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SDF, l’Etat doit poser la première pierre

Pour que les tentes disparaissent, les pouvoirs publics doivent poser la première pierre. Elus, ministres, nous attendons votre action !

Dix jours, cela fait déjà dix jours qu’Augustin Legrand, Pascal Oumaklouf et leurs amis de l’association Les Enfants de Don Quichotte aident les Français à prendre conscience et à comprendre le drame vécu quotidiennement par les dizaines de milliers de SDF vivant dans notre pays, pays dont ils sont pour la plupart citoyens.

Tous les jours, dans Paris, nous croisons ces miséreux que nous avions quasiment abandonnés, les laissant à leur misère. Ils dorment pourtant au beau milieu de nos trottoirs, mais nous nous sommes tous habitués à leur présence, finissant même par ne plus les remarquer, à force de détourner le regard. Pendant ce temps, chaque nuit, des SDF meurent en France. De froid ou d’autre chose, cette chose étant toujours liée à leurs conditions de vie misérables que je ne rappellerai pas ici.

Oui, c’est à chacun d’entre nous de leur apporter son aide. Mais pour ce type de problème, précisément, et afin d’agir rapidement et efficacement, notre démocratie est dotée de moyens et de dirigeants élus qui nous représentent, et se doivent, en notre nom à tous, de faire appliquer la Constitution, la loi, et de garantir, au nom de chaque citoyen, une égalité de traitement entre tous et l’assistance à ceux qui en ont besoin. Ce n’est pas chaque citoyen qui dans sa rue décide d’acheter et de poser des lampadaires, des panneaux de signalisation. Ce n’est pas non plus chaque Français qui balaie la portion de route qui passe devant son immeuble. Non, nous nous sommes dotés de services publics pour gérer cela de façon collective, pour le plus grand bien de tous et pour un coût financier réparti a priori équitablement.

Il n’est pas question ici d’en appeler au communisme, mais plutôt de rappeler aux pouvoirs publics, et à nos représentants élus, qu’il est de leur devoir de mettre en place l’assistance qu’il convient auprès des SDF de notre pays. La première mission que nous avons confiée à nos élus, c’est de garantir une vie acceptable et décente à tous. Malheureusement, si une certaine forme d’assistance existe envers les SDF, ce n’est pas celle qui convient. On le comprend vraiment depuis quelques jours seulement : les moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics depuis des années, et l’action, quoique formidable, des associations humanitaires, ne sont pas adaptés. Cela n’a pas de sens d’être dans une action d’urgence depuis quinze ans (pour le Samu social), quand il s’agit d’un problème que l’on aurait pu résoudre pendant ce temps. Je ne saurai trop vous conseiller de regarder l’émission en lien en bas de l’article. Malgré la nullité du journaliste animateur, Thierry Guerrier, beaucoup de choses y sont expliquées, et l’on peut y voir un reportage au cœur d’un centre d’hébergement comme tant d’autres : tout simplement horrifiant, nos prisons sont beaucoup plus accueillantes.

Que font les ministres en charge de ce dossier ?

Le premier d’entre eux n’a encore rien annoncé. Il faut avouer qu’il est plutôt mal conseillé par son entourage sur ce sujet. Michel Godet, l’un des experts qui l’assistent au sein du Conseil d’analyse économique, s’est ridiculisé devant des millions de téléspectateurs, mardi 26 décembre, dans l’émission C dans l’air sur France 5. Il a affirmé qu’il était du devoir de chacun d’héberger un SDF chez soi. Inutile de lui demander combien il en héberge, ni même s’il a déjà parlé avec l’un d’entre eux. Faisons juste remarquer qu’au vu du nombre de « bien logés » venus dormir aux côtés des SDF ces derniers jours, cela n’est pas dans notre mentalité de les accueillir chez nous (et encore faudrait-il que nous ayons les moyens d’avoir des appartements plus spacieux), donc ce n’est évidemment pas une réponse adéquate.

Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a déclaré lundi 18 décembre à Charleville-Mézières : "Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine." En plusieurs années, aux plus hautes responsabilités de l’Etat, Nicolas Sarkozy n’a visiblement pas pris les bonnes mesures pour résoudre efficacement ce problème. Pourquoi devrions-nous le croire et attendre son éventuelle élection pour qu’il agisse ? Il fait partie du gouvernement actuel, il est ministre de l’Intérieur, numéro deux du gouvernement, alors qu’il se mette au travail dès maintenant, pas dans six mois.

Catherine Vautrin, ministre délégué à la Cohésion sociale et à la Parité a annoncé cet été des « capacités d’hébergement d’urgence sur Paris et en région Ile-de-France  ». Médecins du monde s’était alors insurgé : « Il faut sortir le traitement de la question des SDF d’une logique saisonnière et arrêter de tout le temps parler d’urgence », insistait Sandrine Moissinac, membre de l’ONG, qui revendique la nécessité de « trouver une politique durable ». (http://www.rfi.fr/actufr/articles/080/article_45423.asp).

Les mesures à prendre sont contenues dans la charte dite du canal St Martin, conçue et signée avec les principales associations humanitaires. Les représentants des Enfants de Don Quichotte ont été reçus mardi 26, accompagnés de SDF, par Catherine Vautrin. Ils ont publié ce court communiqué à la suite de cette entrevue : « La charte est très bonne pour permettre l’accès de tous à un logement, madame Vautrin est d’accord sur ce point. Mais le gouvernement ne veut pas débloquer les moyens pour mettre en oeuvre ces mesures. Nous posons la question : "Combien vaut la vie d’un citoyen qui n’a pas de domicile ? ". La charte a été transmise au président de la République et nous l’appelons à répondre. Un citoyen sans domicile est encore mort cette nuit à Belfort. Il y a urgence. »

La vraie question est celle de la volonté d’agir des pouvoirs publics. Dix jours, c’est déjà dix jours de trop face à ce scandale qui dure depuis des années et dont nos élus sont en partie responsables par leur inaction (peu de SDF votaient jusqu’à présent, c’est en train de changer). Alors réagissons ! Faisons-leur savoir ensemble notre honte.

Si vous ne voulez pas dormir sous une tente, signez la charte, envoyez le lien de cet article à vos amis, mettez le logo des Enfants de Don Quichotte en bannière sur vos blogs. Ne relâchons pas la pression qui vient de s’installer. C’est l’ensemble de nos petites actions qui permettra aussi de faire bouger les choses. Vite !

