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Accueil du site > Tribune Libre > Réponse d’E3M et du Revahb au Dr Pilliot

Réponse d’E3M et du Revahb au Dr Pilliot

Suite à l’article lu dans le journal international de médecine du 27 juin 2015, du Docteur Pilliot : pétition Joyeux quelques précisions adjuvantes, nous avons demandé au Journal International de Médecine qu'il publie notre réponse. Aujourd’hui, samedi 4 juillet, nous sommes toujours sans nouvelle de notre demande, qui devait être étudiée mardi après midi. Nous avons donc décidé de la publier par nous-même.

Réponse d’E3M[1] et du Revahb [2]au Dr Pilliot

 

En introduction de l’article du Dr Marc Pilliot paru dans JIM le 27 juin 2015, et intitulé « pétition Joyeux : quelques précisions adjuvantes », la rédaction du JIM constate « la difficulté d’offrir une réponse scientifique et précise à des argumentaires le plus souvent guidés par l’absurde et la mauvaise foi ».

Nous en déduisons donc que le Dr Marc Pilliot est de bonne foi. Malheureusement, son argumentaire présente les mêmes lacunes que celles qui ont amené E3M à se démarquer de la pétition du Pr Joyeux[3] : le manque de rigueur et l'inexactitude scientifique.

Le Dr Pilliot comme certains autres de ses collègues, exprime une opinion fondée sur un discours institutionnel bien rôdé qui tend à marginaliser les lanceurs d'alerte. L'histoire se répète, les scandales sanitaires se succèdent sans que nous n'en tirions les leçons, et les autorités publiques peinent à réagir.

Comme le précise le Pr Bégaud, l’un des principaux spécialistes de la pharmacovigilance en France, dans une interview au journal Sud-Ouest (7 juin 2015) : « Au lieu de reconnaitre leurs erreurs, les autorités refusent de rouvrir les dossiers. (…) C’est catastrophique, car derrière ces tabous, c’est la confiance qui est sapée. (…) La conséquence de ces crispations est que la France est le pays du monde où les gens ont la plus grande défiance vis-à-vis du vaccin ».

Le Dr Pilliot déclarait pourtant dans un article de 2009, à propos des adjuvants dans les vaccins contre la grippe H1N1 : « J’aurais tendance à conseiller plutôt un vaccin sans adjuvant, mais il est plus long à fabriquer et il faudra attendre un peu plus.[4] » On peut donc s'étonner de la virulence de ses attaques contre ses collègues de l’INSERM qui, eux, travaillent sur le sujet depuis plus de 20 ans et sont à la pointe de la recherche mondiale.

Notre expertise d’associations de patients (reconnues sur le plan national comme représentantes des usagers de la santé) nous amènent à informer les lecteurs de JIM des points de désaccord suivants :

  • Dr Pilliot : « Le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Polio) n'est plus produit depuis 2008 en raison de sa pureté imparfaite et du nombre important de manifestations allergiques : ce n’est donc pas un évènement nouveau.  »

Effectivement, ce n’est pas un évènement nouveau. La commercialisation du DTPolio Mérieux a été suspendue en juin 2008, pour une « augmentation importante des effets indésirables de type allergique ». Mais E3M a démontré que cette augmentation n’existait pas, que les données avaient été falsifiées, ce qui a justifié le dépôt d’une plainte contre X pour faux, usage de faux et escroquerie[5].

  • Dr Pilliot : « Le DTP était un vaccin très ancien et très fruste, fabriqué à une période où la technologie était moins performante et moins exigeante. »

L’AMM du DTPolio Mérieux date de 1966. Il donnait entière satisfaction au corps médical et était vendu chaque année à 1 000 000 d’exemplaires.

  • Dr Pilliot : « Le vaccin contre l'hépatite B a été accusé d'être neurotoxique : certes, il y a des réactions décrites chez les jeunes adultes qui n'ont pas été vraiment bien éclaircies, ni comprises. Mais, sur des millions de vaccinations, il n'a jamais été fait la preuve qu'elles étaient en rapport avec le vaccin. » 

Le Dr Pilliot reprend ici la position officielle des autorités de santé. Nous conseillons à tous les lecteurs de JIM de lire la récente publication du Dr Le Houézec[6] (2014). Nous rajoutons que le Pr. Bernard Bégaud, cité précédemment, affirme à ce propos, dans ce même article de Sud-Ouest : « scientifiquement, il serait malhonnête d’avoir un avis tranché. Certains cas sont troublants ». .

Le Revahb a signalé à l’Agence du médicament des milliers de malades aux pathologies très diverses : scléroses en plaques majoritairement, mais aussi scléroses latérales amyotrophiques, Guillain-Barré, thrombopénies, aplasies médullaires, lupus, polyarthrites rhumatoïdes etc. La découverte de la myofasciite à macrophages est liée à cette vaccination de masse contre l’hépatite B. Le Pr Bernard Bégaud écrivait en février 2002 : « Il s’agit d’une des plus grandes séries d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974  ». Dans un rapport remis en aout 2013 à Marisol Touraine[7], Il reconnait d’ailleurs l’existence d’un millier de cas de SEP suite au vaccin contre l’hépatite B.

  • Dr Pilliot : « Chez le tout-petit, il n'a jamais été suspecté quoi que ce soit. C'est pour cela qu'on préfère vacciner le nourrisson alors que l'hépatite B n'est pas encore son problème : il y a plus de risque « supposé » à faire le vaccin chez le jeune adulte." Ce n’est pas ce que l’on lit dans les rapports de pharmacovigilance nationale publié par l'ex-AFSSAPS (Compte-rendu de la Commission nationale de Pharmacovigilance du 27 septembre 2011). Il a été rapporté une bonne centaine d'atteintes démyélinisantes avant l'âge de 15 ans : SEP (dont une chez un enfant de 25 mois !), Guillain-Barré, myélite transverse). Des observations de thrombopénies ont également été rapportées chez le nourrisson dans la littérature médicale. Ces observations sont heureusement exceptionnelles mais elles sont indéniables et très troublantes. "Jamais suspecté quoique ce soit" ? Si l'on ne cherche pas, c'est la meilleure façon de ne rien trouver. Combien de médecins s'autorisent à demander en cas de pathologie inexpliquée si l'enfant a reçu antérieurement un médicament, oui cela se fait heureusement, mais un vaccin... jamais ou presque, on risquerait de passer pour un "anti-vaccinal".
  • Dr Pilliot : « La plupart de ces adjuvants ont été élaborés depuis les années 1920 avec des sels d’aluminium. Leur utilisation, très large depuis plus de 90 ans, a montré leur excellente tolérance.  » Cette affirmation est à l’opposé de la démarche scientifique. L'esprit scientifique est intrinsèquement lié à la capacité de remise en cause permanente des connaissances. De plus, de nombreuses inquiétudes ont été exprimées au fil du temps, y compris lors de réunions spécifiques organisées par la FDA sur les adjuvants[8]. Ces inquiétudes étaient suffisamment fortes et étayées pour que l’Institut Pasteur décide de retirer les sels d’aluminium de tous ces produits en 1974, pour les remplacer par le phosphate de calcium.
  • Dr Pilliot : « Par ailleurs, on a bien trouvé d’autres adjuvants, mais ils sont moins efficaces et la plupart sont même dangereux. » Le phosphate de calcium est un composant naturel de l’organisme. Les vaccins adsorbés sur phosphate de calcium ne contiennent que l’antigène et l’adjuvant. Ils ont donné toute satisfaction. Seuls des choix industriels ont fait disparaitre le phosphate de calcium, cela n’a rien à voir avec un quelconque manque d’efficacité ou un risque particulier[9].
  • Dr Pilliot : « Certaines lésions de MFM ont même été retrouvées sans qu’il y ait de l’aluminium !  » Cette affirmation du Dr Pilliot n’est vraiment pas sérieuse, elle démontre s’il en était besoin qu’il ne connait pas son sujet. Il ne peut en effet exister de lésion de MFM sans aluminium, puisque la lésion de MFM atteste PAR PRINCIPE de la présence d’aluminium au site d’injection.
  • Dr Pilliot : « La MFM est une particularité française : de très nombreux patients ont été identifiés en France (par la même équipe), alors que les cas sont très rares et isolés dans les autres pays. » Si des cas de MFM existent dans d’autres pays, y compris de manière isolée, c’est bien que la MFM existe ! Et le Dr Pilliot semble ne pas savoir qu’une cohorte de personnes atteintes de MFM fait l’objet actuellement d’un suivi au Portugal[10].
