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Sarkopétainisme

Chahuté par une succession de polémiques, Nicolas Sarkozy essaye de se relancer à mi-mandat en faisant appel à son côté obscur. En mêlant identité nationale et référence à la terre, le Chef de l’Etat joue sans complexe avec le feu et avec l’histoire. Entre Rupture Sarkozyste et Révolution nationale Pétainiste, les ambiguïtés ne manquent pas.

La terre fait partie de l’identité nationale française“, a déclaré Nicolas Sarkozy lors de son discours du 27 octobre 2009 à Poligny. Comment ne pas faire le lien avec les propos de Pétain lors de son appel du 25 juin 1940 : “La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c’est une portion de France qui meurt.

Comment ne pas penser à l’ancien slogan du Front NationalAimez-la ou quittez-la“. En ouvrant le pseudo débat sur l’identité nationale Nicolas Sarkozy veut accorder des bons et des mauvais points. Son ministre des basses œuvres, Eric Besson a commencé lundi soir sur le plateau de Mots croisés en accusant ouvertement le parti socialiste et notamment François Hollande d’être de mauvais patriotes. En l’espèce parce que l’ancien Premier Secrétaire socialiste avait refusé que soient mis en place des drapeaux Français lors d’un meeting de Ségolène Royal. Présent sur le plateau, Pierre Moscovici a vivement répliqué accusant le ministre d’insinuation malsaine, celle de parti de l’étranger, et a rappelé que le PS n’avait pas de problème avec la Nation.

Comment ne pas être mal à l’aise face à tous ces signaux qui se multiplient et qui nous renvoient aux périodes les plus sombres de notre histoire. Stigmatisation de l’immigration, de l’étranger, rafles d’enfants de sans papiers devant les écoles, relations délétères avec la presse, reconduite de clandestins dans un pays en guerre …

La définition d’une identité nationale est un leurre car la république n’est pas identitaire. Ernest Renan au lendemain de la défaite de 1870 avait déjà essayé de trouver une réponse pour finalement conclure que l’identité nationale, c’est la volonté de vivre ensemble. Avec beaucoup de finesse et d’intelligence Alain Gérard Slama , intellectuel de droite et plume du Figaro n’a de cesse de rappeler que l’identité française n’a rien à voir avec l’immigration et que l’accolement des termes “immigration” et “identité” est une atteinte à l’esprit des Lumières.

Le besoin actuel n’est pas là, dans une labellisation des bons français mais plûtot dans une refondation du pacte social et républicain. A ce titre, “le ministère de l’immigration et de l’identité nationale constitue un ministère ambigu au service d’une politique ambiguë” selon les propres mots de Pierre Moscovici.

Vincent Peillon de son côté estime que le gouvernement lance le débat, à quelques mois des régionales, “pour ne pas parler de la France : école, laïcité, acquis sociaux…” et chasser “sur les terres des extrémistes” en s’appuyant sur une stratégie des trois “i” : immigration, insécurité, impôt“.

Le chroniqueur Thomas Legrand est l’un des rares à s’étonner de la forme retenue par Eric Besson de tenter de définir l’identité nationale dans les préfectures et sous-préfectures. Dans la France profonde et éternelle, empreinte de bon sens. “C’est au Parlement que doivent se tenir les débats politiques. Le parlement a vu, parait-il, ses droits et pouvoirs renforcés par la réforme des institutions,votée en juillet 2008. S’il y a un débat législatif, autour d’un projet, il sera relayé, n’ayez crainte, hors des murs du Parlement. Mais vous ne procédez pas ainsi parce que vous ne voulez pas, au fond, légiférer. Vous voulez que la société s’agite sur ce thème porteur pour vos nouveaux amis. Les régionales arrivent.“

Bégaiement ou pas de l’histoire, le télescopage d’une crise économique majeure et de la question des flux migratoires ne peuvent qu’inciter à la vigilance républicaine.


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100 réactions à cet article


  • jako jako 28 octobre 2009 10:32

    Effectivement le pire de l’homme animal social renait de ses cendres, nation, religion que du bonheur quoi.........


    • johnford johnford 28 octobre 2009 19:32

      Voyez où l’abandon de ces valeurs nous a mené.. délocalisation massive, chômage massif, taxes, familles mono-parentales, misères sexuelles, la liste est trop longue. Il est déjà trop tard pour prendre conscience qu’il faut défendre sa nation, ses élites ont vendu la France.. les voilà les collabo.
      Et, sui plus est, quand il viennent nous parler de nation c’est uniquement pour garder l’électorat FN, il n y a donc même pas d’idée de retour aux valeurs derrière tout ça.


    • Gabriel Gabriel 28 octobre 2009 10:40

      Encore une fois :« Si l’homme ne peut s’endormir dans un monde totalitaire, il risque de se réveiller dans une société qui le soit devenu durant son sommeil. »


      • Fergus Fergus 28 octobre 2009 10:45

        Sarkozy nous a fait hier du pétainisme grandiloquent. Démagogie et électoralisme sont décidément les deux mamelles de son action exécutive !


        • morice morice 28 octobre 2009 11:00

          c’est amusant, Mr Moreigne : avant les élections, j’avais soumis un texte ici sur Sarkozy et le Vichysme que vous aviez rejeté en tant que modérateur : j’avais utilisé le slogan « je ne vous mentirai pas », et vous aviez eu la gentillesse de vous expliquez sur ce refus par mail, à ma demande. Ça s’intitulait « 

           »Maréchal le revoilà« et c’était le discours de Pétain » de 1940 entremêlé de ceux de Sarkozy en campagne électorale... ça a été posté le 14 avril 2007.

          voilà le début :

          L’histoire nous apprend bien des choses. Que les vieilles idées peuvent être recyclées à l’infini, par exemple. Quand un vieillard cacochyme accède au pouvoir en France en 1940, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a des idées plutôt arrêtées sur le fonctionnement du pays et de ses institutions. Lui, c’est plutôt Barrès que Jaurès, pour simplifier. Or, depuis quelque mois, son propos nauséabond sur la France « laissée à l’abandon », en raison de concepts « délirants » comme « l’égalité des chances », ou « le droit au travail pour tous », le tout mâtiné d’une bonne dose de racisme primaire et du rejet de certains catégories de la population, revient furieusement au galop.

          Nous avons mixé, dans les phrases qui suivent, le discours du 11 octobre 1940 du Maréchal Pétain à certaines de ces récentes déclarations tonitruantes. En constatant avec un certain effroi, qu’elles collent parfaitement les unes aux autres. Un journal anglais a montré récemment Nicolas Sarkozy en Napoléon,et les lecteurs d’Agoravox en ont eu la primeur. Ce n’est peut être pas le bon personnage historique. Les propos de notre candidat sont davantage dans la lignée de la droite traditionnelle française, qui pensait prendre une revanche en 40, sur les années du Front Populaire, et en ouvrant également grand la porte à une collaboration dont l’ampleur a étonné les allemands eux-mêmes, comme l’a très bien montré l’historien Robert Paxton. L’histoire nous enseigne aussi que le discours politique exerce une influence énorme sur les individus. Surtout lorsqu’il est répété, voire rabâché, à grand coup de formules simples, sinon simplistes. « Maréchal nous voilà », la célèbre chanson est de retour, déjà, encore quelques semaines et c’est ce que chanteront les gamins et gamines de la Star Academy pour accéder au titre suprême, c’est sûr. Les phrases du Maréchal sont encadrées de guillemets pour une lecture plus claire du montage effectué...



          • Leila Leila 28 octobre 2009 11:07

            En 1941 (c’est ma grand-mère qui me l’a dit) la Marseillaise a été remplacée par la chanson suivante :

            http://www.marechal-petain.com/chanson.htm

            C’est d’actualité. Il suffit de chanter « Nicolas » à la place de « Maréchal ».


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 octobre 2009 11:43

              Nos dirigeants cherchent à ranimer la flamme de la division entre les français pour qu’ils s’auto détruisent entre eux dans une guerre civile interne avec ce genre de débat sur l’identité nationale...

              Ne leur offrons pas tribune.


              • Mr Pigeon Mr Pigeon 28 octobre 2009 12:44

                Réponse @ Lisa SION 2. C’est peut-être ça !

                Sarkosy calque certaines de ses phrases, sur les discours de Pétain.

                Il se diabolise lui-même, ainsi que les citoyens anti-immigration.

                Dans le même temps, les médias sur-médiatisent des expulsions, réalisées au compte-goutte.

                Alors que le taux de reconduite à la frontière, reste largement inférieur au taux d’immigration.

                http://www.marianne2.fr/Immigration-l-INSEE-aurait-t-elle-peur-des-chiffres_a181537.html

                http://www.marianne2.fr/Immigration-clandestine-le-bluff-de-Brice-Hortefeux_a1817.html


              • kleuck kleuck 28 octobre 2009 19:05

                « Diviser pour mieux régner »
                Naboleon est un expert dans ce domaine.


              • JahRaph JahRaph 28 octobre 2009 12:05

                La fameuse phrase que Sarkozy a fait sienne, « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » est une phrase fasciste.

                Cette phrase est une tentative de manipulation grotesque, ce qu’on appelle « un faux dilemme ». Nicolas Sarkozy veut nous faire croire que nous n’avons le choix qu’entre 2 propositions :
                - aimer la France.
                - ou bien quitter la France.

                Notons au passage qu’on peut aimer la France... et la quitter de force (cf. les sans papiers).

                Moi j’aime la France par certains côtés (historiques). Mais surtout, je n’aime pas la France d’aujourd’hui, celle qui a placé Sarkozy a sa tête. Et je ne vais pas la quitter, ce serait brosser Sarkozy dans le sens du poil.

                Je suis entré en RESISTANCE politique, économique, écologique, sociale, bref, en résistance IDEOLOGIQUE face au fascisme mou qui est au pouvoir actuellement.

                La citoyenneté ne se compare pas à une histoire d’amour !!! Quelle comparaison débile !!!


                • Shaytan666 Shaytan666 28 octobre 2009 12:09

                  Non, il a tout à fait raison, il aurait du dire « On aime le pays dans lequel on vit, ou on le quitte ».
                  Vous êtes tous des « maso », vous vous faites ch*** dans un pays que vous détestez, alors que des paradis vous ouvre les bras, la Somalie, le Soudan, l’Iran, la Lybie, Cuba etc...


                • JahRaph JahRaph 28 octobre 2009 12:35

                  @Shaytan666 : encore une tentative de manipulation : si je ne suis pas content de la France dans laquelle je vis, alors je n’ai qu’à aller m’exiler dans un des pays que vous citez !!

                  NON, il n’y a aucune raison à cela. Shaytan666, je ne vous dis pas ce que vous avez à faire, pourquoi vouloir me dicter ma conduite ? N’y voyez vous pas votre propre glissement vers le fascisme ?

                  Tout comme les révolutionnaires de 1789 ou les résistants de la 2nde guerre mondiale, je revendique le droit de détester mon pays par certains côté, et de me battre pour que ce pays s’améliore, et si possible, sans avoir besoin de m’exiler temporairement à Londre...... ou autre......

                  Vous trouvez nos réactions choquantes, nos comparaisons exagérées ? C’est parce que vous n’avez pas encore totalement ouvert les yeux sur notre monde... Mais ce n’est pas grave, contentez-vous en continuant de suivre ce brave système capitaliste si irréprochable. La preuve qu’il est irréprochable ? Les médias qui en émane le dise !! En tout cas il est mieux que celui du tyran lybien, gna gna gna....

