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 Accueil du site > Tribune Libre > Pour ou contre l’adoption ?

Pour ou contre l’adoption ?

Le débat sur le rapatriement des enfants haïtiens déjà apparentés après le séisme a déchaîné les passions ! Alors qu’avec un peu de réflexion, il est facile de comprendre que cet acte n’était pas un scandale. Le but étant pour des parents dont le processus était déjà bien avancer d’aller chercher non pas DES enfants mais LEURS enfants, on a vu des boucliers se lever de toutes part, comme si des armes, des protestations qui étaient restées silencieuses au moment de l’Arche de Zoé n’attendaient qu’une occasion pour sortir.
Dans l’adoption rien n’est jamais simple, et les réponses sont souvent hétérogènes.

 Depuis trois semaines et la tragédie haïtienne, les débats sur l’adoption ont été houleux, dans les médias, mais aussi dans tout le "microcosme de l’adoption" : au sein des associations de parents adoptifs, des associations d’enfants adoptés, des groupes de discussion sur internet ou des blogs particulièrement nombreux.
 
Plus qu’un véritable lobby anti-adoption bien organisé, ce sont des sentiments divers contre ce phénomène que l’on peut constater. Cette opposition a des causes très diverses, pour ne pas dire contradictoires, elle est surtout animée par de grandes méconnaissances.
 
Précisons, avant tout quelques axiomes qui sembleront évidents à certains mais qui seront nouvelles pour d’autres :
 
- l’adoption peut se transformer en catastrophe. Malgré des exacerbations à l’adolescence, beaucoup de malentendus, la majorité des enfants, adolescents et adultes adoptés vont bien. Mais, il faut reconnaître que dans certains cas, l’adoption peut tourner au pire fiasco. Les causes sont multiple. Parfois, c’est parce que les enfants en cause ne pouvaient être adoptés, car les histoires qu’ils ont vécues sont trop difficiles et qu’ils ne peuvent plus trouver leur place dans une famille. Dans d’autres familles, ce sont les parents qui sont le maillon faible, et qui n’auraient pas dû adopter, car cette aventure tout à fait particulière n’était pas faite pour eux. Enfin, la cause la plus fréquente des échecs de l’adoption reste l’erreur de cigogne, c’est-à-dire quand l’amalgame ne prend pas, et qu’enfants et parents ne trouvent pas l’harmonie. C’est dans ces cas-là que les professionnels de l’adoption ont le plus grand rôle à jouer, et que la société peut jouer un rôle néfaste.
 
- les trafics dans l’adoption existent bien. Trafics honteux et médiatiques comme la lamentable épopée de l’Arche de Zoé, ou petits trafics avec certains parents aveuglés par leur désir d’enfants et mal conseillés qui vont rentrer dans des malversations. Ils sont rares, mais tout doit être fait pour les combattre et les prévenir. Mais la plupart des trafics d’enfants n’ont pas pour motivation l’adoption... il est très difficile pour chaque famille adoptive de sentir de la suspicion dans le regard d’autrui, dès qu’un trafic d’enfants est mis à jour, et terrible pour un enfant adopté de s’entendre dire (comme ce fut le cas pour l’Arche de Zoé) : "tes parents ce sont des voleurs d’enfants".
 
Une fois ces préambules faits attachons nous à reconnaître les différents ennemis de l’adoption :
 
- En premier lieu, cela peut être les victimes des échecs de l’adoption évoqués plus haut. Sans aller jusqu’au drame du deuxième abandon, un enfant qui n’aura jamais trouvé sa place dans sa adoptive, ou des parents qui n’auront perçu que du rejet de la part de leur enfant deviennent de farouches opposants de l’adoption. On ne peut leur en vouloir, mais juste leur reprocher de trop généraliser à partir de leur expérience propre.
 
- Souvent c’est à visée humanitaires que l’on s’oppose à l’adoption. Cette opposition n’est pas la plus farouche, et elle est aussi compréhensible quand certains acteurs actifs dans l’aide au développement s’indignent de la dislocation forcée des familles par des raisons économiques ou sociales. L’adoption peut être considérée à juste titre comme un échec quand les parents ne peuvent assurer un avenir à leur progéniture. Le jour où des parents ne seront plus obligés de se séparer de leurs enfants contre leur gré sera un grand jour. En attendant, l’adoption reste une solution pour donner un avenir et plus encore une famille à certains enfants, et au risque de surprendre, elle est souvent le choix des familles biologiques qui préfèrent cet avenir pour leurs enfants plus que la misère, ou des institutions pas toujours bien joyeuses. 
Parfois ceux qui sont dans cette démarche humanitaire, tombent dans l’humanitarisme et se lancent dans des discours que l’ont peut qualifier au choix de ridicule ou diffamatoire... ce sont lorsque réapparaissent quelques fameux mythes comme celui de l’enfant adopté qui servirait en fait de matière première pour le trafic d’organes.
 
- La raison sans doute la plus méprisable pour combattre l’adoption et plus particulièrement l’adoption internationale, c’est le racisme. Ce n’est pas tant l’adoption qui gêne certains mais l’arrivée en France de milliers d’enfants dont les yeux bridés, les pommettes hautes ou la peau bronzée sont pour eux une injure à la survie de leur race, persuadés que c’est dans le sang ou dans les gènes que se situe l’essentiel de ce qui différencie un homme d’un autre.
A ces tristes sires, je rajoute volontiers un courant de pensée qui ne se veut pas raciste mais plus philosophique, voire psychanalytique, et qui avec de grands raisonnements vaseux plus que de véritables expériences critiquent sans vraiment les connaître, l’adoption plénière, le changement du nom et du prénom qui se passent dans l’adoption...
 
- Enfin, les pires ennemis de l’adoption, sont très nombreux. Ce sont ceux que les familles adoptives croisent tous les jours. Ceux qui n’y connaissent pas grand chose, mais ne peuvent s’empêcher des réflexions hors propos devant des parents adoptifs et des enfants adoptés (qui doivent être sourds pour que l’on ose prononcer de telles phrases devant eux !). Leur principale source de confusion est qu’ils sont persuadés que l’adoption est un acte humanitaire. Ils n’hésitent pas à dire à des parents adoptifs : "C’est bien ce que vous faites", parce qu’ils ont adoptés ? C’est tout aussi ridicule que de déclarer à chaque famille que l’on croise avec un bébé "C’est bien ce que vous avez fait sous la couette, il y a 9 mois" ! Parfois c’est plus méchant comme lors de mon article précédent lorsque d’aucuns comparent l’enfant adopté à un ustensile ou reprochent aux parents adoptifs d’avoir dépensé de l’argent pour adopter plutôt que pour aider le pays d’origine.
 
L’adoption une idée généreuse, en aucun cas : on n’adopte pas un enfant pour lui sauver la vie, et notre société ne donne pas encore aux familles adoptives la sérénité dont elles ont besoin !
 
 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Le Concombre Masqué (---.---.---.189) 8 février 2010 23:52

    Ben alors ma Krikri ? On se fait un grand bol de clichés parce qu’on a trop regardé TF1 ?

    J’en ai aussi quelques uns qui me font bien rigoler aussi, j’étais plié avec les votres. mdr !!
    Alors voila je me présente, Le Concombre, et oui, mais attention, moi je suis un exemple, car je pense, en toute modestie, me situer dans les «  0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine ». 
    Je m’explique, ça va vous plaire. J’en ai 4, issus de déplacements massifs de population, sauf le dernier qui né en France : un vrai blanc, blond yeux bleus - enfin, pour ce qui lui en reste de ses yeux, tellement il a été bastoné par ses parents de naissance, des bons français de souche. 
    Alors moi je l’élève dans le respect de ses origines, et quand je suis bien bourré le soir je lui en colle une bonne et bien sévère et après ça va mieux. On rigole ensemble ensuite en regardant le catch à la télé.
    Les autres pareil, on respecte à la lettre leur culture d’origine. Ma femme et moi on se marre bien d’ailleurs. 
    Mais je suis comme vous, je préfére largement le petit français, et d’ailleurs je sors trés rarement mes noirs, sinon pour aller au zoo. On va voir les girafes et les lions comme dans leur pays. Et vous avez bien raison de dire qu’on va le payer plus tard, comme c’est malheureusement arrivé dans votre famille (vraiment vous avez pas de chance d’être tombés sur des ingrats, car on perçoit trés bien chez vous une solide éducation morale et un équilibre intellectuel qui nous font penser que vous provenez d’une famille en tous points respectable). Moi je dis toujours qu’on aura eu de la chance si on arrive à en faire des éboueurs ou des danseurs de claquettes, mais je suis trés pessimiste quant à l’avenir. 
    Enfin, on s’en fait pas trop quand même parce que si un jour ils deviennent trop encombants, on leur planque leurs papiers, on les denonce comme sans papiers à la PAF, et paf ! Besson les raccompagne à la maison !!

    Mais à la vérité, et pour conclure, ma motivation première, en plus de faire du bien à des pauvres et de les sauver de la misère, c’est les allocs. Avec 4 ça commence à être sympa, et on peut rouler en 4X4. 

    Vous voyez Krikri, l’adoption peut aussi être quelque chose de trés éthique, totalement en adéquation avec une vision angélique de l’ordre des choses. J’espère qu’ensemble nous pourrons faire peur à la pensée unique qui gangréne les medias, les bobos et les altermondialistes (je sais pas ce que ça veut dire celui la, mais je trouve que ça sonne bien).
    Amicalement votre, 
    Le Concombre Masqué. 


  • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 8 février 2010 21:28
    Jean-Vital de Monléon

    Merci Krikri, j’ai juste une petite crainte que trop de lecteurs croient que vous soyez mon complice et que je vous ai soudoyé pour fournir de tels exemples en une seule intervention.


    Vous espérez créer une autre raison, mais moi, je ne vois dans votre commentaire que les quatre raisons que j’ai évoquées. Les quatre à la fois, j’avoue être admiratif d’une telle constance, d’une telle persévérance ! 

    Première raison que l’on retrouve chez vous :
    D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire, et quel geste chez vous, tant qu’à faire vous viser haut : parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption, c’est quelque chose d’exceptionnel. L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques. Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi, mais montre surtout que l’on a cherche à satisfaire un besoin naturel (presque une pulsion) de s’assurer une descendance, de donner des choses (amour, apprentissage, etc..) à des plus jeunes avec qui ont crée un lien fort. Vous pouvez critiquer cette pulsion, ce désir, mais pourquoi vouloir que les parents adoptifs soient des saints, des surhommes alors qu’ils ne veulent être que des parents. L’infécondité doit-elle punie par une abnégation héroïque.
    Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence ! 
    Votre fait incontestable :  « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...

    Deuxième raison :
    Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle ou plutôt familiale grâce à laquelle on généralise. Et vous le faites à partir d’une histoire d’une soeur de votre grand-mère, j’ignore votre âge mais cette dame pourrait être soit l’arrière-grand-mère ou l’arrière-arrière-grand-mère, des enfants adoptés actuellement, un exemple d’actualité si on peut dire, en plus d’être unique !

    Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute : 
    J’ai presque espéré qu’il y avait un peu d’humanitaire, quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes) choses condamnées encore plus par les familles adoptives que par le français moyen, car ils savent qu’ils en seront avec leurs enfants les première victimes collatérales ! Ces trafics comme vous le racontez ont existés, doivent ils pour cela jeter l’opprobre sur toutes les familles adoptives, comme si les chauffards devaient faire interdire les voitures ?
    La façon dont vous mélanger : recueils par charité (qui aboutissent souvent à des catastrophes) et adoption en plus d’être confuse montre encore votre méconnaissance du sujet !

    Quatrième raison :
    Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France, on les coupe de leur culture, de leurs racines de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu). Vous me faites pensez à deux types d’individus que je combats très (trop) souvent : la vieille commère qui critique et juge tout le monde et particulièrement le petit ado adopté dont la couleur ne lui revient pas : « il a son pays dans le sang ! »proclame-t-elle (vous c’est la nation), oui il est parti de son pays de naissance, avant l’âge d’un an, mais son pays il l’a dans le sang, tout comme vous elle ne lui permet pas sa place en France. L’autre personnage, c’est le prof de sport bedonnant en survêt flasque, la clope au bec, qui les yeux sur le chrono lâche à son élève : « comment tu fais pour être si nul au sprint alors que t’es black ! ». Avec votre raisonnement et le sien on est très prés de proclamer que l’arabe est fainéant, l’asiatique cruel, le noir a le rythme dans la peau, etc, etc, etc, oui Krikri ce quatrième paragraphe essaie de jouer à l’humanisme béat mais ce n’est rien d’autre que du racisme ! La culture pour vous n’est elle qu’une affaire de sang ? de couleur de peau ?

    Merci pour cet illustration de mon article, je n’en espérai pas tant aussi tôt et avec une telle harmonie vous êtes un vrai héros romantique !
  • Par greg (---.---.---.77) 11 février 2010 01:48
    Bonjour,
     
    J’ai 44 ans, j’ai un petit boulot, j’ai la même compagne sans être marié depuis 25 ans (psychologue), je suis papa... Je ne suis ni adopté, ni adoptant... J’ai travaillé comme éducateur spécialisé dans un foyer pédagogique où l’on travaillait en conservant tous les liens possibles entre enfants et parents ... des parents avec de grandes difficultés économiques et/ou sociales et/ou psychologiques (Il y en avait en prison.) ... et il était interdit de proposer à ces parents de donner leurs enfants pour l’adoption. Je soutiens actuellement une structure au Sri Lanka pleine d’enfants qui sont parrainés par des européens... et je soutiens des associations qui militent pour bien réduire les adoptions internationales. 
     
    Je suis par exemple membre du fameux Réseau des Epis Mêlés dont on met un lien quelques messages au-dessus ici... On met en garde les âmes sensibles qui pourraient l’utiliser... et je suis d’accord avec çà... mais celà me fait penser à une histoire qu’on raconte autour d’une exposition de peinture à Paris avant la deuxième guerre mondiale. Picasso y présentait son terrible Guernica et l’ambassadeur d’Allemagne (nazi) en visite là, impressionné par le tableau, aurait demandé qui avait fait çà. Le peintre, présent, lui aurait répondu : c’est vous.
     
    Pour vous donner un éclairage spécialisé sur la question posée je vous recommande de lire cette page du Dr Michel Lévy : http://inventionpsychanalyse.wifeo.com/adoption.php . 
     
    Personnellement, à la question je répondrai par un grand « POUR LE PARRAINAGE !!! ». Je sais, parrainage et adoption sont deux choses bien distinctes... mais en en accroissant une on peut en éviter et/ou en réduire une autre !!! 
     
    A l’heure où l’on parle d’une île qui a subit une grande catastrophe naturelle je vais vous parler d’une autre île, le Sri Lanka, qui a subi aussi une autre grande catastrophe naturelle il n’y a pas si longtemps, un grand tsunami. Là aussi celà a touché un pays très pauvre. Là aussi on a voulu adopter en urgence et on a craint un trafic d’enfants ... Et ce petit pays n’a pas laissé faire. Quelques années avant le Tsunami le Sri Lanka, découvrant certaines dérives, avait déjà pratiquement réduit à néant les adoptions internationales. Depuis il y en a environ qu’ une cinquantaine par année, concernant souvent de la famille élargie expatriée. Ce chiffre n’a pas bougé après ce Tsunami qui a fait des milliers de morts et laissé aussi des milliers de personnes dans le désarroi. Les adoptions nationales (environ mille par an) n’ont pratiquement pas augmenté non plus. Des centaines de structures de parrainage se sont développées après la catastrophe, çà oui.
     
     Les enfants sont malheureux dans les « orphelinats ». - J’entends souvent par ici. Déjà il faut savoir que plus des deux tiers des enfants dans ces structures ne sont pas orphelins, et que ceci semble être une généralité partout au monde, j’ai appris récemment par l’organisation Save the Children. Ces derniers temps on a d’ailleurs opéré dans ma petite structure des retours en famille pour des enfants... que nous parrainons toujours. Ensuite...Eh bien ils peuvent grandir de façon très harmonieuse et heureuse aussi là !!! Je viens de visiter il y a trois mois la structure que j’aide : Les enfants vont à l’école, jouent, ne sont pas seuls, sont soignés, sont aimés... Ils respirent la joie de vivre. Je n’ai pas observé de grandes carences affectives en eux. J’ai même le sentiment maintenant que les lointains parrains cherchent à donner plus d’amour que les filleuls n’en demandent. Rires. Autre chose : beaucoup d’enfants ont grandi... ont passé une adolescence sans grands problèmes psychologiques... sont devenus de jeunes adultes ... et on les suit toujours. Le parrainage c’est l’établissement de liens, les liens d’une véritable solidarité humaine. C’est de çà qu’ont besoin beaucoup de personnes dans le monde... et à Haïti plus particulièrement !!!
     