Monsieur le Président de la République, dimanche 31 décembre, au froid sous une tente, ou au chaud devant notre poste de télévision, nous attendons de vos vœux qu’ils ne soient pas que pieux. Vous avez là une occasion historique d’agir, de permettre qu’avant la fin de votre quinquennat des citoyens français retrouvent leur dignité, leur envie de vivre, et donc que la France grandisse. Nous vous avons élu, vous vous devez d’agir.

« Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple », PO, Enfant de Don Quichotte.

Lire, signer et faire signer la charte du canal St Martin :

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v2/charte.php

Le site de l’association Les Enfants de Don Quichotte :

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v2/index.php

Voir l’émission C dans l’air du 26 décembre sur France 5, « Misère en dessous de zéro » :

http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 14:10
    Marcel Monteubeu

    Je ne l’ai pas assez souligné dans l’article, mais le problème le plus incroyable est celui des 30% de SDF qui ont un emploi mais ne trouvent pas de logement. Ne me dites pas que ce n’est pas le rôle des pouvoirs publics d’assurer l’accès à un logement décent à tous les citoyens, notamment à ceux qui contribuent à créer ces richesses.

  • Par rodofr (---.---.---.208) 28 décembre 2006 14:52

    Je vivais avec une fonctionnaire, hôpitaux de paris, avec appartement donné, ascenseur, neuf, au centre de paris, les parents fonctionnaires aussi depuis toujours avec un 100 m2, sans loyer à payer, et depuis peu le téléphone à payer quand même ! Après séparation, je me suis suis retrouvé à la rue pendant un an avec un peu d’aide ici et là, sdf, ni appatement, et un travail en cdd. Je comprends maintenant pourquoi d’après sondage 75 % des jeunes veulent devenir fonctionnaires. Mais je les rejète pas car j’aurais fait pareil si j’avais su dans quel enfer j’allais me retrouvé, d’ailleurs on retrouve beaucoup de bourgeois maintenant à cause de la sécurité de l’emploi, d’anciens anars devenus zélés et il faut le voir pour le croire ! En résumé, il y a vraiment 2 france, l’une hyperprotégé et autosatisfaite d’avoir su se planquer en restant aveugle à l’autre france qui n’a pas vu venir la catastophe de la paupérisation grandissante. Ensuite, j’ai travaillé à la cnam où un quart du personnel est sur une voie de garage, histoire de pas laissé tomber des gens qui ne font rien par ailleurs avec des salaires incroyables. Et cerise sur le gateau, voulant garder leur budget et pour ne pas attirer l’attention sur un service peu utile ils s’étaient inventé un poste que j’occupais en cdd où je faisais rien et je devais me battre pour qu’on me donne du travail. Voilà, une facette de la France d’aujourd’hui non général mais assez parlante je trouve ! Ca sent la fin d’un système ! Et je vois vraiment pas comment ces gens aideront les plus démunis vu qu’ils avalent à eux tout seul une partie des ressources qui pourraient leur revenir pour les stabiliser.

  • Par Patrick (---.---.---.30) 28 décembre 2006 15:57

    On pourrait libérer plusieurs dizaines milliers de logements sociaux si les pouvoirs publics voulaient bien prendre la peine d’expulser tous les riches qui squattent les HLM. Tous ceux qui gagnent 3 ou 4 fois plus que le maximum requis pour entrer en HLM, ceux qui roulent dans une confortable voiture ou qui profitent de croisières, ceux qui sont propriétaires de résidences qu’ils louent à prix d’or.

    Hallucinant de voir qu’on continue à demander toujours plus de logements sociaux alors qu’une grande partie des bénéficiaires n’ont plus aucune raison d’y être. On a des critères pour pouvoir accéder aux logements sociaux mais aucun pour en partir. Mais ce serait vu comme une attaque contre l’éléctorat socialo-communiste que de leur demander de laisser la place à ceux qui en ont vraiment besoin et d’aller s’installer dans leur résidence ’secondaire’.

  • Par caramico (---.---.---.139) 28 décembre 2006 14:12

    Les bancs de l’assemblée sont souvent vides :

    Pourquoi ne pas réquisitionner ce lieu, ainsi que le sénat qui ne sert à rien, je suis persuadé que les conditions de vie y sont agréables.

    Ce ne sera pas la première fois que celà se pratique.

Réactions à cet article

  • Par Remy (---.---.---.19) 28 décembre 2006 12:30

    « Nous sommes 6 milliards d’êtres humains sur cette terre, avec les technologies actuelles nous pourrions en nourrir 12 milliards, pourtant 800 millions de personnes ne mangent pas à leurs faim » (Yann Arthus Bertrand). Vous avez raison « La vraie question est celle de la volonté de faire des pouvoirs publics » et je rajouterais, pour ma part, que l’histoire avance souvent avec des coups de pieds au cul, il serait peut-être temps d’en donner un à ceux qui prétendent qu’il faut résoudre ce problème humain en augmentant les places en hébergement d’urgence. quelle vision à courte vue....

    • Par Stef (---.---.---.129) 28 décembre 2006 16:25

      L’état a le tord (et la volonté) de vouloir assister (et toujours avec un métro de retard), pour mieux nous faire digérer la mondialisation qui ne cessera pas de créer de la précarité....

      La seule solution est de créer du TRAVAIL et non de l’aide sociale, quand j’entends depuis des mois, la seule volonté de créer des emplois de services (torche cul des vieux). C’est pas avec ça , qu’on va créer de la RICHESSE.

      A bon entendeur...

    • Par jlouis (---.---.---.175) 28 décembre 2006 16:43

      Concernant les problemes de logement, il me semble que ce soit le programme d’Alternative Liberale qui soit le plus credible. (http://www.alternative-liberale.fr/...)

      Pour resumer :
       il faut liberer les HLM occupes par des personnes qui n’y ont plus rien a y faire. Le HLM doit etre considere comme une solution provisoire pour des gens qui sont en difficulte. Lorsque des personnes en HLM retrouvent une situation financiere correcte, il faut qu’elles partent se reloger dans le prive. Cela libererait des places qui pourrait etre occupes par les actuels SDF.
       il faut favoriser la creation de terrain constructible pour creer des logements supplementaires.
       et surtout, il faut redonner la confiance au marche du logement : de nombreux proprietaires ne veulent pas louer car il y a trop de risque face a des locataires indelicats et les procedures judiciaires qui decoule de probleme locataire/proprietaire sont extremement longues. Le resultat en est que les proprietaires augmentent leur loyer pour compenser le risque et c’est finalement les locataires qui subissent le cout du manque de responsabilite judiciaire de l’etat.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 19:53
      Marcel Monteubeu

      Les associations, mêmes si elles étaient dotées de moyens plus conséquents, ne sont pas en mesure d’apporter une solution au problème des dizaines de milliers de sdf qui ont un emploi, mais pas de toit.

      Ces sdf là ne sont pas ceux qui ont besoin de centres d’hébergement, ils ont les moyens de se payer un loyer raisonnable. Le hic, c’est qu’il ne trouvent pas de logement pour les raisons que l’on connaît : les loyers étant démesurés, les propriétaires demandent des garanties plus fortes.

      Seule une volonté de l’Etat démontrée par un signe fort (je dis bien une volonté et un signe fort, pas une prise en charge totale) pourra permettre de trouver une solution et donc un logement pérenne pour ces citoyens créateurs de richesses pour notre pays.

      Je parle du gouvernement actuel parce que c’est lui qui a les moyens justement en ce moment d’agir.

      Je n’aurais pas mieux traité le PS si c’est ce que vous voulez savoir. Il s’est ridiculisé sur le sujet par la voix de Malik Bouti (secrétaire national du PS) invité il y a quelques jours du grand Journal sur Canal +. Il détournait le sujet sur les licenciements trop faciles !! Le pauvre, il n’avait pas compris que 30% des sdf ont déjà un emploi et que le premier problème est le logement...

      Emmanuel

  • Par Ocsena (---.---.---.184) 28 décembre 2006 13:04

    Dans ce grand mouvement pour la cause des SDF, il y a eu beaucoup d’engagement et de générosité

    Mais bonjour le sens pratique ! t’as eu personne, absolument personne, pour penser à leur fournir des bouillottes.
     Eh bien, le gouvernement, lui, il est capable de le faire !

    http://ocsena.ouvaton.org

  • Par Algunet (---.---.---.123) 28 décembre 2006 13:50

    Cet article joue sur le misérabilisme, la démago et la sensiblerie.

    L’État fait ce qu’il a à faire et fort probablement pas assez. Mais vous, nous, faisons nous suffisamment ? Je n’en suis pas si sûr. La famille est détruite par notre mode de vie qui au lieu de s’occuper des siens rejette sur le collectif tout ce qui gênerait son confort : les vieux, les SDF, les chômeurs, les handicapés…

    Bien sûr la faute en incombe au ministre de l’intérieur qui est le responsable de tout ce qui ne va pas en France depuis plusieurs générations, of course !

    Toute cette surmédiatisation culpabilisante créée autour d’une rangée de toile de tente alignée comme au bon vieux temps des camps militaires, avec prise d’otage d’un gréviste de la faim et les commentaires affligeants de personnes ayant passé un nuit sous une tente, fatigue plus qu’elle ne sensibilise.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 14:10
      Marcel Monteubeu

      Je ne l’ai pas assez souligné dans l’article, mais le problème le plus incroyable est celui des 30% de SDF qui ont un emploi mais ne trouvent pas de logement. Ne me dites pas que ce n’est pas le rôle des pouvoirs publics d’assurer l’accès à un logement décent à tous les citoyens, notamment à ceux qui contribuent à créer ces richesses.

    • Par jlouis (---.---.---.175) 28 décembre 2006 16:51

      Emmanuel,

      Mon opinion va dans le meme sens que la tienne, mais je formulerais autrement :

      L’etat doit assurer un CONTEXTE permettant a tout le monde de loger, et non pas de donner directement un logement pour tout le monde.

      Hors et c’est bien le probleme, il a mis en place au travers de politique soit-disante sociales au fil des annees un CONTEXTE qui favorise l’exclusion, et c’est bien malheureux. Comme toi, j’ai de la peine a voir a la tele tous ces pauvres malheureux dehors. smiley

      Dans l’immediat, il faut bien sur trouver des logements temporaires pour ces gens. Cela dit, ce n’est pas une solution qui reglera le probleme car dans le contexte actuel, nous allons voir de plus en plus de francais dans cette situation. Sur le long terme, Vois mon post plus haut sur les mesures proposees par Alternative Liberale (http://www.alternative-liberale.fr) sur le sujet.

      Bien a toi.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 29 décembre 2006 00:24
      Marcel Monteubeu

      Moi je ne les vois pas qu’à la télé......

  • Par Sam (---.---.---.248) 28 décembre 2006 14:02

    Je vois un paquet d’ânes égoistes qui ont vôté non.

    Sans doute les mêmes qui froncent les sourcils quand ils croisent un mendiant dans la rue, surtout pour ne pas avoir à sortir même une toute petite pièce.

    Quant aux arguments débiles, genre « c’est médiatique », « c’est politique », on leur répondra que pour les prommesses, on a déjà Chirac qui nous a démontré combien elles rendent les fous joyeux.

    Quand à la gestion que vantent ces « élites » en charge, bien moulée dans leur petit tailleur Chanel ou concentrées sur les effets de brushing à 600€, on leur fera savoir que la méthode « rationnelle », « posée » avec commission Bidule, expert mon cul et petit-four ministèriels, ca n’empêche pas le nombre des SDF de grimper inexorablement.

    Pas plus que ça n’empêche nos mêmes sérieux et compassionnels ministres de fournir à ces PERSONNES au bout du rouleau des hébergements en nombre totalement insuffisants sur l’ensemble du pays, ou des cages sans intimité, sans commodités, sans un minimum de nécessaire pour vivre, qui puisse laisser croire que nos élites ne les considèrent pas, in fine, comme des choses.

     smiley

    Ceux à qui ça plaît pas peuvent aller prendre leur carte au Parti de la Mort, ou voter « commentaire non-constructif ».

    • Par Viraje (---.---.---.214) 28 décembre 2006 14:12

      Je n’avais pas lu ton commentaire avant de poster le mien. Désolé si la réaction « c’est médiatique » est débile c’est un des aspects même si ce n’est pas le plus important je suis d’accord.

    • Par pasa (---.---.---.150) 28 décembre 2006 16:20

      pour moi tout ça cette association les verts klarsfeld c’est médias and co !

    • Par Sam (---.---.---.248) 28 décembre 2006 20:17

      Les Verts sont tellement dans le pâté qu’ils ont dû emprunter 100000€ au PS pour financer les échéances. Source, l’indispensable Canard.

      On imagine leur indépendance, comme les actions foireuses dans lesquelles y se lancent pour tenir la tête hors de l’eau.

  • Par Viraje (---.---.---.214) 28 décembre 2006 14:07

    La cause est juste, le combat est courageux et bien mené. En marge de ce sujet, il est simplement bon de noter combien l’emballement médiatique peut peser. C’est grâce aux journaux télévisés des grandes chaînes que des actions seront vraisemblablement menées.

    Alors ma question : existe-t-il d’autres moyens de faire bouger les choses sans passer par le 20h ? Si la réponse est non c’est inquiétant sachant que d’être à la une n’est pas facile et ne dure jamais longtemps.

  • Par Briseur d’idoles (---.---.---.155) 28 décembre 2006 14:08

    Ce qui dérange l’Etat, c’est pas les SDF, auxquels l’Etat reproche de ne pas cacher leur misère, leur désespoir et de ne pas mourir en silence ; mais c’est qu’on les voie et que cela ternisse la vitrine de l’Etat...

    Les intentions des services de Mme Vautrin, c’est d’en récupérer certains, en les réintégrant dans le marché des esclaves et de laisser mourir les autres, ceux qui n’ont plus la force, ni la santé de rapporter au système...

    C’est ce qu’on ose appeler la « solidarité nationale » !

  • Par caramico (---.---.---.139) 28 décembre 2006 14:12

    Les bancs de l’assemblée sont souvent vides :

    Pourquoi ne pas réquisitionner ce lieu, ainsi que le sénat qui ne sert à rien, je suis persuadé que les conditions de vie y sont agréables.

    Ce ne sera pas la première fois que celà se pratique.

  • Par wolfgang (---.---.---.4) 28 décembre 2006 14:33

    Mes amis, L’état, et les autorités locales font beaucoup pour ces malheureux. Apres 1000 ans d’existence de Cannes le député-maire de Cannes a planté 550 palmiers sur les plages. Maintenant nos SDF’s ont une chance inouï, ils peuvent mourir sous des palmiers.

    Sorry for my french

    • Par Briseur d’idoles (---.---.---.155) 28 décembre 2006 14:45

      Remarque, il est peut-être « préférable » de mourir (de faim et de froid aussi !!) sous les palmiers de Cannes, que sur les berges de la Seine, c’est une question de goût...

      Mais je doute que les SDF apprécient la « différence » !

  • Par rodofr (---.---.---.208) 28 décembre 2006 14:52

    Je vivais avec une fonctionnaire, hôpitaux de paris, avec appartement donné, ascenseur, neuf, au centre de paris, les parents fonctionnaires aussi depuis toujours avec un 100 m2, sans loyer à payer, et depuis peu le téléphone à payer quand même ! Après séparation, je me suis suis retrouvé à la rue pendant un an avec un peu d’aide ici et là, sdf, ni appatement, et un travail en cdd. Je comprends maintenant pourquoi d’après sondage 75 % des jeunes veulent devenir fonctionnaires. Mais je les rejète pas car j’aurais fait pareil si j’avais su dans quel enfer j’allais me retrouvé, d’ailleurs on retrouve beaucoup de bourgeois maintenant à cause de la sécurité de l’emploi, d’anciens anars devenus zélés et il faut le voir pour le croire ! En résumé, il y a vraiment 2 france, l’une hyperprotégé et autosatisfaite d’avoir su se planquer en restant aveugle à l’autre france qui n’a pas vu venir la catastophe de la paupérisation grandissante. Ensuite, j’ai travaillé à la cnam où un quart du personnel est sur une voie de garage, histoire de pas laissé tomber des gens qui ne font rien par ailleurs avec des salaires incroyables. Et cerise sur le gateau, voulant garder leur budget et pour ne pas attirer l’attention sur un service peu utile ils s’étaient inventé un poste que j’occupais en cdd où je faisais rien et je devais me battre pour qu’on me donne du travail. Voilà, une facette de la France d’aujourd’hui non général mais assez parlante je trouve ! Ca sent la fin d’un système ! Et je vois vraiment pas comment ces gens aideront les plus démunis vu qu’ils avalent à eux tout seul une partie des ressources qui pourraient leur revenir pour les stabiliser.

  • Par goupil (---.---.---.137) 28 décembre 2006 15:03

    c’est là l’ éssentiel du problème, identifier ces 30% pour qu’ils aient un logement stable. Il faut aussi avoir conscience qu’il faut un ceratin temps pour construire des logements , plus d ’un an.

  • Par Triodus (---.---.---.26) 28 décembre 2006 15:03

    Cette misère visible est maintenue de manière déliberée par nos « puissants » : c’est une arme qui utilise notre crainte de tomber dans cette même misère si on ne se plie pas. Piqûre de rappel quotidienne assurée.

    Damien

  • Par Paul (---.---.---.174) 28 décembre 2006 15:09

    N’attendez pas que l’Etat fasse ce que votre conscience ou votre morale vous permets de ne pas faire : aider votre prochain. Au lieu de pleunicher sur les « manquements » de l’Etat, agissez.

    Car l’Etat ne devrait pas avoir le monopole de l’action social.

    Je trouve que plus l’Etat en fait moins les citoyens se sentent individuellement impliqués : le vrai danger est là. Et plus l’Etat se mellent de tout, moins le citoyens est libre.

    Mais il est vrai que la liberté n’est pas un enjeu majeur : pour preuve, c’est le grand absent de la campagne 2007. On vous parle de social, de « plus de solidarité » mais jamais de liberté.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 15:19
      Marcel Monteubeu

      Très bien ! Dites moi ce que vous faites vous personnellement et concrètement pour aider les sdf ?

    • Par Viraje (---.---.---.214) 28 décembre 2006 15:48

      Bonjour Paul,

      as-tu de vrais exemples de sociétés fonctionnant en ne se basant que sur la bonne volonté des citoyens ? Le modèle anglo-saxon compte beaucoup de laissés pour compte il me semble.

      Et dire que l’Etat a le monopole du social c’est insulter toutes les associations qui oeuvrent.

      Enfin pour des grands problèmes il faut de grand moyens, une coordination, une organisation et aujourd’hui seuls l’Etat, les grandes entreprises en disposent. Donc je ne comprends pas comment passer outre l’Etat.

    • Par Paul (---.---.---.174) 28 décembre 2006 16:30

      Je te retourne ton commentaire : jamais un Etat a pu résoudre de tels problèmes. Ceux qui l’on promis (par la révolution et la dictature) ont échoué. Par contre les premiers hospices, hôpitaux, lieux de retraite, n’ont pas été crée par la volonté d’un puissant (l’Etat) mais par la volonté des communautés religieuses (ancêtres, s’il on veut, des associations).