                  Ouvrez les yeux : notre richesse est due à 2 éléments :
                  - notre supériorité scientifique historique (pour l’armée).
                  - notre domination du monde qui en découle.
                  Notre richesse n’est certainement pas due à la prétendue « supériorité » de nos valeurs et de notre système démocratique par rapport à ceux ayant cours dans les pays que vous citez.

                  Je ne dis pas que d’autres peuples, avec cette supériorité technologiques, auraient fait mieux ou pire (vaines supputations).

                  Je dis que nous devons faire mieux que ce que nous faisons actuellement. Bien mieux.

                  Est-ce que quelqu’un dans la salle peut m’expliquer clairement et simplement pourquoi mon pays est en guerre ???

                  Amicalement,


                • Canine Canine 29 octobre 2009 00:36

                  La fameuse phrase que Sarkozy a fait sienne, « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » est une phrase fasciste.

                  Cette phrase est une tentative de manipulation grotesque, ce qu’on appelle « un faux dilemme »

                  J’ignorais qu’un faux dilemme prouvait indéniablement le caractère fasciste de quoi que ce soit, votre argumentaire me semble un peu court.

                  Par ailleurs, vous n’avez pas tort en expliquant que la réalité est un peu plus nuancée, néanmoins, il ne s’agit pas pour autant « que » d’un faux dilemme. On peut en effet se demander avec raison pourquoi autant de gens prétendent haïr la France (sous des formes verbales parfois moins élégantes d’ailleurs), tout en y restant. Pourquoi vouloir vivre dans un pays qu’on aime pas ? Le monde est vaste, si on ne se plait pas quelque part, on est libre d’en partir.


                • fouadraiden fouadraiden 29 octobre 2009 00:49

                  canine

                  interrogation idiote

                  on peut ne pas aimer la société française et continuer à y survivre.la France à vrai dire ne ns intéresse pas . on s’en tape . on aurait pu se retouver en Chine.

                  c’est pire ailleurs et plus difficle , c’est tt.


                • JahRaph JahRaph 29 octobre 2009 11:25

                  @Canine :

                  Qu’est-ce que l’amour de son pays vient faire dans un débat sur la citoyenneté ? Hors-sujet !
                  Je préfèrerais mille fois que l’on parle de respect. Respect des institutions par exemple.

                  De toute façon, comment vérifier qu’untel ou untel « aime » la France ??? Donc cette phrase n’a aucune consistance citoyenne, ce n’est qu’une posture.

                  Est-ce qu’on demande de la part du président qu’il « aime » les français ? Non !!! On demande qu’il les respectent, ce serait déjà tellement énorme.

                  C’est à lui de montrer l’exemple (« Casse toi, pauvre con ! ».... « Descends de là, si t’es un homme ! »....). Il montre le contre-exemple.

                  La posture qu’il prend est une posture fasciste, car il se donne l’air de pouvoir déterminer qui est un bon français (et donc a le droit de rester), et qui n’est pas un bon français (et donc doit quitter la France)

                  « On peut en effet se demander avec raison pourquoi autant de gens prétendent haïr la France »

                  Oui, mais pour se le demander avec raison, il faut raison garder ; c’est-à-dire ne pas diaboliser et haïr ces gens qui suscitent votre interrogation. L’analyse objective est à ce prix. Pourquoi en sont-ils venus à haïr notre pays ?

                  « Pourquoi vouloir vivre dans un pays qu’on aime pas ? Le monde est vaste, si on ne se plait pas quelque part, on est libre d’en partir. »

                  Le raisonnement que soudent la phrase de Sarkozy, vous l’avez fait votre. Cela montre que cette phrase est dangereuse, il s’agit de propagande, qui légitime la haine de l’autre ; on peut donc légitimement souhaiter qu’il s’en aille, plutôt que de régler ce qui ne va pas dans notre société, dans nos règles qui devraient nous permettre de « mieux vivre ensemble ». Il est tellement plus facile d’expulser le problème (ou de l’enfouir) plutôt que de le regarder en face et de tenter de trouver une solution.

                  Sarkozy divise pour mieux régner. Le bouc émissaire sera le clandestin, le jeune de banlieue, le chômeur, le fonctionnaire, etc.

                  Toujours la même rengaine : immigration, insécurité, impôts....


                • Canine Canine 1er novembre 2009 02:27

                  @Fouad

                  L’intelligence de votre réponse prouve à elle seule l’intérêt de la question.

                  @ Jalralph

                  Le débat n’est pas sur la citoyenneté, mais sur l’identité., c’est l’intitulé même du problème. 


                • Shaytan666 Shaytan666 28 octobre 2009 12:06

                  Arrêtez un peu de me faire rire. Je vous rappelle quand même que 53% des Français qui ont eu le courage d’aller voter au second tour ont élu Sarkozy à la présidence.
                  Si vous vouliez quelqu’un d’autre (Royale ici) fallait vous lever et vous rendre dans votre bureau de vote, c’est pas plus compliqué, on nomme cela la démocratie. Ne venez pas me bassiner avec le taux d’abstention, ne dit-on pas les absents ont tort ! Quelqu’un a dit « On a les dirigeants que l’on mérite » et bien désolé mais c’est votre cas, et vous êtes bien partis pour « rempiler » en 2012.
                  Je bois du petit lait, comme disait l’autre.


