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Accueil du site > Tribune Libre > Quel espoir nous reste-t-il ?

Quel espoir nous reste-t-il ?

Les gilets jaunes sont venus nous le dire : Le mondialisme n’est pas un humanisme.

De fait, le social est resté national, son organisation et sa mise en œuvre n’ont pas réussi à sortir du cadre géométrique de la nation ; la Chine ne cotise pas à nos caisses de chômage bien qu’elle ait pris beaucoup de nos emplois. D’ailleurs personne d’autre que nos compatriotes ne payent les dommages causés à notre organisation publique par la pratique mondialisée du dumping social et démocratique. Dans le jeu trouble de la mondialisation économique, les racines férocement nationalistes de sa culture ont assuré au peuple Allemand, un armement moral autrement plus efficace que le mondialisme gnangnan de notre culture d’extraction catholique et marxiste. Je ne cherche à dénigrer ni le catholicisme qui reste, à mes yeux, la religion la plus aboutie intellectuellement, ni le marxisme qui constitue toujours la principale analyse critique du capitalisme, mais aborder la mondialisation en pariant sur la loyauté d’une concurrence ivre et totalement forcée, c’est refuser de voir que ceux que nous embrassons sur la bouche en profitent pour nous faire les poches. En sacrifiant cyniquement la maigre aisance de ses travailleurs les plus modestes, l’Allemagne a développé une stratégie d’exploitation commerciale agressive envers ses propres partenaires européens qui s’est traduite par des excédents commerciaux éhontés dans l’esprit d’une union. On peut aussi noter les stratégies fiscales non moins impavides du Luxembourg, de l’Irlande et des pays bas…

Mais au-delà du scandale de la répartition inéquitable des richesses qu’aucune tentative de redistribution ne parvient plus à corriger, nous affrontons maintenant un problème catastrophique d’affaiblissement de notre économie. Le libre échange a presque achevé de détruire notre industrie, il sape désormais notre agriculture.

Face à cette situation les politiques « pro-business » n’ont d’autre ambition que d’attirer des investisseurs. Mais l’investissement n’est pas une panacée universellement homogène, il y a un monde entre celui qui investit dans son entreprise, se démène corps et âme pour réussir, embauche, paye ses impôts d’une part et, d’autre part, les grands corsaires de la finance internationale qui investissent essentiellement dans :

- La captation des marchés,

- Celle des brevets et outils,

- Les délocalisations,

- La robotisation,

- La vente aux chômeurs de produits importés,

- La spéculation,

- L’optimisation fiscale,

- Le lobbying et la confiscation des choix démocratiques…

Ceux ci n’ont aucun projet d’intérêt général si ce n’est la monopolisation du général au profit du particulier. De facto ce type d’investissement disloque notre économie et détruit plus d’emplois qu’il n’en crée.

Persister indistinctement dans les politiques pro-business telles qu’elles ont été conçues, relève de l’aveuglement.

Au delà de l’investissement, ce dont nous avons besoin est une réindustrialisation sérieuse. Or l’industrie n’est pas la conséquence automatique de l’investissement, elle est l’œuvre des ingénieurs.

Et bien parlons des ingénieurs :

La France a la chance de posséder de bons ingénieurs. Ce n’est pas vanité de l’affirmer quand notre pays s’est montré capable de rivaliser, dans la plupart des secteurs technologiques, contre les USA qui y ont cependant consacré des budgets immensément supérieurs. J’ai toujours été surpris, lorsque je dirigeais une équipe d’ingénieurs Américains, de les entendre systématiquement répondre : « yes sir » à chacune de mes injonctions quand l’ingénieur Français m’aurait immanquablement répondu : « pourquoi ? » C’est toute la différence entre une formation par l’apprentissage et une formation à l’esprit critique. A ces différences de raisonnement s’ajoute un avantage en termes de gestion du risque : l’ingénieur Américain ne démarre jamais un projet avant que sa planification minutieuse ne soit achevée et que l’ensemble des moyens requis ne soit disponible. L’ingénieur latin s’accommode facilement d’une part raisonnable d’incertitude et d’improvisation. C’est un ensemble de caractéristiques culturelles et comportementales qui a permis à la France de développer, par exemple, des avions réussis bien qu’elle n’ait jamais pu amortir ses frais sur plus que quelques centaines d’appareils quand l’équivalent US en nécessite couramment plusieurs milliers. L’activité économique n’est que le reflet d’une culture et d’une civilisation.