      Sans vouloir faire de prosélistisme, le message chretien de charité est un message qui s’adresse à l’individu (et non à César). Et si c’est ainsi, c’est parce qu’il est plus facile de se délier de sa responsabilité (en accusant le systeme) plutôt que de se regarder dans le mirroir et de penser qu’on a rien fait. Apparement c’est une constante dans le comportement humain.

    • Par Paul (---.---.---.174) 28 décembre 2006 16:37

      Pourquoi devrais-je répondre ? Est-ce que si j’appartenais à une association « sociale » cela rendrait mes propos plus juste ?

    • Par Viraje (---.---.---.214) 28 décembre 2006 17:14

      Je précise ma pensée : l’Etat n’a peut-être pas tout résolu mais apporté certaines réponses. Combien y’aurait-il de morts de froid chaque année sans tous ces centres ? Après pour les solutions à adopter, il y a une part de convictions et je respecte les tiennes. Mais pour moi je reste convaincu que s’il fallait classer du plus efficace au moins efficace pour aider les SDF :

      1. Etat : qui a les moyens de travailler sur des solutions durables en terme de logement et d’emploi des SDF.

      2. Associations : qui sont bien plus réactives et dynamiques pour aider les personnes

      3. Charité chrétienne : qui j’en ai bien peur restera limitée même en l’encourageant

    • Par Paul (---.---.---.174) 28 décembre 2006 17:54

      La solution, c’est l’association. Et si, comme dans certain pays, les dons fait aux associations étaient défiscaliser (=sans impôts) à hauteur de 100% et non 60% comme en France, pensez-vous que l’Etat aurait besoin d’être autant impliqué ? L’Etat français (gauche, droite confondu) est trop « paternaliste » pour laisser une chance aux citoyens de s’organiser sans lui.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 19:30
      Marcel Monteubeu

      Les associations, mêmes si elles étaient dotées de moyens plus conséquents, ne sont pas en mesure d’apporter une solution au problème des dizaines de milliers de sdf qui ont un emploi, mais pas de toit.

      Ces sdf là ne sont pas ceux qui ont besoin de centres d’hébergement, ils ont les moyens de se payer un loyer raisonnable. Le hic, c’est qu’il ne trouvent pas de logement pour les raisons que l’on connaît : les loyers étant démesurés, les propriétaires demandent des garanties plus fortes.

      Seule une volonté de l’Etat démontrée par un signe fort (je dis bien une volonté et un signe fort, pas une prise en charge totale) pourra permettre de trouver une solution et donc un logement pérenne pour ces citoyens créateurs de richesses pour notre pays.

    • Par Paul (---.---.---.174) 29 décembre 2006 10:43

      Ce n’est pas à l’Etat de creer des logements mais aux particuliers. L’etat doit favoriser un tel devellopement en assurant un contexte favorable. En effet, qu’attendez-vous de l’Etat ? Tout. Qu’il s’occupe de vous trouver un travail, un toit, une securite social, une retraite, une assurance chomage, des crèches pour vos enfants, des ecoles, l’univesité ... Oui, certains aiment ce rapport seigneur/serf. Pas moi. Moi j’aime la liberté, car je n’ai pas pour principe que les gouvernants connaissent mieux que moi mes besoins et surtout savent y repondre mieux que moi. J’attends de l’Etat qu’il arbitre correctement les conflits entre citoyens : qu’il s’occupe de la Justice. Car la bonne marche d’une société depends en grande partie de la maniere dont la Justice est rendue. Et je crains fort que la Justice française ne soit pas un exemple d’equité et d’efficacité : l’Etat a delaisser cet aspect pour se concentrer sur le social (il n’y a qu’à regarder les debats les mercredi à l’assemblée ...). Pour revenir au probleme de logement en region parisienne, pour moi il y a deux raison majeurs :
       la centralisation à outrance de la zone d’emploi sur Paris.
       le delai moyen d’expulsion (apres jugement ...) d’un locataire qui ne paie pas son loyé est de 22 à 26 mois. Ce qui insite les particuliers à demander des garanties de folie et à réaliser une selection par le coût du loyer. Si la Justice n’est pas prête à couvrir le risque que prends un particulier en louant, alors le particulier use de ces moyens (fort loyer et garantie par tiers) pour se couvrir comme il peut. Et me dite pas que les proprietaires sont des bourgeois qui exploitent la misères pour s’enrichir car ce serait la preuve que vous ne connaisssez aucun proprietaire.

      En conclusion : lorque j’entends Fabius se vanter que sur sa commune il y a 72% de logement sociaux, je vois un Grand Seigneur annoncer fièrement qu’il assure le logement à plus de 72% de ses serfs.

  • Par Albert (---.---.---.40) 28 décembre 2006 15:15

    Bien que,"Ce n’est pas le tout d’offrir un foyer ou un refuge [aux sans domiciles fixes], il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d’estime et de confiance en eux ; .....Si on n’est pas là pour les accompagner, on ne sort pas de cette précarité et on va de rechute en rechute .... le défi de l’exclusion est l’une des plus immenses montagnes à franchir ».

    Ne peu t on pas examiner ce qui éxistedans ce domaine ,En évaluer les résultats ,positifs et négatifs ,établir un bilan

    A signaler, (publicité bénévole) le bilan de l’association Habitat et Humanisme creée par un spécialiste de l’immobilier devenu prêtre qui a logée 7000 foyers en 20 Ans (Ecoute EuropeN°1 decejour)

  • Par titinu (---.---.---.174) 28 décembre 2006 15:28

    avec quel argent ces « don quichotte » achètent-ils toutes les tentes à la veille des élections ? pourquoi ne parler que du gouvernement actuel, parcequ’il est de droite ? c’est honteux de se servir de la misère des autres pour de la politique de bas étage.

    • Par Viraje (---.---.---.214) 28 décembre 2006 15:56

      Il y a surement des manipulations politiques qui se font à droite et à gauche. Mais là il y a un vrai problème de société alors il ne faut pas se cacher juste derrière l’actualité politique et quelques tentes Quechua et nier la réalité.

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 19:44
      Marcel Monteubeu

      Je parle du gouvernement actuel parce que c’est lui qui a les moyens justement en ce moment d’agir.

      Je n’aurais pas mieux traité le PS si c’est ce que vous voulez savoir. Il s’est suffisamment ridiculisé sur le sujet par la voix de Malik Bouti (secrétaire national du PS) invité il y a quelques jours du grand Journal sur Canal +. Il détournait le sujet sur les licenciements trops faciles !! Le pauvre, il n’avait pas compris que 30% des sdf ont déjà un emploi et que le premier problème est le logement...

  • Par boaz66 (---.---.---.111) 28 décembre 2006 15:41

    Avant de créer de nouvelles structures , aidons celles qui existent déjà !!! ( Emmaüs , Secours Populaire etc... )

  • Par Patrick (---.---.---.30) 28 décembre 2006 15:57

    On pourrait libérer plusieurs dizaines milliers de logements sociaux si les pouvoirs publics voulaient bien prendre la peine d’expulser tous les riches qui squattent les HLM. Tous ceux qui gagnent 3 ou 4 fois plus que le maximum requis pour entrer en HLM, ceux qui roulent dans une confortable voiture ou qui profitent de croisières, ceux qui sont propriétaires de résidences qu’ils louent à prix d’or.

    Hallucinant de voir qu’on continue à demander toujours plus de logements sociaux alors qu’une grande partie des bénéficiaires n’ont plus aucune raison d’y être. On a des critères pour pouvoir accéder aux logements sociaux mais aucun pour en partir. Mais ce serait vu comme une attaque contre l’éléctorat socialo-communiste que de leur demander de laisser la place à ceux qui en ont vraiment besoin et d’aller s’installer dans leur résidence ’secondaire’.

  • Par (---.---.---.31) 28 décembre 2006 16:05

    Sarkosy vient de nommer un célèbre avocat pour faire le point sur cette question d’SDF...qui l’empêche de dormir.

  • Par rodofr (---.---.---.208) 28 décembre 2006 16:37

    Soyons clair ! Il ne s’agit pas de trouver des boucs émissaires dans la mesure du possible. Il faut diagnotisquer le problème. Où est l’argent, à quoi il sert et pourquoi dans la mesure du possible. D’abord la réalité des chiffres ce que font trés bien les associations. Par exemple, 4 millions de chômeurs et non 2 etc. Et quand on voit l’ampleur des chiffres non officiels face aux autres on prend peur ! Ce qui me semble est un bon début et nous fait dire que quelque part tout le monde peut etre toucher. La prise de conscience commence là où la désinformation reculent car à l’époque d’internet c’est un comble d’être si mal informé alors que les outils sont là et les réponses existences. Et quand on aura vu à qui profite le crime, croyez-moi, ils pourront pas tenir longtemps même s’ils sont des millions ! Il suffit de voir ce que remue comme hypocrisie l’assossiation don Quichotte. Mais on a déjà fait beaucoup ! Le sdf venlent pas s’en sortir ! On a la bonne conscience tranquille ! Et pour les hlm, droite et gauche confondus, ils en venlent tous même la classe moyenne et je dirais même qu’ils enragent de voir les plus démunient s’y retrouver et je le sais par expérience car leur loyer à eux sont devenus exorbitants et leur train de vie s’en trouvent royé. Sur se site, je trouve beaucoup de naîveté au sujet de la nature humaine et sa capacité de relever le défi de la solidarité. Car le sytème dans le quel on vit à atomiser beaucoup beaucoup de gens qui par ailleurs auraient pu se révéler des âmes royales ! Un petit nombre est donc obligé de faire et d’indiquer le chemin au plus grand nombre.

  • Par (---.---.---.203) 28 décembre 2006 17:35

    5 millions de chômeurs ! Plus de 100 000 SDF ! Et combien de bas salaires proches de la misère ?

    Le bénévolat a de beaux jours devant lui !

    Maintenant que la pauvreté est un business, certains se frottent déjà les mains !

    Chaud les marrons, chaud chaud les marrons ! Il faut juste les sortir du feu en temps et en heure, avant d’en refaire une tournée.

  • Par James (---.---.---.57) 28 décembre 2006 17:38

    Pour des millions de personnes, les élections en France, c’est une sorte de star’ac jouée d’avance.

    Tiens, regardez le JT de J.Pierre Pernaud. Eh, ringard me direz-vous ? Erreur. J.Pierre Pernaud, c’est le must du journalisme français. Oui messieurs et mesdames, une gloriole qui caracole en tête de toutes les audiences de la tv française depuis au moins 20 ans ! Regarder le J.Pierre Pernaud et vous aurez ce qui sortira des urnes en 2007. J.Pierre Pernaud, c’est de l’auto médication hard. Avec ça, vous ne sentez plus rien. Vous êtes comme revenus aux temps bénis des colonies. Vous vous croirez toujours en la vieille France éternelle. Un ordre tranquille. Le curé, le patron, la famille, la patrie.

    Pas convaincu ? Regardez le problème des sdf. Vous y avez vu du nouveau vous ? Non.

    Au retour de chaque hiver, comme chaque année depuis au moins un quart de siècle, les SDF (re)deviennent un sujet d’actualité. Si on regarde les vingt dernières années, alors il suffit d’avoir arpenté les rues pour s’apercevoir de la présence plus visible des sans-domicile un peu partout dans les rues. Demandez à J.Pierre Pernaud. Les sdf, c’est un sujet porteur, c’est du pain béni, ça fait pleurer dans les chaumières de France, ça donne bonne conscience et ça permet de maintenir tranquille l’ordre injuste : salaires très bas, pressions sur les employés, peur du chômage, smicardisation de la société. 48% des français ont peur de devenir sdf. Si c’est pas une réussite ça. Cocorico !

    On pourrait plutôt avoir pour objectif affiché d’en terminer avec le « sans-abrisme ». En finir avec le « sans-abrisme » en 2006 plutôt que le gérer. Une stratégie ambitieuse avec des objectifs chiffrés. C’est mieux. On en a les moyens, on connait les solutions, nous sommes un pays riche pas besoin d’aller à Gstaad en Suisse , il suffit juste d ’aller voir à Mégève, Courchevel, Chamonix ect. pour s’en convaincre les chalets y sont remplis ! (http://www.armees.com/Peu-de-neige-...).

    Non. Pas de ça chez nous ! C’est comme pour notre chômage endémique, ça entretient la peur et la peur disait déjà Jean le Pen en 1950 (80 ans) : « ça c’est électoralement porteur ».

    Alors continuons ainsi et plus personne n’ira voter.

  • Par bebert lefort (---.---.---.50) 28 décembre 2006 17:42

    OUMAKLOUF qui est-ce ce gars-là ? Est-il sûr d’avoir raison sur le fond ? Pour qui oeuvre t’il exactement ? Comme toi a-t’il plongé la main dans le gousset, avant de demander aux autres de le faire ? Les français sont-ils là pour nourrir 60% d’imigrés parmi ces campeurs ? Allons restons sérieux la pastille même avec un grand verre d’eau ne descend pas.

  • Par vienne (---.---.---.242) 28 décembre 2006 17:45

    Raz le bol, des manipulations !

    Interrogez vous sur la parfaite mise en scène au moment propice de ceux qui avec l’aide des journaleux essaient de nous émouvoir. Des « intermittents du spectacle » téléguidés par la gauche qui attendent patiemment l’hiver, le froid et Noël ... Pourquoi avoir choisi juste cette époque ? Pourquoi ne les a-t-on pas entendu avant ? Que fait le maire socialiste de Paris ? Au lieu de financer des Paris-Plage il aurait pu s’en occuper ! Ahh oui, il est de gauche, donc il n’a aucune responsabilité... mais c’est bien sur...

    Enfin réveillez vous on vous manipule !

    Quant aux SDF il faudrait peut-être aussi vous interroger du comment et pourquoi cela devient un gouffre qui agite le microcosme : Voir l’article suivant, dont un court extrait : « La chambre régionale des comptes relève également que « le Samu social de Paris assume une mission - l’hébergement des familles en situation irrégulière - qui ne relève pas de sa compétence première. »

    http://tf1.lci.fr/infos/economie/so...

    • Par Emmanuel Bourcet (---.---.---.141) 28 décembre 2006 19:49
      Marcel Monteubeu

      Je parle du gouvernement actuel parce que c’est lui qui a les moyens justement en ce moment d’agir. Je n’aurais pas mieux traité le PS si c’est ce que vous voulez savoir. Il s’est suffisamment ridiculisé sur le sujet par la voix de Malik Bouti (secrétaire national du PS) invité il y a quelques jours du grand Journal sur Canal +. Il détournait le sujet sur les licenciements trops faciles !! Le pauvre, il n’avait pas compris que 30% des sdf ont déjà un emploi et que le premier problème est le logement...

    • Par Algunet (---.---.---.221) 28 décembre 2006 19:12

      Poussons le raisonnement 800 €, c’est d’un pingre, quelle honte ! Avec cette somme pas de quoi vivre décemment, une fois le loyer payé (ainsi que l’eau, le chauffage, l’EDF , le transport et le téléphone portable, il ne reste rien... 2000 € net semble un minimum, et comme ils seront dépensés, c’est sûr, ils seront réinjectés dans le système de production, ça va créer de l’emploi de la richesse donc etc, etc. on pourra même augmenter ce minimum vitale à 2500 puis 3000 €… A l’absurde !

    • Par (---.---.---.236) 29 décembre 2006 09:35

      « Et donc, ces 800€ / mois sont réinjectés dans le système de production. Retour à l’envoyeur en somme. Résultat : le coût réel d’un don de 800€ / mois, ce n’est finalement que le coût de production initial de tout ce qui est consommé avec cet argent. Et ça revient à combien, ça ? Même pas 200€, alors ? Où est le problème ? »

      Bein, comme ils vont acheter du pinard Chilien ou californien, voir chinois y’a un probléme.

      Non, économiquement, le RMI n’a aucun interet. (Au fait , keynes est réfuté depuis longtemps, si c’est la dessus que vous vous appuyez).

      Sans doute, il faut le garder, pour que toujours demeure le souvenir de la promesse socialiste, qui a débouché sur ces nouveaux pauvres, les SDF, qui n’existaient pas avant Mai 81 et l’IGF. Ils prometaient aux ouvriers du travail à leurs fils, ils les ont collé tous les deux au RMI ! Vive la Gauche.

      Par ailleur s’il n’y a pas de probléme, pourquoi ne payez vous pas directement vous un clochard, hein ?

  • Par VISNU (---.---.---.234) 28 décembre 2006 18:11

    une chaine même la plus grosse des chaines n’a la force que de son maillon le plus faible...

  • Par Sam (---.---.---.248) 28 décembre 2006 18:40

    Quelques infos à relier avec :

     les sondages montrant que les Français sont la moitié à voir en perspective possible la chute dans la rue ;
     les conséquences des politiques socio-économiques menées depuis vingt ans au moins ;
     les actions et résultats des structures étatiques ou para-étatiques pour éliminer/enrayer/pallier l’exclusion.

    En France en Novembre 2006, alors que la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) annonce près de 7% de retard de paiement de loyers par les locataires en 2002 (souvent en raison des coûts du chauffage électrique), le Gouvernement annonce 100 000 places en centres d’hébergement pour les sans-abri au titre du « plan hiver » (du 1er novembre 2006 au 31 mars 2007).

    Nombre de sans-papiers et « invisibles » échappent aux statistiques (mais ils étaient environ 200 à manifester à Calais quelques jours avant.)

    Nombre de SDF en France

    Population typiquement difficile à évaluer par son absence de la société organisée et administrée, les personnes sans domicile fixe sont difficiles à compter. Les évaluations varient considérablement.

    Un comptage effectué une nuit de janvier 2004 par l’Insee a dénombré 86 000 SDF en France. Selon Patrick Declerck, il y a à Paris un noyau dur de 10 000 à 15 000 personnes qui vivent habituellement et de manière continue dans la rue (les clochards fortement désocialisés).

    Au-delà de cette population stable, on trouve un groupe plus instable ou moins durable et deux fois plus grand (20 000 à 30 000).

    La recherche fréquente d’un recoin parfois bien caché, par souci de protection contre les intempéries ou par pudeur, augmente les incertitudes de dénombrement et surtout rendent plus difficiles l’action d’assistance ou d’entraide par les particuliers, les associations ou les secours.

    Mortalité

    En France, le collectif des Morts de la rue, regroupant une quarantaine d’associations, a recensé 112 morts de février à octobre 2005. La variation saisonnière est peu importante, le froid a tué 5 personnes sur les 112. Ces personnes avaient en moyenne 49 ans, alors que l’espérance de vie est de 77 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes, le plus jeune avait 31 ans et la moitié avaient moins de 50 ans.

    Les principales pathologies sont liées à la malnutrition et notamment aux carences en vitamine C et en calcium : anémie, hémorragies, troubles neurologiques ou cardio-vasculaires, fractures. Le manque de suivi médical empêche la prévention de maladies bien traitées comme le diabète ou l’hypertension. À ceci s’ajoute une forte consommation d’alcool et de tabac, entraînant des maladies cardiovasculaires, des cancers ORL et des cirrhoses.

    L’étude a également recensé 21 morts violentes : 8 assassinats, 7 morts dans des incendies et 6 chutes mortelles.

    Emploi et exclusion sociale

    On voit souvent les personnes sans domicile fixe comme des personnes désocialisées, totalement exclues de la société. Or, on s’est aperçu au début des années 2000 que c’était loin d’être le cas général.

    L’étude faite en 2004 par l’Insee a montré qu’en France :

    · trois SDF sur dix ont un emploi, en général précaire (contrat à durée déterminée, intérim) ; c’est généralement pour eux le coût du logement (en dramatique progression) et l’insuffisance des logements sociaux qui les maintiennent à la rue. · quatre SDF sur dix sont inscrits à l’Agence nationale pour l’emploi, et sont donc dans une dynamique de recherche d’emploi. S’il n’y a pas double appartenance à ces deux catégories (conservation de l’inscription à l’ANPE en même temps que le bénéfice d’un emploi précaire), alors seuls 30 % des SDF en France sont réellement désocialisés.

    Les « grands exclus » :

    Le phénomène des « grands exclus » est un phénomène social complexe à gérer. Il ne s’agit pas uniquement de pauvreté, mais surtout d’une désocialisation, d’une perte du lien social. En effet, une personne pauvre a en général des amis, de la famille qui peut l’héberger ; si la personne se retrouve dans la rue, c’est qu’elle a coupé ses liens avec ses amis et sa famille, ou l’inverse, ce qui arrive le plus souvent. Cela peut être en raison d’un déracinement (personne née à l’étranger ou ayant longtemps vécu à l’étranger, qu’elle soit de nationalité étrangère ou pas), de problèmes psychiatriques, d’un drame familial, d’un rejet de la part de l’entourage, d’une rupture voulue en raison de sévices subis.

    Dans un ouvrage récent, L. Thelen, chercheur belge ayant travaillé avec des acteurs institutionnels et des ONG d’aide aux personnes sans-logis ainsi qu’« en tant que » sans domicile fixe lui-même, cela en Belgique, en France et au Portugal, met en exergue la violence extrême qu’exerce l’environnement de la rue sur ses usagers principaux.

    Afin de survivre à ce milieu destructeur, ces derniers sont contraints à se soumettre à toute une série d’adaptations qui, à leur tour, vont encore renforcer la dépendance de l’individu vis-à-vis dudit milieu.

    Ce véritable cercle vicieux va mener le sans-abri à ce que l’auteur nomme « l’exil de soi », processus de désocialisation à ce point poussé que celui qui en est victime se trouve graduellement dépourvu de tout support social.

    En sus d’apporter un certain nombre d’évidences montrant que le sans-abrisme peut conduire aux mêmes extrémités dans des milieux socioculturels très différenciés, cet ouvrage met également en lumière le fait que certaines institutions d’aide sociale, en ne prenant pas suffisamment en compte les contraintes environnementales auxquelles sont soumises les personnes souffrant d’extrême exclusion, participent au renforcement du processus d’exil de soi.

    En effet, les personnes sans domicile fixe sont souvent réticentes à dormir dans les foyers : ceux-ci ne présentent pas des garanties de sécurité (notamment en ce qui concerne les vols), ils n’acceptent en général pas ceux qui ont des chiens, ni les couples de SDF.

    Les chiens, outre le fait d’être des compagnons fidèles qui ne jugent pas, constituent également un moyen de défense contre l’agression, et empêchent de se faire arrêter par la police ou la gendarmerie lorsque celle-ci ne dispose pas d’un chenil...

    Source : Wikipedia (page non définitive)

  • Par bob (---.---.---.19) 28 décembre 2006 19:54

    et que fait la mairie de Paris ? les dépenses pour ce magnifique Paris plage c’est vrai c’est que l’été pour faire sa pub...

    • Par Viraje (---.---.---.177) 28 décembre 2006 21:31

      Je ne pense pas que ce problème est à régler au niveau seulement municipal. Et pour reprendre les propos de M. Delanoë à ce genre de critiques : à Paris il y a 1 place pour sans-abris pour 400 habitants et dans les hauts-de-seine seulement 1 pour 2000.

  • Par Le péripate (---.---.---.188) 28 décembre 2006 21:37
    Le péripate

    Et si la solution réaliste, c’était justement... la tente ?

    Le Peripate.

  • Par allah (---.---.---.40) 29 décembre 2006 01:13

    salauds de pauvres ! ils n ont que ce qu ils méritent ! le libéralisme c est aussi une saine sélection naturelle. nous étions les plus forts , tachons de ne pas l’ oublier !!! smiley

  • Par La Babole (---.---.---.103) 29 décembre 2006 06:32

    L’état a posé deux pierres : il suffit juste de les juxtaposer. Ainsi, La Babole a trouvé un « plan B » pour les SDF... smiley Quand deux mesures gouvernementales peuvent dramatiquement se compléter : http://lababole.arviblog.com/articl...

  • Par (---.---.---.236) 29 décembre 2006 06:51

    On veut aider les SDF, mais on ne dit pas dans quelle école on va suprimer des enseignants..

    On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Si on donne plus ici, il faut retirer là. Le reste, c’est de la démagogie.

  • Par Piernic (---.---.---.125) 30 décembre 2006 19:39

    Je connais les responsables de l’association des Enfants de Don Quichotte et je sais d’où ils viennent. Leur action vise à redonner un logement à ceux qui en sont démunis et ne demandent que ça. Faire croire comme certaine que les solutions sont déjà là, c’est se donner bonne conscience et habituer les français à voir dormir des gens dans la rue. Les premiers résultats de l’action des EDQ sont concrets et d’autres suivront très prochainement. Comment Jacques Chirac taira-t-il ce sujet au jour de ses voeux à la Nation ? Et comment, puisque tous les partis vont signer la charte, ne pas commencer à l’appliquer immédiatement ? La vérité, c’est qu’une seule initiative citoyenne, engagée par des hommes de justice et de volonté, bien relayée par les média, aura fait plus pour les plus démunis que des années de gouvernement des ministres de la bonne conscience. Mon coup de gueule est là : « Où sont les bobos de Mme VAUTRIN ? Sont-ils chez les LEGRAND ou chez les KLARSFELD ? »

  • Par moebius (---.---.---.75) 30 décembre 2006 21:23

    A noel prochain !

  • Par moebius (---.---.---.75) 30 décembre 2006 21:37

    Que son petit intérieur est chaud quand il fait si froid au dehors. Image du chalet sous la neige avec un pére noel et des floCONs de neige en pailette qui scintillent... Le CONfort et la peur du déclassement...

  • Par ardechou (---.---.---.252) 1er janvier 2007 12:39

    Mouais, c’est pas tellement l’animateur qui est nul dans l’émission c dans l’air, c’est surtout la sociologue qui est à pleurer...

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