                  • appoline appoline 28 octobre 2009 19:21

                    Un homme qui planque sa religion pour ne pas se faire déboulonner, pas confiance. Un homme qui prend une dinde comme Dati à la justice, pas confiance. Un homme qui prend un toubib qui a trempé dans l’affaire du sang contaminé et marié à une femme qui fait partie du bilderberger, pas confiance. Un homme qui sans ignorer son passé de pédophile prend un ministre de la culture qui a pratiqué le tourisme sexuel, pas confiance. Un homme qui veut mettre à la tête de l’EPAD, son imbécile de fils même pas foutu de réussir un cursus sommes toutes, pas trop compliqué, pas confiance.
                    Le nain non seulement un menteur mais c’est aussi un voyou qui pille la France, mon pays, pour lequel bien des gens de ma famille ont donné leur vie, il ne peut en dire, c’est aussi pour cela que le devenir de celle-ci l’intéresse aussi peu. Il voudrait saborder le navire qu’il ne s’y prendrait pas différemment.


                  • morice morice 28 octobre 2009 12:12

                     « On a les dirigeants que l’on mérite » et bien désolé mais c’est votre cas, et vous êtes bien partis pour « rempiler » en 2012.


                    logiquement en 2012 il devrait être à -37 d’indice de satisfaction : à mi-mandat il n’est plus à la moitié... 

                    • Kim Kim 28 octobre 2009 12:51

                      Ah ! Il a beau dos Sarko avce « La terre fait partie de l’identité nationale française“.

                      A-t-il oublié ce qu’il dit un jour à P. de Villiers : »Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir …  ».
                      Allez Sarko arrètes ton char, on a compris depuis longtemps que de la France tu t’en fou.

                      • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 12:59

                        La tarte à la crème des gauchistes boutonneux ou rhumatisants : au secours, le fascisme revient. Pratique quand on n’a rien à dire. Ou pour faire oublier sa faillite intellectuelle. Un petit coup d’appel au Grand Soir face aux Chemises Brunes, et voila notre militant regonflé et prêt à monter au mirador pour surveiller ces vilaines gens de droite.

                        Car la thèse est connue et archi-recuite : la bourgeoisie quand elle est menacée renonce vite fit bien fait à la démocratie pour montrer son vrai visage : le fascisme.

                        Examinons rapidement la référence pétainiste. Le premier gouvernement Pétain n’est que le constat que la France est battue. Très certainement Pétain interprète cette défaite comme le résultat des politiques du Front Populaire, mais ça ne fait pas de lui un fasciste, mais bien plutôt un conservateur. C’est avec l’arrivée d’hommes de gauche au gouvernement, Darlan, Pucheu, Belin, etc.... que la collaboration quitte son caractère passif pour devenir une collaboration active. Les partis fascistes français tel le PPF sont des partis d’extrême-gauche.

                        Ensuite qui est ce Besson chargé de mettre en place le « sarkopétainisme » ? Un socialiste.

                        Ah, on se marre......


                        • morice morice 28 octobre 2009 15:19

                          « Les partis fascistes français tel le PPF sont des partis d’extrême-gauche ».


                          non mais et puis encore quoi là ? c’est du révisionnisme !! depuis quand le fascisme est d’extrême gauche ??? Non mais ça suffit là les révisionnistes !!! un facisme ne peut être de gauche par définition car il nie l’individu dans sa richesse. Ce n’est pas parce que des fascistes ont eu des trajectoires variables, venues du communisme notamment, que vous pouvez en conclure vos insanités ! en fait ce que vous cherchez ici et c’est NET, ç’est à minimiser le fascisme, constamment !

                        • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 15:47

                          C’est si dur à admettre, Vieille Baderne Atrabilaire ?

                          Mais, rassurez vous, j’ai d’illustres prédécesseurs : Hannah Arenth, Ayn Rand, Hayek, Nolte, Furet. Et bien d’autres encore : dès les années 20, Kausky compare le communisme stalinien et le national-socialisme. Il va même jusqu’à dénier au premier une quelconque visée civilisatrice « le but fondamental de Staline, n’est pas la destruction du capitalisme, mais la destruction de la démocratie et des organisations politiques et économiques des travailleurs ». De même Otto Bauer écrit en 36 de la Russie « la dictature du prolétariat y a pris la forme spécifique de la dictature totalitaire monopolistique du Parti Communiste ».
                          Alors, Vieux Crouton Ranci dans le Stalinisme, vous voyez que la compréhension du phénomène totalitaire n’a pas attendue le nazisme pour tenter de le « minimiser ».... pffff....

                          Maintenant, si vous voulez que je vous raconte comment la fable du fascisme comme idéologie de droite est née dans les réunions du Komintern sous direction de Staline, je peux le faire. C’est très intéressant.


                        • Emile Red Emile Red 28 octobre 2009 15:57

                          Que de conneries, peu étonnant que le fascisme libéral se cache derrière les fascismes en tout genre.

                          De là à dire que c’est le front populaire qui est responsable de la débacle, pourquoi pas, la désinformation va bon train.

                          Seulement quelqu’un d’un peu moins sectaire et idéologue que ne l’est un péripate en rut, quelqu’un ayant les notions d’histoire que visiblement le péripate n’a pas, sait que la débacle est la résultante de plusieurs facteurs dont le front populaire et le plus minime
                           
                          - Le premier et le plus important est le plan  Dawes mis en place par les amis de péripate, la GB et les USA, et l’abandon de l’occupation de la Ruhr et des remboursements de la dette de guerre.

                          - Le second est le girouettisme politique de la III ème Rép. avec la domination des radicaux dans leur politique de l’autruche. Girouettisme que le péripate connaît bien lui qui fut de gauche et qui frise les poils de cul du FN aujourd’hui

                          - Le troisième est le pouvoir confié à Daladier en avril 38, pauvre type aux ordre de Londres, encore un radical, un de ceux dont on disait à l’époque :
                          « Ëtre radical c’est être comme un radis, rouge à l’extérieur, blanc à l’intérieur et toujours près de l’assiette au beurre ».
                          Un véritable extèmiste selon le péripate, qui aime l’ordre pinochien.


