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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi la date du 19 mars 1962 célébrant la fin de la guerre (...)

Pourquoi la date du 19 mars 1962 célébrant la fin de la guerre d’Algérie doit être acceptée !

Le 1er mars, Manuel Tomez publiait sur Agoravox cet article : A l’attention de tous les Maires qui ont l’intention de célébrer ‘’le 19 mars 1962’’.

Étant moi-même un ancien d'Algérie, j'ai évidemment lu l'article, et les arguments que défendait Manuel Gomez et notamment ces lignes ci-dessous :

« Dès le jour même, le 19 mars, et je parle sous le contrôle de M. Eugène-Jean Duval inspecteur général des armées, 18 jeunes soldats français ont été assassinés par le FLN, 90 autres ont disparu et les 239 qui étaient retenus prisonniers par l’ALN ne nous ont jamais été rendu.

Nous sommes donc, 50 ans plus tard, sans aucune nouvelle de ces 329 jeunes militaires français…nos enfants, vos enfants !!! »

J'ai aussi en mémoire les violences des attentats perpétrés par l'OAS avant et après la date du cessez le feu ( sur ce sujet voir le commentaire de njama qui a écrit ceci : … « La bataille de Bab el Oued (23 mars - 6 avril 1962)... c’est franco-français non ?

Rejetant le cessez-le feu proclamé le 13 mars par de Gaulle, les activistes de l’OAS se retranchent dans son bastion de Bab El-Oued, dit « quartier européen » d’Alger. La bataille qui s’en suit donne lieu à une lutte entre les extrémistes du commando Delta et les gardes mobiles français. Bientôt l’aviation de l’aéronavale pilonne les bâtiments occupés par l’OAS, tandis que les chars de l’armée française prennent position dans le quartier en état de siège.

Attentat du port d’Alger (2 mai 1962), c’est franco-français non ?

Le 2 mai 1962, un attentat terroriste à la voiture piégée commis par des membres de l’OAS au port d’Alger fait 110 morts et 150 blessés, en majorité des dockers et des demandeurs d’emploi. Au vaste élan de solidarité déclenché à partir des différents quartiers de la capitale par toute la population, européens et musulmans confondus, répondaient les tirs des ultras de l’OAS à partir d’ immeubles avoisinants, lesquels ont pris pour cibles les blessés, les ambulances et les personnes venues nombreuses participer aux opérations de secours, provoquant ainsi un véritable carnage. »

Pour info à cette époque, je venais de terminer mon stage à Sens d’élève gardien de la paix, et je venais d'être incorporé à la CRS n° 34 de Roanne.

Je faisais partie d'un groupe d'une vingtaine de recrues dont un était sous-lieutenant, et une semaine après notre arrivée le groupe partait à Oran rejoindre la compagnie qui était en déplacement dans cette ville. Je n'ai pas fait partie du voyage, car deux jours avant le départ, j'ai eu une crise d’appendicite, et je suis rentré en urgence à l'hosto,... une dizaine de jours plus tard, à Oran, l’OAS tire sur un convoi de la CRS 34 de Roanne, cet attentat fera 3 morts dont le jeune sous-lieutenant et deux gardiens. Sur les « actions » de l'OAS, voir également cette autre source.

Le but de mon article est de développer mes raisons du maintien du 19 mars 1962 comme étant la célébration reconnue officiellement comme étant la date de la fin de la guerre d'Algérie.

Avant de d'exposer mes arguments un petit retour sur l'histoire de l'Algérie.

La présence ou colonisation française en Algérie a durée 132 ans, (1830/1962), elle s'est hélas terminée dans une immense tragédie, c'est à dire le drame de la guerre d'Algérie. (1952/1962)

Les années de la colonisation passant, un certain confort pour la population des européens (Pieds Noirs) vivants en ville s'installa, par exemple regardez la ville de Tizi Ouzou au milieu du siècle denier : . Pendant ce temps là, les conditions de vie très très rustiques de vie dans les villages des campagnes algériennes (bleds) persistèrent, de plus il y avait chez certains européens un certain manque de respect envers la population autochtone, et cela se traduisait par une attitude qui était de leur faire suer le burnous.

Pour la première guerre mondiale 600.000 tirailleurs, gommiers et spahis, venus du Maghreb, d'Afrique bus-saharienne et de Madagascar, ont été enrôlés sous l'uniforme français, 28.000 y laissèrent leurs vies :.

De 1940 à 1945, 500 000 Maghrébins prirent part au conflit dans les forces françaises : source, et selon les estimations des historiens, près de 40 000 soldats morts pour la libération de la France sont des musulmans d’Afrique du Nord. Source.

Ainsi pendant la deuxième guerre mondiale de nombreux ressortissants algériens ont servi dans les rangs de l'armée française, tout le long du conflit, une certaine fraternité d'arme s’installa entre européens et algériens gommant ainsi tous esprit « d'être supérieur ». Hélas une fois la guerre terminée et de retour dans leurs foyers en Algérie, ces anciens combattants se trouvèrent vite devant la réalité qui leur était réservée,... c'est-à-dire qu'ils devaient uniquement « suer le burnous » ! En effet depuis trop longtemps, les divers hommes politiques de la république n'ont jamais « joué » au fond l'intégration. De plus deux ans plus tard, le Statut de 1947 est le nom donné au statut voté pour l'Algérie par l'Assemblée nationale française le 20 septembre 1947.

Ce statut prévoit la création d'une Assemblée algérienne ayant principalement des compétences financières, et le suffrage universel masculin pour 1 600 000 Algériens non-européens, dits du « second collège », pour y élire 60 représentants, 60 autres représentants étant élus au suffrage universel par les citoyens français « de plein droit » (environ 470 000 hommes et femmes) et 58 000 citoyens de « statut local », dits du « premier collège » .source Wikipédia. Depuis le 18 ème siècle, les peuples colonisés se sont émancipés et ont demandés plus de liberté. Voir l'article de Wikipédia sur ce sujet : .

Sur le site : Charles-de-Gaulle.org, ont peut lire ceci :

La France et le monde (1946-1969) : la décolonisation

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France est une puissance victorieuse mais amoindrie. L’Occupation, puis les difficultés de la reconstruction ont fait du pays une puissance de seconde zone. Les déchirements qui éclatent dans les colonies françaises sous la IVe République (1946-1958) achèvent d'affaiblir la France sur le plan international.

Avec les débuts de la Ve République, la France reconquiert une certaine influence dans le monde. Charles de Gaulle entend redonner son rang à la France,grâce à une triple politique :

Une décolonisation qui permette de maintenir les liens entre le France et les anciennes colonies.

Une poursuite de la construction européenne qui ne remette pas en cause la souveraineté de la France

Une politique d'indépendance nationale dans un monde séparé en deux blocs.

La décolonisation : Les conséquences de la Seconde Guerre

La Seconde Guerre mondiale n'a apparemment pas modifié les empires coloniaux. France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal etc. conservent d'immenses territoires en Afrique et en Asie. Pourtant, des changements très importants sont en cours : les peuples colonisés ont été les témoins de l'effondrement ou des déchirements des puissances coloniales au cours de la guerre. Ils se sentent appuyés dans leur volonté d'autonomie par les États-Unis, l'URSS et la jeune Organisation des Nations-Unies (ONU) qui défend « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». : source.

Résultat, tous ces « composants » ont a fait que la cohabitation pacifique des deux communautés était inexorablement et inéluctablement vouée à l'échec .

Les politiques de l'époque, c'est-à-dire ceux de la quatrième république, n'ont hélas pas appréhendés le désir d'indépendance des Algériens.

Chronologie de la guerre d'Algérie.

