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Accueil du site > Tribune Libre > Quand Mike Pence dénonce le « totalitarisme » au Venezuela

Quand Mike Pence dénonce le « totalitarisme » au Venezuela

Tranquille, le Vice-président étatsunien monte d'un cran dans la rhétorique impérialiste.

Les déclarations

Le 15 juin dernier, lors d'une conférence sur « La Prospérité et la Sécurité en Amérique Centrale », organisée conjointement par le Département d'État (US), le Département de la Sécurité intérieure (US) et le Mexique ; s'adressant à un parterre de dirigeants d'Amérique Centrale, le Vice-président américain, Mike Pence, parlant de la situation au Venezuela, adressait la mise en garde suivante :

Il suffit de regarder le Venezuela pour voir ce qui se produit lorsque la démocratie est compromise.

Cette nation, autrefois riche, s'effondre dans l'autoritarisme qui a causé des souffrance incalculables au peuple vénézuélien, et son basculement dans la pauvreté. Nous devons tous élever notre voix pour condamner les abus de pouvoir et les pratiques du gouvernement envers son propre peuple, et nous devons le faire maintenant. Source : Reuters, traduction LVPC

Déclaration largement applaudie par un parterre totalement acquis à la vision belliqueuse et néocolonialiste de l'intéressé, le journaliste ajoutant même, pour l'occasion que :

Depuis le début du mois d'avril, les manifestations ont fait 69 morts et des centaines de blessés. L'opposition a été encore avivée par le plan de (Nicolas) Maduro en vue d'organiser des élections le 30 juillet prochain visant à l'élection d'une assemblée constitutante (...).

Plus tôt ce mois-ci, les États-Unis dénonçaient l'interdiction de manifester et appelaient à des élections libres, disant que (Nicolas) Maduro ne devrait pas être autorisé à suivre un chemin « dictatorial » comme celui du Président syrien, Bachar al- Assad. Source : Reuters, traduction LVPC

Réaction de Nicolas Maduro

Je dis au Vice-président des États-Unis de garder son nez hors du Venezuela. Il n'y aura pas de gringo, de yankee, d'intervention impérialiste au Venezuela. Source : Reuters, traduction LVPC

Analyse

Tout d'abord il convient de se rappeler que ce n'est pas la « population » qui manifeste au Venezuela, mais une toute petite frange de la population aisée, aidée en cela par des jeunes désoeuvrés qu'ils paient pour faire la sale besogne.

Cette droite des possédants, qui se fiche de la démocratie comme d'une guigne a été rendue littéralement folle de rage par l'initiative du Président Nicolas Maduro qui a signé, le 23 mai dernier, un décret définissant les modalités d'élection des membres de l'assemblée constituante appelée à rédiger une nouvelle constitution. Cette assemblée comptera 540 membres dont 176 issus du monde associatif (syndicats, étudiants, retraités), et les 364 autres élus selon un découpage par circonscriptions électorales.

Vous l'aurez compris, ce sont les 176 membres issus de la société civile qui ne « passent pas », attendu que pour cette droite, « populaire » implique « acquis aux idées de la révolution bolivarienne ». D'une manière générale, les notables sont notoirement réfractaires à l'idée que des simples citoyens puissent décider de l'avenir du pays, et plus symboliquement encore, de participer à la rédaction de sa loi fondamentale.

Pourtant, lorsqu'on y songe, la constitution n'a pas pour objet de compléter les trois piliers du pouvoir que sont le législatif, l'exécutif et le judiciaire ; mais bien d'en délimiter strictement le cadre et de prévenir toute dérive totalitaire ou autocratique. À cette aune, les membres issus d'un de ces trois cénacles devraient être absolument empêchés d'y participer, et s'ils le devaient malgré tout, ils ne devraient plus être autorisés à siéger ultérieurement dans aucune de ces fonctions.

Les « victimes de la répression »

À ce sujet, je ne puis que vous conseiller l'excellent article de Thierry Deronne, qui vit au Venezuela et nous montre une toute autre réalité que celle dont les médias occidentaux, aux ordres de leur propriétaires/bailleurs, tentent de nous abreuver. Des policiers au nombres des « victimes », par ailleurs majoritairement de simples passants tués par les manifestants eux-mêmes ; armés jusqu'aux dents là où il est interdit aux forces de l'ordre d'intervenir avec autre chose que des canons à eau et des lacrymogènes.

Malgré les mortiers, armes à feu, grenades ou cocktails Molotov utilisés par les manifestants « pacifiques » (sans oublier les mannequins de chavistes pendus aux ponts, signature du paramilitarisme colombien), la loi interdit à la Police ou la Garde Nationale d’user de leurs armes à feu. Les manifestants de droite en profitent pour pousser leur avantage, déverser leur racisme sur les gardes ou policiers, les provoquer à coups de jets d’urine, d’excréments et de tirs à balles réelles, guettant la réaction pour les caméras de CNN. Les fonctionnaires des forces de l’ordre qui ont désobéi et qui se sont rendus coupables de blessures ou de morts de manifestants ont été arrêtés et poursuivis en justice (10). Le fait est que la grande majorité des victimes sont des travailleurs qui allaient au boulot ou en revenaient, des militants chavistes ou des membres des forces de l’ordre (11). C’est pourquoi le « Monde » parle de morts en général – pour que l’on croie qu’il s’agit de « morts du régime ». Allonger la liste des « morts » sert à augmenter l’appui planétaire a la déstabilisation : il y a dans ces meurtres, il est terrible de le constater, un effet de commande médiatique. Source : Comment « Le Monde » invente la « répression » au Venezuela

Basculement dans la pauvreté

Le Venezuela est un pays en développement, classé 59e pour le PIB / habitant (PPA) par le FMI. Son économie est essentiellement tournée autour du pétrole et du gaz naturel, secteur qui représente 95 % des exportations et 25 % du PIB. Or les États-Unis maintiennent artificiellement bas le prix du baril de pétrole depuis des années déjà, précisément pour affaiblir les économies des pays producteurs qui ne sont pas directement placés sous leur coupe (Russie, Iran, Venezuela).

Néanmoins le pays reste parmi les moins inégalitaires de la région, selon le calcul du coefficient de GINI, dans un rapport publié récemment par les Nations Unies.

Impérialisme à son paroxysme

Nous vivons malheureusement à une époque charnière. Une époque où les États-Unis d'Amérique ont compris qu'ils sont sur une pente qui les mènera inéluctablement à la perte de leur leadership ; ce qui est déjà le cas, si l'on s'en tient strictement la l'économie, domaine dans lequel ils sont désormais en deuxième position derrière la Chine.

Mais savoir ne veut pas dire accepter, et il n'est rien de plus dangereux qu'un animal sauvage lorsqu'il est blessé, et qu'il sait sa fin proche. Ainsi, les États-Unis n'acceptent pas l'émergence d'un monde désormais multipolaire où ils devront s'accommoder du pouvoir sans cesse croissant des pays émergents et de la Chine.

Ainsi, appliquant strictement la doctrine Brzezinski[1], l'un des objectifs de la politique extérieure américaine reste le contrôle de l'accès et de l'exploitation des gisements pétroliers. Or il se trouve que le Venezuela possède plus d'un tiers des réserves pétrolières mondiales, même si ce pétrole reste plus coûteux à extraire que le pétrole saoudien, par exemple.

Mettre la main sur pareilles réserves permettrait non seulement de garantir durablement les approvisionnements pour l'Oncle Sam, mais surtout d'en priver les puissances rivales telles la Chine, et ainsi étouffer leur développement. C'est exactement la même raison pour laquelle la nouvelle administration étatsunienne veut revenir sur les accords conclus avec l'Iran. Pas question de laisser cette puissance régionale riche en gisements pétroliers s'allier avec l'ennemi. On préférera la stratégie du chaos. On met le pays à feu et à sang, puis on y installe un régime fantoche ou pas de régime du tout, on reprend le contrôle des réserves pétrolières et vogue la galère ! Ça ne vous rappelle rien ? Irak, Libye, Syrie...

Notes

[1] Zbigniew Brzezinski  : né le 28 mars 1928 à Varsovie (en Pologne) et mort le 26 mai 2017 à Falls Church (Virginie), est un politologue américain.

Il a été conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS – en rupture avec la Détente antérieure – qui mettait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou. Il reste jusqu'à sa mort un observateur écouté en matière de politique étrangère aux États-Unis. Source : Wikipedia

 

Article original sur LeVilainPetitCanard
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96 réactions à cet article    


  • antiireac 18 juin 11:52

    Les EU ont raison de s’inquiéter de l’évolution de situation au Venezuela un pays proche et qui est en plein déconfiture économique et politique. 


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 13:00

      @antiireac

      Les USA se fichent des Vénézuéliens et de la démocratie comme de colin-tampon. Tout ce qui les intéresse ce sont les formidables réserves de pétrole et de gaz naturel du pays.

      Depuis plus d’un siècle, les USA, pays colonisateur par excellence, a cherché à exploiter à vil prix les ressources de toute l’Amérique Centrale, et pour cela, ils n’ont pas hésité une seconde à fomenter des soulèvements et des révolutions jusqu’en Amérique du Sud (Chili, Argentine, etc).

      S’ils étaient seulement à moitié aussi respectueux du droit international qu’ils essaient de le faire croire, ils s’occuperaient de leurs oignons, et c’est tout le sous-continent qui s’en porterait mieux.

      Parce qu’à cette aune, camarade, dans la mesure où votre pays (la France) est en passe de rejoindre la Roumanie en termes d’emploi et de richesses, nous (Belgique) serions aussi fondés à venir fomenter des révoltes au titre de vous sauver de la misère ?


    • antiireac 18 juin 13:38

      @Philippe Huysmans
      Les pays latins d’Amérique du Sud ont une forte tradition dictatoriale et ceci dès le commencement de leurs existante ,ce n’est que très récemment que la plupart de ces pays se sont tournés vers la démocratie en prenant l’exemple sur les EU qui eux étaient démocratiques dès le départ.

      Alors oui les EU en tant que la nation majeur démocratique et 1ère économie de la région se devait et se doit s’ occuper de l’état de ces pays

    • popov 18 juin 14:45

      @antiireac


      En même temps, à chaque fois qu’un gouvernement démocratique est élu dans un pays d’Amérique Latine, la grande démocratie US fait tout pour le renverser.

    • popov 18 juin 14:50

      @Philippe Huysmans


      Bonjour

      La Wallonie qui annexe la France pour la sauver des socialistes, ce serait en effet hilarant.

    • popov 18 juin 14:57

      @Philippe Huysmans


      Bonjour

      La Wallonie qui annexe la France pour la sauver des socialistes, ce serait en effet un peu cocasse.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 16:01

      @antiireac

      Non, ils ont un lourd passif d’interventionnisme impérialiste américain, faut pas renverser les faits, M. réac.

      Ce n’est pas pour tien qu’on parle de révolution bolivarienne, non plus.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 16:06

      @popov

      Quels socialistes ? Miterrand a commencé le boulot en 1983, Hollande l’a terminé en 2017 et Macron est chargé de passer l’aspirateur.

      Exit le socialisme, place au ni-ni qui dans les faits s’appelle ordolibéralisme. Et pour l’ordo, vous allez déguster.

      Vous savez, Popov, ce n’est pas à cause des « terroristes » que l’État français souhaite transcrire l’état d’urgence dans le droit commun. Mais bien à cause des mouvements sociaux qui vont inévitablement suivre.

      Parce que si l’on y songe, il n’y a pas grande différence entre une dictature et une « démocratie » ou le pouvoir exécutif s’arroge des pouvoirs léonins que le législateur avait sagement saucisonné en exécutif, judiciaire et législatif, le tout chapeauté par la loi fondamentale, censée limiter les dérives totalitaires.

      Du coup, je me demande bien quel pays sera le plus démocratique : le Venezuela ou la France ?

      Et ça fait peur.


    • antiireac 18 juin 16:45

      @Philippe Huysmans
      Les EU ont libéré la Belgique sans eux tu chanterais Deuschland Ûber Alles a l’heure qu’il est.

      Et c’est pas la peine de passer aux insultes car avec ce que tu as écrit c’est toi qui est plutôt un réac ,car moi je combat des réacs de ton genre.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 16:56

      @antiireac

      Les États-Unis n’ont rien « libéré » du tout, faudrait vous renseigner un tout petit peu. Ils ont foncé comme des fous jusqu’à Berlin parce que les Russes arrivaient de l’autre côté. Et qu’ils voulaient éviter que les communistes occupent toute l’Europe.

      200.000 morts côté Américain, 25 millions côté Russe, ça ce sont des faits.

      Donc non, ami réac, pas du tout de « Deuschland Uber Alles », les Allemands n’avaient absolument pas de quoi mener autre chose qu’une guerre éclair, et savaient pertinemment, tout comme les Japonais le savaient, qu’en cas de guerre prolongée, ils étaient cuits. Exactement ce qui s’est produit d’ailleurs.

      Amusant aussi de constater que la collaboration entre les entreprises américaines (notamment Ford, IBM, Standard Oil, etc) a perduré jusqu’à la fin de la guerre. Les G.I. ont été très désagréablement surpris de constater que les camions qui amenaient les renforts sur les versants ardennais lors de la bataille des ardennes étaient propulsés par exactement les mêmes moteurs que ceux qu’ils utilisaient.

      On pourrait aussi parler des carburants (essence synthétique) fournie par IG Farben en collaboration avec les Américains ?

      Vous savez, M. Réac, ça a été très très dur pour les Américains de décider qui ils allaient attaquer en premier, des Allemands ou des Russes, et il ne s’en est pas fallu de grand-chose pour qu’ils aient commencé par les chleus.

      Mais pour comprendre ceci, M. Réac, encore faudrait-il prendre la peine d’ouvrir un bouquin d’histoire ou de consulter la presse de l’époque.

      Je ne vais pas vous insulter, M. Réac, en échange de bons procédés, merci de ne pas me prendre pour une quiche.


    • Ar zen Ar zen 18 juin 16:59

      @antiireac


      Et bien non antiireac, les EU n’ont pas libéré la Belgique pour sauver ce pays du joug nazi.

      Les EU sont intervenus dans la 2ème guerre mondiale parce que les Soviétiques commençaient à fondre sur les nazis depuis le front de l’est. Il était urgent pour les USA de débarquer en Europe parce qu’ils craignaient que les Soviétiques diffusent des idées communistes, déjà très fortes dans certains pays, sur tout le continent. 

      Même sans le débarquement allié en 1944, l’Allemagne nazie aurait été vaincue par les Soviétiques. Seulement vous ne retenez que la version « cinématographique » de ce conflit mondial. 

      Les Etats Unis sont venus au secours de la victoire par intérêt géo-stratégique et rien de plus !

      À la mi-novembre 1942, les Soviétiques lancèrent une contre-offensive massive contre la sixième armée allemande, environ 250 000 soldats, pour conquérir Stalingrad dans un terrible combat au corps à corps. Les troupes soviétiques encerclèrent et prirent au piège les forces ennemies. Six semaines de lutte féroce suivirent, au cours desquelles les deux côtés essuyèrent de lourdes pertes. Les 91 000 soldats allemands qui avaient survécu se rendirent entre le 31 janvier et le 2 février 1943. 

      Après sa victoire à Stalingrad, l’armée soviétique poursuivit l’offensive. Au cours de l’année 1943, elle libéra la majorité de l’Ukraine et pratiquement toute la Russie et la Biélorussie orientale. Cet été à Koursk, en Russie, les Allemands tentèrent bien encore une attaque, mais ils furent lourdement frappés par l’armée soviétique — on considère aujourd’hui cette bataille comme un tournant militaire déterminant sur le front de l’Est. À l’été 1944, les Soviétiques lancèrent une offensive majeure, qui libéra de la domination nazie le reste de la Biélorussie et de l’Ukraine, les pays baltes et la Pologne orientale. En août 1944, les troupes soviétiques traversaient la frontière allemande en direction de la Prusse orientale. En janvier 1945, une nouvelle offensive amena les forces soviétiques sur l’Oder, en Allemagne même, à environ 160 kilomètres de Berlin.


    • antiireac 18 juin 17:18

      @Ar zen
      Vous prenez vos élucubrations pour des réalités.

      Jamais vous entendez jamais la dictature soviétique ne serez arrivé au bout des nazis sans intervention des EU qui ont aidé matériellement les soviétiques au moment de Stalingrad et la bataille de Koursk et sans avoir crée un 2ème front.
      Et bien sûr c’est eux qui ont libéré la Belgique sans quoi ce pays deviendrais une république populaire.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 17:43

      @antiireac

      Vous êtes juste ridicule. Ca aurait pris quelques mois de plus, voilà tout.

      Les Américains n’ont pas « créé de deuxième front », l’immense majorité des troupes qui ont combattu en Normandie étaient là en repos après s’être fait casser les reins sur le front de l’Est. Les Allemands n’ont absolument pas eu l’occasion de faire venir des renforts, qu’ils n’avaient de toutes façons plus à disposition. Dès le débarquement, et à part une résistance un peu désespérée dans le bocage, ils reculent.

      La réalité étant qu’à ce moment, la plupart des troupes allemandes étaient exténuées, et la logistique ne suivait plus.

      Vous savez ce ne sont pas les quelques centaines de B25 et de P39 aeracobra que les Ricains ont vendu aux Russes qui ont été décisif face aux divisions de Panzers, mais bien les IL2 Stormovitch tueurs de chars. Et aussi les célèbres Yakovlev, tels les yaks 3 sur lesquels volèrent les pilotes de l’escadrille française Normandie-Niemen.

      Peu avant la guerre, l’état-major Russe avait été réduit à peu près à rien en raison des purges staliniennes, mais au cours de la guerre des officiers tels Joukov, Koniev, etc, ont su faire preuve de qualités de stratèges hors pair et d’une détermination sans faille. C’est eux qui ont gagné la guerre et écrasé le régime nazi.

      À cela vous ajoutez le nombre, et vous vous rendez compte que les Allemands n’avaient pas la queue d’une chance.

      Vous savez, les bouquins d’histoire qu’on vous a fait manger à l’école ne sont pas exactement les mêmes que ceux qu’on a fait bouffer aux petits moscovites. Mais de là à penser que chez eux c’est de la propagande et chez vous de l’histoire, si j’étais vous, je me poserais quand même la question.


    • antiireac 18 juin 17:56

      @Philippe

      Vous devez lire les torches cul de l’ère soviétique.
      Évoluez, l’ère de la glaciation communiste est largement dépassé entre temps des historiens modernes ont revu l’histoire et elle ne correspond pas du tout à vos croyances obsolètes

    • oncle archibald 18 juin 18:15

      @Philippe Huysmans : je me marre !

      La propagande c’est toujours les autres, ceux que l’on n’aime pas.

      Mais il y a quand même une chose qui en dit toujours très long sur « la propagande », ce sont les arts et notamment la sculpture et l’architecture. L’époque stalinienne est particulièrement gratinée et nous a laissé de très « belles » œuvres.

      Je vous recommande cette étude :
      http://ww2.ac-poitiers.fr/histoire-arts/IMG/pdf/L_art_de_la_propagande.pdf


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 18:23

      @oncle archibald

      Et c’est quoi déjà le rapport entre Staline et la situation au Venezuela ? J’ai un (tout) petit peu de mal à vous suivre, c’est grave, docteur ?

      C’est Aldous Huxley qui avait le mieux résumé ce qu’est la propagande :

      ’La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter.’

      Ainsi, moi, ce dont je me méfie au plus haut point, c’est précisément ce qu’on essaie de nous faire passer pour « évident ».

      En histoire, rien n’est « évident », et la propagande naît aussitôt que les différents politiques émergent.

      Donc voilà, vous pouvez toujours vous marrer, après la matinée difficile et les résultats des élections qui s’annoncent for peu jojo, je comprendrais que vous ayez envie de vous détendre.


    • oncle archibald 18 juin 18:33

      @Philippe Huysmans : la situation au Venezuela je ne la connais pas, mais la façon dont vous faites de la propagande pour tous les régimes communistes ou communisants ainsi que votre béatitude devant l’ex URSS et ses valeureux citoyens, guidés par leurs généreux dirigeants, les seuls les bons les authentiques combattants du nazisme ne laisse aucun doute à votre sujet, et je me marre derechef quand vous accusez les autres de propagande.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Ouvrier_et_la_Kolkhozienne

      C’est pas mal non plus !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 18:50

      @oncle archibald

      Gauche Bolivarienne et régime communiste façon Staline, pour vous c’est la même chose ? Si c’est le cas vous devez avoir comme une (petite) carence culturelle. 

      Je suis de gauche, dans la mesure où je défends les gens du peuple, et pas les partis. Et non, je ne suis pas « communiste » au sens strict parce que je suis allergique à l’idée d’un gouvernement fort, ce qui finit rapidement dans la dictature, et l’URSS ne fit pas exception à la règle.

      Si je devais me classer, ce serait dans les précurseurs des communistes (les Bolchéviques n’étaient que 10% au commencement de la révolution de 1917). Je serais donc plutôt anarchiste, communautaire et libertaire. Vous pouvez également comparer ça avec les anarchistes en Espagne en 1936.

      Donc voilà, vos élucubrations sur ma « supposée » admiration pour l’URSS, vous pouvez vous les arrondir, je n’ai aucune forme d’admiration pour la dictature, quelle qu’elle soit.


    • Gorg Gorg 18 juin 18:50

      @oncle archibald

      « Je vous recommande cette étude »… L’art de la propagande…

      Cet article n’est pas exhaustif tonton, tu as des œillères… La propagande n’existe pas uniquement dans les systèmes totalitaires. Cette étude est (volontairement) incomplète ce qui fait d’elle-même de la propagande… par omission…

      Il y a la propagande dure comme présentée dans cet article, et il y celle que ton cerveau étroit ne vois pas…, la propagande molle et insidieuse de nos médias…

      Dors bien tonton…


    • Ar zen Ar zen 18 juin 19:23

      @antiireac

      Prenez une posture de scientifique et essayez d’infirmer que se sont les Soviétiques qui bousculé les nazis sur le front de l’est, que les troupes allemandes, dès la victoire de Stalingrad, reculaient vers leur pays devant les forces russes. La guerre éclaire, la seule chance de l’Allemagne nazie, avait échoué et Hitler savait qu’il n’avait pas les moyens de contenir les Soviétiques. 

      Ca c’est de l’histoire antiiréac, pas de la politique. Il suffit de chercher. Pourquoi croyez vous que Charles De Gaulle n’a jamais voulu participer aux commémorations du débarquement en Normandie ? Pas une seule fois !

      Je vous conseille, en rapport avec la fin de votre post, de lire l’ouvrage d’antony Sutton, « wall street et la montée de Hitler ». Il y est dit ceci, et c’est très très très documenté. 

      Dans « Wall Street and the Rise of Hitler », selon Sutton, la capacité de production des entreprises IG Farben et Vereinigte Stahlwerke, qui produisaient 95 % des explosifs d’Allemagne en 1937-38, fut uniquement possible avec les crédits concédés par le Plan Dawes et la technologie des États-Unis. Une coopération entre IG Farben et la Standard Oil of New Jersey pour produire de l’essence synthétique à base de charbon aurait donné à IG Farben le monopole de cette production durant la Seconde Guerre mondiale. La moitié de la production allemande d’essence était entre ses mains et le reste à des compagnies affiliées. Selon Sutton, sans le capital de Wall Street il n’y aurait eu ni IG Farben, ni Adolf Hitler, ni Seconde Guerre mondiale. 

      Je vous signale, à titre d’info, que le célèbre Henri Ford, a été décoré de la plus grande distinction pour un étranger par l’Allemagne nazie. 

      Le 30 juillet 1938, Henry Ford reçoit la plus haute décoration nazie pour un étranger : la Grand-Croix de l’Aigle allemand. Cette faveur accordée par les nazis crée une importante controverse aux États-Unis et se termine par un échange de notes diplomatiques entre le gouvernement allemand et le Département d’État. A propos de cette polémique, Henry Ford s’exprime : « Mon acceptation d’une médaille du peuple allemand ne me fait pas, comme certains semblent le penser, entraîner aucune sympathie de ma part avec le nazisme ».

      Henry Ford est le seul américain cité dans Mein Kampf.

       

      Ford annonce publiquement qu’il n’aime pas les gouvernements militaristes, mais il tire cependant profit de la Seconde Guerre mondiale, en alimentant l’industrie de guerre des deux camps : Ford produit, via ses filiales allemandes, des véhicules pour la Wehrmacht (force de défense du 3ème Reich), mais aussi pour l’armée américaine. De plus, il participe à l’effort de guerre allemand avec Opel, filiale de General Motors.
       

      Si vous voulez bien lire ce que dit le lien suivant qui commence comme ceci : 
      « 
      Les historiens sont toutefois unanimes : l’Allemagne nazie a été vaincue par l’Armée rouge. Jacques Pauwels, historien et auteur d’un ouvrage sur la question, revient sur cette période et explique quand et comment la guerre a basculé vers la défaite inéluctable de l’Allemagne nazie. »



    • oncle archibald 18 juin 19:34

      @Philippe Huysmans : « Et non, je ne suis pas « communiste » au sens strict »

      C’est curieux cette façon qu’ont certains de vouloir s’excuser d’être communiste ...

      « je suis allergique à l’idée d’un gouvernement fort »

      Hi-hi-hi ..... Tous les régimes qui vous font baver sont pour le moins sous des « gouvernements forts » ... et souvent héréditaires, voir Cuba, voir la Corée du Nord ...

      Arrêtez votre propagande à la con, ça va finir par ne plus être marrant tellement vous vous enferrez dedans.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 19:45

      @oncle archibald

      M’excuser ? Je n’y avais pas songé. De quoi ? J’ai mes idées, vous avez les vôtres, et puis ? J’écris ce que je veux ne vous en déplaise, et ne vous force pas la main pour vous obliger à me lire, que je sache ?

      C’est quoi votre trip, en fait ? Une grosse allergie aux opinions qui ne vont pas dans le sens d’un orthodoxie libérale de bon aloi ? Alors c’est vrai que vous risquez de vous énerver souvent en me lisant...


    • Lugsama Lugsama 18 juin 21:25

      @Philippe Huysmans

      Jamais lut autant de connerie sur la WW2.

      Oui les USA ont libéré la France, la Belgique.. oui ils ont créé un second front. Ce sont des faits, ça ne se discute même pas.. Et heureusement pour nous, je vous rappel que les pays « libérés » par les soviétiques n’ont pas vraiment été gagnant. Le bilan du régime soviétique est encore plus atroce que le régime nazi..

      Pis le « les USA sont e pays colonisateur par excellence » c’est tellement pathétique, historiquement c’est totalement l’inverse..

    • antiireac 18 juin 21:36

      @Ar zen
      Vous oubliez de préciser que la machine de guerre allemande fut considérablement renforcé grâce au pacte Ribbentrop- Molotov qui a permis aux allemands d’acquérir les matières premières en quantité considérables jusqu’au dernier jour de paix le 22 juillet 1941


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 21:47

      @Lugsama

      Mais puisque ça « ne se discute pas », pourquoi discutez-vous ?

      Vous savez, à la « libération », les Américains entendaient faire de la France un protectorat sous domination américaine. La monnaie avait déjà été imprimée. Ce n’est pas pour rien que ça s’appelait l’opération « Overlord », ce qui veut dire Suzerain.

      C’est la cause que De Gaulle a voulu absolument être indépendant des Américains, et qu’il a voulu pour la France l’arme de dissuasion nucléaire.

      En fait, De Gaulle se méfiait (avec raison) autant des USA que de l’URSS avec lesquels il a toujours souhaité garder des relations diplomatiques cordiales.

      Alors votre histoire de second front, on s’en bat un peu les boulettes, ça fait 200.000 victimes contre plus de 20 millions, oui oui, cent fois plus.

      Et à partir de 1943 (date que J. Pauwels place même encore plus tôt, après Pearl Harbor), la guerre est perdue pour le IIIème Reich. Face aux Russes, et non aux Américains qui n’avaient pratiquement pas tiré un coup de feu contre les Allemands.

      La seule différence, si les Américains n’avaient pas débarqué c’est que nous aurions été dans le bloc soviétique pendant des décennies, et cela c’était insupportable pour les Américains.

      A partir de la côte atlantique, des attaques auraient pu être menées directement sur le territoire américain, et cela leur flanquait une frousse bleue.

      C’est toute la raison de la création européenne, en parallèle avec l’OTAN. Créer dans un premier temps un bloc homogène face aux communistes, tout en poussant à la disparition des États Nations (ce qu’on appelait, déjà à l’époque, les États-Unis d’Europe, ou pour faire plus simple, un marché de 500 millions de consommateurs incapables de s’opposer à la politique de l’Oncle Sam).

      Et ça reste, encore aujourd’hui, leur objectif, et Macron n’est qu’un tournevis de plus dans la boîte à outils.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 juin 22:05

      @antiireac

      Bon alors premièrement, c’est le 22 juin et non le 22 juillet. Secundo, il s’agit d’un pacte de non-agression mutuelle, et en sous-main, d’un accord définissant les règles du dépecage en règle de quelques pays comme la Finlande, la Pologne, les pays baltes et la Bessarabie.

      Je ne vois pas trop qu’il se serait agi d’accords commerciaux, moi ? Vous avez quelques éléments de preuve à l’appui de vos dires ou bien c’est comme d’hab, sucé directement du doigt mouillé ?

      Parce que bon, non-agression, mais avec la ferme intention de se mettre sur la gueule ultérieurement, quand même, et il n’y a pas que les Allemands qui avaient massé des troupes à le frontière... Si les Allemands n’avaient pas attaqué, les Russes l’auraient fait.

      De fait les ressources dont manquait cruellement le Reich, c’était le pétrole, tout comme les Japonais, d’ailleurs.

      Et ce pétrole a été fourni... par les Américains. Sympa de savoir que la Blitzkrieg n’a pu avoir lieu qu’avec le concours actif de la Standard Oil, devenue plus tard Texaco.

      Le pétrole américain pour mettre dans les moteurs ford des camions allemands, et pour bien comptabiliser les prisonniers dans les camps de concentration, quoi de mieux que des machines à calculer de chez IBM...


    • Lugsama Lugsama 19 juin 08:41

      @Philippe Huysmans

      Oui donc les USA ont bien un ouvert un second front et libéré l’Ouest, merci. Et non ce n’est pas pour les USA qu’une libération par les soviétiques, bien que très improbable seul, aurait été horrible mais bien pour les pays libérés. Oui les USA voulait imposer leur monnaie, réunir la France et la Belgique, mais quand on leur a demandé de partir, ils sont partis.. Quand a De Gaulle visiblement vous avez une vision bien grossière du personnage..

      Donc merci au USA d’avoir sacrifié leurs enfants pour nous liberer et nous préserver d’un regime socialiste mortifere.


    • Ar zen Ar zen 19 juin 08:54

      @antiireac

      Pacte consécutif aux accords de Munich signés par la France et la GB. 


      Dès 1936 les soviétiques ont entamé des discussions avec la France et la GB pour former une alliance contre l’Allemagne nazie qui montait en puissance. La peur du communisme a fait capoter cette alliance et nous avons eu les accords de Munich. 

      Le développement militaire de l’Allemagne nazie était une évidence. Les intentions belliqueuses d’Hitler étaient connues. Une alliance militaire de la France de la GB et de l’Union Soviétique, et de la Pologne, aurait peut être permis d’éviter la guerre. Mais la France et la GB ont préféré faire allégeance à l’Allemagne nazie. La suite nous la connaissons. 




    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 juin 09:47

      @Lugsama

      Ils sont partis ? Vous rigolez, je vis à 20 Km du Grand Quartier Général de l’OTAN (SHAPE), situé à Casteau. En cas de conflit nucléaire, on sera les premiers à déguster.

      À seulement quelques kilomèrres de là, à Chièvres, les Américains occupent toujours la base aérienne (absolument gigantesque), qui à l’origine avait été construite par les Allemands (Luftwaffe), durant l’occupation. Y ont transité notamment un certain nombre des vols secrets que les Ricains avaient organisés pour acheminer illégalement des talibans en Afghanistan.

      Cet aéroport est capable d’accueillir les plus gros porteurs (Galaxy) et vous pourriez y placer facilement plusieurs centaines de milliers de personnes.

      Alors non, Lugsama, ils ne sont pas « partis ». Et j’ajoute qu’ils nous ont aussi tordu le bras pour que vous stockions des B61 (bombes nucléaires tactiques) sur la base de Kleine Brogel, alors que notre loi l’interdit expressément. Officiellement, il n’y en a pas, en pratique, tout le monde sait qu’elles sont là et c’est la principale raison pour laquelle la Belgique est obligés d’acheter des avions « OTAN » parce que ce sont les seuls à prévoir les pylônes d’emport et les panneaux de contrôle permettant le largage de ce genre de monstruosités.

      Vous savez, c’est Miterrand qui, à la fin de sa vie disait « nous sommes en guerre, une guerre qui ne dit pas son nom, qui apparemment ne fait pas de victimes, mais une guerre à mort, avec les États-Unis »

      Non je ne me fais pas une « idée grossière », le régime communiste comme le régime impérialiste américain représentaient une menace. Le plus féroce des deux a gagné, et a remporté la montre en or selon la loi du « winner takes it all ». Est-ce que cela le rend moins dangereux ou moins nuisible ? Moi j’aurais plutôt le sentiment du contraire, à savoir que tant qu’il y avait du répondant en face, les Américains ne pouvaient pas faire exactement ce qu’ils souhaitaient. Aujourd’hui, c’est plus ou moins « open bar », et la situation géostratégique mondiale le montre assez, même si les choses sont en train de changer (depuis la Syrie, notamment).

      Quant au « sacrifice de leurs enfants », vous me faites doucement marrer... Tout d’abord, vous aurez remarqué comme moi qu’on a toujours plus facilement tendance à sacrifier les enfants... des autres, et les dirigeants américains ne dérogent pas à la règle. Ensuite, eh bien les raisons pour lesquelles ils se sont précipité vers Berlin sautent aux yeux, et sont connues de tous aujourd’hui, grâce au travail d’un certain nombre d’historiens courageux et tenaces.

      Je vous conseille le « Mythe de la bonne guerre » de Jacques Pauwels, un historien belge qui avait émigré en Ontario dans les années ’70. 

      Vous savez, l’histoire, ce n’est pas « le jour le plus long » ou « Il faut sauver le soldat Ryan », c’est une série de faits, des points reliés entre eux par des enjeux politiques, des réalités géostratégiques et surtout, surtout, la sacro-sainte économie.


    • popov 19 juin 10:02

      @Philippe Huysmans

      Tout-à-fait d’accord avec vous. Mon commentaire était une boutade, rien de plus.



    • oncle archibald 19 juin 10:36

      @Philippe Huysmans : « Quant au « sacrifice de leurs enfants », vous me faites doucement marrer... »

      C’est sûr ! Vachement marrant de se promener dans les cimetières militaires de Normandie. Juste des « fakes » non puisque seuls les russes se sont battus contre les allemands ?

      http://www.dday-overlord.com/normandie/visiter/localisation-cimetieres

      Allez donc faire une visite au mémorial de Caen, c’est très instructif. Dans le cinéma ils passent non pas des films de fiction mais les films « des armées » tournés sur le vif. Les gamins lourdement harnachés que l’on voit bien vivants sur les barges de débarquement ce sont eux qui seront morts quelques heures après et on peut aller les voir encore aujourd’hui, enfin pour les « crédules » dans mon genre, ils sont dans les cimetières précités.

      Je l’ai visité il y a une bonne quinzaine d’années. On y croisait encore des vétérans américains avec leurs petits enfants à la main. Ils ont envie de leur montrer les endroits ou par chance ils ne sont pas morts ...


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 juin 10:55

      @oncle archibald

      Quelqu’un aurait-il nié que plus de 200.000 Américains sont morts en se battant contre les Allemands ? Il me semblait pourtant l’avoir écrit moi-même à plus d’une reprise.

      La question qui se posait, me semble-t-il était de savoir pourquoi l’Oncle Sam les avait envoyés au casse-pipe, et c’est là aussi que nos avis divergeaient.

      Vous pouvez toujours essayer de me tirer une larmichette avec votre pathos, je n’oublie pas, moi que pour « libérer » l’Irak, les mêmes Américains ont massacré plus d’un million de personnes.

      Et à la question de savoir si la mort de 500.000 enfants à cause de l’embargo américain était justifié, M. Albright avait rétorqué « mais bien sûr » avec un grand sourire.

      Les mêmes Américains qui ont exterminé littéralement 90% de la population amérindienne native. Les mêmes qui ont contribué à raser l’Afghanistan, puis la Syrie. Ceux qui n’ont pas hésité à balancer non pas UNE mais deux bombes atomiques sur la gueule des Japonais alors qu’ils savaient parfaitement (de source sûre) depuis des mois que la marine et l’aviation japonaises étaient exsangues et incapable de mener quelque bataille que ce soit, désormais. Les mêmes Américains qui ont massacré la population Coréenne, puis Vietnamienne, en n’hésitant pas une seconde à utiliser des gaz de combats (cyanure) pour tuer les vietcongs dans leur trou, en n’hésitant pas une seconde à utiliser l’agent orange, un défoliant qui est encore la cause, aujourd’hui que des enfants naissent avec des déformations épouvantables.

      Du coup, mon coeur et mes yeux sont un peu sec, Tonton, donc pour la séquence émotion, vous repasserez un jour où j’épluche des oignons.


    • oncle archibald 19 juin 14:33

      @Philippe Huysman : les américains seraient donc des pourris de naissance en quelque sorte, ils n’existent depuis trois siècles que pour faire chier le reste du monde. Des assassins conditionnés au biberon. Je ne crois pas que les américains de 2017 soient les mêmes que ceux qui ont accueilli La Fayette.


      Moi la séquence émotion je la ressens de la même façon pour les jeunes américains que pour les jeunes russes, jeunes Français, anglais, afghans, chinois, qui meurent par connerie de quelques uns qui les envoient au casse pipes voire les trucident pour des motifs politiques. 

      Notre différence c’est que je ne fais pas le tri. Il n’y a pas dans ma tête les bons Cocos qui ont tout bon et les mauvais Yankees qui ont tout faux. Je n’occulte pas les millions de morts exterminés pour l’avènement de la dictature dite du proletariat mais en réalité celle d’une nomenklatura sans le moindre état d’âme dès lors qu’il s’agit de faire triompher ses idees, ou plutôt son ambition hégémonique, tout aussi violente et sanglante que le capitalisme international. 

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 juin 14:58

      @oncle archibald

      Contrairement à ce que vous avez l’air d’insinuer, je n’ai rien contre les Américains, et rien contre les libéraux, tant qu’ils ne sont pas impérialistes et qu’ils ne foutent pas le souk sur la planète entière.

      À cette aune je jugerais un impérialisme chinois tout aussi envahissant.

      Ce n’est pas aux « Américains » que j’en ai, mais aux quelques psychopathes mégalomanes qui dirigent le pays, ce qui est, vous en conviendrez, légèrement différent. Les autres sont les dindons de la farce et comptent pour rien ou peu s’en faut.

      Je me contrefous des Américains, à part que c’est largement devenu un peuple de dégénérés dirigés par une élite pour qui seule la réussite sociale (entendez financière) compte. Vous pouvez tuer père et mère, on peut même avoir des preuves ADN contre vous, si vous êtes assez riche, aucun problème, vous ne dormirez pas en taule. Vous pouvez même en pareil cas vous payer le luxe d’être noir noir.

      Par contre si vous êtes noir, et pauvre de surcroît (conditions qu’on retrouve généralement ensemble), je ne vous conseille pas de rouler avec une ampoule de phare qui ne fonctionne pas ou de traverser en dehors des clous, là-bas ça peut vous valoir trois balles dans le dos et l’enquête concluera que vous étiez en tort et le poulet en état de légitime défense.

      Alors voilà, disons que pour mon avis à moi que j’aime, c’est un p’tain de pays de sauvages.


    • Clemoutch 19 juin 15:43

      @Philippe Huysmans

      Aaahh quel plaisir et quel rigolade que de voir tout ce bon sens et cette culture utilisé a moucher les grippés de la « démocratie occidendal » ...

      Au vue du travail que vous effectuer je ne peux que vous encourager et vous demandez de continuer. Non pas pour moi et ces bons moments de rigolade mais pour tout ces gens qui souffre de cet impérialisme sauvage.

      Je vous remercie pour vos interventions et ce combat que vous mennez avec du courage et du recule (qui est loin d’etre facile à prendre vue notre position dans l’échiquier). Mais puisqu’il faut critiquer pour ne pas paraitre « leche bottes » . voila mes commentaires :

      1) Je vous reconnai quelques lignes a l’argumentation disproportionnées voir meme un peu arogante... mais pour ma part au vue des réponses et commentaires inutiles, idiots et intentionnelement de mauvaise fois que vos detracteurs vous font. Je comprend votre agassement...
      2) bien que l’on retrouve assez facilement les sources ou la véracité de vos commentaires dans un moteur de recherche, quelques liens donnerait une autre allure à votre discours sans compter l’impact non visible de tous les internautes qui iraient consulter ses dit sites. Ce qui servirait la cause !

      Encor merci et bon courage pour la suite.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 juin 16:04

      @Clemoutch

      Bonjour & merci pour vos encouragements, ils me font chaud au coeur ; ces jours-ci, ils ont été vraiment, vraiment très méchants avec moi smiley

      J’essaie de rester zen, mais parfois c’est dur, alors c’est vrai je puis être un peu cynique, mais comme vous l’écriviez, ça dépend surtout du ton employé : quand on m’insulte ou qu’on m’abreuve d’arguments notoirement de mauvaise foi...

      Les articles sont largement documentés, cela représente d’ailleurs une part non négligeable du boulot, alors non, je ne vais pas systématiquement re-documenter la moindre remarque postée sur un fil de discussion, ce serait tout simplement infaisable. 

      J’essaie en tout temps de rester honnête : je dis bien honnête, je ne prétends pas à l’objectivité, et ne la revendique même pas. D’ailleurs, quand on essaie de vous le faire avaler, vous pouvez être bien sûr qu’on est en train de vous enfumer, surtout s’agissant de sujets clivants.

      Dans l’ensemble, j’aime assez la communauté Avox, mais disons qu’il y a des sujets sur lesquels, pour ne pas prendre un tir de barrage, il vaut mieux être bien kosher, hein.

      Et la gauche bolivarienne, ou son exact contraire, le libéralisme impérialiste des USA est clairement un des « sujets qui rendent fous ».

      Raison de plus pour taper sur le clou. Parce que le clou c’est quand il rentre qu’il fait mal.


    • Lugsama Lugsama 19 juin 17:16

      @Philippe Huysmans

      L’OTAN c’est notre alliance, et il ne se sont pas imposé, le Belgique est plutôt heureuse d’héberger cette base, quelqu’en soit votre avis.

      Quand la France leur a demandé de partir, ils sont parti. Point.

      Le sacrifice des enfants pour sauver un pays étranger peu de pays l’ont fait et ça n’a rien d’amusant, drôle de mentalité.

      Et à la guerre ce sont toujours les enfants de la patrie qui partent se battre..

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 juin 19:57

      @Lugsama

      Euh non, amigo, la base de Chièvres ce n’est pas l’OTAN c’est une réminiscence de l’occupation américaine, point.

      Les Américains n’ont jamais sauvé aucun pays étranger, Lugsama, ils ont placé leur pions sur le grand échiquier. Trop dur à comprendre ?

      Sinon c’est qui qu’ils sont allés « sauver » au Vietnam ? Et en Corée ? Et à Panama ? Et en Irak ?

      Voilà, c’est mon dernier commentaire sur la question. Merci de m’avoir trollé comme un ouf, ça donne clairement de la visibilité aux articles, et à la prochaine.


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 juin 14:27

      @Philippe Huysmans Tu essayes de rester honnête. J’en suis fort aise... Mais tu n’acceptes pas, et ça je l’avais remarqué lors de nos conversations extra Avox que les compromis n’étaient pas ta tasse de thé. Tu aimes être porté par la foule qui chante et puis qui danse dans une folle farandole, comme le chantait la môme Piaf La vie n’est pas faite que de cela. On ne referme pas la parole des autres quand on le décidé . Je lis un livre actuellement qui pourrait t’intéressé Le titre m’avait fait flasher « L’insoumis » de John Grisham. Tu peux imaginer d’ou le flash venait. C’est l’histoire d’un avocat style Verges a l’americaine. Verges avait écrit un livre sur son métier de défenseur de .l’indéfendable Traduit de l’anglais si la version américaine ne convient pas. C’est fou ce qu’on peut apprendre de la psychologie des gens qui en définitive, ne change pas tellement. Cela m’à donné des idées pour mon prochain roman qui ne sera que le 3 ème volet d’une même histoire américaine.

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