    L’adoption ? En principe celà doit être quelque chose de dernier recours, de très contrôlé, de très limité ... L’adoption internationale ? Encore plus. En pratique ? L’adoption au niveau national se fait correctement, il me semble... mais au niveau international... Que penser ? Il y a bien une convention internationale de La Haye... réglementant la chose... une convention que des pays comme le Guatemala ou la Chine ont ratifié... des pays où il a été et/ou on découvre souvent encore des vols d’enfants pour l’adoption internationale. Pas de problème... Ils ont signé là. Mais ce n’est pas suffisant : il faut rappeler qu’il y a actuellement au monde dix candidats pour adopter pour un enfant adoptable. Alors des pays d’accueil même signataires de telle convention se permettent des adoptions depuis des pays non signataires... « en étant plus vigilants ». Alors on trouve des situations bizarres. Par exemple, les choses ne semblant pas claires, les adoptions depuis Haïti sont interdites depuis 2007 par certains pays de l’Union Européenne... et pas par d’autres. Celà fait penser au nuage de Tchernobyl qui ne franchit pas certaines frontières là. La France est championne en adoptions dans les coins les moins clairs d’ailleurs. Elle trouve de ces trucs !!! Je repense à ce rapport Colombani qui a servi pour relancer des adoptions au Cambodge notamment. Ce qui devrait concerner normalement des dizaines de cas par année et par pays... le devient pour des milliers. On peut en arriver au cas de la Corée du Sud, qui maintenant est un pays riche, et qui conserve une véritable industrie de l’adoption internationale qui lui fait au moins économiser beaucoup d’argent dans une politique sociale. Ce n’est pas beau , mais c’est ainsi. Alors on peut bien élever des enfants adoptés internationalement, et on sait mieux le faire maintenant, je n’en doute pas, au delà d’un nombre toujours trop important d’échecs à mes yeux ... mais le fait-on correctement à la base ? Je crois très souvent que non. Rien que pour çà je pense qu’il faudrait interdire les adoptions internationales .
     
    Désolé si mon avis ne plait pas. 
  • Par koanzench (---.---.---.130) 11 février 2010 15:32
    koanzench

    Du constructif :

    - Traumatisme et adoption, un regard clinique.
    Par Sandrine Dekens, Psychologue clinicienne / Psychologie géopolitique, psychothérapeute.
    Sur OSI Bouaké.

    L’article a aussi été repris sur le site Enfance & Familles d’Adoption.

Réactions à cet article

  • Par nenette (---.---.---.115) 8 février 2010 16:16

    Merci ! Et c’est un cri du coeur. Voici enfin l’Article sur l’adoption que j’attendais depuis des annees !

    Je voudrais ajouter que l’adoption, on l’oublie, permet aussi de trouver une famille qui les desire vraiment a des enfants :
    - orphelins qu’aucune famille ne vient reclamer
    - non desires pour de multiples raisons : culturelles, conditions de la conception, etat psychologue de la mere, handicap ou maladie...
    - retires a leurs parents biologiques pour maltraitance ou negligence

    Quant a l’idee qu’on ne peut vivre heureux qu’entoures de personnes de la meme couleur, ayant les memes racines, notre famille mixte ne peut y adherer, notre double culture nous la vivons comme une richesse, contre vents et marees. Et nous la vivons a l’etranger depuis dix ans !

    Enfin je voudrais ecrire un mot sur une theorie que je lis parfois avec revolte : « l’adoption comme cause de l’abandon » c’est tout simplement faux. La preuve c’est que les pays ou l’adoption n’existe plus, ou alors en interne de facon marginale et cachee, ont aussi leurs enfants abandonnes. Qui prend la parole pour ces enfants-la, loin des cameras ?

    Mais enfin depuis quand Generosite est-il devenu un gros mot ? Donner sans attendre en retour c’est la vraie generosite, c’est ce que j’ai appris en devenant maman, alors c’est peut-etre naturel (on peut en discuter) mais c’est quand meme un bel amour, tres pur.

    Nenette, deja maman et en cours d’adoption, qui souhaite a tous les enfants de trouver un foyer aimants, aux adoptes et adoptants de trouver la paix.

    • Par Fantômette (---.---.---.215) 8 février 2010 21:42
      Fantômette

      @ l’auteur
      @nénette

      Et avant de lire quoi que ce soit de ce qui suit, pour ne pas être influencée : merci, tout simplement, de ces mots choisis avec soin et honnêteté, pour parler de ce chemin dans lequel beaucoup de familles trouvent leur bonheur, parents & enfants compris. Parfois il faut savoir dire les choses simplemnt : ça marche !

  • Par krikri (---.---.---.125) 8 février 2010 17:39

    Vous avez oublie une raison... Personnellement, je suis contre l’adoption internationale massive par des personnes non-concernees.

    Je considere comme non-concernees les personnes non-residentes dans le pays de l’enfant et non-originaire de ce pays. Les gens genereux et ininteresses qui vont s’installer dans le pays de l’enfant et l’elever la-bas, ca ne me pose aucun probleme. 

    Ca ne me poserait pas de probleme s’il s’agissait de quelques cas, anecdotiques. Ou des situations d’urgences, comme lorsqu’il y a des enfants boat-people devenus apatrides (enfin, j’ai beaucoup d’amis qui furent ces enfants suite a la guerre du Vietnam, et personne n’a cherche a les adopter en France a l’epoque, ils ont grandi adoptes par la DASS, si on peut dire) 

    Ce n’est plus le cas, c’est devenu un deplacement massif de population. On deplace des personnes qui ne sont pas volontaires (pas encore en etat de l’etre), et on les coupe de leurs famille (proche, lointaine), leurs racines, leur culture et leur nation... On va surement me donner l’exemple des 0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine. Il y a les 99, 999999% d’autres. 

    Ce n’est pas la traite des noirs, ni la traite des blanches, heureusement... mais c’est une nouvelle forme de traite et de colonialisme. Personne ne l’accepterait s’il s’agissait d’enfants francais qui etaient massivement emmenes pour etre accultures. Meme pas de braves gens, aimants etc.

    @Nenette, oui les pays qui n’exportent pas leurs enfants ont des *orphelinats*. Tous les pays en ont. La France en a. Il reste toujours quelques cas de familles qu’on ne parvient pas a maintenir, et donc des enfants places temporairement sans qu’ils soient adoptables... bien sur, avec un peu de backshish et de fonctionnaires complaisants a la mode haitienne (mais pas seulement), on arriverait a faire signer les papiers d’abandons et a les declarer *orphelin sans aucun lien de parente*, donc exportable vers les Etats-Unis par exemple... Ben, on le fait pas. On ne le fait plus. Meme s’il y a parfois des raisons de retirer un enfant a sa famille, il n’y en a pas de l’envoyer au bout du monde. Quand on veut, on peut trouver des solutions locales qui ne coupent pas l’enfant de son passe et son environnement. 

    La seule raison de les expatrier est la tres grande demande d’orphelins de la part des bobos occidentaux en mal d’enfants.

    ***« l’adoption comme cause de l’abandon » c’est tout simplement faux. ***

    C’est un fait incontestable. Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression (plus ou moins *amicale*) de l’etranger. On n’expatrierait jamais ces enfants sans une demande dans les pays aises. 

    On discute des eventuels « aspects positifs de la colonisation » pour le passe. Debat interessant. Mais c’est de la colonisation au present... 

    Je dis on ne le fait plus car l’Angleterre l’a fait jusque dans les annees 70, et l’Australie jusque que dans les annees 80. Dans ces democraties pas specialement corrompues pourtant, tres insidieusement, mais systematiquement les travailleurs sociaux et les fonctionnaires ont pousse les familles a signer pour l’abandon. On sait maintenant qu’ils ont fait comme l’Arche de Zoe, comme les Baptistes americains a Haiti et comme beaucoup de personnes des ONG organisant l’adoption d’enfants du Tiers-Monde. Ils ont dit a des parents dans la deche : « C’est un foyer / une famille d’acceuil ou votre enfant sera provisoirement... les freres et soeurs ne seront pas separes... signez ici... signez la... signez pour les allocs, signez pour la secu... ». Et ils leur ont fait signer des papiers d’abandon definitif un peu obscurs. Les fonctionnaires suivants dans la chaine auraient du enqueter mais comme ils etaient persuades que l’enfant serait mieux dans une famille adoptive que chez ses geniteurs de basse extraction, au contraire, ils ont classe les archives referant a la famille et ont arrange les dossiers pour que les enfants apparaissent « orphelins sans aucune famille » ou « abandonnes par toute leur parente ». 

    http://www.cbsnews.com/stories/1999...

    Meme en France, il y a quelques generation, tout le monde trouvait ca normal, je pense, de delester les pauvres de leurs enfants. Dans ma famille, il y a eu des cas d’ailleurs, jusque dans les annees 60 aussi. Des cousins assez aises et sans enfants ont informellement *pris en charge* des enfants de cousins pauvres qui avaient trop de bouches a nourrir. En gros, les riches prennent des enfants aux pauvres. Celles que je connais etaient une soeur, et une niece de ma grand-mere. Les familles adoptives etaient irreprochables, et les 2 filles ont beneficie de possibilites d’etudes et d’etablissement dans la vie que n’ont pas eu leurs freres et soeurs. Pourtant, ils ne les ont jamais enviees. Ces deux femmes n’ont jamais digere l’arrachement. L’une s’en est sortie en coupant tout lien avec toute notre famille des qu’elle a ete independante. L’autre ne s’en est pas vraiment sortie, mais bien sur on ne peut pas affirmer que ce soit la cause de ses problemes. . J’ai toujours entendu : « Je pardonne a mes parents et mes parents adoptifs car c’etait la mentalite de leur epoque, mais c’etait une mauvaise idee. ». Oui, maintenant, on trouve ca « pas bien » dans la famille. Mais chez vous, c’est considere comme normal ?

    Et vous pensez que les Haitiens sont inferieurs aux Francais et incapables d’elever les enfants de leur pays ?

    • Par armelle (---.---.---.254) 8 février 2010 19:43

      voilà une bien curieuse façon de voir les choses cher krikri.
      Peut-être devriez-vous vous intéresser aux pays pour lesquels l’adoption internationale est autorisée.
      Un exemple parmi tant d’autres malheureusement : on dénombre actuellement en Ukraine (c’est d’actualité car des élections ont eu lieu hier dans ce pays) autant d’enfants abandonnés qu’à la fin de la 2de guerre mondiale !
      Alors, oui, bien sûr que les ukrainiens ne sont pas heureux que leurs enfants partent vivre dans un autre pays, ils ne sont pas heureux lorsqu’ils nous voient arriver, et nous nous faisons bien évidemment les plus discrets possibles pour essayer de faire en sorte que l’adoption de leurs enfants se passe dans les meilleurs conditions possibles pour ces enfants. Mais, et cela est bien triste à dire, ils savent qu’ils n’ont pas vraiment le choix : on aura beau donner de l’argent à ces enfants, cela ne leur donnera pas de parents. (et croyez-vous que ces pays accepteraient que nous français (ou autres) habitions dans leur pays pour élever leurs enfants ? : ça c’est de l’idéalisme pur !).

    • Par Lulue71 (---.---.---.217) 8 février 2010 19:53

      No comment !! Parler aux imbéciles les instruits !!! smiley

    • Par frédé (---.---.---.203) 8 février 2010 21:19

      Kiriki t’as pas tout compris je crois..
      ça fait intello qui n’a pas bien digéré des idées toutes faites.....et qui juge sur sa toute petite expérience de vie...
      un peu droit du sang tu sais comme au temps des rois.....

      J’ai pas bien envie de discuter alors une question ridicule :
      Que dis tu des familles dont l’enfant blanc naît ailleurs ,en Afrique par exemple, et revient en France..on le coupe de,ses origines à quel moment ? sans parler de l’exode rural...en ville on a coupé les gens de leur origine terrienne....mon dieu ces urbains sont des coloniaux....
      Une maman adoptante, égoiste , respectueuse des origines de sa fille,

    • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 8 février 2010 21:28
      Jean-Vital de Monléon

      Merci Krikri, j’ai juste une petite crainte que trop de lecteurs croient que vous soyez mon complice et que je vous ai soudoyé pour fournir de tels exemples en une seule intervention.


      Vous espérez créer une autre raison, mais moi, je ne vois dans votre commentaire que les quatre raisons que j’ai évoquées. Les quatre à la fois, j’avoue être admiratif d’une telle constance, d’une telle persévérance ! 

      Première raison que l’on retrouve chez vous :
      D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire, et quel geste chez vous, tant qu’à faire vous viser haut : parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption, c’est quelque chose d’exceptionnel. L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques. Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi, mais montre surtout que l’on a cherche à satisfaire un besoin naturel (presque une pulsion) de s’assurer une descendance, de donner des choses (amour, apprentissage, etc..) à des plus jeunes avec qui ont crée un lien fort. Vous pouvez critiquer cette pulsion, ce désir, mais pourquoi vouloir que les parents adoptifs soient des saints, des surhommes alors qu’ils ne veulent être que des parents. L’infécondité doit-elle punie par une abnégation héroïque.
      Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence ! 
      Votre fait incontestable :  « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...

      Deuxième raison :
      Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle ou plutôt familiale grâce à laquelle on généralise. Et vous le faites à partir d’une histoire d’une soeur de votre grand-mère, j’ignore votre âge mais cette dame pourrait être soit l’arrière-grand-mère ou l’arrière-arrière-grand-mère, des enfants adoptés actuellement, un exemple d’actualité si on peut dire, en plus d’être unique !

      Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute : 
      J’ai presque espéré qu’il y avait un peu d’humanitaire, quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes) choses condamnées encore plus par les familles adoptives que par le français moyen, car ils savent qu’ils en seront avec leurs enfants les première victimes collatérales ! Ces trafics comme vous le racontez ont existés, doivent ils pour cela jeter l’opprobre sur toutes les familles adoptives, comme si les chauffards devaient faire interdire les voitures ?
      La façon dont vous mélanger : recueils par charité (qui aboutissent souvent à des catastrophes) et adoption en plus d’être confuse montre encore votre méconnaissance du sujet !

      Quatrième raison :
      Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France, on les coupe de leur culture, de leurs racines de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu). Vous me faites pensez à deux types d’individus que je combats très (trop) souvent : la vieille commère qui critique et juge tout le monde et particulièrement le petit ado adopté dont la couleur ne lui revient pas : « il a son pays dans le sang ! »proclame-t-elle (vous c’est la nation), oui il est parti de son pays de naissance, avant l’âge d’un an, mais son pays il l’a dans le sang, tout comme vous elle ne lui permet pas sa place en France. L’autre personnage, c’est le prof de sport bedonnant en survêt flasque, la clope au bec, qui les yeux sur le chrono lâche à son élève : « comment tu fais pour être si nul au sprint alors que t’es black ! ». Avec votre raisonnement et le sien on est très prés de proclamer que l’arabe est fainéant, l’asiatique cruel, le noir a le rythme dans la peau, etc, etc, etc, oui Krikri ce quatrième paragraphe essaie de jouer à l’humanisme béat mais ce n’est rien d’autre que du racisme ! La culture pour vous n’est elle qu’une affaire de sang ? de couleur de peau ?

      Merci pour cet illustration de mon article, je n’en espérai pas tant aussi tôt et avec une telle harmonie vous êtes un vrai héros romantique !
    • Par Fantômette (---.---.---.215) 8 février 2010 21:49
      Fantômette

      @krikri

      Beaucoup ont répondu à votre message, et de façon bien meilleure que je n’aurais pu le faire.
      Cependant laissez-moi vous dire une chose : je vous plains, sincèrement ! Je n’ai lu que mépris, condescendance et suffisance dans votre propos, pas beaucoup d’humanité, de compassion, d’ouverture aux autres...
      Oui, sincèrement, je vous plains de vivre dans un monde si étriqué.

    • Par krikri (---.---.---.125) 9 février 2010 14:20

      `Frede (que j’ai confondu avec Armelle, tout a l’heure, desolee, c’etait le meme fil)

      ***Que dis tu des familles dont l’enfant blanc naît ailleurs ,en Afrique par exemple, et revient en France..on le coupe de,ses origines à quel moment ?***

      Il garde son histoire, sa langue, ses liens familiaux,sa nationalite et parfois meme des contacts et visites avec les gens de son entourage la-bas. Sinon, pour le changement d’environnement, a chaque famille de voir comment ca se passe. Je me suis longtemps occupee d’enfants pour lesquels ca ne se passe pas trop bien (peut-etre que les parents ont encore plus de mal a changer de pays dans certains cas). Mais bon, ce n’est pas une fatalite. Et il y a maintenant des ecoles specialisees qui adoucissent la transition entre differents systemes scolaires et differentes langues. 

      Rien a voir, car le coupage definitif des liens est une condition de l’adoption definie par les lois francaises et la Convention de La Haye. La famille adoptive n’a pas le choix. 

