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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi j’ai fait le choix d’enseigner au Japon plutôt (...)

Pourquoi j’ai fait le choix d’enseigner au Japon plutôt qu’en France

C'est une question qu'on me pose souvent, et ce pour une raison très simple : on a souvent l'image de Japonais travailleurs forcenés, qui s'acharnent à la tâche jusqu'à en mourir (et certains en meurent effectivement) et on ne comprend pas pourquoi quelqu’un de sain d’esprit subirait volontairement le même calvaire. En effet, travailler au Japon dans à peu près n'importe quel domaine peut sembler un acte de pur masochisme, et ce en particulier dans le domaine de l'éducation, les enseignants Japonais ayant la réputation de faire de nombreuses heures supplémentaires non payées (saabisu zangyou) jusqu'à tard le soir, 7/7j et sans prendre aucun congé.

 

Pourquoi ai-je alors décidé de m’expatrier au Japon pour y exercer le métier d’enseignant d’anglais au lycée ? Voici les raisons :

 

- Vivre au Japon -

 

J'avais déjà détaillé dans un précédent article pourquoi il m'était plus agréable de vivre au Japon qu'en France, alors je ne vais pas revenir en détails dessus, mais pour résumer je sais qu’au Japon, quand je sors du travail, je vais me retrouver dans une société qui ne me stresse pas, où il n'y a pas de conflits et où la plupart des gens suivent les règles et font attention aux autres et aux conséquences avant de parler ou d'agir. Je peux ainsi vraiment me reposer mes jours de congés, ce qui n'est pas le cas en France (avis personnel, cela va de soi).

 

- Le salaire -

 

Les enseignants Japonais travaillent beaucoup (mais ça dépend en fait des établissements comme par exemple le mien où je ne travaille pas des masses à part certaines périodes de l’année) et ont un salaire en conséquence. Un salaire normal pour un enseignant stagiaire est de 1900 euros prime incluse et celui d'un titulaire première année est généralement de 2100 euros, avec en plus une prime annuelle équivalente à 4 mois de salaire en moyenne (prime systématique non liée à la performance). En fin de carrière, les enseignants peuvent espérer toucher 4000 euros plus 4 mois de salaire de primes par an. Les salaires sont un peu supérieurs dans les grandes agglomérations et varient d'une préfecture à une autre, donc il est difficile de donner des chiffres qui seront exacts à 100% dans tout le Japon. Le salaire grimpe beaucoup plus vite qu'en France, et rien que le fait de recevoir l’équivalent de plusieurs milliers d'euros de primes en yens sonnants et trébuchants rétribue pleinement toutes les heures passées au travail. En France, je n'aurais pas été capable d'avoir un salaire aussi confortable en tant que débutante (certes, j'aurais eu les longues vacances, mais à quoi servent-elles si on doit se limiter dans ses loisirs par manque d'argent ?).

 

- Les élèves... et leurs parents -

 

En France, beaucoup (du moins, c'est ce que je perçois) d'élèves et leurs parents sont devenus des clients de l'école : ils y viennent quand ils veulent (et prennent des vacances en période scolaire parce que c'est moins cher), exigent des bonnes notes sans faire le moindre effort, rejettent en bloc l'autorité des enseignants et de l'école et n'hésitent pas à venir clamer haut et fort leur mécontentement lorsqu'ils ne sont pas satisfaits. Pire ! Certains d’entre eux en viennent aux insultes et parfois l'intégrité physique des enseignants n'est plus préservée. Des enseignants meurent de la main des parents de leurs élèves. Impensable au Japon. D'ailleurs, dans ce pays, les parents râleurs (car il y en a !) sont appelés "Monstaa Parento", de l'anglais "monster" (monstre) et "parent". Les enfants hors de contrôle que l'on considère "turbulents" ou "en souffrance" en France ont droit quant à eux à la dénomination "Monster Children". Les parents monstres et les enfants monstres, ou comment appeler un chat un chat.

Au Japon, ces enfants et leurs parents sont remis à leur place. On les écoute bien sûr, on leur assure qu'on les comprend, mais l'école japonaise a un devoir d'éducation et s'attelle à l'éducation des enfants lorsque leurs parents ne le font pas. Et l'éducation dispensée à l'école prévaut sur celle dispensée à la maison tout simplement car l'école forme des citoyens capables de s'intégrer à la société japonaise et d'y contribuer de par leurs actions. Les parents peuvent râler autant qu'ils veulent, ils n'ont pas le dessus sur l'école qui a le dernier mot. Et l'école est obligatoire au Japon (seule l'éducation l'est en France).

 

Avez-vous la moindre idée du réel plaisir de pouvoir enseigner dans un pays où l'autorité de l'enseignant est encore forte ?

 

- L'encadrement et la direction des établissements -

 

En France, l'encadrement dans les écoles (directeurs, CPE etc.) a tendance à minimiser les incidents provoqués par les élèves, rejeter la responsabilité du désordre sur les enseignants (c'est leur faute si la classe est agitée) et faire en sorte, quoi qu'il arrive et peu importe la gravité de l'incident, à ne pas vouloir faire de vagues. « Tout va bien Messieurs-Dames, notre établissement n'a connu aucun incident majeur, la preuve : aucun conseil de discipline ! Formidable ! » Etant donné qu'il en va de leur promotion dans de contrées plus vertes, il peut paraitre « normal » (sic !) que l'encadrement cherche à cacher la poussière sous le tapis. Par conséquent, les enseignants se retrouvent souvent seuls et démunis, non soutenus par leur direction.

Au Japon, il est normal d’exiger le calme pour faire cours. Lorsque l’enseignant estime qu’il n’a pas les conditions nécessaires à la réalisation de son cours dans des conditions acceptables de calme, il peut choisir de simplement quitter la classe sans assurer son cours. Et les élèves se feront vertement engueulés par leur professeur principal et le CPE de façon à ce que cela ne se reproduise plus. De plus, les délégués devront faire des excuses à l’enseignant au nom de la classe.

 

La direction et les enseignants forment en outre une véritable équipe éducative. Les règlements des établissements sont généralement stricts et les élèves doivent s’y conformer, que ça leur plaise ou non. Les incartades sont sévèrement sanctionnées (5 jours d'exclusion pour triche à un contrôle par exemple) et les élèves sont durement réprimandés lorsque c'est nécessaire. Par ailleurs, les professeurs senpai (les ainées, ceux qui ont le plus d'expérience) encadrent et soutiennent leurs kohai (leurs cadets) pour tout, que ce soit la construction de cours ou la gestion de classe.

 

 

- La formation -

 

Au Japon, aucun encadrement n'exigera d'un nouvel enseignant qu'il soit compétent immédiatement, aussi bien en gestion de classe que dans la construction et la façon de faire cours. Tout le monde est conscient que cela prend du temps pour devenir un bon enseignant, et on s'accorde pour dire qu'il faut au moins 5 ans avant de pouvoir arriver à faire un cours potable. Plus encore, il n'existe pas de doxa sur ce que doit être un cours ou une façon d'enseigner : chaque enseignant a son style et pour se former il faut donc regarder beaucoup de cours de différents d’enseignants, prendre pour soi les activités qu'on trouve intéressantes, apprendre en observant les petits trucs pour la gestion de classe etc. Les senpai viennent regarder les cours de leur kohai, peu importe s'ils enseignent une autre matière, et font des commentaires constructifs. En plus d'un encadrement qui soutient ses enseignants, la formation qui leur est dispensée est pratique et non pas un gloubiboulga de théorie fumeuse. J'estime que j'ai été bien formée au Japon, en tout cas suffisamment formée et surtout épaulée pour ne pas souffrir lors de ma première année d'enseignement au contraire de nombreux stagiaires français qui sont durement malmenés durant leur première année d’enseignement en France.

 

Ça pourrait presque être le paradis, surtout que je travaille bien moins que dans un établissement lambda japonais (je n’emporte aucun travail à la maison, ni n’ai à rester jusqu’à tard le soir), mais malheureusement je trouve assez barbant le fait de devoir refaire le même cours à des classes différentes, preuve que je ne suis peut-être pas faite pour ce métier... Mais ceci est un autre problème.

 


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35 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 1er juillet 14:37

    Déjà vu, c’est du réchauffé récurent !

    Aucun intérêt...


    • nemuyoake nemuyoake 1er juillet 22:47

      @Jeekes
      Votre propos ne fait aucun sens.


    • Jeekes Jeekes 2 juillet 18:26

      @nemuyoake
       
      J’sais pas si ça « fait aucun sens » mais je constate qu’à part nous saouler avec votre vie au japon vous n’avez finalement pas grand chose à nous dire.
       
      Bon, que vous soyez en extase avec la « kulture nippone » vous regarde, mais personnellement, les « japoniaiseries » ne me font pas frémir le moins du monde.
      Bien au contraire.
       
      Voyez-vous, les quelques japonnais qu’il m’est arrivé de côtoyer m’ont laissé, ben comment dire... dubitatif.
       
      Alors que ce soit votre tasse d thé, up to you.
       
      Mais ne m’en voulez pas de ne pas m’extasier avec vous sur les émerveillements que vous semblez tirer de votre expatriement.
       
      Ca vous convient, moi j’ai tendance à considérer que les japs sont globalement tarés, ou en voie de le devenir.
      Et en aucun cas, je ne pourrais accepter que leur façon de vivre (et de penser) devienne un modèle ici.
       
      Voila, maintenant, ça « fera peut-être sens » ?


    • Alren Alren 2 juillet 19:32

      @Jeekes

      « Voyez-vous, les quelques Japonais qu’il m’est arrivé de côtoyer m’ont laissé, ben comment dire... dubitatif. »

      Les Japonais sont élevés dans une société restée profondément féodale, ce dont profitent les Yakusas ces hyper-dangereux criminels et ... les patrons ainsi que les petits chefs.
      Leur mentalité est à l’opposé de notre égalitarisme républicain. Ils sont encore corsetés dans les conventions et les apparences, la préoccupation obsessionnelle de « sauver la face ».

      C’est pourquoi il y là-bas tant de souffrances morales et de névroses, qui se manifestent autant par les tenues extravagantes de certains jeunes que par le repliement pathologique d’autres qui ne quittent plus la maison familiale.

      La difficulté traditionnelle des relations entre les deux sexes, qui n’a pas grand chose à envier aux musulmans, en conduit certains à rester vierges à trente ans ou pour les garçons à pratiquer la masturbation avec un accessoire dans des lieux spécialisés et pour les filles à se livrer également l’homosexualité plutôt que d’entrer en relation avec une personne de l’autre sexe.


    • Jeekes Jeekes 2 juillet 19:45

      @Alren
       
      Oui.
       
      Par ailleurs, je me suis laisser dire que la nouvelle tendance, là-bas, est au « no-sex-life » (on ne se marie plus et mieux encore, on ne baise même plus) et que ça fait peur aux pourriticards (z’ont les mêmes que chez nous).
       
      Ouarf, dans un pays archi surpeuplé, comment ça leur fout la trouille de ne plus avoir de renouvellement de la classe de serfs, sans déc !
       
      Sinon, leur système culturel, leur vision de la vie et de ce qu’il faut « être et faire » est tellement fabuleux qu’ils sont champions du monde des suicides chez les gosses.
      Une référence, y’a de quoi les admirer et les envier...
       


    • Emma Joritaire 2 juillet 22:19

      @Jeekes

      « Ouarf, dans un pays archi surpeuplé... »

      T’as montré tes limites, Jeekes.

      La densité de population est, au Japon, inférieure à celle de la Belgique 349 hab/km2 contre 372. Or, il ne viendrait à l’idée de personne d’affirmer que la Belgique est un pays archi-surpeuplé.

      Tu carbures aux idées reçues... C’est pas recommandé sur le web...


    • sls0 sls0 3 juillet 01:04

      @Jeekes
      Le Japon a un taux de suicide de 15 pour 100 000 chez les adolescents. c’est le taux chez les garçons qui est 4 fois plus élevé que chez les filles.

      La même chose que dans les pays d’Europe de l’ouest.
      La Russie c’est deux fois plus.
      Il faudrait peut être dépoussiérer vos images d’Epinal.
      Au fait auriez vous des liens à proposer pour le no sex life au Japon. Sur google je n’en trouve qu’aux USA.
      Re au fait, il y a une plus grande densité d’habitants en Belgique qu’au Japon, 364 pour 338.