                          Le front populaire dans tout çe tohu-bohu fut un quarteron de politiciens mené à la baguette par ces fameux radicaux si proches des libéraux péripatétichiens et toujours prêts à manger dans l’auge de la finance.

                          Et c’est le péripute qui vient parler d’extrème gauche en parlant de la valetaille libérale dont il n’est qu’un autre faire valoir, de quoi vraiment rire.
                          Historien de pacotille....


                        • bright13 bright13 28 octobre 2009 16:14

                          Pétain Franc Macon ? lol encore une perifacétie


                        • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 16:26

                          Le Fasciste Rouge n’aime pas que on lui mette le nez dans sa merde. smiley


                        • Gazi BORAT 28 octobre 2009 18:08

                          @U PERIPATE

                          Question recours à l’argument d’autorité, vous ne faites pas dans la dentelle !

                          Hannah Harendt (la moins mauvaise de la liste), Ernst Nolte (et sa réhabilitation du nazisme), François Furet (qui revivfia dans ses thèses sur la Révolution française la doctrine antimaçonnique de Vichy), et Von Hayek ( le maître à penser des économistes d’Augusto Pinochet)... mais il manque Alain Finkielkraut dans votre liste

                          L’antitotalitarisme, tarte à la crême de la Guerre Froide... La « dictature des classes moyennes » garante de la démocratie !

                          L’antitotalitarisme, doctrine née aux Etats Unis sous Mc Carthy, mit du temps à percer en France.. mais fut immédiatement adoptée par la jeune République Fédérale Allemande pour en terminer avec la dénazification.. Le pays apparaissait comme doublement victime : celui d’une poignée de nazis.. et de hordes bolchéviques.. Commode tout cela !

                          C’est à partir de là que furent recyclés dans l’appareil de la république d’anciens dignitaires de l’ancien régime, comme Hanns Martin Schleyer, patron des patrons allemands.. dont on découvrit le passé à la suite de son assassinat par la bande Baader Meinhof..

                          Quant au PPF comme parti d’extrème gauche.. on tombe dans le délire..

                          gAZi bORAt


                        • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 18:32

                          Dans le délire, vous êtes un orfèvre. Faire naître la réflexion sur le totalitarisme avec Mac Carthy, seul un esprit tortueux comme le votre pouvait inventer une pareille ânerie. Et Kausky, déjà cité ? Mac carthyste lui aussi ? Et Pierre Pascal, qui, à Moscou en 27, écrit combien le régime de Mussolini lui fait penser à celui qu’il observe ? Mac carthyste Pierre Pascal ?

                          Quand vous dérapez, il n’y a pas de mi-mesure avec vous .... smiley


                        • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 18:34

                          On peut aussi lire les correspondances entre Nolte et Furet, qui font litière de cette accusation de justification du nazisme par Nolte.


                        • Gazi BORAT 28 octobre 2009 18:42

                          @U PERIPATE

                          Vous pourrez toujours fouiller et trouver des précurseurs à la doctrine « antitotalitaire » dans des « retours de Moscou » d’avant guerre ou chez les Austro-marxistes.. mais la doctrine ne verra le jour aux Etats Unis tombant à pic à l’issue de la Deuxième Guerrre Mondiale... en plein lancement de la deuxième « red scare » et de la « Chasse aux Sorcières »..

                          gAZi bORAt


                        • Gazi BORAT 28 octobre 2009 18:48

                          Sur Nolte, le débat sur le nazisme en Allemagne et.. la question de « l’identité nationale » de la RFA

                          CITATION

                          Au milieu des années 80, philosophes et historiens allemands s’affrontèrent en une violente controverse dont l’enjeu portait en grande partie sur la singularité de la solution finale. Le débat fut déclenché après qu’Habermas eut qualifié de révisionnistes les analyses proposées par trois historiens : Michael Sturmer, Ernst Nolte, Andreas Hillgruber qui, outre la réintégration du passé sur laquelle ils fondaient leurs travaux, engageaient par ailleurs une discussion sur la place de l’historien dans la société.

                          A l’époque, nombreux étaient en effet les hommes politiques qui attendaient de l’histoire qu’elle devienne le support d’une éducation civique où patriotisme et fierté nationale auraient pu être abordés sans honte.

                          Dans le même temps, deux faits allaient être perçus comme allant dans le sens d’une insidieuse réhabilitation de l’histoire nazie : d’une part, la visite du chancelier Kohl et de Reagan au cimetière de Bitburg, en 1986, où les deux hommes saluèrent la mémoire d’officiers allemands, d’autre part la participation du chancelier à la rencontre des expulsés de Silésie.

                          Même contestés ou largement débattus, ces événements traduisaient une lassitude devant les conséquences et la singularité qu’engendrait le fait d’être un Allemand. L’évocation du quotidien fut pour certains le moyen de transgresser, par l’ordinaire, les erreurs de la grande Histoire, et d’offrir ainsi à l’homme de tous les jours l’ancrage lui permettant de réhabiliter une mémoire continue. Tel est le contenu du film d’Edgar Reitz, Heimat (1984), qui rencontra un succès considérable, au moment de sa sortie en Allemagne de l’Ouest.

                          Si la chute du mur, le 9 novembre 1989, a confirmé une tendance déjà amorcée au cours des années précédentes, elle n’a pas tout à fait permis la réconciliation. Car La peur de l’Autre, c’est également la peur d’afficher sa propre identité. Dans les années 50, à l’Ouest, la peur du communisme avait permis de ne pas aborder le passé nazi.

                          Plus tard, l’Américain a rempli une fonction identique.