      Ca pourrait evoluer bien sur. Madonna a du accorder une sorte de droit de visite a la famille de ses enfants. On pourrait generaliser cette obligation (pas pratique a mettre en oeuvre a 10 000 km de distance...). Et il y a des pays d’origine qui continuent a reconnaitre les enfants comme leurs citoyens. 

      Mais je ne crois pas que le lobby « pro adoption internationale » milite en ce sens. Ils sont tous la ici pour repondre. Allez-y !

  • Par raymond (---.---.---.55) 8 février 2010 19:08

    contre voilà

  • Par Pepe (---.---.---.12) 8 février 2010 20:57

    Boir,

    Quand je lis le post de « Krirkri », je pense immédiatement à cette phrase du Dc Monléon :

    « Plus qu’un véritable lobby anti-adoption bien organisé, ce sont des sentiments divers contre ce phénomène que l’on peut constater. Cette opposition a des causes très diverses, pour ne pas dire contradictoires, elle est surtout animée par de grandes méconnaissances. »

    On retouve toujours les mêmes termes employés par ceux qui croient connaitre l’adoption : déracinement, néo-colonialimes, tous aussi débiles l’un que l’autre !!!

    Cher Krikri, vous êtes à des années lumières de ce monde de l’adoption, et comme tous ceux dans ce cas, vous aurez toujours ces mêmes à priori complètements décalés de la réalité.
    Oui, ils existent des pays, et nombreux, dans lesquels la plus belle preuve d’amour d’un parent biologique est de faire adopter ses enfants pour leur offrir une vie meilleure.

    Oui, contrairement à ce que vous aavancez comme chiffres ( venus d’où d’ailleur), un grand pourcentage des parents adoptifs TIENNENT à maintenir des liens avec les pays d’origine de leurs enfants : nombreux sont ceux qui s’investissent dans les orphelinats d’où viennent leurs enfants.

    Quand à votre : « 0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes », j’imagine qu’il vient soit de votre cerveau au QI de serpillère, soit d’une suffisance débordante qui ne peut résulter que d’un esprit étriqué.
    D’ailleurs votre allusion au « bobos » en est l’illustration flagrante !

    Ce qui me navre, c’est qu’à chaque fois qu’un sujet interressant peut être débattu, il y a toujours quelques pollueurs qui viennent « ramener leur science » , sans doute pour avoir l"impression d’exister !!!!

    • Par krikri (---.---.---.125) 9 février 2010 07:28

      ***chaque fois qu’un sujet interressant peut être débattu, il y a toujours quelques pollueurs***

      En gros, le sujet est « pour ou contre » et si on ose etre contre, on est un pollueur ? Donc vous refusez le debat. 



    • Par Pepe (---.---.---.12) 9 février 2010 11:19

      Non, je ou nous ne refusont pas le débat, à condition de ne pas le faire avec des personnes « formatées » anti-tout.
      Ce n’est pas la première fois que l’on traite de ce sujet, et à chaque fois vous avancez les mêmes arguments, totalement hermétique aux remarques des autres intervenants.
      Alors, dans ce cas, pourquoi débatre avec vous ?
      Le jour où vous d’autres arguments, nous pourrons alors échanger, mais avanr, renseignez-vous une bonne fois pour toute sur ce monde de l’adoption que vous survolez dans votre galaxie si loin de celui-ci.

  • Par mams (---.---.---.6) 8 février 2010 23:37
    mams

    Tout est blanc, tout est propre, tout est bien droit, tout est à l’image du reflet de KriKri dans le miroir de sa vie... ... ...

    Rien ne doit venir lui polluer sa vision du monde.

    Adopter des enfants, oui mais chez eux ... Ca c’est une chose à laquelle je n’avais pas suffisamment pensé avant de faire ce geste ... c’est pourtant vrai que chez eux, très souvent le soleil brille plus que chez nous ... ah si j’avais réfléchi .... quoique si je me dépêche, je trouverai surement un petit Haïtien qui me permettra de vivre ce rêve : habiter dans un archipel planté dans la mer des Caraïbe....

    Tout n’est pas blanc, tout n’est pas propre, tout n’est pas droit, mais l’adoption internationale n’est pas la plus critiquable des actions colonialistes qui perdurent encore.

    La couleur est signe de vie, la couleur à donner sens à ma vie ... égoïste que je suis.

  • Par Le Concombre Masqué (---.---.---.189) 8 février 2010 23:52

    Ben alors ma Krikri ? On se fait un grand bol de clichés parce qu’on a trop regardé TF1 ?

    J’en ai aussi quelques uns qui me font bien rigoler aussi, j’étais plié avec les votres. mdr !!
    Alors voila je me présente, Le Concombre, et oui, mais attention, moi je suis un exemple, car je pense, en toute modestie, me situer dans les «  0,000001% de parents adoptifs un peu moins incultes qui elevent les enfants adoptes en maintenant le lien avec leur culture origine ». 
    Je m’explique, ça va vous plaire. J’en ai 4, issus de déplacements massifs de population, sauf le dernier qui né en France : un vrai blanc, blond yeux bleus - enfin, pour ce qui lui en reste de ses yeux, tellement il a été bastoné par ses parents de naissance, des bons français de souche. 
    Alors moi je l’élève dans le respect de ses origines, et quand je suis bien bourré le soir je lui en colle une bonne et bien sévère et après ça va mieux. On rigole ensemble ensuite en regardant le catch à la télé.
    Les autres pareil, on respecte à la lettre leur culture d’origine. Ma femme et moi on se marre bien d’ailleurs. 
    Mais je suis comme vous, je préfére largement le petit français, et d’ailleurs je sors trés rarement mes noirs, sinon pour aller au zoo. On va voir les girafes et les lions comme dans leur pays. Et vous avez bien raison de dire qu’on va le payer plus tard, comme c’est malheureusement arrivé dans votre famille (vraiment vous avez pas de chance d’être tombés sur des ingrats, car on perçoit trés bien chez vous une solide éducation morale et un équilibre intellectuel qui nous font penser que vous provenez d’une famille en tous points respectable). Moi je dis toujours qu’on aura eu de la chance si on arrive à en faire des éboueurs ou des danseurs de claquettes, mais je suis trés pessimiste quant à l’avenir. 
    Enfin, on s’en fait pas trop quand même parce que si un jour ils deviennent trop encombants, on leur planque leurs papiers, on les denonce comme sans papiers à la PAF, et paf ! Besson les raccompagne à la maison !!

    Mais à la vérité, et pour conclure, ma motivation première, en plus de faire du bien à des pauvres et de les sauver de la misère, c’est les allocs. Avec 4 ça commence à être sympa, et on peut rouler en 4X4. 

    Vous voyez Krikri, l’adoption peut aussi être quelque chose de trés éthique, totalement en adéquation avec une vision angélique de l’ordre des choses. J’espère qu’ensemble nous pourrons faire peur à la pensée unique qui gangréne les medias, les bobos et les altermondialistes (je sais pas ce que ça veut dire celui la, mais je trouve que ça sonne bien).
    Amicalement votre, 
    Le Concombre Masqué. 


  • Par nenette (---.---.---.115) 9 février 2010 00:10

    @krikri

    Vous dites : Et vous pensez que les Haitiens sont inferieurs aux Francais et incapables d’elever les enfants de leur pays ?

    C’est en ligne directe avec les critiques de type : que diriez-vous si les petits Francais etaient « exportes » (! ?) vers d’autres pays ? C’est une bonne fausse question a laquelle je reponds sans rougir : si la France etait incapable pour une raison ou une autre d’offrir une vie decente a « ses » enfants sans famille, je prefererais qu’ils soient adoptes a l’etranger, quitte a oublier la langue de moliere et l’odeur de nos mille fromages. Avant d’etre des petits Francais, les enfants sont des petits etres humains : leur besoin essentiel, vital est de grandir entoures de parents attentifs.




  • Par mimishanti (---.---.---.50) 9 février 2010 00:17

    @ JVM, Merci pour votre article, toujours les bons mots...il faudrait l’imprimer pour qu’un jour nos enfants le lise ( bientôt plus l’âge de Petitroux...) car les incultes en tout genre seront malheureusement encore là..et je m’imagine mes enfants entendre des propos genre ceux de Krikri

    @ krikri , on dirait un concentré du pire que j’ai lu ces derniers temps sur l’adoption, sur les parents adoptifs... vous êtes à côté de la plaque, vous faites preuve d’aucune ouverture au monde, aucune compassion, des propos comme les votres me font peur pour l’avenir de notre monde.

    De la part d’une Maman (de 4 enfants d’origine indienne )bien égoïste qui selon vos termes serait non-concernée, intéressée,sûrement inculte, une possible bobo occidentale qui aurait acculturé et déraciné ses enfants..que de qualificatifs !!!!

     

     

  • Par koanzench (---.---.---.67) 9 février 2010 04:57
    koanzench

    En rapport avec ces dix Américains arrêtés le week-end dernier après avoir tenté d’enlever des petits Haïtiens, je partage cet avis : « Et si toutes ces bonnes âmes si soucieuses du sort des enfants des pays pauvres, se contentaient de faire pression sur leurs dirigeants afin que les rapports Nord-Sud soient moins inégalitaires ? Mieux, et si au fond, ces bonnes âmes si promptes à jouer avec les lois au motif de sauver les pauvres enfants du Sud, gardaient leur générosité pour eux car, au vu du résultat qu’elle produit, ça craint ! » Culturefemme

    Revenons-en maintenant au billet de Jean-Vital de Montléon.
    Je n’aime pas ce genre de question à réponses binaires (oui/non, 0/1, ...). Vous n’avez que deux choix possibles. C’est blanc ou c’est noir. C’est bien ou c’est mal.

    Comme tout être humain, je suis plein de contradictions. Et, je répondrais : ni pour, ni contre. Mais, cela vous laisse évidemment sur votre faim et je devine votre insatisfaction.

    Pour être en accord avec moi conscience, je ferai donc mienne les conclusions d’Isabelle COGLIATI, Doctorante CERI,  « Adoption internationale et respect de l’enfant » :
    « Il ne faut pas oublier que l’adoption internationale, si elle est souvent la meilleure solution pour un enfant et des parents, n’est dans l’absolu, c’est-à-dire au regard des droits de l’enfant, qu’une solution temporaire et limitée. En effet, elle ne concerne que les enfants »adoptables«  et au sein de ceux-ci en majorité des enfants en bas âge et en bonne santé : ceci exclut les enfants qui sans être juridiquement adoptables auraient besoin d’une protection spécifique ou qui, adoptables, sont handicapés, malades, trop âgés, en fratries...

    Dans la mesure où l’on envisage l’adoption internationale comme un moyen de protéger l’enfant, faute de solution nationale satisfaisante, le réel progrès à long terme ne réside pas seulement dans le fait que les adoptions internationales soient faites dans la légalité et le respect de l’intérêt de l’enfant mais que la situation dans les pays d’origine soit meilleure et que l’abandon de l’enfant pour des raisons financières ne soit plus de mise.

    Ainsi, on peut envisager que, la pauvreté (en tant que cause majeure d’abandon) et le trafic éradiqués, l’adoption internationale redeviendrait, à terme, un phénomène résiduel. Dans l’attente, il faut garder de l’adoption internationale le souvenir de visages d’enfants et de parents heureux de s’être rencontrés à l’autre bout du monde. »

    Et pour terminer, un morceau de poésie bien connu :

    Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

    ...
    Khalil Gibran, Le prophète

    • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 9 février 2010 07:18
      Jean-Vital de Monléon

      Zench, je suis bien plus sévère que vous avec les américains enleveurs d’enfants, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai envie de ne voir aucun acte généreux dans leur démarche, mais pour l’instant juste une démarche illégale.... on a parfois essayé de nous faire croire (et certains le pense encore) que l’Arche de Zoé était une bande doux illuminés... des fous dangereux oui !


      Ne me caricaturez pas, je n’arrête pas de parler d’hétérogénéité et dans mes explications, je précise que je comprends ceux qui sont contre l’adoption à titre individuel pour des histoires individuelles, je leur reproche juste leur généralisation, et ceux qui sont contre pour de vraies visées humanitaires. Je me plains des crétins racistes et des théoriciens à deux sous qui ont une langue inversement proportionnelle à la taille de leur connaissances. Mon but n’est pas de dire il faut être pour il faut être contre, mon but était d’expliquer pourquoi des personnes s’opposaient aussi violemment à l’adoption.

      Certaines émissions (reportages TV) sur l’adoption m’horripilent car la manipulation est parfois très forte à partir de quelques cas on peut facilement donner une image si rose à l’adoption, mais parfois aussi si noire.... je peux vous trouver deux ou trois familles où si on fait un reportage chez eux, dans les trois mois .... l’adoption serait interdite ! Mais je peux aussi vous trouver un certain nombre de familles bio où si elles étaient le sujet d’un reportage : il deviendrait interdit de faire des enfants !

      Le jour où l’adoption sera inutile (pour les enfants) internationale ou nationale, c’est à dire qu’il n’y aura plus d’enfants délaissés, ce sera magnifique pour les enfants, et pour le monde entier. C’est un grand paradoxe de l’adoption, on peut l’aimer malgré ses défauts mais s’apercevoir aussi qu’elle n’est qu’une solution faute de mieux... Oui mais pour les enfants souvent il n’y a pas mieux qu’une famille même si elle n’est pas une famille de sang... En attendant, ce jour, je lutte pour une autre utopie, celle où ma consultation sera inutile, car les enfants adoptés seront pleinement acceptés dans notre société !

      Même cette plus petite utopie, je ne la verrai pas de ma vie !
  • Par nenette (---.---.---.115) 9 février 2010 10:28

    @Zench, voici un article de Care, qu’il me semblerait legitime de voir figurer sur « une veille documentaire sur l’adoption » :

    http://www.carefrance.org/?page=action-projet&pays=19980&dom=&id=20334

    Extraits :

    Roumanie- L’adoption internationale

    La Roumanie a ratifié la Convention de La Haye sur la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale, datée du 29 mai 1993.

    Dans son préambule, la Convention stipule que les Etats signataires reconnaissent que :

    - « pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité , l’enfant doit grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension » ;
    - « l’adoption internationale peut présenter l’avantage de donner une famille permanente à l’enfant pour lequel une famille appropriée ne peut être trouvée dans son pays d’origine ».

    L’adoption internationale a permis chaque année à environ 4 000 enfants roumains abandonnés de trouver une famille jusqu’à ce qu’intervienne la « suspension » des procédures en décembre 2000, suivie de l’interdiction depuis le 1er janvier 2005.

    Cette interdiction de l’adoption internationale est d’autant plus injustifiable que, dans le même temps, l’UNICEF a révélé, au terme d’une enquête approfondie, que le nombre des abandons d’enfants demeure aussi élevé en Roumanie aujourd’hui qu’au temps de Ceaucescu !

    En 2004, rien que dans les maternités et les services pédiatriques des hôpitaux, l’UNICEF a dénombré 9 000 abandons d’enfants.

    La question fondamentale est de savoir comment respecter le droit de chacun de ces enfants à une famille si l’adoption internationale est interdite.

    Il y a deux alternatives théoriquement possibles (...).

    Tant que le flux des abandons restera aussi élevé, et tant qu’il ne pourra être résorbé par l’adoption nationale et la réintégration familiale, l’adoption internationale demeurera indispensable pour que les enfants abandonnés ne soient pas privés de leur droit à une famille, et son interdiction est scandaleuse.

    • Par koanzench (---.---.---.130) 9 février 2010 11:36
      koanzench

      @nénette

      Sur plusieurs sites, j’avais en effet déjà remarqué « votre propagande pour la réouverture des adoptions internationales » en Roumanie.

      - Il revient à la Roumanie de décider par elle-même ce qui lui convient le mieux.

      - Petit retour en arrière : Haut niveau de pression externe des États-Unis et de l’UE sur la Roumanie pour la réouverture des adoptions internationales.
      Ce qui suit a été initialement publié dans le journal roumain Jurnalul National. La traduction intégrale en anglais se trouve sur le site Family Preservation
      L’article a été ensuite traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.

    • Par nenette (---.---.---.115) 9 février 2010 12:50

      @Zench, tout comme l’UNICEF, il me semble maintenant evident que vous pensez qu’il vaut mieux un enfant en orphelinat dans son pays qu’un enfant dans une famille adoptive a l’etranger.

      Il est interessant de voir votre propre propagande sur votre site, un clic sur les liens suffit, ou encore un rapide tour sur les seuls commentaires que vous autorisez.. On retrouve tous les sites anti-adoption : Fabriquee en Coree, Pound pup Legacy, ungateful little bastard, transracialabductees ( ces derniers font tres tres peur, pour ceux qui parlent un peu anglais...).

      http://abandon-adoption.hautetfort.com/

      Pourquoi ne pas appeler votre site « veille documentaire contre l’adoption » ? Ce serait plus honnete, Kim Myung-Sook par exemple a la courage de ses opinions et prend partie de facon personnelle, elle est elle-meme adoptee. De son cote, elle recommande, dans « les meilleurs associations » :

      http://epis-meles.sante.officelive.com/Accueil.aspx

      (deconseille aux ames sensibles, que de souffrances derriere toute cette haine !)

