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Accueil du site > Tribune Libre > Souriez, vous êtes Supergrugés !

Souriez, vous êtes Supergrugés !

Et oui, quand vous entrez dans un supermarché, vous en ressortez supergrugés.

Consternant. Toutes ces pubs vantant les mérites de Leclerc, de Carrefour, d’Auchan, de Super U me sortent par les yeux. Que ce soit des pubs comparatives, ou bien Daniel Prévost vantant les petits suisses de Super U, l’objectif est le même : vider votre porte monnaie.

A ce propos, je me demande d’ailleurs comment Daniel Prévost, avec son CV, a pu accepter de prêter sa voix pour des pubs aussi mièvres. Vous me direz, chacun fait ce qu’il veut.

Un des rares avantages à faire ses courses dans les hyper reste le prix des matières basiques telles que le sucre, les huiles, le liquide vaisselle, le sopalin, les croquettes pour le toutou etc…

Pour le reste, c’est le désert.

Les viandes sont médiocres, les poissons et fruits de mer également, les plats cuisinés (cuisinés ?) insipides, les poulets à la broche indigestes, les charcuteries industrielles banales, et les fruits et légumes pas mûrs et hors de prix.

Et les gens en redemandent. Incroyable mais vrai. J’ai failli oublier les « délicieux » plats surgelés industriels. Lasagnes sauce boulettes, Saint Jacques sauce ketchup etc… 

En fait, sous prétexte d’économies, on dépense plus dans un supermarché que chez les petits commerçants. D’une part, parce qu’on est tenté à chaque rayon d’acheter plus que nécessaire, mais en plus ils utilisent pas mal de techniques de vente. Je ne vais pas les énumérer toutes mais en voici quelques unes :

Liste non exhaustive. Pour en revenir au label saveur de l’année, c’est une belle arnaque. Les produits ne sont en général pas meilleurs que d’autres, mais par contre ça dope les ventes et surtout ce n’est pas gratuit. Deux liens explicatifs ci-dessus.

Récemment on a vu fleurir les « scans », qui permettent aux gens de suivre leur addition. Ah oui ! Très important de suivre son addition au centime d’euro près. Pensez donc ma brave dame, dès fois qu’on dépenserait 20 centimes de plus ! Tu parles. Sous prétexte que le consommateur moyen va mieux contrôler ses dépenses avec se système. Sauf que c’est faux, puisque les gens achètent quand même sous le coup de l’impulsion. Et puis le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » a enfoncé le clou rapidement.

Les dirigeants des grandes surfaces ont mis le paquet pour le lancer. Comme ils savent le faire. A grand renfort de panneaux publicitaires, prospectus, guichet ouvert avec une charmante blonde, carte gratuite, caisse spéciale scan pour éviter l’attente etc…Pas moyen de l’ignorer. Du coup, la mayonnaise à l’air de prendre.

Côté des producteurs, vendre aux hypermarchés, c’est l’angoisse. Ils sont étranglés de plus en plus. Coincé entre vendre ou ne pas vendre. Autrement dit, manger ou être mangé. Deux liens :

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=3545

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2013/02/17/Eleveurs-laitiers-caprins-le-goulot-d-etranglement-1339279

C’est paradoxal pour le consommateur. Les légumes, fruits, viandes, poissons très cher et très souvent hors de prix, alors que les producteurs vendent aux hyper de moins en moins cher.

Seuls les actionnaires jubilent. Café, pousse café, cigare…

Du coup, je me tourne de plus en plus vers les petits commerçants. Je redécouvre avec bonheur les étals des marchés, l’épicerie du coin, l’artisan boucher sur la place, avec qui il fait bon blaguer. Parce que côté blagues dans les hypermarchés, c’est plutôt coincé ou inexistant.

