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Sarkozy : un doute sérieux sur 3 MF du financement de l’achat de son appartement de la jatte

En plus de sa fausse déclaration de patrimoine en 2007, en plus des interrogations des travaux effectués dans son appartement de La Jatte dont, malgré ses promesses, il n'a jamais fourni les factures, Médiapart révèle qu'il y a un doute sérieux quant aux 3 millions de Francs que Sarkozy a déclaré provenir d'un emprunt auprès de l'Assemblée Nationale.

Médiapart a en sa possession les actes de ventes de l'appartement de La Jatte de Sarkozy : Le financement fantôme de l'appartement de Sarkozy

Une bonne partie du patrimoine du président résulte de la vente de l'appartement de l'île de la Jatte, acquis en 1997. En 2007, il avait dit avoir financé cet achat grâce à un prêt de l'Assemblée de plus de 3 millions de francs. Or ce prêt ne figure pas sur l'acte de vente (que nous publions), et dépasse le plafond en vigueur à l'époque.

Le nouvelsObs nous en dit plus (voilà un hebdomadaire qui a décidé de tirer à vue : Bettencourt, Maistre et maintenant l'appartement de La Jatte. Puissent ses confrères lui emboîter le pas !) : En 1996, Nicolas Sarkozy achète un appartement de 216m² en duplex. La propriété se trouve sur l’île de la Jatte, quartier cossu et "superbe oasis" à Neuilly-sur-Seine, tout près de la Défense.

Selon les informations de Mediapart, Nicolas Sarkozy aurait, à l’époque, acheté son appartement 5 millions de francs. L’achat aurait été financé avec un dépôt de garantie de 270.000 francs et deux prêts.

L'ex-maire de Neuilly affirme avoir contracté un emprunt de 1,6 million de francs par sa banque et un autre de 3 millions de francs auprès de l’Assemblée nationale. En effet, jusqu’en 2010, les députés pouvaient demander un prêt auprès de l'Assemblée à des taux très avantageux : 2% pendant cinq ans, puis 0%.

Le prêt ne correspond pas

Mediapart relève cependant une "incohérence majeure". Car l'Assemblée nationale indique qu’un député ne pouvait emprunter plus de 196.000 euros (1,183 million de francs). Soit presque trois fois moins que les trois millions de francs évoqués par Nicolas Sarkozy.

Les journalistes ont tenté de questionner Nicolas Sarkozy jeudi. Le candidat a repoussé leur caméra sans répondre, avant que le service d’ordre ne les écarte.

Déjà une plainte avait été déposée concernant les travaux dans cet appartement. Devinez qui était le procureur chargé de l'enquête. Oui, oui. Celui-là même : Courroye dont aujourd'hui on sait qu'il a été mis en examen dans l'affaire des fadettes du Monde, annulé par la cour d'Appel mais annulation suspendue du fait du pourvoi en cassation, il est donc toujours en examen) qui a classé l'affaire sans suite. A propos de suite, en sachant la suite justement des affaires traitées par Courroye de façon très exotique on s'aperçoit qu'à Bordeaux les conclusions et les avancées ne sont pas du tout les mêmes.

Voici un extrait de ce que disait Le NouvelObs de cette affaire (19/9/2007) : Nicolas Sarkozy, qui a aujourd'hui revendu ce logement, aurait bénéficié, à l'époque de l'achat, d'un rabais et de travaux pour un total de 300.000 euros, a assuré le Canard enchaîné en publiant des documents, ce que Nicolas Sarkozy a nié dans des communiqués diffusés pendant la campagne.

L'hebdomadaire a assuré par ailleurs que, quelques mois avant cette transaction, le même promoteur avait bénéficié d'un rabais de la mairie de Neuilly évalué à 775.000 euros, grâce à un étalement sur deux ans de l'achat des terrains où ont été bâtis trois immeubles de l'île de la Jatte, dont celui où se trouvait le logement acheté par Nicolas Sarkozy.


Concernant les travaux réalisés dans son logement, Nicolas Sarkozy a fourni à la presse une facture de 72.000 francs correspondant à la pose d'un escalier, mais selon le Canard enchaîné une remise de 30.000 francs a été consentie encore sur cette dernière. Aucune autre facture n'a été ensuite produite.

Courroye, proche de Sarkozy

Concernant le second volet de l'affaire, Nicolas Sarkozy a déclaré que le rabais s'expliquait par la baisse du marché, dont la réalité est mise en cause par les spécialistes de l'immobilier interrogés dans la presse.
La nomination en avril dernier de Philippe Courroye, jusqu'ici juge d'instruction anti-corruption réputé, comme procureur de Nanterre, avait suscité des critiques car ce magistrat ne cache pas sa proximité avec Nicolas Sarkozy.