      Vous ne repondez pas sur le fond de l’article sur la Roumanie que je propose, l’avez-vous meme lu ? Moi je lis vos articles sur a&a, je ne me bouche pas les yeux...

      Marre qu’on culpabilise les parents adoptifs ! Qu’on victimise les adoptes ! Qu’on idealise les parents abandonnants ! Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.
      Certains enfants adoptes, en grande souffrance par rapport a leur abandon, font beaucoup de degats aupres de leurs parents adoptifs ronges par la culpabilite de ne pas voir les voir heureux. Rentrer dans leur shema de pensee de haine et de revolte contre l’adoption, leur pays d’accueil et/ou leur pays de naissance (certains parents adoptifs, en quete de l’amour et du pardon (! ?) de leur enfant partent en croisade contre l’adoption) n’aide pas ces jeunes adoptes a trouver l’apaisement. Et surtout, c’est un faux combat, qui ne mene a rien a titre individuel, n’apporte aucun recomfort pour construire sa vie.

      L’enfant abandonne qui a eu mal peut faire mal a son tour, cela ne remet absolument pas en cause l’adoption legale.

    • Par virgule (---.---.---.201) 10 février 2010 23:02

      @Zench

      finalement, derrière vos liens se cachent toutes les théories des anti-adoption internationale.
      Et oui, vous en avez trouvé des choses a reprocher aux adoptants, l’arrachement à la culture d’origine, le traffic... en fait je vous trouve en tout point comparable à krikri, peut être un peu moins troll, du coup bien moins drôle, triste sire même !
      Je vous laisse à vos belles références qui pour moi ne sont là que pour justifier le racisme et la xénophobie qui menacent nos enfants

  • Par krikri (---.---.---.125) 9 février 2010 13:07

    @Jean-Vital de Monleon

    Vous parlez a la place des autres et vous pretendez connaitre leur pensee mieux qu’eux. C’est penible. Je ne retrouve rien de mes idees dans votre discours, c’est pour ca que je vous ai repondu. Alors s’il vous plait ne me dites pas que je reprends vos idees, ce n’est pas le cas.

    De plus, si vous connaissez toutes les reponses sans douter, pourquoi poser la question ?

    Et le ton sentimentaliste de certaines reponses etait si attendu... Bien sur, les adoptants sont des bons chretiens tout amour (ils le disent eux-memes).

    ****D’emblée vous montrez que vous n’y connaissez pas grand chose puisque vous faites l’erreur typique de croire que l’adoption est un geste humanitaire*****

    Je n’ai pas dit que c’etait « un geste humanitaire », c’est votre propos. J’ai dit que c’etait le contraire. A chaque ligne, il me semble. 

    En gros, il s’agit de prendre une ressource a un pays. Et ce n’est pas une ressource du meme type que le petrole ou les bananes... Il y a deja une contestation certaine en ce concerne le deplacement international d’animaux sauvages, d’oeuvres d’art et de patrimoine historique. A fortiori le deplacement d’etres humains est discutable. Et c’est quand bien plus important.

    **** parler d’une forme d’adoption qui serait un recueil dans le pays d’origine. Cela s’appelle « Mère Térésa » pas adoption,***

    Ah bon ? Les enfants francais eleves par des familles francaises, les enfants chinois eleves par des familles chinoises, etc.... c’est « Mere Teresa » ? L’ASE = Association des Meres Teresas, pour vous ? 

    Pouvez-vous sortir 5 minutes de cette bulle que certains nomment ici « le monde de l’adoption » et revenir dans le monde general.

    Je parlais de migrants installes dans un pays pour y vivre comme tout le monde (pas en mission humanitaire, ni dans le but de trouver un enfant a elever), qui peuvent, si besoin est, recueillir des enfants de ce pays qui ont besoin d’une famille temporairement ou de facon permanente. Ca me semble bien qu’un Chinois resident en France adopte en France, un Francais resident en Chine adopte en Chine. Dans ce sens, je n’ai rien contre. Ce ne sont pas du tout les familles multi-ethniques qui me genent. (voir plus bas)

    *** L’adoption n’est pas plus un geste généreux, que l’action d’avoir des enfants biologiques.***

    On est d’accord. 

    Ce n’est pas moi qui parle de generosite mais quasiment tous les « parents adoptants » .

    ***Avoir des enfants montre que l’on n’est pas replié sur soi,... etc

    Pour faire court, je trouve que les problemes d’image, d’ego, les etats d’ames ou de fertilite des parents potentiellement adoptants, leurs motivations personnelles, c’est hors sujet. A la limite l’infecondite, ca n’a meme pas de rapport avec l’adoption.

    Au niveau national, l’adoption c’est une solution legale mise en place pour aider un enfant isole. Si les adultes y trouvent une solution a leurs problemes, c’est un plus, tant mieux pour eux. Relisez tous les textes legaux francais, je vous garantis qu’il n’y a pas une ligne sur « le droit a l’enfant » des adultes voulant adopter. Ce n’est pas le sujet de l’article de dire si M. et Mme Machin doivent adopter, faire la fecondation in-vitro ou aller chez un psy. Ca ne doit pas l’etre. C’est un autre probleme.

    Oui, j’ai mis quelques piques pour les adoptants...bon, je reponds a un article qui dit « les gens qui sont pour l’adoption-importation sont geniaux et les autres des nuls », faut pas m’en vouloir d’adopter le meme ton. 

    Mais vraiment, ce n’est pas de vos parcours personnels que je discute. Ce n’est pas non plus des *reussites* et *echecs* eventuels dans l’education des enfants adoptes. Je suis quelqu’un de tres pragmatique : vous avez adopte des enfants du bout du monde, c’est fait, le vin est tire, il faut le boire. Surtout ne les renvoyez pas maintenant, hein ? Je vous souhaite a vous et a ces enfants la meilleure vie possible. On ne refera pas le passe. Et bon, docteur, vous etes la pour les soigner, non ? 

    Le sujet est le probleme politique et concerne l’avenir : le deplacement massif international d’enfants pour adoption. Est-ce un echange normal entre pays ? Des decisions doivent etre prise au niveau des gouvernements. En tant que citoyen, on peut en discuter. Et desapprouver.

    ***Poum la ligne d’après vous parlez d’adoption en situation d’urgence, or on ne cesse (les ONG notamment pour le tsunami par exemple) de nous répéter que l’adoption ne doit pas être une solution dans l’urgence !***

    Je ne suis pas les *ONG* , et ca ne veut rien dire justement ONG, tout le monde peut en monter une. Ils ne representent qu’eux-memes et les avis divergent fortement.

    Je n’evoquais pas ce type de situation. Apres une catastrophe, on reconstruit sur place, il me semble normal que les enfants restent aussi. Ma ville a ete rasee par un tremblement de terre, ce fut un choc que les gens ont du surmonter. Les personnes qui ont ete deplacees et n’ont pas pu revivre sur place se disent doublement traumatisees. Les quartiers ou tout le monde a pu rester se sont reconstruits plus vite, il y a vingt fois moins de suicides on dirait. Mais bon, c’est juste mon observation. 

    J’excluais du debat la situation d’enfants apatrides suite a certaines situations de guerre ou territoire mal resolues. Le choix de les laisser dans leur pays n’existant pas, la question ne se pose pas. Appelez-ca « charite »... c’est vrai que le mot « urgence » est confus, je le retire, disons qu’il s’agit de necessite pratique. Le bebe sur le parvis de l’eglise... Un cas rare tout de meme. Le cas general, c’est « aller chercher ailleurs » pour satisfaire la demande d’adoptions.

    ***Votre fait incontestable : « Leurs pays ne les abandonnent que parce qu’il y a une pression de l’etranger » me laisse pantois. Expliquez moi pourquoi la Colombie « abandonnent » ses enfants et pas le Pérou ? Je crois avoir la réponse mais peut être pas vous...***

    Certains Etats sont plus forts que d’autres, politiquement, socialement et economiquement. C’est bien que vous commenciez a saisir l’aspect politique du probleme... car c’est le seul interessant.

    Le premier choix de tout peuple est d’elever ses enfants lui-meme. C’est ma conviction totale, et elle est renforcee jour apres jour par mon experience de vie dans differents pays. Je pense que c’est un droit aussi precieux que celui a la souverainete politique et je pense que les deux sont inseparables.

    Que cela viennent d’Etats, d’ONG ou d’individus. on propose a des Etats et leurs citoyens de les aider en prenant leurs enfants. On leur amene une solution cle en main, de preference au moment ou ils sont le plus en difficultes. C’est une pression internationale parmi d’autres, il y a aussi celle du brain drain de leurs elites eduquees ou celle au contraire de former leurs etudiants... 2 faces de la meme piece ? 

    On n’a pas vu beaucoup de cas de pays disant « Ohe, on a 10 000 enfants. Qui en veut ? ». Ce sont les pays adoptants qui vont rechercher des enfants sous toutes les latitudes. 

    Vous pouvez trouver cette influence positive (retour a la question : les riches doivent-ils elever les enfants des pauvres ?) , mais pas nier l’existence d’un phenomene concret.

    ***Votre dernier paragraphe, c’est l’histoire personnelle 

    C’est surtout vous qui ramenez tout a votre experience de parent adoptant et ne prenez aucun recul pour vraiment discuter de la situation globale.

    ***grâce à laquelle on généralise.

    Je n’en fais pas une generalite. Un debat familial des annees 70 80... qui a influence des gens en age d’adopter (ou pas) aujourd’hui.

    C’est un exemple pour poser la question sur une evolution de mentalite en France sur les 30 dernieres annees. Il existait une mentalite « paternaliste » et peut-etre de « charite chretienne », une conviction que certains etres etaient plus a meme d’eduquer des enfants ou de diriger politiquement un pays.

     Est-ce que vous pensez comme ces personnes ? 

    Vous n’avez pas repondu. Pensez-vous normal que les familles pauvres donnent leurs enfants a des familles plus riches ? Si vous avez des difficultes financieres, pensez-vous faire adopter vos enfants ? 

    Je peux respecter cette opinion, mais je ne la partage pas. Ni au niveau individuel, ni au niveau d’Etats.

    Plusieurs personnes comme Pepe (il est genereux d’abandonner ses enfants pour qu’ils aient une vie meilleure... ) ou Nenette (je preferais que mes enfants soient adoptes a l’etranger... ) ont cet avis. Bien, ils sont coherents. Je comprends leur logique.

    Ce n’est pas mon avis, pas question que ma niece parte grandir dans une famille aimante en Afghanistan... je n’ai rien contre ce pays, mais tant que nous sommes en vie et que son pays n’a pas sombre sous la mer comme l’Atlandide, on sera 6 sur un RMI, on construira une cabane. elle grandira avec nous, ou au moins dans son pays qui se relevera. Quand elle aura 18 ans, elle pourra partir si elle veut, ce sera son choix. 

    ***Troisième raison, celle pour laquelle j’ai le plus de doute :

    Doute de quoi ? 

    *** quand vous critiquiez le néo colonialisme qui existe bel et bien et qui peut exister dans certaines formes d’adoption (Arche de Zoé, ce qui s’est passé en Haiti avec les baptistes)***

    Attendez. Le « colonialisme » et « neocolonialisme » ce n’est pas l’action individuelle. Chaque colon est un individu, il y en a de plus ou moins respectables. En fait, je pense que les gens mechants sont tres rares, meme les zozos de l’Arche de Zoe ou les Baptistes a Haitis, ils ont tort, mais ce ne sont pas des personnes malveillantes de nature ni en quete de profit... enfin, je ne les connais pas.

    Peu importe. Que les brebis galeuses soient minoritaires ou majoritaires ne change pas le debat « pour » ou « contre » ce mouvement.

    On parle d’ un phenomene de masse, c’est un mode de relations internationales, un rapport inegal entre Etats, entre peuples. C’est pour cela que les chiffres comptent. Que vous ayez adopte 2 enfants, c’est votre affaire personnelle. Mais quand on arrive a des deplacements de dizaines de milliers d’enfants, ca devient une affaire d’Etat... pour plusieurs Etats.

    Les Etats-Unis en sont a 20 000 par an. On en est a 4000 5000 en France, mais il y a 10 fois plus de demandes, et ce serait en hausse constante... donc 100 000 par an dans 10 ans, c’est *faisable* du point de vue francais.

    ***Votre quatrième paragraphe est le pire : vous ne donnez pas le droit à des enfants originaires d’autre région d’avoir leur place en France,

    C’est votre extrapolation. Tres concretement, je suis contre la migration de mineurs isoles. L’immigration doit, a mon avis, rester le fait d’adultes et de familles. On ne manque pas de candidats pour aller en France avec leur famille et sans coupage definitif de liens avec leurs origines (qui est le predicat de base de la loi d’adoption en vigueur).

    ***on les coupe de leur culture, de leurs racines***

    C’est un fait. Et c’est bilateral. On coupe un pays de ses descendants. C’est plus grave pour le pays que pour les enfants car (si ca se passe bien) ils vont acquerir une autre culture et d’autres liens a la place, et vivre leur vie sans se retourner vers le pays d’origine. 

    Mais le pays de depart garde la cicatrice.

    ***de leur nation (très joli ce dernier mot cela me rappelle un petit moustachu).

    Asterix ? Le concept de nation, les Etats souverains, droits du citoyen des la naissance... Desolee d’evoquer des trucs aussi ennuyeux.

    Oh, je m’en passerais personnellement. Mais la realite est tenace, je passe ma vie a renouveler des visas ou a essuyer des refus. La nation reste le cadre de notre citoyennete. Le seul qui soit concret : les Etats, les lois, les passeports. Et nous construisons nos societe la-dessus.

    Alors les histoires de race et couleur ca semble vous obseder personnellement. C’est peut-etre tout nouveau pour vous, les remarques. Je vis en tant que personne de couleur depuis des dizaines d’annees et franchement, aucun interet, aucun besoin de « se battre » contre des commeres et non aucun rapport avec l’adoption. Bon vous insistez pour faire votre point Godwin.

    Je n’y ai meme pas fait allusion. Ah, si, pardon, j’ai dit « bobo blanc », c’est une expression, j’en connais d’autres couleurs, ils sont pareils, c’est a dire aises (relativement) et persuades que vivre dans un pays riche est un cadeau merveilleux qu’ils font a un enfant et que ca pese plus tout le reste. 

    Et bon, vous entrez dans cette logique quand vous dites (au second degre j’espere) que certains « parents bios » ne devraient pas garder leurs enfants. Bien sur, on l’a tous deja pense 5 minutes. Mais juste 5 minutes. On peut aussi penser que 100% des parents haitiens, ethiopiens, etc, sont en-dessous du niveau. Et c’est clair qu’on peut, dans cette logique, vouloir ramasser tous les enfants vivant dans des camps de refugies. En effet, ils seraient *mieux en France*, comme on entend souvent. Materiellement et imediatement, c’est inconstestable, mais pas a long terme. 

    Ou met-on la limite ? Chaque pays doit decider avec ses services sociaux. Des etrangers qui viendraient se porter juges, c’est de l’interventionnisme pur jus.

    Et a terme, ca envenime les situations, desorganise les societes... Non, je n’y connais rien, je n’ai passe que des annees a etudier le sujet et a n’y avoir pas encore trouve d’exemple positif.

    Et bon, comme vous regardez tous TF1 vous le voyez bien comme on aide efficacement l’Iraq, le Rwanda, etc. 

    ***Le jour où l’adoption sera inutile (pour les enfants) internationale ou nationale, c’est à dire qu’il n’y aura plus d’enfants délaissés, ***

    Je pense que l’adoption internationale avec deplacement est deja (et a toujours ete) inutile. Le probleme des*orphelins* existe partout , mais des solutions locales sont possibles, partout aussi.

    Tout pays peut elever ses enfants, avec ses citoyens et ses residents. Pas la peine de me dire, ouais mais la Chine ceci, l’Ukraine cela, Haiti ca, le Tchad ci... Ils sont assez grands pour reformer leur politiques et reduire le nombre d’enfants en institutions. Tout pays doit resoudre ses problemes sociaux. 

    @Frede

    ***Croyez-vous que ces pays accepteraient que nous français (ou autres) habitions dans leur pays pour élever leurs enfants ? : ça c’est de l’idéalisme pur !).***

    Oui, beaucoup de pays acceptent la migration. C’est une realite. Et on n’a rien faire dans les pays qui ne l’acceptent pas, n’est-ce pas ?

     Idealisme ? Je ne crois pas. Je vois l’Asie se relever tres vite. Ils l’ont fait d’eux-memes. Les missionaires et bobos en missions humanitaires (bref, les *blancs* qui sont en fait de toutes couleurs de peau, mais que les gens appellent *blancs* quand meme) n’y ont rien fait.

