• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi les emplois disparaissent... et doivent disparaître

Pourquoi les emplois disparaissent... et doivent disparaître

Parlons travail et emplois. Je reprends ici l’essentiel d’un texte que j’ai publié il y a bien des années. Je le fais parce que je crois qu’il faut répéter ce message jusqu’à ce qu’on l’ait compris ; Nous sommes confrontés tous les jours aux conséquences sociales de ne PAS vouloir le comprendre.

Le travail. Rien n’est plus important que le travail, car le projet prioritaire de tout individu est de satisfaire ses besoins et ses desirs, en transformant ce qui est en ce qu’il voudrait qui soit. C’est ce qu’on appelle produire et le moyen d’y parvenir est le travail.

On peut dire, à juste titre, que les individus s’assemblent d’abord en société pour assurer leur défense en commun ; mais, dès qu’une société existe, c’est produire qui devient la priorité de tous les instants et c’est la division du travail que permet la vie en société qui devient le meilleur argument pour qu’on accepte les contraintes que celle-ci exige. La place du travail dans la société est primordiale.

Le travail est à la fois la clef de la production et donc de l’activité économique et la pierre d’assise de la structure sociale, puisqu’il est la forme privilégiée de distribution du revenu qui permet la consommation consensuelle de cette production. Or, ajourd’hui, le travail est en crise. Aujourd’hui, nous avons une crise financière qui fait les manchettes, mais, derrière cette crise qui met en interaction des symboles, il y a le problème réel d’une production mésadaptée aux besoins et celui, encore plus grave, de l’exclusion systématique d’une part croissante de la main-d’oeuvre de toute participation significative à la satisfaction des besoins de l’humanité.

Une exclusion de la production qui sert à justifier son exclusion de la consommation équitable du produit. Son exclusion concomitante, aussi, du processus de décision et donc de tout engagement profond envers l’évolution et le développement de cette société dont cette main-d’œuvre laissée oisive est aliénée. C’est cette cette aliénation qui est le problème prioritaire auquel la société contemporaine doit faire face.

Cette aliénation, dans les pays développés, prend la forme emblématique du chômage. Trouver une solution au problème du chômage est la clef d’un avenir de prospérité et de paix. Mais la solution au problème de la remise au travail passe d’abord par la compréhension de la distinction entre travail et emploi.

Le travail, c’est un effort qu’on consent pour obtenir un résultat. Aussi longtemps que tous nos besoins ne seront pas comblés et que tous nos désirs ne seront pas satisfaits, il y aura toujours du travail à accomplir, Dite que l’on manque de travail est une absurdité. Le problème actuel n’est pas que nous manquions de travail, mais que nous manquions d’emplois, ce qui n’est pas du tout la même chose.

L’emploi n’est qu’une façon de travailler ; c’est celle qui consiste à exécuter certaines tâches, ou à s’acquitter de certaines fonctions, en considération d’un salaire déterminé. Il y a d’autres façons de travailler et d’autres modes de rémunération. Avant la révolution industrielle, l’emploi comme nous le connaissons aujourd’hui, n’existait guère que pour les domestiques qu’on « engageait » – et qui recevaient leurs « gages » -et pour les soldats, qui touchaient leur « solde ». Serfs et artisans, commerçants, troubadours, la masse de la main-d’oeuvre était constituée de travailleurs autonomes. Ceux-ci manquaient souvent de revenus, mais jamais de travail.

C’est avec l’industrialisation que la majorité des travailleurs ont cessé d’être autonomes pour devenir dépendants d’une machine sans laquelle leurs efforts n’avaient plus qu’une valeur dérisoire. Dans cette situation de dépendance du capital fixe, l’emploi à salaire fixe apparaissait comme un progrès social, remplaçant la rémunération à la pièce qu’on pouvait dire inhumaine, même si des cyniques pourraient penser que cette dernière a surtout été mise au rancart parce qu’elle avait le tort d’être incompatible avec le travail à la chaîne…

L’emploi – le « job » – est la meilleure façon de travailler à la chaîne, quand on peut diviser le travail en ses éléments constituants les plus simples et superviser l’exécution de chaque élément en mesurant son output immédiat. Pour fabriquer des souliers ou des jujubes, par exemple, le « job » est imbattable. Dans le travail à la chaîne, chaque travailleur, comme une machine, a son « programme » qui est son « job » ; le système agence l’output de chaque travailleur et tout le monde trouve, au bout de la chaîne, chaussure à son pied et des jujubes à son goût. C’est la façon de travailler qui correspond le mieux à une production industrielle, quand le travailleur exécute du « travail en miettes ».

