• dimanche 27 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > Quels risques si Obama perd ?
46%
D'accord avec l'article ?
 
54%
(46 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Quels risques si Obama perd ?

Compte tenu de tous les espoirs qui se sont cristallisés sur la personne de Barack Obama, une éventuelle défaite - toujours possible - peut-elle déclencher des réactions violentes ? 

La mouture 2008 des élections présidentielles américaines a ceci de particulier, chacun l’a constaté, que se sont cristallisées sur Barack Obama des attentes et des espoirs considérables, pratiquement messianiques pour certaines personnes. A ce titre, Obama se distingue très nettement d’un John Kerry ou d’un Al Gore.
Si Obama était Blanc, il y a fort à parier que le résultat de cette élection ne ferait aujourd’hui plus aucun doute. Car si doute il y a, c’est bien à cause d’un racisme rampant qui subsiste aux Etats-Unis, sous des formes et à des intensités diverses, et dont personne ne peut prédire aujourd’hui comment il influencera au final le scrutin.

Dès lors, et compte tenu de l’avance constante dont il aura bénéficié durant des mois dans les sondages, on peut se poser la question - et je m’étonne de ne la voir posée nulle part… du moins dans ce que je lis - de ce qu’il peut arriver si McCain venait à gagner le 4 novembre prochain.

Comment réagiront les dizaines de millions d’électeurs qui ont fondé leurs espoirs sur Obama ?

Quelle lecture vont-ils faire de cette défaite, qui viendra contredire ce qu’annonçaient les sondages depuis des mois ?

Comment sera vécu cet éventuel revers électorale, en pleine période de crise financière, économique, mais aussi immobilière ?...

La commission d’enquête sur les événements du 11 septembre 2001 a estimé que cette attaque avait été une "défaite de l’imagination" : ces attentats ont pu avoir lieu, disait l’enquête, parce que personne n’a été capable d’imaginer que de tels événements puissent se produire.

S’agissant de cette élection présidentielle, ne peut-on imaginer un important risque d’émeutes, suite à une éventuelle défaite d’Obama ? La possibilité d’un soulèvement de certaines couches de la population ? L’apparition de foyers d’agitation, et leur éventuelle multiplication imprévisible et rapide ?... Ce risque m’apparaît très probant, personnellement. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’une victoire de McCain serve de catalyseur à l’expression imprévisible et potentiellement violente de toutes les frustrations, tous les espoirs déçus, toute la perte de confiance dans les institutions et les autorités, qui seraient alors démultipliés par l’échec des espoirs mis (à tort ou à raison, là n’est pas la question) en Barack Obama.

En médecine, on sait que lorsqu’un individu a accumulé trop de toxines à cause d’une alimentation inadéquate, que ses émonctoires sont saturés, que s’ajoutent à cela du stress et de la fatigue, d’où un affaiblissement de l’immunité, il suffit d’un facteur minime pour que le corps tombe malade, une maladie qui lui donne souvent l’occasion d’un grand nettoyage interne, d’une élimination et d’une régénération, comme on le sait bien en naturothérapie. De manière analogue, une nation est un organisme vivant. Quand on constate qu’elle aussi a atteint un niveau de déséquilibre, de pathologie (sociale, financière, etc.) et d’affaiblissement intérieur très important, on a tout lieu de redouter qu’un événement ne serve soudain de déclencheur à une crise interne majeure.

Mon propos n’est pas de faire dans le catastrophisme. Mais on dit que gouverner, c’est prévoir. Et si l’on évoque volontiers les risques qui pèsent sur la vie d’Obama (on l’a encore vu récemment), qui pourraient s’accroître en cas de victoire, on n’évoque cependant pas les risques qu’entraînerait l’échec de cette phénoménale campagne qui aura été la sienne, quoi qu’il advienne. On serait pourtant bien avisé de les anticiper.

par Olivier Clerc (son site) jeudi 30 octobre 2008 - 89 réactions
yahoo
46%
D'accord avec l'article ?
 
54%
(46 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Vincent Verschoore (xxx.xxx.xxx.151) 30 octobre 2008 11:29
    Vincent Verschoore

    Salut Olivier,
    A mon avis, si Obama perd, il ne se passera rien, tout comme il ne s’est rien passé après la victoire frauduleuse de W lors des permières élections. Dans tous les cas, les américains sont dans la mouise, ils vont devoir se manger leur crise financière et leur énorme déficit budgétaire, Obama ou McCain n’y changera pas grand chose, je crois que la-bas, actuellement, chacun cherche avant tout a sauver sa peau.

  • Par George Cake (xxx.xxx.xxx.248) 31 octobre 2008 04:03

    Vu les commentaires, comme les articles, ici depuis quelques temps, il est à mon avis plus perspicace de craindre, si Obama, l’idole pop avec sa cohorte de groupies fanatisées, ne l’emporte pas, une réaction violente des ses partisans français. Ceux-ci semblent en effet outragés dès que l’usurpation d’Obama est mise en exergue :discours creux, campagne la plus chère de l’histoire, mensonges à la population (il avait promis devant témoins, et filmé, de n’utiliser que des fonds publics pour sa campagne, a refusé de présenter son certificat de naissance, etc...), enthousiasme de cokaïnomane, grand copin de Sarkozy, et j’en passe et des pires.
    Les états-uniens, en effet, me paraissant bien trop endormis pour se révolter, autrement ils l’auraient fait depuis longtemps contre l’actuel président.
    J’espère personnellement qu’il sera élu, le "messie noir", pour vous obliger, en constatant ses actions, à admettre que votre délire idéaliste a sa place dans une église ou un ashram, mais pas en polique.
    Mais s’il n’est pas élu, je me réjouis trop de voir les gueules de ses partisans smiley.
    Pour le reste, penser que le président des USA dirige le pays, c’est comme penser que Ronald McDonald, le clown à l’entrée, dirige la chaîne de fast foods : censuré.

  • Par Vincent Verschoore (xxx.xxx.xxx.240) 30 octobre 2008 14:43
    Vincent Verschoore

    Il me semble que nous parlons de la possible réaction de la population en cas de défaite d’Obama, pas de ce que ferait le nouveau pouvoir. Mais pour répondre à votre question, s’il n’y avait eu le 11 septembre, il ne serait sans doute pas passé grand chose, d’ou la question de l’instrumentalisation de ce 11 septembre, mais c’est un autre débat...

  • Par herve33 (xxx.xxx.xxx.101) 30 octobre 2008 12:47

    On peut s’interroger si une possible défaite d’Obama . Mc Caïn ne peut pas se défaire de l’héritage de Bush même s’il s’en défend . Les derniers chiffres de l’économie vire de plus en plus au rouge , si bien que même les racistes risquent de changer d’avis .

    Même du coté républicain , on souhaite la victoire d’Obama . Les problèmes qui sont et seront à résoudre de l’autre coté de l’Atlantique , 30 ans de sous-investissements dans les domaines les plus élémentaires de la santé , des infrastructures , et de l’éducation . Les républicains savent que les US vont vivre des jours très sombres et qu’Obama risque de se planter et de devenir rapidement impopulaire , surtout qu’il aura susciter énormément d’espoir .

    Ensuite , cela sera un vrai boulevard pour les républicains en 2012 .





Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox