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Accueil du site > Tribune Libre > Sondage redressé : Mélenchon fait une percée à 18%

Sondage redressé : Mélenchon fait une percée à 18%

Contrairement à ce que tentent de faire croire les sondages, « corrigés », des instituts traditionnels, « Filteris Euromédiations » estime que le candidat de la France Insoumise n’a pas reculé dans les intentions de vote, bien au contraire, il continue sa progression. Il atteint désormais 18% et compte plus de 240 000 soutiens.

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Les sondeurs traditionnels ont, dès le soir de l’élection de Hamon à la primaire des socialistes, corrigé les intentions de vote en faveur de ce dernier, -allez savoir pourquoi ?-, en le propulsant miraculeusement, en quelques heures, de 9 à 15%. Ce faisant, ils rétrogradèrent le charismatique porte-parole et candidat de la vraie gauche à 10%, au lieu des 15% qui lui étaient attribués.

Etait-ce en application du principe physique des vases communicants ? S’il y a bien une chose qui ne fonctionne pas ou mal entre les deux candidats et leur électoral potentiel, c’est bien la communication. Bien entendu, au nom de l’appartenance à une famille politique se réclamant d’un socle idéologique commun (Jaurès, Blum, etc.), certains tentent (désespérément) de jeter des passerelles entre les deux.

Peine perdue, Hamon, malgré ses incantations socialement progressistes, est le candidat d’un parti qui, sous la houlette de Hollande et Valls, s’est labellisé « social-démocrate », ou, pour être plus précis : « libéral ». Malgré sa bonne volonté, s’il veut rassembler dans son camp, pour contrer Macron, Hamon est contraint de se renier. Il finira sans doute par porter un programme très édulcoré par rapport aux annonces de campagne, qui avait enthousiasmé une majorité de votants à la primaire (revenu universel, etc.).

Mélenchon volontairement sous-évalué par l’Ifop

Depuis lors, Mélenchon fait figure de dommage collatéral de cette primaire des socialistes. C’est ce qu’ont intérêt à faire croire, ceux qui craignent comme la peste, les idées défendues par le tribun du peuple de la gauche qui élargit chaque jour son audience et compte à présent plus de 240 000 soutiens. Pourquoi ?

La réponse s’impose comme une évidence. Les instituts de sondage qui constatent, mois après mois, dans leurs études, la place de choix qu’occupe Mélenchon, parmi les deux ou trois personnalités politiques dont les Français ont une bonne opinion, ont sauté sur l’aubaine Hamon. 

Un polémique, via Twitter, entre l’Ifop (Dentressangle, ex-Parisot, ancienne présidente du Medef) et Mélenchon, rapportée dans Libération du 8 février, fait état des explications de son directeur Frédéric Dabi, qui se justifie, à propos des tout derniers chiffres qui placent, après un redressement politique contesté par l’intéressé, à 10% au lieu de 17% et en revanche propulsent Hamon à 16,5% au lieu des 12% réellement enregistrés. (Voir la réponse de Mélenchon, ci-dessous).

Mélenchon est en réalité à 18%

Reste que Mélenchon a reçu un renfort de poids avec les évaluations de Filteris Euromédiations, dont la méthodologie diffère sensiblement des instituts traditionnels :

 « Les sondages "traditionnels" estiment que Jean-Luc Mélenchon stagne autour de 10 % d'estimations de vote au premier tour de la Présidentielle. Or, selon la société Filteris Euromédiations, l'analyse des perceptions et des valeurs qui sont associées à chacun des dix candidats déclarés aujourd'hui indique que Jean-Luc Mélenchon se situe bien plus haut : (18%). »

« Ce sont donc ces millions de voix et de données exprimées naturellement qui sont récoltées et analysées par Filteris-Euromédiations grâce à une méthode axiologique qui a fait ses preuves depuis maintenant dix ans. Il s’agit d’une expertise scientifique développée à l’Université Laval de Québec, basée sur des calculs différents de ceux qu'utilisent habituellement les sondeurs. »

Les intérêts des instituts traditionnels sont de servir leurs commanditaires ou donneurs d’ordres, eux-mêmes médias ou entreprises aux mains de milliardaires. Ce que résume Laurent Bocquillon, militant FI : « Quand un journal détenu par un milliardaire défend un institut de sondage détenu par un milliardaire pour accabler le candidat qui veut aider le peuple à reprendre le pouvoir accaparé de manière mafieuse par des milliardaires, ça donne ça. »

Présidentielles 2017 : Les analyses data montrent une vraie percée de Jean-Luc Mélenchon.