    Et quand un pays atteint un certain niveau de developpement, la migration est bilaterale. C’est normal. Il y a 50 ans, la migration equilibree,reciproque, c’etait possible sur 15% de la surface de la planete, maintenant 30%... J’espere vivre le jour ou autant de familles et adultes francaise iront vivre et travailler en Haiti (etc) que l’inverse. 

    • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.59) 9 février 2010 16:05
      Jean-Vital de Monléon

      Krikri ça vous est pénible de me lire ça m’est pénible de me répondre, d’autant plus que vous vous complaisez dans ce rôle de chevalier blanc martyr et que cette réponse va amener de l’eau à votre moulin.

      Mais je persiste, vous accumulez toutes les causes certaines respectables, d’autres méprisables qui font que l’on peut être contre l’adoption, ce qui est un droit mais je préfererai que ce soit pour de bonnes raisons.

      Dans votre réponse il y a :
      1- de la méconnaissance : comparer adoption et humanitaire, vous n’arrêtez pas, dans votre premier message en reprochant à l’adoption ne pas faire de l’humanitaire, dans celui ci en disant que c’est le contraire. On n’est donc d’accord l’adoption n’a rien d’humanitaire, mais arrêter de parler de l’un quand on parle de l’autre, c’est à cause de penseurs comme vous que l’Arche de Zoé a pu exister.
      J’avais écrit au moment de la libération de ces zozos un article dans La Croix intitulé l’Adoption n’est pas un geste humanitaire. Le titre du quotidien va vous plaire... puisque les chrétiens semblent vous gener autant que les adoptants.
      Bon si sur l’humanitaire on est donc d’accord arrêtez d’en parler vous êtes hors sujet ! C’est quand même 99% de votre commentaire, la preuve vous remplacez urgence par charité....
      je vous cite encore : « Au niveau national, l’adoption c’est une solution legale mise en place pour aider un enfant isole. Si les adultes y trouvent une solution a leurs problemes, c’est un plus, tant mieux pour eux. Relisez tous les textes legaux francais, je vous garantis qu’il n’y a pas une ligne sur »le droit a l’enfant« des adultes voulant adopter. » vous avez raison pour les textes de lois, je combats très fort (au risque de vous surprendre) le droit à l’enfant à tout prix, mais je suis persuadé qu’une adoption ne sera réussie, c’est à dire que l’enfant ne sera heureux QUE si les parents y trouvent leur compte !

      1 bis- de la méconnaissance : « Ce n’est pas moi qui parle de generosite mais quasiment tous les »parents adoptants« . ouvrez les yeux ils revendiquent tous leur égoïsme, y compris dans les commentaires de cet article. Adopter un enfant par charité cela tourne souvent à la catastrophe, l’adoption doit être motivé par le désir comme le fait d’avoir un bébé sous la couette, on n’a pas un enfant pour repeupler la planéte ou sauver le monde.

      1 ter de la méconnaissance : »A la limite l’infecondite, ca n’a meme pas de rapport avec l’adoption." le summum de votre méconnaissance sur le sujet : 90% des motivations de l’adoption c’est l’infécondité, si il y a un sujet qui a un rapport avec l’adoption c’est bien l’infécondité

      « Oui, j’ai mis quelques piques pour les adoptants...bon, je reponds a un article qui dit »les gens qui sont pour l’adoption-importation sont geniaux et les autres des nuls« , faut pas m’en vouloir d’adopter le meme ton. » j’ai dit que les gens qui sont contre l’adoption ont parfois de bonnes raison mais ceux qui disent n’importe quoi sans connaitre sont des nuls et je persiste. 

      1- quatro : de la méconnaissance « Ce n’est pas mon avis, pas question que ma niece parte grandir dans une famille aimante en Afghanistan... je n’ai rien contre ce pays, mais tant que nous sommes en vie et que son pays n’a pas sombre sous la mer comme l’Atlandide, on sera 6 sur un RMI, on construira une cabane. elle grandira avec nous, ou au moins dans son pays qui se relevera. Quand elle aura 18 ans, elle pourra partir si elle veut, ce sera son choix.  »
      c’est beau de tirer des plans sur la comète, vous n’etes pas à 6 sur un RMI, et beaucoup de familles qui font le choix de confier leur enfant pour un autre avenir n’ont pas cette chance. Avez vous vu la misére qui régne dans certains pays du Tiers Monde, un RMI c’est un village entier qui s’en satisferait ! Avez vous visité un orphelinat ? Moi, oui et même les plus humains et bien je peux vous dire que ça ne remplacera jamais une famille aimante, je ne vous parle pas des plus sordides !
      Par contre quand vous dénoncez l’injustice entre les pays je ne peux qu’être d’accord avec vous, mais c’est un autre débat que l’adoption, quand l’adoption internationale sera inutile cela voudra dire que le monde va mieux, en attendant je pense que donner des enfants à des parents qui n’en ont pas et surtout le contraire est une bonne solution.
      J’aime votre sens de la familel à 18 ans elle fera ce qu’elle veut la familel ça s’arrête à cet âge là ?

      1- cinq de la méconnaissance : l’Arche de Zoé sont des personnes malveillantes, des trafiquants d’enfants dont la place devrait être encore en prison, si ce sont les seuls adoptants que vous défendez ... moi je les connais


      2- vous ramenez à votre histoire personnelle : même si vous m’accusez du contraire « C’est surtout vous qui ramenez tout a votre experience de parent adoptant et ne prenez aucun recul pour vraiment discuter de la situation globale. » Je suis prés de 2000 enfnats adoptés, je ne parle jamais de mes adoptions, de mes enfants (vous pouvez allez voir sur mon blog dans mes livres), je m’offusque de tout le battage médiatique qui sont pour des livres sur des histoires qui pour être vraies, restent des cas particuliers ! Et c’est vous qui nous racontait l’histoire de tante Germaine ( une adoption par charité, donc qui ne pouvait que mal se finir et qui est d’une autre époque).

      3 - c’est mélanger adoption et humanitaire, je n’y reviens pas

      4- A défaut d’être un partisan du droit du sang vous êtes un partisan du droit du sol, cela reste du racisme
      Vous détournez vite le sujet en comparant l’adoption à de la déportation, mais vous ne reconnaissez pas à un enfant (même adopté trés jeune) le droit de trouver sa place dans un autre pays que celui qui ne l’a vu que naître, dans une autre culture que celle dont il a éloigné dés son plus jeune âge. Allez pour vous faire plaisir, je vais prendre un exemple personnel : je n’ai aucune affection pour ma ville natale ! et je ne m’en porte pas plus mal.
      La meilleure réponse que l’on vous ai faite à ce sujet c’est le Concombre maqué : qui vous a expliqué comment avec son petit dernier il maintenait les habitudes culturelles de sa famille bio.

      A ce propos merci de me dire où vous avez trouvé « quand vous dites (au second degre j’espere) que certains  »parents bios« ne devraient pas garder leurs enfants ». Ce n’est pas moi qui dit cela mais les autorités, dans mon service de pédiatrie je vois plus d’enfants maltraités que d’enfants adoptés. Moi je dis surtout que des parents bios (c’est plus fréquent chez les enfants adoptés que les retraits par autorités) font le choix de se séparer de leurs enfants pour un avenir car le coup de six sous la cabanne avec le RMI, ils le vivent en pire depuis des générations... et même si la séparation est dure, malheureuse, ils sont souvent fiers et heureux quand ils pensent à ce que sont devenus leurs enfants. Je n’extrapole pas , lisez mon livre et mes travaux anthropologiques et vous verrez que des familles bios j’en ai rencontré et c’est parce que je les respecte que je ne parle pas d’abandon ! 
      Des pays ont fait ce choix là pour leurs enfants (ce n’est pas pour rien que je citais la Colombie). Trés courageux de la part de ce pays de préférer de perdre une (toute petite) partie de leur jeunesse plutôt que de les retouver dans les rues.

      Vos dernières phrases me font peur :
      . « Le probleme des*orphelins* existe partout , mais des solutions locales sont possibles, partout aussi. » Et bien non sortez de votre trou, dans de nombreux pays ce n’est pas possible, savez vous le taux de mortalité dans les orphelinats de certains pays, savez vous le pourcentage d’enfnats des rues ailleurs le pourcentage de mineurs prostitués.

      «  Tout pays doit resoudre ses problemes sociaux.  » mais tout pays ne le peut pas.

      Je ne vous ai pas convaincu, j’espère juste que d’autres qui liront cela et qui ont la même méconnaissance que vous auront la capacité de réfléchir.

      .

    • Par Samsam (---.---.---.59) 9 février 2010 16:40
      Samsam

      Doc De Mauléon, faut arrêter là t’es trop lourd.

      Tu aimes bien faire ton intéressant pour faire rien qu’à nous faire rigoler, tu aimes bien expliquer les choses, jouer à la maicresse de CE1, mais là c’est trop, on te croit plus !
      Même pas vrai le Krikri.

      Déjà dans l’article d’avant pour Pasou et Georges on avait des doutes, avec les copains, mais là j’en ai plus, le Krikri tu l’as inventé.

      Bon d’accord tu aimes bien la chasse aux cons, mais là il faut accepter de rentrer bredouille. Tu révais d’en piéger un gros, y en a pas, y en a pas, c’est comme ça, ils regardent tous la ferme célébrités en Afrique ou l’intégrale des films de Rohmer.
      Il faut accepter la défaite.
       Plus personne y croit à ton Krikri, déjà le premier commentaire, on en a tous vus des crétins qui viennent parler avec des grands de choses où qu’il y connaissent rien, mais là tout à la fois raciste qui a peur qu’on vienne lui voler ses poules, copain de ceux de l’arche de Zoé, anti catho ; non et puis même un vrai con il aurait compris ce que t’essaie d’expliquer lui il repart sans arrêt sur ses machins. Chacun chez soi et on s’cause plus, les adoptants c’est rien qu’à des vilains qui volent les petits négros que je veux pas dans mon pays, où je préfére rester sous ma tente avec ma nièce et ma tante Germaine qui veut plus me voir...

      Allez t’arrête un, c’est pas grave si personne réponds à ton message, va travailler un peu au lieu de jouer tout seul devant ton ordinateur.
      Et arrête de lui répondre ça tourne à la schizophrénie !

       

      Bon allez le coup des six du RMI de la cabanne, c’était bon quand même on s’est bien bidonné avec les copains, mais là tu nous fais plus de message de Krirkri on y croira plus.

    • Par krikri (---.---.---.125) 10 février 2010 00:14

      ***Krikri ça vous est pénible de me lire ça m’est pénible de me répondre,***

      Euh, je precise : je ne suis pas le docteur adopteur. Mais en effet, il se repond a lui-meme dans le sens ou il ne lit pas les message des autres.

      Ce serait a cause de moi que « l’Arche de Zoe » existe ? Non, je ne crois pas. Ce sont vos relations, ca ne me surprend pas. Ah oui... ce genre de connaissances, je m’en passe. 

      Les miseres du Tiers-Monde, oui, j’ai vu. Il y a quelques pays que je connais bien, depuis tres longtemps. Les gens « heureux d’avoir donne leurs enfants pour une vie peut-etre meilleure », ca doit etre sur un autre continent meconnu ou sur une autre planete. 

      Les PVD ont entre autres miseres celle des visites de Francais qui y viennent pour chercher des jeunes filles (majeures ?), des jeunes hommes (majeurs ?), des enfants (orphelin ?). Je ne suis pas allee verifier les ages et parentes. Comme notre docteur, ces gens semblent avoir des « desirs sous la couette » . Je n’ose pas imaginer. 

      Je n’ai pas de probleme ni avec le principe de l’adoption au niveau local, ni avec les Chretiens en general, c’est bien divers comme categorie, beaucoup de gens ont evolue. 

      Au fil des annees, on a vu les affaires des enfants des opposants argentins (que j’ai trop frequentes pour croire a la bonne foi des gens ayant adoptes, fallait vraiment etre sourd et aveugle pour ne rien savoir). Ce film, vous vous rappelez ? 

      http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Histoire_officielle

      Sinon ce bambin coreen perdu au bac-a-sable et reconnu dans annees apres par ses parents sur une photo d’une equipe de sport americaine... Des bavures, mais jamais le fait des gens qui font du lobbying, bien sur.

      Il y a quelques mois, l’ONU et le Ministere des Affaires Etrangeres s’inquietaient officiellement des conditions de legalite des dossiers, corruption et filiation des enfants en foyers en Haiti en voie d’adoption internationale. Les foyers sont appeles « orphelinat » en jargon monde-de-l’adoption. En francais, ce sont des foyers, et en clair, ca veut dire qu’on doute du statut d’abandon des enfants, que les Francais le savent, et veulent quand meme adopter. Sans parler du fait qu’on ose encore laisser nos compatriotes intervenir la-bas alors qu’on a adopte leur Baby Doc et son (leur) pactole.... 

      Ce genre de mise en garde, et de gel des procedure, c’est est devenu frequent. Dans le doute, beaucoup de pays ne veulent plus laisser partir des enfants. L’Australie en est a mettre des moratoires sur l’adoption internationale, car ils connaissent bien leur probleme au niveau interne. La tendance est que les pays dits d’origine ne comptent plus accepter cet « echange » , contre lequel ils ne recoivent rien. 

      Je suis venue dans ce troll... sans espoir de voir evoluer la mentalite des trolleurs, juste pour les voir sortir. Surtout des petits nouveaux sur agora. Peut-etre le meme en 15 pseudos. Il y a eu une recente campagne de spam tous azimuts d’un petit lobby qui representerait une partie des « familles adoptantes ». Sur tous les sites ou vous avez debarque depuis quelques semaines, c’etait des les premieres lignes : « celui qui n’est pas d’accord avec nous est un raciste, frustre, ignorant... ».

      Le monde entier a observe avec stupeur un groupe de Francais se permettre de lancer leur PETITION PENDANT UN TREMBLEMENT DE TERRE... 

      Tout le monde a apprecie en Asie comment les familles francaises respectent les pays et peuples d’origine. C’est un nouveau record d’insensibilite qui est tombe. Et l’Arche de Zoe n’est meme pas encore oublie. Alors, les adoptions internationales vers la France, vous avez signe leur avis de deces. Meme Kouchner ne vous soutient plus. 

      Allez maintenant expliquer aux differents gouvernements que « tous les pays ne sont pas capables... », ou qu’ils sont « racistes puisqu’ils ont un droit du sang ou un droit du sol » (au lieu d’une zone de non-droit ?). S’il vous plait, filmez-vous. Surtout si vous allez discuter avec des gens comme Chavez.

      Moi, je n’y joue aucun role.... Ca ne me derange pas si ca vous amuse de me designer comme ennemi, et si ca vous aide a vous enfoncer encore. Mais vous y arriverez tout seul. 

  • Par papoum (---.---.---.191) 9 février 2010 20:09

    Tout mon respect et ma gratitude vont à Jean-Vital de Monléon.

  • Par Moushette (---.---.---.190) 9 février 2010 21:52
    Moushette

    Bon... Pour ou contre l’adoption, le thème me fait mourir d’ennui, moi qui suis maman adoptive, bénévole active terrain pour des adoptions d’enfants en grande majorité de plus de 8 ans en Inde.... J’avais vraiment pas la pêche pour répondre ou faire la chasse aux sorcières :-> .

    Mais lorsque SamSam accuse le JVM d’être un vilain troll qui se la joue à s’engueuler avec lui-même en pure schizo, voilà un thème intéressant et croustillant qui m’invite à intervenir !!!

    SamSam, cliquez sur le profil de krikri, vous verrez qu’il existe bien depuis un certain temps. Donc il n’a pas été inventé pr ces articles. Moi je suis allée au pif sur certaines des réponse de krikri à d’autres articles et je suis tombée sur des discus en rapport avec la langue anglaise, phonétique, diplomes etc. Bref, krikri est quelqu’un qui s’y connait dans le domaine (je suis bilingue et de formation internationale donc j’en connais un ptit bout aussi). Et quand on connait le niveau ground level de ce cher docteur JVM en anglais, pas de doutes pour moi, kriki n’est pas issu de l’imaginaire de JVM, c’est impossible qu’il ait pu tenir de tels propos !!!

    Raté SamSam, bien tenté, mais votre petit bonhomme rouge vient de se prendre un atterrissage forcé sur la terre ferme.... Paf. smiley

    Moushette hilare !!!! smiley

    • Par Jean-Vital de Monléon (---.---.---.155) 9 février 2010 22:00
      Jean-Vital de Monléon

      Moi aussi, je suis hilare, j’aime bien rire et rire de n’importe quoi même de moi surtout si c’est rigolo, Moushette qui se moque de mes capacités en anglais, elle me fait rire, et Samsam le héros masqué des petits, il me plait encore mieux.

      J’espère qu’on va le revoir !

      PS : Merci Dame Moushette d’avoir volé à mon secours.