                          Dans la presse allemande sont aujourd’hui assimilés le régime nazi et le régime est-allemand au sein d’un débat qui remplace parfois les questions posées par l’Histoire. Même si les Allemands ont considérablement évolué dans leur approche du passé, on peut avancer l’idée que la peur de l’étranger, mais aussi la traque des anciens de la Stasi empêchent à nouveau une réelle compréhension du passé.-

                          FIN de CITATION

                          gAZi bORAt


                        • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 19:53

                          Que voila une longue citation dont on ne saura pas d’où elle provient. Mais, désolé, à part les majuscules qui truffent ce texte (Histoire, Autre), le discours est à peu près incompréhensible. En fait, pas tout à fait. Codé. Comme le sont tous ces textes de pure propagande, il faut la clé pour déchiffrer, car ces choses là ne se disent pas. Dites plus simplement que le communisme est l’avenir de l’humanité et que oser le comparer au nazisme est interdit. Au moins, là, je comprendrais.


                        • Jean-paul 29 octobre 2009 02:03

                          @ sysiphe
                          Tu es toi meme du cote de Fidel Castro .Alors comme donneur de lecons..........Et evites les insultes .


                        • Le péripate Le péripate 29 octobre 2009 10:31

                          C’est la technique du tapis de mots, le bombardement massif ! Bon, alors, si cette « analyse » a le tampon « Université » (version franc-maçonne ou socialiste ?), il n’y a rien à répliquer.
                          Résumons donc votre propos : comparer fascisme et communisme, c’est mal.
                          Merci de ces indispensables éclaircissements.


                        • brieli67 29 octobre 2009 14:41

                          très bien GAZI de nous avoir googlé l’Ecole de Francfort et Habermas !!


                          Nolte oui ! Nolte non ! je recommande qd même de lire Der Faschismus in seiner Epoche (Le Fascisme dans son époque)
                          et surtout http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugen_Weber Eugen Weber 
                          Peasants Into Frenchmen : The Modernization of Rural France, 1880–1914 (1976).
                          non en version française !! La fin des terroirs .....
                          J’ai rarement eu entre les mains un texte si « caviardé » par les traducteurs !!
                          Bien sûr pour des raisons, leurs raisons...

                          Nolte est aussi un cacique FDP, ce parti caméléon de tous les gouvernements.
                          Cette controverse http://fr.wikipedia.org/wiki/Historikerstreit a été happée par la Chute du Mur. Grass le slave prussien versus Walser le piétiste « suisse » ...

                          Le petit papier de Nancy.....
                          il vaut mieux lire tranquillement le message du Professeur d’Histoire Contemporaine émérite de Strasbourg
                          Pierre Ayçoberry


                            Je conclus, bien sûr sans conclure. Il y a une question qui divise beaucoup les historiens : est-ce qu’il faut traduire les négationnistes devant les tribunaux ? La loi Gayssot le prévoit . Personnellement, je n’en vois pas beaucoup l’intérêt, mais certains inconvénients.

                            Mais ce qui nous concerne comme enseignants, c’est de poser la question suivante : est-ce que les élucubrations de quelques obsédés de l’antisémitisme valent une réponse détaillée ?

                            Ma réponse est « oui », si elles sont acceptées comme probables ou possibles par un nombre suffisant de gens - que ce soit des élèves ou leurs parents, ou le public. Mais dans chaque cas particulier c’est à vous de décider.

                          A signaler pour les connaisseurs un site récent sur l’argentier de Weimar et du IIIe Reich

                          A Gazi, au Furtif de passage.... et à Jérome de Nostre_Dame

                        • Emile Red Emile Red 29 octobre 2009 14:44

                          Le plus affligeant avec le péripate c’est qu’il ne manque jamais de paradoxe.

                          Il vient disserter contre la gauche ceci ou le communisme cela, en mettant toujours en avant son dogme qui a maintes fois prouvé ses qualités catastrophiques, au nom de la liberté (enfin SA liberté), et que ne voit-on pas dans le profil du roi du grand écart, un poême, non de Gabriele D’Annunzio comme les idées marquées du sieur pourraient le faire penser, mais d’un communiste bon teint, et le pire un communiste qui parle de Liberté.

                          Ca me fait souvenir un propos du même péripate qui déclamait en son temps  :

                          « On pourrait sans doute ajouter que les doctrines nouvelles, écologie, xénophobie, et néolibéralisme sont des mouvements profondément conservateurs et réactionnaires, au moins dans le sens où ils ont renoncé à bâtir la cité idéale. »

                          Péripate, un Doriot, un Laval ???


                        • Gazi BORAT 29 octobre 2009 18:11

                          @U PERIPATE

                          « Dont on ne sait d’où il provient »..

                          Vous êtes handicapé du clavier ? Un petit recours à un moteur de recherche vous en aurait donné la source ! J’ai préféré vous laisser fantasmer sur un « texte de propagande communiste », comme au bon vieux temps du sénateur Mac Carthy..

                          La source de ce texte n’est, ni l’Huma, ni Granma, ni Informations ouvrières... mais un article de Béatrice FLEURY-VILATTE maître de conférences à l’université de Nancy.

                          « La mémoire allemande, tombeau du passé nazi »

                          Dont je vous livre l’intégrale :

                          DANS UN ARTICLE rédigé pour le Zeit, Jürgen Habermas écrivait en 1986 que le « travail du deuil » n’avait pu s’accomplir, en République fédérale, parce que les Allemands n’avaient jamais envisagé la culpabilité comme une part constitutive de leur histoire . L’analyse était provocatrice car elle engageait à réhabiliter tant les défaillances de la mémoire que leurs conséquences sur la société allemande.

                          La réunification juridique des deux Allemagnes, le 3 octobre 1990, démontre, sur ce point, la pertinence de l’analyse d’Habermas. Accepter la réunification n’a pu en effet s’accomplir que par l’entremise d’une déclaration officielle de la responsabilité de tous les Allemands dans le nazisme. Un aveu tardif qui reconnaissait pour la première fois, non seulement le silence des années écoulées, mais aussi le poids du passé dans la constitution d’un avenir commun.