 

Verdi

Vendredi 10 février 2017

 

La réponse de Jean-Luc Mélenchon :

SONDEUR OU M’AS-TU VU ?

Selon « Libération », des comptes Twitter de mes soutiens mettraient en cause injustement un redressement abusif de sondage en ma défaveur. Il s’agit d’un visuel comparatif me plaçant à 17% des intentions de vote. Le sang des défenseurs de la vérité n’a fait qu’un tour. Il fallait rectifier ! Mais en fait d’enquête, le journal s’est servilement contenté de demander son avis au sondeur concerné. Et quelle enquête ! Il me parait juste de compléter la copie du bulletin social libéral par quelques informations existantes dans le domaine public.

« Libération » prétend que le redressement se fait en comparant les réponses des gens à leur vote réels de 2012 et 2015. Va pour 2012. Mais 2015 ! Voilà bien un exploit ! En effet il n’y avait pas de liste Front de gauche dans toutes les régions. Ainsi dans le Nord, la région Rhône-Alpes, le grand ouest et la Franche-Comté-Bourgogne, quatre des treize grandes régions les plus peuplées du pays, mes amis du PG faisaient liste commune avec les Verts et seul le PC se présentaient sous l’étiquette « Front de gauche ».

Comment, dès lors, a-t-on pu comparer les intentions de vote à des votes réels de 2015 qui n’ont pas eu lieu ? « Libération » précise : « Dans le même temps, 13,2% des sondés expliquent aujourd’hui avoir voté pour le Front de gauche en 2015, alors que le parti n’a obtenu à l’époque que 11% ». Voilà qui est sidérant ! Car la comptabilisation nationale du vote Front de gauche était tout simplement impossible compte tenu de la variété des situations d’alliances dans les treize régions. « Le monde » de l’époque avait d’ailleurs titré que nous payions très cher notre division. Un grand mystère sur lequel « Libération » ne s’est même pas interrogé. Peut-être parce qu’il n’a déjà plus aucun lecteur dans ces régions qui aurait pu le renseigner.

À cette considération j’ajoute celle-ci : je n’étais candidat personnellement nulle part. Ce qui revient à dire que la « correction » effectuée par le sondeur efface tout critère lié à la personne du candidat dans l’élection qui le met le plus en avant. Une grenouille ou un poulpe dans un bocal seraient plus efficace pour étudier l’opinion.

Pour clore, je rappelle à qui veut le savoir que je me suis prononcé de longue date pour l’application de la loi votée à l’unanimité au Sénat sur le sujet à partir d’une proposition conjointe d’un sénateur PS et d’un « Les Républicains ». Bien sûr, le PS ne l’a jamais présenté à l’Assemblée nationale. Elle prévoit d’interdire les sondages en période électorale.

JLM


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178 réactions à cet article    


  • alinea alinea 10 février 13:24

    Sûr qu’il faut interdire les sondages en période électorale ! quelle fabrication de connerie !
    Verdi, un doute affreux m’assaille : vous êtes payé à l’article ? car donner de l’audience à tout ça, comment dire, ce n’est pas fructueux.


    • manu manu 10 février 15:22

      @alinea

      Mais d’un côté c’est important d’expliquer ou de rappeler que les sondages sont « redressés », et que ce redressement ne favorise pas du tout Mélenchon.

      Si en plus on sait qu’ils peuvent être achetés...
      On voit qu’ils font tout se qu’ils peuvent pour maintenir l’illusion que se sera le nouveau PS (macron) ou le nouvel UMP (hara-kiri fillon) au second tour face au FN.


    • alinea alinea 10 février 15:29

      @manu
      pas de sondages, on n’aura besoin de rien expliquer du tout ! quand on voit à quoi servent les explications !


    • Fergus Fergus 10 février 16:43

      Bonjour, alinea

      « Sûr qu’il faut interdire les sondages en période électorale ! quelle fabrication de connerie ! »

      Je ne pense pas que l’on puisse revenir en arrière. A notre époque hyper-connectée, supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs, y compris les plus improbables sur de prétendues enquêtes souterraines. Bref, le remède serait sans doute pire !


    • Fergus Fergus 10 février 16:48

      @ alinea

      Même si j’aimerais croire aux chiffres données par Verdi - ô combien ! -, je pense en outre que les données brutes sont encore plus fausses que les données corrigées.

      A toutes fins utiles, un commentaire que j’ai récemment adressé à Wesson :

      « Comme je vous l’avais écrit il y a quelques semaines, un ami scientifique m’avait expliqué pourquoi les données brutes ne sont pas fiables, et en tout état de cause nettement moins près de la réalité du moment que les données corrigées.

      A toutes fins utiles, voici ce que dit des sondages le site « Vie publique » :

      « Le redressement est une opération consistant à modifier les résultats bruts du sondage afin d’en renforcer la qualité méthodologique.

      Le redressement est d’abord d’ordre socio-démographique. Il consiste à rétablir, dans le cas de la méthode des quotas, les bonnes proportions en affectant un poids (coefficient de pondération ou clé de correction) à chaque individu en fonction de ses caractéristiques. Le redressement consiste ainsi à rendre l’échantillon conforme en proportions à la population de référence.

      Le redressement est ensuite opéré sur des critères politiques. Les instituts de sondages considèrent que certains votes sont traditionnellement sous-représentés dans les résultats bruts (votes pour des partis comme le Front national par exemple), les sondés étant réticents à avouer leur vote pour ce type de formation politique. A l’inverse, des partis de la gauche modérée sont généralement sur-représentés (phénomène du sinistrisme). Pour réaliser ce redressement politique, les instituts se fondent sur les souvenirs de vote. S’il apparaît un décalage entre ce que les sondés déclarent avoir voté dans certains scrutins précédents et les résultats effectivement obtenus, les instituts en déduisent que les résultats bruts doivent être corrigés. Par exemple, si seuls 5 % des sondés déclarent avoir voté pour le Front national aux dernières élections alors qu’il a obtenu 15 % des suffrages, le sondeur considèrera que ce parti est sous-estimé dans le sondage et que ce dernier doit donc être redressé. »

      La surreprésentation de certains électorats et la sous-représentation de certains autres varie au fil du temps, et il appartient aux sondeurs de modifier en conséquence leurs règles de redressement. Je constate néanmoins que le site Vie publique dit en filigrane grosso modo la même chose que mon ami : les données brutes ne sont pas fiables en l’état.

      Pour autant, certains plaident pour une publication simultanée des deux types de données : les brutes et les corrigées. Je ne suis pas sûr que cela clarifierait les choses. »


    • Fergus Fergus 10 février 17:03

      Bonjour, Manu

      « Si en plus on sait qu’ils peuvent être achetés »

      Cette affirmation relève très largement du fantasme Lors d’une campagne électorale du type de la présidentielle que nous vivons, les enquêtes sont commandées et payées par des groupes de presse et des médias aux intérêts divergents. Or, ces enquêtes donnent des résultats convergents, ce qui ne devrait pas être le cas si les instituts trafiquaient leurs données. Certes, ils peuvent le faire, mais à mon avis de manière très marginale, sauf à courir le risque de se griller.

      A toutes fins utiles, je vous rappelle le référendum de 2005 (j’aime beaucoup cette référence car elle est éclairante à bien des égards) : vous serez d’accord avec moi pour reconnaître qu’il y a eu un matraquage sans précédent en faveur du OUI durant des mois, et cela de la part de tous les grands partis et de tous les grands médias.

      Or, si le OUI a longtemps été donné gagnant, les courbes se sont inversées environ 2 mois avant le référendum, et c’est ensuite le NON qui a été donné gagnant par les principaux instituts, l’un d’entre eux affichant même 54 % contre 46 % en faveur du NON à quelques jours du scrutin. Bien vu : cela a été le score final !

      Les partisans du OUI n’en avaient pas moins continué leur matraquage, et parfois de manière éhontée dans les médias mainstream. Ces mêmes médias qui avaient commandé et payé ces sondages. La conclusion s’impose d’elle-même : les instituts ont fait leur job, tout simplement, et sans truquer les résultats des enquêtes !


    • Verdi Verdi 10 février 17:16

      @Fergus

      Bonsoir Fergus,

      Juste une précision par rapport à votre réponse. Le pourcentage de 18%, établi par Filteris Euromédiations, ne peut être comparé ou assimilé aux données brutes des instituts traditionnels. Les méthodes d’approche ne sont en rien comparables.
      Quoi qu’il en soit, je me garde bien d’exulter. Je pense que la réalité des intentions des gens est actuellement insaisissable, en tout cas, scientifiquement, de façon très fine. 
      Ce qui rend cette élection présidentielle particulièrement incertaine quant à son issue. 

    • Gavroche 10 février 17:26

      Bonsoir Mr @Fergus


      Excusez moi de me mêler à votre discussion, mais à lire souvent vos commentaires je pense pouvoir me fier à un avis de qualité. j’ai une question qui me turlupine : 

      Les sondages servent à quoi ?

      Il n’y a pas si longtemps les sondages n’existaient pas. Les élections étaient elles faussées. ?

      Quel peut être l’intérêt des gens de voter non pas selon ce qu’ils attendent pour eux ou le pays mais en fonction de sondages soit disant officiels ou des enquêtes souterraines ?

      Si cela ne sert à rien, autant l’interdire et utiliser leur temps d’antenne pour laisser les candidats détailler leur programmes et leurs intentions, dont on ne parle pratiquement plus, et permettre ainsi un choix responsable et citoyen.
      Cordialement.


    • manu manu 10 février 17:36

      @Fergus

      Vous pensez qu’ils ne sont pas capable de s’entendre (les instituts et en marche & UMP), à deux mois des élections, sans parler des marges d’erreurs, acheter les sondages n’est pas du tout un fantasme, surtout qu’apparemment c’est sans risque de poursuites.

      La principale différence entre Macron et Fillon et hors du pays (Macron penche vers l’ouest, Fillon vers l’est), donc les Français riches et puissants doivent tous s’accorder à défavoriser Mélenchon, Hamon, et Le Pen.

      vous dites :
      « Cette affirmation relève très largement du fantasme Lors d’une campagne électorale du type de la présidentielle que nous vivons (...) »
      Merci d’éviter les affirmations dans se genre si vous n’avez aucuns arguments ou preuves.


    • Fergus Fergus 10 février 17:52

      Bonjour, Gavroche

      « Les sondages servent à quoi ? Il n’y a pas si longtemps les sondages n’existaient pas. Les élections étaient elles faussées ? »

      Certes ! Et c’est pourquoi je ne suis pas particulièrement friand des sondages.

      Mais, outre le fait que les sondages existent depuis des décennies, comme je l’ai écrit ci-dessus à Alinea, « Je ne pense pas que l’on puisse revenir en arrière. A notre époque hyper-connectée, supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs, y compris les plus improbables sur de prétendues enquêtes souterraines. Bref, le remède serait sans doute pire ! »

      Pour ce qui est du temps de couverture médiatique, c’est un autre problème : les médias n’ont évidemment pas la possibilité d’ouvrir leur temps d’antenne ou leurs colonnes à tous les candidats. Ce serait inaudible et cela détournerait par saturation les citoyens de cet exercice pourtant démocratique. Savez- vous qu’il y a actuellement environ 90 candidats à la présidence ? Sans doute ne seront-ils plus qu’une dizaine après le passage à la moulinette des parrainages, mais en attendant le 17 mars, convenons qu’un traitement égalitaire, et même équitable, est strictement impossible dans la mesure où il ne donnerait que des miettes à chacun.

      Si vous en concluez que le système n’est pas satisfaisant, je suis d’accord avec vous, évidemment. Mais comment procéder autrement dans une société où de plus en plus de monde veut avoir son quart d’heure de célébrité ou prétend détenir la clé de la société heureuse de demain ?

    • Fergus Fergus 10 février 18:57

      @ manu

      « Merci d’éviter les affirmations dans se genre si vous n’avez aucuns arguments ou preuves. »

      Désolé, mais mon propos ne vous visait pas personnellement. Au demeurant, je vous ai démontré sommairement avec un cas réel et de première importance - le référendum de 2005 - comment avaient évolué les sondages. Et cela malgré le fait que tous les commanditaires de ces sondages étaient des groupes médiatiques qui faisaient une campagne massive en faveur du OUI. Les instituts ont-ils été corrompus dans un contexte où pourtant les enjeux étaient de taille ? Manifestement non. Vous pouvez d’ailleurs facilement vérifier ces faits en cherchant sur le net.