  • Dr Pilliot : «  En fait, les études de l’équipe française ne résistent pas à une analyse rigoureuse …  ». Le Dr Pilliot est donc un spécialiste de la question ? Non, il ne fait que reprendre l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique, qu’il devrait donc citer. Or, cet avis est, selon nous, éminemment contestable[11]. Sur de telles questions, et avant d’émettre un jugement hâtif (et condescendant) sur des confrères dont la compétence ne peut être discutée (unité INSERM), le Dr Pilliot devrait vraiment faire un travail personnel d’analyse des publications[12],[13]. Peut-être alors comprendrait-il que le Pr Y. Shoenfeld, sans doute le plus éminent spécialiste international des maladies auto-immunes, s’appuie sur les travaux des Pr Gherardi et Authier pour développer son concept de « syndrome auto-immunitaire/auto-inflammatoire des adjuvants »[14]. Peut-être comprendrait-il aussi que le Pr Exley, grand spécialiste international sur la toxicité de l’aluminium, s’inquiète de la présence d’aluminium dans notre environnement en général, et notamment dans de nombreux vaccins[15]. Le Dr Pilliot ignore sans doute aussi la jurisprudence du Conseil d’Etat qui reconnait (6 arrêts depuis novembre 2012) le lien entre Myofasciite à Macrophages et vaccins contenant de l’aluminium.
  • Dr Pilliot : « Les études françaises…. sont entachées de biais importants : malades très disparates, critères d’inclusion mal précisés et parfois même pas de groupes de contrôle, signes cliniques qui varient selon les études, un traitement intéressant dans les 1ères études puis oublié par la suite...". Le Dr Pilliot en tant que pédiatre n’a visiblement jamais été confronté à de telles personnes pour s’exprimer ainsi. Toutes ces affections mal connues sont en effet souvent prises au départ, au mieux pour des affections psychiatriques, au pire pour des "maladies imaginaires", devant l'absence d'éléments objectifs retrouvés lors des explorations réalisées. Le passage chez le psychiatre de ces "fatigués chroniques" qui ont mal partout est une étape quasi-obligatoire dans leur long parcours tellement les médecins ne savent pas quoi en faire. Alors oui, il ne sont pas tous des copies conformes, des clones, des formes typiques, chacun d'eux a une histoire particulière et un long parcours avant qu'on leur dise enfin de quoi ils souffrent probablement même s’il n'existe actuellement pas de traitement miracle (donc "oublié par la suite", oui il fallait bien l'essayer...).
  • Dr Pilliot : « Il est bien démontré que l’aluminium injecté par voie IM est, en grande partie, éliminé rapidement et qu’une faible partie peut se fixer dans les organes, essentiellement l’os. (…) Quant au cerveau, c’est l’organe le plus imperméable et, pour l’atteindre, il faut des intoxications aiguës ou des expositions importantes et prolongées. » Cette affirmation n’est pas étayée. Non seulement le Dr Pilliot ne va pas à la source de la connaissance en étudiant les publications des Pr Gherardi et Authier qui traitent de ce sujet, mais il n’est pas non plus d’accord avec ses confrères de l’Académie de Médecine qui écrivaient en 2012, à propos des travaux de Flarend «  uniques à ce jour  »[16] : «  la concentration d’Al26 va en décroissant : rein> rate> foie> cœur> ganglions> cerveau ».
  • Le Dr Pilliot se permet enfin d’écrire en conclusion : « Mais rien n'est parfait non plus chez les scientifiques, car leurs financements dépendent parfois du nombre de leurs publications. Et c'est ainsi qu'on peut trouver, dans tous les domaines, des articles mal ficelés, vite écrits, sans rigueur. En France, une équipe cherche à tout prix à valider son hypothèse sur l'aluminium : c'est la seule équipe au monde à croire à cette hypothèse et, ce qui est gênant, elle n'accepte aucun contrôle externe de ses lames d'histologie. C'est pourquoi, devant un article scientifique, il ne faut pas se contenter du résumé et des grands titres, mais aussi faire une analyse critique de sa rigueur et de sa démarche de raisonnement. » Ces propos sont faux et insultants. Tout d’abord pour les chercheurs en question, dont nous connaissons la probité, le sérieux, le courage face à ceux qui hurlent avec les loups. Mais aussi pour nous malades, qui souffrons de ces prises de position méprisantes, à l’origine des nombreuses maltraitances que nous rencontrons auprès de certains membres du corps médical, sensibles au « discours dominant »…

