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Accueil du site > Tribune Libre > Pour une autre vision de l’immigration

Pour une autre vision de l’immigration

Comme tant d'autres, la France se montre parfois oublieuse de son passé, prompte à se jeter dans les bras réconfortants de populistes au verbe haut et au front bas. Au regard de l'immigration, d'aucuns paraissent sourds aux arguments économiques, démographiques, humanistes, mais croient en revanche dur comme fer aux oriflammes réductrices de l'extrême droite. Alors que l'Europe traverse sa plus grave crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale, Marine Le Pen et le Front national, désormais dédiabolisés, prennent rang parmi les favoris au premier tour des prochaines élections présidentielles. Chez les frontistes, il n'est pas un discours public qui ne stigmatise les immigrés, qui ne les rende responsables du chômage et de l'insécurité, qui ne les renvoie aux théories complotistes de grand remplacement ou de vassalisation, chères à Renaud Camus et Bat Ye'or. C'est en réalité toute l'Europe qui voit ses digues céder sous la puissance des eaux xénophobes et essentialistes, sur lesquelles voguent le FPÖ autrichien, la Ligue du Nord italienne, le PVV hollandais, le Vlaams Belangflamand, l'Aube dorée grecque ou le Jobbik hongrois. Ultime témoin d'une dégénérescence morale et politique qui ne dit pas son nom, la Pologne vient de consacrer aux dernières élections législatives le parti catholique et conservateur Droit et Justice, une formation eurosceptique et anti-immigration qui a pris grand soin, durant la campagne électorale, de capitaliser sur la peur des réfugiés et un hypothétique fardeau migratoire, alors même que Varsovie demeure tout à fait dépourvue d'étrangers ! Si elle n'était à ce point révélatrice d'une Europe en peine, l'affaire prêterait peut-être à sourire. « Voulez-vous qu’on ne soit plus les maîtres dans notre propre pays ? », a même osé Jarosław Kaczyński, le chef de file de Droit et Justice, dans la plus pure tradition nationaliste, tandis que le président Andrzej Duda, issu du même sérail, évoquait très sérieusement les « risques épidémiologiques  » supportés par les Polonais au contact des migrants. Si l'histoire ne se répète (heureusement) pas à l'identique, on perçoit néanmoins ses lointains échos, quelque peu distordus.

On se remémore alors certains événements tragiques, tels que le massacre (jamais condamné) des travailleurs italiens d'Aigues-Mortes, survenu en 1893, perpétré par des villageois et des ouvriers, et précédé par l'avénement des ligues d'extrême droite, elles-mêmes vivifiées par la montée progressive d'un sentiment nationaliste exacerbé. Les Français de la seconde moitié du XIXème siècle voyaient d'un mauvais oeil la première vague d'immigration occasionnée par la révolution industrielle, et matérialisée par l'arrivée en nombre des Belges et des « Ritals ». Une hostilité de plus en plus farouche qui débouchera sur des ratonnades à la sortie des usines, des lynchages en public, des noyades, des coups de bâtons ou de fusils. Le sort des centaines de milliers d'Irlandais fuyant la « Grande famine » (1845-1852) ne fut guère plus enviable. Aux États-Unis, beaucoup d'entre eux furent contraints de vivre dans des caves sans lumière, des sous-sols mal ventilés ou des appartements d'une pièce, quantité souffrirent du choléra, de la fièvre jaune, du typhus, de la tuberculose ou de la pneumonie, tandis que d'autres sombrèrent dans l'alcoolisme ou la maladie mentale, ou allèrent remplir les prisons par contingents entiers. Aux yeux des populations locales, ces Irlandais constituaient un prolétariat permanent, non qualifié, porteur de maladies et de misère, inféodé à la curie romaine. Très vite, les émeutiers nativistes lancèrent des actions et commirent des attentats à l'encontre de ces migrants malchanceux qu'ils prirent en horreur. Un siècle plus tard, comme un pied de nez à l'histoire, John Fitzgerald Kennedy, descendant d'immigrés irlandais, accéda à la magistrature suprême. Sans soumission à l'Église ni agenda caché. Ainsi, alors que l'extrême droite européenne a plus que jamais le coeur à la gaudriole, il est bon de s'arracher quelques instants aux idées préconçues, aux peurs primaires et aux discours schématiques, que l'exercice scientifique s'évertue, pour l'heure en vain, de démonétiser. Que dit l'histoire ? Que racontent les faits ?

 

Des politiques publiques évolutives (et cyniques)

La France a souvent fait montre d'une doctrine utilitariste à l'endroit des immigrés, réduits à une simple variable d'ajustement par Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac dès 1974. Il y eut pourtant, dans un premier temps, une authentique tradition d'accueil, entre 1917 et 1939, lors des différents soubresauts observés en Russie, en Espagne, en Italie, en Arménie ou en Allemagne. L'immigration politique fonctionnait alors à plein régime, et l'État français fut en première ligne au moment de la « Retirada », accompagnant l'exode de quelque 450 000 républicains espagnols. En 1945, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Paris entreprit de favoriser l'immigration familiale, dans une optique essentiellement démographique cette fois. Une politique qui entre singulièrement en résonance avec celle aujourd'hui menée par Angela Merkel en Allemagne. Entre 1956 et 1972, les flux migratoires se renforcèrent à la faveur de la décolonisation et du Traité de Rome, qui instaura la libre circulation des personnes. Peu à peu, les arrivées en provenance du Portugal, de l'Espagne, de la Tunisie, du Maroc et de l'Algérie s'intensifièrent, tandis que les flots italiens se tarirent. En 1972, par la voie de circulaires, les pouvoirs publics entendirent subordonner l'octroi de la carte de séjour au maintien des étrangers sur le marché du travail, juste avant que Valéry Giscard d'Estaing n'opère son fameux tournant migratoire en 1974. Le gouvernement de Jacques Chirac ferma alors les frontières en arguant de la montée du chômage, mettant ainsi fin aux mesures favorisant la venue d'une main-d'oeuvre étrangère. En 1977 sera mise en place une « aide au retour » destinée à ceux qui rejoignent définitivement leur pays d'origine, puis, en 1980, seront accrues les possibilités d'expulsion et de refoulement. On gère désormais le capital humain comme le capital productif, même si des vies, et non du matériel, se trouvent ici en jeu. L'avènement de la gauche mitterrandienne en 1981 marqua une rupture et vint infléchir les politiques de restriction, notamment via la régularisation de quelque 130 000 personnes en situation irrégulière. Le regroupement familial fut par ailleurs facilité, tandis que l'expulsion des étrangers nés en France ou arrivés avant l'âge de dix ans se vit frappée d'interdiction. Dès 1983, on en revint toutefois à la répression, aux contrôles d'identité et aux « aides à la réinsertion », au moment même où les revendications des travailleurs immigrés se firent jour à l'occasion des grèves dans les usines automobiles de Citroën à Aulnay-sous-Bois, puis de Talbot à Poissy. L'embellie socialiste aura été de courte durée. Trois lois Pasqua-Debré plus tard, toutes appelées à durcir les conditions de migration, on en arriva, un peu honteusement, à l'occupation des églises Saint-Ambroise et Saint-Bernard, en 1996, et au mouvement des sans-papiers, puis à la jungle de Calais et au centre de Sangatte, démantelé par Nicolas Sarkozy en 2002, avec un amateurisme coupable. En matière d'immigration, il n'y a désormais plus qu'une constante en France : l'intérêt présumé de l'État, de moins en moins généreux, de plus en plus regardant. Quitte à paraître aujourd'hui, sous un gouvernement pourtant étiqueté à gauche, à la remorque de la CDU conservatrice allemande. Un comble et une ineptie qu'il convient de mettre en lumière, après un détour salutaire par les sciences sociales.

 

Accepter l'immigré : un peu de psychologie, de sociologie, d'anthropologie

La psychologie sociale a beaucoup à nous apprendre sur le racisme, la xénophobie, l'ethnocentrisme et les discriminations. On sait depuis longtemps que la non-acceptation de l'autre relève essentiellement d'un sentiment de peur et d'une décharge émotionnelle primaire. Rejeter, c'est une manière commode, à peu de frais, d'évacuer ses propres frustrations. L'être humain conceptualise sans cesse les comportements d'autrui et tend à catégoriser ses pairs pour simplifier ses schémas mentaux et fluidifier ses activités cognitives. Des mécanismes psychiques qui, à force de répétition, amenuisent l'intelligence et la créativité. La « stéréotypisation » des délinquants nous montre par exemple que les Anglais craignent avant tout les hooligans, les Jamaïcains et les Bangladeshis, tandis que les Américains ostracisent plus volontiers les Noirs et les Latinos. En France et en Belgique, il s'agirait plutôt des Africains et des Arabes. À chacun son logiciel mental et ses monomanies cachées. La recherche scientifique a par ailleurs apporté la preuve d'une préférence spontanée pour le groupe duquel on se réclame : sa famille, ses amis, son voisinage, son entreprise, son équipe sportive, son pays, sa religion. L'ethnologue Claude Lévi-Strauss évoque ainsi un désir de « rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit ». On est à mille lieues du relativisme culturel, qui propose d'accepter l'autre, de le respecter en tant que personne humaine, sans chercher ni à se l'approprier, ni à l'assimiler. Tendre la main sans prétendre à gommer les différences. L'anthropologue américain Franz Boas envisageait chaque culture comme une synthèse unique et originale, ni supérieure ni inférieure aux autres, seulement dissemblable. De son côté, la sociologie a consacré la prééminence du milieu social pour expliquer et rendre compte des comportements individuels. L'habitus de Pierre Bourdieu, ce « système de dispositions réglées » qui permet de se mouvoir dans la société, suffit à battre en brèche la plupart des théories essentialistes et racialistes. Plutôt que de mettre l'accent sur des facteurs héréditaires et génétiques, il est question d'étudier la matrice sociale et le conditionnement des actes de chacun, par l'éducation, l'expérience ou les perceptions. À cet égard, on ne dira jamais assez l'importance de l'argent, qui huile ou grippe les rouages, qui introduit ou exclut les personnes, qui permet ou empêche les actions. L'inégalité économique, telle que décrite par Thomas Piketty et Joseph Stiglitz, n'est-elle pas la mère de toutes les violences ?

