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Accueil du site > Tribune Libre > Réponse à « Valeurs actuelles » sur les « destructeurs » de l’école (...)

Réponse à « Valeurs actuelles » sur les « destructeurs » de l’école publique

Certains ont des obsessions tenaces qui ne s'atténuent pas au fil des ans. L'hebdomadaire libéral-conservateur Valeurs actuelles nous repasse les plats de la ruine de l'école républicaine, dont leurs concurrents de "gauche" seraient les responsables, dans son dernier numéro du 8 septembre 2016. Rien de bien original me direz-vous, puisque ce périodique titrait déjà la même chose en 2013. Trois ans après, on se demande bien ce qui peut pousser nos journalistes bon teints du VIIIème arrondissement parisien à s'intéresser à nos chères têtes blondes.

 

Car c'est bien connu, conformisme et bipolarité à la française obligent, l'école publique c'est la "gauche". Vision manichéenne, repères du siècle dernier et refus de se remettre un peu en question, telles sont les caractéristiques de la prose de Valeurs. Cette droite saumon ne vaut pas mieux que la gauche bobo qu'elle entend pourfendre, et avec laquelle elle concourt pour les mandats électoraux comme deux enseignes d'hypermarchés se font la guéguerre commerciale.

Pour résumé, la "gauche" aurait détruit l'autorité des enseignants, encouragé la paresse, protégé les mandarins syndicaux, favorisé l'immigration clandestine et, cerise sur le gâteau, elle aurait fait dans "l'anti-France" pour promouvoir le cosmopolitisme. Du classique. Pour remédier à cela, punitions et sélection, ainsi bien entendu que... des privatisations, seraient les thérapies efficaces au mal scolaire. Du baragouin tout aussi décalé que le programme des gamins de Nuit debout, innocence de la jeunesse en moins.

En fait, Valeurs anciennes confond tout et pêche par omission. Prenons les programmes d'histoire. La France ne serait plus au programme, on encouragerait l'étude de diverses civilisations pour fabriquer des citoyens du monde. Faux, ou plutôt mal commenté. Clovis et la fondation du royaume de France sont au programme de la classe de CM1. On étudie la Grèce et la Rome antique en 6ème ainsi que l'Occident chrétien (donc l'empire carolingien !). Le monde islamique a été rajouté, ce qui s'impose pour tenter de comprendre le monde actuel. Reste les questions du colonialisme et de la traite négrière, effectivement très électoralistes ; encore que... Ces programmes ne datent pas d'hier, ils ont été repris de ceux de Luc Chatel, rédigé sous le sarkozysme gouvernemental. 

Car il ne faut pas s'y tromper. Le citoyen du monde, qui n'a ni identité ni citoyenneté, est avant tout un consommateur sans foi ni principes, ce qui est plutôt dans la logique libérale que dans celle de la république (et encore moins dans celle du marxisme !). Les programmes de l'éducation nationale, émanation de notre classe politique élue par les français et non des affreux bolchéviques, ne font qu'accompagner la dénationalisation du pays orchestrée depuis le traité de Maastricht de 1992. Plus de frontières ni d'identités culturelles pour que la mafia libérale puisse s'affairer en toute tranquilité. On voit mal en quoi la gauche ouvrière, du coup, serait responsable des dégats commis envers l'école dont les amis libéraux de Valeurs ont sabré effectifs et budgets de fonctionnement ; sans que cela ne relance par ailleurs l'économie du pays. 

Concernant le niveau en lecture de nos élèves, l'article oublie que les difficultés des élèves ne datent pas d'hier et qu'à l'époque de la guerre d'Algérie la moitié du contingent éprouvait de la peine aux tests lors des "trois jours" précédant le service militaire. Les méthodes d'apprentissage jouent peu. C'est l'appauvrissement culturel des familles, la désocialisation des quartiers populaires et les comportements de plus en plus difficiles des jeunes enfants qui entravent un apprentissage dans de bonnes conditions. Que nos journalistes aillent faire un tour dans une école de banlieue, ou de la campagne profonde défavorisée.

L'autorité remise en cause par l'enfant-roi ? Là-encore, les "gauchistes" y sont pour peu. L'enfant au centre de ses apprentissages, soutenu par ses parents consuméristes et individualistes, cela date des années Philippe Meirieu, l'écolo-libéral. De droite pour gérer son compte-courant, de gauche pour ne pas éduquer ses enfants. Là-encore, l'école n'est qu'à l'image de notre société, où le collectif a été banni au profit de l'egocentrisme encouragé dès le plus jeune âge, qui engendre le refus de la moindre frustration chez l'enfant. 

Le recrutement des enseignants ? En finir avec le fonctionnariat ? Chiche ! Beaucoup de jeunes profs sont déjà recrutés par contrat, et de nombreux postes mis aux concours ne sont pas pourvus. On attend la recette miracle de Valeurs pour surmonter le problème...

Enfin, la remise en cause des lycées professionnels, "onéreux" et "inefficaces", qui recueillent souvent les élèves les plus fragiles que les entreprises françaises refusent de former (bonjour l'apprentissage à l'allemande !), recherche de profit avant tout oblige, est une belle farce de plus. 

En conclusion, Valeurs actuelles reste fidèle à son "libéralisme" conservateur. L'altruisme n'est pas sa tasse de thé, d'alleurs combien de jeunes diplômés de son lectorat se destinent à l'enseignement, et plus généralement à des professions aux services des autres ? Nous recommanderons donc à nos moralisateurs du CAC 40 de s'occuper plutôt des prix de l'immobilier ou des portefeuilles boursiers, sujets plus porteurs pour leurs lecteurs. 

Entre une "droite" de retraités obsédés par leur feuille d'impôt et une "gauche" travaillée par l'assistanat, nous sommes loin de la recherche de l'intérêt général. Surtout quand les deux clans s'accordent à promouvoir le libéralisme économique triomphant, contre lequel l'école publique ne peut hélas pas grand-chose...

 


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32 réactions à cet article    


  • philouie 12 septembre 2016 19:06

    On voit mal en quoi la gauche ouvrière, du coup, serait responsable des dégats commis envers l’école dont les amis libéraux de Valeurs ont sabré effectifs et budgets de fonctionnement
     
    La gauche ouvrière ?
    où ça ?
    La gauche libérale agit sur le sociétal pour le compte de la classe bourgeoise.
    Valeur Actuelle chouine, mais c’est bien de politique libérale qu’il s’agit.


    • Pere Plexe Pere Plexe 12 septembre 2016 20:06

      @philouie
      Valeurs Actuelles, le bien mal nommé tant il s’arque-boute sur la passé, est essentiellement un journal raciste et conservateur.Son libéralisme est lui très relatif.Son positionnement et celui de la droite traditionaliste : un capitaliste qui profite pleinement de marchés très contrôlés...


    • V_Parlier V_Parlier 12 septembre 2016 19:43

      Beaucoup de gens se prennent trop la tête pour tenter de discerner les culpabilités respectives de la droite et de la gauche classiques de l’alternance. Le mondialisme néolibéral (sous le masque de l’européisme, après avoir pris d’autres parures) se vend avec les couleurs adaptées à chacun : PS ou UMP/LR/centre. Le reste, on n’a pas essayé, joker.
      Quant à ceux qui nient le fait que le niveau d’éducation a considérablement baissé en 30 ans à diplômes égaux, ils n’ont jamais eu d’enfants et/ou ont vraiment oublié leurs années d’école ! Et la raison est toute pragmatique : Il faut garder des élèves au chaud le plus longtemps possible afin de retarder leur arrivée sur le marché de l’emploi. Et même ceux qui ne foutent rien, d’où les conséquences sur le niveau global des classes, et les « adaptations » de programmes pour réaligner au niveau des élèves.
      A cela s’ajoute l’ambiance « chaude » des lycées « sensibles » qui ne facilitent sûrement pas l’apprentissage dans des conditions dignes de ce nom.


