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Accueil du site > Tribune Libre > Qui est raciste ?

Qui est raciste ?

Quelques mots sur la notion de race en général, et dans la société française en particulier.

Je ne sais pas si vous avez suivi la polémique Val/Siné. Non ? Ben ça vole pas haut. L’autre jour, Laurent Joffrin, le rédac-chef du torchon néolibéral Libération, avait sorti un édito qu’il aurait doublement mieux fait de se taire (je sais ce n’est pas français). Doublement parce que, fidèle à son grand ami Philippe Val, d’une part, il voit des propos antisémites là où il n’y en a pas. Et ensuite, parce qu’il en profite pour apporter son soutien aux juifs en ces termes : "on choisit sa religion, on ne choisit pas sa race". Ce qui fait bondir les beaux esprits, car il n’y a pas de race juive. D’ailleurs, il n’y a pas de races humaines, il n’y a pas de race noire, de race blanche, tous ces trucs. Ceux qui croient qu’il existe des races, eh bien, ce sont des racistes.

C’est quoi, une race, au fait ?


C’est un concept un peu nébuleux, il est vrai. Il est issu du vocabulaire de l’élevage. Il existe des races de vaches, des races de chiens, des races de poules, des races de chevaux. Ce n’est pas un concept très scientifique, c’est plus empirique qu’autre chose. Un petit chien frisé, on dira qu’il est de "race caniche". Bien malin qui peut isoler le gène caniche dans le génome du chien. Bien sot qui dirait qu’un caniche est un meilleur chien qu’un berger des Pyrénées, ou qu’il est inférieur au basset artésien. Bien con qui voudrait exterminer tous les caniches sous ce dernier prétexte.

Il se trouve que pour des raisons historiques, on a étendu ce concept à l’espèce humaine. Constatant que les populations du monde différaient par leur apparence physique, des savants souvent bien intentionnés les ont classées en fonction de critères extérieurs plus ou moins pertinents. Le critère le plus évident, c’est la couleur de la peau, c’est ainsi que sont nées les premières classifications. Puis ils se sont aperçus que d’autres critères se superposaient et, parfois, allaient à l’encontre de ce qu’on pouvait croire de prime abord. Ainsi, les peuples du nord de l’Inde sont blancs de peau. Ceux du sud sont noirs. Où est la frontière entre les deux ? Il n’y en a pas, c’est un continuum, un dégradé. Et pis que tout, les Indiens du Nord comme du Sud considèrent appartenir à une même entité culturelle. En Afrique de l’Est, on trouve des populations noires de peau, mais que les autres caractères physiques rattachent à la race blanche. Qu’en fait-on ?

En fait, la couleur de la peau, bien que la plus visible, est le dernier critère à prendre en compte pour déterminer l’origine d’une population, car c’est ce qui évolue le plus vite. Si une population blanche va vivre dans un pays tropical, les cancers cutanés auront rapidement réduit la proportion de pâlichons et, en proportion, augmenté celle des basanés. En quelques générations, en mille ans, mettons, les blancs deviendront noirs. C’est déjà observable sur la population australienne, constituée principalement de rouquins des îles britanniques. A l’inverse, une population noire s’établissant au Pays de Galle ou dans les Yvelines aurait tout autant de problèmes à s’adapter : la mélanine contenue dans la peau fait écran aux rayons du soleil (c’est pour ça qu’elle est là d’ailleurs). Sauf que, par chez nous, le soleil, il n’y en a pas beaucoup, tellement peu en fait qu’il ne pénètre pas assez d’UV dans le derme pour que s’y produise la synthèse de la vitamine D. Sans vitamine D, les enfants dépérissent, on appelle ça le rachitisme. Or, il est difficile de trouver un partenaire sexuel lorsqu’on est rachitique, donc là encore, la population considérée, noire à l’origine, sélectionnera à toute vitesse les plus clairs, jusqu’à devenir blanche en quelques siècles seulement (ce qui n’est rien à l’échelle de l’évolution). Pour la petite histoire, il vit effectivement des populations noires dans nos contrées, et elles ne semblent pas souffrir de rachitisme. C’est parce qu’à ces enfants on prescrit précisément des suppléments alimentaires à la vitamine D.

Prenons enfin les Asiatiques (Chinois, Japonais, Coréens, Vietnamiens...) : ils descendent de populations d’Asie centrale. Ces régions sont sèches, froides et venteuses. Pour survivre à ces conditions, ces peuples ont évolué de façon à intégrer sous leur peau une couche de graisse protectrice, que n’ont pas les Européens ni les Africains. C’est précisément cette couche de graisse qui sous-tend le derme, et qui permet aux Asiatiques de "paraître jeunes" plus longtemps que les Européens. Oui, mais au cours des siècles, ces peuples sont descendus vers le sud, s’établissant en Mandchourie, en Chine, puis jusqu’à l’actuel Vietnam. Observez un Vietnamien du sud : vous constaterez qu’il est assez sombre de peau, et pour cause, il vit près des tropiques. Sa couleur s’est adaptée aux conditions d’ensoleillement particulières de ces régions. Mais la couche de graisse, elle, n’a pas disparu. Elle ne sert pas à grand-chose, mais elle n’est pas non plus spécialement nocive, et ne coûte donc pas cher, du point de vue évolutionniste. Sa disparition est donc beaucoup plus longue à venir que la mutation de la couleur. Il faut donc être ignorant au dernier degré ou dangereusement infesté par le politiquement correct pour s’imaginer que tous les peuples sont génétiquement semblables. En ce sens, les races humaines existent.

Mais le fait est que les peuples humains migrent et se mélangent, et que personne ne s’est jamais soucié de sélectionner des races pures (en tout cas, jamais assez longtemps pour que ça ait un quelconque effet sur la "pureté" effective des populations). De fait, l’étude des caractères humains est une matière complexe, et contrairement aux chiens et aux poules, donc, nous sommes tous plus ou moins des bâtards. Pour des raisons qui tiennent à l’Histoire, le fait racial est quelque chose que l’on n’ose pas, en Europe, et surtout en France, regarder en face. C’est un tort. D’une part, parce qu’on ne peut pas dire que "les races n’existent pas" à des gens qui les voient tous les matins en prenant le train. On perd toute crédibilité en propageant ces idées certes généreuses, mais sottes. Et d’autre part, parce qu’on se prive d’une partie importante de ce qui fait la culture humaine. Moi, quand je croise une jolie asiatique, ça me plaît de pouvoir dire si elle vient du sud ou du nord de la Chine rien qu’à sa silhouette. Ça m’intéresse de pouvoir reconnaître un touriste anglais d’un Italien à quelques signes subtils. On peut s’intéresser aux races humaines pour d’autres motifs que pour les comparer, les séparer ou les exterminer, par exemple, on peut s’intéresser aux races humaines parce qu’on s’intéresse aux humains.

En tout cas, une chose est sûre : être raciste, ce n’est pas croire qu’il existe des races. Ce n’est pas faire un dessin sur le fils Sarkozy. Ce n’est pas glisser un mot de trop dans un éditorial mal écrit. Ce n’est pas raconter des histoires juives en famille. Être raciste, ça consiste à prendre une barre de fer et à descendre dans la rue avec les copains pour casser du boucaque. Être raciste, ça consiste à prendre sa machette pour couper en rondelles les enfants de l’ethnie d’en face. Être raciste, c’est faire des contrôles d’identité au faciès, c’est indiquer "BBR de pref." dans une offre d’emploi ou de logement. Tout le reste, c’est de la branlette mentale d’intellectuels frustrés qui prêtent bien trop d’attention aux mots, et pas assez aux actes.


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156 réactions à cet article


  • wesson wesson 1er août 2008 11:34

    Je crois pour paraphraser Brassens que Joffrin fait partie de cette race importune qui partout foisonne, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


    "

    Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire Contre les étrangers tous plus ou moins barbares Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part "

    • HELIOS HELIOS 1er août 2008 11:51

      Evidement, pourquoi le répeter, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit... Merci Jacques.

      Petit bémol que j’aimerai porter a une de vos phrases, qui me gène un peu : " Être raciste, c’est faire des contrôles d’identité au faciès "

      Je vous suis parfaitement, stricto sensu c’est du racisme.

      Pourtant, il faut detacher cette abus de langage de la réalité. UIne societe organisée met en place des mesures de contrôle, de defenses etc... J’aimerai vous entendre si vous rencontriez un radar sur un chemin de terre : ""sont ils pas c... ces flics, il n’y a pas de voiture sur le chemin ??"
      Le contrôle d’identité que vous rejetez au "facies" est exactement lié au même problème. si vous voulez attraper des immigrés illegaux maliens, ce n’est pas en controlant les blonds que vous allez le faire, même si au Mali il y a des citoyens d’origines suedoise.... il s’agit d’une question d’efficacité. Que cela ne vous plaise pas, bon, ce n’est toujours pas du racisme. Quand le controleur des impots cible les independants ou les commerçants pour les controles plutot que les salariés, là aussi, c’est une question d’efficacité et non pas une quelconque discrimination (pas stricto sensu, du coup).

      Maintenant que vous rejetiez les conditions d’immigrations etc, pas de problème, cela est tout a fait honorable j’adhère aussi. Mais ne confondez pas le racisme avec le fonctionnement normal de la societé. D’ailleurs, dans le sud est asiatique, en indonesie par exemple, quand on recherche des crimonels australiens, qui contrôle-t-on a votre aviss ? les jaunes du coin ou les roux du debut de votre article ?


      • HELIOS HELIOS 1er août 2008 11:53

        Désolé, j’ai "posté" trop rapidement....

        Sur la suite données aux contrôles "au facies" je suis 150% d’accord avec vous, une fois le controle fait, plus rien ne doit changer entre les personnes !


      • Gazi BORAT 1er août 2008 12:03

        @ HELIOS

        Dans le texte des circulaires du Ministère de l’Intérieur n’apparait jamais le terme "faciès".
        On parle de :

        • Signes visibles d’extranéïté
        .. qui peuvent motiver le soupçon du fonctionnaire de police et donc le contrôle de l’identité du porteur de ces signes.

        Le problème est que ces "signes visibles d’extranéïté" ne sont pas listés.

        En toute logique :

        Un individu blanc coiffé avec des dreadlocks, écoutant du heavy metal allemand sur son MP3, arborant un badge "free Tibet" et chaussé de chaussures de sport américaines s’aventurant dans le métro devrait ainsi être systématiquement l’objet de contrôles policiers..

        gAZi bORAt

      • Cascabel Cascabel 1er août 2008 23:10

        Décidément Gazi vous êtes encore une fois à côté de la plaque.
        Il m’est déjà arrivé d’avoir l’ exclusivité d’un contrôle dans le RER par une meute de contrôleurs déçus  de ne pas me trouver en situation de contravention. Pourtant, dans la rame se trouvaient  des "jeunes" (plus vieux que moi ) issus de l’immigration qui eux ont eu droit d’être ignorés. Croyez-vous que cela m’a blessé ? Pas du tout ! Je sais très bien que les contrôleurs préfèrent avoir affaire à un individu isolé plutôt qu’a une bande. Je sais aussi qu’un jeune, quel qu’il soit a statistiquement plus de chance d’être un resquilleur que la dame âgée assise en face de moi.
        Vous voyez Gazi, votre monde est une construction mentale qui correspond peu avec la réalité.


      • Gazi BORAT 2 août 2008 14:02

        @ cascabel

         ?????

        Vous avez bien lu mon commentaire ?

        J’évoque les termes employés dans les circulaires du Ministèrede l’Intérieur pour éviter le mot "faciès", pas le comportement des contrôleurs de la RATP..

        gAZi bORAt


      • Cascabel Cascabel 3 août 2008 13:20

        @ Gazi

        Je comprends de moins en moins à vrai dire.
        Vous auriez donc préféré que le mot vague de "faciès" fût employé dans la circulaire ?
        Venant de vous je suis quelque peu surpris.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 12 août 2008 15:57

        HELIOS : "le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit... "

        C’est loin d’être évident. Cette affirmation nous vient de Jean-Paul Sartre, le même qui écrivait :

        "Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Encore convient-il de se montrer prudent : il faudrait plutôt dire des races juives." Réflexions sur la question juive, 3.

        On lui doit aussi :

        « Il y avait un nombre de juifs considérable dans le parti communiste de 1917. En un sens, on pourrait dire que c’est eux qui ont mené la révolution. » Jean-Paul Sartre et Benny Lévy, L’Espoir maintenant : les entretiens de 1980, Lagrasse : Verdier, 1991, page 70. Mais c’est au seul Soljénitsine que l’on reproche aujourd’hui d’avoir insisté sur le rôle des juifs dans la révolution bolchévique ...

        Serge July fut un de ceux qui s’opposa à la théorie du racisme-délit :

        « Interdire l’expression du racisme, c’est tout simplement militer pour le refoulement, pour le secret, le renfermement et la conspiration. Et à terme, pour plus d’attentats, plus de meurtres. » "La liberté d’expression des racistes", Libération, 24 novembre 1978.

        Pour le célèbre historien Jules Isaac, l’antisémitisme devait être considérée comme une opinion.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 12 août 2008 15:57

        rectif : considéré


      • hans lefebvre hans lefebvre 1er août 2008 12:01

        Il n’y a point de race, mais uniquement des racistes, sinon une lecture très à propos :
        http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/carte-blanche/scientifique/t/vie-2/d/jordan_284/
        Par ailleurs déjà chroniqué dans AGX.


        • COLRE COLRE 1er août 2008 12:05

          @Asp Explorer,

          Bravo pour votre article : j’y souscris totalement. « Le monde est fou » ! ces histoires rendent stupides les personnes les plus intelligentes. On abandonne le mot race, et l’on garde raciste ! comment voulez-vous que les gens y comprennent qque chose ? (On perd toute crédibilité en propageant ces idées certes généreuses, mais sottes).

          Le racisme et l’anti-racisme ça génère la puanteur : voyez l’autre article sur le sujet sine/val : c’est un déversoir, c’est n’importe quoi, c’est grave…


          • clostra 1er août 2008 12:27

            des français et de leur complexe de supériorité, des belges relous et des suisses ouin ouin, et de leurs excellents chocolats, des anglais rosbeefs...


          • Dame Jessica Dame Jessica 1er août 2008 12:24

            @ ASP explorer

            Remarquable votre billet, vraiment. analyse fort pertinente,Intelligemment argumentée, dénuée de cette condescendance faussement bienveillante habituellement attaché à ce genre de sujets et surtout, surtout votre talent à faire des différences raciales un plus aussi fascinant qu’attrayant plutôt qu’un moins menaçant et redoutable...Franchement, il en faudrait des milliers comme vous, sur AV et ailleurs, on avancerais plus vite et plus loin...


            • sisyphe sisyphe 1er août 2008 12:41

              Article ambigu, qui relève, certes l’ambiguité existante, mais qui en rajoute, en disant une chose et son contraire.
              Après avoir fait la brillante démonstration que les différences visibles (de couleur de peau, notamment), ne sont que l’effet d’une adaptation au milieu, que nous sommes tous des batards (ce qui est vrai) issus de multiples croisements, et que notre "héritage génétique" est fonction, lui aussi de ces croisements et de l’adaptation au milieu, il conclue ..... à l’existence de races humaines !!

              Eh bien non, les races humaines n’existent pas.
              A l’examen d’une empreinte génétique, il est impossible de définir la couleur de la peau d’un indiividu.
              Il existe, bien sûr, des différences visibles, et des particularités précises selon les régions, les pays, etc...
              C’est ce qui fait toute la richesse de LA race humaine.

              Je suis donc tout à fait d’accord sur le fait d’apprécier ces différences, et de s’en enrichir.

              Le "raciste", puisqu’on désigne encore sous ce terme, c’est celui qui n’accepte pas ces différences, ou qui s’en sert pour faire des discriminations, des motifs de rejet, d’exclusion.
              Pas besoin pour ça de prendre une barre de fer et aller casser du bougnoule ou du négro ; demandez à ceux qui vivent isolés dans une communauté majoritairement différente, si le racisme se limite à une bastonnade : ils vous expliqueront mieux que je ne saurais le faire, les dégats provoqués, quotidiennement, par le racisme ordinaire, et l’exclusion rampante dont ils font l’objet.


              • Bronstein 9 août 2008 21:50

                Faux, il est possible de déterminer la couleur de peau par des empreintes génétiques, on connaîts par exemple le gène de la mélanocortine récepteur 1, le gène slc24a5, le POCM pour d’autres dont jje connais les noms je suis pas sûr a cent pour cent qu’il aient une fonction dans l’espèce humaine, le fanatisme de l’antiracisme tente encore de nous faire croire que la molécule de mélanine n’a aucun rôle dans la pigmentation, et que la vision en couleur est une maladie mentale d’origine capitaliste. Il est grand temps de combattre le délire négationniste et mystique de l’ultragauche.


              • thirqual 1er août 2008 12:43

                Bon article. Je me permets un ajout : comme l’espèce humaine est passée pas loin de l’extinction récemment (il y a 70 000 ans), la diversité des êtres humains est ridicule (par rapport à de nombreuses autres espèces). Dans le même genre, il y a plus de diversité en Afrique au sud du Sahara que dans tout le reste du monde.



                • Gilles Louïse Gilles Louïse 1er août 2008 13:03

                  Il faut répéter que d’un de vue humain, il est logique de considérer des races ou des ethnies (je sais qu’on adore jouer sur les mots pour refuser d’admettre la réalité sensible évidente), tout simplement pour rester cohérent avec l’expérience.

                  D’ailleurs, en quoi devrions-nous renoncer à cette différence visible quand ceux qui se plaignent du racisme d’autrui sont les premiers à la voir, par exemple, on entend dire parfois, je suis rentré au bled, pas un seul Français dans l’avion : risible, non ? Comment ça se voit ? Ont-il un talent particulier pour déceler les nationalités d’un seul coup d’œil ?

                  Mais il faut noter que ce qui est rejeté n’est pas la race, comme on voudrait nous le faire croire pour insuffler une mauvaise conscience aux Autochtones, mais la mauvaise éducation.

                  Car il est patent que les races, ou les ethnies, sont associées à des éducations, à des us et coutumes, et que si certaines attitudes ne posent aucun problème, d’autres sont en conflit avec les valeurs autochtones.

                  Bien à vous.


                  • ka 1er août 2008 19:57

                    "Mais il faut noter que ce qui est rejeté n’est pas la race, comme on voudrait nous le faire croire pour insuffler une mauvaise conscience aux Autochtones, mais la mauvaise éducation."

                    Mauvaise éducation ? C’est-à-dire Rex ? Vous voulez dire que les Ratagaz sont mal éduqués parce qu’éduqués différemment ? Ce n’est pas un peu xénophobe comme affirmation ça ?

                    "Car il est patent que les races, ou les ethnies, sont associées à des éducations, à des us et coutumes, et que si certaines attitudes ne posent aucun problème, d’autres sont en conflit avec les valeurs autochtones."

                    Oui en plus explicite ça veut dire : les Ratagaz sauvages pas bons, les autochtones civilisés bons, civilisés et sauvages pas mélanger ! 

                     
                     


                  • 1984 1984 1er août 2008 21:59

                    "Mauvaise éducation ? C’est-à-dire Rex ? Vous voulez dire que les Ratagaz sont mal éduqués parce qu’éduqués différemment ? Ce n’est pas un peu xénophobe comme affirmation ça ?"

                    Les ratagas ne sont pas mal éduqués parce qu’ils sont éduqués différemment. Ils sont éduqués différemment, et c’est tout. Les concepts de "bien" ou "mal" éduqué sont caduques quand il s’agit de les appliquer à d’autres ethnies ou cultures, appellez ça comme vous voulez.

                    Dans certaines cultures, il est bien vu de roter bruyamment en signe de satiété après un repas. Ici, c’est très mal vu. Existe t-il un guide universel de la bienscéance, qui indique clairement ce qui est le mieux ? Non. Le français qui rotera à une table française et le japonais qui ne rotera pas à une table japonaise seront tous les deux perçus comme mal-élevés.

                    Ceci étant dit, nous ne sommes pas au Japon. Ici, il convient de ne pas roter à table. Dès lors, un japonais mangeant à une table française se devra de ne pas roter. Dans l’absolu, ce n’est ni bien ni mal, mais dans notre culture relative, c’est mal, alors on ne le fait pas.

                    Ailleurs c’est peut-être différent, mais nous sommes ici, et c’est ainsi que ça fonctionne.


                  • ka 2 août 2008 12:12

                    @ 1984

                    "Les ratagas ne sont pas mal éduqués parce qu’ils sont éduqués différemment. Ils sont éduqués différemment, et c’est tout. Les concepts de "bien" ou "mal" éduqué sont caduques quand il s’agit de les appliquer à d’autres ethnies ou cultures, appellez ça comme vous voulez."
                     
                    Vous n’avez pas bien lu mon post je crois, ce n’est pas moi qui pense qu’une autre éducation est forcément mauvaise parce qu’elle est donnée par une autre ethnie, c’est Mr Rex !



                  • 1984 1984 2 août 2008 23:08

                    Je l’ai très bien compris. Il parle de "mauvaise éducation" parce qu’elle est différente, je rebondissais sur ses propos. Ce que j’ai écrit dans mon précédent post, c’est ce que j’ai compris du sien. Mon post visait surtout à vous dire que, même si dans l’absolu aucune culture n’est meilleure, les cultures sont antagonistes sur un certain nombre de points, et il est donc primordial pour un allochtone, un immigré, d’adopter les codes de la culture du pays dans lequel il vit quand ces codes diffèrent de ceux de sa culture d’origine.

                    Une culture n’évolue que si les personnes d’autres cultures l’adoptent.


                  • ka 3 août 2008 13:19

                    "et il est donc primordial pour un allochtone, un immigré, d’adopter les codes de la culture du pays dans lequel il vit quand ces codes diffèrent de ceux de sa culture d’origine."

                    Pourquoi donc ? Si ses codes d’origines ne constituent pas une entrave au bon fonctionnement de la société et s’il respectent les lois du pays d’accueil pourquoi devraient-ils disparaître au seul motif qu’ils sont différents ? 

                    En gros l’immigré doit substituer la culture du pays qui l’accueille à sa propre culture pour être accepté en tant que membre de ce pays.

                    Mais dites moi la France n’est elle pas elle même le produit de plusieurs cultures qui se sont succédées sur son territoire tout au long de l’histoire ? Et même avant les invasions, la France avant d’être la France n’était-elle pas divisée en plusieurs régions avec chacune ses spécificités culturelles ? Et ces régions ont gardé à ce jour certaines de ces spécificités. 

                    Vous dites :

                    "Une culture n’évolue que si les personnes d’autres cultures l’adoptent."

                    Je ne vois pas comment elle pourrait évoluer en restant la même, si elle ne reçoit aucun apport.

                    Les apports d’autres cultures peuvent être bénéfiques tant qu’ils n’entrent pas en contradiction avec les valeurs de la culture de base. Mais c’est peut-être trop difficile pour certains d’accepter que ce qui est étranger puisse se mélanger avec ce qui leur est famillier et qu’il considere comme étant le meilleur. Ceux-là ne considereront jamais les apports d’autres cultures comme bénéfiques parce qu’ils pensent que leur culture est la meilleure en tout point.


                  • finael finael 1er août 2008 13:04

                     Pour moi la virulence qui s’attache à cette notion vient du fait que tout le monde est "raciste".

                     Le bébé humain, comme celui de beaucoup d’animaux, commence par distinguer ce qui est lui de ce qui est extérieur. Le "racisme" est une extension de ce réflexe.

                     Comme dans la plupart des cas, ce qu’il convient d’analyser c’est le rapport à l’autre, qu’il soit plus petit, plus grand, que la couleur de sa peau ou ses coutumes soient différentes.

                     On peut s’y intéresser, voire s’émerveiller de tant de diversité, comme on peut le rejeter, de manières diverses et qui malheureusement sont parfois violentes voire exterminatrices.

                     Des expressions malheureusement vieillissantes : "ce gars est un pays à moi", ... ou de coutumes persistantes : les bagarres à la fin des bals de village aux bagarres entre bandes de banlieue, on voit bien que nous avons tous tendance à nous identifier à un groupe et parfois à détester d’autres groupes.

                     Je ne crois pas à la sincérité des anti-racistes tant qu’il n’ont pas identifié le raciste en eux. Ce n’est qu’une fois ce travail fait sur soi que l’on peut établir de vraies relations d’être humain à être humain avec "l’autre".


                    • Gonzague gonzague 1er août 2008 13:07

                      Félicitations pour ce très bon article,
                      Un bémol toutefois : si l’on prend en considération l’histoire récente de la racialisation, à l’aune de la phrénologie, par exemple, on peut facilement saisir que la forme joue un rôle non négligeable dans les rapports humains ; de fait, que les mots ont leur importance. 

                      Il n’est ainsi pas question de savoir si des races humaines existent ou non, mais de savoir les nommer sans utiliser des termes qui furent utilisées pour mieux les séparer les unes des autres ; et surtout pour faire l’apologie de cette séparation (voir Gobineau)


                      • tvargentine.com lerma 1er août 2008 13:09

                        Vous avez entièrement raison

                        En regardant tout les crimes ethniques en Afrique (des millions de morts) on ne parle jamais de racisme !
                        mais d’affrontement ethnique,voila une curieuse manière de présenter des crimes racistes venant des médias toujours attendrissant quand il s’agit de présenter la réalité en Afrique.

                         


                        • Internaute Internaute 1er août 2008 13:29

                          Quand l’idéologie prend le pas sur la raison il n’y a plus rien à dire.


                          • Gilles Louïse Gilles Louïse 1er août 2008 13:45

                            Au fond, ce qu’on voudrait éradiquer, c’est que l’immigré,qui est d’ailleurs le plus souvent non pas un immigré mais un immigrant, erreur de langage qui en dit long, soit un immigrant.

                            Mais la tautologie un immigrant est un immigrant est ineffaçable. En tout cas aussi longtemps que le monde n’est pas complètement cosmopolite.

                            On voudrait aussi éradiquer la responsabilité de l’immigrant qui fuit sa patrie parce l’herbe est plus verte ailleurs, comme s’il allait de soi de fuir son pays.

                            Or, l’immigration est un choix dont on doit assumer la responsabilité non seulement pour soi-même mais aussi pour sa progéniture, dont on peut douter qu’elle soit très heureuse d’avoir été mise devant le fait accompli d’une naissance sur terre étrangère, mais dont la trop timide clairvoyance va très rarement jusqu’à oser critiquer ses géniteurs pour cette raison, responsabilité d’émigration d’autant plus grande qu’on change de continent et qu’on aborde une culture très différente de sa culture d’origine.

                            On a voulu mettre sur un même plan une immigration inter-européenne et une immigration extra-européenne, comme s’il s’agissait de la même chose, en utilisant le même mot dans les deux cas.

                            En cela, on prend clairement les citoyens pour des imbéciles.

                            D’autre part, on voudrait mettre sur un même plan une émigration qui vient créer des valeurs et des richesses sur terre étrangère et une émigration qui vient parasiter un système meilleur que le sien comme si un parasite équivalait à un créateur.

                            En cela aussi, on prend les citoyens pour des imbéciles.

                            Mais ça trompe de moins en moins de monde.

                            Bien à vous.


                            • sisyphe sisyphe 1er août 2008 13:56

                              par Gilles Louïse (IP:xxx.x23.160.172) le 1er août 2008 à  13H45


                               

                              On voudrait aussi éradiquer la responsabilité de l’immigrant qui fuit sa patrie parce l’herbe est plus verte ailleurs, comme s’il allait de soi de fuir son pays.

                              Sauf que si personne n’avait jamais "fui" (étrange expression, d’ailleurs : est-ce que les français qui vont travailler à l’étranger "fuient" la France ??) son pays, nous serions tous encore en Afrique.

                              Eh oui ; l’homme est un  nomade, et heureusement ; ça lui a permis de découvrir le monde, et de ne pas rester enfermé dans son coin, comme une plante.

                              Vous-même, vous revendiquez "votre" pays : mais depuis combien de temps ?
                              Tout juste pouvez vous parler de nationalité, mais un pays appartient à ceux qui y vivent, d’où qu’ils viennent.
                              Et encore heureusement ; sinon, nous serions tous des consanguins dégénérés.

                              Et puis, enfin, faut-il le rappeler de nouveau, ce sont bien les occidentaux (français, anglais, espagnols, portugais) qui sont partis conquérir toutes les terres lointaines, pour, en général, y éradiquer les cultures existantes, et  imposer la leur ; demandez donc ce qu’ils en pensent aux aborigènes, aux indiens d’Amérique, aux descendants des Incas, des Azteques, etc, etc....

                              Alors, s’il vous plait, un minimum de décence, quand vous évoquez les immigrants : merci !


                            • Zalka Zalka 1er août 2008 14:07

                              "Être raciste, ça consiste à prendre une barre de fer et à descendre dans la rue avec les copains pour casser du boucaque." disait Asp Explorer.

                              Il aurait pu ajouter : "Être raciste, ça consiste à vouloir éradiquer l’immigrant" ou encore "Être raciste, ça consiste à voir les immigrants comme des parasites". Je paraphrase, mais ce n’est pas bien grave.


                            • ASINUS 1er août 2008 14:15

                              français, anglais, espagnols, portugais) qui sont partis conquérir toutes les terres lointaines, pour, en général, y éradiquer les cultures existantes, et imposer la leur ; demandez donc ce qu’ils en pensent aux aborigènes, aux indiens d’Amérique, aux descendants des Incas, des Azteques, etc, etc....



                               d autres races et cultures ont pratiqués de meme bien avant
                               les mongols de tamerlan et gengis , les perses vers l indus , alexandre le grand, les azteques et mayas
                              eradiquants toutes les peuplades autours d eux les Hans en Chine et comme je le disais l autre fois
                              imaginez la tetes des xosas boshiman et autres quand zouloux et bantous ont deboulés, les arabes
                              soulevés par la "revelation", parlons d aborigenes mes lointains ancetres voyant debarquer saxons , angles ou viking


                              il ne s agit pas de nier votre assertation juste a la ramener a sa reelle dimension a l echelle planetaire

                              d ailleurs n est ce pas la un racisme un brin masochiste que de ramener les turpitudes humaines
                              et inter ethniques a la seule civilisation occidentale ?


                            • ASINUS 1er août 2008 14:18

                              @zalka

                              a contrario etre raciste ça consisteaussi a casser du " cul blanc" a faire chier le "francaoui" une fois
                              qu on est majoritaire dans le quartier


                            • Zalka Zalka 1er août 2008 14:27

                              Vrai et alors ? Je n’ai jamais prétendu le contraire. Par contre quand j’entend ce genre de commentaire, j’ai toujours tendance à m’inquiéter : cela veut il dire que les ratonnades sont justifiées de fait de gauloisades ? Ou doit-on s’empêcher de dénoncer les ratonnades sous prétexte qu’il y a des gauloisades ?

                              Dans votre cas et dans celui de Rexounet/Gillou, je ne m’inquiète absolument pas car vous êtes tous les deux très clair : Rexounet est un bon vieux fachos des familles, et vous, vous vous inquiétez seulement de la dénonciation du racisme à sens unique (ce qui est effectivement une plaie).


                            • Gazi BORAT 1er août 2008 14:38

                              @ Gilles Louïse

                              • D’autre part, on voudrait mettre sur un même plan une émigration qui vient créer des valeurs et des richesses sur terre étrangère et une émigration qui vient parasiter un système meilleur que le sien comme si un parasite équivalait à un créateur.
                              On peut supposer qu’implicitiment, par parasitisme, vous sous-entendez l’argument classique des xénophobes français sur l’attirance de l’immigrant subsaharien pour le suystème social hexagonal. Les postulants à l’immigration au Royaume Uni et aux Etats Unis démentent ce type de raisonnements.

                              On peut aussi supposer que le "créatueur de richesses", c’est quelque part l’européen dolychocephale aux yeux bleus qui féconde toutes les terres où il daigne poser le pied et auquel le monde entier semble destiné comme un lebensraum illimité....

                              Quelle que soit l’interprétation que l’on puisse tirer de vos propos, o aboutit toujours à un mépris de la majorité du genre humain au profit - comme par hasard - du groupe auquel vous vous flattez d’appartenir.

                              Au fait, qu’est ce que vous avez créé récemment ?

                              gAZi bORAt

                            • sisyphe sisyphe 1er août 2008 15:34

                              par ASINUS (IP:xxx.x28.105.137) le 1er août 2008 à 14H15

                               
                              français, anglais, espagnols, portugais) qui sont partis conquérir toutes les terres lointaines, pour, en général, y éradiquer les cultures existantes, et imposer la leur ; demandez donc ce qu’ils en pensent aux aborigènes, aux indiens d’Amérique, aux descendants des Incas, des Azteques, etc, etc....



                              d autres races et cultures ont pratiqués de meme bien avant
                              les mongols de tamerlan et gengis , les perses vers l indus , alexandre le grand, les azteques et mayas
                              eradiquants toutes les peuplades autours d eux les Hans en Chine et comme je le disais l autre fois
                              imaginez la tetes des xosas boshiman et autres quand zouloux et bantous ont deboulés, les arabes
                              soulevés par la "revelation", parlons d aborigenes mes lointains ancetres voyant debarquer saxons , angles ou viking

                              Si vous voulez vraiment remonter dans le temps pour l’histoire de la colonisation, , alors commencez par le commencement : Les Grecs, les Phéniciens, puis l’Empire Romain
                              .
                              Le propos n’était pas là ; il était celui de l’immigration.
                              Et, contrairement à la colonisation, les immigrants n’essaient pas d’imposer leur culture aux pays vers lesquels ils immigrent ; tout juste essaient-ils d’y intégrer ou d(y conserver la leur, ce qui me semble légitime.
                              Reproche-t-on aux immigrants européens étant nés et ayant vécu dans les colonies, de n’avoir pas adopté les religions ou les cultures indigènes ?
                              Donc, affirmer : "un immigrant est un immigrant", comme le fait, plus haut, le nommé Gilles Louïse, n’est pas seulement une tautologie, c’est un abus de sens. Une fois installé dans un pays, et en ayant adopté la nationalité, ce n’est plus un immigrant ; c’est un citoyen de ce pays, avec exactement les mêmes droits et devoirs que les autres.
                              Ou alors, nous sommes tous des immigrants

                            • ASINUS 1er août 2008 17:29

                              avant toute chose comprenez moi bien je ne place pas ma culture et mes concepts moraux et ethiques
                              au dessus des autres , juste ILS SONT LES MIENS

                              "les immigrants n’essaient pas d’imposer leur culture aux pays vers lesquels ils immigrent ; tout juste essaient-ils d’y intégrer ou d(y conserver la leur, ce qui me semble légitime. "

                              puis je sans acrimonie vous demandez de vous rendre dans de nombreux quartiers de nos grandes
                              villes vous y trouverait la refutation de votre affirmation


                              est ce le cour naturel des choses je n en sais rien , est ce inévitable je n en sais rien est ce un bien
                              je ne crois pas mais étant partie prenante je peux admettre que l on voie différement

                              non le plus irritant c est que contrairement a la realité refutant la verité vous puissiez affirmer de telle chose
                              et le plus beau c est que vous disposiez pour faire taire votre contadicteur pour annihiler celui qui subit
                              cette situation en maugréant en s étonnant en se questionnant vous puissiez lui dire non seulement
                              TU MENS MAIS TU ES UN RACISTE !


                            • sisyphe sisyphe 1er août 2008 18:47

                              ? ????????

                              Rien compris.


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er août 2008 18:59

                              c’ est pour ça donc ...il comprend rien le Sisyphe ....


                            • Leila Leila 1er août 2008 13:51

                              Si David Ben Gourion, le fondateur d’Israël, n’est pas raciste, Philippe Val peut se les couper (les oreilles).


                              « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les services sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population Arabe.  »


                              David Ben Gourion, s’adressant à l’Etat Major en mai 1948 . Ben-Gurion, A Biography, de Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978


                              • Syrius Syrius 1er août 2008 14:49

                                On peut aussi aller chercher ce qui s est passé avec les juifs à Médine si on part la dessus...


                              • Marsupilami Marsupilami 1er août 2008 14:03

                                 @ Asp Explorer

                                Excellent article, bravo !

                                Ajouter une réaction

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