 

Deux ou trois choses à savoir sur les réfugiés

Pendant que la Hongrie érige des murs de barbelés et que les réfugiés se massent aux frontières de l'Union européenne, les arguments moraux le disputent aux craintes économiques. Il reste en tout cas de bon ton de rappeler qu'il est de notre devoir d'accueillir ceux qui fuient la guerre et les persécutions, qu'ils viennent de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan ou d'Érythrée. Il fut un temps, pas si lointain, où c'étaient les Espagnols, les Hongrois, les Russes, les Polonais, les Italiens et les Tchèques qui migraient à travers l'Europe. Entre 1914 et 1918, les Pays-Bas accueillirent plus d'un million de Belges chassés de leurs terres par les troupes allemandes, un contingent notable en regard d'une population hollandaise qui avoisinait alors les six millions d'habitants. Durant la Seconde guerre mondiale, un nombre similaire de Belges trouvèrent refuge en France, où ils furent parfois accueillis par les poings et les armes, car perçus comme une charge considérable pour la société. Des événements qui font tristement écho aux centres de réfugiés incendiés çà et là, en Suède ou en Allemagne. Comme si l'on ne retenait rien, ou si peu, des leçons du passé. Mais pourquoi, finalement, les Européens se montrent-ils si hostiles, voire épouvantés, devant ces vagues migratoires ? Ont-ils peur de l'islam comme les Américains protestants eurent autrefois peur des Irlandais catholiques ? Imaginent-ils que l'organisation terroriste Daech cache ses nervis parmi les réfugiés, alors même qu'elle dispose déjà de relais importants en Europe et que les circuits de l'exil font l'objet de contrôles stricts ? Ou redoutent-ils, plus pragmatiquement, comme les Français naguère, un fiasco économique et une nouvelle envolée du chômage ? 

D'après un récent rapport de l'OCDE, l'immigration engendrerait, en Belgique, près de 3500 euros de rentrées fiscales par individu et par an, une moyenne qui de surcroît exclut les pensions. Les observateurs regrettent toutefois un faisceau de conduites discriminantes qui contribuent à entraver la bonne insertion des étrangers et représentent in fine un gâchis économique difficile à chiffrer. En France, l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a quant à lui déclaré que « l'immigration coûte 47,5 milliards et (...) rapporte 60 milliards » à son pays. Le solde positif – 12,5 milliards d'euros – est d'une importance telle qu'il excède, par exemple, le budget de la Justice, qui franchit à peine la barre des 8 milliards d’euros. Un bilan flatteur, renforcé par de nombreux rapports, dont une étude de l'université de Lille datant de 2009 et un audit de l'Assemblée nationale française réalisé en 2011. Professeur d'économie à l'UCL, Frédéric Docquier confiait par ailleurs à La Libre d'autres intérêts économiques relatifs à l'immigration, qui génèrerait « des effets légèrement positifs sur les salaires, tout en affectant très peu le taux de chômage ». Une déclaration corroborée par les statistiques de l'OCDE, attestant d'un impact positif de 0,27% sur les salaires.

Rappelons aussi que les demandeurs d'asile Syriens, majoritaires parmi ceux qui se présentent aujourd'hui aux portes de l'Union, s'avèrent essentiellement issus des classes moyenne et supérieure. Ils bénéficient généralement d'une formation de qualité subventionnée par leur pays d'origine, et aspirent désormais à exercer leurs compétences sur le vieux continent, qui subit justement un déclin démographique inexorable et connaît nombre de métiers en pénurie. Les attentes mutuelles semblent donc pouvoir se rencontrer. Cela paraît en tout cas en bonne voie en Belgique. Une récente étude réalisée par des économistes de l'Université Catholique de Louvain estime que l'impact budgétaire de l'immigration en cours se situe à hauteur de 0,5% du PIB, soit environ deux milliards d'euros. Le rapport préconise par ailleurs d'accorder sans tarder le droit de travail aux demandeurs d'asile. De quoi réfuter les arguments électoralistes fallacieux d'une certaine droite. D'autant plus que d'autres facteurs jouent également en faveur de l'accueil. Dans une société où le vieillissement de la population déséquilibre fortement le ratio entre actifs et inactifs, le recours à l'immigration ne pourrait-il pas contribuer à préserver le financement des retraites ?* Ces étrangers qualifiés et courageux – ils ont parcouru des milliers de kilomètres et enduré les pires atrocités de la guerre – ne constituent-ils pas une aubaine pour nos économies indolentes ? Ils sont appelés à travailler, consommer, payer des taxes et des impôts, contribuer à la richesse nationale, comme n'importe quel citoyen européen. En Allemagne par exemple, le coût annuel par réfugié a été évalué entre 12 000 et 13 000 euros, somme comprenant l'hébergement, la nourriture, le suivi médical, les cours de langue, ainsi que 143 euros mensuels. Des chiffres à mettre en parallèle avec les quelque quatre millions de travailleurs dont Berlin aura besoin d'ici à 2040, et alors même que 46% des employeurs déclarent déjà éprouver des difficultés à recruter. « Nous sommes prêts » à permettre « un accès rapide » à la formation et aux emplois, a d'ailleurs affirmé, début septembre, Ulrich Grillo, le président du patronat allemand. Les principales centrales syndicales sont sur la même ligne et ont clamé leur solidarité vis-à-vis des migrants. Il est donc permis de penser que les retombées économiques à long terme justifient un effort (qui plus est modéré) de dépenses à court terme.

Surtout, il faut savoir raison garder. Les réfugiés ne représentent aujourd'hui qu'un infime 0,11% de la population européenne et ils ne peuvent généralement prétendre qu'à une part résiduelle des droits sociaux. Soit une goutte d'eau dans un océan de prospérité – l'UE demeurant la première économie mondiale. En guise de comparaison, les réfugiés représentent tout de même 25% (!) de la population du Liban qui, avec la Turquie, la Jordanie et l’Égypte, accueillent ensemble 98% (!) du total des populations syriennes en exil. Ainsi, l'Europe prise dans son ensemble se trouve environ quatre fois moins sollicitée que le seul minuscule État libanais. Mais on le sait, en matière d'immigration, le ressenti se révèle souvent trompeur et les phénomènes tendent à être gravement exagérés. Au grand dam de ceux qui abandonnent leurs terres et leur vie en quête de paix et de dignité.

 

* En guise d'illustration, voici ce que j'écrivais en septembre 2013 : « D’après les chiffres fournis par le Bureau européen des statistiques, la population de l’UE devrait passer de 504 millions aujourd’hui à 525 millions en 2035, avant de légèrement fléchir pour s’établir finalement à 517 millions en 2060. À titre de comparaison, les États-Unis frôleraient quant à eux les 400 millions d’habitants à l’horizon 2050. Le hic, c’est que la population européenne vieillit inexorablement. Cette année, la quantité de personnes en âge de travailler commencera à se réduire. De 308 millions aujourd’hui, on se situera en toute logique aux alentours des 265 millions en 2060. Résultat : le ratio de dépendance des plus âgés – le nombre des plus de 65 ans rapporté au total des personnes en âge de travailler – s’envolera littéralement, de 28 % en 2010 à 58 % en 2060. De quoi clouer par la peur plus d’un démographe. »

 

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59 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 3 novembre 2015 10:55

    « Surtout, il faut savoir raison garder. Les réfugiés ne représentent aujourd’hui qu’un infime 0,11% de la population européenne... »



    Une goutte d’eau dans la mer, en effet, mais qui peut aussi être celle qui fait déborder le vase, car, dans la plupart des pays d’Europe, de larges majorités estiment déjà qu’il y a trop d’immigrés. Entendez par là, d’immigrés allogènes et/ou alterculturels/alterconfessionnels.


    Et l’invasion migratoire* est sans doute la dernière chance que l’histoire offre aux peuples européens ligués, sur le fond, contre une mondialisation démographique dont ils ne veulent pas, de jeter bas l’oligarchie qui les a dépouillés de leur souveraineté.


    * Selon des sources internationales citées par Il Piccolo, quotidien de Trieste, ils sont actuellement 380’000 sur la routes des Balkans, en marche vers les frontières slovène et autrichienne.

    • Aimé Diéval 3 novembre 2015 11:46

      @César Castique

      « ...dans la plupart des pays d’Europe, de larges majorités estiment déjà qu’il y a trop d’immigrés. »

      Excellente réponse à opposer à ceux qui minimisent les mouvements migratoires actuels en faisant cmme si les peuples ne s’étaient pas avisés que les migrants en provenance du tiers monde et des pays sous-développés d’Europe, se comptent déjà en dizaines de millions.

      Quant aux migrants actuels, on est en droit de se poser la question de leurs motivations, parce que des réfugiés qui fuient effectivement la guerre, ou d’autres calamités, sont reconnaissants de l’accueil qui leur est accordé dans le pays qu’on leur assigne, sans formuler de revendications précises à propos de la destination qu’ils... veulent.


    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 14:26

      @Aimé Diéval
      Si vous étiez vous-même candidat à l’asile, vous ne prétendriez pas à déposer votre demande dans un pays affirmant vous ouvrir les portes, comme l’Allemagne ? Surtout quand, en face, les Hongrois et les Slovaques semblent vomir votre culture, votre religion, votre manière d’être ?



    • Aimé Diéval 3 novembre 2015 15:30

      @Jonathan Fanara

      Hormis la Hongrie et la Slovaquie - où, à ma connaissance, personne n’est jamais entré dans l’intention d’y rester, et cela depuis le début -, il y a, entre la Syrie et l’Allemagne :
      — la Turquie, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, le Montenegro, la Serbie, l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie, l’Autriche et même l’Italie, où de petits groupes arrivent déjà.

      Quand on fuit réellement la guerre, on se pose là où règne la paix, sans faire de chichis. C’est ainsi qu’il y a quatre millions de réfugiés au total de la Turquie, du Liban et de la Jordanie.

      J’ajouterai encore que le choix, presque systématique, de l’Allemagne, de la Suède et de la Grande-Breatgne fait planer de sérieux doutes quant au désir soi-disant exprimé par les Syriens, de retourner dans leur pays, lorsque la situation s’y sera normalisée.


    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 15:48

      @Aimé Diéval
      On sait très peu de choses quant aux projets d’établissement des migrants. Dire que personne ne souhaite rester en Hongrie ou en Slovaquie est donc abusif. Surtout, cela signifie peu de choses au regard du rejet clairement exprimé par les personnalités politiques y étant en place. Il faudrait être fou, ou masochiste, pour aspirer à rejoindre un pays où on n’est manifestement pas le bienvenu. Tant qu’à faire, ceux qui ont parcouru des milliers de kilomètres et traversé la Méditerranée préfèrent les politiques d’accueil plus généreuses de l’Allemagne ou de la Suède, et cela se comprend aisément. D’autant plus qu’ils y ont souvent des connaissances déjà établies.


      Une autre remarque. Veut-on vraiment faire passer comme message aux réfugiés qu’ils n’ont pas besoin de s’intégrer car ils retourneront ensuite dans leur pays d’origine une fois le conflit apaisé et la situation normalisée ? Ce serait leur offrir un horizon brouillé que de les contraindre à repartir dans un avenir plus ou moins proche. Comment pourraient-ils alors faire des projets en Europe, travailler, s’y investir ? On doit leur laisser le choix - dans les normes prévues par la loi. Et, encore une fois, même s’il ne s’agissait que d’un accueil à court terme, il me semble légitime que les réfugiés cherchent à aller là où les autorités se disent prêtes à les recevoir.

    • doctorix doctorix 3 novembre 2015 16:55

      @Jonathan Fanara

      Je vous lirai quand vous aurez trouvé la touche « point à la ligne ».
      C’est irrespirable, et vous n’êtes malheureusement pas le seul.

    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 17:23

      @doctorix
      La prochaine fois, j’écrirai en prenant grand soin d’insérer des smileys et de limiter mes phrases à trois ou quatre mots. 


    • mmbbb 3 novembre 2015 19:17

      @Jonathan Fanara Vous etes un sous marin du PS pour ecrire pareil article ! La bourgeoisie PS veut appliquer au peuple ce qu’elle ne veut pas vivre au quotidien : la mixite sociale. Vous dites le FN est dediabolise a contrario La gauche a diabolise les mots « immigration securite nation identite  » a des fins politiques Mais la realite est la : la France est en deconfiture .



    • doctorix doctorix 3 novembre 2015 22:37

      @Jonathan Fanara

      Choisissez plutôt un stade intermédiaire si vous voulez être lu.
      Ici, le papier ne coûte pas cher, et les blancs aèrent l’esprit en reposant les yeux.

    • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 2015 01:56

      @Jonathan Fanara
      « Surtout quand, en face, les Hongrois et les Slovaques semblent vomir votre culture, votre religion, votre manière d’être ? »



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 novembre 2015 11:07

      Ne pas confondre les EFFETS (migrants) et les CAUSES (guerres & sous-développement économique).


      S’il faut traiter les effets, il est encore plus impératif de traiter les causes.

      La guerre, hélas, par la guerre.
      Le sous-développement par l’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?) sans résultat effectif depuis les Indépendances (50 ans) malgré un montant annuel de 134 milliards de Dollars en 2014...

      Quant à l’inefficacité de l’APD, l’explication relève de l’incompétence des bailleurs de fonds et des pays bénéficiaires.
      Par exemple :
      Sécurité Alimentaire, Commercialisation des Produits Vivriers dans les PVD : La question qui ne se posa jamais !
      http://www.sincerites.org/2014/03/securite-alimentaire-commercialisation-des-produits-vivriers-dans-les-pvd-la-question-qui-ne-se-posa-jamais.html

       smiley smiley  smiley 



      • Le p’tit Charles 3 novembre 2015 11:22

        Vous travaillez pour l’élysée sans doute...

        L’immigration foule aux pieds nos lois nos valeurs et ne respecte pas le pays qui l’accueille (voir les rapports de police..)
        C’est la peste et le choléra réuni..Fini l’immigration d’avant qui venait avec respect..Aujourd’hui il faut remettre des frontières et refouler tous ces envahisseurs...

        • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 14:27

          @Le p’tit Charles
          Merci de partager ces rapports de police que vous citez.


        • Le p’tit Charles 3 novembre 2015 17:31

          @Jonathan Fanara...Bouffon


        • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 17:34

          @Le p’tit Charles
          Répartie de bac à sable.



        • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 2015 02:13

          @Jonathan Fanara
          « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. »


          Depuis plus de six mois maintenant, il ne nous est plus possible de constater de visu les bienfaits de l’invasion musulmane.
          Bug informatique ?
          Panne de courant ?
          Restriction budgétaire ?

          Je te laisse le soin de nous expliquer le pourquoi du comment, passe un coup de fil a la Kommandantur, et revient nous dire ce qu’il en est...

          Merci d’avance jeune socialiste démocrate humaniste foncièrement opposé a tout type de censure... 

          Ou passe ton chemin et va jouer avec tes petits copains.

        • Julien30 Julien30 3 novembre 2015 11:49

          Vous croyez proposer une autre vision de l’immigration ? Celle que vous nous servez est celle que prêchent tous les grands medias, les principaux partis politiques à l’exception du FN et les élites mondialistes à la Soros, Attali ou Sutherland. En matière de vision alternative on a fait mieux...


          • non667 3 novembre 2015 11:58

            tout à fait jonathan !
            le pen vite ! ça urge


            • Hector Hector 3 novembre 2015 12:44

              « D’aucuns paraissent sourds aux arguments économiques, démographiques, humanistes »
              Je me suis arrêté là.
              Sourds aux arguments ? Pas du tout, la preuve.
              Économiques : Augmenter le nombre de consommateurs, les foyers fiscaux indirects et d’une façon générale élargir la base de la pyramide sociale tout en restreignant les avantages sociaux.
              Démographique : Se faire ensevelir sous une natalité démentielle avec un ratio de 2/6 environ. Je rappelle qu’en 2014 61% des naissances en Ile de France étaient issues de l’immigration et qu’en 2050, 50% le seront sur l’ensemble du territoire.
              Humaniste : C’est bien joli de parler d’humanisme mais il serait bon avant ça de balayer devant sa porte et de s’occuper des nécessiteux Français d’abord.
              10 Millions de précaires chez nous, ça ne vous dit rien Fanara ?


              • straine straine 3 novembre 2015 13:57

                @Hector
                +++ smiley


              • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 14:30

                @Hector
                En restreignant les avantages sociaux ?

                Au nom de quoi ?
                Quel lien de causalité avec l’immigration quand toutes les études sérieuses démontrent au contraire une contribution nette positive en matière de rentrées fiscales ?

                D’où sortent vos chiffres sur la démographie en IDF ?
                De quelle immigration parlez-vous ?
                L’immigration européenne, extracommunautaire, maghrébine, sahélienne ?
                Diable que d’imprécisions ! 

              • Garance 3 novembre 2015 14:53

                @Jonathan Fanara


                Tiens prends ça dans les dents le bolos



                T’es pas crédible pour un rond

                Et merci de m’avoir censuré le maqué par un black


              • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 15:05

                @Garance
                Ah non, je ne censure personne, je préfère de loin exposer la bêtise au su et au vu de tous.

                Je salue par ailleurs la crédibilité de cette source. Surtout sachant que le grand remplacement est une théorie des plus fumeuses - démontée à plusieurs reprises par le Monde Diplomatique - et qu’un patronyme ne signifie rien d’autre que les projections fantasmées qu’on veut bien lui prêter.
                Par contre, pour nourrir un peu le débat, je vous renvoie vers ces liens (plus institutionnels) :
                Il faut aussi lire les quelque 300 pages de l’étude menée par l’Université de Lille. C’est édifiant.

              • mmbbb 3 novembre 2015 20:29

                @Jonathan Fanara allez faire un tour par exemple a st genis les ollieres pres de Lyon L’immigration ne coute rien ? extraordinaire Cette commune doit remettre a neuf des batiments et en faire des logements pour accueillir les Rom et d’autres Les actes d’ inciviltes explosent ainsi que les impots locaux alors que ce fur une bourgade paisible Un collectif s’est cree Deplacez vous dans cette commune et allez avancer ces arguments c’est un exemple parmi tant d’autres et Cazeneuce ou prends ces 1000 € pour ces migrants Des fonds occultes ? J’habite pres de Lyon et j’ai une collegue de travail qui habite cette commune
                http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/saint-genis-les-ollieres-refuse-d-accueillir-160-roms-820787.html


              • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 2015 04:16

                @Jonathan Fanara
                les Inrocks et les décodeurs du Monde..


                Comme c’est touchant qu’un jeune blanc bec daigne se pencher sur notre cas désespéré et nous oriente vers une saine littérature afin de nous sortir de notre crasse inculture et nous guider vers la salvatrice lumière émise par ces savants Parisiens qui ne veulent que notre bien...

                Merci jeune, si tous les jeunes Francais étaient aussi charitables que toi et daignaient également partager leur savoir et leur expérience, on seraient moins cons, n’est il pas ???

              • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 14:22

                Les amis, rassurez-vous.

                Je ne travaille pas pour l’Elysée, je ne vote pas François Hollande et je ne suis pas issu des beaux quartiers parisiens. Pas plus que je ne suis immigré moi-même, ou musulman, ou confucéen, ou évangélisateur, ou sataniste, ou admirateur de quelque divinité tutélaire. Pour tout vous dire, je n’habite même pas la France et je travaille dans un établissement hospitalier, loin de toute considération politique. Déduire de ce papier un lien causal me confinant au PS ou aux classes aidées est d’ailleurs proprement ridicule et participe aux grandes théories complotistes que certains d’entre vous aiment tant.
                Cela étant dit, j’admire votre abnégation. La plupart d’entre vous passe un temps considérable à commenter (lire « troller ») les articles d’Agoravox (mais aussi d’ailleurs, cela s’entend). Toujours sur le même ton, avec une ritournelle inexorable, et souvent en l’absence du moindre argument recevable, avec des chiffres sortis de nulle part, qu’on ne retrouve dans aucun rapport officiel, fût-il universitaire, associatif ou politique.
                Libre à vous de croire que pèsent sur le débat les insultes bas du front (pas forcément ici, sous cet article, mais ailleurs très certainement, comme en témoignent vos activités facilement identifiables). Libre à vous de dilapider votre temps en opposant aux discussions légitimes des idées préconçues et tout le prêt-à-penser des partis/organisations/principes desquels vous vous réclamez.
                Au moins, vous avez le mérite de nous distraire. smiley

                • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 2015 02:46

                  @Jonathan Fanara
                  « discussions légitimes »


                  Kezako ?

                  Tu viens ici nous réciter ton petit bréviaire immigrationiste, la seule discussion que tu trouverais légitime c’est laquelle ?

                  T’es prêt a demander aux indigènes si ils sont majoritairement pour l’immigration ?
                  Non, ça serait une dérive « populiste » inconciliable avec les « valeurs » de la république.

                  Alors de quoi que tu veux qu’on cause si la volonté populaire n’est pas légitime a tes yeux, de la meilleure façon d’entuber le prolo récalcitrant ?

                  Y a d’autres endroits pour ça, des lieux d’aisances tels que l’Obs, Libe, Le Monde et j’en passe, t’y sera en bonne compagnie, loin de ces bouseux atrabilaires incultes et malfaisants.

                  Tu penses sérieusement pas convaincre qui que soit des bienfaits de l’invasion avec ta rhétorique a deux balles ?

                  Alors a quoi tu joue mon petit, t’as pas autre chose a faire a ton age, courir la gueuse ou t’astiquer le chibre par exemple ??

                  « [Pour l’instant], la chancelière allemande contrôle la situation mais la rumeur enfle, selon laquelle Angela Merkel serait activement poussée vers la sortie par un nombre grandissant de cadres gouvernementaux du pays...

                   » Si la chancelière allemande Angela Merkel est destituée, l’Europe ne tardera pas d’éclater, estime l’éditorialiste du Financial Times, Philip Stephens.

                  http://www.dedefensa.org/article/lavenir-de-leurope-repose-sur-cette-heroine-de-pacotille








                • BA 3 novembre 2015 15:55

                  Mardi 3 novembre 2015 :

                  Le chaos.

                  Il va y avoir le chaos en Europe.

                  Migrants : record historique battu en octobre.

                  Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a fait ses comptes : 218 394 migrants ont traversé la Mer Méditerranée pour le seul mois d’octobre.

                  Cette arrivée des migrants pose question :

                  Dans les pays européens, quelle va être la conséquence politique de l’arrivée des migrants ?

                  Autrement dit : dans les années qui viennent, pour quels partis politiques vont voter les peuples européens ?

                  Lisez cet article :

                  Migrants : record de 218.000 arrivées via la Méditerranée en octobre.

                  Jusqu’à présent, le HCR prévoyait que 700.000 migrants allaient chercher refuge en Europe cette année en empruntant les routes périlleuses de la Méditerranée, et qu’ils seraient au moins aussi nombreux en 2016.

                  Mais étant donné que plus de 744.000 sont déjà arrivés, le HCR va revoir à la hausse ses estimations et les publier d’ici la fin du mois.

                  http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/migrants-record-de-218-000-arrivees-via-la-mediterranee-en-octobre-02-11-2015-5240213.php


                  • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 16:51

                    @BA
                    Pour qui les Européens vont-ils voter ?

                    Tout dépend du degré de pédagogie auquel on voudra bien s’astreindre.
                    Il est facile de se résigner ou de s’en remettre aveuglément aux idéologies. Pourtant, on ne devrait jauger la politique qu’à l’aune des faits. C’est justement l’exercice auquel j’essaie de me soumettre. Ici et tous les jours.

                  • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 16:53

                    @BA
                    Sinon, pour revenir sur l’article, ça a été dit à de multiples reprises, mais je reproduis ici : il est normal qu’on batte des records de migration avant l’hiver, puisque les flots sont appelés à se tarir en même temps que les conditions climatiques se dégradent. Tous les candidats à l’asile en situation d’entreprendre la traversée vont chercher à affluer dans les semaines qui viennent.


                  • legrind legrind 4 novembre 2015 07:34

                    @Jonathan Fanara
                    Tout dépend du degré de pédagogie auquel on voudra bien s’astreindre.
                    Pédagogie ??? Vous voulez dire propagande, chantage au racisme, à l’« islamophobie » maintenant, culpabilisation. Vous trouvez que le peuple français en n’a pas subi assez ? Les territoires perdus de la république où dans les écoles les profs se prennent des chaises sur la gueule, où les pompiers ne rentrent pas sans être protégés par la police, où plus aucune femme ne peut sortir en jupe. Depuis des décennies des français ont vu leurs quartiers, leur pays changer, des nouvelles communautés se sont installées en important les mœurs, les valeurs, la cultures de leurs pays d’origines et ont élevé les enfants « français » dans ces normes, dans le mépris de la France et de la culture française, vous méprisez tellement les français que vous pensez qu’on peut continuer à les prendre pour des imbéciles indéfiniment ?


                  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter 3 novembre 2015 18:02

                    On a droit à tous les clichés et tous les poncifs sur les « chances pour la France » et en plus notre bisounours engueule notre notre bien aimé Garance smiley

                    Combien avec moi ont pensé « quel petit trouduc ! » ?

                    Deux trois choses à l’appui de ses brillantes thèses :

                    - En 2015 Mohamed est arrivé en tête des prénoms donnés aux nouveaux-nés dans le 93

                    - l’auteur , qui se targue des études des sociologues, ferait bien de lire les travaux de Hugues Lagrange qui constate que “On s’aperçoit qu’à milieu social comparable, les adolescents issus des familles noires sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que ceux issus des familles autochtones ; les jeunes originaires du Maghreb deux fois plus.”

                    Saint-Denis avec ses Mohamed étant la ville de France où la criminalité est la plus élevée

                    - Le pseudo rapport de l’université de Lille de 2009 était un rapport de commande quelque peu bâclé. D’autres études, sérieuses, concluent à des coûts budgétaires pour la France allant de 17 ( rapport Gourévitch ) à 84 milliards

                    - il entretient aussi la confusion entre réfugiés et migrants. Rappelons que l’Ofrap, organisme d’Etat, parfaitement neutre, rejette plus de 70% des demandes d’asile. Par contre ces 70 % qui devraient être expulsés ne le sont que dans une très faible proportion.

                    etc..., etc ...


                    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 18:27

                      @Sharpshooter

                      Le coup du Mohamed, on le fait aussi à Bruxelles, et c’est toujours aussi pauvre du point de vue de la démonstration.

                      Hugues Lagrange a aussi provoqué l’ire de ses collègues au CNRS pour avoir employé des statistiques ethniques et une méthodologie douteuse, qui aboutissent ensemble à des schématismes fallacieux. Surtout, il ne met nullement en cause les traditions, mais plutôt la façon dont les pouvoirs publics les prennent en compte. Je cite Lagrange : « On ne mesure jamais assez le fait que l’immigration, c’est le déplacement de populations qui ont leurs traditions et leur culture, dans un autre système culturel. Le problème vient aussi de la manière dont nous les avons reçus. » 

                      Il n’y a pas que le rapport de Lille, ou l’audit de l’Assemblée, il existe tout un faisceau d’études allant toutes dans le même sens. La France est souvent le seul pays à faire exception, où il est parfois considéré que les effets de l’immigration demeurent neutres ou seulement légèrement positifs, parce qu’il persiste des conduites discriminantes empêchant les étrangers de donner leur pleine mesure. Vous trouverez tout ça dans les liens que j’ai posté ici.

                      Je n’évoque pas les migrants économiques, donc je préfère ne pas m’attarder là-dessus. Les 70% de rejets ne sont pas le sujet de l’article. 



                    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter 3 novembre 2015 18:43

                      @Jonathan Fanara

                      1) Le « coup de Mohamed » c’est UN FAIT qui n’est pas si pauvre

                      2) Comment faire une étude sur la criminalité par ethnie sans statistiques ethniques ?

                      Ce refus des statistiques ethniques est juste une attitude de déni, la politique de l’autruche. Si vous avez, comme moi, des policiers dans votre entourage, demandez-leur ce qu’ils en pensent ...