      • Alren Alren 12 septembre 2016 19:51

        @V_Parlier

        Il faut garder des élèves au chaud le plus longtemps possible afin de retarder leur arrivée sur le marché de l’emploi.

        C’est vrai, mais dans le même temps on a supprimé le redoublement pour fermer des classes et des écoles, si bien que des élèves se retrouvent en sixième avec un niveau de CE2.
        Or aucune structure n’est prévue au collège pour une mise à niveau équivalent à un fossé de trois années scolaires !

        Le redoublement pur et simple a certes de défauts, mais en l’absence d’enseignants spécialisés dans le soutien en petits groupes dans les écoles, c’est le meilleur pis-aller, et le moins cher ...


      • Christian Labrune Christian Labrune 12 septembre 2016 22:44

        Je n’ai pas lu l’article dont il est question, et je ne le lirai probablement pas, parce que j’ai mieux à faire que perdre du temps à éplucher les magazines du prêt-à-penser, qu’ils soient de gauche ou de droite, mais si le journal en question dénonce la situation actuelle, et dans les termes mêmes que je peux deviner en lisant cet article, les auteurs ont mille fois raison.

        Une certaine droite ultra-libérale aurait peut-être souhaité détruire l’école républicaine, privatiser autant que possible les établissement, mais elle n’aurait jamais pu le faire ; les enseignants en masse seraient descendus dans la rue, auraient crié au fascisme et, assurément, ils n’auraient pas eu tort.

        C’est la gauche socialistes, grande spécialiste de la trahison, aussi bien celle du pays en général (comme en juillet 40) que celle des ses propres « valeurs » qui aura réalisé en très peu d’années, à partir du milieu des années 80, une destruction radicale qui n’était possible que sous anesthésie. L’aneshésiant, c’etait le mensonge idéologique : on allait « réformer », et chaque réforme était un nouveau coup de boutoir contre un vieux système construit par la troisième république et qui, sans être parfait, avait assez bien fonctionné durant des dizaines d’années. Le fils de paysan devenait instituteur, et le fils d’instituteur accédait aux grandes écoles. L’ascension sociale se faisait en général sur deux générations pourvu qu’on voulût bien travailler et se donner de la peine.
        Aujourd’hui, les enfants de ceux qui sont tout en bas de l’échelle sociale y resteront, et les enfants de leurs enfants aussi. En trente ans, on est passé d’une école de l’émancipation sociale à un système qui reproduit les classes à l’identique. Ecole à deux vitesses : une pour les pauvres et une autre pour les moins défavorisés, qui sera souvent une école privée. C’est que pour accepter aujourd’hui de confier de très jeunes enfants à l’école publique dans certains quartiers, quand on sait comment les choses s’y passent, il faut vraiment être sans le sou.

        Cet article de propagande est absolument écoeurant. C’est le deuxième du même tonneau que je lis ici en quelques jours et cela fonctionne un peu comme la publicité les murs du métro. On va lire combien de fois les mêmes sottises destinées à masquer une situation devenue tout à fait calamiteuse ? S’agit-il d’une campagne de désinformation organisée par un PS aux abois ? Je ne vais pas recommencer à expliquer ce que j’’écrivais hier encore sur une autre page tout aussi scandaleusement mensongère. Ceux qui veulent se faire une idée de la situation pourront s’y reporter : c’est très instructif et c’est là :
        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/college-avancons-appel-de-l-184495#forum4672580


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 septembre 2016 09:14

          @Christian Labrune

          en somme, vous nous dites que la droite libérale aurait sans doute voulu faire pareil mais qu’elle ne l’a pas pu, ce qui lui donne un blanc sein ?

          Je ne vois donc pas en quoi cet article vous procure des aigreurs d’estomac, lui qui renvoie dos en dos gauche et droite à ce propos, ce avec quoi vous êtes d’accord au fond...

          PS : dire que l’auteur fait la pub du gouvernement est un peu fort de café quand on voit son historique


        • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 2016 11:21

          @Olivier Perriet

          Cet article prétend faire croire au lecteur naïf que cette « réforme » serait une réforme. C’est tout le contraire. Pour pallier une situation devenue catastrophique, on prétend faire bouger un peu les meubles et le résultat sera encore plus désastreux parce qu’on aura appel, pour organiser le « changement », à des individus qui n’ont pas les yeux en face des trous ou qui, dès que le politique leur confie quelque mission, agiront en fonction de leurs intérêts particuliers les plus sordides et, devenus enfin les conseillers du prince,ce qui était leur ambition, caresseront le prince - qui est généralement inculte- dans le sens du poil, au mépris de l’intérêt général.

          J’ai pensé longtemps que ma manière de voir les choses était plutôt « de gauche » ; force est de constater cependant que la politique qui aura été menée par des socialistes à la botte d’un ancien maréchaliste n’était pas « de gauche », mais plutôt d’extrême droite. On en voit le résultat à l’heure qu’il est sur un autre plan, puisqu’aussi bien, dans beaucoup de municipalités, les socialiste se seront alliés à ce qu’il peut y avoir de plus violemment obscurantiste et réactionnaire : l’islam . On est en train d’en subir les conséquences. Quant à l’extrême gauche, elle est en train de récupérer ce qui a toujours été le fonds de commerce de l’extrême droite : un antisémitisme encore plus virulent que celui des années 30 puisqu’on en aura pu voir clairement le résultat ces dernières années : des attentats et des morts.

          Je serais moins sévère désormais avec un centre et une droite simplement conservatrice, si j’y voyais des gens un peu plus lucides et qui ne fussent pas gagnés eux aussi, à l’imitation du PS, par les tartufferies de l’électoralisme : on parle beaucoup, on critique, mais on proposera la politique qui permet de se faire élire et tout continuera comme avant. Revenue au pouvoir après les socialistes, la droite, de fait n’aura rien tenté de bien significatif pour redresser la situation dans une Education nationale où les difficultés ne sont pas liées d’abord à l’insuffisance des crédits, mais aux progrès de la sottise et de l’inculture vivement encouragés par secte abominable des pédagogues, véritable état dans l’état et qui sera parvenue en très peu d’années à faire de la République issue de la IIIe une véritable république bananière.

          Quand j’étais lycéen, dans certaine salle de mon lycée, les pieds des chaises s’enfonçaient quelquefois dans un trou du parquet, les murs étaient sales, les peintures dataient d’avant la guerre ; quand on entrait dans la cantine, l’odeur était émétique, et plus encore ce qu’on trouvait au fond des assiettes. Il n’empêche qu’on apprenait. Tout cela est désormais très propre, on a partout repeint, on se préoccupe de l’équilibre des menus, on fait droit aux exigences alimentaires les plus incongrues, comme si on allait à l’école pour manger, mais c’est qu’on n’apprend plus rien, dans ces sépulcres blanchis : ce qu’on fait entrer désormais dans les jeunes cervelles à qui ont prétend « apprendre à apprendre », c’est le chaos. Et on s’étonnera après cela que quelques décérébrés partent pour la Syrie !

           


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 septembre 2016 13:17

          @Christian Labrune

          je laisse le soin à l’auteur de vous répondre mais je n’ai pas l’impression qu’il défende les vues « pédagogistes » du gouvernement, y compris dans cet article qui traite d’abord de Valeurs actuelles.


        • Perceval Perceval 13 septembre 2016 07:11

          Valeurs actuelles n’a pas tout à fait tort. C’est bien une partie de la Gauche (la Gauche libertaire d’après 68) qui a détruit l’école républicaine.