Mais aujourd’hui, nous n’en sommes plus là. Maintenant, ce sont de vraies machines qui font – et qui feront de plus en plus – ce que faisaient ces ouvriers industriels de jadis qu’on traitait comme des machines. Le problème, c’est que, pour le travail qui exige encore une intervention humaine directe dans une production surtout tertiaire, l’emploi n’est simplement pas la meilleure structure d’encadrement et de rémunération. D’autres façons de travailler correspondent mieux aux exigences des sociétés postindustrielles.

Les emplois sont donc en voie de disparition. Les emplois disparaissent parce qu’ils sont devenus une forme désuète d’encadrement du travail. Les emplois disparaissent ? Où est la surprise ? Il y a deux siècles qu’on remplace des travailleurs par des machines ! La crise que nous vivons n’est pas une surprise, elle est simplement la phase ultime de la révolution industrielle.

Nous utilisons des machines de plus en plus performantes et la conséquence pour la main-d’oeuvre – discutées ad nauseam depuis des décennies ! – était inévitable et parfaitement prévisible : une même main-d’œuvre allait produire de plus en plus… ou une production industrielle constante exigerait une main-d’oeuvre de plus en plus réduite.

Parler de récession et de conjoncture pour expliquer le chômage actuel est donc un pieux mensonge. Il faut d’abord accepter cette évidence d’une incontournable baisse de la demande de travail quand un seuil de satisfaction est atteint. Ensuite, il faut en tirer les conséquence et faire ce qu’il faut faire : encourager le travail autonome et bâtir une structure de production ENTREPRENEURIALE…. mais tout en assurant la sécurité du revenu. C’est ça le défi. Aussi longtemps qu’on ne verra pas la production, le travail et la PRIORITÉ DE LA GOUVERNANCE en ces termes, nos problèmes iront en s’aggravant.


Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

43 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 2013 09:35

    À l’auteur :
    « encourager le travail autonome et bâtir une structure de production ENTREPRENEURIALE…. mais tout en assurant la sécurité du revenu. »

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financé par l’Épargne.

    http://www.sincerites.org/article-le-di ... 09790.html
    ou
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf


    • JL JL 26 mars 2013 09:42

      Il commence vraiment à devenir puant, ce mec qui s’empresse pour être le premier à déposer ce qu’il faut appeler une crotte dès qu’un article lui parait en rapport avec son propos débile.

      C’est une crotte pour deux raisons : ce n’est jamais un commentaire intelligent sur l’article dont on se demande s’il l’a lu ; et le tract qu’il poste fait référence à un projet qui est à l’économie ce que le mouvement perpétuel est à la mécanique.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 2013 09:52

      Par JL (---.---.---.29) 26 mars 09:36
      « Selon vous, qui va payer pour assurer la sécurité du revenu ? »

      Le DIVIDENDE UNIVERSEL ! ! !...


    • JL JL 26 mars 2013 10:17

      Oui, c’est bien ça : la pensée magique.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 2013 10:31

      Par JL (---.---.---.29) 26 mars 09:42
      « un projet qui est à l’économie ce que le mouvement perpétuel est à la mécanique. »

      Comme toujours : erreur !
      Ce projet ne prétend pas être un « mouvement perpétuel » économique.
      « Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel ».


    • 1984 26 mars 2013 18:02

      Sympa cette petite ambiance détendue !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 2013 19:10

      Par 1984 (---.---.---.21) 26 mars 18:02

      Eh oui. Il en va toujours ainsi avec jl...
       smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 20:43

      « Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage. »

      Si je comprends bien chacun, dès sa naissance, devient un spéculateur qui devra faire fructifier son capital pour éradiquer le chômage grâce à l’épargne.
      L’épargne de qui ? 