      Je ne trouve rien à redire aux... finaux, ça laisse une ouverture à l’imagination. J’aurais aimé du plus factuel pour l’ouverture à l’imagination quand même.

    • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:36
      @Jeekes
      Donc je vous soule en fait. Je trouve amusant que pour quelqu’un de pas interresse par mes articles, vous preniez non seulement le temps de les lire mais aussi de les commenter...


    • pallas 1er juillet 14:45
      nemuyoake

      Expliquer moi.

      La pédophilie dans les bandes dessinées japonaises, c’est une honte.

      De plus la violence dans fait divers envers les enfants qui devient inquiétant, dépassant celle de La France en terme de fait divers.

      Absolument rien ne m’échappe, mon regard est partout

      Expliquer la violence infantile ?

      Je peut dire la réalité du Japon si je le souhaite.

      L’aurore ne viendra pas, le prix à payer est ce qu’il ait.

      Salut


      • sls0 sls0 1er juillet 18:15

        @pallas
        Je ne peux pas répondre pour les mangas, ce n’est pas trop ma tasse de thé. N’oublions pas que c’est une autre culture.

        Chez moi c’est aussi une autre culture, les gamines de 14-15 ans que je vois dans la rue ne feraient pas 100m dans la rue en France, elles se feraient embarquer pour racollage passif, c’est une autre culture. 15 à 20% de mineures enceintes, il y a mieux comme culture. Je ne suis pas chez moi je n’ai le droit que de la fermer.
        Je l’ouvre un peu quand même et j’aide pour les études, résultats 0% de mineures enceintes.
        Parler et donner son avis ou agir. J’ai choisi la deuxième solution et vous la première.

        Pour ce qui est de la maltraitance il y a les chiffres de l’OMS.
        Le Japon c’est 0,6 homicide pour 100 000 pour 5 ans. Nous c’est 0,5 on est meilleur. Un exemple de mauvais c’est 2,2 comme au USA.
        Si on ajoute les morts indéterminées, le Japon c’est 1 et la France 1,4. Pas sûr que l’on soit meilleur qu’eux.

        Je m’excuse auprès de l’auteur pour cet hors sujet qui répond à un autre hors sujet.



      • pallas 1er juillet 18:29

        @sls0

        Intéressant,

        Les humains ne sont rien d’autres que des cancrelats, envers leurs propres progénitures prenant exemple.

        Il sera difficile de ma part avoir une once de compassion.

        Nous allons biens rire finalement. Qui fera leçon maintenant ?.

        Les masques tombent.

        Salut


      • nemuyoake nemuyoake 1er juillet 22:48

        @pallas
        Aucun rapport avec mon article.

        Si c’est pour dire que le Japon aussi a ses zones d’ombre, alors il en va de chaque pays sur cette planète.


      • nemuyoake nemuyoake 1er juillet 22:50

        @sls0
        Pas de souci.


      • Agafia Agafia 2 juillet 12:11

        @sls0

        « Parler et donner son avis ou agir. J’ai choisi la deuxième solution et vous la première. »

        Et c’est tout à votre honneur. 
        Malheureusement, il en existe plus de la première catégorie que de la votre... Le blabla est plus facile que l’action, ça demande moins d’effort. 

        Bravo à vous.

      • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:37

        @pallas
        Votre message n’a aucun rapport avec le theme de mon article.


      • sarcastelle sarcastelle 1er juillet 16:35

        Nous savons votre salaire, mais quel est votre loyer ? 


        • nemuyoake nemuyoake 1er juillet 22:53

          @sarcastelle
          Pour mon budget détaillé, je l’ai décrit dans cet article.


        • Giordano Bruno 2 juillet 09:50

          Lorsque vous écrivez "Au Japon, ces enfants et leurs parents sont remis à leur place. On les écoute bien sûr, on leur assure qu’on les comprend, mais l’école japonaise a un devoir d’éducation et s’attelle à l’éducation des enfants lorsque leurs parents ne le font pas. Et l’éducation dispensée à l’école prévaut sur celle dispensée à la maison tout simplement car l’école forme des citoyens capables de s’intégrer à la société japonaise et d’y contribuer de par leurs actions. Les parents peuvent râler autant qu’ils veulent, ils n’ont pas le dessus sur l’école qui a le dernier mot. Et l’école est obligatoire au Japon (seule l’éducation l’est en France).", j’imagine que vous voulez parler d’instruction et non d’éducation. Est-ce bien le cas ? Si oui, qu’en est-il de l’éducation proprement dit ?


          • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:43
            @Giordano Bruno

            Oui effectivement, c’etait « instruction », merci.

            Ca depend ce que vous mettez dans « education. » Au Japon, normalement les parents s’en chargent mais les enseignants le font si les parents ne le font pas. Ca va de la tenue vestimentaire (mets ta chemise dans le pantalon), a la morale, l’enseignement du bien et du mal, la politesse, l’obeissance aux aines etc. L’ecole leur apprend aussi a gerer les taches menageres, lire les factures etc.

          • Agafia Agafia 2 juillet 11:55

            Comme les Islandais, les japonais ont su se préserver, préserver leur culture, leur identité, ne se sont pas laissés noyer par des afflux incontrôlés de toute part. 

            Et j’imagine que quand on vit au Japon, il est conseillé de respecter le modus vivendi local, ce qui est d’une logique à laquelle échappe l’esprit de certains européens, à commencer par ceux qui nous gouvernent.

            Si la société japonaise n’est pas parfaite, elle a tout de même une leçon à nous donner concernant les devoirs de chaque citoyen, le respect et la discipline.

            Bonne continuation à l’auteur.

            • Jeekes Jeekes 2 juillet 18:42

              @Agafia
               
              « préserver leur culture, leur identité, ne se sont pas laissés noyer par des afflux incontrôlés de toute part »
               
              Vous croyez vraiment ?
               
              Bon, en dehors d’une américanisation forcenée, vous avez peut-être raison.
              Enfin, c’est beau d’y croire, doux rêveur...
               
              Et sinon, les « mangas », le « cosplay » c’est sûrement top-moumoute de la culture traditionnelle...
              Les Mac Do, les fringues, les canons du luxe européen (français), les hypers, la consommation à outrance, j’en passe et des meilleures, tout ça c’est vachement « culturel ».
               
              Sans déc, vous les avez vu ?
              J’me marre, plus pervertis à l’américano way of life, y’a pas pire !

              Bon, sinon on peut aussi fantasmer sur leur asservissement au chef, au patron, à l’entreprise, à l’empereur. Que du bon, de quoi bander, en effet...
               

               


            • Agafia Agafia 2 juillet 12:07
              Une école où les élèves comme leurs parents se doivent de respecter l’autorité professorale ? 
              Où l’on peut faire cours et transmettre son savoir en toute sérénité face à des élèves à l’écoute ? 
              Où l’on peut enseigner pendant une heure complète dans le calme et sans être interrompu ?
              Où l’on n’est pas insulté par les « n*quetamère » ? 
              Où l’on n’est pas agressé par un parent abruti ? 
              Où l’on est soutenu par sa hiérarchie qui ne se voile pas la face ? 
              Où les salaires sont décents ?

              Sûr et certain que ce n’est pas en France ! ^^

              Pour un professeur de ZEP qui désespère de son job pourtant choisi par vocation, j’imagine que votre récit est alléchant. Vous allez faire des envieux smiley

              • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:49
                Il y a quand meme des ecoles mal gerees au Japon ou les eleves sont de la meme trempe que pas mal d’eleves en France. La situation dans tout le Japon n’est pas identique, mais dans l’ensemble, c’est plus agreable pour un enseignant d’y enseigner (malgre la charge de travail).

                Enseigner est moins stressant au Japon qu’en France, mais il y a une plus grande charge de travail.


              • Agafia Agafia 2 juillet 12:16

                Désolé, comme on ne peut pas éditer je suis obligée de tripler mon message...


                Effectivement, si vous vous lassez de refaire le même cours à des classes différentes, vous n’êtes pas faite pour ce métier. L’enseignement est un éternel recommencement, et pour transmettre, il faut savoir conserver le feu sacré.

                Ennemie de la routine, moi-même, et comme tout le monde, je ne peux y échapper. Je crois que chaque métier exige malheureusement une certaine répétition des actes.

                • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:52

                  @Agafia
                  Oui, plus ca va, plus je trouve que je ne suis pas faite pour ce metier, du moins pas dans une classe. J’aime bien servir de coach pour preparer les petits groupes d’eleves a des exams et j’aime bien donner des cours particuliers. Mais repeter la meme chose 3 fois de suite me barbe. Meme si on change un peu le cours pour l’adapter.