          MAi 1968 a fait très peur à la Droite ne nous le cachons pas, elle a senti (peut être à tort) le vent de 1917 et des Bocheviks passer pas loin du pays (en fait c’était des maoïstes ce qui n’est guère mieux).
          Du coup la Droite et la Gauche de gouvernement se sont partagées les tâches depuis le début des années 70 (Habby était par exemple un ministre de Droite mais son collège unique une réforme de Gauche)

          - pour la Droite la chose économique, la politique étrangère
          - pour la Gauche le social (le care) et l’éducation 

          Depuis 40 ans environ ce partage des tâches est le même (mis à part l’épisode Allègre seul ministre courageux qui tenta de casser les syndicats corporatistes qui dirigent l’école depuis des lustres)

          - L’école d’aujourd’hui est bien une pure création de la gauche idéologique :

           - la fin de l’autorité entre le maître et l’élève (autorité ne volant pas dire autoritarisme)
          - le nivellement par le bas avec un bac pour tous qui vaut moins qu’un Certif d’il y a 50 ans
          - l’école comme une garderie sociale (le traitement social du chômage)

          C’est donc bien mai 68 et ses conséquences qui ont détruit l’école et ceux qui savent raisonner, lire, écrire et compter sont désormais soit nés avant 1968 (car l’école a mis 20 ans environ à s’effondrer) soit ont fait leurs études dans des centres villes ou des écoles privées exigeantes (il en reste quelques une)

          L’école publique aujourd’hui ment ment aux familles, elle ment aux enfants, elle ment à la Nation en ne préparant en rien les petits d’homme à un monde concurrentiel, exigeant et bien loin des besoins en compétences moyennes du XX ième siècle.

          Prétendre que l’école irait bien c’est tromper le peuple et ne lui préparer qu’un avenir de mendiant social.


          • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 2016 11:38

            L’école publique aujourd’hui ment ment aux familles, elle ment aux enfants, elle ment à la Nation en ne préparant en rien les petits d’homme à un monde concurrentiel, exigeant et bien loin des besoins en compétences moyennes du XX ième siècle.

            Prétendre que l’école irait bien c’est tromper le peuple et ne lui préparer qu’un avenir de mendiant social.
            -----------------------------------------------------------------------------------------------
            @Perceval

            Votre analyse est parfaitement juste. L’idéologie complètement pourrie de la secte pédagogique n’est que le développement à l’infini d’un certain nombre de slogans imbéciles écrits sur les murs en 68.
            Et vous avez parfaitement raison aussi d’incriminer les syndicats. Sans la FEN et un SGEN devenu entre temps SUD (un vrai ramassis de scouts crétinisés), il aurait été tout à fait impossible de détruire le système.
            La crédulité des enseignants aura eu également un rôle tout à fait déterminant. Je me souviens que visitant un lycée du 93 avec quelques collègues désireux comme moi de faire prendre conscience de ce qui était en train de se mettre en place, j’avais trouvé sur un panneau d’affichage une pétition adressée au premier ministre d’alors, qui était Jospin, le mettant en garde contre les agissements de son ministre (Allegre ). Les deux étaient pourtant, et c’était notoire, comme cul et chemise, mais ces crétins préféraient s’aveugler, et cela me rappelait irrésistiblement certaines lettres de Madame de Sévigné lors du procès Fouquet, partageant le point de vue de bien des courtisans désireux de ne pas déplaire au Prince : ce procès était inique, certes, mais le roi était nécessairement mal informé, par de mauvais conseillers. Jamais il n’avait pu vouloir une pareille chose !
            Ah, les cons !


          • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 07:16


             BONJOUR ,

             j’ ai trouvé dans cet article quelques points qui pourraient prêter à réflexion si veut bien parler de l’école de la République avec des éléments objectifs facilement vérifiables .

            ces éléments , je les tire de mon expérience professionnelle comme enseignant maître auxiliaire en Guyane puis comme formateur dans la lutte contre l’illettrisme ( déclarée plusieurs fois grande cause nationale ) 

              premier point ,celui de la médecine scolaire . Où est elle ?

             quand j’accueillais en formation des jeunes en situation d’illettrisme , sortis à 16 ans ou plus du système de scolarité obligatoire , j’ai obtenu de la C.PA.M de la Gironde , dès la première quinzaine de l’intégration aux groupes , un bilan de santé complet : ce qui fut repéré par ce bilan obligatoire est assez clair :

            problèmes de vue , d’audition , non détectés , de latéralisation , d’organisation spatiotemporelle , de nutrition carencée , et découverte de vaccinations non effectuées avec un cas de tuberculose et un cas de séropositivité .

             peut on dans de telles conditions accéder aux fameux savoirs de base ou fondamentaux ?

             il est vrai que les « trois jours » prévus pour les jeunes appelés avant leur possible incorporation , permettaient par le biais des tests psychotechniques et de la visite médicale (S.I. G.I. C.O.P ) de détecter bon nombre de ces problèmes , même s’il n’y avait aucune obligation de prise en charge dans le cadre civil de ce qui était observé ;

            moyen de détecter les cas d’illettrisme et d’en donner un début d’explication:ces chiffres étaient communiqués aux différents ministères concernés et l’éducation nationale n’avait il me semble aucun entrain à les diffuser .

             dès mon service national avec un camarade , nous avons pu mettre des heures de formation pour ceux que nous avions détectés de notre contingent qui se trouvaient en situation d’illettrisme avec l’aval de notre hiérarchie .

             second point à évoquer , l’empilement de réformes à un rythme que personne du secteur éducatif au sens large ne peut suivre . un brouillage de tous les acteurs parents , enseignants , élèves , équipes administratives et éducatives , ministère lui même qui se perdent et ont du mal à comprendre la finalité réelle des modifications apportées à chaque rentrée ou presque .

            là où il serait important selon moi d’avoir une certaine stabilité , l’improvisation plus ou moins heureuse devient la règle de fonctionnement .

             enfin le cadre scolaire , à tous les niveaux ,n’est plus le cadre apaisé qu’il devrait être ,,condition essentielle des acquisitions utiles à tout élève . l’effort n’y est plus valorisé , la discipline la plus élémentaire , faute d’y être expliquée comme condition de progrès dans le parcours , s’est diluée , la courtoisie oubliée et la politesse ringardisée à un niveau inquiétant .

             les enseignants se « dépatouillent » dans un univers dont les repères les plus élémentaires de vie en bonne intelligence sont presque toujours absents ou très peu valorisés .

             la refondation de l’école est elle toujours à l’ordre du jour ou , comme la lutte contre l’illettrisme qui concerne à peu près 10 % d’une tranche d’âge , abandonnée ou repoussée une fois encore ?
             d’autres pays , comme le Canada ont fait des choix efficaces pour réduire le nombre de « décrocheurs » et d’illettrés avec des moyens humains redéployés sur des postes de tutorat et de monitorat avec des résultats qui semblent prometteurs .
             

             vous n’aimez pas Philippe Meirieu,soit , mais il me semble que vos engagements politiques vous aveuglent pour en arriver à des paroles aussi calomnieuses .

             BONNE FIN DE JOURNEE !

             P.B.A
             

             

             

             


            • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 08:10

              @philippe baron-abrioux

               DE NOUVEAU ,

              désolé pour une erreur : SIGYCOP et non SIGICOP , le Y correspond à YEUX .

               LES AUTEURS qui brocardent Philippe Meirieu pourraient utilement lire son livre « repères pour un monde sans repères » : il s’adresse à tous ceux qui sont impliqués dans l"éducation au sens large .

               il tord le coup à cette idée fausse d’un laxisme généralisé que Meirieu vulgariserait ce qui est totalement faux !

               un bon point de départ pour une réflexion élargie car tout ne se joue pas à l’école , encore faut il que chacun puisse y accéder et y trouve les conditions des apprentissages indispensables dans un cadre compréhensible par tous dont la notion d’effort fasse partie intégrante .

              bonne fin de journée à tous !

               P.B.A

               


            • njama njama 13 septembre 2016 09:18

              @philippe baron-abrioux

              premier point ,celui de la médecine scolaire . Où est elle ?

               quand j’accueillais en formation des jeunes en situation d’illettrisme , sortis à 16 ans ou plus du système de scolarité obligatoire , j’ai obtenu de la C.PA.M de la Gironde , dès la première quinzaine de l’intégration aux groupes , un bilan de santé complet : ce qui fut repéré par ce bilan obligatoire est assez clair :

              problèmes de vue , d’audition , non détectés , de latéralisation , d’organisation spatiotemporelle , de nutrition carencée , et découverte de vaccinations non effectuées avec un cas de tuberculose et un cas de séropositivité .

              J’hallucine que l’on vous aurait communiqué ça, en plus que vous n’étiez que enseignant maître auxiliaire. C’était en quelle année ?

              La médecine scolaire est inefficace, coûteuse, lourde, comme statistiquement toute prévention de masse (vaccination comprise) ...

              Au cas où vous ne le sauriez pas, si les écoles peuvent demander le « carnet de vaccination », qu’il soit à jour ou non n’est pas leur problème ni ne saurait être une raison d’éviction puisque la scolarité est obligatoire après 6 ans (aucun vaccin n’est obligatoire après 6 ans) , aucun parent n’est tenu de fournir le « carnet de santé » de l’enfant dont le contenu est par nature et éthique, confidentiel.

              Quand des problèmes de santé, des troubles psycho-moteurs, de dyslexie, auditifs, de vision, ...sont détectés par les enseignants ils sont systématiquement signalés aux parents, ... charge à eux d’aller voir les professionnels de santé concernés.



            • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 2016 11:57

               LES AUTEURS qui brocardent Philippe Meirieu pourraient utilement lire son livre « repères pour un monde sans repères » : il s’adresse à tous ceux qui sont impliqués dans l« éducation au sens large .

              @philippe baron-abrioux

              Quitter l’Education nationale, n’était la difficulté de trouver autre chose dans une période où le chômage s’accroît (et sur le long terme, la »courbe« ne risque évidemment pas de »s’inverser) ce n’est pas du tout facile.
              Mais je pense que, pour vous, la chose ne serait pas trop compliquée : le monde de la publicité vous ouvrirait les bras et je vois bien que vous seriez capable de faire vendre toute sorte de gadgets coûteux et des plus inutiles.
              Oser faire de la pub pour un Philippe Meirieu sur un site où l’on risque tout de même d’être confronté à des gens qui connaissent un peu la question, c’est vraiment audacieux.
              Bref, en marchand d’orviétan, vous avez toutes les chances de faire un jour fortune - A condition toutefois de vérifier que vous avez affaire à un public exclusivement composé d’imbéciles.


            • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 12:05

              @njama

               BONJOUR ,

                si vous lisez bien ce que j’ai écrit je n’étais que maitre auxiliaire en Guyane( et c’était en 1978)  et lors de ce C.D.D , j’avais noté des problèmes de santé que j’ai en son temps signalés à la direction comme pouvant perturber les possibilités d’acquisition des élèves .

               JE N ’ETAIS QUE ;en quoi cette restriction et cette pointe péjorative devait elle m’empêcher de signaler ce que je percevais : il y a des enseignants quel que soit leur statut qui peuvent encore se sentir concernés par la santé des élèves qu’ils accueillent ou doivent ils se boucher les yeux et les oreilles ?

               « vous HALLUCINEZ » quand après la visite médicale que j’avais réussi à mettre en place pour les jeunes que j’accueillais , les résultats m’ont été communiqués .

               moi aussi j’ai « HALLUCINE » de constater que l’on pouvait encore« fabriquer » des illettrés par carences graves d’un système qui aurait pu comme moi constater très facilement ET DEPUIS BIEN LONGTEMPS les causes physiques de tels dégâts .

               là encore si vous lisez
              je n’ai jamais écrit que c’était la C.P.A.M de la Gironde qui me les avait communiqués . il se trouve que ce sont les jeunes eux mêmes qui m’en ont parlé .

               surprise pour vous de constater que des jeunes puissent évoquer avec leur formateur référent de tels éléments ?

               peut être incroyable pour vous mais on peut aussi penser que la confiance mutuelle installée entre eux et moi l’a permis !

                vous voulez la date , c’était en 1993 et le cas de tuberculose constaté a même provoqué selon l’exigence de la C.P.A.M ,une visite médicale avec radioscopie pulmonaire de tout le personnel de l’association et de l’ensemble des stagiaires en formation qui auraient pu ou avaient été en contact avec le jeune concerné soit environ 180 personnes : puisque la date vous intéresse , c’était en 1993 , l’association s’appelait I.R.F.A.C et elle était situé cours de la Martinique à Bordeaux .

              si vous voulez d’autres précisions je suis à votre disposition même si en Guyane , je n’étais que, selon vos écrits , M.A et en Gironde simple formateur qui essayait de réparer quelques erreurs de diagnostic et des carences qui pénalisaient des jeunes .

              les carnets de santé nous ont été transmis ( en toute confiance et discrétion ) par presque tous les stagiaires et nous les avons présentés au centre Emeraude de la C.P.AM où a eu lieu le bilan de santé .

               j’ajoute que dans l’équipe nous avions intégré deux orthophonistes , un technicien en expression corporelle , un médecin de prévention (une fois par mois ou en cas de besoin , bénévole ) , une calligraphe , un psychologue (pour des entretiens individuels hebdomadaires à la demande ) , deux assistantes sociales et deux éducateurs de prévention de l’A.P.C.L.P basés dans le quartier Bacalan sous le pont d’Aquitaine .

               les locaux situés cité Claveau , jouxtant le C.M.S, étaient mis à notre disposition par la mairie de Bordeaux et une des conseillères , elle même assistante sociale faisait partie du groupe d’appui .*

               le président d’honneur de cette association était un ancien préfet I.G.A.M.E du département , que j’avais connu bien longtemps avant et qui a d’emblée accepté cette fonction .

               j’espère en vous répondant vous avoir donné tous les éléments nécessaires à la bonne compréhension de ce que j’avais écrit et que vous aurez ainsi fait la distinction entre mon poste en Guyane en tant que M.A , seulement ou que ,selon votre choix , et mon activité de formateur en Gironde .

               bonne fin de journée !

               , P.B.A

               

               


            • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 2016 12:10

               quand j’accueillais en formation des jeunes en situation d’illettrisme ,
              ____________________________________________________________

              « Comment l’éducation nationale éduque nos enfants dans la haine de la France »
              Il me semble bien que c’est ce qu’on peut lire sur la couverture de Valeurs actuelles que je n’ai plus sous les yeux.

              Eh bien, si l’intervenant qui prétend avoir « accueillir en formation des jeunes en situation d’illettrisme » a bien fait partie de l’Education nationale, Il suffit d’avoir lu moins d’une dizaine de ses interventions ordinaires, violemment antifrançaises et antisémites, et très favorables à l’islam le plus obscurantiste, pour constater qu’un pareil titre n’était nullement mensonger.

              Pauvres « jeunes en situation d’illettrisme ! » Que seront-ils devenus, après une pareille « formation » ?


            • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 12:51

              @Christian Labrune

              BONJOUR MONSIEUR CHRISTIAN LABRUNE ,

               merci infiniment pour votre réponse !

               il n’ a pas échappé à votre perspicacité que proposer une lecture ne signifie pas acheter le livre ; il existe des bibliothèque municipales , universitaires aussi qui permettent d’emprunter une foule d’ouvrages .

               vous qui n’avez pas encore renseigné votre profil sur ce site voudriez faire de moi un marchand de « gadgets coûteux et des plus inutiles » si je vous lis bien .

               si vous aviez pris la peine de lire mon profil vous auriez facilement compris que j’avais pris une orientation très différente( et qui ne m’a jamais permis de faire fortune ,ce n’était pas vraiment ma tasse de thé) de celle que vous me proposez mais merci quand même pour votre idée .

               je ne fais pas de la pub pour P. Meirieu , je ne fais que reprendre un commentaire dans lequel son nom est cité en caricaturant son travail .

               peut être connaissez vous la question , comme vous l’insinuez , et avez vous un avis bien différent du mien sur ce livre : pourquoi ne pas nous en faire profiter ?

               ce serait tellement sympathique ! 

               prendre les gens pour des imbéciles ne fait pas partie de mes habitudes et j’essaie d’avoir assez de respect pour chacun quand je m’adresse à quelqu’un .

               vous n’aimez pas Meirieu , peut être parce qu’il se situe plutôt à gauche et deviendrait donc de ce simple fait à proscrire comme auteur à lire .

               je vous comprends et cela va bien dans le sens de précédents commentaires de vous que j’ai pu lire ici même .

               j’ai des lectures assez éclectiques et je prends plaisir à lire des textes de personnes qui ne partagent aucune de mes idées : j’ajoute même que certaines des idées émises m’ont parfois paru pleines de bon sens et d’intérêt ce qui a parfois fait avancer mon opinion .

               bonne fin de journée , Monsieur !

               P.B.A

               
               

               


            • njama njama 13 septembre 2016 13:15

              @philippe baron-abrioux

              La méprise vient de ce que vous parliez de médecine scolaire, vous m’en voyez désolé. Avec des jeunes de plus de 16 ans sortis du monde scolaire ...
               

              « j’ai obtenu de la C.PA.M de la Gironde , dès la première quinzaine de l’intégration aux groupes , un bilan de santé complet : ce qui fut repéré par ce bilan obligatoire est assez clair... »
              C’est bien ce que vous avez écrit n’est-ce pas ?

              et après vous m’écrivez :
              « là encore si vous lisez je n’ai jamais écrit que c’était la C.P.A.M de la Gironde qui me les avait communiqués . il se trouve que ce sont les jeunes eux mêmes qui m’en ont parlé . »

              Dans le monde de l’école, les enseignants, et encore moins les auxiliaires scolaires, n’ont pas à s’occuper du niveau de santé de leurs élèves, tout en restant ouverts à l’écoute des parents qui signaleraient un handicap, une pathologie particulière, passagères ou non, ... et réciproquement à leur faire part d’anomalies détectées, passagères ou non, dans les aptitudes de leurs enfants. Cela fonctionne très bien sans médecine scolaire, et se gère très bien au cas par cas.
              Chacun son métier ...

              Vous évoquiez aussi les « trois jours » prévus pour les jeunes appelés, l’école n’est pas la caserne, et si cette visite permettait d’évaluer un niveau d’alphabétisme national pour cette tranche d’âge (l’illettrisme est très rare), la visite médicale était seulement pour détecter des inaptitudes physiques ou mentales avant incorporation.


            • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 14:16

              @njama

               de nouveau ,

               vous avez raison ma formulation pouvait prêter à confusion .

               j’aurais dû écrire que grâce au bilan de santé effectué par la C.P.A.M , les jeunes ont pu prendre conscience de certains points à surveiller et qu’ils ont choisi d’en parler avec moi et avec le groupe d’appui avec qui je pilotais ce groupe .


              "Dans le monde de l’école, les enseignants, et encore moins les auxiliaires scolaires, n’ont pas à s’occuper du niveau de santé de leurs élèves,« 

               c’est bien là un problème !

               comment peut on passer à côté pendant parfois toute la période scolaire de ce qui s’observe et qui pénalise l’apprenant ?

               les problèmes de vue et l’ouïe sont bien deux éléments facilement repérables par n’importe quel enseignant un tant soit peu attentif .

               RENVOYER vers les parents est indispensable mais combien d’adultes et d’enfants n’ont plus les moyens financiers leur permettant de payer une visite chez le généraliste ou le spécialiste ?

               ce point est à prendre en compte me semble t il .

               vous écrivez que » l’illettrisme est très rare«  : en fait il est très difficile à détecter et à qualifier réellement car ceux qui en relèvent savent trouver des attitudes de contournement spécifiques qui peuvent durer des vies entières .

               il y aurait environ 10% de chaque classe d’âge que le phénomène concernerait .

               faites le calcul et vous verrez qu’il n’est malheureusement pas aussi rare que vous le dites .

               j’en ai parlé avec divers professionnels qui y sont régulièrement confrontés et découvrent le sujet . à l’échec scolaire , ajoutons la honte de ces personnes pour ce » handicap« social qui leur interdit même parfois de faire valoir des droits dont ils pourraient être bénéficiaires ; R.S.A par exemple ou allocation- logement qui nécessitent de remplir des formulaires complexes .

                »les trois jours" et en particulier les tests psychotechniques étaient un excellent révélateur des cas d’illettrisme : pour bon nombre impossibilité de lire l’énoncé de la question et en conséquence impossibilité de répondre à la question posée .

               bonne fin de journée !

              P.B.A


            • philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 14:53

              @Christian Labrune

               Monsieur ,

               j’ai du mal à comprendre ce qui vous permet d’écrire que je serais anti ... n’importe quoi et que mes interventions seraient favorables à ...

               oui , j’ai fait partie de l’éducation nationale comme maitre auxiliaire , puis comme instituteur dans le camp de réfugiés H’monghs à Cacao en Guyane en 1977- 1978 , en pleine brousse ,sans eau ,sans électricité et par une piste en latérite très dangereuse (surtout en saison des pluies) qui nécessitait une autorisation préfectorale pour l’emprunter : aucun candidat ne voulait y aller .

               puis en 1978- 1979 comme formateur pour adultes et pour jeunes en alphabétisation en C.D.D de 12 mois ,pour l’université Bordeaux III .

               avez vous quelque chose à redire de plus ?

               ensuite avec quelques amis j’ai choisi de créer une association loi de 1901 pour poursuivre les actions de l’université Bordeaux III qui avait choisi d’abandonner ces formations ce qui« laissait sur le carreau » tous les stagiaires que nous recevions depuis plusieurs mois : cela me semblait impossible à admettre , c’est assez simple à comprendre.

               curieux de reprocher à quelqu’un son passé professionnel de cette façon assez discourtoise et mensongère .

               ce que sont devenus ces jeunes ?

               j’en ai revus certains qui avaient pu accéder, malgré des difficultés persistantes et y compris sociales , à des emplois divers mais qui les remettait sur pieds .

               j’espère qu’ils auront pu éviter de rencontrer trop de personnes qui les auraient découragés de poursuivre leur parcours en se moquant de leurs difficultés .

               « une pareille formation » , qu’avez vous à en dire , Monsieur ?

               rien de plus pertinent que la moquerie sans doute .

               VOUS AVEZ RAISON :je viens d’ apprendre de vous à me moquer de tout et de tous .

               c’est assez à la mode !

               P.B.A

               

               

               


            • Christian Labrune Christian Labrune 14 septembre 2016 11:38

              @philippe baron-abrioux

              Meirieu est tellement « de gauche » qu’à une certaine époque il avait préconisé, dans les établissements des quartiers populaires, et pour ne pas rebuter des élèves qui n’étaient pas prédisposés, par la « culture » ambiante, à étudier les auteurs classiques ( par exemple Racine), de les faire plancher plutôt sur des textes techniques plus à leur portée : documentations concernant l’usage d’un lave-linge ou d’un chaîne stéréo, par exemple.

              Pour qui dispose d’un encéphale, il est très clair que par ce moyen, au lieu de permettre à ceux qui ne disposent pas chez eux d’une vaste bibliothèque, on creuse encore, d’une manière radicale et définitive la distance qui les sépare de ceux que Bourdieu appelle les « héritiers ».
              La scandaleuse énormité de cette sottise « pédagogique » aura immédiatement suscité, chez tous ceux pour qui l’école de la République doit être aussi un ascenseur social, une immédiate levée de boucliers. Meirieu, depuis, aura bien été obligé de manger son chapeau et d’aller à Canossa. Il a dû reconnaître que c’était idiot, mais le mal était fait.

              J’ai connu des gauchistes, du côté de l’Ecole émancipée, qui s’accordaient parfaitement avec Meirieu. S’il s’agissait un jour ou l’autre de réaliser le Grand Soir, il valait mieux que les enfants des banlieues, les fils d’ouvriers, comme on disait encore il y a une trentaine d’années, restent des fils d’ouvriers et ne « trahissent » pas leur classe sociale (ah, la lutte des classes !) en fréquentant l’école pour s’y « embourgeoiser ». A ce compte-là, Camus - que je n’apprécie pas tant que ça mais qui est quand même un écrivain qui en vaut bien d’autres - Camus donc, dont le père était ouvrier agricole et la mère analphabète, aurait dû lui aussi rester ouvrier agricole. Malheureusement, il aura fait la rencontre de Monsieur Germain, cet excellent instituteur républicain dont il aura tant parlé parce qu’il lui semblait qu’il lui devait tout.

              En attendant, la secte « de gauche » dont un Meirieu est le plus parfait représentant, aura parfaitement réussi son travail de sape. Tout étant désormais culture, même le hip-hop et le rap, même l’ignorance la plus crasse, les jeunes des banlieues qu’on maintient dans la sous-culture seront déclarés les égaux de ceux qui, à Henri IV ou à Louis-le-Grand, auront continué à bénéficier de la transmission d’un savoir de très haut niveau. Tous seront bacheliers, bien évidemment, même les illettrés, c’est une question de charité, mais après le bac, le fossé qui se sera creusé entre les uns et les autres sera devenu tout à fait infranchissable et l’école de la République sera détruite. Elle l’est désormais, grâce à des gens « de gauche » comme vous, à qui les pouvoirs politiques les plus calamiteux font aisément prendre des vessies pour des lanternes.
               


            • philippe baron-abrioux 14 septembre 2016 16:53

              @Christian Labrune

               Monsieur ,

               j’ai aujourd’hui même 65 ans et comme d’autres j’ai essayé depuis longtemps déjà et à des moments où la vie risquait de me quitter de me souvenir des erreurs que j’avais commises pour dire à mes trois enfants d’essayer de les éviter .

               je les avais vus évoluer , j’avais donc connu certaines de leurs difficultés , d’autres qu’ils m’ont sans doute cachées mais vécues et qui leur appartiennent ; ils m’en parleront peut être un jour ,s’ils le veulent et si je suis encore capable non seulement de les entendre mais surtout de les comprendre (’au sens de prendre avec ) .

              vous êtes pétri et affichez en permanence une attitude pleine de certitudes et de jugements péremptoires vis à vis de personnes que vous définissez par des lieux de résidence dont vous déduisez des caractéristiques de possibilités d’acquisition que vous n’avez peut être jamais vérifiées réellement .

               vos certitudes ,vos jugements vous suffisent visiblement à être heureux et avoir le sentiment d’avoir réussi votre vie :heureux homme !

               je suis bien plus dans le doute et je suis encore curieux de tout ; c’est d’ailleurs ce que je redis si souvent à mes enfants :soyez curieux de tout et de tous !

                sans doute un moment de faiblesse dans votre raisonnement vous fait même écrire le mot culture mais , bien sûr entre guillemets , ce qui pourrait en dire long sur la façon que vous avez de considérer ceux qui ne seraient pas, selon vos critères , à même d’accéder à une culture .

               dans ma vie , j’ai rencontré des personnes dont vous auriez peut être pensé qu’ils n’avaient rien qui ressemble à une culture , telle que vous l’auriez définie ou que vous auriez mise entre guillemets comme dans votre texte plus haut .
               
               j’aurais pu ,il y a longtemps du fait de mon milieu d’origine, avoir le même type d’attitude que vous,niant à certains du fait de leur origine sociale , de leur mode de vie , la capacité à avoir une culture propre ,identifiable comme telle ,bien différente de la mienne et pourtant aussi vivante et pleine de ses richesses .

               je ne vais pas abonder dans la polémique autour de Bourdieu mais simplement vous préciser que l’on peut apprendre à lire à une personne en utilisant tout simplement des supports de’ la vie courante,ceux qu’elle identifie facilement et qui bien souvent lui posent problème  : affiches , formulaires simples , feuille de soins , bandes dessinées , publicités reçues dans les boites aux lettres et pourquoi pas aussi les notices jointes aux médicaments,mode d’utilisation d’un appareil , etc...pour peu que le support choisi soit
              identifiable par l’apprenant ou puisse lui être utile .

               vous avez peut être, pour en parler autant, travaillé comme moi dans la lutte contre l’illettrisme , je serais heureux de savoir à partir de quel support vous avez travaillé : la méthode Boscher , frère Jacques,etc... ?

               vouloir voir autre chose dans ce qu’écrit Bourdieu est possible mais largement caricatural si on lui prête comme vous l’écrivez l’intention de creuser encore plus un écart entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas une bibliothèque , héritiers ou pas .

               que l’on veuille et que l’on parvienne à me faire prendre des vessies pour des lanternes ou des lanternes pour des vessies est une idée dont je sais bien qu’elle pourrait en tenter certains tout comme on essaie parfois d’insinuer le message bien relayé en ce moment selon lequel gauche ou droite serait la même chose .

               la secte « de gauche » ...

              n’a rien fait ou travail de sape ? choisissez !

               des illettrés bacheliers pour« une question de charité » : vous êtes au summum du mépris !

               votre façon de parler des jeunes est sans doute la pire des choses qui puisse être : vous faites( comme moi )partie des privilégiés qui ont eu LA CHANCE d’accéder à une culture charpentée , heureuse et au lieu d’encourager ceux qui , quel que soit votre regard sur eux, sont l’avenir de notre pays , vous n’avez pas UNE SEULE PAROLE constructive , positive ou encourageante . vous êtes dans l’inventaire de vos acquis intellectuels et en tirez gloire et honneur (parfait !) . 

               GARDEZ VOTRE CULTURE SOUS VOTRE OREILLER , vérifiez bien tous les soirs qu’elle vous habite encore , de temps en temps n’hésitez pas à tirer à boulets rouges sur tout ce qui n’est pas dans les repères orthonormés qui ,visiblement ,sont les vôtres , n’oubliez pas de rejeter au plus loin tout ce qui ne ressemble pas à ce que vous êtes par chance et par votre travail aussi , continuez à vous moquer du travail des autres , surtout les enseignants (ou les formateurs) et , pour plus de cohérence encore persévérez donc à écrire en la dénonçant vigoureusement la destruction de l’éducation nationale par ces mêmes enseignants .

               voyez vous , à 65 ans , et dans la période actuelle qui est difficile pour beaucoup ,jeunes , adultes , séniors et vieux en fin de parcours de vie , je connais des personnes de « gauche » comme de droite qui ont pris conscience depuis quelques années déjà , qu’il était possible , avec un peu de bienveillance de réparer les dommages causés à notre société depuis longtemps et entre autres à ces jeunes qui sont confrontés à des difficultés que nous n’avions jamais envisagées (sauf peut être vous si plein de vos certitudes ) .

               vous observez notre société de toute votre hauteur et avec des jugements qui ne laissent place à pas grand chose d’autre que votre autosatisfaction et votre causticité .

               bonne fin de journée !

               l’imbécile qui vous répond , P.B.A

               

               

               
               

               

               


            • philippe baron-abrioux 14 septembre 2016 17:46

              @philippe baron-abrioux

               à monsieur Christian Labrune ,

               PARDON POUR L’ERREUR ,

               au lieu de BOURDIEU lire MEIRIEU .

               désolé !

               P.B.A


            • Christian Labrune Christian Labrune 16 septembre 2016 13:28

              vous êtes pétri et affichez en permanence une attitude pleine de certitudes et de jugements péremptoires [..] vos certitudes ,vos jugements vous suffisent visiblement à être heureux et avoir le sentiment d’avoir réussi votre vie : heureux homme !

              ===========================================

              @philippe baron-abrioux

              Les certitudes de l’imbécile heureux que je serais ne sont pas des certitudes a priori. Quand on a enseigné les lettres pendant des dizaines d’années, il me semble que le minimum de compétence, lorsqu’on se trouve devant une copie de bac, c’est d’être capable de savoir si ce qu’on lit a un quelconque rapport avec la langue française, si le candidat a quelques notions de morphologie et de syntaxe. On n’évaluera pas un paquet de copies en les jetant dans un escalier de vingt marches et en leur attribuant la note correspondant au numéro du degré où elles ont atterri. La notation n’est pas une entreprise entièrement rationalisable, il peut apparaître des écarts entre les appréciations, mais ils sont surtout repérables lorsqu’il s’agit d’évaluer les meilleures copies, entre 14 et 17. Quand on ne comprend pas ce qui est écrit, qu’on demande leur avis à des proches et qu’ils ne comprennent pas non plus, ça tourne autour de 5/20, et par charité pure. Vous savez aussi bien que moi, et cela a toujours fait scandale, que bien des rectorats ont souvent fait pression sur les correcteurs pour que, dans les disciplines littéraires, les notes ne tombent jamais en-dessous de 6/20 alors qu’on a affaire à des élèves qui arrivent au « niveau du bac » avec un niveau d’expression qui ne nous aurait jamais permis, dans les années 60, d’entrer en 6e. Voilà les faits, et ils sont tout à fait incontestables.

              Votre discours est bourré d’affect. Ce serait ne pas aimer les jeunes que de vouloir leur donner une idée aussi exacte que possible des performances dont ils sont capables à un moment donné, et de les évaluer avec le maximum de rigueur. Tout les hommes sont égaux, n’est-ce pas ? Et tous se valent. Tout le reste est affaire d’opinion. Certains pensent que les théories de Darwin sur l’évolution sont complètement fausses. D’autres - et de plus en plus nombreux - considèrent que la terre est plate. Pourquoi s’opiniâtrerait-on à essayer de leur imposer une approche plus rationnelle et scientifique de la réalité ? Tout ça, c’est la culture « bourgeoise » des héritiers, quand il faudrait être au contraire au plus près des pauvres opprimés.

              Le malheur, c’est qu’il n’y a pas d’autre culture qu’une culture « bourgeoise » qui aura mis des siècles à s’édifier lentement et laborieusement, récupérant même la culture aristocratique de l’ancien régime. La question centrale, dans une République, c’est de faire en sorte que de la richesse de cette culture puissent profiter autant qu’il est possible ceux qui, par leur origine sociale, paraissent dès l’abord en être exclus. Ce n’est assurément pas de promouvoir l’obscurantisme comme l’auront fait la plupart des gouvernements depuis trente ans. Gouvernements dont vous paraissez bénir les forfaitures. 


            • philippe baron-abrioux 17 septembre 2016 08:28

              @Christian Labrune

               Bonjour ,

               tout d’abord il ne vous a pas échappé ,qu’après mon travail de M.A à Cayenne , j’ai (par défaut de candidatures ) été nommé instituteur chargé d’alphabétisation dans le camp de Cacao pour trois groupes d’élèves (constitués selon les âges ’6-9 ans ,10- 13 ans et 14- 17 ans) .

               l’objet était la découverte et le début de la pratique du Français langue étrangère , très peu de l’écrit et quasi exclusivement pour les plus âgés .
               
               presque aucune production écrite sauf quelques exercices de graphie .

               aucune notation donc mais plutôt des remarques sur la prise en mains du crayon ou du stylo, de la mise en page ou du soin apporté à la présentation du travail .

              à mon retour en Métropole , que ce soit pour l’université Bordeaux III pendant un an ou ensuite dans le cadre de l’association créée pour reprendre les actions en cours , j’ai poursuivi comme formateur un travail en F.L.E , (Français langue étrangère ) , portant au début sur la pratique de l’oral majoritairement puis sur lecture et l’écriture , à plusieurs niveaux , selon les situations excessivement variées des apprenants et les besoins qui étaient les leurs .

               par la suite et après une formation spécifique , une partie de l’ équipe a choisi de proposer des actions de formation dans la lutte contre l’illettrisme ( ce qui est à bien distinguer de l’alphabétisation ou du F.LE) .

              pour ce faire , nous avons composé une équipe pluridisciplinaire très complète car il nous semblait indispensable de mettre en oeuvre des moyens spécifiques pour accueillir les publics jeunes et adultes , essayer de prendre en compte de la manière la plus efficace les situations individuelles et tenter de repérer et de corriger ce qui pouvait avoir été à l’origine de la situation d’illettrisme détectée par divers outils d’évaluation utilisés pour constituer des groupes homogènes .

               tout ce travail a été élaboré , en collaboration avec le G.P.L.I (groupe permanent de lutte contre l’illettrisme ) et plusieurs groupes de recherches -actions avec lesquels nous avions pris contact pour élaborer des outils communs ( tests , approches méthodologiques ,outils et méthodes d’évaluation en continu , etc...) .

               je n’ai jamais dit ni écrit qu’il ne fallait pas donner à l’apprenant , quel qu’il soit ,une idée exacte de ses capacités ou de ses performances .

               dans les actions de lutte contre l’illettrisme , nous accueillions des jeunes sortis de cadre scolaire obligatoire ,non- lecteurs et non- scripteurs , le plus souvent au vocabulaire très peu étendu , ensemble qui ne pouvait en aucun cas leur permettre de s’inclure dans une vie sociale et professionnelle .

               dans un groupe , j’ai accueilli un fils de médecins qui sortait de 4 années de scolarisation dans ’un établissement privé renommé sur Bordeaux ,ceci pour vous dire la diversité de ces publics .dans le même groupe des jeunes de divers quartiers du centre et de banlieues sortis eux aussi sans aucune autonomie réelle de la période scolaire obligatoire , soit 12 années le plus souvent .

              pensez vous vraiment que ce soit de « la culture bourgeoise des héritiers » qu’il soit ici question ?

               pensez vous que les priorités d’acquisitions utiles que nous avions définies avec chacun d’eux soient de les endoctriner dans une quelconque « culture » ou bien plutôt d’essayer de rattraper des erreurs accumulées( quelle qu’en soit l’origine ) tant que cela était encore possible, afin de leur donner des moyens d’accéder à une autonomie indispensable ?

              « votre discours est bourré d’affect » écrivez vous .

               je vous le concède volontiers mais vous pouvez ajouter aussi de la colère en voyant le gâchis constaté quand on en voit les conséquences directes sur chaque génération , quand on sait le diagnostic posé à une étape du parcours scolaire qui n’a donné lieu à rien pour corriger ce qui posait problème et que, très globalement par facilité, on en renvoie la responsabilité sur l’ensemble de l’institution scolaire .

               vous avez 40 ans d’expérience de professeur de Lettres : j’ ai mon expérience de formateur dans des domaines autres mais ils ’ont sans doute permis à ceux que nous avons accueillis d’avoir des moyens absolument primordiaux pour pouvoir accéder à cette culture dont ,sans ces actions ils auraient pu , comme vous le dites très justement, être exclus du simple fait de leur origine sociale .

               il faudrait être au plus près des pauvres opprimés , selon vos écrits .

               que puis je ajouter ? Rien , là aussi nous pourrions nous retrouver .

               faire le choix d’aller sur un poste (pour lequel personne ne candidate) dans un camp de réfugiés en Guyane , d’assurer des cours du soir de 20 heures à 22 heures 30 pour des réfugiés et des travailleurs immigrés , femmes et hommes , qui travaillent dans la journée , d’accueillir des jeunes et des adultes illettrés pour leur proposer d’acquérir des savoirs faire et des savoirs être qui les amènent à l’autonomie , qu’est ce donc selon vous ?

               vous voudriez faire de mes partenaires de travail et moi les vecteurs et les transmetteurs d’une culture bourgeoise , celle des héritiers , d’après vos écrits .

               cette culture je la connais bien puisque c’est bien celle que j’ai reçue : je vous le confirme si cela vous chante et je vous ai même écrit que j’ai parfaitement conscience du privilège que cela représente .

               j’en ai fait ce que j’ai cru devoir en faire et je l’ai utilisée au mieux de ce que je croyais aller dans le sens du partage , de la transmission de ce qui me semblait le plus utile et le plus adapté aux situations de chaque apprenant .

               j’ai essayé d’être le plus clair possible sans maquiller les réalités mais en ayant en permanence à l’esprit tous les mots décourageants entendus par ceux que je rencontrais , le nombre de fois où on a appuyé sur leurs difficultés , toutes les fois où le mot « nul » a servi à les rabaisser inutilement , ces mots prononcés qui deviennent des étiquettes collées dans le dos et qu’ils trainent comme autant de boulets .

               « les pauvres opprimés » dont vous parlez ne me sont pas étrangers et, sans doute par hasard , il se trouve que c’est avec eux que j’ai travaillé , non parce qu’ils étaient pauvres et opprimés mais parce qu’ils pouvaient devenir totalement exclus d’une société dans laquelle , selon moi , chacun doit avoir sa place et que pour cela il fallait leur donner les moyens les plus fondamentaux d’y accéder .

              bonne fin de journée !

               P.B.A

                 

               

               

               
               

               

               

               


            • fred.foyn 13 septembre 2016 08:36

              Les Français regardent la casse de leur EN sans réaction depuis plus de 50 ans... ?

              Bizarre...

              • njama njama 13 septembre 2016 09:43

                La droite et la gauche ont le même programme politique, celui de l’UE, la réduction du déficit budgétaire. L’école, un secteur parmi d’autres en fait directement les frais d’où le démantèlement progressif du « mammouth » ... qui explique que la qualité d’enseignement est fortement à la baisse

                De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :

                Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
                La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson

                (page 30 du PDF)

                Comme on le voit, pourvu qu’il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière graduelle et par mesures sectorielles (et non globales), réduire les charges salariales de manière considérable. L’essentiel est d’éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire.

                Les mesures de stabilisation peu dangereuses

                « Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »



                • Albert123 13 septembre 2016 12:40

                  la droite qui par son légitimisme se distinguait de la gauche libérale n’existe plus depuis 70 ans, 


                  ne reste depuis qu’une gauche lâche qui entre tous les 5 ans en compétition avec une gauche haineuse.

                  les 1er parlent sans cesse de « courage politique » (UMP/LR), les autres sont dans un « combat contre la haine » (PS).

                  les 2 sont désormais composés majoritairement de 68ards et autres néo cons et sont dans les 2 cas : mondialistes, républicains( cad esclavagistes) , libéraux et libertaires mais à tendance totalitaristes, bref néo cons.

                  et notre EN n’est dans tout cela que le reflet de cette haine et de cette lâcheté qui se succèdent à chaque élection.





                  • Mazdak Teherani Mazdak Teherani 13 septembre 2016 15:27

                    Valleurs actuelles est en plein délire


                    • Parrhesia Parrhesia 13 septembre 2016 18:34
                      Comme si l’entreprise de destruction de notre Education Nationale était une affaire de droite ou de gauche !!!
                      Quand allons-nous enfin comprendre (et admettre) qu’il n’y a plus qu’une crypto-droite associée sur le fond à une pseudo-gauche, les deux étant destinées à servir de faux nez à l’ entreprise de destruction mondialiste de notre pays !!!
                      Aucune de ces deux foutaises n’a jamais pris efficacement le contre pied de l’autre dans la moindre des innombrables décisions de débiles et ceci, depuis l’époque où un livre d’arithmétique et une certaine méthode de lecture appelée BA = BA assuraient un enseignement de base plus efficace et pratique que celui aujourd’hui dispensé à certains jeunes de vingt ans !
                      Tout-à-fait comme la prétendue différence intrinsèquement politique entre droatte et gôôôche dont les conséquences vont toutes et toujours dans le même sens : celui de la grande descente vers le précipice mondialiste !!!

                      • Armelle Armelle 14 septembre 2016 11:44

                        J’adore cette fabuleuse aisance à vouloir trouver des coupables ailleurs qu’au sein même de cette institution devenue une véritable poubelle.
                        Quand on se DOCUMENTE, juste un peu, sur le fonctionnement de l’école privée et de l’engagement que montrent leurs intervenants, ainsi que des « écoles alternatives » qui elles, commencent à fleurirent, il est alors facile de comprendre pourquoi l’école publique est devenue un champs de ruine !!!
                        Les réactions ça et là qui tentent de démontrer je ne sais quoi quant à la responsabilité d’une mauvaise politique, me font bien rire. Certes elle a bien évidemment son importance mais cessez votre production de jus de cerveau et commencez par regarder ce qui se passe à la base !!! On y trouve des « branleurs » de premier ordre qui, dès le premier jour de rentrée sont en grève et d’autres, déjà fatigués dès le troisième !!! des absences tout au long de l’année à n’en plus finir (sans justification d’ailleurs, alors que quand votre môme est absent c’est une explication détaillée et légitime obligatoire !!!) .. Y zont pas honte les bougres. C’est la tour d’ivoire
                        Mais voilà c’est cela l’autre face des emplois et salaires « inconditionnels »
                        On est bon , on est payé ! on est mauvais, on est payé quand même !!!
                        ...Elle est pô belle la vie !!!
                        Profitez, profitez !!! car au train où ça va, on peut douter que cela perdure bien longtemps...à moins d’être un véritable inconscient évidemment
                        Amusez-vous bien dans vos analyses de bobos attardés, c’est du « lourd »


                        • Christian Labrune Christian Labrune 16 septembre 2016 21:42

                          @Armelle
                          J’ai souvent écrit que la destruction de l’instruction publique en France avait été l’oeuvre des enseignants eux-mêmes, et je ne risque pas de changer d’avis. Les syndicats marjoritaires, FEN et SGEN, auront fait tout ce qui leur était possible, tout en faisant semblant de protester, pour faire admettre à leurs adhérents ou sympathisants des « réformes » qui ne visaient à rien d’autre qu’à tout détruire, et ils les auront doucement induits à les appliquer alors que personne n’aurait songé à leur mettre le couteau sous la gorge.
                          Il est de fait qu’aujourd’hui, pourvu qu’on en ait les moyens, il vaut mieux confier les très jeunes enfants à des écoles privées, mais toutes ne se valent pas non plus. Il y en a d’excellentes comme il y en a d’exécrables même si, dans la plupart des cas, les enfants bénéficieront d’un environnement beaucoup moins chaotique.
                           Vos discours, en revanche, sur l’absentéisme des enseignants, sont tout à fait excessifs et caractéristiques d’une certaine propagande poujadiste. Il y a peu de métiers aussi éprouvants pour les nerfs ; quelques uns finissent par craquer, on ne saurait le leur reprocher, même si les remplacements sont toujours difficiles à mettre en place. En trente-huit ans de carrière, j’aurai été absent en tout une quinzaine de jours, en trois ou quatre fois : avec une extinction de voix, par exemple, il est très difficile de continuer à assurer des cours. Je ne pense donc pas avoir abusé des congés et je ne pense pas non plus avoir fait exception : c’est aussi le cas d’une très large majorité de fonctionnaires dans l’Education nationale, mais on sait très bien par ailleurs que les trains dont on parle, c’est ceux qui n’arrivent pas à l’heure. Des autres, qui sont aussi les plus nombreux, on ne voit pas ce qu’il y aurait à dire.

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