenté d’enlever des petits Haïtiens, je partage cet avis : « Et si toutes ces bonnes âmes si soucieuses du sort des enfants des pays pauvres, se contentaient de faire pression sur leurs dirigeants afin que les rapports Nord-Sud soient moins inégalitaires ? Mieux, et si au fond, ces bonnes âmes si promptes à jouer avec les lois au motif de sauver les pauvres enfants du Sud, gardaient leur générosité pour eux car, au vu du résultat qu’elle produit, ça craint ! » Culturefemme

    Revenons-en maintenant au billet de Jean-Vital de Montléon.
    Je n’aime pas ce genre de question à réponses binaires (oui/non, 0/1, ...). Vous n’avez que deux choix possibles. C’est blanc ou c’est noir. C’est bien ou c’est mal.

    Comme tout être humain, je suis plein de contradictions. Et, je répondrais : ni pour, ni contre. Mais, cela vous laisse évidemment sur votre faim et je devine votre insatisfaction.

    Pour être en accord avec moi conscience, je ferai donc mienne les conclusions d’Isabelle COGLIATI, Doctorante CERI,  « Adoption internationale et respect de l’enfant » :
    « Il ne faut pas oublier que l’adoption internationale, si elle est souvent la meilleure solution pour un enfant et des parents, n’est dans l’absolu, c’est-à-dire au regard des droits de l’enfant, qu’une solution temporaire et limitée. En effet, elle ne concerne que les enfants »adoptables«  et au sein de ceux-ci en majorité des enfants en bas âge et en bonne santé : ceci exclut les enfants qui sans être juridiquement adoptables auraient besoin d’une protection spécifique ou qui, adoptables, sont handicapés, malades, trop âgés, en fratries...

    Dans la mesure où l’on envisage l’adoption internationale comme un moyen de protéger l’enfant, faute de solution nationale satisfaisante, le réel progrès à long terme ne réside pas seulement dans le fait que les adoptions internationales soient faites dans la légalité et le respect de l’intérêt de l’enfant mais que la situation dans les pays d’origine soit meilleure et que l’abandon de l’enfant pour des raisons financières ne soit plus de mise.

    Ainsi, on peut envisager que, la pauvreté (en tant que cause majeure d’abandon) et le trafic éradiqués, l’adoption internationale redeviendrait, à terme, un phénomène résiduel. Dans l’attente, il faut garder de l’adoption internationale le souvenir de visages d’enfants et de parents heureux de s’être rencontrés à l’autre bout du monde. »

    Et pour terminer, un morceau de poésie bien connu :

    Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

    ...
    Khalil Gibran, Le prophète

    • Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 9 février 2010 07:18
      Jean-Vital de Monléon

      Zench, je suis bien plus sévère que vous avec les américains enleveurs d’enfants, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai envie de ne voir aucun acte généreux dans leur démarche, mais pour l’instant juste une démarche illégale.... on a parfois essayé de nous faire croire (et certains le pense encore) que l’Arche de Zoé était une bande doux illuminés... des fous dangereux oui !


      Ne me caricaturez pas, je n’arrête pas de parler d’hétérogénéité et dans mes explications, je précise que je comprends ceux qui sont contre l’adoption à titre individuel pour des histoires individuelles, je leur reproche juste leur généralisation, et ceux qui sont contre pour de vraies visées humanitaires. Je me plains des crétins racistes et des théoriciens à deux sous qui ont une langue inversement proportionnelle à la taille de leur connaissances. Mon but n’est pas de dire il faut être pour il faut être contre, mon but était d’expliquer pourquoi des personnes s’opposaient aussi violemment à l’adoption.

      Certaines émissions (reportages TV) sur l’adoption m’horripilent car la manipulation est parfois très forte à partir de quelques cas on peut facilement donner une image si rose à l’adoption, mais parfois aussi si noire.... je peux vous trouver deux ou trois familles où si on fait un reportage chez eux, dans les trois mois .... l’adoption serait interdite ! Mais je peux aussi vous trouver un certain nombre de familles bio où si elles étaient le sujet d’un reportage : il deviendrait interdit de faire des enfants !

      Le jour où l’adoption sera inutile (pour les enfants) internationale ou nationale, c’est à dire qu’il n’y aura plus d’enfants délaissés, ce sera magnifique pour les enfants, et pour le monde entier. C’est un grand paradoxe de l’adoption, on peut l’aimer malgré ses défauts mais s’apercevoir aussi qu’elle n’est qu’une solution faute de mieux... Oui mais pour les enfants souvent il n’y a pas mieux qu’une famille même si elle n’est pas une famille de sang... En attendant, ce jour, je lutte pour une autre utopie, celle où ma consultation sera inutile, car les enfants adoptés seront pleinement acceptés dans notre société !

      Même cette plus petite utopie, je ne la verrai pas de ma vie !
  • nenette (---.---.---.115) 9 février 2010 10:28

    @Zench, voici un article de Care, qu’il me semblerait legitime de voir figurer sur « une veille documentaire sur l’adoption » :

    http://www.carefrance.org/?page=action-projet&pays=19980&dom=&id=20334

    Extraits :

    Roumanie- L’adoption internationale

    La Roumanie a ratifié la Convention de La Haye sur la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale, datée du 29 mai 1993.

    Dans son préambule, la Convention stipule que les Etats signataires reconnaissent que :

    - « pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité , l’enfant doit grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension » ;
    - « l’adoption internationale peut présenter l’avantage de donner une famille permanente à l’enfant pour lequel une famille appropriée ne peut être trouvée dans son pays d’origine ».

    L’adoption internationale a permis chaque année à environ 4 000 enfants roumains abandonnés de trouver une famille jusqu’à ce qu’intervienne la « suspension » des procédures en décembre 2000, suivie de l’interdiction depuis le 1er janvier 2005.

    Cette interdiction de l’adoption internationale est d’autant plus injustifiable que, dans le même temps, l’UNICEF a révélé, au terme d’une enquête approfondie, que le nombre des abandons d’enfants demeure aussi élevé en Roumanie aujourd’hui qu’au temps de Ceaucescu !

    En 2004, rien que dans les maternités et les services pédiatriques des hôpitaux, l’UNICEF a dénombré 9 000 abandons d’enfants.

    La question fondamentale est de savoir comment respecter le droit de chacun de ces enfants à une famille si l’adoption internationale est interdite.

    Il y a deux alternatives théoriquement possibles (...).

    Tant que le flux des abandons restera aussi élevé, et tant qu’il ne pourra être résorbé par l’adoption nationale et la réintégration familiale, l’adoption internationale demeurera indispensable pour que les enfants abandonnés ne soient pas privés de leur droit à une famille, et son interdiction est scandaleuse.

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