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 Accueil du site > Tribune Libre > Pour ou contre l’adoption ?

Pour ou contre l’adoption ?

Le débat sur le rapatriement des enfants haïtiens déjà apparentés après le séisme a déchaîné les passions ! Alors qu’avec un peu de réflexion, il est facile de comprendre que cet acte n’était pas un scandale. Le but étant pour des parents dont le processus était déjà bien avancer d’aller chercher non pas DES enfants mais LEURS enfants, on a vu des boucliers se lever de toutes part, comme si des armes, des protestations qui étaient restées silencieuses au moment de l’Arche de Zoé n’attendaient qu’une occasion pour sortir.
Dans l’adoption rien n’est jamais simple, et les réponses sont souvent hétérogènes.

 Depuis trois semaines et la tragédie haïtienne, les débats sur l’adoption ont été houleux, dans les médias, mais aussi dans tout le "microcosme de l’adoption" : au sein des associations de parents adoptifs, des associations d’enfants adoptés, des groupes de discussion sur internet ou des blogs particulièrement nombreux.
 
Plus qu’un véritable lobby anti-adoption bien organisé, ce sont des sentiments divers contre ce phénomène que l’on peut constater. Cette opposition a des causes très diverses, pour ne pas dire contradictoires, elle est surtout animée par de grandes méconnaissances.
 
Précisons, avant tout quelques axiomes qui sembleront évidents à certains mais qui seront nouvelles pour d’autres :
 
- l’adoption peut se transformer en catastrophe. Malgré des exacerbations à l’adolescence, beaucoup de malentendus, la majorité des enfants, adolescents et adultes adoptés vont bien. Mais, il faut reconnaître que dans certains cas, l’adoption peut tourner au pire fiasco. Les causes sont multiple. Parfois, c’est parce que les enfants en cause ne pouvaient être adoptés, car les histoires qu’ils ont vécues sont trop difficiles et qu’ils ne peuvent plus trouver leur place dans une famille. Dans d’autres familles, ce sont les parents qui sont le maillon faible, et qui n’auraient pas dû adopter, car cette aventure tout à fait particulière n’était pas faite pour eux. Enfin, la cause la plus fréquente des échecs de l’adoption reste l’erreur de cigogne, c’est-à-dire quand l’amalgame ne prend pas, et qu’enfants et parents ne trouvent pas l’harmonie. C’est dans ces cas-là que les professionnels de l’adoption ont le plus grand rôle à jouer, et que la société peut jouer un rôle néfaste.
 
- les trafics dans l’adoption existent bien. Trafics honteux et médiatiques comme la lamentable épopée de l’Arche de Zoé, ou petits trafics avec certains parents aveuglés par leur désir d’enfants et mal conseillés qui vont rentrer dans des malversations. Ils sont rares, mais tout doit être fait pour les combattre et les prévenir. Mais la plupart des trafics d’enfants n’ont pas pour motivation l’adoption... il est très difficile pour chaque famille adoptive de sentir de la suspicion dans le regard d’autrui, dès qu’un trafic d’enfants est mis à jour, et terrible pour un enfant adopté de s’entendre dire (comme ce fut le cas pour l’Arche de Zoé) : "tes parents ce sont des voleurs d’enfants".
 
Une fois ces préambules faits attachons nous à reconnaître les différents ennemis de l’adoption :
 
- En premier lieu, cela peut être les victimes des échecs de l’adoption évoqués plus haut. Sans aller jusqu’au drame du deuxième abandon, un enfant qui n’aura jamais trouvé sa place dans sa adoptive, ou des parents qui n’auront perçu que du rejet de la part de leur enfant deviennent de farouches opposants de l’adoption. On ne peut leur en vouloir, mais juste leur reprocher de trop généraliser à partir de leur expérience propre.
 
- Souvent c’est à visée humanitaires que l’on s’oppose à l’adoption. Cette opposition n’est pas la plus farouche, et elle est aussi compréhensible quand certains acteurs actifs dans l’aide au développement s’indignent de la dislocation forcée des familles par des raisons économiques ou sociales. L’adoption peut être considérée à juste titre comme un échec quand les parents ne peuvent assurer un avenir à leur progéniture. Le jour où des parents ne seront plus obligés de se séparer de leurs enfants contre leur gré sera un grand jour. En attendant, l’adoption reste une solution pour donner un avenir et plus encore une famille à certains enfants, et au risque de surprendre, elle est souvent le choix des familles biologiques qui préfèrent cet avenir pour leurs enfants plus que la misère, ou des institutions pas toujours bien joyeuses. 
Parfois ceux qui sont dans cette démarche humanitaire, tombent dans l’humanitarisme et se lancent dans des discours que l’ont peut qualifier au choix de ridicule ou diffamatoire... ce sont lorsque réapparaissent quelques fameux mythes comme celui de l’enfant adopté qui servirait en fait de matière première pour le trafic d’organes.
 
- La raison sans doute la plus méprisable pour combattre l’adoption et plus particulièrement l’adoption internationale, c’est le racisme. Ce n’est pas tant l’adoption qui gêne certains mais l’arrivée en France de milliers d’enfants dont les yeux bridés, les pommettes hautes ou la peau bronzée sont pour eux une injure à la survie de leur race, persuadés que c’est dans le sang ou dans les gènes que se situe l’essentiel de ce qui différencie un homme d’un autre.
A ces tristes sires, je rajoute volontiers un courant de pensée qui ne se veut pas raciste mais plus philosophique, voire psychanalytique, et qui avec de grands raisonnements vaseux plus que de véritables expériences critiquent sans vraiment les connaître, l’adoption plénière, le changement du nom et du prénom qui se passent dans l’adoption...
 
- Enfin, les pires ennemis de l’adoption, sont très nombreux. Ce sont ceux que les familles adoptives croisent tous les jours. Ceux qui n’y connaissent pas grand chose, mais ne peuvent s’empêcher des réflexions hors propos devant des parents adoptifs et des enfants adoptés (qui doivent être sourds pour que l’on ose prononcer de telles phrases devant eux !). Leur principale source de confusion est qu’ils sont persuadés que l’adoption est un acte humanitaire. Ils n’hésitent pas à dire à des parents adoptifs : "C’est bien ce que vous faites", parce qu’ils ont adoptés ? C’est tout aussi ridicule que de déclarer à chaque famille que l’on croise avec un bébé "C’est bien ce que vous avez fait sous la couette, il y a 9 mois" ! Parfois c’est plus méchant comme lors de mon article précédent lorsque d’aucuns comparent l’enfant adopté à un ustensile ou reprochent aux parents adoptifs d’avoir dépensé de l’argent pour adopter plutôt que pour aider le pays d’origine.
 
L’adoption une idée généreuse, en aucun cas : on n’adopte pas un enfant pour lui sauver la vie, et notre société ne donne pas encore aux familles adoptives la sérénité dont elles ont besoin !
 
 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Le Concombre Masqué (---.---.---.189) 8 février 2010 23:52

    Ben alors ma Krikri ? On se fait un grand bol de clichés parce qu’on a trop regardé TF1 ?

    J’en ai aussi quelques uns qui me font bien rigoler aussi, j’étais plié avec les votres. mdr !!
    Alors voila je me présente, Le Concombre, et oui, mais attention, moi je suis un exemple, car je pense, en toute modestie, me situer dans les «  0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine ». 
    Je m’explique, ça va vous plaire. J’en ai 4, issus de déplacements massifs de population, sauf le dernier qui né en France : un vrai blanc, blond yeux bleus - enfin, pour ce qui lui en reste de ses yeux, tellement il a été bastoné par ses parents de naissance, des bons français de souche. 
    Alors moi je l’élève dans le respect de ses origines, et quand je suis bien bourré le soir je lui en colle une bonne et bien sévère et après ça va mieux. On rigole ensemble ensuite en regardant le catch à la télé.
    Les autres pareil, on respecte à la lettre leur culture d’origine. Ma femme et moi on se marre bien d’ailleurs. 
    Mais je suis comme vous, je préfére largement le petit français, et d’ailleurs je sors trés rarement mes noirs, sinon pour aller au zoo. On va voir les girafes et les lions comme dans leur pays. Et vous avez bien raison de dire qu’on va le payer plus tard, comme c’est malheureusement arrivé dans votre famille (vraiment vous avez pas de chance d’être tombés sur des ingrats, car on perçoit trés bien chez vous une solide éducation morale et un équilibre intellectuel qui nous font penser que vous provenez d’une famille en tous points respectable). Moi je dis toujours qu’on aura eu de la chance si on arrive à en faire des éboueurs ou des danseurs de claquettes, mais je suis trés pessimiste quant à l’avenir. 
    Enfin, on s’en fait pas trop quand même parce que si un jour ils deviennent trop encombants, on leur planque leurs papiers, on les denonce comme sans papiers à la PAF, et paf ! Besson les raccompagne à la maison !!

    Mais à la vérité, et pour conclure, ma motivation première, en plus de faire du bien à des pauvres et de les sauver de la misère, c’est les allocs. Avec 4 ça commence à être sympa, et on peut rouler en 4X4. 

    Vous voyez Krikri, l’adoption peut aussi être quelque chose de trés éthique, totalement en adéquation avec une vision angélique de l’ordre des choses. J’espère qu’ensemble nous pourrons faire peur à la pensée unique qui gangréne les medias, les bobos et les altermondialistes (je sais pas ce que ça veut dire celui la, mais je trouve que ça sonne bien).
    Amicalement votre, 
    Le Concombre Masqué. 


  • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 8 février 2010 21:28
    Jean-Vital de Monléon

    Merci Krikri, j’ai juste une petite crainte que trop de lecteurs croient que vous soyez mon complice et que je vous ai soudoyé pour fournir de tels exemples en une seule intervention.


    Vous espérez créer une autre raison, mais moi, je ne vois dans votre commentaire que les quatre raisons que j’ai évoquées. Les quatre à la fois, j’avoue être admiratif d’une telle constance, d’une telle persévérance ! 

    Première raison que l’on retrouve chez vous :
    D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire, et quel geste chez vous, tant qu’à faire vous viser haut : parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption, c’est quelque chose d’exceptionnel. L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques. Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi, mais montre surtout que l’on a cherche à satisfaire un besoin naturel (presque une pulsion) de s’assurer une descendance, de donner des choses (amour, apprentissage, etc..) à des plus jeunes avec qui ont crée un lien fort. Vous pouvez critiquer cette pulsion, ce désir, mais pourquoi vouloir que les parents adoptifs soient des saints, des surhommes alors qu’ils ne veulent être que des parents. L’infécondité doit-elle punie par une abnégation héroïque.
    Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence ! 
    Votre fait incontestable :  « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...

    Deuxième raison :
    Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle ou plutôt familiale grâce à laquelle on généralise. Et vous le faites à partir d’une histoire d’une soeur de votre grand-mère, j’ignore votre âge mais cette dame pourrait être soit l’arrière-grand-mère ou l’arrière-arrière-grand-mère, des enfants adoptés actuellement, un exemple d’actualité si on peut dire, en plus d’être unique !

    Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute : 
    J’ai presque espéré qu’il y avait un peu d’humanitaire, quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes) choses condamnées encore plus par les familles adoptives que par le français moyen, car ils savent qu’ils en seront avec leurs enfants les première victimes collatérales ! Ces trafics comme vous le racontez ont existés, doivent ils pour cela jeter l’opprobre sur toutes les familles adoptives, comme si les chauffards devaient faire interdire les voitures ?
    La façon dont vous mélanger : recueils par charité (qui aboutissent souvent à des catastrophes) et adoption en plus d’être confuse montre encore votre méconnaissance du sujet !

    Quatrième raison :
    Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France, on les coupe de leur culture, de leurs racines de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu). Vous me faites pensez à deux types d’individus que je combats très (trop) souvent : la vieille commère qui critique et juge tout le monde et particulièrement le petit ado adopté dont la couleur ne lui revient pas : « il a son pays dans le sang ! »proclame-t-elle (vous c’est la nation), oui il est parti de son pays de naissance, avant l’âge d’un an, mais son pays il l’a dans le sang, tout comme vous elle ne lui permet pas sa place en France. L’autre personnage, c’est le prof de sport bedonnant en survêt flasque, la clope au bec, qui les yeux sur le chrono lâche à son élève : « comment tu fais pour être si nul au sprint alors que t’es black ! ». Avec votre raisonnement et le sien on est très prés de proclamer que l’arabe est fainéant, l’asiatique cruel, le noir a le rythme dans la peau, etc, etc, etc, oui Krikri ce quatrième paragraphe essaie de jouer à l’humanisme béat mais ce n’est rien d’autre que du racisme ! La culture pour vous n’est elle qu’une affaire de sang ? de couleur de peau ?

    Merci pour cet illustration de mon article, je n’en espérai pas tant aussi tôt et avec une telle harmonie vous êtes un vrai héros romantique !
  • Par greg (---.---.---.77) 11 février 2010 01:48
    Bonjour,
     
    J’ai 44 ans, j’ai un petit boulot, j’ai la même compagne sans être marié depuis 25 ans (psychologue), je suis papa... Je ne suis ni adopté, ni adoptant... J’ai travaillé comme éducateur spécialisé dans un foyer pédagogique où l’on travaillait en conservant tous les liens possibles entre enfants et parents ... des parents avec de grandes difficultés économiques et/ou sociales et/ou psychologiques (Il y en avait en prison.) ... et il était interdit de proposer à ces parents de donner leurs enfants pour l’adoption. Je soutiens actuellement une structure au Sri Lanka pleine d’enfants qui sont parrainés par des européens... et je soutiens des associations qui militent pour bien réduire les adoptions internationales. 
     
    Je suis par exemple membre du fameux Réseau des Epis Mêlés dont on met un lien quelques messages au-dessus ici... On met en garde les âmes sensibles qui pourraient l’utiliser... et je suis d’accord avec çà... mais celà me fait penser à une histoire qu’on raconte autour d’une exposition de peinture à Paris avant la deuxième guerre mondiale. Picasso y présentait son terrible Guernica et l’ambassadeur d’Allemagne (nazi) en visite là, impressionné par le tableau, aurait demandé qui avait fait çà. Le peintre, présent, lui aurait répondu : c’est vous.
     
    Pour vous donner un éclairage spécialisé sur la question posée je vous recommande de lire cette page du Dr Michel Lévy : http://inventionpsychanalyse.wifeo.com/adoption.php . 
     
    Personnellement, à la question je répondrai par un grand « POUR LE PARRAINAGE !!! ». Je sais, parrainage et adoption sont deux choses bien distinctes... mais en en accroissant une on peut en éviter et/ou en réduire une autre !!! 
     
    A l’heure où l’on parle d’une île qui a subit une grande catastrophe naturelle je vais vous parler d’une autre île, le Sri Lanka, qui a subi aussi une autre grande catastrophe naturelle il n’y a pas si longtemps, un grand tsunami. Là aussi celà a touché un pays très pauvre. Là aussi on a voulu adopter en urgence et on a craint un trafic d’enfants ... Et ce petit pays n’a pas laissé faire. Quelques années avant le Tsunami le Sri Lanka, découvrant certaines dérives, avait déjà pratiquement réduit à néant les adoptions internationales. Depuis il y en a environ qu’ une cinquantaine par année, concernant souvent de la famille élargie expatriée. Ce chiffre n’a pas bougé après ce Tsunami qui a fait des milliers de morts et laissé aussi des milliers de personnes dans le désarroi. Les adoptions nationales (environ mille par an) n’ont pratiquement pas augmenté non plus. Des centaines de structures de parrainage se sont développées après la catastrophe, çà oui.
     
