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Sarko le transparent cultive l’opacité : pas d’enquête parlementaire sur les sondages

Vous ne l’ignorez pas Sarkozy, en pleine campagne électorale, déclarait qu’il allait faire du pourvoir une maison de cristal, le loft story de la République avec des caméras et des micros dans tous les coins et recoins des finances publiques. Cela c’était avant, pendant c’est une autre histoire quant à après on trouvera des cadavres dans les placards.

 Le kaiser Sarkoko par la voie de la curieuse absente du procès Clearstream, j’ai nommée la rigide et souriante Michèle Alliot-Marie, vient de refuser la demande d’une enquête parlementaire sur l’affaire dite des sondages de l’Elysée (Libération) : Au risque de provoquer un tollé, l’exécutif s’est opposé vendredi à la création d’une commission d’enquête parlementaire réclamée par le PS sur les sondages de l’Elysée.
 
La commission « n’entre pas dans le cadre défini par la Constitution », a déclaré la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, en invoquant le principe de séparation des pouvoirs.
 
 
 En effet au-delà même de l’utilisation des fonds de la République pour poser des questions aux Français de telle sorte que cela manipule leur opinion au profit du clan des Hauts-de Seine, il y avait deux autres questions majeures :
1- Pourquoi payer la part la plus importantes des sondages ensuite utilisés par Le Figaro et LCI à moindre coût (presque gratuit), ce qui serait une subvention indirecte d’amis politiques avec l’argent des Français au détriment de tous les autres courants de pensée et personnalités, et évidemment de la démocratie ? 
2- Pour quelles raison le cabinet Buisson a-t-il fait 83 % de marge (bien qu’il touchât déjà 10 000 € par mois d’honoraire de conseil) soit 900 000 € à partir de la refacturation des sondages d’Opinion Sarkoway ?
 
Il serait donc tout à fait légitime que la représentation nationale puisse avoir des réponses à ces questions. Il serait de bon aloi que le château de verre, comptable des promesses électorales de son prince locataire, ouvre ses coffres planqués au grenier et à la cave pour que nous puissions y jette un œil, et pas qu’un, et pas qu’un peu. Le scandale potentiel est double tant par le principe de dévoiement que par les montants en jeu.
 
Mais il est vrai que la transparence élyséenne est à géométrie variable c’est plutôt un miroir sans tain, ou le président à coup d’Opinion Sarkoway que nous payons sonde nos reins mais que lorsque nous voulons aller voir dans les petits papiers de la République on ne nous renvoie que notre image.
 
Cependant des réponses, nous pouvons les imaginer et vous savez lorsqu’on nous cache des choses, tout mauvais esprit que nous sommes, ce n’est que le pire que nous pouvons envisager.
 
Des réponses (attention pour Nadine Morano et la cellule Internet de l’Elysée ce ne sont que des hypothèses de travail que vous pourrez démentir en donnant au public toutes les informations nécessaires) :
1- en payant une bonne part des sondages publiés par Le Figaro et LCI on réalise une distorsion de la concurrence, un coup de main financier, une subvention déguisée à un journal de haute propagande au service des intérêts du roi. Hypothèse crédible, même si ce n’est qu’une hypothèse. Des réponses claires et vérifiables du château nous donneraient la clé.
2- Aussi fainéant que les rois du même nom et que le jogger compulsif, je vous livre comme une pizza une explication piquée à Marianne (qui a fait de même ) : S’interroger, c’est d’ailleurs ce que fait Alain Garrigou, professeur de sciences politiques et membre de l’Observatoire des sondages, dans une interview donnée à Libération : « L’Elysée défend le choix d’OpinionWay par Patrick Buisson pour la rapidité des études Internet. Or, ils oublient de préciser que les sondages en ligne sont réputés pour être moins chers ! Pourquoi l’Elysée paie beaucoup plus cher en passant par lui au lieu de les acheter à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. » Permettez-moi d’y ajouter du mauvais esprit - on ne se refait pas quand on est un anti-sarkozyste primaire et que l’on aime tant ces commentaires copiés-collés à chacun de mes articles, commentaires sans arguments mais pleins d’insultes. En effet peut-on émettre cette hypothèse que l’ancien locataire et son équipe hypertrophiée de communicants, étant férus de sondages - worlwide recordmen of all the world - connaîtraient les coûts réels et donc seraient complices des deux hypothèses de ce bon professeur, c’est-à-dire de l’escroquerie du cabinet Buisson (enrichissement sans cause) ou de la cagnotte pour la future campagne électorale de 2017 ? Il aurait été bon que ce raisonnement fut aller au bout dans cet article. En ce qui concerne le professeur, peut-être l’a-t-il fait, comme nous n’avons qu’un extrait nous ne savons pas.
 
Mais l’article passe à côté de l’autre cabinet, celui qui se nomme tout attaché (comme c’est mignon) Giacomettipéron, qui a réussi à cumuler pour la même mission, mission pourtant déjà effectuée par le SIG, d’une rémunération en année glissante sur 2008/2009 plus d’1 million(s) d’euros à l’Elysée avec la même à Matignon. Et là aussi, hypothèse d’école où on lit la Princesse de Clève et les « Roujon Macquart », l’Elysée acoquinée avec Matignon n’a-t-il pas, en réalité, tout simplement financé la création du cabinet susnommé lui donnant tout à la fois la quantité nécessaire de pépètes pour que son activité débute et des références qui sur une carte de visite ouvre bien des portes. Giacometti était présent au Fouquet’s et, toute déontologie oubliée, était le conseiller es-spécial du candidat Sarkozy tout en étant directeur d’un institut de sondage réputé et en pérorant à la télévision pour donner son avis sans que cela ne gêne aucunement les journalistes et les directeurs et promoteurs de ces émissions. Le mélange des genres est une spécialité culinaire du Sarkoland.
 
