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Quand les « grands » de ce monde se défoulent sur le peuple…

Jamais les tensions n’auront atteint ce niveau dans ce pays autrefois nommé pays des droits de l’homme.

La pression sur les salariés est de plus en plus pressente, les menaces sur les petites gens se font douloureuses.

Les plus aisés ne sentent pas la douleur des autres ; ces grands du monde nous tuent.

La souffrance au travail est partout car les salaires sont bas et ne permettent que de survivre pour la moitié - au moins - des salariés. Les pressions des grands chefs ont une influence négative sur le comportement des petits sbires qui font payer cash leurs collaborateurs en leur donnant toujours plus de travail, moins de moyens et le tout sans aucune considération.

Certains de ces collaborateurs, au lieu de crier leur souffrance, brossent les manches déjà usées du commandant d’unité. D’autres osent à peine lever le ton et dire que le bon sens devrait retrouver le chemin naturel du dialogue et du travail efficace, dans le respect de chacun.

Il est temps de mettre fin à la célèbre phrase « diviser pour mieux régner » : une telle pratique ne tient pas debout. Les salariés heureux au travail ne sont ils pas plus efficaces, plus « productifs » moins entrain à renoncer à un effort supplémentaire pour la survie de leur entreprise, de leur administration ?

Qu’on ne nous dise pas que la situation est due à la politique, à l’Europe, au monde. Non, les vrais responsables de cette situation c’est…nous ! Nous qui n’osons rien dire mais nous plaignions. Nous qui face à l’obstacle n’essayons pas de le surmonter avec bon sens, mais avec défaitisme. Nous, qui crevons chaque jour d’un manque de moyen ne nous permettant plus de subvenir aux besoins de nos proches, restons sans broncher.

« Si vous n’êtes pas contents, rendez vos tabliers ! » nous dit-on ouvertement. Laisserons-nous détruire nos vies, celles de nos enfants et de nos petits-enfants ? Continuerons-nous d’être hypocrites et râleur, donneur de leçon et mauvais hôte ?

N’est-il pas enfin venu le temps de demander ce que nous ne devrions pas avoir à réclamer tant cela devrait être normal et naturel : un peu de respect, de considération et les moyens de travailler et de vivre décemment.

par French Observer jeudi 10 février 2011 - 7 réactions
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  • Par Hermes (xxx.xxx.xxx.93) 10 février 2011 15:55
    Hermes

    Bonjour,

    nous sommes effectivement en plein dans la dialectique agresseur-agressé. On ne demande pas à un agresseur de cesser d’agresser, car ce faisant, on ne cesse pas d’être une victime.

    En acceptant d’être une victime, il y a d’abord une violence retournée contre soi-même, par soi-même, et souvent l’attente de pouvoir devenir à son tour agresseur.

    Dans le chemin d’une coopération consciente et constructive, on ne demande pas le respect, car on se respecte déjà soi-même, en dépassant la peur et la violence que nous nous imposons à nous-même.

    La révolution c’est l’extériorisation de cette violence, le courage, qui n’est que l’autre face de la monnaie de la peur. On sait où ça mène : la terreur, le stalinisme etc...

    La révolution intérieure c’est bien plus que ça, c’est la sortie du système de la peur, en voyant qu’il ne s’agit que d’un cauchemard et qu’en réalité, on dort. Le repère principal sur ce chemin c’est la non violence interne : je prend conscience de ma capacité à sortir de la souffrance et de la peur et je l’exerce (je le peux et je le fais). La non-violence interne est difficile à maintenir à cause de nos habitudes à accumuler du stress. Elle ne doit pas être confondue avec la non-violence externe qu peut elle même être une position interne très violente. Ce n’est pas un idéal, mais un moyen de rester sur le chemin de l"l’humanité".

    Sur ce chemin là, tout peut devenir possible.

    PS : voyez comme ces mots ont déjà été récupérés par nos grands manipulateurs ! Ce ne sont que des mots, rien de réel smiley Seule l’expérience de chacun est réelle. Les mots ne sont qu’un moyen.

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