Surprise. Chez mon épicière, le kilo de Salers à 15€. Pas plus cher que chez Leclerc. Mais avec un goût incomparable. Et puis en discutant avec elle, j’apprends qu’elle torréfie son café, que la machine date de son père, et que c’est un pur arabica. Elle m’en offre même 250 grammes pour goûter. Il est excellent. Bien meilleur que les cafés bas de gamme des grandes enseignes. Prix : 3 € les 250gr.

J’en vois certains qui vont me dire qu’ils trouvent du café à 1,50€ chez Carrefour. Peut être, mais il est infect. Si vous voulez du café potable dans les grandes surfaces, il faut mettre au minimum 2,50€ les 250gr. La différence n’est pas si grande.

Et puis, quel plaisir de faire ses courses sur les marchés. Les fruits et légumes sont en général pas plus chers qu’ailleurs mais beaucoup plus mûrs et gouteux. L’ambiance est de plus bon enfant, convivial, et détendu. Le bonheur.

J’en ai marre de subventionner tous ces actionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes et surtout pas au bien être du producteur et du consommateur. Les monopoles ont toujours été dangereux, car pas de concurrence. C’est bien là le drame.

Trop de petits commerçants ont disparu. Aidons ceux qui restent, car sinon nos villes, nos villages seront bien déserts. Il ne restera bientôt plus que des enseignes. Pas de surprise. Vous pourrez trouver un Gifi partout, mais un bon boucher, beaucoup moins sûr.


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126 réactions à cet article    


  • Mr Dupont 9 août 2013 08:32

    Mr Clojéa

    En mes vertes années , je me rappelle Gaston le mari de l’épicière de mon village qui , au volant de son vieux tacot partait s’approvisionner au marché de Fontainebleau (12km) 2 fois par semaine en fruits , légumes et petites cochonnailles

    En hivers, dans le froid et le blizzard, il partait ; il partait en mission Gaston, l’âge venant ; 10 cm de neige, il partait plus

    Pour les fins de mois difficiles, Mme Delhomel l’épicière acceptait un petit croume (1) pour passer le cap ; elle sortait alors un grand livre noir, à l’intérieur duquel s’alignaient les noms des infortunés du village

    Mme Delhomel s’est éteinte, son épicerie aussi

    « Bonjour Zoziau ; qu’est-que tu veux ? » ; elle m’appelait comme ça parce que j’étais toujours en train de siffler la dernière scie à la mode ( j’étais plein d’espoir en ce temps là)

    Temps révolus à jamais

    Aujourd’hui les épiciers se fournissent en se faisant livrer par les Hypers du canton, mais ils sont bien utiles même s’ils n’acceptent plus les croumes

    (1 ) crédit


    • Clojea Clojea 9 août 2013 12:18

      Bonjour Mr Dupont : Merci pour ce témoignage. Heureusement il reste encore quelques épiciers (es) vaillants. Près de chez moi, une petite dame de 80 ans, toujours en activité. C’est elle qui me vend le Cantal délicieux, et un café hors pair.


    • vieux grincheux 10 août 2013 07:54

      @ L’ auteurE, à touTEs



      Pensez-y en « faisant vos courses »

      VG Passeur cognitif à but non lucratif

    • Gasty Gasty 10 août 2013 11:56

      Mais à propos des commerçants, je me souviens aussi de ma mère qui pestait contre eux ( pas sur tous) car pour lui refiler les morceaux les moins bons et garder le meilleur pour ses bons clients plus fortunés, ça ils savaient faire. Du poisson et de la viande, sûrs que nous n’étions pas les meilleurs clients mais au moins pour le peu qu’on en mangeait, on aurait bien aimé etre bien servis.
      Avec l’arrivée des super marchés, de ce côté là, il n’y avait plus ce favoritisme.


    • Gabriel Gabriel 9 août 2013 09:12

      Bonjour Clojéa,

       

      Les supers ou hyper-marchés ne sont que la réponse à la boulimie de consommation des citoyens gavés à la pub télévisuelle. La qualité des produits n’est pas leurs priorités, leur unique but est une rentabilité exponentielle et sans limite de leurs bénéfices et pour cela, ils pressurent leurs fournisseurs, volent leurs clients avec de fausses promos et exploitent leurs employés avec des salaires de misère, des horaires décalés et aléatoires. Ils sont plus destructeurs d’emplois que créateurs. Aujourd’hui, c’est le petit commerçant, l’artisan, la PME locale qui sont la source de véritable valeur pour le pays, ils sont le tissu social et économique dont les régions ont besoin. La fermeture d’une bonne moitié de ses grandes surfaces permettrait de recréer beaucoup plus d’emplois que cela en détruirait et la qualité de vie des commerces et des consommateurs sans ressentirait. A nous citoyens de changer notre façon d’acheter et de consommer mais, quand on pense que certain s’ennuyant le weekend vont s’y promener, ce n’est pas gagné… Cordialement


      • Clojea Clojea 9 août 2013 12:23

        Salut Gabriel : Pas mieux. Merci d’avoir ajouté le salaire de misère des caissières. J’ai complètement oublié de le traiter dans mon billet. Un lien pour confirmer l’enfer :

        http://www.lexpress.fr/actualite/economie/ma-vie-de-caissiere_488962.html


      • jeanpiètre jeanpiètre 9 août 2013 19:02

        Bonjour Gabriel


        Comme Clojéa le signale , Auchan est le premier annonceur (plutôt en support audio et papier pour leur cas) Il n’y a donc aucune contradiction entre vos remarques, il s’agit en fait du même marché : nous.

      • appoline appoline 10 août 2013 12:15

        Pas loin de chez moi, à La Rochelle, vit une espèce de requin à la tête d’un intermarché. Il n’a de cesse de torturer ses plus proches concurrents y compris une petite association sociale qui distribue à bas prix des fruits et légumes le mercredi. Ce pauvre, enfin pas tant que cela d’ailleurs quand on voit son train de vie, type, refourgue sa merde à des prix honteux. Je ne regarde même pas son rayon charcuterie et traiteur, car vu le nombre de clients (rares ou peu fréquents), je me demande bien s’il jette la marchandise avariée ou si il y a de la remballe dans l’air. Donc je n’achète jamais ce qu’il remet sous blister. J’ignore si les services de l’hygiène vienne de temps en temps faire des contrôles mais je pense qu’ils pourraient affûter leurs crayons, surtout pour les eaux usées à l’arrière du magasin. Quant aux prix, j’imagine que la centrale intermarché doit lui laisser carte blanche, à croire qu’il prend les rochelais pour des américains


      • Marianne Marianne 15 août 2013 18:19

        Tout à fait d’accord avec cet article Clojéa !

        Et voyez ce qu’un petit malin, en cheville avec la grande distribution et les grosses entreprises a trouvé pour nous faire acheter son bouquin et consommer plus.

        (Ou un peu plus... car contrairement aux effets d’annonce diffusés dans les journaux du 20h, les français ont tous les jours un peu moins d’argent que le précédent dans leur porte-monnaie pour consommer...)

        Donc, cette « trouvaille », parue en mars 2013, s’intitule : « Le guide des produits made in emplois » ou « comment consommer contre le chômage »... tout un programme ! 

        http://www.decitre.fr/livres/le-guide-des-produits-made-in-emplois-9782867394850.html

        Un beau titre, n’est-ce pas ? Pour un guide sensé faire de celui ou celle qui l’acquiert « un citoyen curieux ou un consommateur responsable », selon les mots de l’éditeur.

        Comment ? En découvrant au fil des pages « Combien de familles vivent de mon achat ? »Quel est mon impact sur le nombre d’emplois en France ? « et, histoire de nous faire culpabiliser :  »250 000 salariés affectés à la production de nos objets quotidiens, dont l’avenir dépend de nos choix d’achat«  !!

        Voilà, donc, pour lutter contre le chômage, c’est à nous - consommateurs avec un salaire en peau de chagrin, au chômage ou à la retraite c’est à dire au pain sec, qu’il reviendrait de consommer intelligent et solidaire !

        J’en devine qui à ce stade, trouvent encore le »concept« sinon génial (wouah !), pour le moins intéressant... Et qui se disent : »je vais maintenir des emplois en France et qui sait, peut-être, contribuer à en créer, en achetant un petit guide qui me dira où faire mes emplettes pour obtenir ce merveilleux résultat« , ô combien solidaire et responsable !

        Alors explications : premièrement, et contrairement à ce que laisse penser la couverture de cet opus (le packaging si cher aux publicitaires) et la présentation de l’éditeur, il ne s’agit pas de consommer exclusivement français , »car cela est impossible« , reconnaît bien volontiers notre auteur.

        Non, dans une interview à LCI, le monsieur dit qu’il s’agit d’un classement des entreprises qu’elles que soit leur nationalité, américaines, chinoises ou coréennes, qui emploient le plus de salarié-e-s en France. Déduction logique : les plus grosses entreprises (en nombre de salariés mais aussi, comme c’est souvent le cas, pour le montant des bénéfices) se positionnent en tête de liste...

        A qui fera-t—on croire que consommer telle ou telle grande marque va empêcher les fabriquants et leurs actionnaires de délocaliser et de licencier, si tel est leur intérêt financier ? Et si l’Etat n’intervient pas ?

        Pour le prix »modique« de 22,80 €, vous aurez donc simultanément acheté : un guide qui vous vend du vent, de la solidarité bidon (pour vous donner bonne conscience ?) et un livret publicitaire pour vous pousser à la consommation des plus grande marques.

        Enfin - sans rire - son »auteur« précise que : »acheter ce livre est bien plus efficace contre le chômage que n’importe quel tract ou manifestation" !!

        Décidément le cynisme n’a plus de limites...


      • Kyko44 9 août 2013 09:20

        Votre article est très intéressant mais met malheureusement en exergue un triste paradoxe de notre société : les citoyens voudraient plus de petits commerces alors que plus personne en France ne veut travailler 60 heures par semaine (c’est le prix minimum à payer pour être commerçant à son compte). Il faut aussi accepter de travailler le dimanche.

        De même, quasiment personne n’incite ses enfants à devenir boulanger, boucher, cordonnier, quand la norme est de travailler 35h, du lundi au vendredi 17h... Et il ne faut surtout pas compter sur l’éducation nationale pour susciter des vocations, à l’heure où 80% d’une classe d’âge doit obtenir le sacro-saint baccalauréat.

        Le problème majeur n’est sans doute pas les « méchants » hyper et super marchés. Nous parlerons plutôt pudiquement de crise des vocations. Aujourd’hui, les petits épiciers, fleuristes, bouchers et autres boulangers qui travaillent dur, réussissent en général à attirer et retenir leur clientèle.

        Enfin, faut-il rappeler que la grande distribution s’est développé car les consommateurs avaient le sentiment de payer le prix fort chez les petits commerçants, et donc de se faire « gruger ».

        Un brin paradoxal, vous disais-je !!!


        • Clojea Clojea 9 août 2013 12:28

          @ Kyko 44 : On rentre effectivement dans le domaine ou la majorité des gens sont des moutons, suivent les autres, et consomment mal. Dur comme fer, ils pensent faire des économies. Une de mes relations était tout fier de m’exhiber son ticket de chez Leclerc pour me montrer qu’ils s’étaient trompés de 2€. (En sa défaveur of course). Il a été râler et il est ressorti avec ses 2€ mais en plus avec un bon de réduction de 3€ à valoir sur ses prochains achats. Pour le récompenser de sa vigilance. C’est pas beau ça ? 


        • Croa Croa 11 août 2013 12:05

          Ce n’était qu’« un sentiment » à l’époque du contrôle des prix (jusqu’au début des années 80) car les remises par rapport aux prix recommandés par les fabricants étaient très minimes mais maintenant, surtout en ce qui concerne les produits industriels c’est vrai !

          Ce n’est pas de la faute des petits commerçants, mais des grossistes qui ont alors laisser les prix s’envoler. De leur coté les grandes surfaces n’ont pas eu besoin de faire d’effort mais juste de maintenir leurs prix (c’est la pub qui laisse à penser qu’ils font des efforts extraordinaires pour être moins chers.)

          Par contre en ce qui concerne les produits frais ça reste valable.


        • Fergus Fergus 9 août 2013 09:20

          Bonjour, Clojea.

          Ce que vous décrivez est la réalité, mais la population française est accro aux supermarchés. Dans un article de mars 2011 intitulé « L’agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l’exemple de Parthenay », je dénonçais les conséquences de ce comportement. Le problème est que les gens, par négligence ou par manque de temps, vont au plus commode et s’accoutument par conséquent à une qualité médiocre. Et ce n’est pas fini : la multiplication des « Drive » leur permet désormais de ne faire qu’un passage éclair dans les hypermarchés sans même choisir un minimum les produits frais qu’ils consomment.


          • Clojea Clojea 9 août 2013 12:30

            Salut Fergus : Merci pour le lien. Quand vous dites ....les gens par négligence ou par manque de temps vont au plus commode... J’ajoute par stupidité. Car tel est bien le problème.


          • appoline appoline 10 août 2013 12:18

             Comme d’habitude, le français veut le beurre et l’argent du beurre, la crémière n’a qu’à bien se tenir.


          • gaijin gaijin 9 août 2013 09:22

            " le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » 
            n’oublions pas par ailleurs que ça revient a vous faire faire gratuitement le travail d’une personne qui était payée ......
            sans effet sur le prix des produits
            beaucoup d’effets négatifs sur le chomage
            beaucoup d’effets positifs sur les bénèfs de la boite ......

            pensez y la prochaine fois que vous serez en caisse .........


            • Fergus Fergus 9 août 2013 09:29

              Bonjour, Gaijin.

              Vous avez raison, et le pire est que les personnes qui utilisent le « scan » sont parfois elles-mêmes sans travail comme j’ai pu le constater en discutant avec des utilisateurs de cet accessoire pourvoyeur de chômage !


            • gaijin gaijin 9 août 2013 09:41

              pour ma part dans un magasin ou il n’ y avait pas d’autre caisse ouverte je suis partis sans mes articles ( après avoir fait un scandale )
              il faut sortir de la politique fiction proposée par nos zélites et passer au retour de l’exercice de la responsabilité individuelle


            • realTMX 9 août 2013 10:32

              Entièrement d’accord avec vous.

              C’est une pratique dégueulasse et déloyale vis à vis des employés auxquels on vole le travail. Certains vous diront qu’il y a quand même une personne au bout pour s’assurer que tout va bien mais voir une personne assise à ne rien faire est purement scandaleux pour la personne elle-même qui se sent, à juste titre, inutile.

              Lorsque je vais dans un supermarché, ce qui est heureusement assez rare, je passe systématiquement par une caisse « normale » car cela permet aux hôtesses de se sentir utiles même si je conçois qu’elles ont un métier difficile car rébarbatif. En plus, cela va à l’encontre des volontés des actionnaires, c’est du tout bon.


            • Clojea Clojea 9 août 2013 12:31

              @ gaijin : Exact. De toutes façons ce que met en place un Hyper à pour but d’engranger encore plus de bénefs.


            • tinga 9 août 2013 14:19

              Les emplois de caissières ne sont pas des métiers, le problème c’est le travail, l’homme n’est pas né pour le travail, franchement, défendre un emploi comme celui de caissière, métier abrutissant, est-ce bien raisonnable ? le problème est que notre société génère des métiers stupides et inutiles, voire gravement préjudiciable, comme l’industrie de l’armement, la vérité c’est qu’une semaine de travail d’environ 10 heures serait largement suffisante, notre monde s’écroule par excès de travail, un monde où les gens s’adonnent à des activités dégradantes plutôt que de s’instruire et partager du temps avec des amis n’a aucun avenir, juste des cages avec des centaines de millions de poulets malades, les investissements les plus importants sont consacrés à notre propre destruction, la nature est bien faite, une espèce menaçante comme l’homme/femme à fait en sorte de pouvoir s’auto-anéantir.


