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Accueil du site > Tribune Libre > Se souvenir des belles choses

Se souvenir des belles choses

Quand j'étais adolescent, un après-midi notre professeur d'économie nous montra un documentaire sur la malnutrition, chapitre du programme à peine abordé en cours. Ainsi il n'avait pas besoin de se fouler de trop. Je regardai la chose distraitement quand soudain je vis sur l'écran une mère tentant en vain de nourrir son enfant d'une maigreur terrifiante, comme elle. Je fus révolté et ému aux tripes, je regardais mes camarades autour de moi m'attendant à ce que tous ressentent la même chose...

Cela n'était pas possible, tous devait le ressentir...

Mais tout ce que j'entendis tendait au fatalisme, à l'acceptation et en grande majorité relevait de l'indifférence.

Quand dans la rue je vois sur un trottoir un homme, une femme, des enfants en train de crever de sa misère là sous nos yeux, ce sont les mêmes sentiments à chaque fois. S'y rajoutent l'impuissance, la fureur de ne rien pouvoir faire de plus. Là encore, je m'attendrai à ce que tous réagissent ainsi mais les miséreux ne sont surtout que des obstacles ralentissant le rythme, empêchant de se sentir pleinement un rouage enthousiaste de la chaîne économique gardant l'espoir illusoire d'être un jour un de ceux mettant en branle le mécanisme...

La guerre fait rage un peu partout dans ce monde, plus encore et surtout dans les pays les plus pauvres. Tout les jours devant la télévision ou son ordinateur, l'homme moderne favorisé somnole en attendant l'émission « d'infotainement ». Il soupire parfois, « on s'en fout » pense-t-il mais il n'ose pas encore trop le dire. De temps en temps il pousse l'hypocrisie à mettre une bougie sur le rebord de sa fenêtre, à faire une « marche blanche » voire à acheter des produits dits « équitables ». Il « est » le pays ou la ville martyrisée sur les réseaux dits sociaux. Mais qui trompe-t-il ?

Pourquoi tout le monde ou presque s'en satisfait-il ?

Sommes nous devenus de ces robots évoqués par Bernanos dans ses « écrits de combat » qui rappelait aussi que notre modernité est une « conspiration contre toute espèce de vie intérieure »...

Je ressens toujours beaucoup de tristesse face à l'incapacité de notre société à apprécier les belles choses, les grandes idées généreuses, les idéaux élévés, l'héroïsme, l'esprit de sacrifice. Tout est nuancé, renversé, minimisé quand ce n'est pas raillé ou inversé, on ne s'étonne pas que les plus jeunes s'y perdent :

La Beauté est niée, elle n'existe pas, on prétend à notre époque que sa perception est subjective. Ce que quelqu'un trouve beau, c'est beau et tous les goûts en somme sont dans la nature.Le laid est à la mode, il fait transgressif, même si ce genre de transgression est le meilleur moyen de plaire aux nantis. La beauté des arts anciens ne serait que poussiéreuse et trop élitiste. Il convient de l'enrober sans cesse de médiocrités diverses et variées.

De même pour la Vérité, il y aurait une vérité par personne et plus de vérité universelle. Chacun serait convié à se faire sa « petite cuisine » à sa sauce en choisissant ce qu'il veut sur les étagères du grand supermarché intellectuel. Ce qui serait mal pour les uns ne le serait pas tant que ça pour les autres. Je me demande alors pour quelle raison obscure on punit encore les crimes de sang ou l'inceste puisque cela faisait peut-être du bien à ceux les ayant commis et qu'il y voyait du bien ?

Ne parlons pas bien sûr de l'empathie ou de l'altérité...

Après tout, que des personnes ne se souciant pas des fins dernières est presque logique et tolérable. Bien entendu, la plupart d'entre elles une fois arrivé en fin de vie s'inquièteront pour la plupart de se faire enterrer religieusement parce que l'on ne sait jamais finalement.