Cette tragédie commence le jour de la première célébration de la fin de la deuxième guerre mondiale c'est à dire le 8 mai 1945, par ce que l'on nomment les « Massacres de Sétif et Guelma » voir la page de Wikipédia sur ce sujet :.

Pour le FLN, la politique qu'il adopta fut la suivante tout faire pour que les deux communautés se haïssent et se détestent, ... et jusqu'en 1962, se fut une suite sans fin d'attentats du FLN et de la répression des autorités françaises. Puis sur la fin, attentats du FLN et ceux de l’OAS.

Voir la page de Wikipédia sur la guerre d'Algérie, et plus spécialement le paragraphe : Commémoration du 19 mars : , et sa page sur sa chronologie :.

Mon témoignage comme pioupiou en Algérie.

Le 6 mai 1958, je suis incorporé au 93ème RAM (en 1958 ce régiment était implanté à Grenoble), je reste 10 mois à Grenoble. Début février 1959 je me trouve avec quelques autres centaines de Pioupious au centre de rassemblement du DIM de Marseille le fameux camp de transit Saint-Mathe :1 – , aux chambres dégeux, avec des lits à 3 étages,... et leurs literies remplies de puces : (deux photos trouvées sur le web :lits , batiments ). Résultats Google sur ce foutu camp :.

Après une nuit passée au camp, embarquement pour Alger sur le Kairouan. (Pour le retour en août 1961 ça sera sur le El Djezair, les deux voyages se sont passés en fond de cale sur des chaises longues, mer agitée, les coursives, surtout les escaliers pour aller respirer sur le pont,... étaient maculés de vomissures !!)

Débarquement à Alger, nuit au camp de transit d'Alger, pas le temps de faire du tourisme, le lendemain départ en train, Serge Lama qui a fait l'Algérie né en 1943, il a devancé l'appel puisque qu'a 19 ans il est en uniforme dans le Sud Algérien :. En 1975, il a écrit une forte belle chanson, à un moment il y a ces deux phrases :

On prenait de vieux trains à banquettes.
On était mal assis (les paroles de la chanson :, pour l'écouter :ici).

… mais pour nous, le voyage à destination de Tizi-Ouzou s'est effectuédans des wagons à bestiaux. Dans chaque wagons, nous étions 4 « appelés du contigent », deux vers chaque portes latérales, assis sur une botte de paille, le fusil à la main ! Nous nous sommes très vite rendus compte que la situation était disons « sérieuse » car chaque fois que nous passions à hauteur d'un pont, d'une crête, … il y avait un poste de garde avec des militaires, mirador, sacs de sables etc )

Pendant mon séjour en Algérie à savoir 18 mois comme « pioupiou » d'un trait de février 1959 à août 1961 en Grande Kabylie dans la région de Tizi Ouzou / Fort-National, au cours de mes très très nombreux « déplacements » dans les villages kabyles, j'ai eu largement le temps de voir l’extrême dénuement et la misère des populations.

Quelques photos prises par mes soins pendant mon séjour, Par exemple certains villages :12 - 3 - 4, n'avaient pas de routes carrossables, ils étaient reliés par des pistes empruntées uniquement par les hommes et les ânes.

50 ans plus tard j'ai retrouvé avec une certaine émotion ce même type de piste en Corse en Castagniccia : et ici. du coté du village de Novale 2B. :,et ici., ... ou dans les Petites Maures à l'ouest de Fréjus :1, 234. Quand je me baladais sur ces pistes, c'est fou les images de mes crapahuts dans le djebel de la Grande Kabylie qui me revenaient en tête,.. ce sont les mystères du cerveau et de ses souvenirs !!!

Plus haut, j'ai indiqué que le transport de l'alimentation ou des divers matériaux ne peuvent se faire qu'avec des ânes, Pioupiou, j'ai avec mes copains quand nous changions de poste utilisés quelques fois ce moyen de transport :.

Anecdote perso sur une utilisation d'un âne comme moyen de transport d'un blessé !

J'évoque l'utilisation des bourricots comme seul moyen de transport dans certaines pistes de la grande Kabylie, je vais vous raconter une anecdote perso,... qui aurai pu être dramatique, mais qui heureusement s'est très bien terminée !

Un matin au fond d'un oued, au cours d'un ratissage, nous avions eu un blésé. Pour le remonter sur les hauteurs pour l'évacuer par ambulance sur l'hôpital de Tizi-Ouzou, nous l'avons chargé sur un âne. Je faisais parti des 4 bidasses qui ont participé à cette remontée. A un moment en arrivant sur une crête,... nous nous sommes faits « allumer » par une équipe qui était en bouclage, c'est derniers nous avaient pris pour des fellagas remontant un rebelle blessé !

Pour info, c'était la deuxième fois que nous nous faisions allumer par les forces amies, l’autre fois, c'était une nuit nous marchions sur une piste,.. quand nous nous sommes fait allumer d'une piste qui était plus haut :( PM , FLG avec grenades explosives et grenades éclairantes, enfin tout l'bazar ) encore une fois nos anges gardiens étaient avec nous. La bavure a été la mauvaise interprétation d'un télégramme opérationnel, Le PC commandement avait envoyé deux messages, l'un pour action l'autre pour information. Les destinataires étaient le RIMA de Fort National et le 93ème RAM ( mon régiment ) les deux régiments ont reçu le télégramme pour action,... ce qui fait que les deux sections se sont retrouvées dans la nuit à peu près au même endroit.. d’où la bavure ,...qui s 'est heureusement bien terminée !!

En évoquand les pistes que l'on rencontrait parfois en Grande Kabylie, regardez par exemple cette piste que nous empruntions pour accéder à certains villages en hiver. : là, Quelques photos prises sur le web :12 . Ces villages sont peuplés de femmes, d'enfants, de vieillards, les hommes valides eux sont absents, ces derniers sont soit au maquis, ou travaillent en métropole ou à l'étranger.

Donc ce sont les femmes qui font tous les travaux, une femme et sa fillette ramènent du bois, remarquez que la femme est pieds-nus :, .Il n'y a pas d'électricité, pas de sanitaire, pour les besoins naturels c'est l'extérieur, même en hiver :, (à noter que quelques décennies plus tard, dans certaines fermes de la Montagne Bourbonienne, ... c'est toujours le cas :) Comme je n'ai pas de photo perso de l’intérieur d’une maison kabyle ou Mechta, j'ai trouvé sur le web :celle-ci. J'ai pris d'autres photos qui montrent des scènes de la vie courante comme les travaux pour extraire l'huile des olives, le triage des olives mures :, le broyage :, la récupération de l'huile grâce à la décantation sur l'eau, l'huile plus légère flotte dessus la surface d'eau, il ne reste plus qu'à la récupérer avec un récipient :, femmes ramenant des olives, ou du déchet du pressage :. Dans ces villages sans eau, son approvisionnement occupe beaucoup de temps, et en général les points d'eau se trouvent au fond des vallées souvent à plusieurs kilomètres. Les enfants sont souvent de corvée, sur cette photo en gros plan une fillette ramène de l'eau à la maison, elle transporte sur son dos un bidon quand même assez lourd, la piste monte, ...et ma présence ne l'empêche pas de sourire :, à la rivière le lavage du linge est souvent collectif :,et ici. Sur cette photo, c'est une femme qui ramène à la maison sa lessive :.

Regardez également ce très beau site avec de très nombreuse photos sur la Kabylie au début du 19ème siècle : maisons, habitants, moulins à huile etc :là..

Regardez également cette page d'un jeune appelé, sous-lieutenant d'une SAS  : La SAS de Bouzeguene en Grande Kabylie : .Autres photos ou infos sur ce sujet trouvés sur le web 1234 - , les enfants eux aussi ont toujours participé à la corvée d'eau :.

