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Accueil du site > Tribune Libre > Quand un esprit catholique s’attaque au Progrès...

Quand un esprit catholique s’attaque au Progrès...

La crise actuelle accente celle, plus ancienne, des valeurs de la civilisation occidentale. C'est notamment vraie pour la vieille Europe, qui peine encore à se relever des deux boucheries qui l'ont ravagée au siècle dernier, matériellement mais aussi ( surtout ? ) moralement. Une de ces valeurs, et peut-être la plus ébranlée, notamment du fait de la barbarie qu'ont donnée à voir les deux conflits mondiaux, est celle du Progrès.

En effet, la question se pose : le Progrès en lequel les Lumières puis le XIXème ont tant cru existe-t-il, quand on voit sur quoi il a débouché ? Les tranchées, le gaz moutarde, les gueules cassées, le fascime, le racisme, les bombardements de civils, la Shoah, le goulag, le napalm : était-ce ce à quoi s'attendait Condorcet, dans son Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain  ? Certainement pas, aussi le Progrès peut et doit être remis en cause, rééxaminé, afin de voir si oui ou non il a toujours sa place, si il peut être redéfini, etc

Remettre en cause le Progrès, c'est ce que fait Pierre de La Coste dans son article « Les vases communicants du bien et du mal ». Si la démarche est, au départ bonne, elle se fourvoie ensuite totalement ( du moins est-ce mon opinion ) : en effet, le catholicisme de l'auteur biaise totalement son regard, et l'amène à une démonstration qui n'a rien de convaincant.

( Note pour le lecteur : cet article est une réponse/critique à un extrait de son nouvel essai L'Apocalypse du Progrès publié par Pierre de La Coste dans cet article http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/les-vases-communicants-du-bien-et-134042 . Sa compréhension nécessite donc la lecture de cet extrait : autrement dit, cher lecteur, tu en as pour un certain temps. )

Cet extrait présente en effet trois grands biais, à mes yeux fruit de l'esprit catholique, et qui empêchent une vraie réflexion :

  • mépris de l'idée du Progrès qui débouche sur sa méconnaissance et donc sur une présentation très inexacte

  • jugement à l'aune d'idées purement chrétiennes, alors que le Progrès n'est pas une idée chrétienne : biais énorme donc

  • technophobie récurrente et non justifiée ( au sens d'argumentée ) qui rappelle les grands conflits entre esprit scientifique et Eglise catholique, et évidemment ne permet pas une analyse objective du Progrès

     

I) Une présentation faussée du Progrès

Il convient tout d'abord, quand on aborde l'idée du « Progrès » avec un grand P, de distinguer deux types de « progrès » avec un petit p :

  • le progrès technique : c'est le progrès scientifique et technologique : il est réel et clairement démontrable

  • progrès moral : plus subjectif car se fondant sur des valeurs qui sont elles-même subjectives

Si bien souvent le « Progrès » inclut ces deux types de « progrès », il est important de les distinguer, ce qui n'est pas fait clairement par Pierre de La Coste : cela me semble une première erreur d'analyse.

A cette absence de distinction va s'ajouter une présentation du Progrès qui est à coup sûr partielle, voire partiale.

 

a) Une philosophie du Progrès tronquée

Tout d'abord, l'idée du Progrès est ici résumée à Rousseau et aux marxistes : c'est extrêment rapide et réducteur pour une notion aussi complexe ! Quid de Condorcet qui voit le Progrès sans l'éducation ? Quid de Fourier qui le place dans la réalisation de sa phalanstère ? Quid de Sir Francis Bacon ? Quid de Diderot ? Etc. Cette présentation largement réduite empêhce une réelle réflexion sur l'idée de Progrès : on ne peut pas réfléchir sur ce qu'on connaît si mal.

De plus, le marxisme et le Progrès des Lumières n'ont strictement rien à voir, les mettre côté à côté est un pur non-sens.

En effet, les marxistes ont une vision dialectique de l'Histoire : la société sans classe arrivera par la révolution lorsque le capitalisme sera arrivé au stade culminant de ses contradictions, alors que les Lumières voit l'Histoire comme traversée par l'amélioration continue qu'est le Progrès . Ainsi la crise actuelle conforte les marxistes qui prévoit l'effondrement du système capitaliste, alors qu'elle contrarie l'idée du Progrès des Lumières. On voit bien que ces deux visions de l'Histoire n'ont strictement rien à voir, d'ailleurs les marxistes ne croit absolument pas au Progrès qu'ils voient comme une idéologie bourgeoise ( qualification peu avantageuse dans leur vocabulaire ) : aussi convoquer l'échec du marxisme pour montrer la fausseté de l'idéal de Condorcet est un contresens absolu.

Non seulement le Progrès est très mal connu, mais en plus la « définition » retenue est tout droit sortie de l'esprit d'un chrétien.

 

b) Un Progrès plus chrétien que philosophique

D'emblée, on nous présente le Progrès comme la promesse du Bien et le Mal, qui sont des notions chrétiennes et ne sont pas contenues dans les définitions du Progrès.

Par exemple, pour Condorcet, "L'espèce humaine marche d'un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur." : pas de Bien ni de Mal ! Pour Victor Hugo, « La loi du Progrès [ … ] c'est que la Fatalité s'évanouisse devant la fraternité » : toujours ni Bien ni Mal ! Pour Zola : « l'avenir de l'humanité est dans le progrès de la raison par la science. », toujours rien !

On pourrait continuer la liste, mais il est d'ores et déjà évident que retenir comme définition du Progrès la marche vers le Bien sans aucune espèce de démonstration constitue un énorme biais de raisonnement, un manque criant d'objectivité de la part d'un esprit catholique qui applique ses valeurs à une idée qui ne les partage pas.

 

En effet, tout cet article évalue le Progrès avec des critères chrétiens

 

II) Un jugement avec des valeurs chrétiennes

Je me permets tout d'abord de relever une contradiction présente au début du texte : l'auteur nous indique au deuxième paragraphe qu' « Il semble encore plus difficile, voire impossible, de juger le Progrès quant au bien et au mal » alors qu'au paragraphe précédent il affirmait tranquillement que : « De manière régulière, et quasiment depuis l'entrée du Progrès-croyance dans l'Histoire, le mal a grandi aussi vite que le bien. » : il reconnaît la quasi-impossibilité de juger par le Bien et le Mal alors que c'est ce qu'il va faire pendant tout son texte ( et on relève au passage la grande nouvelle comme quoi Bien et Mal sont mesurables, car on nous annonce qu'ils ont grandi aussi vite l'un que l'autre !)

Ces idées de « Bien » et de « Mal » sont appliquées partout de cette manière quasi-arbitraire : on ne dit pas pourquoi on juge par ces valeurs, on ne les précise pas, mais on les utilise à tour de bras.

 

a) Un Progrès jugé avec les valeurs chrétiennes que sont le Bien et le Mal

« Quels critères utiliser ? Les modernes ? Les chrétiens ? Doit-on appliquer la morale kantienne (« Agis d'après une maxime telle que tu puisses toujours vouloir qu'elle soit une loi universelle ») ? Ou doit-on considérer la modernité « par delà le bien et le mal », comme Nietzsche ? »

A mes yeux, on a là un simulacre de questionnement sur ce que sont le Bien et le Mal, car au fond l'auteur a déjà sa définition de ces notions, c'est-à-dire la définition chrétienne. C'est son droit, mais il me semble qu'il faut l'assumer et ne pas se cacher derrière une pseudo-réflexion.

Examinons donc ce questionnement :

  • « les modernes » : ça ne veut rien dire, quels modernes ? Et, sinon, pas de développement de cette pensée ?

  • « les chrétiens » : évidemment, pour juger une idée qui s'est contruite contre l'idée du péché originel, convoquer les critères chrétiens est d'une logique imparable...

  • « la morale kantienne » : la seule qui soit développée ( encore que ), car elle s'accorde parfaitement avec la morale chrétienne. Quels sont en effet ses trois postulats qu'il pose à la fin de sa Critique de la Raison Pure  : le libre-arbitre, l'immortalité de l'âme et l'existence de Dieu, c'est à dire trois des piliers, si ce n'est les trois piliers, du christianisme. Ce n'est pas pour rien que le philosophe existentialiste chrétien Jaspers écrit de Kant dans son Introduction à la philosophie  : « il représente pour nous un pas décisif [ … ] une noble figure » (1)

  • Nietzsche : on invoque une morale par delà le bien et le mal pour juger du bien et du mal ? Etrange à mes yeux

Quid des épicuriens, des stoïciens, de Spinoza, des utilitaristes, et de bien d'autres ? Pourquoi sont-ils passés sous silence ? On attend toujours la raison...

Et devinez qui est finalement mobilisé pour répondre à la question, en « conclusion » d'un développement sur Ortega, et alors qu'on a toujours pas qualifié le Bien et le Mal ? Benoît XVI :

« Sans aucun doute, le Progrès offre de nouvelles possibilités pour le bien, mais il ouvre aussi des possibilités abyssales de mal – possibilités qui n'existaient pas auparavant. »

Déjà, citer le pape pour juger le Progrès, c'est un peu comme citer un athée sur Dieu : il n'y croit de toute façon pas. Mais surtout, on voit bien que, évidemment, c'est la vision du Bien et du Mal chrétienne, catholique, qui est choisie. Et ce, sans aucune justification...

 

b) Le Progrès comme expulsion du Diable

"D"un côté comme comme de l'autre [ on parle ici de capitalisme et de communisme ] , le Progrès expulse le diable, ignore sa présence, doute de son existence »

Alors, pour commencer : le Diable, encore une idée chrétienne, et sortie d'on ne sait où ! Ensuite : « dans le cadre du capitalisme », le « diable » serait chassé. On rappellera que le libéralisme repose sur l'égoïsme des acteurs économiques : on ne chasse pas le vice, on s'en sert. Affirmation fausse donc. Ainsi donc, le Progès ça serait l'exclusion du Diable : il a surtout exclut Dieu par le progrès de la connaissance ( ce qui explique que les chrétiens ne l'aime pas toujours ). De plus, on attend toujours des faits pour appuyer cette affirmation : pour ma part, le combat contre le Diable me paraît davantage marqué du sceau du christianisme que d'aucun autre. D'ailleurs, reprenant une idée de Bakounine, on peut même interpréter la Genèse d'une manière qui met à jour un aspect satanique dans le Progrès : Satan pousse l'Homme vers la Connaissance à la place de l'obéissance aveugle à Dieu en lui faisant croquer au fruit défendu de l'Arbre de la Connaissance. Satan, c'est en fait le Prométhée en version chrétienne : il libère les hommes du joug de Dieu en lui apportant le savoir, la technique. Le Progrès ne peut donc pas exclure Satan, puisque sans l'attitude rebelle de cette ange les humains n'aurait pas eu accès au savoir et n'auraient donc pas pu initier cette amélioration de leur condition reposant sur la technique et la morale qui nécessitent toutes deux la connaissance ( physique dans un cas, métaphysique dans l'autre ) et la fin de la soumission à Dieu et à ses dogmes. Comme quoi même la Genèse permet de démonter cette vue chrétienne du Progrès comme exclusion de Satan.

A ces idées chrétiennes ( Bien, Mal et Diable ) vont se rajouter deux autres éléments du christianisme, qui vont eux aussi contribuer à l'analyse biaisé de Pierre de La Coste : le libre-arbitre et l'idée de la culpabilité.

 

c) Libre-arbitre et remords chrétiens

« Autrement dit, si nous étions nécessairement meilleurs, sur le plan moral, que la génération précédente, nous serions aussi nécessairement moins libres. C'est la négation sans appel du Progrès de Condorcet et les Lumières »

Déjà, on retrouve le mythe du libre-arbitre chrétien : nous sommes tous libres, nous faisons tout par choix, y compris le mal. Ce libre-arbitre a été laissé aux hommes par Dieu qui les voulait libres. Ce qui ne l'empêcha pas en parallèle de les assommer d'interdits et de promettre la damnation éternelle à ceux qui les enfreindraient...

Le caractère sacré ( sacré au sens étymologique, c'est à dire intouchable, inviolable ) de ce don divin qu'est le libre-arbitre va être utilisé pour disqualifier le Progrès via un pur sophisme : on nous explique que le progrès moral, ici entendu comme la réduction de la propension des hommes à faire le mal, les rend moins libres puisqu'il les empêche de faire le mal, de choisir de mal. Ainsi donc, être capable de prendre la bonne décision devient liberticide. A l'évidence, c'est absolument faux : le progrès moral ne prive pas les hommes du choix, il leur permet juste d'en faire bon usage.

On a donc une attaque de plus sur des critères qui n'ont rien à voir avec le Progrès, avec de plus une rhétorique sophistique : voilà bien un argument qui ne tient pas la route.

En plus du mythe du libre-arbitre, l'auteur mobilise celui de la culpabilité issue du péché originel ( encore une croyance purement biblique... ) en évoquant :« le retour brutal de l'idée de culpabilité » Or le temps est au nihilisme, pas à culpabilité, et encore moins écologique !

Pour le nihilisme, Lipovetsky montre bien dans son Ere du vide que la post-modernité occidentale est marquée par la fin des grands idéaux et des grands luttes : plus de lutte pour la démocratie, plus de fort mouvement ouvrier revendicatif, plus de grands affrontements idéologiques, etc.

Quand à la culpabilité écologique, il est évident qu'elle est bien peu répandue, sinon l'écologie serait une des priorités des sociétés occidentales, ce qui n'est absolument pas le cas : oui, on en veut, mais après la croissance, le remboursement de la dette, le redressement de l'industrie automobile, l'énergie bon marché, etc.

Tout comme celle du libre arbitre, la fable de la culpabilité n'est clairement appuyée sur rien, et ne mènent à rien de solide : comme quoi les idées chrétiennes ne permettent pas une réelle réflexion sur le Progrès.

 

d) Une logique mystique qui ne prouve pas

Aux mythes bibliques s'ajoutent une caractéristique purement religieuse : le performatif, l'affirmation gratuite, l'appel à la foi plutôt qu'à la raison.

Ainsi, l'idée de l'auteur selon laquelle le mal a grandi aussi vite que le bien n'est jamais démontrée : elle n'est qu'exposée comme vraie, sans jamais être prouvée. Ce passage est à ce titre très représentatif : « Il existe donc de mystérieux vases communicants entre le bien et le mal. L'être humain ne fait jamais un effort louable, désintéressé, moral, vers l'amélioration du sort de ses semblables, sans que le mouvement inverse ne produise une catastrophe, c'est-à-dire une régression vers le mal. ». Je lance un appel : si quelqu'un arrive à me trouver dans le texte quelque chose qui démontre clairement l'existence de ces « mystérieux vases communicants entre le bien et le mal », et au passage la manière de mesurer le bien et le mal ( qui plus est alors qu'on ne les a toujours pas définis ! ) qu'il me le signale...

Cette mystique, cette non-démonstration a tout d'anti-scientifique, et c'est naturellement qu'on voit apparaître la classique technophobie catholique.

 

III) Une technophobie toute catholique

a) La technique n'améliore pas la vie

Pour commencer, on nous apprend que, non, la technique n'améliore pas l'existence, qu' « on ne pourrait pas améliorer la condition humaine ». Juste un chiffre pour juger de cette prétendue non-amélioration de la condition humaine : chez Néandertal, 80% de la population mourrait avant 30 ans ? Pour ma part, ça me suffit pour pouver que la vie de l'homme s'est améliorée au fil du temps.

Quand à l'argument de l'asservissement par le capitalisme, il peut être réfuté rapidement en prenant la peine de comparer esclavage, féodalisme et capitalisme : même Marx et Engles reconnurent qu'il eut là un réel progrès. Et on ne voit pas en quoi les travers du capitalisme disqualifient la techniques : ils sont liés à un mode de production, pas à un certain niveau technologique.

 

b)La technique, c'est le Diable

A plusieurs reprises revient une condamnation de la science, de la technique, qui apporteraient le mal : rien de bien nouveau sous le soleil de l'Eglise, on se rappellera des destins de Copernic ou Galilée...

« Ainsi, le séquençage de l'ADN permet-il de prévenir d'innombrables maladies héréditaires, mais très clairement aussi, de sélectionner de futurs humains sur des critères inavouables. » On a ici de la technophobie pure et simple : le séquençage de l'ADN est mauvais car il peut servir à des « fins inavouables ». Avec une telle logique on en vient à condamner l'invention du couteau qui peut servir à tuer, de la voiture qui crée l'accident de la route, de l'avion que l'on peut envoyer se crasher contre une tour, etc

Autre extrait : « D'un côté comme de l'autre, le Progrès expulse le diable, ignore sa présence, doute de son existence. Cet angélisme perdure, alors même que le mal, que le Progrès devait faire disparaître, ne cesse de se manifester. La grande révélation du Progrès, c'est qu'il salit, qu'il souille, qu'il brûle, qu'il sent mauvais, autant si ce n'est plus que le Malin d'autrefois, cornu, les pieds fourchus, sentant le bouc et le souffre. Image d’Épinal qu'il nous faut aujourd'hui mettre à jour. Le prince de ce monde vit avec son temps. Il pète du gaz carbonique et rote radioactif. Habillé de sacs plastiques, Méphisto offre à Faust de maîtriser les OGM et les nanotechnologies. Connecté en permanence sur Facebook et Twitter, où il possède un nombre incalculable d' « amis », Belzébuth guette les enfants et les pédophiles, qu'il met obligeamment en relation... "

La technique, ce n'est donc pas simplement le Mal : c'est le nouveau Diable.

Petit rappel : la Bible appelle à la domination de la Nature par l'Homme : Genèse 1 : 28 « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ». On a ici un appel explicite à la soumission totale de la Nature, qui ne peut que mener vers la crise écologique. Aussi, avant qualifier de satanique la pollution, il serait temps de relire la Bible...

 

A la lumière des nombreux biais présentés ici, il m'apparaît clair que la critique de l'idée du Progrès qu'effectue Pierre de La Coste ne tient pas la route : c'est mon opinion, et je ne demande qu'à être contredit, car rien n'est plus stimulant que la contradiction.

Enfin, si il peut paraître excessif de rédiger un article de près de 3000 mots pour une réponse à un texte qui est d'ailleurs un peu plus court : il me semblait important de le faire afin de rétablir certaines vérités, et de plus j'ai la prétention de penser que ce débat entre deux textes a de quoi intéresser.

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.41/5   (17 votes)




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21 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 13 avril 2013 10:08

    « La loi du Progrès, c’est que les démons disparaissent devant les anges, et que la Fatalité s’évanouisse devant la fraternité. » Victor Hugo



    Texte choisi par vous-même dans votre profil...

    Hors à notre époque les démons ont envahi la terre et les Anges ont fui effarés dans le Ciel.. Preuve à contrario que nous ne progressons pas et que nous courrons bel et bien à l’Abîme... CQFD

    Quant à la Fraternité on en recausera dans pas longtemps quand le système se sera effondré... smiley

    Sinon je renvoie à mes posts sur le texte de Pierre de La Coste.

    • L.F. L.F. 13 avril 2013 13:47

      « Hors à notre époque les démons ont envahi la terre et les Anges ont fui effarés dans le Ciel.. Preuve à contrario que nous ne progressons pas et que nous courrons bel et bien à l’Abîme »

      C’est littéraire, ça sonne bien, mais je ça n’a pas grande valeur argumentative...

    • Gollum Gollum 13 avril 2013 14:37

      C’est littéraire, ça sonne bien, mais je ça n’a pas grande valeur argumentative...



      Les arguments je les ai donnés ailleurs sur d’autres textes. J’ai la flemme de recommencer...

      Ceux qui me connaissent et me lisent connaissent très bien ces arguments... smiley

    • Deneb Deneb 13 avril 2013 14:40

      Le discours de Gollum est la preuve vivante que le seul argument qui reste à la religion aujourd’hui, c’est le catastrophisme. Ceux qui disent posséder la morale font tout pour nous casser le moral. C’est là qu’on voit leur absurdité : quel médecin martèlera à son patient qu’il va mal ?


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 13 avril 2013 17:26

      KAMARADES DE GAUCHE ET D EXTREME GAUCHE RAPPELEZ VOUS D’ ALLENDE

      ils ne nous feront pas le coup avec « hollande le 5 mai »

      SOYEZ VIGILANTS ILS VEULENT LE POUVOIR A TOUT PRIX LES CIVITASUMPPFNBARJOTS


    • ffi ffi 14 avril 2013 15:39

      CAMARADES de GAUCHE :
      les idéologie socialistes et communistes sont des imitations superficielle du christianisme, fondées sur des concepts approximatifs, au service des oligarchies (la lutte de tous contre tous, la marchandisation des corps, la chosification des gens).
      Ne vous laissez plus berner par cette démagogie.
      Rentrez au bercail. Préférez le bon berger, celui qui vous lave les pieds.
       
      Chacun a droit d’avoir une dignité,
      chacun a droit de tenir une fonction sociale,
      chacun a droit à la propriété de son travail.


    • L.F. L.F. 13 avril 2013 13:39

       « puisque tous les deux postulent que l’homme est capable de se gouverner selon sa raison »

      Marx considérait que « l’infrastructure économique conditionne la superstructure idéologique », autrement dit que la pensée était directement le fruit du système économique : l’homme ne se gouverne donc absolument pas ( selon lui ) par sa raison puisque elle-même est directement influencé par l’économie.
      Un autre point de divergence avec les Lumières.


    • ffi ffi 13 avril 2013 19:37

      Pas tant que cela, puisque le mécanisme de « la lutte des classes qui fait l’histoire » est éminemment complémentaire du mécanisme « la lutte des égos qui fait la richesse ».

      Ce sont deux mécaniques manichéennes qui, loin de pousser l’homme à utiliser sa raison morale pour réguler ses fins, le pousse à utiliser sa raison calculatrice pour parvenir à ses fins.

      Autrement dit, elles impliquent une régression de l’humain, par abandon de cette instance intellectuelle qui permet une vie commune..


    • njama njama 13 avril 2013 11:42

      « La loi du Progrès, c’est que les démons disparaissent devant les anges, et que la Fatalité s’évanouisse devant la fraternité. » Victor Hugo

      Anges et démons, c’est très manichéen, très christianisme médiéval  ! il est vrai que Hugo flirtait pas mal avec le diable dans ses écrits ...

      Et que la Fatalité s’évanouisse ... Victor avait-il mis une majuscule à fatalité ? soumission (idolâtrie) à une déesse obscure ? celle de la « condition humaine » ? de la poisse indécrottable du fatal péché originel ? de l’homme condamné à perpétuité à l’exil, à l’Est d’Eden, attendant avec le stoïcisme de Godot le Jour de Dieu, la Miséricorde du Dieu Magistrat  ?

      Croyez-t-il que dame Fatalité s’effondrerait comme une dame qui aurait ses vapeurs, qui ferait un malaise vagal devant la fraternité (sans Majuscule) ... et disparaîtrait à jamais ?

      Le propre du progrès, c’est d’être un mouvement, une dynamique, un effort de réflexion, c’est peut-être de ne pas s’enterrer dans la fatalité. Il ne tient qu’à nous qu’elle existe, il ne tient qu’à nous qu’elle disparaisse.

      La fatalité c’est l’antonyme du libre-arbitre, de la liberté, de la volonté ... la fatalité c’est un renoncement.

      Petite histoire soufie :

      Qu’est-ce que la Fatalité ? demanda un érudit à Nasrudin.
      - Une succession sans fin d’événements entrelacés, chacun influençant l’autre.
      - Ta réponse ne me satisfait guère. Je crois à la loi de cause et d’effet.
      - Très bien, dit le Mulla, regarde là-bas.
      Il montra du doigt un cortège qui passait dans la rue.
      - On conduit cet homme au gibet. Est-ce parce que quelqu’un lui a donné une pièce d’argent qui lui a permis de s’acheter le couteau avec lequel il a commis le meurtre, ou bien, parce que quelqu’un l’a vu faire, ou encore parce que personne n’a pu l’en empêcher ?

       


      • njama njama 13 avril 2013 13:28

        Le mot progrès est emprunté au latin progressus « marche en avant ; développement des choses ; accroissement », du part. passé de progredi « avancer ». Comme progression dérive de progressio. A juste titre comme dit l’adage, « on n’arrête pas le progrès » ... et personne ne peut l’arrêter, il est consubstantiel à l’univers, à la vie.

        Vouloir opposer progrès et christianisme n’a pas beaucoup de sens il me semble. Ou voudrait signifier que le christianisme (pour ne parler que de cette religion) ne serait que la seule voie unique progressiste (d’un progrès dans le sens du Bien de l’humanité). Comme s’il ne pouvait y avoir d’autres chemins ? il y a là un combat d’arrière garde de l’Église, qui relève d’une idéologie assez totalitaire en fin de compte, et de querelles de boutiquiers qu’elle entretient depuis des siècles avec tout ce qui ne lui ressemble pas.

        Le progrès est étranger et indépendant du Bien ou du Mal, lesquels ne dépendent que des orientations de nos libres choix, c’est à dire de nos intentions et de l’usage que l’on en fait. Ce qui n’est ni contradictoire avec une métaphysique du Salut pour reprendre un mot de Chantal Delsol * que vous citiez dans le précédent article, ni indispensable.
        *Progrès et espérance sur son Blog

        Le progrès c’est l’affirmation de la liberté de l’homme, de son libre-arbitre (don divin par excellence  smiley ), de l’existentialisme au sens sartrien, lesquels sont déniés par toutes les religions, au prétexte de destin de l’homme en général, et de la femme, de prédestination, de « fatalité » de la condition humaine, et de bonheur eschatologique dans l’Au-Delà. Ce qu’on en « fait » du progrès est une autre question.


        • Deneb Deneb 13 avril 2013 14:32

          Rien de nouveau sous le soleil. Tant que la religion existera, l’humain sera enfermé dans ses stéréotypes.


          • ffi ffi 13 avril 2013 19:54

            Étant donné les stéréotypes que tiennent les athées sur la religions, je crains que cela n’ait pas grand chose à voir...
             
            L’homme est un animal et il est donc cyclique (boire, manger, dormir, il a des hobbies, des manies, des habitudes, il récidive ...etc) . Cela se retrouve aussi sur le plan du discours, avec les stéréotypes.
             
            La religion ne fait que reconnaître ce fait cyclique, et les encadre par des règles er des rituels, afin d’éviter que ces cycles ne deviennent destructeurs pour la communauté (tu ne tuera point, tu ne volera point, ...etc).
             
            Le christianisme a fait en sorte que le cycle social soit fondé sur le travail, sauf une journée consacrée à un rite en commun.

            Si le cycle de nos aïeux n’avait pas été réglé sur le travail, il n’y aurait eu aucun progrès ici.


          •  C BARRATIER C BARRATIER 13 avril 2013 17:17

            J’ai la certitude d’avoir bénéficié des améliorations conquises par mes ancêtres. Je ne suis pas en servage. Je ne souffre pas d’une religion obligatoire. Les femmes autour de moi ont conquis des droits et ce n’est pas fini :
            En table alphabétique des news :

            Femmes : Conquêtes, responsabilités  nouvelles. Prenez votre part de pouvoir 
             
            http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=228


            Je bénéficie d’une voiture, d’une maison confortable où je domestique de l’énergie solaire, j’ai appris à lire et à penser librement, je dispose de l’informatique. Voilà du concret que je peux ranger dans le progrès.

            Mais plutôt que de progrès, je préfère parler d’évolution. Les hommes en ont bénéficié, et, en groupe, ils ont conquis des droit du travail, la sécurité sociale, les soins abordables. Rien ne leur a été donné. Car d’autres hommes résistaient à cette évolution et cherchaient à les asservir à nouveau, - le libéralisme y a un peu réussi. Mais des combats futurs, peut être des révolutions, réorienteront cette évolution, je n’en doute pas.

            Faut il regretter que l’homo sapiens n’ait pas éta remplacé par un plus intelligent, plus efficace en tout cas ? Il a succédé sans combattre vraiment à l’homme de Néanderthal. Je ne vois pas pourquoi cette évolution serait terminée.

            Nous sommes bien obligés de résister aux anti progrès même si celui ci nous déçoit...Les forces de l’oppression demeurent, je ne suis pas sûr qu’en France nous ne passions pas par quelques décennies de leur victoire.
            VOIR

            République : Résister à la pieuvre libérale et intégriste

             http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=204



            • ffi ffi 13 avril 2013 20:19

              Disons qu’il faut distinguer progrès matériel et progrès moral.
               
              Depuis la révolution, certains clans considèrent que, pour le progrès des moeurs, il faut rompre avec le catholicisme.
               
              Puisque depuis ses fondements les moeurs en France sont catholiques, ces clans tendent à penser que transgresser les moeurs catholiques traditionnelles est synonyme de progrès.
               
              C’est la raison pour laquelle :
              - l’égoïsme, la possibilité de ne penser qu’à son seul profit, fut argumenté comme un progrès.
              - le divorce, la possibilité de répudier son conjoint, fut argumenté comme un progrès.
              - l’avortement, la possibilité de tuer un enfant à naître, fut argumenté comme un progrès.
              De même :
              - l’euthanasie, la possibilité de tuer quelqu’un avant sa mort, sera argumenté comme un progrès.
              - la reproduction de masse, la possibilité de concevoir des clones en série sera argumenté comme un progrès (via le mariage pour tous, PMA, GPA)
              - la recherche embryonnaire, la possibilité d’expérimenter sur les êtres humains, sera argumenté comme un progrès.
               
              Ce sont d’abord et surtout des transgressions morales, et je doute que ce soit des progrès moraux au final.


            • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 13 avril 2013 17:29

              il est temps d’ AGIR.....socialiste hesitants...................

              que la Dcri fasse son boulot.......arreter le patron de civitas et barjot.......leur appel a une contremanifestation le 5

              est un appel a la guerre civile.................


              • Esprit Critique 13 avril 2013 18:24

                Les religions monothéistes pour l’essentiel pose une chape de plomb plus ou moins épaisse sur l’humanité, c’est bien plus grave que les avatars du progrès.

                La critique s’appliquerait encore mieux a L’islam, mais le mot « progrès » n’est pas le bon.


                • Loinet 13 avril 2013 21:07

                  Les religions ne sont pas le problème principal de notre société moderne. Le progrès des sciences et de la médecine ont favorisé un croissance faramineuse de la population humaine. Les hommes, tout comme de nombreuses sociétés animales, changent de comportement dès qu’ils se sentent trop nombreux en un endroit précis ou sur un territoire déterminé. La première guerre mondiale après 1900, et même la 2ème, ont été suggérées par la croissance de la population qui profitaient de la nouvelle hygiène ou des découvertes médicales. 

                  Parler de religion sans s’approcher et décortiquer le phénomène de croissance du nombre des humains n’a pas beaucoup de sens. La situation est plus tragique quand la nourriture vient à manquer. 
                  Le message religieux, bridé, peut être un baume pour le grand cerveau. Il n’est pas nécessairement à la base des manquements de l’humanité qui peut dérailler et devenir folle. 

                  • philouie 14 avril 2013 00:01

                    C’est dommage que vous n’évoquiez pas l’apocalypse : le progrès conçu comme catastrophe.


                    • ffi ffi 14 avril 2013 13:46

                      Le progrès version chrétien est intimement lié à sa conception de l’avancement linéaire du temps : le monde a eu un début, puis il aura une fin.

                      C’est cette vision qui fut très bénéfique en sciences physiques, elle fut à la base de la révolution classique, où les choses sont décrites ordonnées dans le temps (trajectoire : x = f(t)).
                       
                      Cette progression linéaire, d’un début vers une fin via un moyen est vraiment typique du christianisme. D’autres cultures sont plutôt axées sur un perpétuel retour, dans une sorte de mouvement circulaire à travers l’histoire.
                       
                      On ne peut donc pas dire le christianisme soit contre le progrès.
                      La conception chrétienne du temps est pur progrès.
                       
                      Le progrès est mouvement de translation au gré du temps,
                      la révolution est mouvement de rotation au gré du temps.

                      L’histoire est un perpétuel recommencement, disait Nietzsche.
                      Mais, justement, il faut savoir tirer les leçons du passé pour ne par reproduire perpétuellement les mêmes erreurs. Errare humanum est, Perseverare diabolicus est.

                      Pour avancer, il ne faut pas laisser les gens s’enferrer dans les comportements addictifs, répétitifs, auquel cas, ils se retrouvent dans une boucle sans début ni fin, une vie sans queue ni tête, où la perpétuelle répétition est la seule alternative.
                      Or l’on sait que les vices sont addictifs : ils appellent à récidive.

                      Donc, le progrès social réel ne pourra jamais découler du vice sous aucune de ses formes, car, l’addiction grandissant dans la société, celle-ci serait alors projetée dans un cheminement circulaire, une révolution perpétuelle, un éternel retour à la case départ, ce qui est l’antithèse-même du progrès.
                       
                      Par conséquent, il ne faut pas appeler progrès ces choses qui sont d’abord des transgression morales, qui n’ont qu’un but révolutionnaire, celui d’inverser des valeurs.
                      C’est un retournement, mais ce n’est pas du progrès.

                      D’autant plus que ces transgressions morales font appel au vice est sont donc addictif.
                       
                      Prenons quelques exemples polémiques.
                      L’avortement. N’est-ce pas faire cesser la marche vers la vie d’un embryon ? C’est donc enrayer un progrès.
                      Le divorce. N’est-ce pas enrayer la marche en avant d’un couple ? C’est donc enrayer un progrès...


                      • L.F. L.F. 14 avril 2013 19:23
                        @ ffi

                        « On ne peut donc pas dire le christianisme soit contre le progrès. »
                        Historiquement, on ne peut pas dire qu’il est vraiment aidé au Progrès : voire par exemple l’éternel conflit entre Eglise et Science, ou encore le fait que presque tous les régimes réactionnaires occidentaux se sont appuyés sur l’Eglise

                        « L’histoire est un perpétuel recommencement, disait Nietzsche. »
                        => Nietzche croyait à l’éternel retour, c’est-à-dire au fait que chaque instant a eu lieu un nombre infini de fois et se reproduira un nombre infini de fois exactement de la même manière. Rien à voir donc avec des leçons à tirer de l’Histoire, puisque de toute façon pour lui tout est déjà déterminé ( car tout a déjà eu lieu et va se reproduire exactement de la même manière ) : tirer des leçons pour s’améliorer est inutile si tout est inscrit d’avance.

                        «  il ne faut pas laisser les gens s’enferrer dans les comportements addictifs, répétitifs » : abolissons donc la religion chrétienne et ses rites ancestraux !

                        « ces choses qui sont d’abord des transgression morales »
                        Du point de vue du christianisme, or les vrais croyants sont désormais minoritaires, et donc il n’y a plus pour eux de transgressions

                        «  qui n’ont qu’un but révolutionnaire, celui d’inverser des valeurs.  »
                        Inverser les valeurs ? Si c’est pour remplacer le dogme religieux par la science, la foi par la raison, le mépris du corps et du plaisir par leur accpetation, la misogynie ( cf le péché originel ) par le respect de la femme, etc : oui, avec plaisir !

                      • L.F. L.F. 24 août 2014 01:47

                        @ Individu


                        « le plaisir : consumérisme » : tout dépend de quel plaisir on parle ! 
                        J’ai personnellement beaucoup plus de plaisir à jouer au foot entre amis ou à lire un bon livre qu’à acheter une énième télévision ! Le consumérisme est le fruit d’un manque d’éducation au plaisir : on veut tout et n’importe quoi, et tout de suite, on ne prend plus le temps de construire un vrai plaisir.
                        Epicure était un hédoniste - c’est-à-dire que pour lui le plaisir était ce qu’il fallait rechercher -, mais pour lui il fallait réfléchir sur le plaisir et viser l’ataraxie, « l’absence de troubles » génératrice de plaisir et se contenter d’un peu d’eau, de pain et d’amis.
                        Bref, c’est plus compliqué, mais il est vrai qu’aujourd’hui on nous inculque - par la télévision surtout - que le plaisir doit venir de la consommation : à nous de nous émanciper et de sortir de ce plaisir de pacotille.

                        Sur la supériorité de la morale de la Bible, ça pose quelques problèmes :
                        - quelle est la morale de la Bible ? En effet, ce texte est rempli de contradictions ! Un exemple : si on sait que Jésus prêche plusieurs fois la paix et l’amour du prochain, il déclare aussi qu’il est venu avec le glaive et non l’amour ou encore chasse à coups de fouet les marchands du Temple (passage d’ailleurs cité par Hitler dans Mein Kampf)
                        - pas sûr que les tirades de St-Paul contre les femmes ou contre la science - car si le scientisme a ses travers, le rejet de toute science ne vaut pas mieux - fournissent une morale supérieure
                        Et je passe sur les questions quand à l’établissement du texte de la Bible - notamment la question des évangiles apocryphes.

                        « le progrès : nouvel ordre mondial et libéralisme »
                        Si tous les libéraux sont « progressistes », tous les partisans du « progrès » - et ce terme a un nombre de définitions assez impressionnant -ne sont pas forcément des libéraux : les marxistes croyaient bien au Progrès !

                        « la science s’est opposé à la religion qu’avec la théorie de darwin, mais hormis là, rien à voir, les deux sur deux terrains différents » : et Galilée ? Et Giordano Bruno ? Et tous les livres de scientifiques mis à l’index par le Vatican ?

                        « respect de la femme = uniformité capitaliste »
                        Vous faites un raccourci : ce n’est pas parce que quelques abrutis qui caricaturent le féminisme pensent que homme et femme c’est la même chose que tout féminisme dis cela ! On peut très bien respecter celui qui est différend, donc on peut respecter la femme sans en faire un homme !

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