Par contre, que les chrétiens empruntent également cette voie du relativisme est inexcusable et impardonnable. Les croyants « compartimentent ». La charité, les pauvres folkloriques et pittoresques c'est bien joli à l'église quand le curé en parle, on peut même verser une petite larme. Mais dés que l'on quitte le parvis, il est de plus en plus permis d'être aussi cynique que les autres. Les croyants s'accomodent de l'atmosphère délètère, voire morticole. Ils font comme tout le monde. Ils invoquent un peu à tort et à travers la pression sociale et idéologique. Ils s'en satisfont pour trop d'entre eux.

Eux également devraient relire Bernanos, « Dieu vomit les tièdes »...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

illustration empruntée ici


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34 réactions à cet article    


  • petit gibus 29 juin 11:53
    Excellent papier
    mais certains vont t’accuser
    d’avoir troquer ton blanc catéchisme contre un livre rouge

    • Clocel Clocel 29 juin 12:22

      @petit gibus

      « troquer contre un livre rouge »

      Celui de Jung alors !? smiley


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 13:14

      @petit gibus
      Merci smiley

      Qu’ils m’accusent... smiley

    • L'enfoiré L’enfoiré 29 juin 13:33

      @Amaury Grandgil

       Non je ne vous accuse pas.
       Nous faisons presque tous de la contribution aux systèmes en place qu’il soit spirituel ou temporel.
       « Croire ou penser », deux mots qui n’ont pas la même signification mais que souvent les gens utilisent indifféremment.
       La misère du monde ne date pas d’hier.
       Elle a toujours existé comme son équivalent de la richesse.
       Ce qui a changé c’est Internet (près les films) qui apporte cette misère et cette richesse à la vue de tous dans une mixture d’autres informations.
       Dans la rue, très locale... ou ailleurs.
       


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 30 juin 08:16

      @L’enfoiré
      Bien sûr que la misère a toujours existé, mais cela ne change ni n’excuse rien.


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 juin 12:20

      Amaury Grangil,
      L’homme est une sale bête ; c’est bien à mon corps défendant que j’en suis un, et c’est pour cette raison que je suis résolument post-humaniste.

      La guerre de Gaza, il y a trois ans, et les monstrueuses conneries antisémites que je lisais quotidiennement sur ce site, cela m’aura vraiment rendu malade, au sens propre du mot, et après les premiers attentats en France, qui sont de même nature que le terrorisme néo-nazi du Hamas, je suis resté scotché des heures devant les chaînes d’information continue, dans cet état que les psychiatres appellent sidération.

      Depuis, il y aura eu d’autres attentats auxquels j’aurai prêté moins d’attention. Difficile de dire de quel côté, celui de la sidération ou celui d’une très relative indifférence, se trouve le maximum de pathologie. Je n’aime pas du tout la littérature de Montherlant, mais il écrit dans une de ses pièces de théâtre -je ne sais plus laquelle- que ce qu’il y a de plus tragique dans la mort des proches, c’est la manière dont on finit par s’en consoler. Et les stoïciens avaient déjà remarqué cela. Untel est mort, on pleure. Vingt ans plus tard, il est encore plus mort et on devrait pleurer davantage, mais les choses ne se passent pas ainsi. Dans sa « Consolation à M. Du Périer » qui vient de perdre sa petite fille, Malherbe fait cette démonstration par l’absurde ;
      « Ta douleur, Du Périer, sera donc éternelle ?,
      Et les tristes discours que te met en l’esprit
      L’amitié paternelle, l’augmenteront toujours ?
      Eh bien non, ça ne fera que s’atténuer avec le temps, et tout le monde le sait bien.