Oui proche de Sarkozy. On veut bien le croire.

Maintenant que le temps de parole est un peu plus équilibré (pas encore les commentaires) voilà qu'Eva Joly y va au bazooka (Kärcher ?). Elle a attaqué chez Bourdin bille en tête déclarant que Sarkozy était concerné par 4 affaires, ajoutant même qu'il avait fait une fausse déclaration de patrimoine, qu'il y avait suspicion légitime sur son élection et qu'il devait s'expliquer auprès des juges tant pour l'affaire Bettencourt que pour l'affaire Karachi. Si elle pouvait y aller à fond à toutes les télés et dans toutes les radios pendant les trois semaines qui restent ce serait salutaire pour ces élections. Et si les lascars parlent alors elle aura aussi sont temps de parole. Et elle ira. Envoyons lui des messages de soutien à EELV pour qu'elle continue. Son statut d'ancien magistrat, sa lutte contre la corruption, s'il sera raillé par l'UMP et les soutiens de Sarkozy, il en sera autrement des autres. Elle dit qu'il se présente à l'élection non pour diriger la France mais pour se protéger des affaires. Accusation très lourde. Attendons une plainte en diffamation. Sans plainte, qui ne dit mot consent.

 

Il nous reste quatre semaines pour nous débarrasser de ce pouvoir. Souvenons-nous à chaque instant de cette campagne qu'Eric Woerth a été mis deux fois en examen dont une pour recel de financement illégal de parti ce qui est une forte suspicion de l'illégalité de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et donc l'illégalité de son élection et que Sarkozy lui-même est supposéé avoir touché de l'argent liquide en avril 2007 de la part de Bettencourt et qu'il a fait, toujours en 2007 (mars), une fausse déclaration sur l'honneur de patrimoine.. Trouvez aussi ici la vraie timeline de Sarkozy (journal Facebook). Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible. Et votez en conscience après avoir lu ce livre des méfaits du clan Sarkozy Le Sarkozyland et ses méfaits(epub) ou Le Sarkozyland et ses méfaits(issuu)

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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 24é version du 9 février 2012) :
 

 N’oublions jamais :

  • l’affaire Karachi
  • l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye notamment d'espionnage de la population avec l'appui d'une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l'affaire César
  • l'affaire Pleyel
  • l'affaire Facebook
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les affaires Djourhi, Takieddine
  • les possibles mallettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l'affaire du Fetia Api
  • l'affaire Dexia près de 12 milliards d'euros de pertes
  • les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation, la protection du fils Pierrot, son rapatriement d'Odessa
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle des stylos, celle de la déclaration de patrimoine …
  • l’affaire Pérol
  • l'affaire Yannick Blanc
  • l’affaire de l’Epad (et des deux scooters)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Squarcini, Courroye, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
  • l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  • les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
  • l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir 
  • l'irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président, les 12 000 € de frais de bouche par jour, chaque jour, la baisse des œuvres sociales de l'Elysée passées de 300 000 € en 2006 à 165 000 en 2010
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l'affaire Bongo
  • la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20
  • la possible affaire Clara Bruni
  • l'affaire Facebook

Vignette Wikipédia




par Imhotep (son site) samedi 31 mars 2012 - 55 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Fergus (---.---.---.178) 31 mars 2012 09:33
    Fergus

    Bonjour à tous.

    Cette affaire de l’appartement situé dans le complexe luxueux de l’Ile de la Jatte avait effectivement été dénoncée en 2007 par Le Canard Enchaîné sans que les grands médias ne relaient l’information.

    Il y avait pourtant de quoi enquêter et pointer du doigt les pratiques sulfureuses de Sarkozy dans le volet neuilléen. Car, en résumé, de quoi s’agit-il ?

    Un maire, Nicolas Sarkozy, octroie à un groupe de promotion immobilière dirigé par une certaine Mme Lasserre, le droit de construire sur l’Ile de la Jatte un ensemble d’habitation clairement destiné à une population huppée faite d’avocats (tiens, donc !), d’architectes, de médecins ou de cadres supérieurs, sociologie qui a été vérifiée lors de la mise en vente.

    Curieusement, un cient dénommé Sarkozy Nicolas achète ensuite dans cet ensemble de prestige un grand appartement cédé à prix bradé par le promoteur. Un promoteur qui, à ses frais, installe un somptueux escalier de chêne massif pour relier les deux niveaux du duplex sarkozyste. Tout cela pue évidemment la magouiille. De quoi diligenter une enquête qui n’a évidemment jamais vu le jour dans cette ville hors des lois, elle-même située dans un département trop souvent hors des lois, sous le contrôle d’un quarteron clanique UMP.