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 mars 2013 07:33

      Par L’enfoiré (---.---.---.18) 26 mars 20:43
      L’épargne de qui ? 

      C’est dit ici :
      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf


    • JL JL 26 mars 2013 09:36

      Bonjour Pierre JC Alard

      tout n’est pas à jeter dans cet article, et je le respecte en tant qu’exposé de votre opinion.

      Mais je voudrais réagir sur ça : ’’ ce qu’il faut faire : encourager le travail autonome et bâtir une structure de production ENTREPRENEURIALE…. mais tout en assurant la sécurité du revenu.’’

      Selon vous, qui va payer pour assurer la sécurité du revenu ?

      Par ailleurs, j’aime bien dire que chacun voit midi à sa porte. Laissez moi porter à votre connaissance, ainsi qu’à celle des éventuels lecteurs, ce texte de Robert Castel qui regarde depuis un autre méridien mais qui n’est pas forcément en contradiction avec vous :

      La fin du travail, un mythe démobilisateur : ’’ Le sociologue Robert Castel s’élève contre ceux qui diagnostiquent la fin du travail et montre comment ce dernier constitue toujours le mode dominant d’insertion sociale. Selon lui, c’est dans le cadre d’un renouvellement de la société salariale que devrait se penser la lutte actuelle contre le chômage et la précarité. Nous publions les bonnes feuilles de sa contribution à un ouvrage collectif, « Le Monde du travail », sous la direction de Jacques Kergoat et Danièle Lienart aux éditions La Découverte (Paris).

      nb. Je n’ai pas lu l’ouvrage, seulement les bonnes feuilles comme ils disent dans Le Monde Diplomatique, cf lien.


      • Le printemps arrive Le printemps arrive 27 mars 2013 07:36

        « Selon vous, qui va payer pour assurer la sécurité du revenu ? »

        Une réponse ici


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 mars 2013 15:14

        @ JL... et tous


        J’aimerais préciser que je ne SUIS PAS en faveur d’un dividende universel . Ne suis pas asses clair quand je dis : SEUL LE TRAVAIL PRODUIT DE LA RICHESSE ? Ceux qui veulent sérieusement discuter de cet article devrait d’abord lire les deux articles en lien :




        PJCA

      • jpm jpm 27 mars 2013 15:54

        @ PJCA

        Si seul le travail produit de la richesse... que penser des gens qui vivent richement des revenus de leur patrimoine sans travailler. Il arrive même que ce patrimoine soit hérité... et que donc les bénéficiaires de ce patrimoine n´aient jamais eu besoin de travailler pour l´obtenir

        Malgré tout dans l´absolu je suis d’accord avec cette phrase pour les travailleurs pauvres... que seul leur travail produit de la richesse.

        Mais alors, justement maintenant que l´emploi rémunéré devient de plus en plus rare, les machines prenant le plus souvent la place du travail peu qualifié, que fait on pour ceux qui ne trouvent plus d´emploi. Tout le monde ne peut pas monter son petit business ou sa petite société de services... car tout le monde n´a pas les compétences pour cela. Par ailleurs, ce n´est pas sur que l´offre de services soit toujours solvable... C´est à dire, c´est bien d´avoir des gens pour tondre la pelouse ou faire l´entretien de la maison, encore faut il qu´il y ait des gens prêts à payer pour cela.

        C´est pour cela que dans un premier temps comme on ne peut pas laisser les gens mourir de faim et vivre de la mendicité, ou du bon vouloir de certains employeurs... je pense qu´il faut un revenu de base si possible inconditionnel, qui soit un socle vital... au delà duquel les gens pourront développer leurs activités et leurs talents... sans prendre le risque de n´avoir plus rien à la fin du mois… quelque soit leur choix de vie.

        J´ai lu votre article sur le revenu garanti... mais je n´ai pas très bien compris comment ce revenu s´appliquait aux gens qui n´ont malheureusement aucunes compétences ni envies de participer a la société marchande.