      Quand, après trois ou quatre ans de gouvernement socialiste, au milieu des années 80, j’ai vu surgir la »nouvelle pauvreté", c’est-à-dire des gens encore correctement habillés, qui venaient de perdre leur boulot et probablement leur logement, s’asseoir à l’entrée des couloirs du métro, et qu’on voyait et revoyait de semaine en semaine se dégrader chaque jour un peu plus, j’étais scandalisé et je le suis encore, mais c’est à cause d’une délibération de la raison ; la compassion devant la réapparition des mêmes scènes s’use avec le temps. Et on ne peut pas non plus faire une apologie de la compassion, dont tant de penseurs, depuis Aristote, ont fait une critique parfaitement justifiée.

      Aussi longtemps qu’il y aura des hommes, ils se comporteront comme les pauvres bêtes qu’ils sont, jusqu’à la disparition d’une espèce à l’intelligence encore très embryonnaire.


      • Emma Joritaire 29 juin 12:38

        @Christian Labrune

        « , jusqu’à la disparition d’une espèce à l’intelligence encore très embryonnaire. »

        L’intelligence humaine est ce qu’elle est. Ce sont ces cons des Lumières qui ont amplifié tout ça, jusqu’au délire

        Ils se sont brutalement retrouvés à la tête d’un savoir qui tiendrait sur un seul de nos CD et ils se sont vus en Rois du Monde.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 13:12

        @Christian Labrune
        Oui, aussi longtemps qu’il y aura des hommes il y aura de l’hommerie


      • L'enfoiré L’enfoiré 29 juin 14:40

        @Amaury Grandgil,

         Notre devise est « L’union fait la force » mais il peut aussi faire aussi la farce.
         Les « hommeries » comme vous les appelez, existent dans tous les domaines.
         Souvent qui se ressemble, s’assemble.
         Dernièrement j’écrivais un billet sur la Franc Maçonnerie.
         Une belle association de milieux différents qui discutent, mais dont le seul défaut est de vouloir rester dans le secret et ne pas partager le résultat de leurs cogitations.
         


      • Christian Labrune Christian Labrune 29 juin 16:38

        Ce sont ces cons des Lumières qui ont amplifié tout ça, jusqu’au délire

        @Emma Joritaire
        Ils ont amplifié quoi, jusqu’au délire ? Puisqu’il était question des Lumières, auriez-vous la bonté de nous éclairer un peu. C’est que je ne vois pas clairement et distinctement -et je ne dois pas être le seul !- ce que vous voulez faire entendre.


      • Emma Joritaire 29 juin 17:57

        @Christian Labrune

        « Ils ont amplifié quoi jusqu’au délire ? »

        Les capacités de l’intelligence et de la raison... pardon... et de la Raison humaines.

        Si le sujet vous intéresse, on a eu un petit échange à propos de la faillite des Lumières,dès La mouche du coche 17:04, sur :

        http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/clouscard-domination-par-le-marche-73801#forum13135249


      • Taverne Taverne 29 juin 12:26

        « Se souvenir des belles choses » : mais qu’est-ce qu’une belle chose ? Ce que notre souvenir qualifie comme telles, répond en substance l’auteur (j’espère ne pas pas trahir sa pensée) ?Mais le souvenir est-il le meilleur juge de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas ? Voilà une question, vous avez deux heures ! smiley

        Sinon, un sujet de bac cette année était : « l’art doit-il nécessairement être beau ? » Vaste question, j’aurais voulu y répondre dans un article tant la difficulté me paraissait un bon challenge. Mais vous savez ce que c’est : manque de temps...J’aurais commencé par dire que le « nécessairement » vient appuyer le « doit » pour lui donner un sens univoque et non ambigu. Ce ne serait pas une obligation mais un impératif, une nécessité.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 13:13

          @Taverne
          Proust répond que le souvenir de notre vie et de la beauté que l’on y croise est le plus important.


          L’art devrait tout le temps élever...pour faire une tentative de réponse.

        • Emma Joritaire 29 juin 13:17

          @Taverne

          « Sinon, un sujet de bac cette année était : « l’art doit-il nécessairement être beau ? »

          Il y a quelques années, j’ai acheté un bouquin, un album même (30.2. x 24.8 cm, 156 pages), publié, en 1992, par les Editions Jacques Bertoin, « L’art dégénéré - Une exposition sous le IIIe Reich ».