La raison du choix de la date du 19 mars 1962 !

Cette date a toujours été défendue par la FNACA, cette association a été créée en pleine guerre d'Algérie, le 21 septembre 1958, la FNACA, Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, est l'association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord. Le site de la FNACA.

Pour info, j'ai été membre de la FNACA quelques années lorsque je résidais à Saint-Tropez. (suite à quelques déménagement et changement de département, je ne suis plus adhérent à la l’association) .. néanmoins quand j'étais adhérent, comme dans les autres comités locaux ou régionaux, les adhérents étaient toujours un regroupement de personnes ayant des sensibilités politiques différentes.

Depuis cette date en France tant en métropole (exemple ici dans la France profonde), que dans les territoires ultras-marins, le 19 mars1962 est célébré, de très nombreuses places ou rue portent le nom du 19 mars fin de la guerre d'Algérie. 1 – 2 - 3 Pour info, je rappelle ce sondage de janvier 2012 qui donne 84% pour la date du 19 mars 1962, et seulement 13% pour cette date sans repère historique du 5 décembre, décidée parce que ce jour était libre sur l'agenda Présidentiel de Jacques Chirac, … et qu'on essaie de promouvoir depuis 10 ans. » : Résultats google sur se sondage : .

Pendant les 8années ou j'ai vécu dans la région de Fréjus, chaque fois que je me baladais dans le vallon de la Gaillarde dans les Petites Maures : ,, je fleurissais (avec des fleurs trouvées sur place), et je me recueillais un instant devant le monument de la FNACA en mémoire des morts en Algérie qui est placé à l'extérieur devant l'entrée du cimetière des Issambres : (sur ces trois photos, été 2011 et 2012 avec des lauriers-roses 1.- 2 - 3)

Regardez aussi la déclaration de Didier Guillaume le Vice-Président du Sénat dans la séance du 8 novembre 2012 :

" Dans mon département, 304 communes sur 369 ont une place, une rue ou un monument du 19 mars 1962. Cette date sera celle de notre mémoire commune apaisée ! " Source.

Un coup de téléphone au bureau de la FNACA ( 01.44.62.86.62 ) dans la matinée du 18/03/13 m'apprend qu'à ce jour 5.014 lieux ( places, rues, ronds-point, etc ) portent inscription 19 mars 1962 Fin de la guerre d'Algérie.

Je comprends très bien la réticence de certains pour cette date de célébration comme étant la fin de la guerre d'Algérie. Il est exact que des drames ont continué après le cessez le feu, ce fait est le résultat du non respect des Accords d'Evian entre le gouvernement français de l'époque et le FLN algérien qui hélas n'a pas respecté sa parole donnée surtout sur le sort réservé aux Harkis : , sur ce sujet la France ne s'est pas relevée glorieuse, puisque que ces derniers ont été hélas lâchement abandonnés.

Au cours de cette tragique et douloureuse époque, il y eu alternativement les attentats de l'OAS  :, que nous avons vu dans la page chronologie de la guerre d'Algérie, et plus spécialement dans le paragraphe : » Les derniers feux de l’OAS », pour rappel : l,...et également hélas de nombreux enlèvements de pieds noirs par le FLM. Sur cette tragédie le paragraphe : « Après l'indépendance » , sur cette page : . Voir sur Wikipédai sa page « Attentats pendant la guerre d'Algérie » : .

Je sais que chaque décision apporte sa contradiction, la date du 19 mars 1962 n'échappe pas à cette règle. Ainsi des associations de Pieds-Noirs ou d'anciens Harkis, ou petit- fils d'anciens Harkis comme Kader Hamiche, qui le 28/03/12 a rédigé sur Agoravox cet article : 50 éme Anniversaire de la soi-disant « fin » de la guerre d’Algérie., à noter également que l'association d'anciens combattants l' UNC , combattent cette journée .

Mais je pense qu'après plus d'un demi-siècle plus tard, 'il est temps d'inscrire une nouvelle page dans notre histoire, et que ceux qui sont opposés à cette date qui rapellons-le est en phase avec une grand majorité de nos compatriotes fassent un certain effort de conciliation. Je forme le vœux que tous ceux et celles qui ont souffert de cette tragédie soient enfin réunis dans un esprit de paix et de tolérance. !

L'évocation de la journée du 19 mars 1962 dans les médias ?

Depuis de nombreuses années, dans les grands médias, ceux de la télé notamment comme sur TF1 france 2 et 3, l'évocation du 19 mars 1962 comme étant la journée qui célèbre la fin de la guerre d’Algérie, est aux abonnés absents !

En 2007 sur mon blog, j'ai fait cet article : « Oubliée » la mort de 30.000 Pioupiou !, et dans cet article, j'ai écrit ceci : Comme l’indique une petite vidéo visible sur le site de la FNACA : « RIEN le 19 mars » Une journée commémorative nationale pour toutes les victimes d’une guerre trop longtemps oubliée !

Cette année encore les médias on honteusement « oublié » d’évoquer la journée du 19 mars 1962.

Comme l’an passé dans nos deux principaux JT ont fait l’impasse sur cette date qui chez des centaines de milliers de français compte pour beaucoup.

Ainsi ce jour là, TF1 parlait de la vente des tondeuses, d’un potier dans l’Oise et des lotos dans les communes, quant à France 2, elle évoquait Elie Semou, et Joan Baez )

Je note quand même que pour le 50ème anniversaire sur TF1 dans le 20 heures de Laurence Ferrari, il y a eu ce reportage : . (pour les JT de France 2, je n'ai rien trouvé, mais peut-être ont-ils fait également un reportage ! )

Qu'en sera-t-il pour cette année,... c'est la question que je me pose à l'instant ou j’écris ces lignes (matinée du 18/03/13)

Sur ces « oublis », voir mon article sur mon blog :« Oubliée » la mort de 30.000 pioupious ! … et également celui-ci : Mon Algérie ! (quand j'étais Pioupiou)

 

Liens en annexes :

Les cérémonies du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie.

Une nouvelle victoire de le FNACA

Message du Comité National de la FNACA pour le 19 mars 2013

Sénat:Compte rendu analytique officiel du 8 novembre 2012

Chronologie de la guerre d'Algérie.(source FNACA)

La kabylie avant.(site élaboré par un Kabyle ,... où j'ai copié quelques photos )

Une page de Google avec des vidéos sur la Grande Kabylie : (que je ne peux hélas pas lire avec la connexion 3G+)

La page de deux jeunes appelés l'un du 8ème RIMA : ., l'autre du 94eme R.I : ici.

Deux sites contre la date du 19 mars 1962 : et ici.

 

Gilbert Spagnolo dit P@py. « Paix aux hommes de bonne volonté ».

 


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29 réactions à cet article    


  • OMAR 19 mars 2013 19:04

    Omar 33

    @Pasdupe : La guerre d’Algérie s’est achevée le 5 juillet 1962....

    Mais peut-être que dans votre esprit revanchard, elle y perdure encore...

    Par contre, au delà de la déchirure des communautés qui ne formaient qu’un seul peuple, personne n’a gagné, hormis les usurpateurs, arrivistes, réactionnaires et ultras de tout bord.

