• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un « plan d’urgence » pour les langues qui comporte quelques éléments surprenants – dont un anticonstitutionnel.
Et peut-on réellement « faire apprendre » une langue, comme on le lit souvent ?


« Il a également prôné le développement "systématique" de "l’enseignement en langues étrangères de certaines disciplines fondamentales", citant l’histoire, les sciences ou l’éducation physique et sportive. »
Le Nouvel Obs.com

On croit rêver : Nicolas Sarkozy appelle à violer la Constitution ! Car la langue du pays est le français, ce qui veut dire que chaque élève a le droit de suivre sa scolarité en français, d’obtenir tout diplôme en français, exception faite des spécialités – traducteurs, filière langues, etc.
Va-t-on aussi enseigner le français en anglais ?

En outre, comme nous l’avons détaillé dans un autre article, ces programmes Emile sont impossibles à généraliser pour des raisons logistiques, structurelles : trop complexes, trop de profs bilingues à former ou à recruter, trop coûteux, ne répondant pas à un besoin réel de tous les élèves mais plutôt à un petit groupe, en un mot : absurdes.

La francophonie est déjà en déclin avancé depuis que l’UE est devenue anglophone de fait, sinon de droit, comme en témoigne cet article de Courrier international  :

« Malgré les milliers de billets gratuits et une cérémonie d’ouverture “merveilleuse”, les Jeux de la francophonie de Beyrouth n’ont pas attiré la foule. La faute à la France elle-même, qui semble se désintéresser de son héritage linguistique. »
Et on veut faire reculer le français dans les écoles, au profit de l’anglais, toujours favorisé, jamais nommé...

Pour cela, on embauche des milliers de natifs anglophones (à quel coût ?), alors même qu’on diminue régulièrement le nombre de postes dans l’Éducation nationale, qu’on démantèle le Rased (Réseau d‘aide et de soutien aux enfants en difficulté). Tout cela n’a pas de sens : on sabre dans le budget de l’Wducation nationale pour favoriser le développement du business privé de l’anglais !

« 67 assistants étrangers, en grande majorité anglophones, viennent d’arriver dans la Loire. Leur mission, aider les élèves, du primaire au secondaire, à s’exprimer à l’oral » (Le Progrès)

Il est bien précisé dans l’article que ces assistants n’ont « pas vocation à enseigner », mais seulement à parler et à faire parler les enfants en anglais. Ce sont des citoyens lambdas, dont la principale qualité est d’être natifs anglophones !

Voilà à quoi a abouti cette calamiteuse réforme du primaire : imposer l’anglais (pas de choix organisé) à la plupart des enfants, lutter contre le chômage en GB, et diminuer le financement des écoles au profit de boîtes à anglais et d’assistants anglophones...
A défaut de devenir « fluent », nos chers petits auront au moins appris ce qu’est le « business » !

Enfin, vouloir faire de tous les Français des bilingues (comprenez français-anglais, même si cette fois, on a pris garde de parler de « langues » et non d’anglais) est soit une illusion, soit un mensonge démagogique.

Un récent article du Monde, « La langue arabe chassée des classes », vient à point nommé illustrer l’illusion que l’on peut « faire apprendre » une langue étrangère !

« Du haut en bas de la pyramide de l’éducation nationale, on déplore "un abandon de l’arabe", selon les termes de l’inspecteur général d’arabe, Bruno Levallois. »
« Dans l’enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu’à la fin des années 1970. »

Le cas de l’allemand à l’école a pourtant bien montré les limites de la planification :

« La promotion de la langue du partenaire est au cœur de la coopération culturelle franco-allemande. Elle est inscrite dans l’accord culturel franco-allemand de 1955 et dans le Traité de l’Elysée de 1963 conclu entre les deux pays. Il a été convenu dans la déclaration commune à l’occasion du 40ème anniversaire de la signature du traité franco-allemand, le 22 janvier 2003, de prendre toute une série de mesures pour inciter un nombre d’élèves plus grand encore à s’intéresser au pays voisin et à sa langue. »

Certes, on a réussi à remonter les chiffres jusqu’aux enivrions de 15% :
« En France, à la rentrée 2008, le nombre d’élèves apprenant l’allemand dans le second degré a progressé en pourcentage (15,4 % en 2008, 15,3 % en 2007) et s’est stabilisé en effectifs (823.277 en 2008, 823.376 en 2007). Le nombre d’élèves apprenant l’allemand en 6e « bilangue » continue de progresser »

« Les efforts se poursuivront dans les deux pays en particulier pour encourager l’apprentissage précoce de la langue du partenaire (9,5 % des élèves apprennent l’allemand en France dans le primaire , 4,4 % pour le français en Allemagne). »

Cette planification digne de l’ex-URSS va d’ailleurs jusqu’à l’absurde, au point de soutenir l’allemand près de l’Espagne ou de l’Italie !
Malgré cela, certaines classes bilangues ont dû être supprimées faute de volontaires pour l’allemand.

Qui plus est, ce ne sont que des chiffres de présence d’élèves assis sur le banc d’une classe, pas ceux du niveau de langue dans les neurones des terminales concernés !
Personnellement, faute de motivation et de l’avoir pratiquée, je « confesse » (ce n’est pas un péché mais un phénomène tout à fait naturel) que mon niveau dans ma seconde langue étrangère est retombé, quelques dizaines d’années plus tard, pas loin du zéro absolu, disons A1 dans la nouvelle échelle CERCL (Cadre commun de référence en langue). Et en anglais LV1, A2 ou peut-être B1 en compréhension passive...

Je n’en tire ni honte ni fierté, ce sont des faits qui devraient obliger nos pédagogues à un peu de réalisme.

Sachant que la motivation est le facteur essentiel de l’apprentissage d’une langue étrangère, il est vain en ce domaine de croire possible le pilotage du cerveau d’une population scolaire tout entière !

— Il faudra un jour admettre que les langues étrangères ne sont pas une matière scolaire comme les autres, tout simplement parce qu’il s’agit d’autant de matières qu’il y a de langues.

Là où un seul prof de chimie suffit (par exemple), il faudra trois, voire quatre profs de langue : anglais, allemand, espagnol, etc. autant que de langues qu’on veut proposer dans l’établissement...

— Admettre qu’une langue étrangère est un immense travail. Une tâche qui nous occupe déjà deux décennies dans notre propre langue en immersion permanente ; et pourtant, malgré cela, qui peut réussir la dictée de Pivot ?

Et après la scolarité obligatoire, beaucoup de gens n’ouvriront rien d’autre que le journal quotidien à la page du sport et des gros titres.

Alors, dans une langue étrangère... c’est pire, car ça s’oublie bien plus vite que la langue maternelle ! Même en visant un petit niveau relativement « fluent », qui n’est somme toute que moyen (aisance, mais pas forcément compréhension de divers niveaux de langue, d’argot, de l’humour, des références culturelles, des tournures idiomatiques), il faut réviser à la baisse tous les objectifs délirants entretenus par la propagande européenne qui prétend qu’un mythique multilinguisme généralisé évitera le tout-anglais.


— Admettre au final que l’école ne peut être le lieu que d’une initiation plus ou moins poussée
(hors soutien extra-scolaire, week-ends à London et vacances aux States), sans que les méthodes pédagogiques soient en cause.