  • Par Samsam (---.---.---.59) 10 février 2010 12:20
    Samsam

    Bon, Agoravox est pas sympa avec moi, j’avais recopié pleins de morceaux choisis du doc dans son rôle de Krikri, et à part les conseils culinaires dans la philosophie, il a pas voulu me les recopier, mais allez les voir de vous même c’est trop drôle, aprés les recettes de cuisine, il harcéle par une trentaine de commentaires teigneux un pov’gars qui voulait parler de l’accent tonique dans la langue française. Le gars il a dû rien comprendre parce que il s’en prend plein la tronche pour rien, le doc quand y parle de l’accent tonique ces mots sur l’adoption ça fait petite maison dans la prairie à côté.

    Tout ça pourquoi ? juste pour s’entrainer à faire celui qui connait rien mais qui en raconte plein, son entrainement il l’a pris au sérieux, ça a fait des victimes collatérales chez les profs de français !

    On voit petit à petit le personnage de Krikri se former, se créer, Il s’essaie aussi dans le nationalisme, à propos du Japon qu’a raison de vouloir bouffer la Corée, à l’humanisme quand il nous dit que les japonais (toujours eux) ne sont pas à 15 otages en Corée du Nord prés...

    J’avoue que je suis admiratif de cette préparation à long terme, mais plus ça va plus tu te discrédites doc...

    Le dernier commentaire de Krikri ça partait bien, encore à bien se contredire (un coup je défends l’arche de Zoé, un coup je dis que c’est tes potes), à te reprocher tous les trafics d’enfants qu’il y a pu avoir depuis que le monde est monde ( bientôt l’ogre du petit poucet ce sera toi) alors que tu passes ton temps à les condamner...et puis la grosse allusion bien grasse de derrière les fagots : adoptants, pédophiles tourisme sexuel c’est toute la même racaille.... un bon vieux classique qu’on a laissé mûrir.

    Mais où tu te discrédites, c’est quand tu commences à faire des allusions de la bonne vieille diffamation sur toi, c’est vrai t’accuser toi de pédophilie, c’est un grand classique, il y en a pleins d’autres qui y ont eu droit : Walesa, etc... mais imaginons une seconde que Krikri ce soit pas toi, mais un vrai con, même s’il est très très con le Krikri, il sait qu’avec une accusation aussi grave il te suffit de porter plainte et que son pseudo y tiendra pas longtemps quand la police aura trouvé son identité et qu’il sera dans la panade.... donc il ne peut pas être aussi bête que ça le Krikri !

    Maintenant c’est ta faute, comme dirait Krikri quand le vin est tiré il faut le boire : tu t’es sorti le coup du pédophile t’es obligé de te répondre : dis y à Krikri que sa tante Germaine elle a été tondue à la libération, moi j’attends ça ça va nous faire un combat de catcheuse dans la boue. On sait que c’est pour de faux mais ça fait rire.

  • Par Samsam (---.---.---.59) 10 février 2010 13:13
    Samsam

    Vraiment pas sympa Agoravox mon précédent message est d’abord apparu tout brouillé puis il a disparu !!!

    J’essaie de le retrouver dans ma cervelle de petit héros masqué :




    Bravo Mouchette, bonne idée que de voir ce qu’avait écrit Krikri, du coup je suis allé voir aussi, et contrairement à toi, ça m’a conforté dans le fait que Krikri est bien le brav’doc.

    Mais il nous a fait un travail de longue haleine. Il devait penser à cet article depuis longtemps et il devait rêver d’avoir un crétin face à lui pour discuter, et comme il avait peur de ne pas avoir un assez bon (de crétin) il nous l’a forgé depuis des semaines, des mois.

    La seule chose qui m’étonne c’est que le Krikri il a écrit 2347 commentaires( tous hargneux à souhait) et pas un seul article, alors que le doc il aime bien écrire, et en dehors de regarder des films de Rohmer ce qu’il préfère pour se vider la tête c’est de discuter pendant des heures de sujets vides qui n’ont aucun intérêt, sa proie favorite ce sont les crétins imbus d’eux mêmes. Une fois je l’ai vu discuter pendant 1/4h au départ d’un vol transatlantique de la durée du voyage retour qui était plus courte au retour qu’à l’aller, l’autre lui expliquait le gulf stream, lui prétendait que c’est parce que ça descend... un grand moment !
    Je le vois bien nous pondre un article signé Krikri sur l’influence des courants marins sur l’aérophagie des cachalots ou l’onomatopée est elle une contrepétrie Bon là pour son entrainement il s’est contenté de faire son vilain pas beau sur des articles de pov’gens qui demandaient rien qu’à être tranquilles.

    J’essaie de vous en mettre des extraits sur un prochain message, je me méfie d’agorax machin

    • Par Samsam (---.---.---.59) 10 février 2010 19:13
      Samsam

      Les grandes phrases du Dr De Mauleon s’entrainant en Krikri :

      « Les baies de goji seches ont toujours fait partie des melanges de fruits seches asiatiques et vous pouvez en manger sans craintes car a moins d’etre allergique ca ne vous fera probablement pas plus de mal que les myrtilles ou les noisettes. » ça c’est tout à fait lui de placer une phrase comme ça au milieu d’une conversation philosophique

       


      Là c’est quand il allume à propos de l’accent tonique en français :

      « On cherche des locuteurs qui sont *dans la moyenne*.Les orateurs professionnels et les enseignants adoptent des accents standards et une meilleure diction pour leur activite professionnelle. 
      Pour le reste chacun fait comme il veut en prive, hein. »



      Là le personnage de Krikri se crée le côté nationaliste :

      « Le Japon a vieux demon faciste ? Non, surement pas. Tous les nationalismes ne sont pas des fascismes. Il y a une tendance reactionnaire actuellement au Japon, mais pas du tout dans la direction d’un retour vers la pensee d’avant-guerre, la colonisation, etc. »


      là c’est l’humanisme : 


      « C’est dommage pour les otages, les familles n’oublieront jamais, ca fait peur OK, mais bon, il y a 100 000 Japonais qui se suicident chaque annee, alors pour 15 de perdus... »




       Ces deux là je les aime bien, les gusses qui étaient en train de discuter sérieusement ils ont dû être surpris grave :

      « On passe parfois du temps a bien preciser »je/vous« , »Moi Tarzan, vous Jane« . Et il faut trois lecons pour les convaincre de l’opposition je suis / vous etes. Un autre arrive au premier cours en sachant deja conjuguer etre, il l’a vu a la tele, c’est juste, rien a redire, »je, vous, tu ? -oui, oui, c’est comme en japonais. -Ah bon, ben tant mieux« . »

       


      « Enseigner la prosodie francaise ne pose pas de problemes particuliers. 
      Il est tout a fait possible de dire :

      la !
      lala !
      lalala !
      lalalala !
      lalalalalalala !

       »chaud« 
       »choco« 
       »chocolat« 
       »chocolatier« 
       »chocolatier-confiseur« ... et de ne mettre aucun accent sur »chocolat«  dans »le chocolat est chaud« . »

      « C est gonfle de decreter un lien entre addicts aux jeux electroniques et hikkikomori »

       



      Là le côté Krikri méprisant :

      « Je ne suis pas sure que vous ayez le niveau intellectuel pour comprendre comment les chercheurs en phonologie, phonetique, orthophonie et synthese vocale travaillent depuis 80 ans. C’est pas vraiment le niveau de Skirlet au cafe du commerce qui trouve des accents de mot a sa boulangere. »



      Là le coté Krikri est un poéte :

      « Je ne vois pas a quoi ca sert hors de contextes ou on selectionne des etudiants ou des employes. Mais on a deja vu des mecs ouvrir leurs braguettes pour se comparer la taille du robinet... alors, pas etonnant qu’ils veuillent faire pareil pour les langues. »

       



      là c’est le côté les éstrangers y zont rien à faire chez nous :

      « C’est carrement miraculeux s’ils arrivent a atteindre un bon niveau en francais. (oui, on va me citer un cas, mais un cas...). Alors que le jeune ouvert qui a eu son bac a 17 ans et passe une annee au lycee et dans une famille francaise a de forte chance d’approcher le bilinguisme. »



      Et là il commence à penser le personnage de tante Germaine :

      « Bon, c’etait pour dire que les exemples persos ne menent pas loin. »

       

       

    • Par jeanmimi (---.---.---.109) 25 février 2010 18:22

      Samsam et krykry (c’est d’ailleurs peut-être le même), vous me donnez envie de vomir et je ne chercherai même pas à argumenter avec vous.
      Vos écrits sentent le mépris et la haine alors qu’en ces temps difficile pour tous, nous avons tellement besoin du contraire.
      Je vous plaint franchement de toute mon âme, d’être si aigri envers la vie .
      Je suis fatigué depuis 6 semaines d’entendre tous ces redresseurs de torts et donneurs de leçons, autoproclamé spécialistes de l’adoption du jour au lendemain.
      C’est tellement facile de cracher sa bile, son mal être et sa hargne bien au chaud, caché derrière son écran et d’utiliser l’adoption comme bouc émissaire.
      Je n’en peux plus de vous entendre !
      Maintenant pendant que vous vous amusez avec la détresse humaine et déblaterez confortablement installé au chaud, ma fille adoptive (qui nous connais comme ses parents depuis plus d’ 1 an ) ne mange souvent qu’un repas par jour et dort sous une tente les pieds dans la boue.
      Mais c’est sur, elle serait bien mieux à rester là-bas, sans amour, sans parents, sans avenir, dans un pays exsangue et avec 80 % de chomage...
      Quand à « Pétales France » bien évidement que c’est un traumatisme, mais les adoptions se passant difficilement ne sont pas du tout la grande généralité, bien au contraire.
      J’ai constaté beaucoup beaucoup plus souvent des problèmes avec des aides du type famille d’accueil ou parrainage qu’avec des adoptions.
      Mais c’est tellement plus facile de cracher sur la dernière.

  • Par Moushette (---.---.---.190) 10 février 2010 13:44
    Moushette

    Samsam, krikri et jvm, franchement à vous 3, quelles prises de tête monstrueuses... Vraiment, vous semblez aimer ça, chapeau !!! Je suis incapable de rentrer dans de pareilles polémiques que ne font pas avancer le schmilblick ni dans un sens ni dans l’autre.

    Moi, la seule chose que j’ai envie de conclure des commentaires à cet article, c’est que mis hormis les « habitués » du fan club de jvm, qqs adopteurs arrivés via les blogs, il n’y a pas grand monde non concerné par l’adoption world qui ait réagi à l’article. La seule chose que j’ai envie d’en conclure c’est que la réponse à votre interrogation est évidente pour la grande majorité des lecteurs d’avoravox : POUR !!!

    CQFD JVM, passons à du constructif ?

    Moushette smiley

    • Par koanzench (---.---.---.130) 11 février 2010 15:32
      koanzench

      Du constructif :

      - Traumatisme et adoption, un regard clinique.
      Par Sandrine Dekens, Psychologue clinicienne / Psychologie géopolitique, psychothérapeute.
      Sur OSI Bouaké.

      L’article a aussi été repris sur le site Enfance & Familles d’Adoption.

    • Par Samsam (---.---.---.59) 12 février 2010 00:10
      Samsam

      Tention, la maicresse se fâche elle sort les mauvais points, et pourquoi qu’on peut pas jouer avec le doc et son clone, on s’amuse bien tous les trois et ça fait augmenter le fan club...

      Et puis y en a un nouveau qui a l’air rigolo, il nous parle que les orphelinats c’est mieux que Disneyland que les adopteurs comme tut dis maicresse, c’est pire que les doryphores et que les psy à Rodez on fait pas mieux...

      Et pourquoi maicresse, que tu les gronde pas Nenette et Zench qui font rien qu’à se créper le chignon, et pourquoi tu les gronde pas, t’es rien qu’une injuste...

  • Par koanzench (---.---.---.246) 10 février 2010 18:47
    koanzench
    - UNICEF warns against Haiti child smuggling


    - Haïti, de l’adoption au trafic




  • Par greg (---.---.---.77) 11 février 2010 01:48
    Bonjour,
     
    J’ai 44 ans, j’ai un petit boulot, j’ai la même compagne sans être marié depuis 25 ans (psychologue), je suis papa... Je ne suis ni adopté, ni adoptant... J’ai travaillé comme éducateur spécialisé dans un foyer pédagogique où l’on travaillait en conservant tous les liens possibles entre enfants et parents ... des parents avec de grandes difficultés économiques et/ou sociales et/ou psychologiques (Il y en avait en prison.) ... et il était interdit de proposer à ces parents de donner leurs enfants pour l’adoption. Je soutiens actuellement une structure au Sri Lanka pleine d’enfants qui sont parrainés par des européens... et je soutiens des associations qui militent pour bien réduire les adoptions internationales. 
     
    Je suis par exemple membre du fameux Réseau des Epis Mêlés dont on met un lien quelques messages au-dessus ici... On met en garde les âmes sensibles qui pourraient l’utiliser... et je suis d’accord avec çà... mais celà me fait penser à une histoire qu’on raconte autour d’une exposition de peinture à Paris avant la deuxième guerre mondiale. Picasso y présentait son terrible Guernica et l’ambassadeur d’Allemagne (nazi) en visite là, impressionné par le tableau, aurait demandé qui avait fait çà. Le peintre, présent, lui aurait répondu : c’est vous.
     
    Pour vous donner un éclairage spécialisé sur la question posée je vous recommande de lire cette page du Dr Michel Lévy : http://inventionpsychanalyse.wifeo.com/adoption.php . 
     
    Personnellement, à la question je répondrai par un grand « POUR LE PARRAINAGE !!! ». Je sais, parrainage et adoption sont deux choses bien distinctes... mais en en accroissant une on peut en éviter et/ou en réduire une autre !!! 
     
    A l’heure où l’on parle d’une île qui a subit une grande catastrophe naturelle je vais vous parler d’une autre île, le Sri Lanka, qui a subi aussi une autre grande catastrophe naturelle il n’y a pas si longtemps, un grand tsunami. Là aussi celà a touché un pays très pauvre. Là aussi on a voulu adopter en urgence et on a craint un trafic d’enfants ... Et ce petit pays n’a pas laissé faire. Quelques années avant le Tsunami le Sri Lanka, découvrant certaines dérives, avait déjà pratiquement réduit à néant les adoptions internationales. Depuis il y en a environ qu’ une cinquantaine par année, concernant souvent de la famille élargie expatriée. Ce chiffre n’a pas bougé après ce Tsunami qui a fait des milliers de morts et laissé aussi des milliers de personnes dans le désarroi. Les adoptions nationales (environ mille par an) n’ont pratiquement pas augmenté non plus. Des centaines de structures de parrainage se sont développées après la catastrophe, çà oui.
     
     Les enfants sont malheureux dans les « orphelinats ». - J’entends souvent par ici. Déjà il faut savoir que plus des deux tiers des enfants dans ces structures ne sont pas orphelins, et que ceci semble être une généralité partout au monde, j’ai appris récemment par l’organisation Save the Children. Ces derniers temps on a d’ailleurs opéré dans ma petite structure des retours en famille pour des enfants... que nous parrainons toujours. Ensuite...Eh bien ils peuvent grandir de façon très harmonieuse et heureuse aussi là !!! Je viens de visiter il y a trois mois la structure que j’aide : Les enfants vont à l’école, jouent, ne sont pas seuls, sont soignés, sont aimés... Ils respirent la joie de vivre. Je n’ai pas observé de grandes carences affectives en eux. J’ai même le sentiment maintenant que les lointains parrains cherchent à donner plus d’amour que les filleuls n’en demandent. Rires. Autre chose : beaucoup d’enfants ont grandi... ont passé une adolescence sans grands problèmes psychologiques... sont devenus de jeunes adultes ... et on les suit toujours. Le parrainage c’est l’établissement de liens, les liens d’une véritable solidarité humaine. C’est de çà qu’ont besoin beaucoup de personnes dans le monde... et à Haïti plus particulièrement !!!
     
    L’adoption ? En principe celà doit être quelque chose de dernier recours, de très contrôlé, de très limité ... L’adoption internationale ? Encore plus. En pratique ? L’adoption au niveau national se fait correctement, il me semble... mais au niveau international... Que penser ? Il y a bien une convention internationale de La Haye... réglementant la chose... une convention que des pays comme le Guatemala ou la Chine ont ratifié... des pays où il a été et/ou on découvre souvent encore des vols d’enfants pour l’adoption internationale. Pas de problème... Ils ont signé là. Mais ce n’est pas suffisant : il faut rappeler qu’il y a actuellement au monde dix candidats pour adopter pour un enfant adoptable. Alors des pays d’accueil même signataires de telle convention se permettent des adoptions depuis des pays non signataires... « en étant plus vigilants ». Alors on trouve des situations bizarres. Par exemple, les choses ne semblant pas claires, les adoptions depuis Haïti sont interdites depuis 2007 par certains pays de l’Union Européenne... et pas par d’autres. Celà fait penser au nuage de Tchernobyl qui ne franchit pas certaines frontières là. La France est championne en adoptions dans les coins les moins clairs d’ailleurs. Elle trouve de ces trucs !!! Je repense à ce rapport Colombani qui a servi pour relancer des adoptions au Cambodge notamment. Ce qui devrait concerner normalement des dizaines de cas par année et par pays... le devient pour des milliers. On peut en arriver au cas de la Corée du Sud, qui maintenant est un pays riche, et qui conserve une véritable industrie de l’adoption internationale qui lui fait au moins économiser beaucoup d’argent dans une politique sociale. Ce n’est pas beau , mais c’est ainsi. Alors on peut bien élever des enfants adoptés internationalement, et on sait mieux le faire maintenant, je n’en doute pas, au delà d’un nombre toujours trop important d’échecs à mes yeux ... mais le fait-on correctement à la base ? Je crois très souvent que non. Rien que pour çà je pense qu’il faudrait interdire les adoptions internationales .
     