      • jpm jpm 26 mars 2013 09:50

        Pierre JC Allard, j´ai voté pour votre article et plus particulièrement sa conclusion… sur la nécessité de développer le travail autonome (indépendamment de l´emploi salarié qui se raréfie) tout en assurant la sécurité du revenu.

        Cette conclusion est parfaitement compatible avec le développement d´un revenu de base inconditionnel et cumulable qui offre un socle vital à tous les citoyens, tout en les encourageant à développer leurs activités et leur savoir faire et la production de biens et services pour augmenter leurs revenus et leur participation à l’économie du pays.


        • Robert GIL ROBERT GIL 26 mars 2013 10:42

          voici d’une façon humoristique (mais vrai) la disparition programmé des emplois avec le consentement passif de la population...

          voir : C’EST BIEN, C’EST AUTOMATIQUE.


          • JL JL 26 mars 2013 11:33

            Bonjour ROBERT GIL,

            Très bien, votre petit document. C’est quoi un établissement « CQI » ?


          • Robert GIL ROBERT GIL 26 mars 2013 11:42

            CQI pour « c’est cuit »...voyage sans retour !


          • Jacques_M 26 mars 2013 10:44

            Pierre JC Allard
            Merci pour cet article très clair et je suis d’’accord avec vos conclusions.

            D’accord aussi avec jpm et Jean-Pierre Llabrés pour le développement d’un revenu de base inconditionnel.

            Une des conclusions de Castel dans l’article mentionné plus haut :
            "promouvoir une réduction substantielle des temps de travail afin de redistribuer autrement que par l’intermédiaire du chômage le travail et les protections qui y sont rattachées ",

            Intéressant mais à condition de ne pas baisser le pouvoir d’achat.


            • jpm jpm 26 mars 2013 11:25

              Il est intéressant aussi de noter que la réduction du temps de travail ne passe pas nécessairement par la réduction du temps de travail journalier ou hebdomadaire. Cela peut aussi passer par des périodes de travail intense au cours de la vie... et d´autres périodes où l´on se consacre à des projets plus personnels. Ceci inclut bien évidemment le cas de ceux qui ont commencé à travailler très tôt... et qui devraient tout naturellement pourvoir partir plus tôt en retraite... en abandonnant évidemment les majorations qui auraient correspondu à leur ancienneté s´ils étaient restés en poste jusqu´au bout.


            • foufouille foufouille 26 mars 2013 11:21

              toujours pas au boulot, JL dati
               :->


              • armand 26 mars 2013 12:05

                Merci Mr Allard, donc pour faire court, la production n’a plus besoin de petits bras-petites payes. Mais elle continue à produire. Donc elle voudra continuer à vendre, mais à qui ? Que le travail bas de gamme disparaisse , aucun doute là dessus, il faudra alors inventer un autre mode de vie avec salaire ou revenu sans travail, sinon des milliards de personnes seront « out » et là, il va y avoir surement un petit « hic » non ?


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 mars 2013 15:21

                  @ Armand


                  Il y a une demande INFINIE pour des SERVICES. J’en parle dans des douzaines d’articles. Je ne puis que vous référer au site Nouvelle Societe

                  PJCA

                • foufouille foufouille 26 mars 2013 12:09

                  la SF a deja repondu a cette question
                  les meubles en kit
                  une voiture en kit
                  une civilisation d’artistes ou pire


                  • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 13:30

                    Disparaître peut-être pas, mais changer complètement de physionomie, ça c’est sûr.

                    Le travail en 2020 pourrait se transformer à tel point que la relation salaire-travail pourrait avoir une tendance inverse, s’affiner et être plus rentable par minute de travail rentable effectif.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 13:45

                      C’est peut-être ainsi que la rétrocession de ce qu’a apporté les machines se produira...