    Hors des lois, on sait d’ailleurs que Neuilly l’est sur le plan du logement social, avec un taux de logements sociaux ridicule de 3 %. Au motif qu’il n’y a pas de terrain à Neuilly. L’Ile de la Jatte ne pouvait effectivement pas être affectée à ce type d’habitation : à Neuilly, on ne donne pas de la confiture à des cochons et par conséquent des terrains bien situés à des salauds de pauvres ou de gens modestes.

    Mais revenons au financement de l’appartement. Comme l’a souligné Imhotep, aucune trace de ce prêt. C’est là l’autre volet du scandale. Mais, là encore, qui sen soucie ? Sarkozy a verrouillé quasiment tous les grands médias et s’appuie sur la servilité d’une justice aux ordres pour ne pas être inquiété. Gageons toutefois que les choses pourraient changer s’il est battu. Ce n’est pas la moindre motivation à combattre ce chef de clan sans scupule et sans morale !

  • Par subliminette (---.---.---.107) 31 mars 2012 10:34
    subliminette

    Il faudrait quand même que, à l’instar d’Eva Joly, tous les candidats rappellent régulièrement ces affaires et mettent le sortant au défi de répondre à ces accusations. On ne peut pas compter sur les journaleux pour ça, du moins tant qu’ils ne savent pas dans quel sens le vent va tourner.

    Pour l’instant je trouve les candidats gentils. Trop gentils. Imaginons l’un d’eux au 20H rapelant cette histoire d’appart. Ca aurait de la gueule, non ?

  • Par latortue (---.---.---.28) 31 mars 2012 10:56
    latortue

    cette histoire en dit long sur le personnage de Nicolas Sarkozy
    la mairie de Neuilly (où Sarkozy a encore une grande influence, comme tout le monde le sait) a demandé la mise sous tutelle de Denise Lasserre, la femme qui était promoteur immobilier de la résidence de l’île de la Jatte, et qui connaît donc tous les secrets de l’appartement acheté par Sarkozy avec un gros rabais ! Elle et Sarkozy ont fait énormément d’affaires immobilières à Neuilly ; elle remportait miraculeusement beaucoup des ventes de terrains à bâtir. Elle et Sarkozy ont donc beaucoup de secrets en commun.
    Cette femme de 85 ans est en bonne santé d’après ses proches.
    Pourquoi ce procédé contre elle ? Parce qu’elle ose attaquer la mairie de Neuilly et réclamer des millions d’euros de dommages et intérêts pour une opération immobilière qui a mal tourné sous le règne de Sarkozy à Neuilly !
    Si elle est effectivement placée sous tutelle, son témoignage devant la justice n’aurait aucune valeur.
    L’histoire commune de Denise Lasserre et de Sarkozy :

    Les liaisons dangereuses de Sarkozy
    Enterrée, l’affaire de l’appartement du candidat de l’UMP ? Ou seulement étouffée, le temps d’une campagne électorale ? Olivier Toscer revient sur ce dossier troublant, où l’on découvre une promotrice octogénaire murée dans le silence, un mort tombé d’un toit et quelques combines douteuses

    Elle n’a opposé grande résistance. A 85 ans, Denise Lasserre, l’ancienne légende des belles années de l’immobilier à Neuilly, n’a plus aujourd’hui la force de se battre. L’émissaire de Nicolas Sarkozy a facilement obtenu ce qu’il était venu chercher, jusque chez la vieille dame. Arrivé en voiture officielle et reparti avec le certificat de bonne conduite qu’il cherchait pour son patron : un communiqué public de Denise Lasserre assurant avoir vendu un appartement au candidat UMP à l’Elysée sans la moindre remise sur le prix, ni largesses sur les travaux. Un témoignage censé démentir les informations avancées avec force détails par « le Canard enchaîné »du 28 février.
    Depuis, Denise Lasserre, ex-dirigeante de la plus prestigieuse entreprise immobilière de Neuilly dans les années 1990, s’est recluse chez elle. Barricadée derrière sa porte blindée, entourée des souvenirs de sa splendeur passée. Celle d’une petite architecte juive roumaine, diplômée de l’université Ion-Mincu de Bucarest, arrivée en France en 1967. Elle a construit son empire immobilier à la force du poignet. Une réussite exceptionnelle, accomplie à l’ombre de la riche mairie de Neuilly et de son maire, Nicolas Sarkozy.
    Il y a encore quelques années, Denise Lasserre possédait l’un des plus beaux carnets d’adresses de la place. On y voyait des artistes cotés comme le sculpteur Arman, des people comme Jacques Martin, l’ex-mari de Cécilia, des hommes de presse comme Yves de Chaisemartin, alors patron du « Figaro ». Mais également du monde politique. Un éventail éclectique de personnalités de droite : de Jean-Pierre Denis, ex-secrétaire général de l’Elysée, à Martine Lehideux, membre de la hiérarchie du Front national. Denise, membre du Rotary Club, fraie aussi avec Didier Schuller, personnage clé de l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine, l’un des scandales politico-financiers les plus retentissants des années 1990. La promotrice venue des bords du Danube fréquente la compagne de l’époque de Schuller, Christine Delaval. Denise est au coeur du pouvoir dans les Hauts-de-Seine. Elle peut joindre, à tout moment, Nicolas et Cécilia sur leurs portables et entretient même des relations amicales avec Andrée, la mère du premier magistrat de la ville.