          Ma femme a laissé tomber un oeil sur la jaquette (Emil Nolde - Nus et eunuque. Le gardien du harem, 1912) et elle a demandé : - Tu as dépensé de l’argent pour acheter ça ?^

          Il y a des spontanéités, comme ça, qui laisse sans voix.

          P.S. - Je me suis laissé dire que mon exemplaire a été sauvé du pilon, l’ouvrage s’étant avéré contre-.productif


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 juin 14:24

          @Taverne
          Salut Paul,
           Tu as tout à fait raison.
           Le « beau » est une interprétation personnelle des choses que l’on rencontre en direct ou par l’intermédiaire des images.
           L’art n’a rien de beau. Il est subjectif même si l’esthétisme doit faire partie de l’opération séduction.
           Hier, j’écoutais la radio dans ma voiture. On parlait d’une exposition de photographies que je retrouverais à l’adresse « jesuishumain.be » qui avait lieu au musée de la Fonderie... à Molenbeek (une commune bien connue depuis la pub de Trump).
           Peu importe le média utilisé.
           J’irai la voir demain peut-être.
           L’art du surréalisme comme je parlais récemment de Dali et surtout de son égérie, Gala, est affaire de gros sous parfois.
           Le plus souvent c’est à titre posthume que les évidences sortent des tiroirs à souvenirs et est réinterprété par un auteur plus jeune qui le fait ressortir dans une nouvelle interprétation.

           La nécessité des actes, encore un sujet très subjectif.
           Qu’est-ce qui est nécessaire ?
           La vie, peut-être pour avoir la chance de réaliser certaines choses avec un goût de l’exclusivité, de l’imagination pure et dure qui laisserait une trace de sa personnalité.
           Certains vont ainsi perdurer dans les dictionnaires de l’histoire alors qu’ils sont passés inaperçus pendant leur vie..

           Je me souviens d’un écart de pensée avec toi, sur ce qu’était la vérité et la réalité.
           La vérité étant toujours interprétée et donc multiple tandis que la réalité brute non interprétée est unique.
           Oui, tout cela ce sont des sujets de dissertations du bac.
           On ne connait pas la sortie du secondaire sous le nom de « bac » chez nous.
           En fait, ce n’est qu’une étape vers la grande école, l’université, à laquelle le secondaire ne prépare pas vraiment comme il le faudrait.


        • Taverne Taverne 29 juin 14:50

          @L’enfoiré

          L’art en lui-même n’a rien d’une nécessité (on peut survivre sans l’art). Par conséquent, pourquoi devrait-il se soumettre à des lois de nécessité ? L’art a la vocation qu’on lui donne : si on veut qu’il soit subversif, il se sera ; si on veut qu’il soit officiel, il sera officiel. Classique ou révolutionnaire ? Etc. Quand on choisit sous cet angle, l’esthétique devient secondaire et n’obéit pas aux mêmes règles dans un cas et dans l’autre. En tous les cas, l’étudiant qui aura omis de parler des leçons sur le Beau du vieil Aristote ne mérite pas plus de 12 sur 20. Cela dit, Aristote n’est qu’une base de discussion...

          Oui, tu as raison, sur la question de la vérité, je conduis ma propre réflexion. Cette réflexion, que j’ai partagée dans mes articles (et accessoirement dans le livre que je viens de faire publier), n’est pas achevée. La base est que la vérité est le résultat - en constante construction - du rapport entre le regard de la conscience et de la réalité. Mais comme l’homme a trois intelligences (physico-sensorielle - conscience - raison), il voit la vérité de trois façons. Et encore, ce serait simple si on s’arrêtait là. Mais la conscience qui saisit la vérité est conditionnée par : le désir, la confiance, la volonté. Encore trois sources de vérité différentes. La vérité pouvant être ce qu’on désire, ce que l’on veut (usage de la Raison, du devoir, de la science), ce que l’on croit (base de la confiance : le savoir et les habitudes reposent sur elle). Mais je suppute que cela se complexifie encore car il doit y avoir des croisements...