            • Fergus Fergus 9 août 2013 18:53

              Bonsoir, Tinga.

              Le métier de caissière (hôtesse de caisse !) n’est certes pas valorisant, mais c’est un job qui permet de vivre à bien des familles. Qui plus est, s’il est très stressant dans certains quartiers de Paris ou de Marseille, il n’en va pas de même dans les petites et moyennes villes de province où les caissières connaissent une partie de la clientèle et où les rapports entre les personnes sont nettement plus détendus. L’une de mes voisines de Morlaix, caissière au Géant, était plutôt contente de ce boulot !


            • tinga 9 août 2013 23:21

              Fergus, vous n’avez pas tort, cela peut être une activité attrayante dans certains cas, mais en réalité ce que je conteste c’est le salariat, cette suractivité certes créative mais surtout destructrice, le super marché est tout à fait le reflet de cet état de chose, des milliers d’objets, conçus tout spécialement pour tomber en panne, pour que les ouvriers puissent continuer de travailler toute la journée, et les industriels s’enrichir un maximum.



            • appoline appoline 10 août 2013 12:22

              Sans compter que les machines sont souvent défaillantes donc ils sont dans l’obligation de mettre une technicienne pour pallier aux erreurs de la machine. Les clients aussi, sont saturés par cette robotisation mais dans les supérettes, peu de caissières sont à leurs caisses pour obliger les clients à aller vers les caisses automatiques


            • rip_van_hayek rip_van_hayek 10 août 2013 12:34

              « beaucoup d’effets négatifs sur le chomage » —> pas si sur, il faut bien les fabriquer ces scanners.


              Sans oublier la maintenance, ni la personne qui surveille.

              En plus, pour avoir travailler en grande surface, je peux vous assurer qu’il vaut mieux des robots : ils ne sont pas sensible au condition de travail. 

            • Croa Croa 11 août 2013 15:59

              «  il faut bien les fabriquer ces scanners. »

              Tout fait et les ouvriers chinois te remercient smiley

              Comme nous ne saurions piquer le travail des chinois il n’y a pas de maintenance, les douchettes à barres HS étant systématiquement remplacées par des neuves ! (D’ailleurs la plupart du temps elles ne se démontent pas.)


            • gaijin gaijin 12 août 2013 11:17

              « défendre un emploi comme celui de caissière, métier abrutissant, est-ce bien raisonnable ? »
              il n’y a pas de sot métier .........
              et c’est mieux que le RSA
              travailler pour vivre est une activité normale
              ce qui rend certains travaux abrutissants ce n’est pas le travail en lui même mais la façon dont il est organisé


            • Fergus Fergus 9 août 2013 09:26

              Autre problème : la boboïfication des centre-ville ne se fait pas au profit des petits commerçant traditionnels, mais des Carrefour City et des Monop qui prolifèrent. Seule la clientèle bourgeoise traditionnelle assure encore la survivance des bouchers, des poissonniers ou des cours des halles traditionnels, devenus trop chers pour les classes populaires et trop dispersés pour les bobos qui préfèrent passer leur temps libre aux terrasses des cafés branchés. Bref, le modèle traditionnel disparaît et nous sommes menacés par une situation à la britannique où les commerces traditionnels ont quasiment tous mis la clé sous la porte au profit d’enseignes comme Sainsbury.


              • Clojea Clojea 9 août 2013 12:34

                Et encore, je trouve qu’en comparant les prix, j’ai été étonné de constater que chez les petits bouchers et épiciers, les prix ne sont guère plus élevés que dans les Hypers. (A qualité égale bien entendu).