    Avec une quarantaine de vendeurs, le cabinet Lasserre roule sur l’or. « Le groupe travaillait beaucoup sur Neuilly, assure Jacques Havard-Duclos, le directeur des services techniques de la mairie. Lasserre était une référence dans le secteur des immeubles de standing. » Une bonne trentaine d’immeubles haut de gamme portent la marque de la reine Denise.
    A ses côtés, elle peut compter sur son fils, Michel. Ce dernier est très proche de Nicolas Sarkozy. « Ils étaient de la même génération et partageaient la même passion pour les cigares », se souvient un excellent connaisseur de la mairie de Neuilly. Les deux hommes passent beaucoup de temps ensemble. Ils sont souvent rejoints par François Fillon, l’actuel conseiller politique du candidat UMP à l’Elysée. Michel Lasserre, le VRP de luxe du cabinet, soigne son carnet d’adresses. L’homme est généreux, par exemple avec « Neuilly Journal indépendant », l’organe officieux de la mairie, dirigé en 1988 par Cécilia Martin, future Mme Sarkozy. Les pleines pages de pub achetées par le groupe Lasserre sont publiées aux meilleurs emplacements. Pendant plusieurs années, les encarts groupe Lasserre sont même annoncés dans le sommaire du journal. Le promoteur paie rubis sur l’ongle. Un parrainage actif et constant. C’est l’époque où Nicolas Sarkozy lance son grand projet d’aménagement de l’île de la Jatte en village pour la jet-set. Là, le groupe Lasserre achète 3 900 mètres carrés d’espace constructible pour y édifier le complexe Victoria XXI, un ensemble de trois immeubles de grand standing, la future résidence privée du candidat UMP à l’Elysée. Cette opération fait partie des grands travaux du maire. Elle se révèle un vrai gâchis financier pour la ville. Au départ, la mairie compte empocher 2,4 millions d’euros de bénéfices sur l’opération. A l’arrivée, elle perd 14 millions d’euros. Dans l’affaire, elle fait aussi preuve d’une grande générosité en faveur de la SEM 92, l’aménageur du projet, en lui accordant 5,7 millions d’euros de prêt sans intérêts. Sans ce prêt « douteux », selon la chambre régionale des comptes, le projet de l’île de la Jatte s’écroulait. Et entraînait les Lasserre dans sa chute. Nicolas Sarkozy fait alors figure de sauveur.