        • Christian Labrune Christian Labrune 29 juin 16:50

          @Emma Joritaire
          Comme quoi, si j’ai bien compris, le nazisme avait du bon, qui savait traiter efficacement, de la manière la plus radicale et définitive, tout ce qui lui paraissait « dégénéré ».

          Je ne comprenais pas vraiment, plus haut, une sortie des plus incongrues contre la philosophie des Lumières et je demandais des éclaircissements. Muni de cet exemple fort éclairant concernant l’art dégénéré et ayant lu le bouquin de l’historien Zeev Sternhell intitulé « Les antilumières », qui est une analyse des idéologies fascisantes, je n’ai plus besoin d’explications supplémentaires.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 16:55

          @Taverne
          L’Art n’est en effet pas indispensable pour vivre, tout comme la culture. Mais on passerait à côté de son humanité à ne pas cultiver l’un et l’autre


        • Emma Joritaire 29 juin 18:14

          @Christian Labrune

          « Comme quoi si j’ai bien compris, le nazisne avait du bon... »

          T’as tout compris : ma femme trouve laide une image jugée laide par les Nazis, donc le nazisme avait du bon.

          Y’a pas à dire, t’en as dans le caberlot, toi smiley

          « ...une sortie des plus incongrues contre la philosophie des Lumières.... »

          Serait-ce à dire que tu contestes le fiasco intégral des idées ces stupides petits marquis ? T’as vu dans quel état est la société sortie de leurs provocs à deux sols ?
           
          "^...ayant lu le bouquin de l’historien Zeev Sternhell intitulé « Les antilumières », qui est une analyse des idéologies fascisantes, je n’ai plus besoin d’explications supplémentaires."

          Trop tard, j’ai déjà donné.

          P.S. - Il tire d’où son autorité, ce Sternheil ?


        • Taverne Taverne 29 juin 19:25

          @Amaury Grandgil

          Ce que je voulais dire, c’est : l’art n’étant pas nécessaire pour vivre, pourquoi faudrait-il qu’il soit nécessairement beau ? Enfin, je reconnais que c’est là un point difficile à développer dans un devoir de philo pour un jeune.

          Pour la question de la vérité que vous ébauchez dans l’article, j’ai là aussi tendance à prendre les choses sous un angle à part : on s’est échiné à chercher quelles étaient les causes d’erreur (les deux philosophes Bacon en ont même fait des catégories). Descartes a aussi apporté sa précieuse contribution. Mais on s’est moins occupé de savoir d’où nous venait la vérité et comment elle se formait. En fait, j’aime la philosophie efficace : il faudrait pouvoir combiner les formes d’erreur avec les différentes natures de vérité pour s’approcher enfin d’un modèle, d’une grille de lecture, qui aiderait à dégager des principes de vérité universelle.


        • Emma Joritaire 29 juin 20:35

          @Taverne


          « ...l’art n’étant pas nécessaire pour vivre, pourquoi faudrait-il qu’il soit nécessairement beau ? »

          On se le demande, il y a aussi une clientèle pour la laideur.

          Comme il y a une clientèle, dans les sites pornos, pour les scatophiles et les amateurs (et -trices ?) d’amputé(e)s en tous genres.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 30 juin 08:15

          @Taverne
          Je suis convaincu que l’on trouvera une vérité en s’intéressant à la psychologie sociale. Quand on lit Lévi Strauss, entre autres, on voit bien que la nature humaine est la même partout, ça c’est déjà une vérité.


        • Christian Labrune Christian Labrune 30 juin 13:30

          @Emma Joritaire
          Ce que vous aviez écrit, qui n’était pas clair du tout, autorisait le type de lecture que j’en ai fait, et vous devriez être content de l’occasion que je vous ai fournie de mettre les points sur les i.
          Par ailleurs, bien que je préfère le siècle de Louis XIV à celui de son petit-fils, lequel aboutira à l’abominable terreur de 93, je ne cracherai pas sur la philosophie des Lumières, je me contenterai d’en exclure le très fumeux Rousseau dont la pensée simplifiante et simpliste se retrouve effectivement dans toutes les idéologies totalitaires des siècles suivants.


        • Emma Joritaire 29 juin 12:28

          « Mais tout ce que j’entendis tendait au fatalisme, à l’acceptation et en grande majorité relevait de l’indifférence. »

          Ca devait être l’époque où Hara-Kiri publiait la photo d’une vieille Indienne (des Indes) décharnée, avec la légende . - Si vous ne voulez pas lui ressembler, ne faites pas comme elle : mangez !

          Et à l’époque aussi où certains disaient qu’ils récoltaient les capsules des bouteilles de bière et de coca, pour servir d’assiettes au Biafra. Pour avoir grandi là-dedans, ça ne me choque pas outre mesure.

          P.S. - Le Biafra, c’était il y a 50 piges, il n’y a donc pas grand-chose de nouveau sous le soleil


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 14:36

            @Emma Joritaire
            Non rien ne change


          • Emma Joritaire 29 juin 18:29

            @Amaury Grandgil

            « Non rien ne change. »

            Et rien ne changera jamais.

            Plus personne ne croit à « l’aptitude de chaque homme à devenir un être fraternel pour les autres », constate le psychosociologue (de gauche) Eugène Enriqiuez, auteur du best-seller De la horde à l’Etat.,


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 29 juin 18:35

            @Emma Joritaire
            J’ai encore l’espoir que ça puisse changer un jour


          • Emma Joritaire 29 juin 18:52

            @Amaury Grandgil

            J’ai encore l’espoir que ça puisse changer un jour"

            Si ça vous aide à vivre, pourquoi pas ?


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 30 juin 08:13

            @Emma Joritaire
            Non c’est pas le but, mais je préfère penser que ça peut changer


          • Taverne Taverne 29 juin 12:31

            Le « choc des photos », ça eut payé mais ça paie plus ! Je dirai qu’une des causes de cette indifférence est le dépassement de la réalité par la fiction, notamment les séries violentes du type « fin du monde » et de survie minimale (sans parler des jeux). On a créé une fiction tellement plus horrible que la réalité que - effet non voulu - on a désensibilisé les jeunes cerveaux. Dommage...


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 juin 14:33

              @Taverne

              Encore une fois, d’accord.
              Décerveler, désensibiliser, c’est souvent le cas.
              Il faut prendre de plus en plus de recul sur les choses.
              Être éclectique et critique à la fois, parce qu’aucun système humain n’est garanti sur facture de détenir la vérité et d’être exempt de tare sous-jacentes.
              Éclectique parce que tout se tient par un lien parfois ténu.

              Chez vous, la droite et la gauche ont été rejetée du terrain politique.
              Chez nous, nous avons le même sujet avec la pieuvre de la gauche qui se déglingue derrière des paravents d’honnêteté. (Affaires Publifin et samusocial)
              C’est une période de « manu pulite » qui revient alors pour que « l’art de gouverner » redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû quitter pour le bénéfice de la population.  


            • foufouille foufouille 29 juin 13:12

              ben moi, ça me rappelle l’opération « bol de riz » au collège soit disant pour aider les chinois qui crevaient de faim, sauf que à la fin de l’année un chinois grassouillet s’est déplacé de chine.
              dans certains documentaire peu trafiqué, le crève la faim a toujours un smartphone, une belle montre voir des dents en or comme une « mendiante » roumaine croisée début 90’s.


              • pipiou 29 juin 23:43

                Ouh là ! Amaury est en train de nous faire une petite déprime.

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