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Réduction d’effectifs à Air France : Alexandre de Juniac persiste et signe

Après le plan « Transform 2015 », qui a entraîné près de 8000 suppressions de postes chez Air France-KLM en seulement 3 ans, le PDG du groupe, Alexandre de Juniac, semble vouloir remettre le couvert avec son nouveau plan « Perform 2020 ». A la clé : près de 800 « départs volontaires » et déjà des échauffourées avec les syndicats.

Réunis à Roissy jeudi 23 avril dernier, les syndicats d’Air France ont de nouveau fait connaître leur appréhension quant au plan « Perform 2020 », annoncé fin 2014 par le PDG du groupe, Alexandre de Juniac.

Selon la direction du groupe, ce plan de restructuration entend aider Air France-KLM à « retrouver, avec la mobilisation de toutes les équipes, une position compétitive face à la concurrence internationale en plein essor, lui permettant de poursuivre ses investissements et de croître ». De belles paroles qui, dans les faits, signifient en fait la suppression de 800 postes au sein du groupe. Un sacrifice nécessaire selon le PDG du groupe, Alexandre de Juniac, mais difficile à avaler pour les syndicats, tant l’histoire semble se répéter inlassablement.

Après « Transform 2015 », « Perform 2020 » pourrait aller plus loin

En 2012, alors qu’il prend les rênes de l’entreprise, Alexandre de Juniac n’a de cesse de le répéter : le groupe, ainsi que ses salariés, doivent tous faire des efforts s’ils souhaitent pouvoir redresser la barre. Il augmente alors son salaire de 430 %, passant de 169 404 euros par an en tant que directeur de cabinet ministériel à près de 900 000 euros par an, et annonce un plan de restructuration de l’entreprise, « Transform 2015 » pour une renaissance d’Air France-KLM à l’horizon 2015. Un plan qui s’accompagne d’un tsunami de suppressions de postes rarement vu dans le secteur.

Alors qu’en 2011, Air France comptait 58 065 salariés (CDI et CDD confondus), près de trois ans plus tard, ils ne sont plus que 52 541, soit une diminution des effectifs de plus de 5 500 salariés, ceci pour la seule entreprise Air France. En comptant les filiales, en 2012, Alexandre de Juniac supprime 5122 postes, avant de réitérer en 2013 avec 2 800 départs volontaires. Au total, ce sont près de 8 000 salariés qui diront adieu à leur poste en seulement trois ans.

En parallèle, Air France ne renoue toujours pas avec le positif. Alexandre de Juniac annonce ainsi en décembre 2014 que « la situation du groupe et le contexte concurrentiel dégradé » nécessitent «  un durcissement du plan Perform 2020 par un volet de réduction des coûts et un volet de réduction des investissements ». Un aveu d’échec difficile à supporter pour les employés de l’entreprise qui sentent d’ores et déjà qu’ils seront une nouvelle fois les dindons de la farce.

8000 suppressions de postes n’est pas un « drame social  » pour Alexandre de Juniac

Les « rumeurs de suppressions d’emplois massives qui ont circulé sont totalement infondées et nous n’avons aucun plan secret de licenciements. Nous continuerons à appliquer les mêmes méthodes qui ont fait la preuve de leur efficacité lors du plan Transform, sans drame social ». Au vu de telles déclarations de la part du PDG du groupe, il n’y a rien d’étonnant à imaginer que pour Alexandre de Juniac, 800 suppressions de postes en un an n’est qu’une broutille.

Une bagatelle pour celui qui a défrayé la chronique il y a quelques semaines alors que Mediapart révélait une vidéo d’un de ses discours aux Entretiens de Royaumont. Devant un parterre de PDG et autres hommes influents du monde des affaires, on l’y voit remettre en question l’intégralité des fondements sociaux de notre pays, de l’interdiction de travail des enfants à l’âge légal de départ à la retraite en passant par le droit de grève. « Ce patron très vieille France et étiqueté sarkozyste  », comme le décrivait Capital en janvier 2014, semble de plus en plus déconnecté de la réalité et de ses employés. Il pourrait pourtant être reconduit à son poste très prochainement. Comme quoi, le monde des affaires et la logique ne font pas toujours bon ménage.


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1 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 30 avril 2015 22:18

    La délocalisation c’est la mode.
    Il ne nous reste que les entreprises familiales pour avoir un travail durable.
    Le reste n’est que voué a l’auto destruction pas abus de sous traitance et vision cour-termiste.

    Triste époque ou la sagesse ne guide plus les décideurs.

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henri18


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