    Et de grace, ne frelatez pas l’Histoire, « La valise ou le cercueil » est une déclaration, un concept, purement OAS :
    Car, bon nombre de pieds-noirs sont restés en Algérie après 1962, certains y étaient même élus à l’assemblée algérienne :
    http://www.humanite.fr/node/492559

    A moins qu vous ne soyez un sbire de Mr. Estrosi qui déclare jusqu’à présent : « Vive l’Algérie française ».

    http://www.midilibre.fr/2012/10/23/vive-l-algerie-francaise-christian-estrosi-s-explique-ses-propos,582546.php


  • La râleuse La râleuse 19 mars 2013 11:20

    Bonjour Gilbert Spagnolo dit P@py,

    Votre article m’a interpellée… Et émue.
    Je suis en effet de la génération de ces jeunes gens de l’époque qu’on a envoyés se battre en Algérie et mon beau-frère n’a pas échappé à cette obligation alors que ma sœur attendait un bébé.
    Je me souviens de leurs récits quand ils venaient en permission, de cette peur qu’ils racontaient, de se faire trancher la gorge les nuits de garde, de leur désarroi de se sentir haïs par des populations dont ils comprenaient cependant la juste colère. Je me souviens de leur désarroi encore plus grand d’être conscients de livrer un combat injuste, eux qui avaient été élevés par des pères qui avaient combattu pendant la deuxième guerre mondiale, par des grands-pères qui avaient été envoyés se faire tuer lors de la première guerre mondiale.
    Je me souviens de mes collègues de bureau, rencontrés plus tard, qui eux se battaient contre l’administration cette fois pour être reconnus comme anciens combattants.
    Alors oui, je suis de tout cœur avec vous pour que le 19 mars reste une date anniversaire de cette guerre et tous ceux qui brament ce slogan inutile « Plus jamais ça » devraient être à vos côtés.
    Refuser cette date anniversaire du 19 mars, serait indigne parce que ce serait nier la mort ou les souffrances de ceux qui ont participé, bien involontairement, à cette guerre ; ce serait rire au nez des parents qui y ont perdu un enfant que ce soit physiquement ou moralement.

    Cordialement,


    • oncle archibald 19 mars 2013 11:58

      Simple bon sens : quand on arrive à Paris on descend du train à la gare d’Austerlitz, quand on arrive à Londres on descend du train à la gare de Waterloo .... D’habitude on célèbre les victoires, pas les défaites ...

      Cette guerre était une « sale guerre » comme toutes les guerres mais plus encore les guerres « civiles » ... Personnellement je ne pardonnerai jamais que l’on ait laissé s’installer la débâcle à partir du 19 Mars 1962 ... C’est à mon avis une grande faute morale de de Gaulle. 

      Rendre l’Algérie aux algériens mille fois oui, mais ne pas protéger les Français qui vivaient la bas, qu’ils soient originaires de métropole ou qu’ils aient simplement cru ce qu’on leur disait quand ils étaient ressortissants d’un département Français s’ils étaient autochtones, c’est humainement impardonnable. 

      Alors célébrer à la fois une défaite militaire et le coup d’envoi du grand massacre ... franchement je trouve cela peu honorable. On pouvait décoloniser autrement, humainement ... Cet abandon ne mérite aucune célébration.

      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 13:16

        Salut Oncle,


        Le 19 mars 1962, n’est pas la date d’une défaite, mais la date d’un cessez le feu conclut entre deux béligérants.

        Sur le terrain la France était victorieuse, d’ailleurs c’est pour cette raison que le FLN à signé les accords d’Evian, car militairement il ne pouvait être maître du pays.

        Par contre politiquement la situation était perdue, et la France sous le nom de colonisation était bien que l’on le veuille ou non,...une nation occupante !

        Ce sont les politique qui depuis le début sont responsables de ce qui est arrivé !

        Il est bon de rappeler que c’est le pouvoir politique c’est à dire une décision du Ministre de l’intérieur de l’époque , un certain François Mitterrand , ...qui en 1952 a envoyé le contingent en Algérie !

        Si les causes du cessez le feu n’ont pas été respectée après le 19 mars 1962, c’est uniquement la responsabilité du FLN et e l’OAS,... et vice versa !

        Donc pour célébrer la fin de ce conflit, il faut bien une date, et le choix du 19 mars 1962 est bien le plus judicieux, la preuve il est approuvé par une immense majorité de Français.


        @+ P@py


      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 13:36

        Erreur,,...pour François Mitterrand, ... ce n’est pas 1952, mais 1956 :sources.


        @+ P@py


      • oncle archibald 19 mars 2013 14:42

        « Le 19 mars 1962, n’est pas la date d’une défaite, mais la date d’un cessez le feu conclu entre deux belligérants » ..

        Après le cessez le feu il se passe quoi ?? L’un des belligérants chante à tue tête et on dit qu’il a gagné la guerre, l’autre rentre chez lui avec la paille au cul, et on dit qu’il a perdu la guerre .... Donc que vous le vouliez ou non, on a bien perdu la guerre.

        Vous faites observer que nous avions militairement non pas gagné, cela aurait tout réglé, mais pas perdu non plus. Ce sont donc les politiques de l’époque qui ont décidé que nous avions perdu, alors que militairement il n’en était rien .. Ils étaient donc en position de force et pouvaient parfaitement, avant de signer les fameux accords d’Evian, organiser une « sortie » plus digne et moins sanglante que celle que nous avons connue. 

        Tout de Gaulle qu’il était il n’a pas eu les couilles pour le faire. Finalement les militaires ça ne vaut rien en politique. Ayant perdu, il n’avait qu’une hâte : ne plus en entendre parler .... Et le « petit peuple » dans tout cela ? Qu’ils s’appellent Christian ou Mohamed ils l’ont eu dans le baba, comme d’habitude. 

        Parce que les Christian et les Mohamed qui avaient vingt ans à cette époque, ils étaient tous les deux nés sur cette terre d’Algérie, et à l’école de la république on leur a appris qu’ils habitaient un département Français, et que leurs ancêtres étaient les gaulois ... Et ils croyaient benoitement que la république Française allait se soucier d’eux, ne pas les laisser se débrouiller seuls avec les malfaisants de l’OAS et les égorgeurs du FLN. Ils croyaient que les lois ça sert à protéger les faibles. ... C’est honteux ce qui s’est passé le 19 Mars 1962 ...

      • OMAR 19 mars 2013 19:33

        Omar 33

        Salut Oncle  :« Mais ne pas protéger les Français qui vivaient la bas, .................. c’est humainement impardonnable. ».

        Primo, c’étaient des algériens aussi, car ils vivaient en ’Algérie, cette terre qui les a vu naitre et qu’ils quittaient.

        Secundo, les massacres était perpétraient par des éléments des deux communautés :

        Ex : le regretté notre instituteur, Mr. Lucien Bordes assassiné devant la porte de notre école de la rue de Toulon, à la Casbah, juste parce qu’il venait nous enseigner les Lumières...
        Mlle Malika Zait assassinée au monoprix de Bab-el-Oued, juste parce qu’elle y était caissière..

        On parle des exactions commises par le FLN, mais on omet cette barbarie exercée par l’OAS dont le summum fut l’attaque de la clinique de du Beau-Fraisier à Alger, le 3 Avril 1962 où une trentaine de malades sont tués..
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

        Oui, Oncle Archibald, On pouvait décoloniser autrement, humainement ...

        Comme on peut aujourd’hui effacer les stigmates et horreurs de cette guerre à jamais...


      • zelectron zelectron 23 juillet 2013 22:08

        Savez vous pourquoi et comment l’Algérie fut conquise ?


      • njama njama 19 mars 2013 14:33

        Bonjour P@py ...
        Je le guettais cet article ... merci pour tous ces liens et ces photos, un vrai voyage !

        La date du 19 mars passe mal encore à ce que je vois. .. peut-être est-ce parce que l’histoire de la Guerre d’Algérie est souvent présentée d’une manière trop trop simplifiée ? on résume mal en la réduisant à l’opposition de deux camps, l’Etat français d’un côté et le FLN de l’autre. Tout n’est pas si simple, des européens algériens soutenaient le FLN, il y avait aussi des indépendantistes au sein de l’OAS

        Un super article de mai 2008 paru dans Le Monde Diplomatique

        Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie

        Extraits

        Depuis quarante-cinq ans, les rapatriés ont toujours soutenu l’idée qu’ils avaient été « obligés » de quitter l’Algérie au moment de l’indépendance en 1962, car, menacés physiquement par les « Arabes », ils n’auraient pas eu d’autre choix. Pourtant, à la fin de la guerre, deux cent mille pieds-noirs ont décidé de demeurer dans le nouvel Etat. Témoignages de personnes qui y vivent encore aujourd’hui.

        Son mari, Valère Serra, était tourneur dans une entreprise pied-noire (1). « Pendant la guerre, il se déplaçait souvent pour vendre des produits. Il disait à nos voisins [arabes] : “Je vous laisse ma femme et mon fils !” Et il ne nous est jamais rien arrivé. Sauf quand y a eu l’OAS [Organisation armée secrète] (2). La vérité, c’est que c’est eux qui ont mis la pagaille ! Mais “La valise ou le cercueil”, c’est pas vrai. Ma belle-sœur, par exemple, elle est partie parce qu’elle avait peur. Mais je peux vous affirmer que personne ne l’a jamais menacée. »
        [...]
        Il n’a non plus jamais été suffisamment souligné avec quelle rapidité la paix complète est revenue en Algérie. « Je suis arrivé dans le pays à l’été 1963, raconte Jean-Robert Henri, historien à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Avec ma vieille voiture, j’ai traversé le pays d’est en ouest, dormant dans les coins les plus reculés. Non seulement, avec ma tête de Français, il ne m’est rien arrivé, mais à aucun moment je n’ai ressenti le moindre regard d’hostilité. J’ai rencontré des pieds-noirs isolés dans leur ferme qui n’éprouvaient aucune peur. » « C’est vrai que, dès août 1962, plus un seul coup de feu n’a été tiré en Algérie, affirme F. S. (6), l’un des historiens algériens les plus reconnus de cette période. C’est comme si, le lendemain de l’indépendance, les Algériens s’étaient dit : “On a eu ce qu’on voulait, maintenant on oublie le passé et on ne s’occupe que de l’avenir.”  » Marie-France Grangaud confirme : « Nous n’avons jamais ressenti le moindre esprit de revanche, alors que presque chaque famille avait été touchée. Au contraire, les Algériens nous témoignaient une véritable reconnaissance, comme s’ils nous disaient : “Merci de rester pour nous aider” !  »

        Finalement, on en vient à se demander pourquoi tant de « Français d’Algérie » ont décidé de quitter un pays auquel ils étaient aussi charnellement attachés. Lorsqu’on leur pose cette question, en France, ils évoquent presque toujours la peur, alimentée par le climat de violence générale qui régnait en Algérie dans les derniers mois de la guerre — avec, mis en exergue, trois faits dramatiques de 1962 : la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars à Alger ; le massacre du 5 juillet à Oran ; et les enlèvements d’Européens
        [...]
        Néanmoins, Marie-France Grangaud amorce un sourire : « Depuis quelques années, de nombreux pieds-noirs reviennent en Algérie sur les traces de leur passé. L’été dernier, l’un d’eux, que je connaissais, m’a dit en repartant : “Si j’avais su, je serais peut-être resté.”  »

        article de Pierre Daum journaliste.


        • njama njama 19 mars 2013 16:24

          Pierre Daum est l’auteur de « NI VALISE, NI CERCEUIL
           les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance  »
          Editions Actes Sud 2012

          Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante. Six cent mille Pieds-noirs ont déjà pris le chemin de l’exil, mais quatre cent mille restent. Au premier janvier 1963, plus de deux cent mille Européens et Juifs ne sont toujours pas partis, tentant le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on le plus souvent ? Les plus nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui affirment qu’ils sont “tous partis”, et qu’ils n’avaient le choix qu’entre “la valise ou le cercueil”. Or, ces affirmations sont fausses. La seule présence, attestée par les archives, de ces deux cent mille Pieds-noirs présents en Algérie en 1963, le prouve amplement.

          « Aucune étude approfondie n’avait jusqu’à présent été entreprise sur le sort des Européens et des Juifs restés en Algérie après 1962. Le livre de Pierre Daum constitue dès lors une grande première », affirme Benjamin Stora ** dans sa préface. Preuves vivantes qu’un autre choix était possible, ils ont toujours été, au mieux, ignorés des Pieds-noirs de France. Au pire, ils ont été considérés comme “traîtres” pour être restés vivre avec les “Arabes”.

          http://www.nivalise-nicercueil.com/2012/01/commentaires.html#more

          ** Benjamin Stora est né le 2 décembre 1950 à Constantine en Algérie, Benjamin Stora est Professeur des universités. Il enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles), les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, à l’Université Paris 13 et à l’INALCO (Langues Orientales, Paris).

          http://www.univ-paris13.fr/benjaminstora/


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 16:50

            Njarma re,


            Je pense que parfois qu’il est très bon de remettre les « pendules à l’heure » !!



            @+ P@py


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 17:44

            Njarma re,


            Je viens à l’instant d’envoyer à Benjamin Stora un mail pour lui adresser mes remerciements pour ses études sur l’exode ou le maintien des pieds-noirs en Algérie. ( infos recueillis grâce à ton commentaire à mon article que j’indique en lien )

            Merci pour ton aide.

            @+P@py


          • njama njama 19 mars 2013 17:55

            Bien d’accord P@py ... et plusieurs perspectives, cela aide à comprendre la « réalité » de la situation - toujours complexe et jamais complétement accessible - qui est toujours perçue que partiellement (hélas partialement aussi), quels que soient les témoins, les protagonistes de cette page d’ Histoire.

            Pour faire bonne mesure après mon NI VALISE, NI CERCUEIL

            « LA VALISE OU LE CERCUEIL » (le film) de Charly Cassan et Marie Havenel sort fin 2010
            http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=199347.html

            « LA VALISE ET LE CERCUEIL » (le livre) d’Anne Loesch publié le 1er janvier 1963

            (je pense que ce livre est épuisé chez l’Éditeur. Peut-être sera-t-il ré-édité prochainement ?)

            Quatrième de couverture :

            Ce livre brûlant est l’oeuvre d’une « pied-noir » de vingt ans. Anne Loesch était étudiante en Lettres à Alger lorsque se déroula le dernier acte du drame algérien. Cette tragédie elle ne l’a pas observée de l’extérieur : elle l’a vécue comme sa propre tragédie - et son livre ne prétend pas à l’objectivité. C’est son amitié pour un garçon de vingt-quatre ans, Jean Sarradet, qui va l’arracher au confort familial. Menbre actif de l’OAS, chef de commando, farouche partisan du partage de l’Algérie, Jean Sarradet est bléssé par la police et doit s’évader de l’hôpital où il a été transporté. Des jeunes gens gonflés de foi, mais sans objectifs politiques définis, une vie à l’image du chaos algérien. De jour en jour l’OAS glisse sur une pente de déstruction stérile et de violence gratuite. Jean Sarradet s’efforce de s’opposer à cette évolution fatale de tout le poids que lui confère son grade dans la hiérarchie de l’organisation. Tentative dangereuse et décevante : les partisans de la négociation et du partage sont violemment combattus par l’OAS. Deux des chefs ralliés à une Algérie fédéraliste - Michel Leroy et René Villars - sont sommairement exécutés. Jean Sarradet et Anne Loesch échappent de justesse au même sort. En mars 1962, une lueur d’espoir apparaît : voulant substituer un organisme composé de travailleurs et de cadres aux politiciens et tueurs comme représentants de la population pied-noir, Jean Sarradet crée l’Union des travailleurs français d’Algérie qui se manifeste à plusieurs reprises avec succès, mais qui ne résistera pas cependant au travail destructeur de l’OAS. Deux mois plus tard, c’est l’exode, la terre brûlée, la débâcle. Au cours d’une conférence-de-presse-suicide, Jean Sarradet, chef des commandos Z, lance son appel désespéré : Le temps n’est plus à la subversion. Déposons les armes, frères, discutons. En vain : la nation « pied-noir » a perdue la partie. Il ne lui reste qu’à disparaître en s’intégrant soit à la France, soit à l’Algérie musulmane ... Ce récit n’est pas seulement un document déchirant. Il jette une vive lumière sur la confuse mêlée des derniers jours de la présence française en Algérie. Les « négociations de Matignon », l’exécution de telle ou telle personnalité activiste, la vie secrète de l’Organisation nous apparaissent sous un jour nouveau.

