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Accueil du site > Tribune Libre > Pour qui et pour quoi sommes-nous prêts à nous bouger en mars 2016 (...)

Pour qui et pour quoi sommes-nous prêts à nous bouger en mars 2016 ?

EN PROGRES OU EN RECUL ?

Je relate ici une nouvelle analyse des pétitions présentées par le public sur le site « MESOPINIONS ».

 

En 2.012 j'avais déjà comparé le nombre des signatures de pétitions destinées à protéger les enfants à celui des signatures qui défendaient les animaux.

Pour tout le mois de janvier 2.012 j'avais relevé :

- 13.930 signatures au bénéfice des enfants ,

- 217.030 pour les animaux !

(voir sur google -taper Raymond SAMUEL- mon billet « déclarons la guerre aux maltraitances éducatives d'aujourd'hui qui préparent la société malade de demain »).

J'avais évidemment relevé l'anomalie que représentait cette considérable différence en faveur des animaux. J'avais été très surpris et affecté par cette dérive. Ce qui n'empêchait pas ma sympathie pour l'action en faveur des animaux.

 

Comment les choses ont-elles évolué entre janvier 2.012 et mars 2.016 ?

 

Depuis le 28 février 2.016 jusqu'à aujourd'hui 10 mars j'ai relevé :

- 475 signatures au bénéfice des enfants,

- 155.564 signatures pour les animaux ! !

 

Effroyable ! Sans situer exactement l'ampleur du désastre, cet indice est suffisamment significatif pour nous permettre de constater que la situation s'est considérablement aggravée dans une durée de temps très courte : quatre ans.

Pendant la durée considérée il n'y a aucune pétition pour défendre les hommes. Mais cela est habituel.

En revanche il y a deux pétitions qui prennent la défense spécifique des femmes. Ces deux pétitions ont obtenu ensemble :

- 70.691 signatures.

 

L'une de ces pétitions a provoqué 67.765 signatures. Elle concerne la lutte contre les attouchements à caractère sexuel dans les transports. J'approuve totalement cette initiative à l'encontre de machos agresseurs. Le respect d'autrui doit être une règle de conduite absolue pour chacun de nous.

 

Hélas, ces 70.691 adultes qui ont signé pour eux-mêmes avec empressement (et avec raison je le répète) font preuve d'une singulière indifférence généralisée à l'égard des enfants (475 signatures pour 8 pétitions !).

Voilà qui ne manque pas de provoquer un choc peu soutenable quand on sait que deux enfants meurent chaque jour de maltraitance (imaginons à partir de ce fait épouvantable le nombre d'enfants gravement maltraités), quand on a lu la consultation UNICEL de 2014 qui nous apprend que 43 % des 15/18 ans se déclarent en souffrance psychologique, quand on sait que tous les enfants, à de très rares exceptions près, sont soumis à des conditions inadéquates pour eux tout au long de leur enfance.

 

La souffrance des enfants commence très tôt. Soumis à l'obligation de suivre les rythmes des adultes ils sont souvent réveillés tous les jours de force dès l'âge de trois mois et même avant alors qu'un jeune enfant ne devrait jamais être réveillé.

Ils sont aussi sevrés de force dès la fin du congé de maternité, ils sont transportés, changés de lieu, de soignant et de référent, conditionnés, disciplinés, sur-stimulés, sur-fatigués, bousculés, contraints de travailler dès l'école maternelle, formatés à l'obéissance, habitués aux « automatismes » (c'est dans le programme), pris en charge par des enseignants formés pour enseigner et non pour materner.

Beaucoup de ces jeunes enfants sont plus ou moins gravement atteints dans la construction de leur cerveau et la formation de leur identité psychique et surtout affective. Tous ceux qui s'adaptent mal enregistrent dans leur inconscient la peur et la défiance de l'Autre, la normalité de l'antagonisme, le mal-être induisant la mauvaise estime de soi et l'incapacité à développer de l'empathie dans un monde ressenti comme majoritairement hostile, ennemi, violent.