      J’ajoute qu’en matière d’absence d’arguments et de preuves, affirmer comme le font beaucoup d’intervenants sur ce site que les instituts sont vendus et les sondages truqués prête à sourire. Car je n’ai jamais vu ne serait-ce qu’un embryon de preuve ni même, à défaut, de démonstration convaincante. smiley


    • Malatif Malatif 10 février 22:43

      @alinea
      Merci Alinea pour ce grand moment comique.......
      Ce soir vous tenez le podium
      .

      • ____ Verdi, un doute affreux m’assaille : vous êtes payé à l’article ?

      Il faut ne pas vous avoir lu depuis des années pour résister au fou rire.


    • Croa Croa 10 février 23:38

      À Fergus « supprimer les sondages reviendrait à donner du poids à toutes les rumeurs »,
      *
      Ah parce que tu crois qu’un sondage ce n’est pas une rumeur ?


    • Fergus Fergus 11 février 09:58

      Bonjour, Croa

      Certainement pas ! Une rumeur peut véhiculer les pires manipulations, et cela dans des proportions le cas échéant extravagantes. Tel n’est pas le cas des sondages d’intentions de vote. Certes, il sont imparfaits mais ils n’en sont pas moins un reflet plutôt fidèle de l’état de l’électorat à un moment donné.

      Observez d’ailleurs d’où viennent les critiques : presque toujours d’un camp en difficulté ou en perte de dynamisme.

      Souvenez-vous à cet égard de ce qui se passait sur le web en général, et sur ce site en particulier avant la primaire PS-PRG : la plupart de ceux qui, comme vous et moi, sont des électeurs de Mélenchon se réjouissaient de voir le candidat de la France Insoumise à 15 ou 16 % alors que le candidat socialiste (présumé Valls) plafonnait à 9 %. Qui dans ces rangs dénonçait alors les résultats de ces sondages ? Personne ! Depuis, la primaire est passée par là et a donné comme vainqueur Hamon, un socialiste d’apparence progressiste, ce qui ipso facto a replacé dans le giron du PS des électeurs habituels de ce parti qui ne voulaient pas de Valls. D’où les sondages actuels (mais sujets à évolution), moins favorables à Mélenchon, et les critiques envers les instituts. Rien que du classique !

      Dans le même ordre d’idée, souvenez-vous des violentes attaques émanant de l’électorat du FN lorsque les sondeurs attribuaient à ce parti des intentions de vote sous-estimées aux yeux de ces électeurs. La plupart criaient à la manipulation et dénonçaient la fiabilité des instituts. Les entendez-vous aujourd’hui ? Non, car leur candidate est placée en tête des intentions de vote, et curieusement les instituts naguère vilipendés trouvent grâce à leurs yeux. Etonnant, non ? smiley


    • Verdi Verdi 11 février 10:27

      @Fergus

      Bonjour Fergus,

      Je partage votre scepticisme, eu égard au fait que, comme vous le démontrez, lorsque les sondages avantagent un camp, celui-ci se garde bien de les critiquer. Par souci d’objectivité, il faut élargir l’angle de l’analyse. 
      Avant l’élection de Hamon, Mélenchon, auquel les médias dominants n’accordaient aucune chance de victoire, ne représentait pas un réel danger. Il n’y avait pas lieu de corriger plus que cela les données brutes. D’autant plus que, sans parler d’intentions de vote, sa cote de popularité est l’une des plus fortes du personnel politique depuis un an. Question de cohérence ! 
      Par ailleurs, tant que Hollande laissait planer le doute sur la candidature, il fallait bien agiter l’épouvantail Mélenchon, qui disperserait les voix à gauche et compromettrait une réélection, en ne corrigeant qu’à la marge les intentions de vote attribuées au chef de file des Insoumis.
      Ce qui a révélé la grossière manipulation, c’est l’annonce tonitruante, par les médias aux ordres, à peine quelques heures après l’élection de Hamon, d’une inversion miraculeuse des résultats des intentions de vote... 
      De quoi s’interroger, non ? Tout en restant néanmoins lucide, comme vous le faites, arguments à l’appui !