                          En 1945, la remise en cause du passé nazi s’est imposée du dehors, par la voix des occupants, marquant de façon spécifique la mémoire ultérieure des Allemands vis-à-vis de la période hitlérienne. L’occupation du territoire allemand ­tant par les Alliés que par les Soviétiques­ n’a en effet suscité que haines et rancoeurs de la part d’une population qui s’est sentie incomprise et injustement persécutée.

                          Devant les accusations , les Allemands invoquèrent les souffrances endurées et surtout l’ignorance. Les Allemands dépeints dans les rapports de la SS exprimaient alors une amère déception vis-à-vis de ceux qui détenaient le pouvoir.

                          Göring était par exemple « maudit » pour ne pas avoir su « maintenir l’armée de l’air au sommet ». Le peuple allemand proclamait sa stupeur et son innocence : « Nous n’avons pas mérité qu’on nous conduise à une telle catastrophe ». Phrases où dirigeants nazis et occupants étaient confondus en filigrane parce que jugés également responsables d’avoir poussé les Allemands à la déchéance.

                          Pour les occupants comme pour les Allemands, la priorité accordée à la reconstruction amena à circonscrire la culpabilité et limiter le nombre de responsables. Très vite, on parla de politique constructive et les Allemands s’interrogèrent sur la validité des décisions prises par les occupants en matière d’épuration.

                          Dès 1946, le philosophe allemand Karl Jaspers réfutait pour sa part la thèse selon laquelle nazis et Allemands ne feraient qu’un. Selon le philosophe, les Allemands étaient politiquement responsables, non pas moralement coupables. Une distinction pesant lourd à l’heure de l’épuration de la société allemande. En fait, cette souffrance unitaire aidait les Allemands à lutter contre le sentiment d’exclusion suggéré par la présence des occupants, et les fermait à toute compassion vis-à-vis des Juifs . Introduisant de fait une idée de partage, la souffrance excluait tous ceux qui avaient fui l’Allemagne, que ce soit de leur plein gré, ou non. Il est ainsi significatif que le premier film ouest-allemand réhabilitant ouvertement le national-socialisme le fit sur le principe d’un refus absolu de l’exil (les Fils de Mr Gaspary, Meyer, 1947) .

                          A l’Est comme à l’Ouest, l’avenir fut l’argument fédérateur en mesure de convaincre les Allemands qu’ils avaient choisi la bonne Allemagne. En s’identifiant à l’Armée rouge, symbole de liberté, les Allemands de l’Est pouvaient ainsi affirmer qu’Hitler n’était pas mort à l’Ouest et que les nazis y trouvaient encore asile. A l’Ouest en revanche, c’est l’anticommunisme qui fut le moyen de réunir des individus d’origine et de provenance différentes autour d’un objectif commun. Des deux Allemagnes, seule la République fédérale prit en compte l’extermination des Juifs. L’évacuation du thème à l’Est était non seulement liée à l’identification de la RDA avec les pays ayant vaincu le nazisme, mais également à l’analyse économique que les historiens marxistes avaient toujours donnée de la solution finale.

                          Les films de guerre réalisés en Allemagne de l’Ouest au cours des années 50 confirment l’idée selon laquelle l’anticommunisme a permis aux Allemands d’éluder tout sentiment de culpabilité au profit d’une lutte morale engagée sur un autre terrain, celui du danger que représentait l’adversaire soviétique. Un film est significatif de ce transfert : Nacht fiel Uber Gotenhafen (Wisbar, 1959. En Français, l’Ombre de l’Etoile rouge). Mettant en scène la brutalité systématique des armées soviétiques qui s’acharnent sur d’innocentes victimes allemandes, le film s’achève sur une apothéose meurtrière au cours de laquelle l’armée soviétique torpille un navire de réfugiés. L’événement était véridique. Transposé au cinéma, il réussissait à engager une opération de mystification en détournant les Allemands des brutalités commises par leurs propres armées.

                          Dans les années 50 à l’Ouest, l’anticommunisme a permis d’éluder le problème de la culpabilité, mais il a parallèlement permis d’innocenter certains. Ainsi en est-il de la Wehrmarcht qui a régulièrement servi de point de départ à des publications, des débats, des films qui s’interrogeaient tous sur son degré d’implication dans les rouages nazis. Une distinction devenait opérante : celle distinguant les officiers de la Wehrmacht des membres de la SS. Les films qui mettaient par exemple en scène le destin tragique de la Wehrmacht le faisaient en opposant au héros intègre et dévoué à l’Allemagne, un SS noir et machiavélique ( le Général du diable de Helmut Kaütner).

                          Conjointement, fut évoqué le problème relatif à la résistance de l’armée allemande. Ainsi, début 1952, Publications européennes était créé. Il s’agissait d’un cercle d’études qui s’appuyait sur des documents et des témoignages retraçant l’histoire de la résistance militaire pendant la période hitlérienne.

                          Un de ses rapports publié en juillet 1954 ne présentait pas la thèse d’une insubordination à l’Etat quand celui-ci était perverti. Il défendait cependant l’idée que « la fidélité au serment perd toute valeur si celui qui possède la puissance a lui-même trahi son peuple. Le droit à la résistance est donc conforme au droit allemand traditionnel ».

                          Le contexte international se prêtait en fait à la définition de ce qui pouvait ou non être jugé légitime. En effet, au début des années 50, est envisagée la possibilité d’intégrer l’Allemagne de l’Ouest dans l’Otan. Or, l’intégration ne pouvait qu’impliquer des exigences quant à la représentation de l’armée. En montrant une armée courageuse, refusant la trahison comme le fit le cinéma à l’époque, l’Allemagne apportait la preuve que la remilitarisation de l’Allemagne était envisageable.

