L’Assemblée nationale, le 6 décembre 2011, a adopté une résolution en 6 points, réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution.
Voici nos réponses (en gras ) au texte de l'assemblée nationale (en italique)
« Considérant que la non-patrimonialité du corps humain est l’un des principes cardinaux de notre droit et qu’il fait obstacle à ce que le corps humain soit considéré, en tant que tel, comme une source de profit ;
Considérant que les agressions sexuelles, physiques et psychologiques qui accompagnent le plus souvent la prostitution portent une atteinte particulièrement grave à l’intégrité du corps des personnes prostituées ;
Considérant que la prostitution est exercée essentiellement par des femmes et que les clients sont en quasi-totalité des hommes, contrevenant ainsi au principe d’égalité entre les sexes ;
1. Réaffirme la position abolitionniste de la France, dont l’objectif est, à terme, une société sans prostitution ; »
Bravo, c’est un bon objectif, mais depuis Babylone en Mésopotamie, il y a plus de 3000 ans, nous n’y sommes pas arrivés. Le temps risque donc d’être très long… En attendant, que fait-on ? Ou quelles sont les mesures si efficaces, à même de régler le problème si vite ?
« 2. Proclame que la notion de besoins sexuels irrépressibles renvoie à une conception archaïque de la sexualité qui ne saurait légitimer la prostitution, pas plus qu’elle ne justifie le viol ; »
La phrase est difficile à comprendre, ont ils voulu dire, en la remettant à l’envers, qu’une conception moderne de la sexualité rendrait les besoins sexuels répressibles ? Que de circonlocutions… Souvent, cela permet de botter les problèmes en touche.
« 3. Estime que, compte tenu de la contrainte qui est le plus souvent à l’origine de l’entrée dans la prostitution, de la violence inhérente à cette activité et des dommages physiques et psychologiques qui en résultent, la prostitution ne saurait en aucun cas être assimilée à une activité professionnelle ; »
Oui, mais y a-t-il beaucoup de métiers choisis totalement sans contraintes : monétaires, familiales, traditionnelles ? Quant à la violence inhérente à cette activité, c’est justement le problème.
Qui prouve que l’interdiction, l’abolitionnisme dogmatique sera plus efficace que l’encadrement dans des lieux précis où l’activité serait peut on dire « tolérée » (et évidemment pas encouragée) ?
« 4. Juge primordial que les politiques publiques offrent des alternatives crédibles à la prostitution et garantissent les droits fondamentaux des personnes prostituées ; »
Oui c’est bien, mais tant de gens attendent des alternatives crédibles à leur situation, et qu’on leur garantisse des droits fondamentaux : chômeurs, sans logements, habitants de cités où règne le non droit.
C’est une simple incatation, cela ne règle rien.
« 5. Souhaite que la lutte contre la traite des êtres humains et le proxénétisme constitue une véritable priorité, les personnes prostituées étant dans leur grande majorité victimes d’exploitation sexuelle ; »
Dès qu’il y a un problème, on dit qu’on va en faire une priorité. Puis on passe très vite à la priorité suivante…
« 6. Estime que la prostitution ne pourra régresser que grâce à un changement progressif des mentalités et un patient travail de prévention, d’éducation et de responsabilisation des clients et de la société tout entière. »
C’est une évidence mais vous employez les mots : progressif, patient…
Le problème, c’est maintenant ! Alors pourquoi ne pas imaginer quelque chose de vraiment nouveau : Des « maisons closes réinventées » avec un statut spécifique pour le gérant et les « employées ». Après, mais seulement après, vous pourrez devenir abolitionniste en dehors de ces lieux.
Le texte n’est sûrement pas si simple à étudier, mais vous avez de vraies compétences, utilisez les, plutôt que de juste avoir un comportement incantatoire.

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