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 mars 2013 15:27

                      @ L,enfoire



                      Tout a fait. Une societé qui se complexifie, avec une structure de travai(services) et donc de taches complementaire, rend un nombre croissant de travailleurs irremplacables et tend vers une meilleure distribution du revenu... et du pouvoir. Ça aussi je l’explique dans Nouvelle Société. Mais je suis vieux et j’en ai un marre de le dire... A ceux que ca intéresse de le lire

                      PJCA


                    • sleeping-zombie 26 mars 2013 13:54

                      D’accord avec l’auteur, on souffre actuellement d’avoir une technologie du 21eme siecle couplée avec une mentalité du moyen-age..


                      • cardom325 cardom325 26 mars 2013 13:55

                        Article tout à fait intéressant, c est le salariat qui est mort, mais difficile à faire passer la pilule à une classe dirigeante , de gauche ou de droite , qui survit grâce aux antagonismes nés de cette rareté (bientôt disparition) du travail , tout aussi difficile de faire passer le message à la population conditionnée , d’autant que la contrepartie est l’autonomie , donc réfléchir par soi même , une liberté certes, mais un défi pas facile à appréhender


                        • Le printemps arrive Le printemps arrive 27 mars 2013 07:50

                          c’est pour cela qu’il faut comprendre, puis expliquer pour évoluer.

                          Ce n’est pas l’intérêt de la classe dirigeante, qui vit en parasite sur le travail d’une majorité, il ne faut pas leur en vouloir (= colère), il faut en prendre conscience.
                          L’actualité nous permet d’avoir des arguments concrets pour montrer la voie.

                          A ceux qui ont compris de transmettre dans la vie réelle.

                          j’aime bien cela ou ceci
                          ou encore ici


                        • soi même 26 mars 2013 13:57

                          Et oui vous avez tous à fait raison, aucune étude sérieuse sur la production mécanisé qui détruit en concurrence l’emploi de salarie.
                          Car il faut bien se rendre à l’évidence l’activité de la production mécanisé ne pourra jamais crée le pleins emplois, par contre crées des chômages durables et permanents, si cela ’est pas pris en compte dans les grandes réflexions économiques, on ne pourra que s’attendre qu’a une régression généralise du travail dans le monde !
                          Donc une paupérisation mondiale qui épargnerons aucuns pays, surtout si il y a en même temps une accélération des captations des richesses naturel par des grands groupes financiers.
                          Terre agricole, eaux, brevetable du vivant !

                          Nous sonnes devant le plus grand défis historique de l’humanité, avons nous le courage et la lucidité à le relever, si il y a pas le contrepoids nécessaire pour contre balancer cette dérive, nous allons vers une barbarie sans mot !

                           


                          • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 14:14

                            Depuis quand croyez-vous que j’avais entrevu ce qui allait se passer ?

                            30 ans pour moi.
                            Quand la machine est sortie des entreprises avec le PC pour aller se pointer chez le particulier.
                            Le traitement des informations ne lui était pas destiné à l’origine.
                            Quand ensuite les communications ont pointé le bout du nez avec Internet.
                            Là on est entré dans la cours du travail à la commande et non plus appointé.


                          • soi même 26 mars 2013 14:25

                            @ L’enfoiré, heureusement que tu n’es pas seul à réfléchie, car si non tes chevilles gonfleraient !

                             


                          • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 14:29

                            Les chevilles, c’est pas ça le problème... Le poids de la tête c’est plus lourd à supporter... smiley


                          • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 14:30

                            Si t’as pas compris, regarde mon à propos, tu comprendras. 


                          • chmoll chmoll 26 mars 2013 17:47

                            et c pas fini , le principal vivier d’emplois artisans ,TPE s’en vont aussi dans les pays frontaliers


                            • Fred94 26 mars 2013 18:54

                              L’emploi autonome est déjà en train de se développer avec comme soutien les nouveaux échanges sociaux (savoir, savoir-faire, matériel) ainsi que la solidarité. 

                              Le revenu universel n’est pas une bonne idée car nous avons des envies différentes. Par contre nos besoins sont communs donc universels et doivent être assurés pour tous, ce qui aménerait la fin du travail et de l’argent. 