    • Laulau Laulau 11 février 10:33

      @Fergus
      les données brutes sont encore plus fausses que les données corrigées.

      C’est exact, mais elles ont le mérite ne ne pas être manipulées. La publication des donnée brutes à chaque sondage permettrait de se faire une idée la progression de chaque candidat sans qu’il soit possible « d’arranger » les résultats. Je suis désolé mais corriger des chiffres en tenant compte d’élections antérieures avec des candidats différents (Hollande n’est pas Hamon) ou des types de scrutin différents ( la présidentielle n’est pas une municipale) relève un peu de la lecture dans le marc de café. De plus, dans le cas présent, appliquer une correction à partir des résultats de 2012, revient forcément à minorer l’énorme désillusion de ceux qui ont voté Hollande il y a cinq ans.


    • Fergus Fergus 11 février 11:53

      Bonjour, Laulau

      En réalité, les algorithmes de correction sont assez complexes et ne relèvent pas du doigt mouillé comme le croient certains.

      En fait, l’idéal serait de publier en même temps les données brutes et les données corrigées en indiquant quels critères de correction ont été utilisées dans la méthodologie du sondage. Ainsi chacun pourrait se faire une idée plus précise.

      Pour ce qui est de « l’énorme désillusion de ceux qui ont voté Hollande il y a cinq ans », je suis d’accord. Et c’est pourquoi une part non négligeable d’électeurs du PS se sont portés sur Mélenchon dans un premier temps. Mais la victoire de Hamon à la primaire a changé la donne car aux yeux de ces électeurs migrants Hamon est comme Mélenchon un candidat de progrès, de surcroît non affublé de l’étiquette d’extrême-gauche que nombre de médias continuent d’accoler à la France Insoumise, héritière du Front de Gauche.

      Ceci explique sans doute cela. Et je ne doute pas que les choses se rééquilibreront dans les prochaines semaines quand les électeurs se rendront compte que Hamon s’est fait phagocyter peu ou prou par les libéraux du PS.


    • Fergus Fergus 11 février 11:58

      Bonjour, Verdi

      Très franchement, je ne crois pas qu’il y ait eu manipulation. Je vous invite à cet égard à lire ci-dessus ma réponse à Laulau.

      Concernant le sondage très favorable à Hamon qui a suivi sa victoire de la primaire, rien de bien étonnant, eu égard à l’effet spécifique qui suit ce type de scrutin interne. Il en avait été de même pour Fillon, dont la cote la plus élevée avait été mesurée au lendemain de la primaire de droite.


    • Laulau Laulau 11 février 13:08

      @Fergus
      Il y a un problème de fond dans le système de correction des sondages. Si les calculs sont compliqués et relativement rigoureux pour les correction de quotas, ils sont bien plus contestables pour les « facteurs correctifs » appliqués en fonction des élections passées. Ci dessous un extrait d’ article que j’ai trouvé instructif. J’ai souligné les passages qui me paraissent essentiels. Mais en bref, ces corrections ont une nette tendance à figer l’électorat sur ses compositions antérieures.

      "Dans le cas des sondages politiques, c’est le résultat final que l’on corrige, indépendamment de l’échantillon considéré. Par expérience, les sondeurs observent en effet un biais récurrent : le vote pour les partis d’extrême-droite ou d’extrême-gauche s’avoue difficilement devant l’enquêteur. En contrepartie, certaines formations, comme le PS, bénéficient toujours de plus d’intentions de vote que de votes réels (ou bien les électeurs du PS répondent plus aux enquêtes d’opinion, ou bien ceci est l’effet d’une « révérence envers l’idéal socialiste »)[1][1]. La méthodologie de ces redressements repose sur la comparaison des prédictions avec les précédents scrutins. Ainsi on demande au sondé quel a été son vote aux dernières élections, puis on ramène ces aveux, biaisés, au résultat réel. Le problème de cette méthode est que l’on joue avec une variable de trop : mathématiquement, on se trouve face à une équation possédant deux inconnues, la prédiction du scrutin à venir et le vote passé qu’avouent les sondés, sans qu’on puisse leur faire confiance. Lors d’une enquête électorale, on interroge ainsi les sondés sur leur vote lors de la précédente élection. Si 7 % d’entre eux avouent avoir voté pour le Front National dans un scrutin où il obtint 13 % des suffrages (Législatives de 1993), il faudra multiplier en proportion le nombre d’intentions de votes avouées pour ce parti lors de l’élection suivante. Cette méthode est donc a priori incapable de distinguer ce qui relève de l’inavouabilité du vote, et ce qui relève de l’évolution de cet électorat, comme l’a montré le premier tour de l’élection présidentielle de 2002. En outre, elle est inopérante dès lors qu’une configuration politique inédite se constitue pour une élection (comme le binôme du RPR Balladur-Chirac aux présidentielles de 1995 pour lequel on ne possédait aucun « critère objectif » de correction d’un biais éventuel, ou la candidature de Chevènement en 2002). Enfin, une part indéniable d’intuition intervient dans de telles corrections. Celles-ci sont toutefois contrôlables objectivement par la Commission des Sondages : elle dispose des chiffres bruts et redressés, peut demander des comptes aux instituts et rendre publiques toutes ses observations. En conclusion, si « un bon sondage est un sondage bien corrigé »[2][2], dans quelle mesure cela permet-il « non de figer des choix mais au contraire de suivre les évolutions » de l’opinion, qui, nous rappelle J. Jaffré, « a le droit de changer »"


       

       


    • Dzan 13 février 09:51

      @manu
      Je ne suis pas Mélanchonolâtre, mais quand on assiste au matraquage, pour ne parler que des autres, qu’en serait-il, si on lui réservait la même audience que les autres ?


    • webduweb 14 mars 18:59

      @Gavroche Les sondages sont faits pour manipuler l’opinion : Avec les premiers sondages qui vous désignent les meilleurs candidats avant même que les gens ne puissent se faire une opinion, la machination pour influencer l’opinion, déjà fortement influencée par la propagande médiatique de droite, est de faire voter autrement les opposants aux deux principaux partis ou les indécis, en leur suggérant de « voter utile » (cela consiste à voter pour un des deux principaux candidats qui ont une chance d’être élus). De plus, les sondages sont faux et manipulateurs ! Je vais vous le prouver.
      - Les sondages n’ont aucune valeur car les échantillons de 1000 personnes qui ne sont pas choisies au hasard ne sont pas représentatifs de toute la population. Echantillon « peau de chagrin » : une pratique internationale
      - On vous les donne bien avant la campagne électorale, bien avant de connaitre tous les candidats, bien avant de savoir qui aura droit à finir la course à la Présidence.
      - Pourquoi pensez-vous que les instituts de sondages existent ? Devinez qui les financent. Les élus, qui ne veulent pas les changements souhaités par le peuple. Ils sont malins. Ils savent que la plupart des gens n’ont pas d’opinion et se décident au dernier moment. Alors ils vont vous faire voter l’opposé de ce que vous auriez voté sans sondages, et c’est par leur suggestion de « voter utile » que cela permet de conserver toujours les mêmes politiques, avec ceux des politiciens qui ont reçu le plus d’argent pour se faire élire.


    • Tall Tall 10 février 13:38

      C’est beaucoup + logique ...

       
      La politique PS a été massivement rejetée ( Hollande à 4% fin 2016 )
      Donc, tout ce qui incarne un tant soi peu le PS devrait subir un rejet proportionné
      Donc : Hamon et Macron > out
      Restent Mélenchon, Marine et Fillon, mais ce dernier a un gros handicap maintenant.

      • meslier meslier 10 février 14:02

        @Tall

        Vous citez les participants à la course et ceux qui sont tombés , moi je vois venir un outsider qui va tous les coiffer au poteau , en la personne de François Asselineau .

        Nous devons sortir de l’UE+EURO , restaurer le contrôle des changes , s’ensuivra une dépréciation du Franc nouveau de 10% , qui boostera les exportations Françaises .
        Cela cassera la spirale du chomage , et fera baisser le nombre de chômeurs de 2 millions ,

        ça c’est le ticket gagnant .


      • baldis30 10 février 14:05

        @Tall

        bonjour,

        « ......Fillon, mais ce dernier a un gros handicap maintenant. »

        Un handicap ? mais Bayrou possède des chevaux et Pau est un hippodrome d’obstacles ....Les handicaps ils connaissent ...