                      3) Vous admettez finalement que l’immigration a un coût pour la France

                      4) Vous reprochez aux Français de mal recevoir des gens qu’ils n’ont pas invités smiley

                      5) Les migrants économiques sur lesquels vous préférez ne pas vous attarder constituent l’immense majorité des migrants.

                      Vous avez raison de soutenir, comme moi, les réfugiés qui fuient le totalitarisme et la barbarie musulmans. Eux auront toutes raisons de mieux s’assimiler smiley


                    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 19:32

                      @Sharpshooter
                      On est donc passé du « trouduc » au vouvoiement. C’est déjà une victoire en soi.

                      Il ne faut pas extrapoler. Je n’ai dit nulle part que l’immigration était un coût pour la France. Je constate juste que dans la littérature scientifique, il ressort généralement que la France ne parvient pas à bénéficier pleinement des bienfaits de l’immigration, pour des raisons essentiellement liées aux discriminations persistantes.

                      Êtes-vous bien sûr de ne pas avoir invité les étrangers en France ?
                      Avez-vous pris la peine de lire le bref récapitulatif historique d’introduction ?
                      Quid des vagues migratoires à la sortie du deuxième conflit mondial et de l’immigration économique encouragée par l’industrie automobile et le bâtiment ?
                      Quoi qu’il en soit, à mon sens, il est un devoir d’accueillir les réfugiés, comme ça a été fait par le passé pour les Arméniens, les Espagnols ou les Russes.

                      Concernant l’assimilation, il serait intéressant de savoir où elle commence et où elle s’arrête. 
                      Tolérez-vous, par exemple, les accommodements raisonnables ?
                      Un habit traditionnel ?
                      Les magasins halal ?
                      Le voile ?

                    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter 3 novembre 2015 20:59

                      @Jonathan Fanara

                      Ne vous leurrez pas . Si j’ai employé le terme « trouduc » c’est du fait de l’arrogance que vous avez manifesté à l’égard des commentateurs et de Garance en particulier. Et je parie que nous sommes nombreux à l’avoir pensé.

                      Vos liens vers le Diplo n’ont rien fait pour nous dissuader d’ajouter le terme bobo à cette qualification. Mais si Modus Vivendi c’est ce groupe , vous êtes pardonné smiley

                      J’ai bien lu votre récit et je pense précisément que vous n’avez pas tout compris. A titre d’exemple, comparez les immigrations maghrébines et portugaise des années 60 ( à l’époque on plaisantait « salauds de portugais qui viennent prendre le boulot de nos arabes ». Les uns se sont parfaitement intégrés, pas les autres .... 50 à 60 ans plus tard ce sont les descendants de ces immigrés qui nous cassent les c... alors que leurs grand-parents ne posaient guère de problèmes

                      De tous temps cela a été au nouvel arrivant d’adopter la culture de celui qui l’accueille. Les exceptions se limitent à des habitudes culinaires style couscous ou pizza smiley

                      Pour le reste, il n’y a pas d’accomodement raisonnable acceptable avec une pratique religieuse qui doit rester du strict domaine du privé.

                      L’habit traditionnel je m’en fous mais je n’embaucherai jamais un mec en djellabah ou une nana voilée : c’est mon choix et mon droit ...

                      Les magasins halal, je m’en fous aussi, à condition, pour la viande, que l’abattage des animaux soit effectué en stricte conformité avec la réglementation française ce qui semble ne pas être le cas. Enfin , le halal à l’école, pas question.

                      Rappelez-vous enfin, qu’il y a quelques siècles l’expulsion des morisques d’ Espagne ( 10 % de leur population environ ) n’a pas posé de problème majeur. Compte-tenu de l’amélioration des moyens de transport elle ne devrait pas en poser davantage aujourd’hui


                    • Jonathan Fanara 3 novembre 2015 21:48

                      @Sharpshooter
                      C’est sciemment que vous citez le premier Etat raciste de l’histoire ? Un peu de provocation ?

                      Sinon, concernant les morisques, comme les marranes, il est quand même question de 75% de pertes durant les déportations. Avec, à la clef, un enrichissement considérable du duc de Lerma, qui privatisa (comprendre : à des fins personnelles) les biens des 500 000 personnes expulsées.

                    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter 3 novembre 2015 22:52

                      @Jonathan Fanara

                      Du racisme ? pas le moins du monde smiley Il devait d’ailleurs être bien difficile de distinguer physiquement un morisque d’un andalou catholique ...

                      Mais lorsque il s’agit d’évacuer une communauté qui par ses exigences religieuses nuit à la cohésion nationale et à la paix sociale cela peut parfaitement se concevoir. Nous sommes nombreux à le penser, à nous y préparer ( voir le commentaire de Covadonga722 plus bas ) ou à y préparer nos enfants ...

                      Je remercie le duc de Lerma de s’être enrichi et d’avoir ainsi pu construire un magnifique palais où je dors lorsque je me rends en Espagne pour 85 euros la nuit smiley


                    • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 2015 03:11

                      @Jonathan Fanara
                      « parce qu’il persiste des conduites discriminantes empêchant les étrangers de donner leur pleine mesure. »


                      C’est sur que les Allemands s’en sortent beaucoup mieux niveau pleine mesure :

                      « Une étude a été faite en Bavière. Selon la chambre des métiers, 70 % des Syriens, Afghans, Irakiens au bénéfice d’une offre d’apprentissage en 2013 n’ont pas terminé leur formation. Selon la direction de la chambre, beaucoup de jeunes migrants s’estiment déshonorés de faire un apprentissage. »



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