                          Au cours des années 60, 70 puis au début des années 80, l’Allemagne a connu un enchaînement de crises qui ont profondément modifié sa façon d’envisager le passé nazi. La rupture entre les générations dans les années 60 et la suspicion généralisée à l’encontre de tous ceux qui avaient vécu la période nationale-socialiste s’était muée pour certains en une haine systématique de l’Etat.

                          La virulence du mouvement terroriste en Allemagne procédait ainsi d’une combinaison de facteurs où la mémoire du passé, la reconstruction et l’institutionnalisation de l’oubli sur laquelle elle s’était fondée étaient déterminantes. La période suivante privilégia une approche quelque peu différente de la culpabilité, par le biais des mouvements de contestation envers les Etats Unis. Un glissement fut opéré, faisant évoluer la critique de la politique américaine vers une comp araison de celle-ci avec la période hitlérienne. Avec le mouvement pacifiste, on évoqua de plus en plus fréquemment la neutralité de la République fédérale, à travers une conscience panallemande. Le fait est d’importance. Il a certainement permis de dépasser les différences entre les deux Allemagnes pour privilégier ce qui les unissait : le passé, mais aussi la situation contemporaine où, à l’Est comme à l’Ouest, les Allemands faisaient les frais d’enjeux qui les dépassaient.

                          En 1983, les chrétiens-démocrates remportaient les élections, avec Helmut Kohlqui séduisit les électeurs par ses arguments patriotiques. Sa victoire indiquait le désir partagé par une grande partie des Allemands de l’Ouest de retrouver la confiance envers l’avenir, mais aussi la sérénité vis-à-vis du passé.

                          Au milieu des années 80, philosophes et historiens allemands s’affrontèrent en une violente controverse dont l’enjeu portait en grande partie sur la singularité de la solution finale. Le débat fut déclenché après qu’Habermas eut qualifié de révisionnistes les analyses proposées par trois historiens : Michael Sturmer, Ernst Nolte, Andreas Hillgruber qui, outre la réintégration du passé sur laquelle ils fondaient leurs travaux, engageaient par ailleurs une discussion sur la place de l’historien dans la société.

                          A l’époque, nombreux étaient en effet les hommes politiques qui attendaient de l’histoire qu’elle devienne le support d’une éducation civique où patriotisme et fierté nationale auraient pu être abordés sans honte. Dans le même temps, deux faits allaient être perçus comme allant dans le sens d’une insidieuse réhabilitation de l’histoire nazie : d’une part, la visite du chancelier Kohl et de Reagan au cimetière de Bitburg, en 1986, où les deux hommes saluèrent la mémoire d’officiers allemands, d’autre part la participation du chancelier à la rencontre des expulsés de Silésie.

                          Même contestés ou largement débattus, ces événements traduisaient une lassitude devant les conséquences et la singularité qu’engendrait le fait d’être un Allemand. L’évocation du quotidien fut pour certains le moyen de transgresser, par l’ordinaire, les erreurs de la grande Histoire, et d’offrir ainsi à l’homme de tous les jours l’ancrage lui permettant de réhabiliter une mémoire continue. Tel est le contenu du film d’Edgar Reitz, Heimat (1984), qui rencontra un succès considérable, au moment de sa sortie en Allemagne de l’Ouest. Si la chute du mur, le 9 novembre 1989, a confirmé une tendance déjà amorcée au cours des années précédentes, elle n’a pas tout à fait permis la réconciliation.

                          Car La peur de l’Autre, c’est également la peur d’afficher sa propre identité. Dans les années 50, à l’Ouest, la peur du communisme avait permis de ne pas aborder le passé nazi. Plus tard, l’Américain a rempli une fonction identique. Dans la presse allemande sont aujourd’hui assimilés le régime nazi et le régime est-allemand au sein d’un débat qui remplace parfois les questions posées par l’Histoire.

                          Même si les Allemands ont considérablement évolué dans leur approche du passé, on peut avancer l’idée que la peur de l’étranger, mais aussi la traque des anciens de la Stasi empêchent à nouveau une réelle compréhension du passé.-

                          gAZi bORAt


                        • Gazi BORAT 29 octobre 2009 18:15

                          @ PASOU

                          Pour le cas précis de Doriot, il a été exclu du Parti Communiste Français avant le début de la guerre.

                          Ce qui n’est pas le cas de François Furet, historien de référence d’un intervenant de ce fil et qui a quitté le parti sans faire de bruit.

                          On notera aussi que nombre d’intellectuel néo-réactionnaires très présent dans les cercles sarkozystes sont issus de l’extrème gauche des années soixante dix ..

                          Alors, le sarkozysme, une doctrine crypto bolchevique ?

                          gAZi bORAt


                        • fouadraiden fouadraiden 28 octobre 2009 13:04



                          Sarko exploiterait un coté obscur , qu’il trouverait où ? dans sa cheminé inconsciente peut-être !

                           N’importe quoi !


                          qui peut croire que les discours que Sarko récite comme un cancre révèle son coté obscur ? rappelez vs, l’Homme Africain et bla bla , mais que sait Sarko de l’Afrique ? Aussi peu que de la France et de son histoire.

                          on sait bien qui l’inculte Sarko débite des textes que des idéologues eux « bien » français écrivent pour lui. le reste n’est que tactique et intelligence politique.

                          Mais ce dont est à peu près sur avec Sarko , c’est qu’il est pro américain et furieusement pro israélien , mais ça c’est une affaire d’histoire personnelle comme n’importe qui. 

                           l’inculture de Sarkozy le protège contre le pétainisme.


                          • heliogabale boug14 28 octobre 2009 15:00

                            Je sais pourquoi Sarkozy a des chances de passer : la France est segmentée :
                            si Sarkozy est au second tour contre n’importe quel représentant de Gauche, vous voterez Sarkozy...et comme Sarkozy a des chances ’être au second tour...

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