            http://pmcdn.priceminister.com/photo/925168464.jpg

            -------------------------------------
            Jean Sarradet, (une mort suspecte le 27 décembre 1962 ... )


          • TSS 19 mars 2013 16:25

            Aujourd’hui notre Jean Pierre Pernaud national ,specialiste de la météo et des vacances de neige

            n’a pas eu un seul mot sur le 19/03/62 !!


            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 16:46

              Salut TSS,


              Comme d’hab,( à part l’an dernier pour le 50 éme anniversaire )

              @+ P@py

            • njama njama 19 mars 2013 20:29

              La date du 19 mars fait encore des vagues sous quelques clochers
               plusieurs maires de la région refusent la commémoration
              http://languedoc-roussillon.france3.fr/2013/03/19/19-mars-1962-plusieurs-maires-de-la-region-refusent-la-commemoration-218937.html

              Bien que la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, au Maroc et et en Tunisie) appelle de son côté dans un communiqué à respecter cette journée « dans le respect de toutes les mémoires, avec un esprit de tolérance, en regardant l’histoire avec lucidité » et à puiser « dans les leçons du passé ».

              Concernant le film de de Charly Cassan et Marie Havenel « la valise ou le cercueil », - que je n’ai pas encore vu - il est certainement important que « ces témoignages » soient vus, entendus [ je trouve ce titre beaucoup trop réducteur, peut-être voulait-il être « percutant » proportionnellement au déchirement connu par la famille de ce metteur en scène ?] ... mais il faut savoir garder mesure, on ne peut réduire la fin de la guerre d’Algérie à cette équation bien trop simpliste ... à cette vision dichotomique qui prend en otages des tas de personnes qui ne la partagent pas : ces plus de deux cent mille Pieds-noirs encore présents en Algérie en 1963, ces probablement dizaines ou centaines de milliers de personnes qui avaient hésité à partir, ces communistes qui soutenaient le FLN, ces personnes de l’OAS comme Jean Sarradet qui invitaient à déposer les armes, les insoumis (15 000 jeunes Français ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience ICI ), les positions de personnalités de la Métropole , dont celles d’intellectuels (le Manifeste des 121 ICI , les positions de Jean-Paul Sartre auxquels des publications comme « L’Express » ou « Les Temps modernes » ont ouvert leurs colonnes, au risque d’être interdits ICI ... ) etc ...
              Ce seul film ne saurait résumer à lui seul une situation bien trop confuse.

              Mon impression est que les crispations sur cette question sont bien plus politiques que réellement populaires ... peut-être faut-il encore un peu de temps, expliquer patiemment, entendre les uns et les autres, ...et mettre les pieds dans le plat délicatement. Le plus terrible serait l’oubli ...
              La question de date sert de prétexte à la polémique. Pour relativiser, chrétiens catholiques et chrétiens orthodoxes ne sont pas foutus de fêter Noël ensemble ... un comble non ?


              • dixneuf 19 mars 2013 20:45

                C’est une date historique : c’est depuis que, à tout petits pas les premières années, a grands pas maintenant, a pu se développer l’islam en France.

                  « Allah vaincra grâce aux ventres de nos femmes »
                (Boumedienne)

                • njama njama 19 mars 2013 22:10

                  @ dixneuf

                  C’est tout ce que vous avez retenu de Boumediene ?

                  l’ art et la manière d’embobiner les xénophobes ignares...

                  Ce mois d’ avril 1974 , c’ était la première fois qu’ un président de ce qu’ on appelait alors le « tiers-monde » avait, au nom de ses pairs des pays en développement, plaidé à l’ ONU en présence des pays riches pour une re-fondation des relations internationales et un partage équitable des richesses de la planète et de la prospérité.

                  l’ Algérie se posait alors en porte-drapeau pour la défense des idéaux de développement, de récupération des richesses nationales, de soutien et de solidarité avec les peuples en lutte pour leur indépendance, leur émancipation et leur dignité. Boumediene voulait " l’instauration d’ un nouvel ordre économique mondial " . Il était fort des résolutions de la 4 eme conférence des pays non-alignés réunis à Alger quelques mois plus tôt (septembre 1973). Il est donc venu défendre son projet avec sa verve légendaire .

                  Dans ce discours , il alternait les appels à une coopération internationale mutuellement avantageuse entre le Nord riche et le Sud pauvre et la promotion de la coopération Sud-Sud en vue de contourner l’ égémonisme des grandes puissances. Il déclinait son combat comme le prolongement naturel de l’ indépendance nationale qui demeurerait toujours inachevée tant que les peuples qui ne s’ étaient affranchis du joug colonial ne seraient pas maîtres de leur destin et de leurs richesses nationales.
                  Boumediene envisageait le combat du recouvrement de la souveraineté nationale non seulement sous l’ angle mercantile du marché ( à l’ époque exclusivement structuré sur la seule revalorisation du prix des hydrocarbures) , mais aussi sur la maîtrise de TOUS les leviers économiques et financiers qui font les attributs de la souveraineté d’ un pays.

                  Il appela les pays en développement à promouvoir la solidarité ; la communauté internationale à mettre en oeuvre un programme spécial destiné à aider les pays les plus défavorisés de la planète . Sinon disait - il le monde courait à la catastrophe ( (là , la citation favorite du FN)) et il poursuivait ( je cite) " cette situation, nous ne devons pas la changer, ni dans quatre ans, ni dans cinq, ni peut-être dans dix ! Ce qui nous importe c’ est de ne pas considérer l’ imigration dans les pays européens comme un problème banal ( ...) . J’ estime que nombre de nos concitoyens qui ont émigré reviendront dès qu’ ils pourront jouir de conditions de travail décentes dans notre pays. "

                  Bon , le discours fleuve de Boumediene fait 83 pages. Peut être un peu trop long pour vous ...

                  http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f80406_actu1-Le-fn-et-les-citations-tronquees-de-boumediene.html

                  Discours historique de Boumediene à l’ONU (avril 1974)
                  http://www.dailymotion.com/video/xhuesc_discours-historique-de-boumediene-a-l-onu-avril-1974_webcam#.UUjTgzdfbzA

                  Lisez mieux Agoravox la prochaine fois smiley

                  Houari Boumediene : Un Homme d’Etat du temps présent
                  Chems Eddine Chitour

                  Souvenons nous ! Boumediene avait milité très tôt pour un Nouvel Ordre Economique Mondial en 1974 avec un discours phare à la tribune des Nations Unis ? L’Editorial du Journal Le Monde lui rend hommage ...
                  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/houari-boumediene-un-homme-d-etat-106957


                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 mars 2013 21:49

                  Comme cet article m’a fait replongé dans des souvenirs vieux de plus de 50 ans, je vous livre l’un deux ou une fois de plus mon « ange gardien » veillait sur moi !

                  Ça se passe dans un village celui ou nous avons utilisés les ânes pour y créer un nouveau poste ( la photo de P@py avec le bourricot : )

                  Pour effectuer un ratissage au fond d’un oued au petit matin, nous sommes partis de nuit du village ( Azouza ) ou nous étions en poste.

                  A un moment , nous avons traversés le village que je cite plus haut, et dont j’ai hélas oublié le nom ( c’était avant de nous installer en poste ) D’une section d’une trentaine de bidasses, j’étais serre file, c’est à dire le dernier de la section ou éclaireur de queue, c’est à dire celui qui chargé de surveiller l’arrière.

                  A un moment quand nous avons traversés le village, je ne sais pour quelle raison la section s’est coupée en deux,....et la première partie, .. après avoir fait je ne sais quel détour, .. est revenue par l’arrière !

                  A l’époque j’avais les sens de la vue et de l’ouïe aiguisés, j’ai bien entendu qu’un groupe nous arrivait dans le dos. Je me suis planqué seul ( le bidasse devant moi s’étant aperçu de rien ) derrière un gros rochet pour protéger ma section comme c’était mon rôle. De suite j’ai pensé que ma dernière heure était venue, car vu le bruit de l’équipe qui arrivait pour moi des fellagas ces derniers devaient être assez nombreux. Toute fois une chose m’a intriguée, c’était le bruit, trop de bruit … enfin ce bruit n’était pas le bruit des fellagas qui eux étaient bien plus silencieux lorsqu’ils se déplaçaient surtout de nuit !,... puis un bruit à spécialement plus attiré mon attention, … c’était le bruit de fond d’un poste radio. A l’époque nos poste radios était équipés d’un dispositif de fonctionnement avec un bruit de fond ce qui permettait d’avoir une portée plus longue, ou avec un interrupteur on pouvait couper ce bruit de fond génant , mais dans cet usage si le confort écoute était bien meilleure, ( absence de ronflement ) hélas sa portée diminuait fortement !

                  Et par chance l’équipe qui arrivait avait son poste radio sur la position longue portée , c’est à dire que le poste radio fonctionnait avec léger bruit de fond,... et c’est ce bruit caractéristique bien défini que j’ai perçu ! De plus j’ai très bien entendu dans le calme de la nuit les murmures du radio qui cherchait d’établir une liaison radio.

                  Au bout de quelques instants qui m’ont parus interminables, j’ai alors pensé que c’était une équipe du RIMA de Fort National ( nos voisins ) qui « arrivaient » !... restait à se faire reconnaître d’eux sans « causer de dégâts »

                  Quelques bons vieux « psssts psssts » … et le contact heureusement était établit !

                  Inutile de décrire ma joie, que d’avoir « eu à faire » à des copains, surtout lorsque je me suis rendu compte que c’était la première partie de ma section,et surtout mon copain Curieux ( c’était son nom, j’ai hélas oublié son prénom, finalement on s’appelaient rarement par nos prénoms, quelques uns avaient des surnoms ) ) de la région lyonnaise qui était l’éclaireur avant ? Sang-froid de P@py, .. ou action bienveillante de mon « ange gardien »,... allez savoir !!!

                  Reste que quelques minutes plus tard non pote Curieux et moi même nous nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre, heureux finalement d’avoir échapper à une tragédie. Le sous-lieutenant qui commandait la section n’a pas dit grand chose, mais son regard en disait long !... et surtout cette « aventure » n’ait jamais sortie de la section !!


                  Merci de m’avoir lu.


                  @+ P@py 


                  • njama njama 19 mars 2013 22:34

                    Merci P@py pour l’article ...

                    rendez-vous le 19 mars 2014 smiley un peu à la fois on rapprochera les deux rives de la Méditerranée.
                     


                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 20 mars 2013 09:31

                    Je tiens a remercier la modération d’Agoravox concernant sa diligence pour une retouche à mon article.

                    En effet dans la nuit du 18 au 19 ( ne dit-on pas que la nuit porte conseil ), j’ai pensé à une anecdote lors de la remontée d’un blessé sur un âne.

                    Vers les 9 heures, j’ai envoyé ma retouche qui était ce complément d’info à savoir ce paragraphe :

                    Anecdote perso sur une utilisation d’un âne comme moyen de transport d’un blessé !


                    J’ai eu la grande satisfaction de voir que ce dernier avait été pris lors de la parution de mon article sur Agoravox.


                    Je pense qu’il était utile que cela soit signalé.


                    Alors un grand merci à tout l’équipe d’Agoravox.


                    @+ P@py


                    • plexus plexus 21 mars 2013 18:33

                      Ce n’est pas « faire de l’Histoire » que de démarrer son article par « la colonisation qui a duré 132 ans ». C’est déjà du parti pris.
                      L’expédition contre les barbaresques a eu des motifs sérieux et précis, qu’il faudrait quand même rappeler !
                      Pareil pour l’envoi du contingent, ce n’est pas « le ministre de l’intérieur » qui en a décidé, c’est un triumvirat de Guy MOLLET, président du Conseil, de François Mitterrand, garde des sceaux, et de Pierre Mendès France, un homme qui venait de clore la guerre d’Indochine, et pour lequel j’avais un très grand respect, d’ailleurs.
                      Le tout avec les votes d’acceptation, à une écrasante majorité, d’une Assemblée Nationale.
                      Car si, soit disant, « toute la France veut le 19 mars », je peux dire alors que « toute la France » a voulu la guerre.....pardon, la PACIFICATION, et envoyer jeunes et militaires dans les djebels !!!
                      ..Lorsque j’étais membre de la FNACA, j’avais échangé une correspondance courtoise à ce sujet avec le Président Wladislaw Marek, qui serait peut être surpris d’ailleurs, par la hargne qui s’est installée sur ce sujet.
                      Le 19 mars est un jour néfaste, un cessez le feu accordé à des négociateurs amateurs, qui se sont fait rouler dans la farine, sans prendre aucune garantie, rien, sans respect pour le sacrifice de 30 000 morts, 200 000 blessés, et, on en parle moins, de 70 000 traumatisés dans les asiles d’aliénés.
                      Car « l’Histoire » ne s’arrête pas là, il faut parler de ce qui est arrivé « après » à nos unités désarmées qui devaient se défendre à coups de pelles et de bâtons contre les exigences des « vainqueurs » !!!
                      La FNACA, et autres Associations ont raison de vouloir obtenir que l’état de guerre soit reporté à fin 1964, mais cette accroche crispée à la date du 19 mars y nuit, d’où le récent vote négatif à ce sujet, ceci dit en a parte.
                      Quant à la colonisation, je vous invite à relire les écrits de LYAUTEY, un spécialiste de la question avec d’autres grands français, et vous verrez où se situe la fissure.
                      Je suis retourné en Algérie pour une mission économique en 1975, et là, j’ai appris toutes les horreurs qu’ont permises les accords d’Evian, et même encouragées, là où il y avait eu de l’OAS, certes, mais partout ailleurs aussi, sauf dans le Sud.
                      La solution ?
                      Une seule date pour tous les conflits, au lieu de cet éparpillement, où ne vient pas grand monde
                      Poignée de main en passant à « Oncle Archibald » !!


                      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 mars 2013 18:58

                        Salut l’Ancien,


                        « Le 19 mars est un jour néfaste, un cessez le feu accordé à des négociateurs amateurs, qui se sont fait rouler dans la farine », 

                        … même avec des négociateurs pros, tu peux rien contre celui qui ne respecte pas sa parole donnée,..sauf à part de taper fort !!