    Désolé si mon avis ne plait pas. 
    • Par nenette (---.---.---.115) 11 février 2010 11:23

      Le lobby anti-adoption sort du bois.

      Merci en tout cas de proposer un avis pose et argumente contre l’adoption, et de vous presenter pour que l’on comprenne mieux votre position.

      L’article que vous proposez est tout a fait partial, et sous couvert scientifique, il reprend les classiques :
      - on vole a son enfant adopte son nom, on renie son histoire et ses origines, sauf que certains enfants n’ont pas de nom, et un prenom donne de facon generique par un directeur d’orphelinat... Les parents adoptifs aujourd’hui adoptent un enfant avec son passe, son histoire.
      - on achete un enfant, l’adoption est un trafic, sauf que je prefererais que les anti-adoption mettent leur energie a sauver les enfants de trafics bien plus reels et moins marginaux (esclavagisme, prostitution). En adoption internationale, les depenses couvrent des frais de dossier, et eventuellement un don a l’orphelinat pour aider les enfants plus grands, lourdement handicapes.
      - le parrainage comme solution miracle, sauf que le parrainage ne donne pas une famille
      - tout sauf l’adoption internationale, l’important pour un enfant est de rester sur la terre ou il est ne, les enfants sont tres heureux en orphelinat, en famille d’accueil. Ils sont ou vos orphelinats merveilleux ? En Lettonie ? Et personnellement je ne me definis pas seulement en tant que francaise, je suis la somme de beaucoup d’autres choses...
      - les enfants adoptes vont mal a cause de l’adoption (pas de l’abandon), reflechissez deux minutes...
      - toutes les adoptions se passent mal, faux, c’est le contraire. On voit les enfants adoptes reprendre leur developpement normal (poids, taille, apprentisssage, langage, interraction avec les autres...).
      - les enfants adoptes ne sont pas orphelins, je le sais, mais je sais aussi qu’il n’est nul besoin d’etre orphelin pour etre delaisse, abandonne.

  • Par nenette (---.---.---.115) 11 février 2010 19:45

    @greg

    Vous dites « dans les orphelinats(...) ils peuvent grandir de façon très harmonieuse et heureuse » (? !). Catherine Sellenet dans son enquete « souffrances dans l’adoption » rapporte :
    « Sur notre corpus de 317 enfants, 190 ont pu etre référencés sur l’avant-adoption, a partir du dossier médical et psychologique de l’enfant. Les résulats sont les suivants : 30% des enfants présentaient des carences affectives, 15% des carences physiques, 17% avaient subi des maltraitances, 13% présentaient des troubles averés du comportement, 10 % des problemes scolaires... » etc
    J’imagine que vous direz que l’abandon et la vie en institution n’y etaient pour rien, et que tout se serait arrangé si ces enfants etaient resté toute leur enfance dans ces structures epanouissantes, dans leur pays...

    @Zench et Greg (Zench vous apprecierez dans cet article les nombreuses donnees cliniques)

    Une autre expertise sur les difficultes, mais aussi les bienfaits de l’adoption (je précise que c’est une adoptée qui l’a mis en ligne au départ) :

    http://www.psy.be/articles/enfant/enfant-adopte.htm

    Extraits :
    Dans certains contextes parfois difficiles, la question de l’abandon vient souvent télescoper celle de l’adoption. Il n’est pas rare de constater chez les enfants adoptés des troubles psychoaffectifs en relation avec le fait d’avoir été abandonné par leurs parents biologiques. Les parents adoptifs doivent gérer les blessures affectives de l’enfant liées à son expérience d’abandon. Les difficultés que vit l’enfant sont presque toujours les mêmes mais il peut les subir de façon plus ou moins intense. L’enfant éprouve l’angoisse de rétablir une relation d’attachement affectif, de peur d’être de nouveau « trahi » et abandonné. L’angoisse réveille un sentiment de culpabilité ou la perte de l’estime de soi : « j’ai été rejeté parce que je ne valais rien ». Enfin, apparaissent des sentiments d’agressivité que l’enfant retourne contre lui-même ou contre les autres, en fonction de son tempérament et de son âge. Le processus d’attachement aux parents adoptifs dépend autant de la capacité de l’enfant à « s’ouvrir » à ses nouveaux parents que de la « force affective » des parents adoptifs.

    L’enfant sans famille et élevé en institution n’a pas l’opportunité de se construire de la même manière qu’un enfant qui évolue auprès d’une famille de substitution. Lorsqu’il ne dispose pas de substituts parentaux, l’enfant abandonné éprouve d’énormes difficultés à se projeter fantasmatiquement, à se construire narcissiquement et à trouver des repères identitaires suffisamment fiables. Par manque de relais parentaux, ses processus psychiques en panne génèrent alors des cas de névroses de destinées, des psychoses mélancoliques ou des débilités névrotiques. L’enfant abandonné ayant vécu sans famille de substitution tente alors d’élaborer psychiquement son propre roman familial lui servant d’appui à des modèles identificatoires parfois originaux mais souvent défaillants (troubles du lien, abandonnisme).

    Apres ca j’arrete, car il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et dire et redire des evidences, ca me fatigue au bout d’un moment. Comment peut-on etre CONTRE l’adoption, contre le fait de donner une famille a un enfant qui n’en a pas, je ne comprends pas, je ne comprendrai jamais. En revanche qu’il y ait une reflexion pour assainir l’AI, pour mieux preparer les enfants, les parents, pour un suivi post-adoption, la en revanche j’adhere a cent pour cent.





  • Par greg (---.---.---.244) 13 février 2010 00:37
    Nenette,
     
    Je ne conteste en rien ces études... oui, les choses sont loin d’être parfaites ailleurs... Il faut beaucoup en améliorer, en changer... voire en supprimer...
     
    Mais attention, il ne faut pas confondre « salle d’attente pour éventuelles adoptions », par exemple ... et véritable lieu de vie par là.... 
     
    De la même manière qu’en France il ne faut pas confondre, ce qui existe encore, comme « des centres d’accueil et de triage » d’ autrefois, c’est à dire comme des « centres de suspension du temps et/ou d’avenir pour des jeunes  » pour ne pas dire « des centres de rétention » ... il ne faut pas les confondre avec de petites structures comme celle où j’ai bossé. J’ai travaillé dans un foyer pédagogique... Je parle d’une maison anodine entre d’autres, d’un foyer avec une dizaine d’ enfants environ, orphelins ou pas, autour d’une maitresse de maison et entourés en permanence d’un duo d’ éducateurs... des enfants qui allaient aux écoles du coin, qui mangeaient avec nous, qui jouaient avec nous, qui faisaient des devoirs avec nous... qui parlaient avec nous... je parle d’un véritable lieu de vie... avec des jeunes qui ont pour beaucoup grandit jusqu’à l’âge adulte là, tout en gardant un grand contact avec leurs parents pour certains ( s’ils ne sont pas retournés avec), tout en gardant un grand contact avec la société .
     
    Ailleurs, hors de France, dans d’autres mondes... eh bien il faut aussi s’efforcer pour créer de véritables lieux de vie au sein de la communauté locale... et avec elle !!! Oui, il serait utile de rappeler que notre schéma de vie comme notre schéma familial n’est pas universel, loin de là, et qu’ils n’ont pas à s’imposer à d’autres !!! Dans de nombreux pays on pourraient considérer des enfants comme abandonnés avec nos yeux... mais la famille s’étend là souvent très différemment et souvent bien plus largement que chez nous... souvent jusqu’à un quartier ou un village .
     
     Nenette,
     
     Autant je critique fortement les adoptions internationales parce qu’on ne regarde pas (ou ne veut pas regarder) vraiment d’où et comment viennent des enfants... ce qui m’amène déjà à vouloir les supprimer rien que pour çà... Autant je critique aussi le parrainage parce que celà devient souvent seulement envoyer quelques sous par mois à un organisme ou à un autre... sans regarder où ils vont... ce qui m’amène à dire aussi que le parrainage reste pratiquement à inventer par là. Par exemple, derrière le mastodonte World Vision (Vision du monde) qui s’occupe de plus de 15 millions d’enfants , on fait souvent du « convertissage » derrière un masque de parrainage (demandez à Sylvie Brunel, ancienne directrice et présidente d’Action contre la Faim.). Dans la même campagne d’évangélisation mondiale on trouve le « frère spirituel » Holt International, un autre mastodonte qui emploie là l’adoption comme moyen (Cette organisation a débuté en Corée et a réalisé des dizaines de milliers d’ adoptions depuis ce seul pays d’Asie pour des familles chrétiennes américaines. La machine s’est tellement emballée qu’elle a developpé plus tard son activité vers l’Europe aussi... où l’on perçoit pas cette dimension prosélyte d’origine. Il faut savoir que pas loin de trois quarts des agences à adoptions aux USA sont « très chrétiennes ». On en a surpris à refuser des dossiers à des candidats ... parce qu’ils étaient catholiques !!!). Derrière le parrainage peut se cacher de moins belles choses encore... si on ne regarde pas vraiment ce qu’il se fait. Mais si on fait bien du parrainage... oui, dans des « orphelinats » (J’avais mis des guillemets) des enfants PEUVENT (J’avais mis la possibilité) y grandir harmonieusement et heureux. Je parlais de véritables lieux de vie, évidemment. 
     
    Nenette,
     
    Avec le parrainage on peut bien éviter toute une chaîne d’abandons et/ou de séparations dans la construction d’une personne. Je vais reprendre quelque chose que j’ai laissé dans une interview diffusée en Corée (Pour apporter un sourire dans ce lourd sujet : http://www.pressian.com/article/article.asp?article_num=60091124155017&Section=03 . Cours de coréen sur la photo.) 
     
     « Partout au monde, dans l’histoire des abandons il y en a souvent deux bien distincts qui se succèdent : Celui »réalisé« par un homme et là souvent sans préoccupation du tout pour une femme et des enfants »abandonnés« (un abandon barbare, je dirais.)... et ensuite celui réalisé par une mère souvent immensément préoccupée pour un et/ou plusieurs de ses enfants abandonnés ( Un abandon humain. Je pense là aux femmes qui (aban-)donnent leurs enfants pour les sauver pratiquement. C’est sans doute le cas le plus répandu.).

    Mais on peut aussi voir de nombreuses fois après, selon l’endroit, une troisième sorte d’abandon, un abandon réalisé par un État et/ou par une nation qui veut économiser l’argent d’une véritable politique sociale et/ou profiter pour en gagner comme avec des adoptions (un abandon politico-économique.).


    Enfin, dans les pays d’accueil d’enfants adoptables on peut voir de plus en plus maintenant un quatrième type d’abandon, un abandon d’enfants adoptés par des parents adoptifs (un abandon d’adoption donc.)... Oui, on peut voir de plus en plus des enfants adoptés qui se retrouvent dans des orphelinats. Et là on peut imaginer aisément qu’il y a beaucoup plus d’enfants de ce genre abandonnés dans des foyers d’adoption, des abandons cachés parce que trop honteux. »  
     
    Pour ce dernier type d’abandon, un thème encore bien tabou, deux liens :
     
     
    - et un article d’El Pais que j’ai traduit sur « Fabriquée en Corée » : http://fait-en-coree.blogspot.com/2008/12/restitus-lorphelinat.html 
     
     
    Je vous communiquerais aussi cette petite interview d’Ounie Lecomte, adoptée originaire de Corée, autour d’un film qu’elle a réalisé et qui est sorti le mois dernier (Peut être qu’il se trouve encore dans des salles), un film présenté à Cannes l’an dernier ( http://www.festival-cannes.com/fr/archives/ficheFilm/id/10906281/year/2009.html ), un film qui présente « une salle d’attente pour adoptions internationales » en Corée. Dans cette toute petite interview vous pouvez l’entendre en dire beaucoup dans une phrase à la fin, quand elle parle d’une blessure qui s’ouvre à chaque séparation : http://www.france-info.com/chroniques-cinema-2010-01-06-une-vie-toute-neuve-d-ounie-lecomte-388545-81-159.html .
     
     
    Bon, je conclue :
     
    A travers l’adoption internationale, je reprendrai un peu une formule de Murakami, je crois, je vois souvent « construire des murs de vérité avec des briques de mensonges »... souvent par des ouvriers qui ne le savent pas. A la base c’est souvent injuste... et par la suite c’est souvent dangereux.
     
     A travers un véritable parrainage les choses sont loin d’être parfaites encore... mais elles me semblent plus justes déjà, et véritablement solidaires. On tâche par là d’aider des enfants à rester proches de leurs famille et/ou de leur communauté. On tâche par là d’aider des familles et des communautés en difficulté. 

    Si vous vous trouvez dans d’immenses difficultés... vous préféreriez qu’on vous aide vous avec vos enfants... ou qu’on vous prenne vos enfants pour toujours ? 
     
  • Par nenette (---.---.---.115) 13 février 2010 16:26

    Greg,

    Vous rappelez que « notre schéma de vie comme notre schéma familial n’est pas universel », c’est juste, dans notre vision un enfant est desiré, programmé et attendu. Le nombre d’enfants abandonnés a diminué en France quand les mentalités ont evolués, (qu’on a plus parlé de « fille mere » mais de « mere célibataire »), et bien sur quand l’acces a la contraception s’est généralisé.

    Dans le film que vous evoquez, le traumatisme est bien l’abandon, quand la petite fille comprend qu’on ne reviendra pas la chercher. La raison de son abandon n’est pas economique, mais socio-culturelle, papa s’est remarié... La suite est dans la BD « couleur de peau miel ». 

    L’abandon et la vie en institution tuent, pas l’adoption. Le taux de mortalite infantile est élevé en institution, tous les enfants abandonnés et élevés en collectivité ne trouvent pas de raison de se battre pour vivre...

    Je sais que certains enfants adoptes se retrouvent placés, souvent parce qu’ils sont trop abimés deja par leur courte vie et qu’ ils souffrent de lourds problemes psychologiques, pensez-vous que le foyer pedagogique fera mieux ? Ou que leurs problemes auraient disparu s’ils etaient restes dans leur orphelinats « au sein de leur communaute locale » ? Ne pensez-vous pas que leurs difficultes venaient de la aussi ?

    Petit rappel : je viens de lire que deux femmes sur trois ne souhaitent pas reprendre contact avec l’enfant qu’elles ont abandonné plus tot... Donnons une chance a leur enfant de refaire leur vie aussi.

    J’avais vu une tres jolie emission sur un foyer pedagogique, avec une poignee d’enfants vivant dans une maison, la personne suivie par les cameras y travaillaient la nuit. Ils avaient l’air d’aller bien ces enfants, pourquoi cette impression de malaise qui ne m’a pas quitte pendant le reportage ? Peut-etre que tout l’equilibre apparent semblait bien precaire, surtout quand les enfants revenaient d’une visite chez leurs parents biologiques et qu’il fallait les ramasser a la petite cuillere... Peut-etre aussi que la travailleuse sociale expliquait trop clairement la distinction entre ses enfants et les enfants dont elles s’occupaient pour son travail, meme si elle y etait tres attachee. N’idéalisez-vous pas un peu Greg ? Je ne pense pas qu’on puisse comparer avant longtemps le foyer de vie et le meilleur des orphelinats... En attendant de vivre dans un monde merveilleux et juste, pourquoi sacrifier des enfants ?


     

  • Par greg (---.---.---.250) 15 février 2010 00:28

    Nenette,

    Nous avons à l’évidence deux manières très différentes de voir les choses, et deux manières de les prendre ensuite donc.

    D’un côté on est dans un acte humanitaire, dans un acte de prévention, dans un acte de justice sociale... pour éviter au maximum des abandons, voire des chaines d’abandons... c’est à dire des événements qui peuvent fortement empêcher la construction harmonieuse d’une personne, des événements qui peuvent fortement être à l’origine de la destruction d’une personne ... que ce soit en foyer institutionnel ... ou en foyer adoptif par la suite. L’abandon peut être à l’origine de tentatives de suicide plus tard ... alors une succession d’abandons ... encore plus. C’est ce que l’on voit bien dans les BD de JUNG « couleur de peau : miel »... parce L’ADOPTION INTERNATIONALE EST UN ABANDON SUPPLEMENTAIRE !!! Un enfant n’appartient pas qu’à sa famille... il appartient aussi à sa communauté... et quelques fois famille et communauté sont pratiquement la même chose.