Leur santé physique est aussi compromise par le stress subi avec persistance qui affaiblit leur système immunitaire et prépare les maladies chroniques futures, comme la dépression reconnue par l'OMS comme la maladie la plus fréquente chez les adolescents.

 

Le temps passé en famille ne suffira pas à atténuer leur stress. D'une part il est largement minoritaire par rapport au temps passé à l'extérieur et d'autre part les parents manquent de temps pour s'occuper d'eux (en moyenne, les parents consacrent moins d'une heure par jour aux enfants. Ils ont une vraie conversation avec eux pendant cinq minutes quarante deux secondes, selon le CIEM).

Les tensions sont aussi très présentes dans les foyers, et pour presque un enfant sur deux l'un de ses parents, le père huit fois sur dix, disparaît plus ou moins complètement.

Il ne faut pas oublier non plus que vingt à trente pour cent des adultes sont psychiquement fragiles. Le maternage et l'éducation étaient, lorsque ces adultes étaient enfants, les mêmes que ceux d'aujourd'hui. Ces parents en difficulté psychique sont ceux qui ont été le plus atteints par leur parcours d'enfants. C'est parmi eux que se trouvent les « fil électriques dénudés » en risque permanent de « péter un câble ». c'est à dire de brutaliser physiquement ou/et verbalement, leurs enfants. Tous ne le font pas, évidemment.

C'est un fait bien connu : tous les enfants maltraités ne deviennent pas des adultes maltraitants. Mais tous les adultes maltraitants sont d'anciens enfants maltraités, selon les spécialistes.

 

Tous les professionnels, chercheurs ou non, savent ou peuvent savoir que la dégradation de la santé, surtout la santé mentale, s'amplifie d'années en années.

 

Certains avouent que, bien qu'invités à participer à des travaux sur le sujet « enfance et éducation » par les Pouvoirs publics ils ne parviennent pas à se faire entendre par le Pouvoir qui rejette systématiquement leurs conclusions. Ils sont découragés.

 

Il faut bien voir que le Pouvoir et les parents sont devant un dilemme : il est impossible en effet de combler à la fois les besoins des enfants et de permettre les obligations des adultes telles qu'elles sont devenues.

La chose n'est pas nouvelle mais a pris une singulière ampleur sous la poussée de deux phénomènes concomitants qui sont, d'une part l'augmentation continue du coût de la vie (provoquée notamment par la multiplication des objets de consommation), et d'autre part le féminisme dont le projet principal partagé par le gouvernement et le monde économico-financier est d'amener l'activité professionnelle des femmes au niveau de celui des hommes, et davantage si possible.

Ceci sans même que soit envisagé un mouvement inverse pour les hommes afin de remplacer les femmes dans la vie privée. Il est vrai que ce mouvement est impossible pour les raisons financières évoquées, auxquelles Il faut ajouter divers obstacles professionnels matériels et un état de fait culturel antérieur difficile à éradiquer.

 

Devant cette situation, un choix délibéré a été fait. C'est celui du sacrifice des enfants. Sacrifice caché par le déni des maltraitances, l'omerta, les tabous et la promotion d'idées fausses largement diffusées, vantant, par exemple, la séparation précoce du très jeune enfants d'avec ses parents pour le préparer à l'autonomie, à l'école et éviter les « méfaits » de la « fusion ».

Les médias, y compris ceux gérés par les Pouvoirs publics et les organismes publics (CNAF) ont publié pendant des décennies des textes pour convaincre les parents du fait que leurs enfants ne seraient pas socialisés et moins bons que les autres à l'école s'il n'étaient pas mis en collectivité dès le berceau. Une véritable campagne de propagande, notamment a été organisée, avec conférences, stages etc dirigés par des spécialistes de l'enfance inféodés, psychologues et autres, pour diffuser l'idée que si les bébés et très jeunes enfants refusaient la crèche, l'école maternelle etc. c'était parce que leur mère (on ne citait jamais le père) n'était pas zen. « Madame, cessez de culpabiliser, soyez heureuse de vous séparer de votre bébé, votre bébé sera heureux lui aussi ! ».

 

C'est ainsi que la scolarisation à l'âge de trois ans est pratiquée à peu près à cent pour cent. Une majorité semble-t-il des adultes, parents ou non, fait confiance aux systèmes de garde des jeunes enfants et en acceptent les conséquences, même lorsque leur enfant souffre manifestement, puisque les professionnels et d'autres parents plus chevronnés leur affirment que c'est la normalité.

 

C'est dans ce contexte social et familial que Mmes TOURAINE et ROSSIGNOL ont pu proposer sans être dénoncées une loi « de protection de l'enfance » qui exclu paradoxalement la totalité des enfants. Sauf les 305.000 déjà pris en charge par l'ASE (Assistance Sociale à l'Enfance).

Ceci malgré les rapports pressants de spécialistes, et les courriers de parents qui tous, pendant plusieurs années, ont décrit la situation alarmante qui était celle de l'enfance et demandé des actions de grande envergure pour y faire face.

 

Nous en sommes là aujourd'hui.

 

L'une des pétitions de ce mois de mars 2.016 que l'ai retenue dans le comparatif ci-dessus, était adressée au président de la République et demandait le remplacement des ministres responsables de nos enfants par des spécialistes compétents et indépendants de toute idéologie. Hélas, cette pétition n'a obtenu que seize signatures ! Oui, je dis bien : seize ! Une autre, demandant le renvoi d'une enseignante de maternelle violente a été signée six fois, oui, SIX fois ! On remarque aussi 91 signatures contre la cyber-criminalité..

 

En regard on trouve les pétitions suivantes :

- « Non aux spectacles avec otaries » qui a obtenu 13.320 réactions,

- « Oui aux loups » qui en a recueilli 47.395,

- « Non à la ferme des mille veaux » : 21.113,

- « contre le gavage des oies » : 27.671 etc.

(Merci de voir la pétition « J'Accuse » sur le site « Mesopinions ».

 

Accablant ? Incroyable ? Inimaginable ? Désespérant ?

 

Va-t-on enfin abattre le déni ? Renverser les tabous ? Braver l'omerta ? Sortir de notre torpeur, de notre dépendance aux idées reçues ?

 

J'attends qu'un groupe formé de parents, de scientifiques, de professionnels et de communicants remette les pendules à l'heure, c'est à dire révèle d'abord les manipulations dont nous avons tous été victimes, confirme les dommages subis par les enfants et la société et diffuse une connaissance suffisante des besoins des enfants de façon que tous les parents puisse permettre à tous les enfants d'arriver à l'âge adulte en bonne santé psychique (et physique par répercussion) et avec tout le développement permis par leur potentiel de naissance. Plus simplement, de façon que notre société respecte réellement les enfants.

 

Les parents doivent être informés loyalement et complètement hors la pression de quelque idéologie que ce soit, y compris celles produites ou protégées par les Pouvoirs publics.

 

Le 10 mars 2.016

 

Raymond SAMUEL

26190 LEONCEL.

 

Tél. : 0475440620

Courriel : famiresam@orange.fr


Moyenne des avis sur cet article :  1.95/5   (20 votes)




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14 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 19 mars 08:27

    bof...Les Français sont des « VEAUX »


    • fred.foyn Le p’tit Charles 19 mars 10:53

      @Le p’tit Charles....la preuve.. !


    • Nycolas 19 mars 15:33

      Je salue votre article, hélas aussi mal noté que vos pétitions sont peu signées. Je suis en accord avec vous, je crois par contre que vous ne percevez pas le réel problème de ces plateformes, ou plutôt usines à pétition.

      Je ne sais pas comment on en est arrivé à ce que ce site se fasse presque uniquement le porte-voix de la cause animale - c’est une cause à laquelle je suis sensible - mais il me semble que c’est l’écueil à attendre de la part de ces sites qui sont avant tout des agitateurs d’émotions immédiates et superficielles. J’ai dans ma famille une personne qui est devenue complètement accro à ces causes animales, au point d’en perdre quasiment la tête. Probablement un moyen de ne pas affronter ses propres problèmes...

      On s’agite souvent en vain autour d’une sacralisation de l’enfant, en oubliant que l’enfant est d’abord et avant tout un adulte en devenir, et l’adulte un enfant qui a grandi. Ainsi, la cause animale est plus simple à appréhender, puisque, l’animal ne pouvant s’exprimer, on peut lui attribuer et projeter sur lui tous nos maux, nos fantasmes, nos peurs, nos manques, etc. Tandis que l’image de l’enfant nous renvoie soit à un idéal fantasmé, soit à un passé que l’on a oublié, c’est à dire à des abstractions dont on est déconnecté. On peut, certes, comme avec l’animal, projeter sur l’enfant nos fantasmes, puisque l’enfant et l’animal partagent ce caractère d’innocence que l’on veut bien leur attribuer. Pour certaines raisons, ces sites se sont focalisés sur la cause animale, ont concentré des populations d’activistes virtuels et de militants « clicktivistes », jusqu’à oblitérer les autres causes, mais que peut-on attendre réellement de cette manie actuelle des pétitions ? Combien de pétions sont-elles créées par jour sur toutes les plateformes du genre (change, avaaz, mes opinions, etc.) ? Et combien parmi elles parviennent à réellement faire bouger les choses ? Une sur 1000 ? Une sur 10 000 ?

      On est là dans une fuite en avant illusoire, d’un monde sans perspective, désespéré par lui-même, et si vous avez bien dit à quel point il est important de pouvoir élever des enfants dans des conditions saines, soit tout l’inverse de ce que propose notre société hyperactive, hyper-normative, et hyper-consumériste, il me semble que vous tombez dans ce piège de croire que des problématiques aussi profondes et enracinées pourraient être ne serait-ce que ralenties ou entravées par une ou plusieurs pétitions. Les gens ont-ils conscience de vivre captifs d’un monde techno-scientiste qui se déshumanise jour après jour, qu’il faut déconstruire pour passer à autre chose ? Peut-être confusément, mais il est beaucoup plus aisé de comprendre la barbarie de la corrida ou de l’abattage que de saisir l’ignominie d’une société dont le tissu social se délite constamment, pour laquelle on a été conditionné depuis le premier jour, depuis même avant la construction de notre mémoire et de notre conscience d’exister...

      Aussi, je crois que le rejet de la souffrance animale est, au fond, le spectre de la terreur humaine face à notre propre souffrance à vivre dans cette société déshumanisante, dans laquelle on n’a pas le choix de vivre. Et que la première explication à la popularité de ce thème pourrait bien être celle-ci...


      • ddt99 ddt99 19 mars 16:32

        La différence de signataires entre la cause de l’enfant et la cause animale ne me surprend pas.

        Pour la pensée individuelle et même collective, l’enfant à quelqu’un pour le défendre, l’animal, non.

        Notre société dérive de plus en plus vers le célibat, et qui dit célibat, dit animal de compagnie.

        Pour en avoir connu beaucoup, une personne seule, n’ayant plus de liens familiaux, reporte souvent le lien affectif perdu sur un animal, qui ne lui demande rien et qui le lui rend bien.

        C’est peut-être pour cela qu’il y a plus de personnes qui s’indignent et prennent plus facilement la défense animale que la défense de l’enfant.

        De plus, la maltraitance enfantine ne se voit pas, et ce qui ne se voit pas n’existe pas.


        • pemile pemile 19 mars 16:53

          @ddt99 « De plus, la maltraitance enfantine ne se voit pas »

          Je ne suis pas d’accord, l’enfant est obligé de sortir du cadre familial (amis,médecin, école) pas l’animal de compagnie.

          Les différences de « succès » des pétitions pour les animaux sont aussi peut être dû aux faits que la reconnaissance de la souffrance animale est récente ?

          PS : quoique, la souffrance du nourrisson ne fut reconnu en france qu’assez récemment !

          @Raymond SAMUEL « Plus simplement, de façon que notre société respecte réellement les enfants. »
          Sur la base des travaux de quels spécialistes proposez vous des solutions ?


        • pemile pemile 19 mars 17:10

          PS : Si l’on tape « neuroscience enfance » sur google, on constate quand même que les conférences, les livres et le travail de communication de Catherine Gueguen rencontre une bonne écoute et peu de critique, non ?