Donc il semble fait que nous n’aurons pas de commission d’enquête malgré le souci permanent de transparence de l’hôte de l’Elysée qui oublie de publier dans les agendas présidentiels tous ses rendez-vous avec l’UMP, les caciques de l’UMP, les décorations à ses amis, ses réunions secrètes avec les communicants, ses convocations de journalistes qui font du off, et que cela soit un ordre du kaiser Sarkoko : « C’est une initiative qui embarrasse énormément l’Elysée », selon lui. Le groupe PS a laissé entendre que Nicolas Sarkozy avait dicté la prise de position de MAM vendredi. Dommage car dans cette commission nous aurions pu y ajouter un codicille : qui a payé les communicants au service de JeanJean et quelle règle a-t-elle permis d’utiliser les gardes du corps du Caput capitis au service de son fils le prince JeanJean du Neuillyois, de l’EPAD et autres scooters ?
 
Peut-on alors espérer une commission d’enquête parlementaire sur le SIG ? En effet notre MAM nous y autorise : Dans une lettre envoyée au président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, expliquant son avis défavorable, la garde des Sceaux s’est appuyée sur deux articles de la Constitution (51-2 et 24) édictant qu’une commission d’enquête parlementaire ne peut intervenir que pour « évaluer les politiques publiques » et « pour l’exercice des missions de contrôle et d’évaluation » du gouvernement.
 
Avant qu’un jour, peut-être, les socialistes - assez enragés contre l’affaire, pas autant au temps de la Mitterrandie, mais mieux vaut tard que jamais - réussissent malgré tout à obtenir cette commission, car ils ont des arguments à faire valoir (Le groupe socialiste a contre-attaqué en invoquant le précédent de la commission d’enquête sur la libération des otages bulgares en Libye pour laquelle Cécilia Sarkozy et le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant avaient joué un rôle de premier plan.
 
Cette commission, mise en place fin 2007 à la demande du PS avec l’accord de l’Elysée, avait auditionné M. Guéant. Mais au nom de la séparation des pouvoirs, Nicolas Sarkozy s’était opposé à une audition de celle qui était alors sa femme.
 
Dans sa contre-attaque, le PS juge en outre que sa demande de commission, déposée en juillet à l’Assemblée, n’a pas, alors, été déclarée inconstitutionnelle par les services de l’Assemblée.
 
Formellement, il revient au président de l’Assemblée - qui peut s’appuyer sur l’avis du bureau en cas de doute - de déclarer l’irrecevabilité d’une commission d’enquête.
 
Vendredi soir le groupe PS a jugé qu’« une pression inadmissible » était exercée sur lui. Il a qualifié d’« atteinte aux droits du Parlement » la tentative de faire échec à la demande de commission d’enquête.
 
Hormis l’inconstitutionnalité, le règlement du Palais-Bourbon, ne cite qu’un seul cas d’irrecevabilité de demande d’une telle commission : si une enquête judiciaire est en cours.
 
Or « aucune poursuite judiciaire n’a été engagée sur les faits ayant motivé le dépôt de cette proposition », a confirmé Mme Alliot-Marie.
 
Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, avait de nouveau demandé mardi dernier un débat sur la création de cette commission, en vertu des nouveaux pouvoirs conférés par la révision constitutionnelle de juillet 2008.) ils peuvent tout à fait en faire la demande pour ce fameux SIG. Tout d’abord pour étudier le cas Giacometti et son contrat, le doublon de son action avec celle du SIG, doublon avec son activité déjà rémunérée par l’Elysée et enfin s’il n’y a pas un détournement de sa mission dévolue et payée par Matignon au profit de l’Elysée. Ensuite comme le soulève Marianne, le SIG paye pour 6 millions d’euros de sondages. La commission d’enquête pourrait savoir si ces sondages ont bien été réalisés au profit des ministères y compris le premier d’enter eux ou alors détournés comme certains fleuves (Alphée et Pénée) pour nettoyer les écuries d’Augias ce que l’Héraklès Devedjian voulait faire mais avec une brosse à dent et un dé à coudre rempli de Paic citron, et non de l’Elysée. Il y a aussi que l’Etat utilise des sommes importantes pour promouvoir des campagnes : Les dépenses publicitaires du SIG s’élèvent en effet à plus 100 millions d’euros pour une cinquantaine de campagnes multi-supports par an. Ces encarts publicitaires un brin dépouillés (lettrage noir sur fond blanc) accompagnés du délicieux slogan « Des mesures immédiates, des mesures justes » que l’on voit fleurir dans les journaux, c’est le SIG ! Chaque campagne de pub de ce genre permettrait de toucher 35 millions de lecteurs. Mais chaque campagne permet aussi aux journaux qui s’en font le relais de se partager 2 millions d’euros !
 
Une commisison d’enquête nous dirait peut-être si ces dépenses sont justifiées, ne sont pas orientées et ne sont pas des subventions déguisées soit à des journaux amis soit pour amollir les consciences, notamment celles qui font que la presse s’intéresse que très peu à ce troublant SIG, très fortuné. La manne de la Bible, une manne financière pour une presse en difficulté. Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour supposer un lien de cause à effet.
 
Marianne du reste pose la question : Mais apparemment le Service d’information du gouvernement n’intéresse pas encore les médias. Dommage. De mauvais esprits pourraient se demander s’il n’existe pas un rapport entre la bienveillante neutralité dont bénéficie le SIG et le fait que cet organisme perfuse à grands coups de millions notre presse malade.
 
Vignette Wikipédia maquette de la maison de verre au Moama des architectes Philip Johnson et Richard Forster
par Imhotep (son site) samedi 7 novembre 2009 - 4 réactions
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