Il n’a échappé à personne que décidément, le président N. Sarkozy met la grosse honte aux français à chaque fois qu’il s’offre en spectacle à des regards étrangers. Ses talonnettes couplées à ses tics dûs aux pilules psychoactives dont il se gave pour mieux vibrionner, font qu’à chaque fois qu’il l’ouvre devant la presse internationale, il s’en suit une myriade d’articles hilares dans tous les pays du monde. De Tokyo à Washington en passant par Dakar, on est plié dès que le représentant du peuple français monte sur un petit promontoir pour vomir des âneries.
Encore quand ça reste entre nous les français...comme cette double page du Nouvel Observateur de début septembre, où l’on voyait sur la page de droite, une innocente photo paparazzi de Sarko faisant un involontaire salut fasciste et sur la page de gauche un encadré titré "Hortefeux veut retourner à Vichy" (l’encadré parlait bien sûr du souhait qu’aurait Hortefeux de se faire élire maire de Vichy)...enfin bref.
Comme je disais, maintenant c’est la honte globalisée, il n’y a qu’à mirer un kiosque international pour se rendre compte de l’ampleur du désastre. C’est un naufrage de l’image hexagonale. Et notez bien qu’en France, on est trop racistes pour élire un successeur noir ou arabe qui pourrait empocher un prix Nobel de la paix en 2012 et blanchir ainsi notre réputation. Quant à Strauss Kahn, une stature "respectable", les français sont trop patauds pour aller le déloger du FMI. Il préfèreront se répandre dans les extrêmes...UMP, Postier, la Marine, Mélancon et cie. Ou alors on clamera pour un bis avec Ségolène. Vu l’état du PS c’est envisageable. Le parti socialiste est tellement mauvais que je me demande si un adhérent sur deux n’est pas un saboteur de l’UMP. 2002, 2007, 2012...croyez-moi, jamais deux sans trois.
Enfin tout cela je l’ai déjà écrit mille fois mais j’apprécie de le répéter, comme un motif de musique qui revient sans cesse, toujours un peu différent...mais au fond identique. La réalité est tellement insupportable qu’il faut se la repasser et la ressasser pour être bien sûr ; comme une pub Kinder tournant en spirale sur toutes les chaînes et qui vous explique que des produits blindés d’huile de palme équivalent à des grands verres de lait frais, c’est aussi violent que ça pour le bon sens le sarkozysme, pour l’accepter comme un fait, il faut que l’habitude finisse par penser pour vous, sinon ça demeure inenvisageable. C’est cet exercice de l’habitude qui me fait radoter, le but est d’accepter enfin la déchéance de la vie politique française. Mon équilibre d’acceptation est fragile, alors je me rediffuse à l’infini ce qu’il se passe...je recommence...répétition, auto-persuasion jusquà m’en abrutir c’est la méthode Ferrero quoi.
Alors cette remise dans le contexte était essentielle, mais je voulais surtout commenter cette image :
Immonde n’est-ce pas ? Dans le journal où je l’ai vue, elle était à gauche d’un article sur la France et les roms. Bref, lorsque l’on parle de la France, on parle de la condamnation de l’ONU et puis paf, on pose côte à côte un beau cliché dont le sujet n’a rien à voir, en apparence. En effet, car dans les deux cas, on montre et on démontre le cynisme immonde du président que les français ont choisi. Oui immonde c’est le mot. Immonde, c’est tout Sarkozy...dégoûtant, ignoble, infect, répugnant, sordide...c’est bien cela, c’est lui ma parole !
Admirez donc comme il se tient ce vilain cafard... Admirez la fine ironie du NYT : en sus de ces deux articles à propos de la France qui se donnent une accolade malsaine, il faut rendre hommage au choix de la photo. Censée rendre compte du président honorant les dépouilles de pauvres bougres partis se sacrifier sur l’autel de la sainte guerre contre le terrorisme, cette image est en fait la démonstration du degré de bassesse dans lequel ce président évolue. Regardez le gosse. Ce pauvre gosse. 8-10 ans à tout casser. Son père en lambeaux dans un cercueil. Il ne le verra plus. Il est désormais seul avec sa mère. C’est désormais lui le petit homme de la maison ! Il a mis une chemise pour l’occasion. Une petite cravate aussi. Son pantalon trop grand est remonté. Son accoutrement maladroit donc touchant...ça pendouille, ça se débraille, c’est froissé... C’est un petit homme mais il demeure avant tout un petit garçon. Observez attentivement, ça vous remplit de tristesse, une boule au ventre. Il fixe droit devant lui...sûrement la boîte de son papa... Pauvre petit bonhomme échoué au milieu de tous ces sales militaires avec leurs crânes rasés, leurs houppes de crétins sous leurs képis de guignols, leur droiture de robot et leurs galons à la con.
Sarkozy lui ne regarde pas les cercueils. Non. Il pose. Sans vergogne il s’est saisi du bras de l’enfant-petit-homme et il s’est tourné vers lui jetant un regard douceureux dans le registre : "ça va mon petit ?". Le petit-homme a lui la main bien fermée. Il ne veut pas empoigner ce sale pingouin à talonnettes qui a tué son père et qui a au passage fait bondir la France de quarante ans en arrière en retournant dans l’OTAN, un organisme sous le giron de sauvages en guerre permanente depuis 1776.
Cette photo m’avait vraiment secoué. Je tenais à la partager.