        • ddt99 ddt99 19 mars 18:02

          @pemile

          C’est vrai, vous avez entièrement raison, mea culpa, dans l’affaire Catherine sauvage, il n’a fallu que 47 ans aux institutions pour s’enquérir des violences que subissait Madame et ses enfants, qui allaient à l’école, voyaient le médecin scolaire, des amis, etc., et encore, ce n’est pas Monsieur qui fut condamné, mais Madame, pour l’avoir tué.

          La lâcheté des gens qui n’agissent pas n’a d’égale que l’hypocrisie des institutions qui manque à tous leurs devoirs.


        • pemile pemile 19 mars 18:19

          @ddt99 "C’est vrai, vous avez entièrement raison, mea culpa, dans l’affaire Catherine Sauvage, il n’a fallu que 47 ans aux institutions"

          Je ne goûte pas trop votre dérision et l’utilisation d’un cas particuler pour en faire une généralité, et ne pense pas que l’affaire Sauvage soit la plus représentative, le calvaire et la mort de Marina Sabatier me parait plus représentatif des dysfonctionnements d’un système.


        • ddt99 ddt99 19 mars 19:01

          @pemile

          Quel que soit l’exemple que nous prenions, nous serons d’accord sur le premier point :

          1) Au delà des cas particuliers, les cas sont beaucoup trop nombreux pour les ignorer

          2) Ils ne parlent pas en faveur des institutions trop souvent défaillantes lorsqu’il faut agir

          3) Et trop souvent zélé comme lorsque l’État s’est occupé de moi à tort arbitrairement et illégalement. Si cela vous intéresse, suivez le guide.


        • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 19 mars 20:38

          Merci aux commentateurs qui ont animé ce billet. Ils sont d’autant plus méritoires qu’ils sont peu nombreux.
          PEMILE : ! « sur la base des travaux de quels spécialistes proposez-vous des solutions ? » Je ne vais pas les citer tous ici. Vous avez très justement cité Catherine GUEGUEN .

          Comme élément de solution, je propose de réunir des scientifiques, des professionnels, des parents, des communicants INDEPENDANTS pour que la vérité soit dite, en lieu et place des mensonges, jusqu’à ce que chacun sache quels sont les besoins des enfants. C’est la première étape. Par exemple, s’attaquer à cette idée commode qu’il n’y a pas de vérité et que chacun fait comme il veut. Il y a un immense travail pédagogique à faire au plan national. Même si la tâche est rude, il faut faire ce travail.


          • pemile pemile 19 mars 21:11

            @Raymond SAMUEL « s’attaquer à cette idée commode qu’il n’y a pas de vérité et que chacun fait comme il veut »

            Pas facile non plus de ne pas tomber dans un « contrôle éducatif d’état », non ?

            Il serait souhaitable, effectivement de développer l’information et de mieux financer l’ASE et la PJJ, mais le modèle actuel, basé sur une autonomie de l’autorité parentale sans contrôle à priori mais avec une détection à postériori des « problèmes » (quand même souvent dû à des carences parentale plus qu’à notre organisation sociétale) n’est pas non plus intrinsèquement malsain, comparé avec un contrôle absolu des familles par l’état, non ?


          • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 20 mars 10:31

            Ce n’est pas, soit le contr^ole absolu par l’Etat (qui s’avère d’ailleurs mauvais contr^oleur), soit l’absence de contr^ole à priori.
            Il y a la démarche élémentaire qui consiste à rechercher les conditions sociales qui contrarient le bon développement des enfants et à les faire conna^itre aux parents et aux futurs parents, puis aux politiques et à la population toute entière.
            Ce serait la première phase.


            • pemile pemile 20 mars 20:43

              @Raymond SAMUEL
              Je plussoie, mais cela n’empêchera pas de toujours avoir un système de détection à posteriori de déviance.


            • Raymond SAMUEL Raymond SAMUEL 20 mars 15:00

              La connaissance (pas la propagande) est nécessaire pour faire mieux.

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