    Avec un foyer pédagogique par ici, ou un foyer de parrainage par là, on peut éviter pas mal d’abandons... des abandons réalisés par des parents et des abandons réalisés par une communauté, voire par une nation et/ou un Etat. L’adoption internationale est un abandon supplémentaire, c’est ce qu’il faut comprendre encore une fois : D’un côté on laisse de voir un enfant jusqu’à sa majorité au moins... et d’un autre l’enfant laisse de voir les siens jusqu’à sa majorité au moins. Une nation ou un état peut abandonner de ses enfants à travers l’adoption internationale... parce qu’ele ou il ne voit pas une autre manière de les sauver... et/ou parce qu’on lui montre pas une autre manière de les sauver... et/ou parce qu’on y trouve certains intérêts socio-politico-économiques par là.

    D’un autre côté on est dans un désir commun d’enfants, dans un besoin d’amour à donner et à recevoir... qui peut être très fort ... tellement fort qu’on peut aller jusqu’à des extrêmes pour en avoir... et l’adoption internationale en est un... puisqu’on opère par là un abandon supplémentaire... un abandon dont on peut être facilement être tenu pour responsable en bonne partie par la suite... ce qui se révèle par une extrême violence dans les inévitables conflits de la vie ... une telle violence qui en engendre vite beaucoup d’autres... dans tous les sens. C’est pour çà que des parents adoptifs se sont organisés pour traiter ce type de problèmes comme avec l’association PETALES. Un des membres du Réseau des Épis Mêlés auquel j’appartiens en était co-fondateur !!! Mais on l’a écarté parce qu’il dévoilait par là la violence que les parents adoptifs pouvaient retourner vers les enfants adoptés. Il était aux premières loges de ce qu’il décrit comme « un engrenage des troubles de l’attachement » : en tant que psycho-sociologue il a traité de nombreux cas, et personnellement il a vu la chose in situ en vivant de nombreuses années avec une mère adoptive.

    « En attendant de vivre dans un monde merveilleux et juste, pourquoi sacrifier des enfants ? » -dites vous, Nenette.

    Primo : Encore une fois, l’adoption ne doit pas se prendre comme une aide humanitaire !!!

    Secondo : on ne peut pas se contenter d’attendre un monde plus juste... il faut le faire !!!

     Dans la petite structure que je soutiens au Sri-lanka (une cinquantaine de jeunes) ... orphelin ou pas... personne ne sent avoir été abandonné... et il n’y a pas l’ombre d’un rejet... et encore moins d’un suicide. Le Sri-Lanka, pays très pauvre (20% de la population vit avec moins de 20 euros par mois et par habitant), a pour sa jeunesse en difficulté pratiquement exclusivement choisi, grace à la communauté internationale, la voie du parrainage. On abandonne encore des enfants au Sri-Lanka... mais au même niveau qu’en France... et les adoptions intranationales peuvent couvrir 95% des adoptions qui se réalisent ( Et les internationales concernent pratiquement que des membres de la diaspora sri-lankaise.). Au Sri-Lanka plus de 90% des enfants sont maintenant scolarisés... c’est un taux comparable à celui des pays de l’O.C.D.E. !!! C’est idéaliste ou réaliste çà ? Voilà ce qu’on peut faire en Haïti aussi. Celà s’appelle de l’aide au développement.

  • Par koanzench (---.---.---.75) 16 février 2010 09:30
    koanzench
    L’association Pétales France communique : 

    « Sauvons les enfants de Haïti… mais l’adoption n’est pas nécessairement la solution ! »



    ... ..., au-delà de l’émotion suscitée par une telle catastrophe, nous approuvons la prudence car, non, sauver un enfant ne passe pas forcément par l’adoption. Forte de son expérience auprès de nombreuses familles, PETALES France peut témoigner que le fait de quitter son pays de naissance peut être vécu comme un traumatisme par un enfant.

    ... ...

    La suite sur le site Enfance & Familles d’Adoption
    • Par greg (---.---.---.64) 16 février 2010 23:35
      J’aime « bien » cette phrase : « Forte de son expérience auprès de nombreuses familles, PETALES France peut témoigner que le fait de quitter son pays de naissance peut être vécu comme un traumatisme par un enfant. »
       
      « Le fait de quitter son pays » ? On a là pratiquement l’image d’un émigrant qui prépare ses valises pour aller vers un pays qu’il a choisi... rires.
       
      « Son pays de naissance » ? Voilà à quoi on réduit souvent la vie antérieure à l’adoption : un point géographique et un point dans la vie. pas rires. 
       
      « être vécu comme un traumatisme » ? Il ne faut pas encore se voiler la face là : Il peut y avoir un sacré traumatisme psychologique en supplément là !!! Il peut y avoir une lésion psychique figée par une représentation négative ... et elle peut rester sacrément figée si la représentation négative est facile à faire... pour ne pas dire justifiée.
       
       
      Je constate donc par là qu’il reste beaucoup de chemin à faire à cette association pour dire quelque chose comme çà : « PETALES France alerte que le fait d’extraire un enfant du monde dans lequel il a commencé à grandir peut être très traumatisant pour cet enfant . » 

      En fait, cette communication de PETALES me fait penser à ce qu’on dit dans mon Espagne : «  Se confesser un peu pour continuer à pécher ».
       
      Je ne connais pas PETALES pour alerter ouvertement et comme il faut sur les dangers de l’adoption internationale. Elle devrait être logiquement être contre. Je la connais plutôt se cantonnant à trouver comment gérer des situations très difficiles. PETALES est plutôt axée sur les derniers mots en gras de sa communication là : « Ces enfants vont avoir besoin de parents solides, informés, préparés aux difficultés à venir. Les parents vont parfois avoir besoin d’être soutenus et certains enfants devront bénéficier d’une prise en charge pluridisciplinaire. »
       
      Merci pour l’info Zench.
       
      J’oubliais :
       
      « Sauver un enfant ne passe pas forcément par l’adoption » ? Encore une fois il ne faut pas présenter l’adoption comme une action humanitaire !!! Il vaut mieux ne pas donner cette représentation de l’adoption à l’enfant !!!
    • Par jeanmimi (---.---.---.109) 25 février 2010 18:19

      Samsam et krykry (c’est d’ailleurs peut-être le même), vous me donnez envie de vomir et je ne chercherai même pas à argumenter avec vous.
      Vos écrits sentent le mépris et la haine alors qu’en ces temps difficile pour tous, nous avons tellement besoin du contraire.
      Je vous plaint franchement de toute mon âme, d’être si aigri envers la vie .
      Je suis fatigué depuis 6 semaines d’entendre tous ces redresseurs de torts et donneurs de leçons, autoproclamé spécialistes de l’adoption du jour au lendemain.
      C’est tellement facile de cracher sa bile, son mal être et sa hargne bien au chaud, caché derrière son écran et d’utiliser l’adoption comme bouc émissaire.
      Je n’en peux plus de vous entendre !
      Maintenant pendant que vous déblaterez confortablement installé au chaud, ma fille adoptive (qui nous connais comme ses parents depuis plus d’ 1 an ) ne mange souvent qu’un repas par jour et dors sous une tente les pieds dans la boue.
      Mais c’est sur, elle serait bien mieux à rester là-bas, sans amour, sans parents, sans avenir, dans un pays exsangue et avec 80 % de chomage...
      Quand à « Pétales France » bien évidement que c’est un traumatisme, mais les adoptions se passant difficilement ne sont pas du tout la grande généralité, bien au contraire.
      J’ai constaté beaucoup beaucoup plus souvent des problèmes avec des aides du type famille d’accueil ou parrainage qu’avec des adoptions.
      Mais c’est tellement plus facile de cracher sur la dernière.

    • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 12:20

      @Greg

      Pétales est une tres belle association qui se bat pour aider les parents adoptifs et leurs enfants traumatisés par l’abandon, les ruptures, la vie en institution avant leur adoption.

      Etre conscient que certains enfants abandonnés puis adoptés (en France ou a l’etranger indifferemment, les troubles de l’attachement touchent tous les enfants) sont dans de grandes souffrances ne remet pas en cause la filiation adoptive, au contraire meme...

      La majorite des enfants adoptés, meme s’ils traversent des zones de turbulances, ou meme des périodes de grande douleur ou ils font aussi souffrir leur entourage, finit pas trouver sa place et une vie stable affectivement. Tous les écrits sur le sujet, meme les plus alarmistes, le reconnaissent...

  • Par koanzench (---.---.---.74) 17 février 2010 21:21
    koanzench
    L’adoption n’est pas une action humanitaire d’urgence

    - Texte rédigé par deux médecins français (Dr Pierre Lévy-Soussan & Mme Sophie Marinopoulos) ayant accompagné une convoi d’enfants adoptés en provenance d’Haïti et ayant transité par la Guadeloupe.
    - Témoignage du Dr Monique Bydlowski.
    Le transport des enfants haïtiens en cours d’adoption par des parents français
    - Communiqué de presse. 
    Enfants d’Haïti et adoption : du sauvetage au désastre.
    Par Sophie Marinopoulos et Pierre Lévy-Soussan
    ...
    Pendant que nous imaginons être des sauveteurs d’enfants, le monde nous regarde agir, juge nos passages à l’acte et fera le bilan. Les plus graves conséquences seront subies par les enfants et leurs familles et les années à venir révéleront des échecs d’adoption que nous avons fabriqués de toutes pièces. La « livraison » des enfants d’Haïti va laisser de lourdes traces dans l’histoire de l’adoption internationale en France.


    [Via le blog de Bernard BOETON, Chronique d’Abrincate]

  • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 11:31

    http://www.lavoixdesadoptes.com/documents/LVDA-Communique_Haiti_19102010.pdf

    Extrait :
    « Ces enfants, pour une partie, ont eu a la chance avant le tremblement de terre d’avoir une famille en France qui leur deja avait ete attribuee et devaient rejoindre le sol francais d’ici peu de temps. Leur identite, tout comme leur etat d’enfant abandonne avait ete etabli. Dans ces cas-la (...) nous prenons part pour un rapatriement le plus rapide possible (...). Pourquoi prolonger leur souffrance si une famille les attend deja ici ? »

  • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 11:40

    http://www.masf.info/MASF-general/Arret-des-adoptions-en-Haiti_977

    « Le MASF est indigné par la décision de Monsieur Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères d’interrompre l’arrivée en France des enfants ayant fait l’objet d’un jugement d’adoption prononcé par un tribunal haïtien. Doit-on attendre que les traumatismes décrits par les psy soient évalués, pendant que ces enfants restent dans un pays dévasté ? Leurs traumatismes seront-ils moindres ? Le MASF a toujours souhaité éviter la précipitation dans l’intérêt des enfants, mais plus d’un mois après le tremblement de terre, on ne peut pas parler de précipitation. La situation en Haïti exige que ces enfants de parents français puissent arriver immédiatement en France. »

  • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 11:49

    Des avis contre Morano

    http://www.etic-communication.com/haiti/index.php?option=com_content&view=article&id=75 :-les-psy-contre-morano-1502-11h&catid=3:communiques


    Marie-Laure Grivet-Tour, psychanalyste et psychothérapeute, membre de la Société Internationale de Psychologie Analytique.

    « Toute mesure visant à retarder l’adoption de ces enfants déjà soumis au trauma de ce terrible séisme, ne ferait qu’ajouter à leur détresse. Je ne vois donc pas l’intérêt qu’il y aurait pour ces enfants d’un séjour en Guadeloupe, sauf à privilégier des raisons administratives qui, en la circonstance, leur feraient subir une violence, une de plus mais celle-ci serait le fait des hommes."

    Brigitte Allain Dupré, psychanalyste pour enfants, SFPA-Institut CG Jung

    je pense que les enfants qui étaient concernés par des procédures d’adoption au moment du séisme en Haïti doivent rejoindre au plus vite leurs familles adoptantes ici en France. Il me semble que l’idée d’une sorte de quarantaine en Guadeloupe ne tient pas compte du danger qu’il y a à ajouter l’expérience d’un attachement rompu par une séparation de plus pour ces enfants déjà très malmenés par les événements.

    Eve Pilyser, psychanalyste pour enfants

    (...) étant donné que beaucoup d’enfants concernés connaissent déjà leurs parents adoptants et qu’un lien, même débutant a pu se tisser entre eux, il n’y aurait, de mon point de vue, pas de traumatisme supplémentaire à accélérer les procédures d’adoptions. (...) Ces enfants ont besoin, à présent et avant tout, pour panser ce nouveau traumatisme, de sécurité et de stabilité, à tous niveaux. il me semble qu’imaginer un temps dans un lieu intermédiaire présente plus d’inconvénients que d’avantages ; Il doit être pris en compte que les personnes s’occupant au quotidien de ces enfants ont elles-mêmes subi un traumatisme violent, et se trouvent probablement pour la plupart dans un travail de deuil qui commence quand elles ne sont pas encore sous le choc de ce qu’elles viennent de subir. Or, les enfants et en particuliers les petits enfants sont extrêmement sensibles à l’humeur affective et émotionnelle de leur entourage proche et peuvent s’en trouver terriblement perturbés. Il n’y a bien sûr aucune solution sans souffrance ici ni aucune généralité qui vaille au cas par cas. »

  • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 12:02

    http://coeuradoption.org/blog/

    (im)postures et (in)consequences

    Le Ministère des Affaires étrangères a annoncé le 18 février 2010 aux adoptants en Haïti l’arrêt des procédures de rapatriement de leurs enfants.

    Il semble qu’à la source de cette décision il y ait les textes parus le 17/02/10 d’abord sur le blog http://bboeton.wordpress.com/2010/02/17/ladoption-nest-pas-une-action-humanitaire-durgence/ puis relayés sur le blog « Abandon-adoption », sous le titre un peu rabâché de « L’adoption n’est pas une action humanitaire d’urgence ».

    A première lecture, ces textes dénoncent les conditions d’accueil des enfants rapatriés (...) Or, la suite du texte stupéfie : c’est une charge virulente contre des parents inconséquents aux comportements inadaptés. Force est alors de se demander à quel titre ces deux personnes se trouvaient là : observateurs ? psychologues ? psychiatres ? psychanalystes d’urgence (sans doute une nouvelle notion) ?

    Il est bien dans l’air du temps de dénoncer l’attitude irresponsable des parents adoptants (ceux qui veulent un enfant « à tout prix »..). Mais est-ce une posture de psychanalyste que de condamner ainsi sans autre forme de procès ni recul  ? Non, on ne peut pas en trois minutes faire un diagnostic sur l’état psychique d’un individu, et c’est fort heureux… ! Tout être humain a en lui un potentiel spécifique de fragilités mais aussi un potentiel de développement. Encore faut-il que ce potentiel soit soutenu.

    Ceux qui ont choisi d’adopter en Haïti viennent de traverser une période particulièrement traumatisante : certains enfants sont décédés lors du séisme, d’autres le sont des conséquences de leurs blessures, certains parents ne savent que leur enfant est encore en vie que par les images terribles diffusées par les médias. Ils ont eu à se battre contre le ministère des affaires étrangères qui réfutait l’idée même d’une évacuation des enfants adoptés (donc reconnus comme tels par les autorités haïtiennes), ils ont gagné le rapatriement d’une partie des enfants, ont tremblé de ne pas savoir quand ni même si leur enfant ferait partie du voyage. Ils n’ont eu que quelques heures pour se préparer à venir les chercher et les accueillir dans les conditions déjà décrites…

    Ces parents ont besoin du respect et de l’empathie de tous afin de pouvoir se donner comme famille à cet enfant. Tranquillement, doucement. Avec les erreurs qu’ils commettront forcément, comme tous les parents…

    Hélène Marquié-Dubié
    Maître de conférences en psychologie
    Présidente de Cœur Adoption

  • Par nenette (---.---.---.2) 2 mars 2010 18:49

    http://www.coeuradoption.org/wiki/doku.php?id=actualit%C3%A9:blog:2010.03.02_les_vrais_orphelins

    À propos du choc culturel et météorologique des Haïtiens adoptés, je ne connais pas un enfant qui ne s’en est pas remis. Ils arrivent dans un état de santé pitoyable et récupèrent, physiquement, de façon spectaculaire. Ils vivront toute leur vie, à des degrés divers, avec les cicatrices des abandons et des ruptures propres aux adoptions (cela serait vrai même s’ils étaient adoptés en Haïti.) Mais ils ont une capacité d’adaptation phénoménale, ils embrassent le mode de vie québécois à la vitesse grand V. Et le froid ? Dès son premier hiver, Henri a adopté la neige comme terrain de jeu préféré. On ne l’habillait jamais assez vite à son goût pour aller jouer dehors et il hurlait toujours sa déception quand venait le temps de rentrer. (Le Devoir, Canada)

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