Près de 700 000 personnes ont signé la pétition du Pr Joyeux (voir la position du Revahb[17]). Au-delà des critiques que l’on peut formuler sur la démarche, ce chiffre a un sens très fort : la population française est consciente des effets délétères de l’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal et des risques présentés par le vaccin contre l’hépatite B. Il serait temps de prendre en compte cette réalité. Car enfin :

  1. Le temps où « ceux qui savent » imposaient leur vues aux citoyens ignorants est révolu. L’accès à l'information se généralise, la connaissance se démocratise. Il est urgent que chacun en prenne conscience, si l’on veut stopper la défiance croissante des citoyens vis-à-vis tant de la politique vaccinale que de la politique en général.
  2. Les parents ont le droit de faire vacciner leurs enfants sans que ceux-ci reçoivent la valence anti-hépatite B.
  3. Les alertes sur l’aluminium, venant de plusieurs chercheurs de pays différents, doivent inciter les autorités de santé à réévaluer d'urgence les vaccins contenant de l'aluminium.
  4. La France sait faire des vaccins sans aluminium bien tolérés, que ce soit le DTPolio sans aucun adjuvant, ou les vaccins adsorbés sur phosphate de calcium.

 

Qu’attend-on pour agir ?

 

Didier Lambert

Président d’E3M

 

Dominique Le Houézec

Pédiatre,

Conseiller médical du Revahb

Catherine Gaches

Présidente du Revahb

 

 

 

 

 

[1] E3M : Association d’Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages – www.asso-e3m.fr

[2] Revahb Réseau des victimes des vaccins hépatite B http://www.revahb.fr/

[16] « Les adjuvants vaccinaux : quelle actualité en 2012 ? »


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5 réactions à cet article    


  • njama njama 4 juillet 2015 11:00

    Bravo au REVAHB pour cette publication.
    .
    deux autres sites pour s’informer sur les vaccins
    http://www.initiativecitoyenne.be/
    http://www.infovaccin.fr/


    • njama njama 4 juillet 2015 11:12

      « Si l’État remet en circulation le vaccin DTP, ceux qui veulent se faire vacciner le font et ceux qui ne veulent pas conformément au droit français et au droit européen* ne le font pas. Je ne vois pas où il y a d’autres débats à avoir par rapport à cela. ».
      Jacques Bessin, président de l’Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé (UNACS) 3 juin au journal de 13h sur RTL face à Daniel Floret, président du Comité Technique des Vaccination
      * Conseil de l’Europe - La Convention d’Oviedo sur les droits de l’homme et la biomédecine, 4 avril 1997


      • ralph 4 juillet 2015 22:51

        Merci pour votre article !!


        • RICAURET 4 juillet 2015 23:13

          POUR EUX NOUS NE SOMMES QU UN NUMERO DE SECU POINT BARRE 

          SOYEZ CONTENT QU ON VOUS DONNE UN VACCIN 

          • njama njama 6 juillet 2015 11:03

            Vaccination forcée : un crime contre l’humanité

            Ralf Fucetola, juriste, s’appuie sur le code de Nuremberg et autres sources juridiques internationales pour conclure que les vaccinations forcées constituent un crime contre l’humanité

            Nier le principe du consentement libre et éclairé viole le Code de Nuremberg. La vaccination forcée est un crime contre l’humanité. « Le consentement éclairé est vide de sens sans le droit de pouvoir dire : « Non ! » Dr Rima Laibow, M.D.

            lire l’article : http://fr.sott.net/article/25921-Vaccination-forcee-un-crime-contre-l-humanite

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