La situation de la France n’est pas tout à fait désespérée, il lui reste quelques avantages et une chance suffisante de réussir sa réindustrialisation pour peu qu’elle se batte avec ses propres armes, pas avec celles de ses adversaires.

Or, précisément, la qualité des ingénieurs Français est en train de se dissoudre dans le management à l’anglo-saxonne tel qu’inlassablement véhiculé par les écoles de commerce et d’administration, les cabinets de conseil en organisation, les logiciels de gestion et la normalisation des procédures. Pour mémoire, le grand boom de la normalisation des procédures remonte à la seconde guerre mondiale, lorsqu’il devint inévitable de confier des tâches complexes de maintenance de systèmes d’armes évolués à des personnels considérés comme incompétents en ces temps d’apartheid aux USA. Inversement, lorsqu’on impose à un opérateur qualifié une procédure destinée à pallier son incompétence supposée, il y a fort à parier qu’elle finisse par le rendre incompétent. Néanmoins l’abus de normalisation procédurale a déferlé dans nos entreprises afin de rendre le travail indépendant des compétences, volatile et délocalisable à souhait.

Comme la respiration, indispensable à la vie dont elle n’est pas le but, le profit est indispensable à l’équilibre des entreprises industrielles dont il ne devrait pas constituer le but qui est d’utilité publique. Mais le profit a bel et bien été perverti en but ultime ce qui a impliqué de pervertir le management en fonction suprême.

Le manager a donc pris le pouvoir sur l’ingénieur qu’il gère « en boite noire » ne comprenant pas bien son métier et le suspectant de « faire de la technique » comme d’autres se « payent des danseuses ». Dans ce contexte l’ingénieur dérive facilement de l’aridité technique vers la commodité du « reporting », de « l’action list follow up », du « power point » et du « budget management », immensément plus simples et mieux rémunérés que la conception technique. C’est un gâchis. On ne le dira jamais assez, le management n’a pas d’existence intrinsèque, il n’est que la mise en œuvre d’un tropisme conceptuel appliqué à l’activité humaine. Lorsque ce tropisme s’écarte des contraintes morales et de l’intérêt général, le management n’est plus qu’une imposture. Depuis que l’on se pique de gérer nos entreprises, elles crèvent l’une après l’autre. Il y a un biais.

Dans cette situation comment réindustrialiser sans passer sous les fourches caudines des corsaires de la finance ?

N’ayons pas la vanité de nier la puissance du capitalisme dans la dynamique de l’économie, contentons nous d’essayer de le contenir dans son domaine d’efficacité, à savoir la diffusion de l’activité économique au sein du tissus social. Clairement, les banques et les hyper-groupes qui s’épanouissent dans l’univers de la grande prédation transnationale devraient être urgemment re-vassalisés par les états, à coups de droits conditionnels d’accès aux marchés nationaux, mais là n’est pas notre propos. Nous ne nous intéressons ici qu’aux entreprises à taille humaine, celles qui créent des emplois, payent des impôts et développent des projets techniques au lieu de se constituer en bureau administratif de gestion des sous-traitants et de racheter leurs propres actions pour créer de la valeur virtuelle.

Pour développer les entreprises socialement utiles, faute de capital, on peut y investir du travail à haute valeur ajoutée :

Je propose la création d’un corps d’ingénieurs d’état, triés sur le volet, constitués à la manière d’un ordre de moines soldats chargé de mener croisade pour la réindustrialisation.

Mis à la disposition des entreprises qui les paieront au prix du marché, pour la compétitivité, mais en sus de leur solde d’état pour attirer les bons, ils auront pour mission :

- De faire aboutir des projets d’innovation technique et de nouvelles filières de production ;

- De restaurer l’autorité technique là ou elle a été bafouée par la contagion technocratique.


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56 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 9 février 12:17

    « la Chine ne cotise pas à nos caisses de chômage bien qu’elle ait pris beaucoup de nos emplois  »

    ce n’est pas la Chine qui les a pris, ce « nos » employeurs qui les ont transférés car ils ne fournissent pas les emplois : ils achètent le travail. Le moins cher possible.

    ils croyaient que le travail était simplement une marchandise, un marché, et ils sont en train de s’apercevoir que les hommes qui le vendent, les dirigeants chinois, ne sont pas plus bêtes qu’eux et ont décidé d’utiliser cette manne à leur profit à eux, dans le cadre d’un capitalisme d’état qui n’est pas plus humaniste que l’autre, ni moins cynique, mais qui est en train de les niquer (et nous avec, évidemment).


    • Jean Marie 9 février 14:11

      @François Pignon
      Il n’en demeure pas moins que l’organisation rationnelle de la solidarité n’est nulle part et jamais parvenue à sortir du cadre des frontières nationales. Ceci conditionne lourdement le réalisme des solutions que l’on peut rechercher.


    • Arogavox 9 février 14:19

      Est-il bien établi que ce soit un « le travail » qui soit acheté ?

      Ce « le travail », qui reste obstinément indéfini, n’est pas plus « une manne » qu’une marchandise ; ce serait plutôt l’effet d’hypnose, de chantage, de pièges rhétoriques, qui est exploité.

       De même que l’effort n’est pas une valeur en soi, (casser l’effort d’autrui ne suppose-t-il pas aussi un effort ? Une valeur fumeuse qui pourrait se détruire elle-même et partir en fumée ?), le travail ne saurait pas davantage passer pour une « valeur travail ». Pire, une « valeur travail » qui couterait d’autant moins cher qu’on réussirait à en vanter l’idée !  
       Que les uns travaillent à rendre détestable « le travail » des autres rend plutôt singulier le singulier de ce « le travail ». (cf les premiers paragraphe du fameux « In praise of idleness » du célèbre logicien !)
       

       Les économistes sérieux savent pertinemment le lien entre le « contrat social » par lequel une population se cotise pour établir une « violence officielle » qui risque d’être retournée contre elle, si jamais elle cessait de la financer par ses contributions laborieuses ... et la nécessaire confiance permanente sans laquelle ce contrat en vient à être rompu !


    • François Pignon François Pignon 9 février 14:26

      @Jean Marie

      si la solidarité était déjà parvenue à s’imposer dans le cadre national, ça serait bien.
      je sais ce que tout le monde doit à Ambroise Croizat, mais :

       il n’aurait jamais pu imposer les qq lois sociales de 1945 si les résistants n’avaient pas eu leurs armes et étaient prêts à s’en servir
       la réalité s’est traduite par un contrat tacite de paix sociale négociée qui refusait de prendre en compte ce sur quoi s’appuyait l’essor économique : un empire colonial, réservoir de richesses et d’énergies humaines sous-évaluées
       tant que l’URSS a existé, le patronat a fait profil bas, mais il a senti ses ailes lui repousser après 1991
       l’état-providence que vous appelez « solidarité » se délite et se délitera tant que la contestation en restera à des revendications catégorielles et des cahiers de doléances datant de l’ancien régime. ce n’est pas la justice fiscale qui crée la « solidarité », mais la nature des rapports de production


    • François Pignon François Pignon 9 février 14:38

      @Arogavox

      les économistes sérieux (il y en d’autres ?) sont comme les théologiens sérieux (ni magiciens ni astrologues) : il sont les théoriciens doctrinaires de sectes qui se font la guerre

      feriez-vous appel aux « théologiens sérieux » pour justifier les guerres de religions ?


    • Arogavox 9 février 14:46

      @Jean Marie
      Il ne saurait exister d’organisation rationnelle de la solidarité. La solidarité ne s’organise pas et n’est pas inspirée par la raison. On peut d’ailleurs remarquer que paradoxalement le « contrat social (*) » accepte plus facilement le calcul raisonné que la vertu de solidarité.
      (*) : « une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant »
         Un tel contrat social national ne saurait sortir du cadre des frontières nationales : c’est trivial. Ceux qui n’ont pas conclu ce contrat ne sont pas unis par lui à ceux qui l’ont librement fait. Et ceux qui l’ont conclu ne sont pas unis par lui à ceux qui ne l’ont pas conclu ; ils ne sont pas davantage unis par lui à ceux qui ont pu conclure ailleurs un contrat similaire. Détailler ces évidences devient malheureusement éclairant lorsqu’on en arrive à être confrontés aujourd’hui aux inepties d’un catéchisme de « La Mondialisation » !


    • Jean Marie 9 février 14:59

      @Arogavox
      Ce que le CNR a fait reste un exemple à suivre et reste faisable puisque déjà entrepris et réussi.


    • François Pignon François Pignon 9 février 15:09

      @Jean Marie

      la différence, c’est qu’une partie du CNR avait des fusils et que les collabos se faisaient très discrets
      les héritiers des uns et des autres semblent souffrir d’amnésie
      l’expérience ne se transmet pas et l’histoire a des hoquets
      seuls les progrès médicaux et l’augmentation de l’espérance de vie peuvent justifier la notion de « progrès »
      encore faudrait-il que ces deux critères soient universels, car sinon, il ne s’agit que de prétextes à une prédation


    • Arogavox 9 février 17:49

      @François Pignon
       parmi les gens qui publient leurs vues en matière économique comme en matière religieuse, ceux qui ont fait l’impasse d’une réflexion sur les concepts de base peuvent difficilement être pris au sérieux. 
       En tout cas je ne vois pas ce qui vous incite à imaginer que je puisse vouloir justifier « les » guerres de religion ?!  Pire, que je puisse faire pour cela appel à des théologiens dont je n’imagine pas un instant que, s’ils ne sont pas charlatans, ils puissent se vautrer dans un tel a priori de bistrot !


    • Arogavox 9 février 17:55

      @Jean Marie
      Oui ! Et ce qu’a réussi le Conseil National de la Résistance va dans le sens de ma remarque.


    • Jean Marie 11 février 12:39

      @Arogavox
      Vous excluez l’hypothèse de deux nations qui essaieraient de conclure ensemble un tel contrat , mais ça n’a jamais été tenté, c’est même à peu près interdit au sein de l’Europe.


    • samy Levrai samy Levrai 9 février 12:26

      Il faut d’abord et avant tout sortir de l’UE et de l’euro qui sont la cause de l’analyse des effets très bien faite au demeurant... 

      Une monnaie qui tue et des lois qui enchaînent...

      Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.


      • Jean Marie 9 février 14:23

        @samy Levrai
        Mon propos se limitait à la réindustrialisation, mais vous avez raison : peut on réindustrialiser sans sortir de ces politiques faussement pro business et réellement pro banques ? Difficile ! Peut on sortir de ces politiques sans sortir de l’Europe ? Encore plus difficile ! Peut on réussir seul ? Difficile aussi. L’idéal, à mon sens, serait une sortie concertée des pays partageant une culture latine commune et la création d’une Europe du sud sur la base d’une harmonisation fiscale et sociale, d’un euro sud dévalué, d’une défense commune et d’une langue commune à choisir entre latin, espéranto ou l’une des langues du groupe.


      • samy Levrai samy Levrai 9 février 15:06

        @Jean Marie
        La France avec son franc, ses frontières et sa solidarité à l’interieur de celles ci, me suffiront amplement, nous avons vécu pas mal de siècles comme cela , ça ne fait que 30 ans qu’on nous a volé notre souveraineté, une paille par rapport à notre Histoire, que nous nous faisons piller par des étrangers de la sorte. 
        La France 5 eme puissance économique mondiale, deuxieme domaine maritime mondial, membre permanent du conseil de securité,..., n’a besoin de personne pour exister et rayonner


      • Jean Marie 11 février 11:11

        @samy Levrai
        C’est un point de vue. Du mien il reste nécessaire de rechercher un minimum d’alliances.


      • samy Levrai samy Levrai 15 février 00:03

        @Jean Marie
        Je te parle moi de vassalité, la France était ouverte sur le monde avant d’être privée de sa souveraineté et forcée à appartenir à un club de blancs chrétiens, d’apartheid qui fait la guerre a tous ceux qui ne sont ni blancs ni chrétiens...


      • Étirév 9 février 12:51

        L’auteur s’interroge : « Quel espoir nous reste-t-il ? »
        Réponse : La Femme  et l’homme qui l’écoute à nouveau.


        • Samson Samson 9 février 13:17

          "Comme la respiration, indispensable à la vie dont elle n’est pas le but, le profit est indispensable à l’équilibre des entreprises industrielles dont il ne devrait pas constituer le but qui est d’utilité publique. Mais le profit a bel et bien été perverti en but ultime ce qui a impliqué de pervertir le management en fonction suprême."

          Joli ! smiley


          • pallas 9 février 13:36
            Jean Marie

            Bonjour,

            Il n’y a pas d’espoir pour un peuple constitué de pédophiles, tricheurs, faibles et pleutres.

            Le seul futur possible est la disparition, écrasé, humilié, dans de terribles douleurs.

            C’est la vie.

             smiley

            Apres avoir chanté, il faut danser, faites donc spectacles.

            Salut


            • François Vesin François Vesin 9 février 13:38

              « Je propose la création d’un corps d’ingénieurs d’état, triés sur le volet, constitués à la manière d’un ordre de moines soldats chargé de mener croisade pour la réindustrialisation.  »


              Merci pour votre article et je « plussoie » à votre conclusion ci dessus

              Que ces ingénieurs n’attendent pas que quiconque crée ce corps

              mais qu’ils le constituent et le gèrent librement par eux-mêmes...

              et, cerise sur le gâteau, s’ils peuvent pour l’occasion enfiler des gilets jaunes,

              ce ne sera qu’une étape décisive de plus vers notre libération !


              • Jean Marie 9 février 14:38

                @François Vesin

                Et bien que les volontaires me contactent pour peu qu’ils soient créatifs, audacieux, méthodiques et réfractaires à l’esprit administratif.


              • Arogavox 9 février 13:40

                 « Filière de production » et « autorité technique » ? 

                 Voilà qui risque de rabaisser la jolie formulation citée par Sanson.

                 Les rapports humains, entre Humains, ne sauraient non plus se réduire à un utilitarisme.

                 cf ce bis repetita https://www.agoravox.fr/commentaire5424311

                dont cet extrait : 

                " Dans une aristocratie (visée jupiterienne) où les gens démissionnent de leurs « courage de se servir de leur propre entendement » pour s’en remettre à la ’détermination’ (aux caprices) d’une prétentieuse « élite », comment imaginer que la Volonté générale puisse s’amender dans le sens d’une meilleure adaptation ? :
                dans ce cas, même avec des ordres pertinents, mais incompris, la Volonté générale, contrariée plutôt que d’être convaincue, reste en fait figée et sans expérience !

                "


                • Jean Marie 9 février 14:40

                  @Arogavox
                  N’attendons pas d’espérer pour entreprendre !


                • Jean Marie 11 février 12:21

                  @Arogavox
                  Lu l’article dont vous donnez le lien : il concerne la prétention de Macron à imposer au peuple sa science de la politique et de l’économie. Ni l’une ni l’autre ne sont des sciences bien qu’on les affuble de cette qualité comme on affuble les plans de licenciements du doux nom de plan de préservation de l’emploi. A l’inverse, enverriez vous vos enfants en vacances en Australie à bord d’un avion « démocratiquement » conçu par un charcutier et consensuellement piloté par un musicien malvoyant ? Moi je préfère garder les miens à la maison.


                • waceri 9 février 14:08

                  Moi je suis plein d’espoir !

                  Je vient de croiser un manifestant casqué qui tapais un DAB avec un poteau arraché, je m’aproche avec mon kapo complice qui lui dit « t’abuse mec y vont nous le faire rembourser ces enculés ! », et moi je fait un « v de la victoire », je reste disponible au cas ou le vieux se ferais agresser.

                  Le mec il nous regarde, il fait un clin d’oeuil, il se retourne et il défonce le DAB.

                  « CA C’EST POUR LES AGIOS SALOPE ! »

                  « CA C’EST POUR LE LIVRET A ZERO POUCENT CONNARD ! »

                  « CA C’EST POUR LA VENTE FORCE D’ASSURANCES FILS DE PUTE ! »

                  « CA C’EST POUR LA CB A 23€ ESCROC DE MERDE »

                  « CA C’EST POUR LES FRAIS DE GESTION ENNEMI DU PEUPLE ! »

                  « CA C’EST POUR LES FRAIT DE TRANSACTiON VOLEUR ! »

                  « CA C’EST POUR L’USURE LOCATIVE ENCULE !

                  ...

                  Moi et le vieux on s’est barré on s’est dit que celui la falais mieux qu’il péte la banque pour se défouler que qu’il continue a accumuler de la haine/colére.

                  On étais ou bout de la rue qu’il gueulais encore a notre adresse, pour lui même ou pour la foulle, si rageusement qu’il couvrais seul 50 »macron démissions".

                  Alors j’ai de l’espoir, la justice fera son travail ou la justice s’abattra sur les impunis dans le chaos salvateur de la véritable insurrection. Je paye de bon cœur !

                  Je lance une piéce, je prend le risque. Un jour d’espoir contre une vie de merde !

                  LA FRANCE LIBRE ANTICAPITALISTE !


                  • Jeekes Jeekes 9 février 14:52

                    ’’la Chine ne cotise pas à nos caisses de chômage bien qu’elle ait pris beaucoup de nos emplois’’

                     

                    La Chine n’a pas à cotiser à nos caisses de retraites.

                    Au nom de quoi ?

                     

                    La Chine n’a pas prit beaucoup de nos emplois.

                    Faux. Ce sont nos patrons pourris qui les leur ont offert en délocalisant leurs productions en Chine pour se faire encore et toujours plus de fric.

                    Et tant pis pour la gueule des riens-sans-dents...

                     

                    N’inversons pas la cause et la conséquence, merci d’avance !

                     


                    • François Pignon François Pignon 9 février 15:10

                      @Jeekes

                      copieur...


                    • Jeekes Jeekes 9 février 15:36

                      @François Pignon
                       
                      Exact.
                      Mais c’est à l’insu de mon plein gré.
                       smiley
                       
                      J’ai réagis après avoir lu l’article, comme toujours.
                      Et comme toujours je n’ai regardé les autres commentaires qu’après.
                      Toutes mes confuses.
                       
                      Ceci dit, après cette auto-flagellation bien méritée, je relève au moins, qu’une fois de plus, nous sommes plutôt raccord...
                       


                    • François Pignon François Pignon 9 février 15:39

                      @Jeekes

                      bisous


                    • Jeekes Jeekes 9 février 15:56

                      @François Pignon
                       
                       smiley
                       


                      • A LIRE : La situation désespérée du présent me remplit d’espoir : face à trois délires politiques mortifères, l’hypothèse convivialiste, broché, 2016 Dany-Roberst dufour.

                      Et si ce chaos nous permettait de revoir notre vision du monde. Passer du quantitatif (homo oeconomicus) au qualitatif (Homo perspicaciam tuam


                      • Raymond75 9 février 15:23

                        J’approuve globalement votre article, et à propos des ingénieurs je vais ajouter un point :

                        Dans le Parti Communiste chinois, il y a profusion d’ingénieurs et de cadres hautement diplômés (on ne peut exercer de responsabilité en Chine sans être membre du parti, après avoir été coopté). Ils ont une vision à long terme du développement de leur pays, et font tout ce qu’il faut pour cela !

                        En France et en Europe, les politiques ne connaissent strictement rien à la technique et aux sciences, donc à l’industrie, et ils n’ont aucun projet à long terme ou même à moyen terme !!!


                        • François Pignon François Pignon 9 février 15:38

                          @Raymond75

                          Autrement dit, l’avenir du capitalisme d’état est mieux assuré que l’avenir du capitalisme privé.
                          Là où règne la confusion, c’est dans cet entêtement des Chinois à appeler « parti communiste » leur clergé.


                        • JL JL 9 février 15:51

                          @François Pignon
                           
                           le capitalisme d’État, est-ce que ce n’est pas l’autre nom du corporatisme mussolinien, puisqu’au fond, on ne sait plus qui possède quoi !
                           
                          Est-ce que c’est l’État qui contrôle les grandes entreprises ou l’inverse ? La réponse est dans la question, vu que l’État et les entreprises ce sont toujours des hommes, et ce sont les mêmes ici et là.


                        • Xenozoid Xenozoid 9 février 15:58

                          @JL

                          surtout que les grandes entreprises sont né avec l’état,et l’impérialisme aidant sont devenu internationale et monopolostique et qu’on appelle a tord multinationale

                          tout est cartel et maffia


                        • Jean Marie 9 février 16:14

                          @Raymond75
                          Quant au soucis de développement du pays............ !


                        • straine straine 9 février 15:59

                          À l’international, le commerce se fait Hors TVA, pourquoi ne pas le faire aussi Hors Charges Sociales ?

                          Enlever les Charges Sociales à l’Export et les ajouter à l’Import !


                          • Jean Marie 9 février 16:21

                            @straine
                            C’est la TVA sociale, rejetée par la gauche car considérée comme injuste du fait qu’elle n’est pas proportionnée aux revenus. Le risque de perdre son revenu salarial n’a pas été considéré.


                          • Claudec Claudec 9 février 16:43

                            La mondialisation résulte d’un progrès scientifique et technique voulu par le plus grand nombre et auquel l’humanité doit une amélioration considérable de son bien-être (matériel), quel qu’en soit le partage.

                            Prétendre que « ... le social est resté national, son organisation et sa mise en œuvre n’ont pas réussi à sortir du cadre géométrique de la nation » est par contre profondément faux. C’est précisément parce qu’une démographie galopante, multipliant les pauvres 20 fois plus vite que les riches, profite de la levée des frontières résultant du mondialisme, que toutes les nations sont touchées par une expansion de la pauvreté qui vient bousculer leurs fragiles équilibres sociaux. Les flux de migrants circulants partout dans le monde et les murs et autres obstacles que tentent vainement d’y opposer de nombreux pays en sont la preuve.

                            Notre seul espoir est désormais de favoriser la stabilisation de la population pour les générations futures par la dénatalité, partout où cela est nécessaire.

                            https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/2019/02/favoriser-la-stabilisation-de-la.html


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