      • Tall Tall 10 février 14:13

        @meslier

         
        Votre plan est bon ... et c’est exactement ce que Marine a expliqué hier chez Pujadas ( « L’émission politique » ). Regardez ici

      • Tall Tall 10 février 14:14

        @baldis30

         
        Vous ne croyez pas si bien dire, car Bayrou pourrait bien venir le plomber encore un peu +

      • LE CHAT LE CHAT 10 février 14:22

        @meslier

        il va falloir que chaque membre de L’UPR vote au moins 100 fois pour avoir une chance au second tour , il va falloir convaincre plus d’électeurs au lieu de passer votre temps à taper sur le FN ! la branlette devant l’article 50 du traité de Lisbonne,ça n’ameute pas le challand !

        Etonnant qu’un cinquième parti de France en nombre d’adhérents n’ai même pas un conseiller municipal !

        je me poserais des questions !


      • LE CHAT LE CHAT 10 février 14:24

        @Tall

        presque le double d’audience de Fillon ! et elle a convaincu 41% des spectateurs !

        Asselineau et son charisme de Bigorneau peut toujours essayer de faire mieux ! smiley  smiley


      • meslier meslier 10 février 14:29

        @Tall

        Non pas tout à fait Marine le pen veut effectuer un référendum et discuter. . .... et patin couffin .

        François Asselineau une fois élu enclenche direct l’article 50 .


      • manu manu 10 février 15:02

        @meslier

        François Asselineau qui aura peut être une chance d’être élu dans quatre ou cinq quinquennats...

        Voter Asselineau revient à voter blanc, donc favoriser Rothschild Macron.

        T’as des actions chez Google toi, hein, avoue !


      • Tall Tall 10 février 15:06

        @meslier

         
        Non, le référendum c’est pour appliquer le 50 ... comme les anglais l’ont fait

      • Tall Tall 10 février 15:11

        @LE CHAT


        Oui, 3,5 millions de tv branchées sur cette émission en direct
        Je ne sais pas combien ça fait de spectateurs ... 7 millions ?

      • non667 10 février 16:10

        @meslier
        François Asselineau une fois élu ....

        en 2060 ?.....


      • capobianco 10 février 19:22

        @non667
        Impressionnants les adeptes de la secte asselino ! Niveau maternelle et encore.......


      • jessyzz jessyzz 10 février 20:18

        @Tall
        Ouais c’est Exactement mon pronostic et la vague dégagiste risque bien de transformer en raz de marée...



      • Phil610 10 février 21:09

        @LE CHAT Ben, la branlette devant la photo de marine qui a un charisme de palourde, et qui tape sur les musulmans, mais qui mendie un peu de sous à l Arabie saoudite. Qui a dit et répété qu elle ne sortirai pas de l’ue, etc... C est pas beaucoup plus constructif


      • jesuisdesordonne 10 février 21:39

        @LE CHAT
        Avez-vous vu Asselineau dans ce sondage, vous ?
        Sinon ces alternatives qui ne valent que ce qu’elles valent.
        http://candidat-2017.fr/
        http://2017-election.fr/


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 février 22:02

        @Tall
        En effet, ça en fait des gens qui n’ont pas lu le Programme Présidentiel du FN...  !! Ils vont se faire syrizer encore une fois...


        Il est écrit : « l’Objectif est de parvenir à un projet européen » !
        C’est entouré de plein de promesses qui ne peuvent cacher l’ objectif poursuivi par le FN : rester dans la construction européenne, exactement comme Mélenchon.

      • Tall Tall 10 février 22:24

        @Fifi Brind_acier

         
        Sans oublier les retransmissions sur TV5 et tous les articles de journaux attenant

        Alors si vous voulez faire passer l’upr pour les menteurs les + idiots du monde, ne vous gênez pas, continuez ... smiley

      • Croa Croa 10 février 23:47

        À Tall,
        Ce qui n’est pas logique est suspect.
        *
        Les lois de la logique sont à l’intelligence stratégique ce que la loi d’Ohm est à l’électricité. Il n’y a qu’avec les imbéciles que « plus c’est gros mieux ça passe ».

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