Voilà de bonnes nouvelles. Le clan Sarkozy, c'est la défaite dans la défaite. Dire que les analystes disaient qu'il était peu probable que le Sénat passât à gauche ! Ils sont toujours à la pointe de l'analyse de l'opinion.
Les journalistes nous avaient pourtant dit que Nicolas Sarkozy avait été l'artisan du renouveau de l'Europe, le roi, l'empereur de la gestion de la crise, le sauveur de l'euro. Ils disaient que les affaires n'avaient pas d'incidence et comparaient une accumulation effroyable d'affaires sous Sarkozy avec l'affaire de diamants de VGE qui est, quoi qu'il advienne, une broutille en regard de ce qui concerne la Sarkozie. C'est un peu la paille et la poutre de la parabole biblique.
Donc la policée Balkany après s'être fait plumer aux cantonales elle s'est ramassée aux Sénatoriales. Cela val mal en Neuillyois. Ensuite à Paris, la liste de Fillon avec deux ministres au moins, Jouanneau et le Momo, la girouette supersonique s'est ramassée aussi, recuite par une liste dissidente. Le Momo est défait. Il ne sera pas sénateur. Sarkozy la sentait-il bien celle-là d'élection ?
Bien fait. Dire que cette inique loi autorise les élus des Assemblées à revenir à leur poste après un passage au maroquin. Dire que ce pouvoir ne cesse de mélanger les genre avec la possibilité aux ministres de se présenter aux élections municipales, départementales, régionales, européennes, législatives et encore sénatoriales. Montesquieu se retourne dans sa tombe à creuser un autre tunnel sous la Manche.
Le Sénat historiquement à droite bascule. Voilà ce qu'aura amené Sarkozy : le chaos, l'arrogance, l'injustice, la honte, les affaires pour les Français et la défaite pour l'UMP. Il paraît que sa candidature pourrait être remise en cause. Surtout pas. Il faut qu'il boive le calice jusqu'à la lie. Il faut qu'il soit candidat et qu'il se ramasse pour que ce soit le peuple français qui le mette à la porte avec fracas pour qu'ensuite la justice s'occupe de lui et de ses affidés.
Et pour commencer rectifions des mensonges récents que les journalistes peinent à contredire.
Celle qui fut appelée en son temps Ouh la menteuse, en a sortie une de belle : la mise en examen des amis de Sarkozy prouve que la République irréprochable, ça marche. Elle prend les Français peut-être pour des militants du Premier Cercle, peut-être, ou des salariés de l'UMP. Elle ajoute que l'affaire de Karachi ne peut pas concerner Sarkozy et qu'en plus c'était il y a si longtemps.
Pour la Républqiue irréprochable notons les illégalités de Péchenard, Squarcini,de Guéant, d'Hortefeux. pour les affaires je vous convie à relire la liste plus bas. Dans ces illégalités rappelons les sondages et consultants en com pour des montants astronomiques sans appel d'offre, sondages et consultants de l'Elysée, il va de soi. Rappelons l'illégalité de l'action de Courroye. Rappelons l'étendue du secret défense à des bâtiments publics notamment de la DGSE.
Dans l'affaire Karachi, quand l'Elysée dit que Sarkozy n'est pas cité et hors du coup rappelons que la police luxembourgeoise - c'est donc dans le dossier - cite Sarkozy comme l'intervenant majeur dans la constitution de la société Heine qui va recevoir les commissions. Citons également les carnets de Menayas qui font partie du dossier dans lesquels les initiales NS apparaissent et quand Menayas a été interrogé il a déclaré que ces initiales correspondaient à Nicolas Sarkozy. Dire que cela ne concerne que 1994 et 1995 c'est oublier bien sûr la lettre de Boivin à Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur réclamant 8 millions d'euros. Pourquoi donc cette lettre à Sarkozy s'il n'est pas concerné d'une manière ou d'une autre. Le minsitre de l'intéreur n'est ni le premier ministre, ni le ministre de la défense, ni le Président, ni le ministre du budget ; Il n'a donc aucun pouvoir théorique à ce poste pour régler ce différend. Si Boivin le contact c'est bien pour une raison, non ?
Voici ce que sait la justice, en particulier avec les carnets de Menayas, le rapport de police luxembourgeoise et l'Elysée ose dire que Sarkozy n'apparaît nulle part ! Rappelons que ces témoignages sont enregistrés par le juge Van Ruymbecke qui a mis en examen les amis de Sarkozy. Donc son nom apparaît bel et bien dans la procédure et est bien cité par un témoin en l'occurrence Menayas.
Le NouvelObs : Pendant dix ans, l'as des shadow companies vit sur un nuage. Il est incontournable. Au cœur de tous les gros contrats. Et puis, en 2004, il est brusquement remercié par la DCN. Fini les commissions juteuses. Fou de rage, il demande de colossales indemnités, soit 8 millions d'euros. Devant le refus de la DCN, qui lui propose une compensation de 610 000 euros, il menace de révéler l'identité de tous les "agents" qu'il a traités depuis 1994, en particulier ceux que Heine puis Eurolux ont payé. Il écrit à Jacques Chirac et à Nicolas Sarkozy. Des officines sont chargées de le surveiller, voire de l'intimider. Mais Boivin persiste. Il dit qu'il a déposé dans un coffre de l'UBS à Zurich suffisamment de documents pour faire sauter la moitié du gouvernement français. Son assurance-vie. Gérard-Philippe Menayas confirme au juge ce bras de fer entre le maître chanteur et les autorités françaises : « M. Boivin menaçait de révéler ce qu'il avait dans son coffre et ce qu'il savait des autres agents en général. [...] Il connaissait le compte de tous les agents. Il était le seul à les connaître. "
Est-ce cette face sombre des relations entre le pouvoir et la corruption que Boivin veut mettre sur la place publique ? Est-il prêt à jouer les balances et à livrer les noms des bénéficiaires français des fameuses rétrocommissions ? Le juge Van Ruymbeke creuse cette piste. Pour l'aider, il a les documents saisis chez Gérard-Philippe Menayas. Comme le général Rondot dans l'affaire Clearstream, le responsable de la DCN a l'habitude de tout noter. Les scribes sont de formidables auxiliaires de justice. Le magistrat présente alors au témoin, médusé, une note qu'il a écrite à l'automne 2006, dans laquelle il fait état de la visite qu'a eue Boivin de "deux personnes, au Luxembourg, le 26 octobre 2006, mandatées par NS (Nicolas Sarkozy, ndlr), et qui auraient demandé la liquidation ou la karchérisation des plates-formes de rang 2." Menayas confirme : "Ces deux personnes étaient selon toute vraisemblance mandatées par EPEE (une officine de renseignement). J'ai noté qu'ils étaient mandatés par NS, à savoir Nicolas Sarkozy, car M. Boivin m'a dit qu'ils s'étaient présentés comme tels."
Enfin plus récemment, la presse s'est fait l'écho de deux témoignages de banquier suisses disant que Nicolas Sarkozy est venu lui-même en Suisse chercher des valises. Pas cité alors ? Extrait du livre de Péans : "Des valises de billets étaient sorties ce jour-là de leur banque et il n'y aurait pas eu de problème pour les rapporter en France (...) Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, s'était déplacé escorté de policiers et avait emprunté la sortie française de l'aéroport de Genève. C'est ainsi qu'il était revenu dans l'Hexagone." Le comble, il était, selon ce témoignage, ministre du budget et se faisait escorter. L'amoralité n'a pas de fond, aurait pu dire Einstein.
Mais il ne faut pas oublier non plus que Morin, qui aujourd'hui donne des leçons de morale, a refusé de transmettre à la commission de levée du secret défense la demande du juge Trévidic alors que la loi lui impose de le faire dans les deux mois après le dépôt de la demande. Il faut se rappeler que cette commission n'est que consultative et qu'elle a refusé plus de la moitié des documents demandés et que Fillon malgré la promesse de Sarkozy de lever tous les secrets défense, s'est contenté de suivre l'avis de la commission alors que son pouvoir lui permettait de tout lever.
Et pour terminer un document adressé par François Léotard à Nicolas Sarkozy ministre du budget dans la signature de l'accord des sous-marins afin que la France cautionne cette vente.

Le capitaine armateur Sarkozy a cru avoir des cloisons étanches. Il a voulu durcir le secret défense, n'a pas réussi à faire sauter le juge d'instructuion, mais il y a eu sur sa route quelques icebergs commes les Woerth, Takieddine, Lagarde. Et des obus afutés, les Trévidic, Le Loir, Van Ruymbecke, Prévost Desprez, Nadal. Le Sarko-tanic fait voie d'eau de toutes parts.
Notre combat à partir de maintenant n'est pas de faire battre Sarkozy au second tout, mais bien au premier tour. Nos armes ? A l'argent nous répondrons par le bénévolat et la gratuité. A la corruption, l'illégalité, l'abus de pouvoir, l'abus de biens sociaux nous répondrons par la légalité, par la démocratie, par le vote. Aux insultes nous répondrons par des arguments et par l'étalage de toutes les affaires, de tous les fiascos, de toutes les incompétences, de toutes les trahisons, de toutes les injustices de ce pouvoir. Et il y a à faire.
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