— Admettre que la succession de méthodes miracles (cabines de langue, assistants, technologies Internet, aujourd’hui l’oral, davantage d’oral) confirme la difficulté de l’apprentissage des langues, et l’obstination qui n’a conduit qu’au tout-anglais.

— Que la plupart des gens n’ont ni le temps ni l’envie d’apprendre une langue étrangère à un bon niveau, ni l’occasion de pratiquer régulièrement, étant déjà fort occupés par leur propre travail, le remboursement des emprunts, les réparations de la bagnole, et j’en passe... Qu’on veut regarder un bon film doublé en français, et non prendre des cours du soir toute sa vie ! Ou au moins avoir le choix de la VO ou VF.

Ah, oui ! Pourquoi tout le monde devrait-il devenir traducteur-interprète quasi-professionnel, alors qu’on ne demande pas aux polyglottes et traducteurs de devenir chimistes, plombiers, jardiniers ou architectes ?

— Que la question de la communication dans l’UE est intimement liée à celle des langues à l’école.


— Que la question des langues est avant tout politique et bien peu pédagogique, mais que c’est un sujet tabou à cause de la construction européenne.

Le dogme, c’est qu’un Européen doit être mobile (un peu à la manière des Marocaines ou des Roumaines obligées d’abandonner leurs enfants quelques mois pour travailler dans des serres surchauffées d’Espagne, au milieu des pesticides, ou des Polonaises routières), et qu’on ne saurait être mobile sans anglais.

Houla ! Pourquoi tant de pessimisme, me direz-vous ? Pas du tout. Ce sont des problèmes multifactoriels, mais assez simples : il existe d’autres possibilités de réforme pour garantir la diversité linguistique et une certaine égalité des peuples au sein de l’UE.

Seulement, les lobbys pro-anglais sont monstrueusement influents et empêchent tout débat européen à ce sujet, sous couvert du mantra « multilinguisme » (à répéter jusqu’à en être convaincu).

 La réforme de l’enseignement des langues dont nous avions tracé les contours existe déjà pour partie en Espagne (doc en pdf)  :

« Une alternative impliquerait de mettre l’accent de l’apprentissage des langues sur des institutions d’apprentissage hors du cadre formel de scolarisation. Cela se produit en Espagne, où la diversification linguistique prend place pour l’essentiel au travers du réseau de plus de deux cents écoles de langues périscolaires subventionnées, ou Escuelas Oficiales de Idiomas (EOI). Ces établissements offrent au public, y compris aux élèves de l’enseignement secondaire, une pluralité de langues européennes et noneuropéennes : dès l’âge de 14 ans, les élèves peuvent apprendre une nouvelle langue étrangère, et à partir de 16 ans, ils peuvent poursuivre l’étude d’une langue entamée à l’école. »

Je partage l’avis européen qu’il faut libéraliser l’enseignement des langues, ou mieux : le libérer  !

Que le choix de la ou des langues étrangères à étudier soit totalement libre, parmi une large palette de langues, pour valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 au bac pour tous) et un niveau A2 dans une deuxième. Une telle réforme serait plus facile à mettre en place qu’on pourrait le croire, quasiment à coût constant.
 
Car rappelons que le coût du tout-anglais est extrêmement élevé, un montant gardé jalousement secret - assistants natifs, TICE, stages Darcos, manuels divers, validation par Cambridge, stages chez les familles anglophones (cet été en Bretagne, 450€ la semaine), subventions régionales, tout ceci rapportant beaucoup à la GB, directement ou indirectement.

Le deuxième rapport sénatorial Legendre, huit ans après la série de recommandations faites dans le premier, reconnaît (poliment) l’échec total de la politique des langues – hormis pour les tenants du tout-anglais :

« Or, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes, et la distorsion n’en est que plus flagrante entre les plaidoyers officiels et l’observation de leur traduction concrète. Aussi, tout en s’inscrivant dans la continuité des réformes entreprises, le ministre actuel Luc Ferry reconnaît également la nécessité de mener une politique plus volontariste en ce domaine.
En effet, la tendance au resserrement de l’offre linguistique s’est confirmée au fil des années : le tropisme vers le choix anglais - espagnol tend à marginaliser de plus en plus la part dévolue aux idiomes de nos partenaires européens ou de grands espaces mondiaux. »

Le rapport conclut en s’interrogeant : 
« (...) le Président de la République n’a-t-il pas rappelé, au nombre des défis adressés au système scolaire, la nécessité d’améliorer et renforcer l’enseignement des langues ?
A partir d’un état des lieux du paysage linguistique scolaire actuel, il s’agit de s’interroger sur les blocages auxquels se heurtent les velléités de diversification affichées par les ministères successifs, (...) Au-delà de tout effet de palabre, il est aujourd’hui primordial et urgent de se donner les moyens de mener une véritable politique de diversification, ne cédant ni au fatalisme ni à la facilité, et fondée sur un enseignement rénové. Les enjeux méritent un engagement alliant volontarisme et persistance. Bis repetita placent...
L’enseignement des langues vivantes ne saurait passer à côté du défi de la diversification, pour que vivent les langues, toutes les langues, régionales, minoritaires ou les plus parlées... »

Dans ce rapport on voit bien les questions, mais où sont les réponses ?

Notre proposition de réforme  :

Au primaire, choix entre quatre options
 : 1. anglais ou tout autre « grande langue » disponible 2. langue régionale 3. Programme Evlang d’éveil aux langues européennes, aux différents alphabets 4. Espéranto.

Pour l’anglais et les grandes langues, un enseignant peut tourner sur plusieurs écoles primaires. Pour Evlang, un enseignant intéressé peut s’en charger après quelques stages, car il utiliserait un riche support pédagogique. Pour l’espéranto, l’enseignement est largement plus facile que pour les langues classiques et le PDE (instit) tournerait là encore sur plusieurs établissements.

Au secondaire : libre choix de langues, parmi celles proposées dans l’établissement, ou à l’extérieur, dans les associations parentales (type aide aux devoirs), les boîtes privées, les Instituts de langues gérés par les pays étrangers, et les familles (ce qui serait une vraie valorisation des langues de l’immigration.
 
Seule obligation : valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 pour tous les bacheliers), A2 dans une autre.

L’aspect culturel, inévitable critique des langues vues sous le seul angle de la communication, peut être élaboré par l’Éducation nationale, sous la forme d’un programme mis à disposition sur Internet, sous réserve d’être réaliste, correspondant à ce que les élèves savent réellement de la culture anglophone en terminale...

La validation du niveau restant dans tous les cas l’apanage de l’Éducation nationale. Les progrès technologiques sont tout à fait adaptés à une telle réforme, les fameuses TICE (technologies de la communication, visioconférences, etc.), comme on le voit dans cet article de La dépêche.

Encore une fois, la question des langues n’est nullement pédagogique, mais politique : le tout-anglais ou la diversité, l’anglais obligatoire ou le libre choix de ses langues étrangères.
Sous couvert d’innovation pdagogique et de plan d’urgence pour les langues, d’enseignement de l’hsitoire dans une langue étrangère (laquelle ?!), c’est bien vers le tout-anglais qu’on nous dirige, de la maternelle à l’université. Rappelons que l’UE n’utilise que l’anglais dans ses relations avec le reste du monde (hormis un chouia de français dans nos zones privilégiées), que notre président a un fort tropisme étatsunien, une politique atlantique affirmée, qu’il fait ses courses à pied en tee-shirt du LAPD, à moins que ce ne soit le FBI... Un détail ? Voire...