    Le fils, Michel Lasserre, n’est pas un ingrat. Il sait être reconnaissant. Au début des années 1990, son ami Nicolas ambitionne de construire une nouvelle maison de retraite et une crèche rue Soyer. Michel Lasserre se lance dans cette opération à haut risque financier. Il rachète le permis de construire à la mairie de Neuilly le 20 mai 1994. Il est alors persuadé qu’il sera exonéré de la lourde taxe liée au dépassement du PLD, plafond légal de densité. En effet, quand un constructeur dépasse la limite de surface autorisée au départ, il doit payer un supplément. Michel Lasserre espère y échapper. Il se trompe lourdement. Il apprend qu’il doit au fisc la somme de 5,49 millions d’euros. Il croit encore que le maire de Neuilly va le sauver. Il refuse de payer. « Sarkozy, qui était alors le tout-puissant ministre du Budget d’Edouard Balladur, assure un proche du promoteur, conseille aux Lasserre de contester ces impôts devant les tribunaux en leur assurant qu’il les soutiendrait de Bercy. » Information démentie par la mairie. Mais confirmée par le promoteur.
    Cette réclamation fiscale tombetrès mal pour les Lasserre. La crise immobilière les atteint de plein fouet : ils ont acheté des terrains à des prix exorbitants et peinent à vendre leurs immeubles. « Il aurait fallu déposer le bilan comme les autres promoteurs en plantant les banques », explique un ancien collaborateur du groupe. Mais, chez les Lasserre, ça ne se fait pas. Les petits immigrés roumains s’entêtent. « On va se refaire », décrète la patriarche. Denise la battante préfère la fuite en avant. Elle jongle avec les projets et la trésorerie. Elle croit sortir victorieuse du procès engagé contre le fisc au tribunal administratif de Paris. Elle se trompe : l’affaire liée à la construction de ce complexe immobilier de la rue Soyer devient son chemin de croix. Une malédiction ?
    Le 6 juin 1996, Michel Lasserre, en visite sur le chantier de la rue Soyer, tombe du toit et meurt sur le coup. La police enquête durant deux ans avant de conclure à un accident. « Les ouvriers avaient installé une barrière de sécurité sur le toit, se souvient un ancien collaborateur du groupe. Mais, le jour où Michel est tombé, la barrière avait disparu. » Aujourd’hui, malgré l’absence de preuves, la mère n’en démord pas : son fils a été assassiné. A l’époque, Nicolas Sarkozy penche plutôt pour la thèse du suicide. Il s’en ouvre à ses proches : « Ses affaires allaient tellement mal et il doit une somme astronomique en PLD... » Le maire de Neuilly n’ignore rien des difficultés financières des Lasserre, étranglés par les banques. Ni des difficultés de gestion qui ont suivi le décès du fils. Nicolas Sarkozy vit alors rue Pierre-Charron, dans le 8e arrondissement de Paris, dans la même rue que son mentor d’alors, Edouard Balladur. Il cherche à revenir à Neuilly. Coïncidence, la somptueuse résidence Victoria XXI sur l’île de la Jatte, face à la Seine, est pratiquement prête. Une future adresse de prestige : l’acteur Jean Reno vient juste d’y acheter un grand appartement. Une bonne affaire en vue : Denise Lasserre est aux abois. Le projet Victoria est un gouffre et perd 19,5 millions de francs de l’époque. Elle doit vendre vite pour se renflouer.
    Nicolas et Cécilia font leur première visite au printemps 1997. L’histoire est maintenant connue. Ils exigent et obtiennent l’appartement à un prix défiant toute concurrence, tout en faisant prendre en charge des travaux pharaoniques d’aménagement par le cabinet Lasserre (voir encadré). Denise est au plus bas. Il y a ce maudit procès pour le complexe de la rue Soyer qui n’en finit pas. Les tribunaux lui donnent tort, les uns après les autres. Denise a le sentiment que Nicolas Sarkozy l’a définitivement abandonnée. Pour elle, il aurait pu faire un geste en payant une partie de la taxe « assassine  ». Il n’a pas bougé. Fin 2004, la promotrice perd définitivement en Conseil d’Etat. C’en est fini de la grande bâtisseuse. Celle qui pesait au temps de sa splendeur 800 millions de francs est désormais sur la paille. Elle ne peut plus payer ses équipes. Refuse de les licencier, ferraille au tribunal des prud’hommes. Les huissiers sont à sa porte. Quand ils pénètrent dans son grand appartement de l’avenue Charles-de-Gaulle, l’artère principale de Neuilly, ils emportent tout. Leur butin : 500 000 euros de tableaux de maître, 150 000 euros de tapis précieux et de tapisseries, de l’argenterie, des fourrures, des bijoux. Des biens de valeur estimés par l’assureur à 860 000 euros. La ruine... et la calomnie. Tout Neuilly est aujourd’hui persuadé, sans la moindre preuve, que la tsarine de la pierre, frappée par le malheur, est à l’origine des révélations sur l’appartement de Sarkozy. A 85 ans, Denise Lasserre, plus seule que jamais, refuse de s’exprimer. Elle préfère s’enfermer avec ses lourds secrets.

    lire l’histoire sur
    http://sarkostique.fr/index.php?top...

  • Par samos99 (---.---.---.144) 31 mars 2012 18:49

    Bonjour Fergus et à l’auteur,

    D’accord avec votre analyse.... mais il faudrait que ces affaires mafieuses de Sarkozy et de sa clique soient mises en avant en pleine campagne présidentielle....
    Ce « despote » fait tout pour mentir aux citoyens et garder le pouvoir, car il ne veut pas perdre son immunité présidentielle ce qui lui permet d’échapper à la justice...
    Mon rêve... qu’il perde le 6 mai prochain et le voir en prison....

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