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« Inquiétudes autour du soleil », tel était le titre du C dans l’air diffusé ce vendredi 12 juin, animé par Yves Calvi, en présence d’André Brahic, astrophysicien réputé et Alain Cirou, directeur de rédaction à la revue Ciel et espace. Que va-t-il se passer au juste ?
C’est certain, quand on met comme titre « inquiétudes autour du soleil », on attire le chaland qui zappe sur sa télé. La qualité oratoire des intervenants scotche alors le téléspectateur en attente d’une information importante. Que se passe-t-il au juste ? En fait, juste une anomalie constatée dans l’activité du soleil. Pas de quoi s’affoler mais l’époque n’est-elle pas au catastrophisme ? Il y a trente ou quarante ans, on peut être sûr que le fait mis en avant dans cette émission aurait été écarté des médias car sans importance réelle. Mais à notre époque d’inquiétude, toute anomalie est exposée dans les médias et leur formidable caisse de résonance. Peurs et émotions sont au rendez-vous dans ce qu’un Virilio a appelé la démocratie des affects, laquelle fait suite à la démocratie des concepts, quand les jeunes et moins jeunes se réunissaient pour parler du matérialisme dialectique. Bon, c’est disons, un phénomène médiatique. Mais derrière, le soleil est bel et bien présent, avec ce qui semble être un caprice… Et c’est franchement pas sympa parce qu’un nouveau virus de la grippe a fait son apparition, de quoi faire une tache médiatique plus inquiétante que l’absence des taches solaires…
… En effet, le soleil n’affiche pas le comportement attendu et c’est une source de réflexion, voire d’inquiétude, un peu comme quand une personne se fait attendre et qu’on imagine l’accident. Le soleil est connu depuis longtemps pour ses taches intermittentes. Des cycles de 11 ans ont été observé au cours du siècle derniers. Curieusement, l’entrée dans le nouveau cycle en 2008 n’a pas été assortie d’une activité aussi intense que prévue. Et pareil pour le premier trimestre 2009. Les tâches solaires ont disparu ! Enfin presque. L’année 2008 s’est soldée par un maximum de jours sans taches, 266, soit 73 % ; et pour le début 2009, c’est 87 %. Du coup, il se passe quelque chose d’inhabituel. Et Alain Cirou d’insister sur le côté exceptionnel du phénomène, tout en rappelant que le Moyen Age fut une période chaude assortie d’une intense activité solaire, alors qu’à l’inverse, une mini période glaciaire a duré un demi siècle sous le règne de Louis XIV tandis que la tamise gelait. Au cours de cette émission, une jeune climatologue fit valoir que l’effet de serre est dominant dans les effets de « forçage » par rapport à la puissance de rayonnement du soleil. Donc pas de refroidissement en vue. Traduction, il faut suivre les recommandations du GIEC.
L’honnête citoyen pénétré de raison aura une certitude, c’est que pour l’instant, on ne peut rien savoir sur la base des données scientifiques. Le retard d’activité du soleil peut très bien traduire un écart hors statistique et tout pourrait rentrer dans l’ordre. Quant aux conclusions du GIEC, sans crier qu’il faut écraser l’infâme, notre citoyen prendra le parti de Voltaire et se méfiera de ces mercenaires au service des intérêts économiques et politiques dépendant du « réchauffement climatique ». Est-ce son dernier mot ?
Sans doute que non. Car les scientifiques ne sont pas les seuls habilités à prédire le climat. Les gens proches de la nature, les paysans, les cultivateurs, livrent parfois des pronostics surprenants, témoignant d’un authentique sens de l’observation. Il y a peu, une connaissance me fit savoir que les oignons auraient en ce moment une épaisseur et une rigidité supérieure à la moyenne, laissant augurer un hiver très froid, plus que la moyenne. Sans doute les fins observateurs auront-ils quelques éléments à livrer. Pour ma part, achetant des produits sur le marché, notamment des oignons frais et des radis de jardin, j’ai pu constater une rigidité de ces oignons, ce qui les rend difficiles à consommer lorsqu’on les coupe pour agrémenter une salade de tomate. Mes dents ont dû ferrailler avec des radis dont la couche externe à plus la consistance du bois que d’un tubercule comestible. Les végétaux ont une sorte d’intelligence du monde physique, bien plus que les animaux et a fortiori les humain. Les végétaux ont une plasticité et une adaptabilité face au climat et ce que leur morphologie exprime mérite d’être « écouté ». Ils sont en osmose et en résonance avec les énergies physiques et notamment celles qui déterminent le climat. A l’instar de ces animaux connus pour anticiper les séismes. L’hiver risque d’être froid si ces éléments se confirment. Avez-vous lu dans les pelures d’oignon les oracles hivernaux ?

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