     Les enfants sont malheureux dans les « orphelinats ». - J’entends souvent par ici. Déjà il faut savoir que plus des deux tiers des enfants dans ces structures ne sont pas orphelins, et que ceci semble être une généralité partout au monde, j’ai appris récemment par l’organisation Save the Children. Ces derniers temps on a d’ailleurs opéré dans ma petite structure des retours en famille pour des enfants... que nous parrainons toujours. Ensuite...Eh bien ils peuvent grandir de façon très harmonieuse et heureuse aussi là !!! Je viens de visiter il y a trois mois la structure que j’aide : Les enfants vont à l’école, jouent, ne sont pas seuls, sont soignés, sont aimés... Ils respirent la joie de vivre. Je n’ai pas observé de grandes carences affectives en eux. J’ai même le sentiment maintenant que les lointains parrains cherchent à donner plus d’amour que les filleuls n’en demandent. Rires. Autre chose : beaucoup d’enfants ont grandi... ont passé une adolescence sans grands problèmes psychologiques... sont devenus de jeunes adultes ... et on les suit toujours. Le parrainage c’est l’établissement de liens, les liens d’une véritable solidarité humaine. C’est de çà qu’ont besoin beaucoup de personnes dans le monde... et à Haïti plus particulièrement !!!
     
    L’adoption ? En principe celà doit être quelque chose de dernier recours, de très contrôlé, de très limité ... L’adoption internationale ? Encore plus. En pratique ? L’adoption au niveau national se fait correctement, il me semble... mais au niveau international... Que penser ? Il y a bien une convention internationale de La Haye... réglementant la chose... une convention que des pays comme le Guatemala ou la Chine ont ratifié... des pays où il a été et/ou on découvre souvent encore des vols d’enfants pour l’adoption internationale. Pas de problème... Ils ont signé là. Mais ce n’est pas suffisant : il faut rappeler qu’il y a actuellement au monde dix candidats pour adopter pour un enfant adoptable. Alors des pays d’accueil même signataires de telle convention se permettent des adoptions depuis des pays non signataires... « en étant plus vigilants ». Alors on trouve des situations bizarres. Par exemple, les choses ne semblant pas claires, les adoptions depuis Haïti sont interdites depuis 2007 par certains pays de l’Union Européenne... et pas par d’autres. Celà fait penser au nuage de Tchernobyl qui ne franchit pas certaines frontières là. La France est championne en adoptions dans les coins les moins clairs d’ailleurs. Elle trouve de ces trucs !!! Je repense à ce rapport Colombani qui a servi pour relancer des adoptions au Cambodge notamment. Ce qui devrait concerner normalement des dizaines de cas par année et par pays... le devient pour des milliers. On peut en arriver au cas de la Corée du Sud, qui maintenant est un pays riche, et qui conserve une véritable industrie de l’adoption internationale qui lui fait au moins économiser beaucoup d’argent dans une politique sociale. Ce n’est pas beau , mais c’est ainsi. Alors on peut bien élever des enfants adoptés internationalement, et on sait mieux le faire maintenant, je n’en doute pas, au delà d’un nombre toujours trop important d’échecs à mes yeux ... mais le fait-on correctement à la base ? Je crois très souvent que non. Rien que pour çà je pense qu’il faudrait interdire les adoptions internationales .
     
    Désolé si mon avis ne plait pas. 
  • Par koanzench (---.---.---.130) 11 février 2010 15:32
    koanzench

    Du constructif :

    - Traumatisme et adoption, un regard clinique.
    Par Sandrine Dekens, Psychologue clinicienne / Psychologie géopolitique, psychothérapeute.
    Sur OSI Bouaké.

    L’article a aussi été repris sur le site Enfance & Familles d’Adoption.

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