                • Allexandre 2 juillet 16:35

                  A l’auteur,


                  Même si vous avez une vision quelque peu angélique de l’enseignement au Japon, je dois dire que je vous approuve globalement. J’espère que ceux qui critiquent sont enseignants et pas seulement des coqs gaulois (mais vu les fautes d’orthographe d’un certain Pallas, j’espère que non. 
                  Ayant eu des élèves japonais et chinois, certes il y a quelques années déjà, je peux dire que leur respect à l’égard de l’enseignant n’a rien à voir avec celui de nos chères têtes blondes, brunes et rousses ! Quant à leur capacité de boulot, elle est bien supérieure. De ce que je connais de l’enseignement au Japon, j’ai le sentiment qu’à l’inverse de la France, on n’a pas réduit les exigences et les savoirs à la portion congrue. Donc je vous comprends. Il suffit de voir le nombre de démissions dans l’enseignement en France, et la désaffection de la profession dans les générations qui montent...et tant mieux. En revanche, on ne répète jamais tout à fait les mêmes choses. D’une classe à l’autre et d’une année sur l’autre, on traite différemment les mêmes sujets. C’est très enrichissant car cela oblige à étudier en permanence pour pouvoir répondre aux élèves qui ont une avance sur d’autres. 

                  • pallas 2 juillet 17:03

                    @Allexandre

                    Il paraitrait que la région de Fukushima soit un lieu auquel toutes formes de vies humaines soit exclu, voir la totalité du Japon en réalité (secret).

                    Hum, je sais et connais absolument tout ce qui m’intéresse, mon regard est là ou je le souhaite.

                    Ne m’incriminez pas de vos propres fautes et erreurs, soyez le pourvoyeur de vos propres conséquences.

                    J’en serai le spectateur, applaudissant ou non.

                    La rédemption n’existe pas en ce monde.

                    Salut


                  • Allexandre 2 juillet 18:27

                    @pallas
                    Comme en termes élégants cela est bien dit. Mais faites corriger vos fautes avant d’envoyer, par pitié.. Quant à mes fautes et erreurs, soyez tranquille, je les assume et n’en accuse personne !


                  • pallas 2 juillet 19:29

                    @Allexandre

                    La Question nul ne peut y échapper.

                    Ainsi que vous même.

                    Celle ci viens de vous la soumettre.

                    Je ne suis qu’un messager.

                    A votre bon plaisir.

                    Salut


                  • Allexandre 2 juillet 20:44

                    @pallas
                    Bien le bonsoir, et que la nuit vous soit douce et fructueuse !


                  • nemuyoake nemuyoake 3 juillet 06:53

                    @Allexandre
                    Oui, on change et on adapte, mais malgre cela il s’agit du meme cours, surtout car il n’y a pas de liberte pedagogique comme en France.


                  • François Vesin François Vesin 3 juillet 14:44

                    @pallas
                    Votre joie de vivre

                    et votre optimisme constructif
                    ne cacheraient-ils pas un malaise profond
                    voire même un profond malaise ?
                    Un petit clic ci-dessous
                    peur-être vous aidera-t-il...

                  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 2 juillet 17:14

                    Et l’amour d’un japonais  ? ^^


                    • pallas 2 juillet 18:10

                      @bouffon(s) du roi

                      Le Japon ainsi que l’ensemble de la région continental de se secteur est tout plein de radiation, condamnant irrémédiablement toute forme de vie humaine.

                      Cela concerne maintenant la presque totalité du secteur asiatique.

                      L’Amour n’existe pas, bien sur l’espoir fait vivre parait il, mais sa n’est que conte de fée.

                      L’Avenir va m’amuser, j’en tremble de joie, j’en suis fébrile tellement donc !!.

                      Mon sourire est grandissant.

                      Salut


                    • sarcastelle sarcastelle 2 juillet 21:22

                      @pallas

                      .
                      le japon..................est tout plein de radiations, condamnant irrémédiablement toute forme de vie humaine
                      .
                      Le plus étrange est que les auteurs de ce genre de propos les croient bien souvent. 

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