                        « Une seule date pour tous les conflits, au lieu de cet éparpillement, où ne vient pas grand monde »


                        Ouf, je pense que le caractère et la mentalité française n’est pas encore près a accepter cette idée ,nous avons pas l’esprit comme les USA envie d’avoir un Mémorial Day. Puis cette date quoi que l’on dise a l’aval d’une grand majorité de français,ignorer ce fait, s’apparente presque selon moi à un déni de démocratie !!


                        @+ P@py


                      • plexus plexus 22 mars 2013 04:18

                        Mais bien sûr que si, les garanties, ça existe, et la communauté internationale aurait peut-être retiré son soutien, car c’est bien cela qui nous a empêchés d’aller jusqu’au bout.
                        Je dois dire que les « rosbifs », les allemands, les hollandais surtout, sont des négociateurs plus habiles (plus retors ?), plus costauds que les nôtres, en général.
                        Voir nos récents échanges avec m’sieur mittal ; faut dire que des énarques, qui ne se sont frottés qu’à des problèmes théoriques, ne sont pas de taille.
                        Quant au déni de démocratie.............ça me fait sourire.
                        Les pouvoirs publics ont essayé par tous les moyens d’obtenir un consensus (commission Karsky, je crois) et il n’en est rien ressorti, ce qui est invraisemblable entre gens qui se sont serrés les coudes dans les montagnes ou dans le désert. .
                        Maintenant, si la démocratie, à propos d’une décision prise à la va-vite..et cafouilleuse, comme tous ces projets législatifs actuels qui foirent, (car le texte n’a pas eu le courage d’abroger le 5 décembre !) ça consiste à fermer sa gueule dans les rangs, en ayant soigneusement aligné les petits doigts sur la couture du pantalon, je vois, d’ici, la tournure des événements.
                        On ne verrait qu’une seule tête, la tienne, tant qu’à faire, sacré jacobin !!


                      • COVADONGA722 COVADONGA722 22 mars 2013 06:36

                        yep , le 19 comme date de la victoire du fln roublard et surement stupéfait de voir les larves civiles

                        politicardes françaises lâcher quasi sans négociation une victoire militaire acquise part l’armée.Parce que c’est cela la vérité historique je ne parles pas de la légitimité ou pas de la 
                        lutte algérienne.Je parle de la réalité stratégique et militaire les katibas reins cassés et l’armée de Boumedienne qui a gagné en attendant patiemment l’arme au pieds derrière la ligne Maurice .
                        Nos crapules politicardes déjà prêtes à 50 années d’affairisme ont abandonnés sans contrepartie le peuple pieds noir ont abandonnés sans contrepartie sans protection pour l’Éternelle honte de la France les harkis qui avaient combattus pour la France . Déjà dans cet abandon total se profilait le comportement crapulesque de nos élites que la lectures des journaux nous confirme désormais a chaque instant.
                        Asinus : ne varietur

                        • plexus plexus 22 mars 2013 13:27

                          Ce que vous dites est évident, en ce qui me concerne.
                          Pressé par le temps, j’anticipe sur une possible réaction de monsieur spagnolo :
                          De quoi se plaint-il ?
                          La date du 19 mars est entérinée, celle du 5 décembre subsiste, comprenne qui pourra !!
                          Donc, commémo nationale le 19 mars, tout est résumé dans l’Ancien d’Algérie, les préfets sont tenus d’organiser une cérémonie dans leur chef-lieu, et de faire pavoiser tous les édifices publics de leur département.
                          Rien d’autre !!
                          De quoi satisfaire monsieur spagnolo, mais ce n’est pas ça qu’il veut :
                          Il voudrait que « démocratiquement », les anciens d’AFN, les veuves, en colonne par quatre rejoignent les monuments commémoratifs, en poussant devant eux, pourquoi pas, les charrettes des invalides, avec étendards, drapeaux, musique, et chant des Ecoles « Mourir pour la Patrie » , hymne qui est « au programme » !!!
                          En tout esprit « démocratique », nous n’y serons pas, ne lui en déplaise.
                          Je peux me tromper, mais il y a un soupçon d’ âme de « chef de goulag » chez ce monsieur, faut rester en bons termes avec lui, je pourrais être « kapo » dans son camp !!!!
                          Cordiales salutations.


                          • Gers32 4 avril 2013 12:22

                            Voilà avec cet article l’exemple type de la malhonnêteté intellectuelle. L’auteur y associe en permanence 19 mars et fin de la guerre d’Algérie, allant jusqu’à affirmer que cette date est enfin reconnue officiellement. Ce qui est faux. Un mensonge éhonté. La loi parue au JO 285 du 7 décembre 2012 instaure une journée nationale d’hommage aux victimes le 19 mars. En ce sens, le 19 mars devient effectivement une date officielle de cérémonie. Mais la fin de la guerre d’Algérie est fixée par les lois de 1974 et 1999 au 2 juillet 1962. La loi de l’an dernier ne change rien à cet état de fait. De l’art pour l’auteur d’entretenir l’amalgame et la confusion...


                            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 5 avril 2013 09:45

                              Salut Gers 32,


                              Il faut donc dire si l’on croit encore nécessaire et possible de rassembler la communauté nationale déchirée par la guerre civile et par la guerre des mémoires autour d’une journée de commémoration. Si l’on répond oui, il faut à mon avis [26] échapper à la fausse alternative qui mène à l’impasse : le 19 mars, ou n’importe quelle autre date, si arbitraire et artificielle soit-elle. Ne peut-on trouver une autre date historique en rapport avec l’histoire de cette guerre ? Le 3 juillet 1962, date de la fin légale de la souveraineté française sur l’Algérie, ne vaut pas mieux que le 19 mars, parce qu’il n’a pas davantage mis fin à la violence. Mais si la date de la fin de la guerre d’Algérie ne peut pas être indiscutablement fixée, pourquoi ne pas se reporter à son début le 1er novembre 1954, qui ne peut être contesté ? Le 1er novembre est déjà un jour de recueillement en souvenir des morts. Il convient d’autant mieux que toutes les victimes du premier jour de la guerre étaient françaises, et représentaient les Français de France et d’Algérie, “pieds-noirs” et musulmans, les militaires de carrière, les appelés et les civils. Si l’on préfère éviter la date de la fête nationale algérienne, le soir du 31 octobre conviendrait aussi bien, sans exclure pour autant la possibilité d’une future commémoration commune, autour de l’idée que cette guerre aurait dû être prévenue...

                              Quoi qu’il en soit, le choix de la date n’est qu’une étape : le plus important et le plus difficile est de s’accorder, entre Français, puis entre Français et Algériens, sur un message susceptible de dépasser les affrontements et de promouvoir une véritable réconciliation :Source.


                              • frchrt 20 mars 2014 23:06

                                Aucune guerre ne se termine sans cesser le feu ou absence de combattant. Pourquoi ne pas vouloir admettre qu’apprendre à ne plus s’entre tuer c’est le plus grand pas vers la paix. La paix même si elle est longue et douloureuse parce que les hommes sont des prédateurs est mieux que la guerre. Les revanchards de tous poils sont des nuisibles plus que des compatissants ne pouvant admettre qu’ils puissent avoir des torts et responsabilités dans cette période post-cesser le feu sous prétexte qu’ils voulaient une fin d’hostilité qu’à leurs conditions et cette situation n’a fait que les parties n’étaient pas conciliables et que toute évidence une vie sous une même bannière et sur un même territoire n’était plus possible même pour ceux qui n’étaient pas jusque boutistes. Combien de leurs compatriotes leurs en veulent de cette attitude qui a anéanties tout espoir vers la construction d’un pays de conciliations pour tous ceux qui y étaient nés.

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