Libérez les langues vivantes !

Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

95 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 16 octobre 2009 11:01

    Libérez les langues vivantes !

    Absolument. Toutes les langues et exprimons nous dans une langue vivante commune dans nos relations internationales.
    Une langue qui n’aurait pas été inventée mais qui a des racines bien loin, qui s’est construite avec l’expérience, en puisant parfois ailleurs et qui évolue avec l’évolution en continu sans jamais s’arrêter.
    Peu importe si elles sont compliquées pour certains et faciles pour d’autres.
    Une bonne immersion vaut mieux qu’une noyade parce qu’on n’aura pas compris.


    • Krokodilo Krokodilo 16 octobre 2009 15:56

      Pourquoi ne pas nommer plus clairement cette langue ? Courage !
      Peu importe si certains Européens n’ont aucune obligation scolaire d’étudier des langues étrangères ? 


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 17 octobre 2009 10:27

      « Peu importe si certains Européens n’ont aucune obligation scolaire d’étudier des langues étrangères ? »

      Vous parlez de qui, là, au juste ?

      Typhon


    • Kali 17 octobre 2009 22:34

      Moi je pense savoir, ça ne serait pas la Grande Bretagne part hasard ?


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 18 octobre 2009 10:19

      En Grande-Bretagne, les élèves apprennent le français. Donc non.

      Typhon


    • Kali 18 octobre 2009 17:30

      Merci de donner le lien où les petits anglais sont OBLIGES d’apprendre une langue.


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 18 octobre 2009 20:25

      Si je disais que la Terre tourne autour du soleil, vous demandriez aussi un lien.

      Voila.

      Il n’y a que des gens commes vous et krokodilo pour croire que les Anglais n’ont pas à apprendre de langues étrangères.

      Typhon


    • Kali 18 octobre 2009 21:14

      J’ai beau m’usez les yeux, je ne vois pas ou j’ai dit, que je disais que les anglais n’apprenaient pas anglais


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 18 octobre 2009 23:41

      Mais punaise, cuistre vermigrouillescent, apprenez à lire.

      Dans le lien que je fournis, il y’a une liste de matières obligatoires pour les écolier anglais avec des jolies couleurs, et parmi ces matières, il y’a « MODERN FOREIGN LANGUAGE », ce qui signifie, pour les bélitres de ton espèces qui ne comprennent pas l’anglais : « LANGUE VIVANTE ETRANGÈRE ».

      Il y a MARQUÉ NOIR SUR BLANC que les petits anglais doivent OBLIGATOIREMENT apprendre une langue étrangère pendant leur scolarité.

      Typhon


    • Kali 19 octobre 2009 08:30

      « J’ai beau m’usez les yeux, je ne vois pas ou j’ai dit, que je disais que les anglais n’apprenaient pas anglais »

      J’aurais du écrire "J’ai beau m’usez les yeux, je ne vois pas où j’ai dit, que je disais que les anglais n’apprenaient pas obligatoirement de langues étrangères"

      De plus de cette façon, on peut se rendre compte que vous ne lisez pas franchement ce qu’écrivent les autres. Car ma phrase était stupide.


    • Kali 19 octobre 2009 10:05

      Merci à vous Typhon, pour cette bonne tranche de rigolade. Je garde votre adresse pour une prochaine.

      Pour kroko, le jour où vos pieds toucherons le plancher des vaches, vos arguments deviendrons pertinents et permettrons de défendre votre juste cause.

      A aspexplorer, vous démontrez avec assez de justesse la stupidité de certains esperantophones.


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 19 octobre 2009 13:41

      « ma phrase était stupide »*

      Comme, du reste, la plus grande partie de ta prose, à ma connaissance.

      Mais cela dit, je reconnais que je me suis emporté. C’est Krokodildo qui raconte que les anglais n’ont pas à étudier les langues étrangères, et vous n’avez fait, au départ, que laisser entendre que vous étiez d’accord sur ce point. Confusion regrettable, et accentuée par le fait que, dans le message suivant, vous avez réclamé « un lien », comme s’il était impossible de me croire sur parole lorsque j’énonce que les anglais apprennent les langues étrangères.

      Je bats néanmoins ma coulpe.

      Typhon


    • Kali 19 octobre 2009 14:11

      « Comme, du reste, la plus grande partie de ta prose, à ma connaissance. »

      Ou comme la tienne mon choux, cf exemple au dessus

      « Mais cela dit, je reconnais que je me suis emporté. »

      N’utilisez pas des mots que vous ne comprenez pas. Vous êtes tout simplement tombés dans le panneau

      "C’est Krokodildo qui raconte que les anglais n’ont pas à étudier les langues étrangères, et vous n’avez fait, au départ, que laisser entendre que vous étiez d’accord sur ce point. « 

      J’ai rien laissé entendre, c’est vous qui avez une imagination débordante.

       »Confusion regrettable, et accentuée par le fait que, dans le message suivant, vous avez réclamé « un lien », comme s’il était impossible de me croire sur parole lorsque j’énonce que les anglais apprennent les langues étrangères.« 

      Je ne crois jamais les gens, je ne crois qu’aux preuves.

       »Je bats néanmoins ma coulpe."

      Non, vous ne battez pas votre coulpe et ne le ferrez jamais. Vous n’êtes qu’un être arrogant, prétentieux, cuistre, vaniteux, stupide, vulgaire et malhonnête. Vous n’avez aucun savoir vivre et vous n’en aurez jamais. Vous êtes comme le borgne : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 19 octobre 2009 21:13

      Ou, qu’il est mignon le petit choupinou ! Guili-guili ! Ça va choupinou ? Oh, il est très cooolère, le choupinou, oh la la, il est colèère.

      Faudrait pas que ça grandisse. Bon, maintenant, tiens toi tranquille et n’embête plus les grands, sans ça, tu recevra une déculottée pas piquée des vers.

      Allez, choupinou, au lit.

      Typhon


    • Kali 19 octobre 2009 21:50

      Vous croyez vraiment pas que ca vaut le coût de se mettre en colère pour un type comme vous. Alors là, mon chéri tu rêve les yeux grands ouverts. Pourtant vous devriez me connaitre depuis, Au mieux je me moquerais de votre gueule pour la détente au pire je vous ignorerais, se mettre en colère contre vous n’apporte rien.

      Vos propos me font sourire assez souvent. Et le dernier montre justement votre manque de savoir vivre. Et ce que j’ai énoncé de votre toute petite personne ne sont que des faits que j’ai démontré en quelques messages. Et donc celui de votre petit pétage de plomb ( cf plus haut) résume le tout.

      Allez à bientôt, bouffon.


    • Kali 19 octobre 2009 21:58

      Pour ajouter :

      Peu m’importe que des espérantistes croient des sottises. Ils ont parfaitement le droit d’utiliser leur liberté d’expression pour raconter des sottises. Et j’ai parfaitement le droit d’utiliser ma liberté d’expression pour faire remarquer que ce sont des sottises.

      Toi par contre, tu utilises ta liberté d’expression pour taper sur tout le monde en même temps, sans aucune rationalité sous-jacente. Ton expression écrite et ta répartie sont déplorables. De plus, le fond de tes messages est l’expression même de la vacuité intellectuelle.

      Par conséquent, j’ai une bonne, et une mauvaise nouvelle.

      La bonne nouvelle, c’est que je ne m’en prend pas aux espérantistes, mais à un autre groupe de personnes, bien plus étendu, et dont il a été largement démontré en ses lieux que son intersection avec le groupe des espérantistes n’était pas vide, hélas !

      La mauvaise nouvelle, c’est que, au vu des caractéristiques que j’ai énoncées, tu fait partie du deuxième groupe.


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 19 octobre 2009 22:31

      Tu es un individu très calme, comme en témoigne l’agressivité constante dont tu fait preuve :

      Voici une liste non-exhaustive de termes dont tu m’as qualifié : « toute petite personne », « bouffon », «  être arrogant, prétentieux, cuistre, vaniteux, stupide, vulgaire et malhonnête. »

      Oui, moi aussi, je t’ai insulté. Mais moi, je ne prétend pas être calme, je ne prétend pas que tu ne me fait pas enrager. Tout les individus qui prétendent me battre à mon propre jeu m’irritent, tout les individus qui se désignent un ennemi et l’attaquent sans relache comme des chiens de guerre m’énervent.

      Toi, par contre, à qui tu voudrais faire croire que tu es calme ? À qui tu voudrais faire croire que tu n’es pas en colère ? T’as vu tout ce que tu as déballé depuis deux minutes ? En plus, tes propos sont incohérents, sans ligne directrice ni conclusion.

      Moi, j’en conclus que tu tapes ça sous l’effet de la colère, ou alors, d’une drogue puissante genre coke. Dans tout les cas, un truc qui fait des dégâts irréparables à ton cerveau, enfin, ce que tu fais passer pour tel.

      Tu me fais l’effet d’un pâle type pour qui insulter les autres tiens lieu de caractère, et contredire tout le monde sans aucune logique d’indépendance d’esprit.

      Mais attention, je ne dis pas que c’est ce que tu es en réalité. Comme nous ne nous connaissons pas, je me garderais bien d’affirmer ci ou ça. Ce que je viens de dire n’est qu’une hypothèse raisonnablement corroborrée.

      Typhon


    • Kali 20 octobre 2009 07:44

      Apprenez mon cher que les mots ne véhiculent pas toujours les mêmes émotions, les mêmes sentiments chez toute personne.


    • Kali 20 octobre 2009 09:23

      J’ai oublié :

      MDR pour le reste

      A bientôt


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 20 octobre 2009 12:22

      Que de mauvaise foi et d’inintelligence en si peu de lignes, c’est de l’Art avec un A.

      Typhon


    • Kali 20 octobre 2009 15:46

      Mon cher laquais, de votre part je le prend comme un compliment.


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 20 octobre 2009 17:50

      Bis repetita placent.

      Typhon


    • Kali 20 octobre 2009 18:06

      Je vous en remercie, c’est une grande joie pour moi.


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 20 octobre 2009 19:25

      Kali, stultissimus stultorum, stultissime dixit.

      Typhon


    • Kali 20 octobre 2009 19:32

      Vous me faites trop d"honneur


    • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 20 octobre 2009 19:46


      Je veux pour preuve de ton infériorité le fait que tu ne peux pas t’empêcher de répondre à tout mes messages, comme un petit chien.

      Typhon


    • Kali 20 octobre 2009 20:51

      Exactement comme toi, mon choux. Vous êtes trop prévisible. Et vous êtes encore une fois de plus tombé dans le panneau. Faudrait un peu vous renouveler. Je ne sais pas moi, par exemple vous taire durant 15 jours. Seriez vous capable de tenir ?


    • Kali 20 octobre 2009 21:23

      Enfin prévisible pas pour tout bien sûr.Malgré que je sache, que vous me alliez me sortir une phrase de ce type là "Je veux pour preuve de ton infériorité le fait que tu ne peux pas t’empêcher de répondre à tout mes messages, comme un petit chien." ; la seule chose qui me restait inconnu c’était quand est ce que vous alliez la sortir.


    • Kali 16 octobre 2009 11:20

      Analysons un peu cet article 1 :

      "Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un « plan d’urgence » pour les langues qui comporte quelques éléments surprenants – dont un anticonstitutionnel.« 

      On ne sait pas de quel élément non constitutionnel vous parlez

       »Et peut-on réellement « faire apprendre » une langue, comme on le lit souvent ?"

      Apprendre une langue est une notion vague, vous même tombez dans ce piège.


      "On croit rêver : Nicolas Sarkozy appelle à violer la Constitution ! Car la langue du pays est le français, ce qui veut dire que chaque élève a le droit de suivre sa scolarité en français, d’obtenir tout diplôme en français, exception faite des spécialités – traducteurs, filière langues, etc.
      Va-t-on aussi enseigner le français en anglais ?"

      Votre analyse montre une absence de réflexion. Quand un module d’histoire se fait en anglais il a toujours son module équivalent en français, les élèves en moyenne n’ont pas le niveau necessaire dans les études secondaire pour faire un cours qu’en anglais ou tout autre langue.


      "En outre, comme nous l’avons détaillé dans un autre article, ces programmes Emile sont impossibles à généraliser pour des raisons logistiques, structurelles : trop complexes, trop de profs bilingues à former ou à recruter, trop coûteux, ne répondant pas à un besoin réel de tous les élèves mais plutôt à un petit groupe, en un mot : absurdes."

      Sarko parle par généralités, il ne propose rien de concret, aucun plan précis

      "La francophonie est déjà en déclin avancé depuis que l’UE est devenue anglophone de fait, sinon de droit, comme en témoigne cet article de Courrier international  :

      « Malgré les milliers de billets gratuits et une cérémonie d’ouverture “merveilleuse”, les Jeux de la francophonie de Beyrouth n’ont pas attiré la foule. La faute à la France elle-même, qui semble se désintéresser de son héritage linguistique. »
      Et on veut faire reculer le français dans les écoles, au profit de l’anglais, toujours favorisé, jamais nommé... "

      Le francais a perdu beaucoup car le financement pour l’anglais a été très important et bien fait stratégiquement. Et les français en grande majorité eux même ont choisis à travers l’école l’anglais comme langue numéro un pour la communication internationale. Et pour finir ceux qui proposent de sauver le français n’ont pas de réels arguments.

      "Pour cela, on embauche des milliers de natifs anglophones (à quel coût ?), alors même qu’on diminue régulièrement le nombre de postes dans l’Éducation nationale, qu’on démantèle le Rased (Réseau d‘aide et de soutien aux enfants en difficulté). Tout cela n’a pas de sens : on sabre dans le budget de l’Wducation nationale pour favoriser le développement du business privé de l’anglais ! "


      • Kali 16 octobre 2009 11:21

        2 :

        Et alors, il en va de la survie économique de la France dans ses marchés internationaux. C’est bien beau d’avoir des cerveau mais ils ne peuvent pas vendre au reste du monde, parce qu’ils ne parlent pas la langue utilisé pour cela, cela est très con

        "« 67 assistants étrangers, en grande majorité anglophones, viennent d’arriver dans la Loire. Leur mission, aider les élèves, du primaire au secondaire, à s’exprimer à l’oral » (Le Progrès)

        Il est bien précisé dans l’article que ces assistants n’ont « pas vocation à enseigner », mais seulement à parler et à faire parler les enfants en anglais. Ce sont des citoyens lambdas, dont la principale qualité est d’être natifs anglophones !"

        C’est une idée comme une autre à essayer


        "Voilà à quoi a abouti cette calamiteuse réforme du primaire : imposer l’anglais (pas de choix organisé) à la plupart des enfants, lutter contre le chômage en GB, et diminuer le financement des écoles au profit de boîtes à anglais et d’assistants anglophones...
        A défaut de devenir « fluent », nos chers petits auront au moins appris ce qu’est le « business » !"

        Que d’exagérations et de manque de preuves

        "Enfin, vouloir faire de tous les Français des bilingues (comprenez français-anglais, même si cette fois, on a pris garde de parler de « langues » et non d’anglais) est soit une illusion, soit un mensonge démagogique. "

        Définition de bilingue ?

        "Un récent article du Monde, « La langue arabe chassée des classes », vient à point nommé illustrer l’illusion que l’on peut « faire apprendre » une langue étrangère !

        « Du haut en bas de la pyramide de l’éducation nation ....
        Malgré cela, certaines classes bilangues ont dû être supprimées faute de volontaires pour l’allemand. "

        Pourquoi ? Parce que les gens en général veulent anglais en premier.

        "Qui plus est, ce ne sont que des chiffres de présence d’élèves assis sur le banc d’une classe, pas ceux du niveau de langue dans les neurones des terminales concernés !

        Personnellement, faute de motivation et de l’avoir pratiquée, je « confesse » (ce n’est pas un péché mais un phénomène tout à fait naturel) que mon niveau dans ma seconde langue étrangère est retombé, quelques dizaines d’années plus tard, pas loin du zéro absolu, disons A1 dans la nouvelle échelle CERCL (Cadre commun de référence en langue). Et en anglais LV1, A2 ou peut-être B1 en compréhension passive...

        Je n’en tire ni honte ni fierté, ce sont des faits qui devraient obliger nos pédagogues à un peu de réalisme. "

        Absence de reflexion de votre part, j’ai pas le temps d’expliquer en détail le pourquoi du comment

        "Sachant que la motivation est le facteur essentiel de l’apprentissage d’une langue étrangère, il est vain en ce domaine de croire possible le pilotage du cerveau d’une population scolaire tout entière ! "

        Oui tout à fait pour la motivation, mais tout faux pour le reste, la finlande en est un contre exemple.

        "— Il faudra un jour admettre que les langues étrangères ne sont pas une matière scolaire comme les autres, tout simplement parce qu’il s’agit d’autant de matières qu’il y a de langues.


        Là où un seul prof de chimie suffit (par exemple), il faudra trois, voire quatre profs de langue : anglais, allemand, espagnol, etc. autant que de langues qu’on veut proposer dans l’établissement..."

        Tout à fait, mais comme déjà dit Sarko dit de grandes phrases mais en général cela suis pas trop derrière


        • Kali 16 octobre 2009 11:21

          3 :

          "— Admettre qu’une langue étrangère est un immense travail. Une tâche qui nous occupe déjà deux décennies dans notre propre langue en immersion permanente ; et pourtant, malgré cela, qui peut réussir la dictée de Pivot ?"

          La volonté est-elle d’atteindre ce niveau chez les gens ?


          "Et après la scolarité obligatoire, beaucoup de gens n’ouvriront rien d’autre que le journal quotidien à la page du sport et des gros titres."

          C’est bien vous donnez un peu de réponse mais en visant un peu trop bas, c’est l’esprit français ça, ne rien faire pour que rien ne change.


          "Alors, dans une langue étrangère... c’est pire, car ça s’oublie bien plus vite que la langue maternelle ! Même en visant un petit niveau relativement « fluent », qui n’est somme toute que moyen (aisance, mais pas forcément compréhension de divers niveaux de langue, d’argot, de l’humour, des références culturelles, des tournures idiomatiques), il faut réviser à la baisse tous les objectifs délirants entretenus par la propagande européenne qui prétend qu’un mythique multilinguisme généralisé évitera le tout-anglais."

          L’UE, ce machin qui est une usine à gaz, ça existe encore ?


          « — Admettre au final que l’école ne peut être le lieu que d’une initiation plus ou moins poussée
          (hors soutien extra-scolaire, week-ends à London et vacances aux States), sans que les méthodes pédagogiques soient en cause. »

          Joliment dit, mais assez faux, comment en France un prof peu faire parler 30 à 40 gamins dans une classe avec seulement 3 heures par semaine. Bien sur il faut tout de même de l’extra scolaire comme la VO et autre, c’est à ce pris là


          "— Admettre que la succession de méthodes miracles (cabines de langue, assistants, technologies Internet, aujourd’hui l’oral, davantage d’oral) confirme la difficulté de l’apprentissage des langues, et l’obstination qui n’a conduit qu’au tout-anglais.

          — Que la plupart des gens n’ont ni le temps ni l’envie d’apprendre une langue étrangère à un bon niveau, ni l’occasion de pratiquer régulièrement, étant déjà fort occupés par leur propre travail, le remboursement des emprunts, les réparations de la bagnole, et j’en passe... Qu’on veut regarder un bon film doublé en français, et non prendre des cours du soir toute sa vie ! Ou au moins avoir le choix de la VO ou VF."

          Cela est vrai aussi, surotu en France


          Ah, oui ! Pourquoi tout le monde devrait-il devenir traducteur-interprète quasi-professionnel, alors qu’on ne demande pas aux polyglottes et traducteurs de devenir chimistes, plombiers, jardiniers ou architectes ?

          — Que la question de la communication dans l’UE est intimement liée à celle des langues à l’école.


          — Que la question des langues est avant tout politique et bien peu pédagogique, mais que c’est un sujet tabou à cause de la construction européenne.

          Le dogme, c’est qu’un Européen doit être mobile (un peu à la manière des Marocaines ou des Roumaines obligées d’abandonner leurs enfants quelques mois pour travailler dans des serres surchauffées d’Espagne, au milieu des pesticides, ou des Polonaises routières), et qu’on ne saurait être mobile sans anglais."

          L’UE, une vrai usine à gaz

          "Houla ! Pourquoi tant de pessimisme, me direz-vous ? Pas du tout. Ce sont des problèmes multifactoriels, mais assez simples : il existe d’autres possibilités de réforme pour garantir la diversité linguistique et une certaine égalité des peuples au sein de l’UE."

          Oui, par exemple permettre au étudiants qui le veulent une formation poussé dans tel ou tel langue que ce soit au lycée ou à l’université, c’est quelque chose qui manque énormément en France



          • Kali 16 octobre 2009 11:24

            5 :

            "Seulement, les lobbys pro-anglais sont monstrueusement influents et empêchent tout débat européen à ce sujet, sous couvert du mantra « multilinguisme » (à répéter jusqu’à en être convaincu)."

            Preuves ?

              "La réforme de l’enseignement des langues dont nous avions tracé les contours existe déjà pour partie en Espagne (doc en pdf)  :

            « Une alternative impliquerait de mettre l’accent de l’apprentissage des langues sur des institutions d’apprentissage hors du cadre formel de scolarisation. Cela se produit en Espagne, où la diversification linguistique prend place pour l’essentiel au travers du réseau de plus de deux cents écoles de langues périscolaires subventionnées, ou Escuelas Oficiales de Idiomas (EOI). Ces établissements offrent au public, y compris aux élèves de l’enseignement secondaire, une pluralité de langues européennes et noneuropéennes : dès l’âge de 14 ans, les élèves peuvent apprendre une nouvelle langue étrangère, et à partir de 16 ans, ils peuvent poursuivre l’étude d’une langue entamée à l’école. »

            Je partage l’avis européen qu’il faut libéraliser l’enseignement des langues, ou mieux : le libérer  !


            Que le choix de la ou des langues étrangères à étudier soit totalement libre, parmi une large palette de langues, pour valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 au bac pour tous) et un niveau A2 dans une deuxième. Une telle réforme serait plus facile à mettre en place qu’on pourrait le croire, quasiment à coût constant."

            Ca c’est une idée concrète, pas comme ce que dit Sarko
             
            "Car rappelons que le coût du tout-anglais est extrêmement élevé, un montant gardé jalousement secret - assistants natifs, TICE, stages Darcos, manuels divers, validation par Cambridge, stages chez les familles anglophones (cet été en Bretagne, 450€ la semaine), subventions régionales, tout ceci rapportant beaucoup à la GB, directement ou indirectement."

            Attention, on est à la limite de la théorie du complot,

            "Le deuxième rapport sénatorial Legendre, huit ans après la série de recommandations faites dans le premier, reconnaît (poliment) l’échec total de la politique des langues – hormis pour les tenants du tout-anglais :

            « Or, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes, et la distorsion n’en est que plus flagrante entre les plaidoyers officiels et l’observation de leur traduction concrète. Aussi, tout en s’inscrivant dans la continuité des réformes entreprises, le ministre actuel Luc Ferry reconnaît également la nécessité de mener une politique plus volontariste en ce domaine.
            En effet, la tendance au resserrement de l’offre linguistique s’est confirmée au fil des années : le tropisme vers le choix anglais - espagnol tend à marginaliser de plus en plus la part dévolue aux idiomes de nos partenaires européens ou de grands espaces mondiaux. »

            Le rapport conclut en s’interrogeant : 
            « (...) le Président de la République n’a-t-il pas rappelé, au nombre des défis adressés au système scolaire, la nécessité d’améliorer et renforcer l’enseignement des langues ?
            A partir d’un état des lieux du paysage linguistique scolaire actuel, il s’agit de s’interroger sur les blocages auxquels se heurtent les velléités de diversification affichées par les ministères successifs, (...) Au-delà de tout effet de palabre, il est aujourd’hui primordial et urgent de se donner les moyens de mener une véritable politique de diversification, ne cédant ni au fatalisme ni à la facilité, et fondée sur un enseignement rénové. Les enjeux méritent un engagement alliant volontarisme et persistance. Bis repetita placent...
            L’enseignement des langues vivantes ne saurait passer à côté du défi de la diversification, pour que vivent les langues, toutes les langues, régionales, minoritaires ou les plus parlées... »"

            Ben certains décideurs ont oublié leur cerveau chez leur pute.

            « Dans ce rapport on voit bien les questions, mais où sont les réponses ? »

            Cela a toujours été comme cela en France, c’est un concours national même

            "Notre proposition de réforme  :

            Au primaire, choix entre quatre options
             : 1. anglais ou tout autre « grande langue » disponible 2. langue régionale 3. Programme Evlang d’éveil aux langues européennes, aux différents alphabets 4. Espéranto.


            Pour l’anglais et les grandes langues, un enseignant peut tourner sur plusieurs écoles primaires. Pour Evlang, un enseignant intéressé peut s’en charger après quelques stages, car il utiliserait un riche support pédagogique. Pour l’espéranto, l’enseignement est largement plus facile que pour les langues classiques et le PDE (instit) tournerait là encore sur plusieurs établissements.

            Au secondaire : libre choix de langues, parmi celles proposées dans l’établissement, ou à l’extérieur, dans les associations parentales (type aide aux devoirs), les boîtes privées, les Instituts de langues gérés par les pays étrangers, et les familles (ce qui serait une vraie valorisation des langues de l’immigration.
             
            Seule obligation : valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 pour tous les bacheliers), A2 dans une autre.

            L’aspect culturel, inévitable critique des langues vues sous le seul angle de la communication, peut être élaboré par l’Éducation nationale, sous la forme d’un programme mis à disposition sur Internet, sous réserve d’être réaliste, correspondant à ce que les élèves savent réellement de la culture anglophone en terminale...

            La validation du niveau restant dans tous les cas l’apanage de l’Éducation nationale. Les progrès technologiques sont tout à fait adaptés à une telle réforme, les fameuses TICE (technologies de la communication, visioconférences, etc.), comme on le voit dans cet article de La dépêche.

            Encore une fois, la question des langues n’est nullement pédagogique, mais politique : le tout-anglais ou la diversité, l’anglais obligatoire ou le libre choix de ses langues étrangères.
            Sous couvert d’innovation pdagogique et de plan d’urgence pour les langues, d’enseignement de l’hsitoire dans une langue étrangère (laquelle ?!), c’est bien vers le tout-anglais qu’on nous dirige, de la maternelle à l’université. Rappelons que l’UE n’utilise que l’anglais dans ses relations avec le reste du monde (hormis un chouia de français dans nos zones privilégiées), que notre président a un fort tropisme étatsunien, une politique atlantique affirmée, qu’il fait ses courses à pied en tee-shirt du LAPD, à moins que ce ne soit le FBI... Un détail ? Voire...

            Libérez les langues vivantes !"

            Très beau programme en effet, mais peut réalisable en réalité. Car la plus part iront vers l’anglais. Pour qu’il marche il faudrait une coordination entre différents pays et une publicité monstrueuse pour les langues régionale, evlang et esperanto.

            Bon pour résumer : article très mal organisé, teinté d’anglophobie.


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 octobre 2009 12:06

              Kali,
               Parfaitement résumé (enfin, question de parler...).
               Seule la dernière phrase de l’article était correcte.
               Chaque langue doit vivre sa vie, doit évoluer en fonctions des besoins.
               Jeter l’opprobre sur une autre langue au nom de la liberté est une connerie.
               Chercher à perfectionner sa langue en lui évitant le trop grand nombre d’idiolectes pour en devenir idiopathique, peut aider à la faire connaitre et apprécier.
               Combat d’arrière garde de croire le contraire.
               C’est un peu la même histoire du VHS. Beaucoup de concurrents qui étaient bien meilleurs.
               Mais qui ont dû se résigner.
               Aujourd’hui, ils sont tous mort ensemble.  


            • Kali 16 octobre 2009 12:14

              J’ ai fait surtout un survol, asp explorer complète assez bien ce que j’ai dit.


            • Asp Explorer Asp Explorer 16 octobre 2009 13:55

              J’ ai fait surtout un survol, asp explorer complète assez bien ce que j’ai dit.

              C’est normal puisque nous sommes une seule et même personne, comme Skirlet ne va pas tarder à nous le dire.


            • Kali 16 octobre 2009 14:24

              Chère tête de serpent, je ne comprend pas votre propos. Auriez la bonté d’être plus explicite.


            • Asp Explorer Asp Explorer 16 octobre 2009 15:12

              Krokodilo ne va nulle part sans Skirlet, son chien de garde. Elle ne devrait pas tarder à débouler pour nous insulter.


            • Kali 16 octobre 2009 15:30

              Mon brave, j’attends de voir cela.


            • Asp Explorer Asp Explorer 16 octobre 2009 11:36

              [...]
              On croit rêver : Nicolas Sarkozy appelle à violer la Constitution ! Car la langue du pays est le français, ce qui veut dire que chaque élève a le droit de suivre sa scolarité en français, d’obtenir tout diplôme en français, exception faite des spécialités – traducteurs, filière langues, etc.

              Si ce que vous dites est vrai - ce que j’ai la flemme de vérifier - cela signifie que l’enseignement des langues à l’école est interdit dans la constitution Française. Ce qui serait (toujours si vous avez raison) un article de la Constitution remarquablement stupide et, de fait, caduc.

              Va-t-on aussi enseigner le français en anglais ?

              En est-il question ?

              En outre, comme nous l’avons détaillé dans un autre article, ces programmes Emile sont impossibles à généraliser pour des raisons logistiques, structurelles : trop complexes, trop de profs bilingues à former ou à recruter, trop coûteux, ne répondant pas à un besoin réel de tous les élèves mais plutôt à un petit groupe, en un mot : absurdes.

              Ici, point (1). Ce qui est étrange, c’est que vous présentiez comme absurde un tel programme parce qu’il nécessite trop de professeurs d’anglais, mais que vous vous fassiez par ailleurs l’apologue de programmes encore plus ambitieux pour l’enseignement de l’espéranto, qui n’a guère que 200 000 locuteurs décents dans le monde, dont 50 000 ayant le niveau requis pour l’enseigner proprement.

              La francophonie est déjà en déclin avancé depuis que l’UE est devenue anglophone de fait, sinon de droit, comme en témoigne cet article de Courrier international  :
              [...]

              Effectivement, la Francophonie, machin bâtard inventé du temps de la splendeur post-coloniale de la France, ne correspond plus à notre époque et périclite, ne survivant que par les rêves de vieillards cacochymes de la Rive Gauche et l’intérêt de micronations du tiers-monde qui ont compris l’intérêt financier qu’il y avait à « francophoner ».

              Et on veut faire reculer le français dans les écoles, au profit de l’anglais, toujours favorisé, jamais nommé...

              Affirmation péremptoire qui n’engage que vous.

              Pour cela, on embauche des milliers de natifs anglophones (à quel coût ?), alors même qu’on diminue régulièrement le nombre de postes dans l’Éducation nationale, qu’on démantèle le Rased (Réseau d‘aide et de soutien aux enfants en difficulté). Tout cela n’a pas de sens : on sabre dans le budget de l’Wducation nationale pour favoriser le développement du business privé de l’anglais !

              Ici, point (2)

              « 67 assistants étrangers, en grande majorité anglophones, viennent d’arriver dans la Loire. Leur mission, aider les élèves, du primaire au secondaire, à s’exprimer à l’oral » (Le Progrès)

              « des milliers », c’est 67 ?

              Il est bien précisé dans l’article que ces assistants n’ont « pas vocation à enseigner », mais seulement à parler et à faire parler les enfants en anglais. Ce sont des citoyens lambdas, dont la principale qualité est d’être natifs anglophones !

              Et alors ?

              Voilà à quoi a abouti cette calamiteuse réforme du primaire : imposer l’anglais (pas de choix organisé) à la plupart des enfants, lutter contre le chômage en GB, et diminuer le financement des écoles au profit de boîtes à anglais et d’assistants anglophones...
              A défaut de devenir « fluent », nos chers petits auront au moins appris ce qu’est le « business » !

              Et alors, encore ?

              Enfin, vouloir faire de tous les Français des bilingues (comprenez français-anglais, même si cette fois, on a pris garde de parler de « langues » et non d’anglais) est soit une illusion, soit un mensonge démagogique.

              Pour une fois je tombe d’accord avec vous, c’est un mensonge, que je préfère qualifier de politique. Evidemment, tout le monde a bien compris qu’il s’agit ici d’enseigner l’anglais aux enfants, tout simplement parce que c’est la langue la plus utile pour le commerce. Mais on ne peut pas le dire ouvertement, car en France, il existe depuis toujours une forte anglophobie, ainsi que dans certains milieux, l’illusion tenace que la France est une grande puissance et que le français est une langue internationale. D’où l’utilité de parler de « langues » en employant un euphémisme assez ridicule, je le concède, mais qui a sa raison d’être.

              Un récent article du Monde, « La langue arabe chassée des classes », vient à point nommé illustrer l’illusion que l’on peut « faire apprendre » une langue étrangère !
              [...]

              L’arabe est une langue difficile. Voici sans doute où il faut chercher les raisons de sa désaffection, plus que dans un complot dont vous n’apportez aucun élément de preuve.

              Le cas de l’allemand à l’école a pourtant bien montré les limites de la planification :
              [...]
              Certes, on a réussi à remonter les chiffres jusqu’aux enivrions de 15% :
              [...]

              La raison de cette bonne tenue de la langue allemande, ce n’est pas la volonté politique, ni les traités européens, ni le zèle missionnaire d’Arte. C’est Tokio Hotel. Les jeunes (surtout les jeunes filles) veulent apprendre l’allemand car cette langue est illustrée par un phénomène culturel qui les attire. A méditer.

              [...]
              Sachant que la motivation est le facteur essentiel de l’apprentissage d’une langue étrangère, il est vain en ce domaine de croire possible le pilotage du cerveau d’une population scolaire tout entière !

              Effectivement, c’est à très juste titre que vous soulignez ce fait : la motivation est le facteur essentiel. Mais vous noterez que cette révélation va à l’encontre de votre thèse, à savoir que l’anglais est « imposé » à la jeunesse ; bien au contraire, les jeunes constatent que l’anglais est utilisé quotidiennement autour d’eux, dans les films, les séries, la musique, les jeux vidéo, ce qui crée une appétance pour cette langue. Leurs parents savent que de surcroît, elle est utile ô combien dans la vie professionnelle. Que le gouvernement l’encourage ou non, le résultat serait le même : l’anglais, s’impose de lui-même.

              — Il faudra un jour admettre que les langues étrangères ne sont pas une matière scolaire comme les autres, tout simplement parce qu’il s’agit d’autant de matières qu’il y a de langues.
              Là où un seul prof de chimie suffit (par exemple), il faudra trois, voire quatre profs de langue : anglais, allemand, espagnol, etc. autant que de langues qu’on veut proposer dans l’établissement...

              Ici, point (3). Voici qu’encore une fois, vous pointez du doigt avec justesse les difficultés logistiques liées à l’enseignement d’une langue, on aimerait autant de lucidité lorsqu’il s’agit de l’espéranto.

              [...]il faut réviser à la baisse tous les objectifs délirants entretenus par la propagande européenne qui prétend qu’un mythique multilinguisme généralisé évitera le tout-anglais.

              Encore une fois, vous faites semblant de découvrir avec horreur ce que tout le monde sait depuis des lustres. Bel enfonçage de porte ouverte.

              [...] Que la plupart des gens n’ont ni le temps ni l’envie d’apprendre une langue étrangère à un bon niveau, ni l’occasion de pratiquer régulièrement, étant déjà fort occupés par leur propre travail, le remboursement des emprunts, les réparations de la bagnole, et j’en passe... Qu’on veut regarder un bon film doublé en français, et non prendre des cours du soir toute sa vie ! Ou au moins avoir le choix de la VO ou VF.

              Ah, oui ! Pourquoi tout le monde devrait-il devenir traducteur-interprète quasi-professionnel, alors qu’on ne demande pas aux polyglottes et traducteurs de devenir chimistes, plombiers, jardiniers ou architectes ?

              Outre le fait que vous caricaturez honteusement les positions adverses aux votres, car personne n’ambitionne de former une génération de traducteurs, je note que vous rejoignez ici les positions droitières, chères à notre Président, de l’enseignement utilitariste, qui s’éloigne du développement de l’individu et de la formation du citoyen pour se consacrer uniquement à fabriquer un ouvrier utile qui restera à sa place. C’est une conception comme une autre de la société. Votre ami Masson approuve-t-il cette nouvelle orientation idéologique ?

              — Que la question de la communication dans l’UE est intimement liée à celle des langues à l’école.

              ben non.

              — Que la question des langues est avant tout politique et bien peu pédagogique, mais que c’est un sujet tabou à cause de la construction européenne.

              Ou plutôt, qu’il s’agit d’une question accessoire, qui intéresse peu de monde.

              Le dogme, c’est qu’un Européen doit être mobile (un peu à la manière des Marocaines ou des Roumaines obligées d’abandonner leurs enfants quelques mois pour travailler dans des serres surchauffées d’Espagne, au milieu des pesticides, ou des Polonaises routières), et qu’on ne saurait être mobile sans anglais.

              Ou comme les ingénieurs financiers Français expatriés à la city Londres.
               Pourquoi ne pas prendre cet exemple-ci, pourquoi parler des miséreux des Balkans ?

              Houla ! Pourquoi tant de pessimisme, me direz-vous ? Pas du tout. Ce sont des problèmes multifactoriels, mais assez simples : il existe d’autres possibilités de réforme pour garantir la diversité linguistique et une certaine égalité des peuples au sein de l’UE.

              Diable ! Lesquels ??? Ne nous faites pas languir !

              Seulement, les lobbys pro-anglais sont monstrueusement influents et empêchent tout débat européen à ce sujet, sous couvert du mantra « multilinguisme » (à répéter jusqu’à en être convaincu).

              Non. L’anglais n’a pas besoin de lobby anglais monstrueusement influent. L’anglais est de fait la langue de l’UE car c’est la langue des gens qui voyagent. Vous aurez beau vous agiter, et ça aura beau vous déplaire, vous n’y changerez rien.

               La réforme de l’enseignement des langues dont nous avions tracé les contours existe déjà pour partie en Espagne (doc en pdf)  :
              [...]
              Je partage l’avis européen qu’il faut libéraliser l’enseignement des langues, ou mieux : le libérer  !

              Vous dites exactement l’inverse au point (2) !

              Que le choix de la ou des langues étrangères à étudier soit totalement libre, parmi une large palette de langues, pour valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 au bac pour tous) et un niveau A2 dans une deuxième. Une telle réforme serait plus facile à mettre en place qu’on pourrait le croire, quasiment à coût constant.

              Vous dites exactement l’inverse aux points (1) et (3) !
               
              Car rappelons que le coût du tout-anglais est extrêmement élevé, un montant gardé jalousement secret[...]

              Si c’est secret, comment savez-vous que c’est extrêmement élevé ?

              Le deuxième rapport sénatorial Legendre, huit ans après la série de recommandations faites dans le premier, reconnaît (poliment) l’échec total de la politique des langues – hormis pour les tenants du tout-anglais :
              [...]

              Vous revoici à défoncer obstinément la même porte ouverte, mais que vous a-t-elle donc fait ?

              Dans ce rapport on voit bien les questions, mais où sont les réponses ?
              Notre proposition de réforme  :
              Au primaire, choix entre quatre options : 1. anglais ou tout autre « grande langue » disponible 2. langue régionale 3. Programme Evlang d’éveil aux langues européennes, aux différents alphabets 4. Espéranto.
              Pour l’anglais et les grandes langues, un enseignant peut tourner sur plusieurs écoles primaires. Pour Evlang, un enseignant intéressé peut s’en charger après quelques stages, car il utiliserait un riche support pédagogique. Pour l’espéranto, l’enseignement est largement plus facile que pour les langues classiques et le PDE (instit) tournerait là encore sur plusieurs établissements.

              Le choix existe déjà, et vous feignez de l’ignorer. Pour ce qui est de l’éveil aux langues européennes, vous notez au point (3) que chaque langue est une matière spécifique, et là, vous nous dites le contraire ! Pour ce qui est de l’espéranto, il faudra me dire où vous trouvez les professeurs, sachant que vous vous insurgez déjà contre les « pékins moyens » qui n’ont d’autre qualification que d’être anglophones natifs pour devenir assistants. Et les langues régionales, je crois savoir qu’elles sont proposées partout où la question se pose, et qu’elles ne rencontrent pas grand succès, car la plupart des parents préfèrent imaginer leurs enfants devenir ingénieurs plutôt que « trouveire » ou « pastourel ».

              Au secondaire : libre choix de langues, parmi celles proposées dans l’établissement, ou à l’extérieur, dans les associations parentales (type aide aux devoirs), les boîtes privées,

              N’est-ce pas vous qui vous insurgiez contre ces boîtes privées ?

              les Instituts de langues gérés par les pays étrangers, et les familles (ce qui serait une vraie valorisation des langues de l’immigration.
              Seule obligation : valider un niveau B1 dans une langue (plus réaliste que B2 pour tous les bacheliers), A2 dans une autre.

              Vous aussi, vous êtes partisan de la politique du chiffre ? Décidément, la mythologie sarkozienne vous marque beaucoup.

              L’aspect culturel, inévitable critique des langues vues sous le seul angle de la communication, peut être élaboré par l’Éducation nationale, sous la forme d’un programme mis à disposition sur Internet, sous réserve d’être réaliste, correspondant à ce que les élèves savent réellement de la culture anglophone en terminale...

              LOL... WUT ?

              La validation du niveau restant dans tous les cas l’apanage de l’Éducation nationale. Les progrès technologiques sont tout à fait adaptés à une telle réforme, les fameuses TICE (technologies de la communication, visioconférences, etc.), comme on le voit dans cet article de La dépêche.

               ???

              Encore une fois, la question des langues n’est nullement pédagogique, mais politique[...]Libérez les langues vivantes !

              J’avais un condisciple, fils d’inspecteur d’Académie, qui avait pris en langues latin et grec. Il se destinait à des études littéraires classiques, ça tombait bien. En tout cas il n’en est pas mort, je crois savoir qu’il est devenu prof d’université. Qu’avez-vous donc contre les langues mortes ?


              • L'enfoiré L’enfoiré 16 octobre 2009 12:27

                Asp Explorer,

                Très bien implémentée.

                "La raison de cette bonne tenue de la langue allemande, ce n’est pas la volonté politique, ni les traités européens, ni le zèle missionnaire d’Arte. C’est Tokio Hotel. Les jeunes (surtout les jeunes filles) veulent apprendre l’allemand car cette langue est illustrée par un phénomène culturel qui les attire. A méditer."

                Je peux vous dire que si j’ai un regret, c’est d’être tombé sur un prof d’allemand qui ne savait pas se faire respecter et de ce fait je n’ai pas suivi cette langue.
                Tokio Hotel ?
                Pas si loin, si vous allez dans la plupart des pays méditerranéens, l’allemand est la langue qui dépasse parfois l’anglais comme seconde langue.
                Que ce soit en Espagne, en Grèce, en Turquie, en Italie... et j’en oublie.
                Malte, c’est l’anglais évidemment.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès