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Accueil du site > Tribune Libre > Qui sera le dernier socialo-marxiste ?

Qui sera le dernier socialo-marxiste ?

Au sein d'une Europe qui doute de sa capacité à compter sur la scène internationale, la France en proie à une cacophonie politique, la Belgique soumise aux diktats syndicaux, les citoyens assistent médusés à l'irresponsabilité coupable de ses dirigeants qui n'ont plus d'élites que l'étiquette !.

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La cacophonie polyphonique du PS

Si la situation économico-sociale de la France n'était pas aussi détériorée et même si on peut raisonnablement admettre que ceci n'est pas de la seule responsabilité des socialistes, à nouveau, au pouvoir depuis 2012, tant ce lent déclin est continu depuis plus de trente ans, on pourrait s'imaginer que la défiance, le rejet des "élites " qui se disent, avant élections, détenteurs des solutions capables d'imprimer le changement nécessaire ne serait que marginal.
Mais l'accélération de la compétition mondiale, la concurrence accrue et souvent destructrice pour nos "vieilles" économies de ceux que l'on s'obstine à qualifier d'émergents, le décrochage de certains pays européens dont la France vis à vis de leurs partenaires au sein de la zone euro, tout ceci ajouté à la cacophonie politicienne intra-socialiste ne fait que renforcer le constat d'un échec, sinon prévisible, patent et qui mettra du temps, sans garantie de succès, à se réduire.

Contrairement au passé encore récent où cet étalement dans le temps, ce nivellement par le bas avait permis de lisser certains effets jusqu'à les rendre imperceptibles pour la grande majorité des citoyens qui conservaient, peu ou prou, un niveau de vie équivalent voire en légère progression du fait d'ajustement à la baisse de biens de consommation les plus courants sans oublier les outils et objets technologiques toujours plus performants pour des prix de vente nettement plus abordables quand ce ne sont pas des applications ou services gratuits ou presque, la population commence à se rendre compte qu'elle rentre dans un cycle économique à la croissance si faible voire nulle que les lendemains qui chantent ne sont que des ritournelles politiciennes pré-électorales.

Sortez les piques

Le parallèle entre 1981 et 2012 est édifiant si l'on se réfère aux promesses électorales, les premières mesures dépensières... mais qualifiées de "sociales", la mise en cause encore bien plus forte actuellement d'une certaine classe de la société vs celle que le PS croit encore sa base électorale, les sujets de polémique sociétale permettant la montée des nationalistes du FN jusqu'au partenariat des écolos avec Hollande qui, à l'instar des communistes sous Mitterrand , après avoir servis de marchepied au pouvoir, caution d'ouverture pour former un gouvernement des gauches, s'en sont faits éjecter une fois que leur présence ne représentait plus assez d'avantages électoraux.

Néanmoins, il existe de nombreuses différences dues essentiellement à la révolution technologique qui permet, non plus exclusivement au pouvoir de mettre quiconque sur écoutes...mais bien à quiconque sinon d'écouter, de communiquer, de relayer l'info et d'amplifier les dégâts autrefois limités que telle ou telle parole malheureuse, inappropriée et la plupart du temps contraire à ce que le politique avait déclaré comme fondamental quelques mois plus tôt sauf qu'à présent tout ceci est online, vérifiable !.

Et les adeptes des petites formules-choc destinées à capter audience et votes sont alors les victimes de leurs "bons" mots d'un jour, d'une campagne électorale.
Parmi les très, trop nombreux dérapages verbaux, certains ont un tel impact négatif qu'on peut supposer que celui qui l'a prononcé manque d'envergure pour gouverner un pays et qu'il aurait été préférable qu'il en soit resté à diriger une localité, un parti mais que son accession à la fonction suprême sera catastrophique pour l' ensemble des citoyens dont il est censé avoir la charge.
Que dire après : < Mon ennemi, c'est la finance > sinon que cela ne pouvait augurer que d'un climat de défiance, de clivage et de retour à la lutte des classes oubliée depuis la seconde guerre mondiale y compris déjà au temps de la fin de l' URSS et certainement depuis que ce pays est devenu la Russie.
Sauf à admirer, comme les ténors français d'extrême gauche, quelques originaux type Chavez et son clone de Maduro au Venezuela, E. Moralez en Bolivie qui sont des curiosités pour ceux qui ont la chance de ne pas devoir les subir au quotidien car même Raul, le frère de F. Castro opère un changement dans la rhétorique anti-capitaliste du vieux guide révolutionnaire cubain.

Ainsi lorsque confrontés aux échecs d'une politique qui refuse la réalité économique, maintient ses niveaux de dépenses budgétaires à des niveaux indécents au vu des gabegies récurrentes et qu'en plus, hormis les paroles, les discours, les plans et mesures annoncées mais jusqu'ici toujours pas votées ou appliquées, la facilité hypocrite veut que le pouvoir ou ce qu'il en reste cherche quelques boucs-émissaires sur lesquels on déversera le poids et les conséquences de sa propre et seule irresponsabilité.

Socialisme français vs socialisme européen

Alors que depuis la fin des années 80, le socialisme européen a progressivement compris que la conduite au plus haut niveau d'une nation au sein de l'Europe, du monde ne pouvait intelligemment s'exercer qu'en phase, en compréhension tant avec la compétition extérieure qu'avec l'ensemble de la communauté nationale et non plus seulement dans une doctrine particratique, idéologique réservée aux militants et adhérents.

En cela, la France de gauche reste une exception, malheureusement peu culturelle, archaïque, aveugle et sourde voire suffisante en s'imaginant que c'est le monde qui tourne autour de la France et non l'inverse.
Qu'une partie importante de sa population n'ait pas voté pour des valeurs dépassées, qu'elle partage ou non partie de ses idées n'a, à ses yeux, aucune importance.
Ceux qui ne rentrent pas dans le rang seront sanctionnés comme au bon vieux temps de la révolution...de 1789.
De plus, la schizophrénie qui transparait au fil des déclarations des uns au gouvernement ou du Président ajoutées aux courants divergents, antagonistes au sein du PS pénalise gravement l'espoir d'obtenir, suite à la mise en oeuvre d'une ligne claire, unique, le moindre résultat positif qui contribuerait au bien-être de l'ensemble des citoyens.
Au lieu de cela, on fluctue constamment entre plusieurs discours prônant tour à tour des mesures souvent opposées et contradictoires avec pour conséquence l'immobilisme qui en matière économique se traduit plutôt par un recul car ceux qui nous entourent, eux, se réforment, innovent et veillent à ce que ce soit bien un mieux-être pour un tout et non une infime partie comme seules les dictatures en restent les seuls exemples.
Voir la France empêtrée dans des querelles de "clochers" idéologiques et se contenter d'observer son propre nombril a quelque chose d'indécent, d'irresponsable apparemment propre à cette gauche française incapable de changer de partition et qui persévère dans ce déni de réalisme au prix d'un décrochage irréversible pour quelques années encore et dont, au final, ceux qui se croient protégés car n'appartenant pas à la classe des "riches" honnis seront les plus impactés même s'ils ne s'en apercevront que trop tard, ce sur quoi compte la gauche française qui, alors, saura trouver les mots pour fustiger ceux qui auront à assumer les conséquences néfastes engendrées par cette politique d'un autre âge !.

Alors, bien sûr, il n'aura pas fallu arriver à ce stade de l'article pour que certains s'offusquent, s'étranglent en disant que la Droite ne fait pas mieux.
Sauf que celle-ci ne prend pas systématiquement pour ennemis jurés, une partie de la population qui serait responsable de sa mauvaise gestion ou opposée à sa philosophie.
A la limite et même si elle ne le fait pas, sauf pour certains dont on a déjà parlé plus haut, ne s'occuperait-elle que des nantis, des riches sachant que ceux-ci sont généralement pourvoyeurs d'emplois par leurs activités entrepreneuriales, ceci augmenterait le pouvoir d'achat, le PIB, la consommation ainsi que cela fut le cas fin du siècle passé.
A-t-on déjà entendu un responsable dirigeant le parti majoritaire, un ministre, un Président issu de la Droite invectiver, mépriser une partie de la société comme le font constamment ceux de la Gauche quitte à ce que, parmi eux, quelques-uns enfin clairvoyants, conscients que l'on est plus au 19è siècle se confrontent à leur propre majorité !.
Tout ceci devient pitoyable tant le spectacle donné au monde affaiblit la crédibilité de la France et ne parlons même pas des couacs politiques presque quotidiens (nominations, démissions, exclusions) ou des affres privés de la personne "normale" qui se voulait Président irréprochable et qui, au final, dans sa seule obsession d'être l'anti-"autre" l'aura poussé jusqu'aux limites du ridicule avec pour résultat factuel, qu'en définitive, il n'en est que le pâle reflet dans le miroir.
Ce qui, vu la qualité discutable de l'"autre", ne fait qu'accentuer la médiocrité de son clone...

Autre particularité de l'idéologie socialo-gauchiste est qu'au vu de leurs propres échecs, ils se refusent à en assumer la responsabilité et s'enferment dans ce discours stérile qui veut que la faute soit imputée à l'ancienne majorité de droite, à une partie de la population censée ne pas voter pour eux jusqu'à fustiger les technocrates européens si, par malheur, ceux-ci osent demander à ce grand pays fondateur de tout bonnement respecter la parole donnée et les documents par lui-même signés et de consentir, après moult reports, à effectuer un dixième des efforts de gestion exigés pour tous les autres membres européens.
Et comme pour s'exonérer de toute responsabilité de ces échecs, le pouvoir politique, jamais en peine de recherche de coupables, y ajoutera l'Allemagne de Merkel y compris lorsque celle-ci a l'intelligence de gouverner en partenariat avec la gauche allemande cependant bien plus responsable que la gauche française jusqu'à souligner le récent impérialisme chinois déstabilisateur, envahisseur pour une économie française totalement politisée, apeurée face à la mondialisation qui lui rappelle petit à petit que sa gloire et sa puissance sont décidément bien dépassées.

Ici encore, les habituelles réflexions vides de toute vision objective se contenteront d'affirmations quant à la responsabilité de la majorité précédente dont le seul nom de l'ex-président suffit à réunifier un camp qui ne peut d'ailleurs plus se mobiliser pour autre chose tant les orientations du pouvoir socialiste actuel ne le satisfont plus non plus.
Au point qu'une fois de plus, on aurait tendance à donner raison, sans plus d'analyse de fond, au slogan UMPS mis en avant par le FN qui veut que les politiques dites de droite ou de gauche ne sont que les faces d'une même pièce...de théâtre dont les citoyens seraient au mieux les spectateurs sinon les pantins articulés par les "artistes" politiques au pouvoir.

Et si, en parlant du FN, la surprise venait de ce parti nationaliste qui, depuis le passage de flambeau père-fille, développe un programme qui d'extrême-droite n'a plus que le label dont les médias et ses opposants veulent continuer à l'affubler tant ses orientations en matière économique et sociale se rapprochent nettement plus d'une gauche voire ultra-gauche à la différence de celle-ci que le FN se garde bien de tout slogan marxiste à la limite du folklorique.

Petite histoire belge

A moins que les "amis" belges des "amis" français (oui, il parait qu'ils sont potes) ne décrochent, in fine et de longue lutte, la palme du dernier socialo-marxiste.
Et la concurrence est, sinon de qualité, assez forte lorsqu'on lit ou écoute certains ténors vociférants et autres divas parfois au bord de l'hystérie du PS plus wallon que belge.
Est-ce par mimétisme, subordination idéologique que certains de ces leaders belges (du Sud) s'évertuent à surenchérir dans la démagogie et l'outrance idéologique jusqu'à mettre en péril l'avenir, la prospérité d'une région et le bien-être de leurs concitoyens (en un mot) !.
D'autant qu'en Belgique, la gauche peut compter sur des syndicats inféodés qui réussissent, bien mieux qu'en France, à bloquer l'activité économique et à détériorer internationalement l'image d'un pays ouvert aux négociations et autres concertations positives.

A propos des syndicats, et ceci est particulièrement vrai pour la Belgique qui se distingue des autres pays européens par la toute puissance des syndicats dont la capacité à bloquer toute l'économie en dépit d'un nombre relativement faible d'affiliés est patente.
Contrairement aux pays environnants dans lesquels les syndicats participent activement au dialogue social et non à la confrontation politicienne et/ou ont su accepter un service minimum afin de ne pas pénaliser toute une société pour un combat censé n'en défendre qu'une partie.

En Belgique, la volonté syndicale d'en découdre avec un pouvoir politique élu démocratiquement mais dont l'orientation idéologique leur est contraire et qui veut développer un nécessaire programme de réformes jamais appliquées auparavant est si évidente que la diatribe syndicale qui se réfugie derrière le droit de grève intangible qu'ils considèrent comme étant supérieur aux droits de circuler et de travailler librement sonne aussi faux que les débordements de violence, de casses d'outils de production ou d'infrastructures voire d'intimidations et menaces sur des personnes qui auraient l'outrecuidance de vouloir se rendre en tous endroits, y compris hôpitaux, le jour où les instances syndicales ont via des piquets intransigeants et quelques centaines, milliers de fidèles décidés que plus personne ne passe.

Le pouvoir politique belge reste, jusqu'ici assez lâche et comme paralysé face à ce qui n'est qu'un déni de démocratie doublé d'un abus d'un droit de grève, d'ailleurs non inscrit dans la loi belge, mais néanmoins protégé par la Convention européenne qui, de par son utilisation systématique avant même toute concertation, compromet le dialogue social et la compétitivité de ses entreprises, la croissance de son économie.
Le temps est venu pour les autorités politiques belges d'assumer, enfin, un minimum de responsabilités et de faire appliquer l'indispensable égalité des droits et devoirs de chacun sous peine de connaître pour l'ensemble de ses concitoyens, ce que la représentation syndicale des autres pays a su comprendre et éviter, à savoir une société bloquée, qui entamera un lent déclin.
Le modèle social belge quelquefois montré en exemple ne serait-il qu'une soumission tacite du pouvoir politique aux griefs des syndicats ?
A voir l'absence de réactions des instances politiques et d'actions en justice de citoyens, d'entreprises ou d'autorités diverses destinées à faire respecter non seulement le droit au travail mais surtout le simple droit à circuler librement que ce soit d'ailleurs pour travailler ou non, on peut craindre que la réponse à la question posée soit assez évidente !.
Quand l'idéologie politicienne aidée de ses satellites syndicaux gouverne, il est cependant rare que le pays qui y est soumis connaisse la prospérité au grand dam de ses citoyens.

Conclusion

Alors, que le meilleur socialo-marxiste gagne en espérant pour le bien de la majorité de la population qu'il n'en reste qu'un et que son discours ne soit plus qu'un enregistrement vocal d'un passé enfin révolu sans quoi, et le risque est loin d'être nul, l'Europe ou du moins les citoyens des pays qui se seront laissés bercer (berner) par de tels discours, n'auront que leurs regrets à exprimer face à une économie mondiale qui aura vite fait son choix en décrochant du train des innovations et du progrès ces pays résolument décadents.


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29 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 15 décembre 2014 15:32

    Bonjour Marc,

     Serait-ce pour une fois, un Belge qui parle à un Belge sur cette antenne française ?
     Oui, nous sommes en grève générale, aujourd’hui.
     Après les grèves tournantes des lundi précédents, on arrive tout doucement à la terre brûlée.
     C’était chouette ce matin à Bruxelles.
     Tout était calme. On entendait presque les petits oiseaux dans les arbres déplumés.
     La Belgique et plus encore Bruxelles, est lé laboratoire de l’Europe.
     Kiosque parlait de tous ces problèmes avec une vue tout azimut. 
     
     

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 15:35

      À l’auteur :
      "l’Europe ou du moins les citoyens des pays qui se seront laissés bercer (berner) par de tels discours, n’auront que leurs regrets à exprimer face à une économie mondiale qui aura vite fait son choix en décrochant du train des innovations et du progrès ces pays résolument décadents.« 

      Il existe une autre voie.

      Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
      Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
      Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

      ¿ Et si la majorité des Français(es) adoptait un 
      paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

      Cependant, a
      u
      Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
      on peut préférer le
      Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme
      ​​
      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

      Lire le lien, SVP :

      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel ​financées ​par l’Épargne.
      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3...
       »http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/47/56/Refondation_du_Capitalisme_et_Dividende_Universel_Sincerite.pdf« 

      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

      RÉSUMÉ :

      Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

      Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

      Objectif Principal :
      Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
      Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
      Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

      Objectifs Spécifiques :
      I)
      Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
      Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
      II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
      II.1)
      À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
      II.2)
      a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
      b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
      II.3)
      Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).
      ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​


      L’addendum ci-dessous apporte la preuve, a contrario, de la pertinence du projet ci-dessus.
      ​Addendum :
      À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le »capital social« des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.


      • diogène diogène 15 décembre 2014 15:37

        On peut toujours créer des monstres par une association lexicale improbable.


        « Socialo-marxiste », peut-être que ça sonne, mais ça ne veut rien dire !
        Diriez-vous à Valls qu’il est socialo-marxiste ?

        Çà aurait à peu près autant de sens que de dire à mon épicier qu’il est « arabo-sioniste »...

        • Trelawney Trelawney 15 décembre 2014 17:28

          « Socialo-marxiste », peut-être que ça sonne, mais ça ne veut rien dire !

          C’est un peu comme « néo-libéral ». Ca doit être une histoire de nouveau et d’ancien testament smiley


        • doslu doslu 16 décembre 2014 12:51

          Et l’auteur ne serait-il pas un neo-con


        • Jeff84 16 décembre 2014 13:49

          Existe-t-il des marxistes qui ne soient pas socialistes ?


        • lsga lsga 15 décembre 2014 16:51

          moi qui me bat beaucoup contre les syndicats nationalistes et les États Providences Impérialistes, je comprends bien votre argumentation.

          Mais : rappelez vous bien que Marx était pour l’abolition de l’État, et que les socialio-marxistes dont vous parlez ne sont pas plus socialos que marxistes, simplement de la racaille réactionnaire qui veut plus de matières premières africaines et moins d’africains.


          • CN46400 CN46400 16 décembre 2014 08:36

            SVP respectons ceux qui n’ont plus les moyens de se défendre. Marx parle du « dépérissement » de l’état comme conséquence de la « disparition des contradictions de classes ». Mais peut-être envisagez-vous l’apparition imminente de cette disparition ?.....


          • lsga lsga 16 décembre 2014 10:45

            Depuis le temps que j’attends que quelq’un me fasse cette remarque CN... c’est dire à quel point les prétendus « communistes » en France ne lisent absolument pas les textes révolutionnaires... Bref : Bravo, tu es le premier à avoir été capable de me faire cette contradiction smiley
             
            Donc oui, ta remarque est tout à fait juste, Engels dit (de mémoire) : « On abolit pas l’État, l’État s’endort, il disparaît ». L’idée : c’est que les conseils ouvriers (qui remplacent l’État, et ne sont absolument pas un État) prennent le contrôle dans un premier temps de l’État Bourgeois. C’est dans le process d’instauration de la démocratie de conseil que petit à petit l’État disparaît. 

            Toutefois, si il y a bien une chose qui a changé depuis la fin du 19ème siècle, c’est que le Capitalisme a continué à progresser, et que ce faisant, il a écrasé les structures étatiques qu’il a remplacé par la bureaucratie des multinationales.
             
            L’objectif n’est donc plus de donner le contrôle de l’État aux conseils ouvriers, mais de leur donner le contrôle des multinationales, qui par définition, sont supra-nationales, non étatiques. Mais ça, ce n’est ni Marx, ni Engels, ni Lénine, c’est du lsga smiley
             
            Enfin, quoi qu’il en soit, chez tous les auteurs révolutionnaires, la disparition de l’État est incontournable, souhaitable, elle détermine un horizon. Simplement, au 19ème et au 20ème, elle semblait hors de portée. Aujourd’hui, elle est presque un état de fait. Surtout, le développement d’Internet permet l’instauration immédiate d’une démocratie de conseils planétaire, qui elle aussi semblait être bien lointaine au 19ème siècle. 


          • CN46400 CN46400 16 décembre 2014 11:22

            Le rôle de l’état, selon Marx est d’assurer par tous les moyens (financière, policière, militaire) la domination de la classe dominante sur la ou les classes dominées. Je ne crois pas que nous soyons proche de l’extinction de cette situation !


          • diogène diogène 16 décembre 2014 11:43

            Pour Marx, le dépérissement de l’État doit passer par plusieurs étapes :

             

            -  D’abord, et non pas ensuite, prise du pouvoir par le prolétariat : celui-ci soit s’empare des principaux leviers de commande de l’État (armée, police, administration, capitaux, banques.

            -   

            -  Ensuite, il faut passer par une phase où les travailleurs détiennent l’ensemble du pouvoir (parfois appelée « dictature du prolétariat »). Cette dictature du prolétariat est doublement légitime d’après le marxisme, parce qu’elle est le pouvoir des anciennes masses exploitées, et qu’elle permet de mettre fin à la division de la société en différentes classes sociales, permettant ainsi une véritable égalité.

            -  Puis il faut que « l’État prolétarien », disparaisse peu à peu, en s’inspirant des mesures prises par la Commune de Paris en 1871 qui étaient les suivantes : tous les représentants politiques de la collectivité étaient élus au suffrage universel direct, étaient révocables à tout instant et considérés comme personnellement responsables de leurs actions. Leurs charges politiques ne leur apportaient aucun avantage particulier : le ministre ayant le même salaire qu’un ouvrier.

            Le but est de parvenir à une société libre, égalitaire et fraternelle, débarrassée des rapports de hiérarchie, du travail salarié, des États et des frontières, et de toute forme d’aliénation.

            Il ne faut pas confondre marxisme et léninisme.


          • diogène diogène 16 décembre 2014 11:45

            Le « passage au socinianisme par la voie pacifique » n’est pas du marxisme, mais du « Marchaisisme »


          • lsga lsga 16 décembre 2014 11:46

            désolé diogène, mais CN t’as précédé...

            Sinon, au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, les États Nation Providence sont morts. Viva !


          • diogène diogène 16 décembre 2014 11:54

            Sauf que CN ne dit pas que la classe dominant doit être provisoirement le prolétariat (après la « révolution », mot qui signifie « retournement », « remplacement d’une classe dominante par une autre classe dominante ») !


            Marx ne dit nulle part que l’état doit dépérir tout seul !

            Et que vous, Isga, vous n’êtes pas marxiste, mais trolleur et provocateur !

          • lsga lsga 16 décembre 2014 12:11

            blablabla : ça fait des mois que je post partout que Marx et Engels sont pour l’abolition de l’État, je l’ai même très souvent fait avec des liens hypertextes qui pointaient vers Socialisme Utopique et Socialisme Scientifique de Engels, à la page précise où celui-ci se positionne très clairement contre les anarchistes qui veulent abolir l’État tout de suite. Mais : PERSONNE, pas un seul prétendu communiste d’Agoravox n’a été capable de le relever. Pour tout dire, cette situation hallucinante m’a forcé a toujours reporter la publication d’un de mes articles (« Votre Capitalisme : vous le prendrez avec ou sans État ? »). J’attendais de voir combien de temps ça allait prendre.
             
            CN vient de le faire : c’est le premier depuis des mois a en avoir été capable. C’est dire la situation absolument LAMENTABLE des communistes en France, qui ne maîtrisent absolument pas les textes révolutionnaires (et le Wikipedia FR en est très symptomatique)
             
            Maintenant que CN l’a fait, ça va être très facile pour tous les autres, dont toi, d’aller chercher vite fait avec Google les différents points sur le sujet.
             
            Gloire à CN : prenez en de la graine. Au lieu de passer des heures et des années sur Agoravox à lire des articles médiocres : ALLEZ LIRE LES TEXTES RÉVOLUTIONNAIRES. Ce niveau d’ignorance crasse est INACCEPTABLE de la part de personnes qui se prétendent communistes. 


          • CN46400 CN46400 16 décembre 2014 18:08

            Ouais, Marx d’après le Reader-digest. Sauf que l’etat ne peut disparaître que lorsque l’armée, comme la police, deviennent inutiles, c’est à dire lorsque les forces extérieures, et intérieures, de la bourgeoisie sont, matériellement et politiquement, incapable de contre carrer un pouvoir prolétarien qui serait installé dans une quelconque contrée.


             La révocabilité des élus, pas plus que la dictature du prolétariat n’ont à voir avec le dépérissement de l’état, puisque la disparition de l’état suppose la disparition des élus et, évidemment, de toute dictature. 

            Au passage il convient de préciser que la « dictature du prolétariat » n’est rien de plus, ni de moins, que l’antithèse de la « dictature de la bourgeoisie » qui gouverne l’état bourgeois. Ces deux dictatures, suivant les circonstances, peuvent être cool ou violentes. 

          • lsga lsga 16 décembre 2014 23:39

            Bon, rappelons le quand même : l’État a déjà pratiquement disparu.
             
            Vous m’expliquerez comment vous faites pour collectiviser les multinationales à l’aide d’une multitudes de petits États Nations qui sont des cadavres à moitié pourris.
             

            Quoi qu’il en soit : Bravo à toi d’avoir réussi à porter les références qui me contre-disent. Tu es le premier depuis au moins 6 mois.


          • CN46400 CN46400 17 décembre 2014 08:06

            l’État a déjà pratiquement disparu. 


            Hum, où y-a-t-il une contrée sans armée ni police ? 
            Les fonctions étatiques dont tu parles, qui effectivement tendent à disparaître sous les coups du « libéralisme » ne sont que des excroissances économiques(nationalisations) de l’état qui arrangent parfois le capital (voir plus haut mon post qui traite du CME) mais qu’on peut supprimer à la demande. Ca n’a strictement rien à voir avec l’état de Marx.

               Le capitalisme ne peut se développer qu’avec un état fort pour faire respecter les intérêts du capital. C’est la principale cause du retard économique africain et même indien !

          • lsga lsga 17 décembre 2014 17:50

            Nope. Le rôle de l’État dans le capitalisme, c’est de normer les affaires. Aujourd’hui, cette fonction est assurée par des entités non-étatique comme l’OMC.


          • CN46400 CN46400 17 décembre 2014 20:49

            « l’etat moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires commune de la bourgeoisie toute entière » KM dans le manifeste


          • Rmanal 15 décembre 2014 17:26

            Toujours les mêmes poncifs de la pensée unique libérale, rabâché à longueur de journée par des médias détenus par quelques grands groupes qui n y voient que leurs interets.

            Sauf que la situation mondiale, et en particulier celles des plus « libéraux », ne cessent de se dégrader d un point de vue humain, qui est quand même l objectif du vivre ensemble et toutes sociétés démocratiques.
            Hélas le fanatisme idéologique l emporte sur le pragmatisme des faits.
            C est hélas cette vision anarchique de nos sociétés qui nous emmène dans le mur.

            • Xenozoid Xenozoid 15 décembre 2014 17:41

              C est hélas cette vision anarchique de nos sociétés qui nous emmène dans le mur.

              ou le sens des mots disparaissent dans un contexte dogmatique, n’est ce pas

              toutes sociétés démocratiques

              où ça ?

              et en particulier celles des plus « xxxxxx »

              si c’étaient seulement les seuls ,et en particulier,mondiale,on pourrait dire que l’humain est encore a être identifié dans lui même avant de définire « l’autre »
               


            • 65beve 65beve 15 décembre 2014 18:45

              Bonsoir l’auteur,


              « le FN se garde bien de tout slogan marxiste à la limite du folklorique. »

              Une fois au pouvoir, je doute fort que les goulags d’extrême droite soient folkloriques.

              cdlt.


              • Dwaabala Dwaabala 15 décembre 2014 18:53

                certains s’offusquent, s’étranglent en disant que la Droite ne fait pas mieux.
                Sauf que celle-ci ne prend pas systématiquement pour ennemis jurés, une partie de la population qui serait responsable de sa mauvaise gestion ou opposée à sa philosophie.
                Au fond, d’après ce critère, vous n’êtes pas de droite ? 


                • Taharqa 15 décembre 2014 19:07

                  Je ne comprends pas l’intérêt de cet article.
                   
                  En effet, il est sur sur le fond parfaitement identique à tous ces éditoriaux ou articles dont les propagandes gouvernementale et patronale nous abreuvent jours et nuits depuis la crise de 2008 sur les relais propagandistes tels France Inter (Radio Paris), France Culture (Radio Propagande d’État) et sur les relais détenus par des affairistes tels Libération, Le Monde, Europe 1, TF1 etc.
                   


                  • marauder 16 décembre 2014 02:04

                    C’est ca justement ce sur quoi se repose le connard de droite bien fasho et confusionniste.

                    Il te fait croire qu’il est plus radical que different que pas pareil que les autres. Pour quoi ? Pour refaire la meme, mais en pire.

                    De l’escroquerie base sur la haine la peur la mechancete et l’avidite.

                    Et nous trop bon trop con on perds notre temps a repondre.

                    Eux rient dde nous voir repondre et nous offusquer.


                  • marauder 16 décembre 2014 02:00

                    Hey le manipulateur d’info « infotox » comme tu aimes ainsi te nommer tu nous prend pour un con ou quoi ????

                    T’as peur de rien toi.

                    Tu l’as vu ou le socialisme ?

                    Connard de droite


                    • morice morice 16 décembre 2014 07:08

                      En cela, la France de gauche reste une exception, malheureusement peu culturelle, archaïqueaveugle et sourde voire suffisante en s’imaginant que c’est le monde qui tourne autour de la France et non l’inverse.



                      la droite ayant montré une belle lucidité sans doute... dans le même domaine.

                      avec un mec comme Sarko, cornaqué par Buisson et son double en forme de gendre idéal... Wauquiez

                      encore un texte de droite façon Peltier ici : Agoravox les attire ou quoi ???


                      Le pouvoir politique belge reste, jusqu’ici assez lâche et comme paralysé face à ce qui n’est qu’un déni de démocratie doublé d’un abus d’un droit de grève, d’ailleurs non inscrit dans la loi belge.

                      on va en conclure que l’auteur est Moldave, donc sinon on va lui rétorquer qu’un mec appartenant à un pays dirigé par une monarchie qui vient donner des leçons de gauchisme, ça fait complètement con...

                      le coup du droit de grêe qui n’existe pas mais qui est nié, il n’y a qu’un belge pour écrire ça en effet...

                      • marauder 16 décembre 2014 08:04

                        Nan y’a des gens de gauche dans le tas :)

                        Nan, faut juste etre un connard de droite pour écire ca.

                        Pas la peine d’etre noir, belge ou femme hein !!!!

                        (La gauche patriarcale et nationaliste, ca n’aurait pas du exister, car ca laisse des traces chez nos ainés)

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