                              Il est évident que ce futur n’est pas celui que veulent les « dominants » mais c’est ce futur qui permettra à l’humanité de vivre une nouvelle page de son hsitoire.


                              • jpm jpm 27 mars 2013 15:19

                                Le revenu universel (distribution d´un revenu de base inconditionnel a tous) est un revenu social socle permettant de vivre modestement auquel s´ajoute les autres revenus d´activite.

                                Au dela de ce revenu de base, c´est a chacun de choisir sa vie professionnelle en fonction de ses envies et de ses competences. Certains pourront se contenter momentanement de ce revenu de base, le temps de mener a bien un projet personnel (temps de reflection pour un artiste... ou de formation pour un etudiant) et d´autres chercheront a gagner davantage en travaillant. Mais chacun pourra exercer sa liberte d´action... tout en etant assure de toujours avoir de quoi vivre a la fin du mois, quelque soit le succes de son activite.

                                Les besoins universels (manger, se vetir et habiter) seraient donc satisfaits par ce revenu de base... et chacun obtiendrait le superflux par son travail ou sa participation aux besoins de la societe.


                              • Bracam Bracam 26 mars 2013 19:09

                                Magnifique, cette vision de l’individu entrepreneur bâtisseur de SA petite vie, inventeur de prestations indispensables certainement pour son entourage, qui le lui rendra sous des formes comparables à inventer également (en permanence, avec une souplesse et une volonté constantes et de très haut niveau). Un retour au troc, un peu plus poussé que « je promène des chiens - vous m’accordez un cours informatique ou vous me véhiculez à l’autre bout de la ville pour que je puisse effectuer 1 heure de ménage » et autres activités certes difficiles à créer de toutes pièces, mais qui réclameront beaucoup de volonté, d’envie de vivre, de forces, de santé. Qui pourraient recréer la société solidaire qui a souvent disparu... ou pas. On va encore voir durant quelques temps de beaux vainqueurs et bien des petites troupes de victimes (de faiblesse, de lâcheté, de tou et rien à la fois).


                                • Bracam Bracam 26 mars 2013 23:10

                                  D’accord... J’attends avec impatience une école qui l’enseigne, l’impartialité. Avec l’objectvité et l’honnêteté intellectuelle, la morale, et certificat de fin d’études. Mouarf... 


                                • AstreLune AstreLune 27 mars 2013 08:54

                                  La propagande la plus tenace de notre société travailliste, c’est de s’imaginer que les relations humaines sont vouées à se désagréger si elles ne sont pas entretenues par une économie de croissance et une politique du tout-emploi.

                                  L’argument majeur c’est : l’homme est un loup pour l’homme. On aime toujours à penser que le voisin est plus malhonnête que nous.

                                  Actuellement, j’ose avancer l’hypothèse qu’en dehors de toute tendance naturelle à la domination, ce qui peut pousser l’homme à être le plus inhumain, c’est le manque, la pénurie, l’avidité, la frustration.

                                  L’argent est la cause majeure. Ecoutez un JT. Ecoutez les gens autour de vous. Quand il y a un problème, il s’agit 9 cas sur 10 d’une question d’argent. Et si l’on gratte un petit peu la surface de certains problèmes, on peut même arrondir à 9,5 cas sur 10.

                                  La majeure partie des crimes dont on vous fait l’étalage a pour vocation l’argent ou la possession matérielle.

                                  Le tout emploi est une utopie ainsi que le signale l’article, ne serait-ce que parce qu’on tend vers le « tout technologie ».

                                  On aime à dire que les écolos-bobo-hippie ne sont pas progressiste, mais les travaillistes du tout-emploi dans leur genre, sont prêts à tout sacrifier pourvu que le saint travail soit distribué à tous, comme le pain du Christ.

                                  Ainsi que le disait Arendt, on se dirige vers une société de travailleurs sans travail. Ce qui est inquiétant, c’est pas que l’emploi disparaît ; C’est que les gens ne sont pas prêts à le voir disparaître du tout. Parce qu’on ne sait plus faire autre chose que travailler. Tout s’acquiert par le travail. Même l’estime des autres.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès