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Accueil du site > Tribune Libre > Quand une enseignante se suicide...

Quand une enseignante se suicide...

Quand une enseignante se suicide, on n'en parle pas, on évite d'en parler : le malaise qui étreint nos sociétés, la perte de repères, les élèves qui font la loi dans certains établissements, tout cela dérange, inquiète et on préfère ne pas voir ces problèmes, les occulter..

Et pourtant, certains enseignants vivent un quotidien terrible : la peur au ventre, ils font face à leurs classes et redoutent tous les jours de nouveaux incidents....

Nathalie Filippi, jeune enseignante de 44 ans, a mis fin à ses jours au mois de mai 2013 après avoir été convoquée par sa hiérarchie en vue d'un rendez-vous avec l'inspection académique. Elle enseignait l'Espagnol dans le Var au collège La Bourgade de La Trinité depuis 2 ans, ainsi qu'au collège René-Cassin de Tourrette-Levens.
 
Ce professeur non titulaire exerçait ses fonctions sur deux établissements différents, situation assez difficile et complexe...
 
Les parents d'élèves décrivent une jeune femme peu autoritaire qui rencontrait des difficultés avec un petit groupe d'élèves. Il y a quelques mois, l'un d'eux l'avait menacée avec une paire de ciseaux. Plus récemment un collégien avait jeté une chaise par la fenêtre avant de refuser d'assister au cours.
 
Le mardi 7 mai, la direction a convoqué l'enseignante pour lui indiquer qu'elle recevrait la visite d'un inspecteur d'académie, pour lui apprendre à maîtriser ce genre d'élèves.
 
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On peut imaginer aisément les sentiments éprouvés par cette jeune enseignante : elle s'est sentie rejetée, culpabilisée dans sa fonction même : l'envoi d'un inspecteur n'était sûrement pas la solution la plus adaptée pour lui redonner du courage face à des élèves difficiles.
 
Il ne faut pas oublier que le métier de professeur est assuré en majorité par des femmes : devant des élèves qui ressemblent parfois à des voyous, comment ne pas concevoir la peur, l'angoisse qui les tenaillent parfois ?
 
Cette jeune femme avait devant elle un avenir de bonheur : mère d'un adolescent de 15 ans, entourée et aimée de ses parents, de son compagnon, elle a décidé d'en finir en raison d'une décision de sa hiérarchie... Elle a avalé une dose massive d'un produit toxique pour mettre fin à ses jours.
 
Les enseignants, contrairement à ce que l'on pourrait croire,sont très isolés dans leur travail : ils ont besoin plus que d'autres d'être soutenus par leur hiérarchie quand des problèmes se posent. Certains établissements, notamment les collèges voient se multiplier dans leurs murs des élèves inadaptés, incapables de se soumettre à toute discipline : dans ce cas précis, les enseignants sont démunis...
 
Une enquête est en cours à Nice pour déterminer les circonstances et les raisons de la mort de cette jeune enseignante... Les notes qu'a laissées la jeune femme mettent bien en cause l'administration qui ne l'aurait pas soutenue et l'aurait même décrédibilisée auprès de ses élèves...
 
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44 réactions à cet article    


  • RicDubal 8 juin 2013 10:03

    Les Français se décrivent comme un peuple peu autoritaire qui rencontrait des difficultés avec un petit groupe de malfaisants. Il y a quelques mois, ces derniers les avaient menacé avec un escadron de CRS. Plus récemment un ministre avait jeté une insulte par la fenêtre cathodique avant de refuser d’assister au débat.


    Ce peuple avait devant lui un avenir de bonheur : un pays millénaire, aimé de ses habitants, admiré du monde entier, il a décidé d’en finir en raison d’une décision de sa hiérarchie... il a avalé une dose massive d’ immigration toxique pour mettre fin à ses jours.
     
    Les Français blancs, contrairement à ce que l’on pourrait croire, sont très isolés dans leur vie : ils ont besoin plus que d’autres d’être soutenus par leur hiérarchie quand des problèmes se posent.
     
    Aucune enquête n’est en cours en France pour déterminer les circonstances et les raisons de la mort de cette population... Les notes qu’a laissées Dominique Venner mettent bien en cause l’administration qui ne l’aurait pas soutenu et l’aurait même décrédibilisé auprès de ses administrés...


    • rosemar rosemar 8 juin 2013 10:16

      Bonjour RicDubal


      ne mélangeons pas tout SVP : je parle ici de la condition des enseignants, de leurs difficultés : les amalgames sont dangereux et souvent inappropriés....

    • rosemar rosemar 8 juin 2013 10:44

      En plus, énorme différence, RicDubal : les médias ont largement évoqué le suicide dont vous parlez...


    • Mr Dupont 8 juin 2013 11:31

      Madame Rosemar

      La direction de cette école doit être mise en examen tout simplement et doit répondre de la forme de sanction qu’elle a émise ayant entrainé la mort de cette enseignante qui n’est ni plus ni moins que du harcèlement moral

      Le « Responsables mais pas coupables » a ses limites


      • rosemar rosemar 8 juin 2013 11:39

        Bonjour M Dupont


        je ne sais pas si la direction doit ou même peut être mise en examen : c’est peu probable mais les enseignants ont besoin d’être soutenus dans leur travail difficile...

      • Lhabouzite 25 juin 2013 04:19

        Bonjour,

        Bien d’accord avec cette évidence : les responsables coupables de la direction de ce collège devraient être inquiétés, malheureusement ils sont protégés, y compris par les syndicats enseignants, ce qui est paradoxal. La situation est similaire à celle du lycée Malraux de Béthune, et de tant d’autres établissements où se produisent ce type de drame humain. Tout cela est décrit dans l’ouvrage de Daniel Arnaud ou sur le blog Omerta au rectorat de Marie, Jeanne et Philippe. Il est temps de briser l’OMERTA sur le harcèlement des profs par certains chefs d’établissement. Ils sont des dizaines de miliers à subir en silence ce harcèlement... Quel coût pour la société !

        Bernard Lhabouzite


      • Deneb Deneb 8 juin 2013 11:39

        Au moment des faits, j’étais choqué par la mort de cette enseignante, d’autant plus que j’habite à Nice. Cela dit, ce n’est certainement pas sa faute si le système s’avère incapable de motiver les jeunes à se rendre utiles à la société. L’Etat est dépassé par des nouvelles technologies et de ce fait incapable d’en profiter pour améliorer l’enseignement. Alors les jeunes apprennent touts seuls, pas toujours à l’aide des mêmes valeurs que celles qu’on essaie de leur inculquer. Quand je vois le nombre d’analphabètes de l’informatique et de l’internet occupant les postes les plus importants, je ne m’étonne pas du précipice culturel qui sépare les générations. De plus en plus d’enseignants en sont victimes.


        • rosemar rosemar 8 juin 2013 11:48

          Je pense que les médias nationaux ont quelque peu occulté cette information : je crois que l’envoi d’un inspecteur n’était pas la solution adaptée en la circonstance.

          Le problème, c’est que les profs sont isolés dans leur classe : ils devraient être davantage épaulés et soutenus quand ils connaissent des difficultés...



        • lulupipistrelle 8 juin 2013 12:54

          Les medias nationaux occultent tout ce qui ne cadre pas avec la vision idyllique que l’on veut donner de la Côte d’Azur, supposée être un paradis pour retraités friqués, une oasis pour les milliardaires etc.. 

          Par exemple : que Nice est la ville où les suicides de pré-ados sont les plus fréquents (info donnée par un journaliste dans une émission de nuit, sur France Inter, il y a quelques années) ou qu’en ce moment tout le trafic ferroviaire est perturbé une à deux fois par jour par un suicide... 


        • Deneb Deneb 8 juin 2013 14:01

          Les pré-ados qui se suicident dans une ville où l’âge moyen avoisine les 60 ans ... Une ville qui a toujours eu des scores record du FN, un jeune qui n’a pas l’âme d’un faf, je comprends qu’il se sente un peu à l’étroit. J’ai un fils de 11 ans qui a du mal à communiquer avec ses camarades qui ne vivent que pour le foot, heureusement il est doué pour la musique et arrive à se passionner pour Bach, mais est excédé par les tendances disco-zoumba de ses camarades.


        • lulupipistrelle 8 juin 2013 14:23

          Peut-être se croise-t-on au Conservatoire ? mes enfants de 17 et 14 ans sont des fous de musique ancienne..

          Ne vous en faites-pas... Nice est la ville du Baroque, il y a une place pour votre petit mélomane.. 

        • fatizo fatizo 8 juin 2013 12:27

          On a du mal à parler du suicide en général dans notre société .

          Est-ce que cela vient de notre morale chrétienne qui l’interdit ?
          Pas seulement à mon avis . 
          Cela remet aussi en cause le modèle ultralibéral basé sur l’individualisme, la réussite à tout prix, qui ne laisse pas la moindre place aux plus faibles .
          Après le problème de la hiérarchie, il est souvent remis en cause à l’école .
          On le voit pour cette enseignante , mais aussi dans de nombreux cas d’enfants dont on ne sait plus quoi faire à l’école, de comportements violents de parents .
          On attend toujours le dernier moment pour réagir, et parfois on ne réagit pas du tout .
          Belle journée Rosemar .

          • rosemar rosemar 8 juin 2013 14:04

            C’est vrai que le suicide dû au travail devient un problème de nos sociétés : alors que le travail devrait être un épanouissement, il devient de plus en plus une contrainte et une charge :la crise n’arrange rien.... C’est inquiétant...


            Bon WE fatizo...

          • lulupipistrelle 8 juin 2013 12:48

            Euh, la Trinité c’est dans les Alpes maritimes... commune adjacente à Nice... 


            • rosemar rosemar 8 juin 2013 14:06

              Merci, lulupipistrelle


              de cette correction utile : je n’aurais pas dû commettre cette erreur : j’habite dans le sud et je connais la ville de Nice...

            • lulupipistrelle 8 juin 2013 14:27

              C’est surtout que la pauvre fille n’aurait jamais pu se partager entre le Var et les Alpes Maritimes..


              Il faut environ 20 mn pour aller de la Trinité à Tourette, soit 12-13 km de route.

            • rosemar rosemar 8 juin 2013 14:32

              La difficulté, lulupipistrelle, c’est aussi d’enseigner sur 2 établissements différents : on a l’impression d’être installé entre 2 chaises....


            • lulupipistrelle 8 juin 2013 14:47


              Dans le milieu des musiciens, il est fréquent de cumuler plusieurs postes sur deux -trois conservatoires et écoles de musique, mais comme le public est en général bon enfant ça ne pose pas les mêmes problèmes... 
              En revanche, ce doit être difficile de passer de Tourette à la Trinité... parce que Tourette Levens est un village qui est devenu un quartier résidentiel de Nice, et que La Trinité et l’Ariane, quartier de Nice adjacent, sont ce qui ressemble le plus au 93 dans le département... 

            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 8 juin 2013 18:47

              En effet, Lulu Ratapignata...

              La Trinité : ni sur mer ni dans le Var, comme dirait Victor.
              Tout allait très bien bien au collège de la Bourgade. Tout le monde savait, la pauvre prof n’en pouvait plus, ses collègues le savait, sa hiérarchie faisait la sourde oreille, tout est écrit dans son petit cahier, les angoisses, la montée, etc...
              J’ai sursauté, voisin que je suis de la Trinité, en apprenant la nouvelle, et ai eu l’honneur de tomber sur la réaction à chaud de son syndicat (le snes) à la suite du suicide de cette prof :
              En fait cette 1ère réaction fut une question, tout à fait à propos : - Était-elle fragile ?"
              Eh bien, continuez, les enseignants, vous êtes bien protégés... là je sens que je vais encore me faire des amis, mais tant-pis pour eux.


            • lulupipistrelle 9 juin 2013 14:59

              Merci, c’est exactement le témoignage que j’attendais.


            • Luc le Raz Luc le Raz 8 juin 2013 13:59

              J’ai donné pendant qq années, bénévolement, des cours d’anglais à des CE2, CM1 et 2, classe unique. Je ne suis pas psychologiquement fragile, au contraire. Mais croyez moi, certaines « têtes à claques » méritent bien ce qualificatif. Heureusement qu’il y a aussi ceux qui, par leur réactivité, vous donnent l’envie de continuer.
              En discutant avec l’instit de service je me suis rendu compte que l’EN comme beaucoup de structures, fussent elles publiques ou privées souffrent du même mal. Les strates sont très fines et permettent, donc de diluer les responsabilités. « C’est pas moi, c’est l’autre ».
              Que ce soit cette malheureuse instit ou sa directrice, elles étaient dépendantes de cadres rigides dont l’humanisme a été gommé. « Support ? C’est quoi ça ? »j’applique les directives, point"


              • rosemar rosemar 8 juin 2013 14:08

                Bonjour Luc


                merci de ce témoignage : comme je le dis dans l’article, la majorité du corps enseignant est constitué de femmes : et ce n’est pas facile parfois d’affronter des adolescents au comportement violent....

              • Bulgroz 8 juin 2013 14:58

                La seule étude longue des liens entre contraintes de travail et suicides a été effectuée par l’Institut de veille Sanitaire :

                http://www.invs.sante.fr/publications/2010/suicide_activite_professionnelle _france/rapport_suicide_activite_professionnelle_france.pdf

                Sur la période 1977-2002, les taux de suicides (pour 100 000) sont :

                Absence d’activité salariée : 58,1
                Avec Activité salarié : 25,1
                Population Générale : 33,4

                Pour ceux en activités salariée, c’est l’éducation (15,6) puis EDF-GDF-France Telecom (15,5) qui ont les taux les plus faibles et l’Action Sanitaire et sociale qui a le plus fort taux.(34,8).

                C’est donc avant tout les actifs non salariés (agriculteurs exploitants, artisans-commerçants, chefs d’entreprise et professions libérales) qui ont de loin le taux de suicide le plus élevé.

                Ce sont donc ceux qui se suicident le moins qui font parler le plus.


                • rosemar rosemar 8 juin 2013 15:03

                  Bonjour Bulgroz 


                  je crois qu’il n’est pas très « sain » d’opposer des suicidés à d’autres : dans tous les cas le suicide est un mal qu’il faut combattre... On parle aussi des suicides de chômeurs et d’agriculteurs...

                  si je parle de ce cas précis, c’est que je suis moi-même enseignante et que je connais ce métier...

                • Bulgroz 8 juin 2013 15:11

                  C’est pas moi qui le dit mais l’Institut de Veille Sanitaire. Excusez les.

                  Votre argument pour défendre votre corporation est un peu léger pour ne pas dire inconséquent.


                • rosemar rosemar 8 juin 2013 15:17

                  Un suicide est toujours un drame ? non ? vous considérez, donc, Bulgroz, que la vie d’une enseignante n’a aucune valeur ? curieuse attitude !


                • Le printemps arrive Le printemps arrive 9 juin 2013 09:22

                  @bulgroz :

                  dans l’imaginaire libéral, chefs d’entreprises et professions libérales sont le summun du bonheur, alors faire la publicité des suicidés de cette catégorie fait tâche, c’est une des raisons de la discrétion que vous pointez.
                   Et puis avec beaucoup de cynisme : un concurrent qui se suicide c’est du CA de plus pour les autres !


                • rosemar rosemar 9 juin 2013 11:03

                  à le printemps arrive 


                  c’est honteux d’opposer des suicides à d’autres : tous les suicides dus au travail sont scandaleux et doivent être dénoncés...

                • Le printemps arrive Le printemps arrive 9 juin 2013 19:24

                  @Rosemar,

                  on est d’accord !


                • SamAgora95 SamAgora95 8 juin 2013 15:23

                  Une mère de famille ne se suicide pas pour une simple convocation ou pour des élèves turbulents, elle a dû en voir d’autres dans sa carrière. Pour décider de mettre fin à ses jours il faut un mal-être bien plus profond, ses difficultés professions n’ont été que la goutte qui a fait déborder le vase.


                  • rosemar rosemar 8 juin 2013 15:31

                    Mais qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer SamAgora ? apparemment cette enseignante a laissé des notes prouvant qu’elle s’est sentie désavouée par son administration....


                  • Le printemps arrive Le printemps arrive 9 juin 2013 09:27

                    Il y a toujours un cumul de raison derrière un tel geste et je rejoins samagora95.


                  • Lhabouzite 25 juin 2013 04:41

                    Avez-vous bien compris quel était le statut précaire de cette enseignante ?

                    Ou bien « travaillez »-vous pour le rectorat de Nice ?

                    Vous pratiquez-là la traditionnelle psychiatrisation post mortem qui permet de disculper la direction de ce collège et qui laisse la porte ouverte aux managements les plus sordides !

                    Cette enseignante était bien dans sa peau... jusqu’à ce que sa direction la brise par des techniques employées par de nombreux chefs d’établissement.

                    Bernard Lhabouzite


                  • njama njama 8 juin 2013 16:07

                    Bonjour Rosemar

                    « Plus récemment un collégien avait jeté une chaise par la fenêtre avant de refuser d’assister au cours ».
                    Honnêtement, cette attitude de refus n’est pas nouvelle, elle s’est exprimée de différentes manières en différents endroits, à différentes époques.

                    Je ne suis pas d’accord, pour dire que ce serait une nouveauté que l’on ne voyait pas avant. Ce genre d’attitude est marginale, et heureusement, mais existaient déjà depuis que ... l’école existe peut-être ?

                    Pour exemple de refus (toujours plus ou moins singulier) puis-je me permettre de te rappeler tes articles sur Gilles Bernheim qui nous avaient permis d’évoquer sa biographie :
                    Elements biographiques (profil Wiki)
                    Jeunesse
                    À Aix-les-Bains, Gilles Bernheim et son frère sont scolarisés dans l’enseignement public. Il y suit les cours le samedi, en prenant soin de demeurer bras croisés afin de respecter le chabbat (au cours duquel il est interdit d’écrire ou de transporter des objets).

                    Il est toujours très difficile d’analyser les causes d’un suicide, le contexte professionnel peut certes être un facteur déclencheur ...
                    C’est toujours traumatisant pour l’entourage (élèves et collègues compris), comme pour la société.

                    N’oublions pas que cette Nathalie était aimée, et donc qu’elle a brillé, et scintillé bien des fois dans sa vie pour que son attachante présence se poursuive dans l’écho de cette reconnaissance très touchante, et si humaine de sa famille, de ses proches ...

                    N’accablons pas davantage cette jeunesse en la rendant en partie responsable. Jeunesse trop vivante peut-être (?) mais le problème est ailleurs (je crois), car déjà dans l’Antiquité, comme à toutes les époques et sur tous les continents elle n’était pas vue autrement.

                    Ses élèves sauront faire la part des choses, je n’en doute pas (avec ou sans cellule médico-psychologique) ... comme l’exprime si bien cette magnifique chanson si sensible de Dick Annegarn (1974)
                    http://www.dailymotion.com/video/xb66tw_dick-annegarn-l-institutrice_music#.UbM3hdhfEs0


                    • lulupipistrelle 8 juin 2013 16:31

                      Dans mes relations, il y avait une petite fille, scolarisée dans le privé, comme quoi c’est pas le problème, qui avait trouvé le moyen de mettre tous les profs en échecs : elle rendait copie blanche à tous les contrôles, dans toutes les matières...Elle avait 12 ans, une ou deux années scolaires d’avance, et elle ne voulait plus aller à l’école. 
                      Même avec l’aide d’un psy, rien n’y a fait... L’inspection académique s’est inclinée...et elle a obtenu gain de cause : une inscription à des cours par correspondance. On ne peut pas dire que ses parents aient été réellement contents... mais quand un gosse vomit le système scolaire, ne peut pas supporter ses camarades et les profs, quelle autre solution ? 


                    • jack mandon jack mandon 8 juin 2013 19:27

                      Bonjour,

                      L’apprentissage scolaire requiert un minimum de structures intellectuelles
                      et morales. Il suffit que l’état mental d’un seul élève relève du psychiatrique
                      pour que l’interaction du groupe soit altéré. L’école, dans ses fondements
                      est un lieu privilégié, un sanctuaire.
                      Enfin c’est ainsi que tout être humain qui tend vers un équilibre
                      entre la créativité, la règle, le respect d’autrui et la réflexion est amené
                      à se positionner au fond de lui.
                      Cela n’exclut pas au contraire la spontanéité, la sincérité et la fulgurance.
                      Ceci posé comme postulat, fondement à toute évolution humaine, exclut
                      bien entendu les salles de classe traversées par des violences diverses,
                      et des tornades désespérées et désespérantes qui ressemblent
                      étrangement aux mises à mort dans les jeux barbares de la Rome antique. 
                      Les casseurs, les batailleurs, les cerveaux agités ont tout à fait leur place
                      en des lieux de dressage paramilitaires pour exulter et canaliser
                      leur énergie primale ou grégaire.
                      Dans le premier cas l’éducation ne devrait pas être obligatoire mais consentie,
                      dans le second cas, une rééducation obligatoire autoritaire.
                      Le multiculturalisme n’est possible qu’entre personnes structurées
                      consentantes et libres de choisir globalement les programmes éducatifs.
                      L’éducation à la française est devenue, par excès de zèle ou par innocence
                      un grand n’importe quoi qui mélange animalité et humanité.


                      • COVADONGA722 COVADONGA722 8 juin 2013 20:33

                        yep mr Mandon rien a ajouter rien a retrancher de votre propos !

                        jeu , set et match !


                        Asinus : ne varietur



                      • povmillet 11 juin 2013 12:54

                        Votre commentaire est dramatique vrai et juste.
                        Êtes vous prêt à mettre en pratique les idées que vous professez ?
                        Vous allez vous heurter à pas mal de Jean Foutre qui font profession de bienpensance prétendument généreuse


                      • jack mandon jack mandon 8 juin 2013 19:40

                        Il serait intéressant de se poser la question sur la perte d’efficacité
                        et de prestige de l’enseignement français dans le monde.
                        On ne peut mêler indéfiniment les différences, encourager les métissages
                        ethniques, culturels, linguistiques sans que cela se transforme en une tour
                        de Babel, où l’édifice érigé par tous les protagonistes élèves et éducateurs,
                        ne tremble dans ses fondements pour finalement s’écrouler.


                        • Filou49 8 juin 2013 19:50

                          Dramatique exemple qui illustre parfaitement la réalité quotidienne de nombreux collègues ! 

                          L’EN est d’une lourdeur administrative incomparable, les rectorats sont des citadelles : aucun ministre de l’EN n’envisage la moindre réforme de l’administration de l’EN ! Qu’il foute la paix aux élèves et aux enseignants, et qu’il s’attaque à un vrai problème. Comme des milliers d’enseignants dans notre pays, j’ai 1000 raison d’en vouloir à nos rectorats !!!
                          Quand les enseignants seront véritablement respectés et considérés comme il se doit, les choses s’amélioreront (nous sommes quasiment les plus mal payés de l’UE !!!!!!!!!). Un Etat qui considère aussi peu ses enseignants montre une seule chose : il ne croit pas ni en la jeunesse, ni en l’éducation, donc ne croit pas en l’avenir : dramatique...................

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