              • JC (Exether) 9 août 2013 09:28

                Et sinon, vous avez aussi les marchés où on retrouve quand même un peu de convivialité et de qualité.

                C’est notre pouvoir de consommateur d’acheter et de ne pas acheter. Dommage que beaucoup l’exercent sans y réfléchir et en pensant que l’industrialisation outrancière est une fatalité.


                • Gemini Gemini 9 août 2013 09:52

                  Je ne peux qu’approuver.

                  Suite à une conférence de Christiant Jacquiaud sur les pratiques des grandes surfaces, j’ai décidé de les boycotter, il y a de cela environ 8 années maintenant. Avec une qualité de produits souvent bien meilleure, pour une dépense finalement à peine plus élevée, voir moindre selon les denrées dont il est question, je n’ai plus besoin de mettre les pieds dans ces antres du mal. Pour aider ceux qui souhaiteraient faire de même, je peux essayer de préciser où je me fournis :

                  * Nourriture : Biocoop ou autre épiceries bio, marchés de producteurs locaux, paniers paysans, éventuellement charcutier / boucher / traiteur s’il manque des choses entre les paniers et les marchés  ;
                  * Équipement de la maison : quincaillerie, droguerie, boutiques spécialisées, disponibles en centre-ville ou proches
                  * Produits ménagers : biocoop/satoriz , voir confection moi-même
                  * Autre : il y a, de toutes les façons, encore toujours un commerce de centre-ville qui en vende. Que ce soit pour l’habillement (mais alors là, il est difficile de trouver du bio ou du fabriqué en France, mis à part sur internet), les rideaux, etc.

                  Bref, se passer de grande surface, c’est possible, et pas forcément bien plus cher ! Ça aide en outre à se limiter au strict nécessaire et à ne pas gaspiller notre argent dans des objets futiles et inutiles.


                  • Clojea Clojea 9 août 2013 12:36

                    @ Gemini : J’approuve sans réserves. C’est exactement ce que je suis en train de faire et je constate que mes dépenses ne sont guère plus élevés qu’avant. Par contre au niveau qualité et convivialité, y’a pas photos.


                  • unandeja 9 août 2013 10:12

                    personnellement, je ne demande que ça de pouvoir commercer chez le peti commerçant ou le marché. Dans ma ville, il y a un projet de « marché permanent »...j’espère de tout coeur qu’il aboutira....par contre un bémol, toujours dans ma ville près de PAris, j’ai voulu faire le marché, au début émerveillé par les étals de produits frais, viande, poisson, légumes....les pris étaient si exorbitant que mon poisson est venu de chez picard, j’ai tenté la charcuterie sans me soucier des prix...au grand désarroi de mon porte monnaie.....

                    je suis à 200% pour le petit commerce, car les produits sont souvent bien meilleurs et le commerçant sympathique....mais pas à n’importe quel prix....

                    Si j’étais en province peut être que mon discours serait différent car là bas on peut trouver des commerçants à prix raisonnable....à paris c’est moins évident.


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 9 août 2013 11:07

                      Je vois que je suis pas le seul à l’avoir un peu amer sur les prix des petits commerçants et marché sur paris !


                    • Croa Croa 11 août 2013 16:10

                      Sur les marchés les prix sont très divers et vont du simple au triple, le simple étant généralement moins cher que le supermarché (pour les produits frais ; Pour les produits manufacturés les marchands de type bazar sont à éviter généralement mais les stands spécialisés souvent très bon marchés ou sinon haut de gamme, mais corrects en ce cas.) Les bons marchands se repèrent facilement : C’est là où il y a une grosse queue !  smiley


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 9 août 2013 11:06

                      Je ne suis pas complètement d’accord avec l’article.

                      De mon expérience personnelle, les marchés et petits commerçants c’est pas la panacée non plus. On en trouve de bons et pas trop chers mais j’ai surtout vu du cher voir très cher.

                      Je suis complètement d’accord que les grandes surfaces se gavent notamment sur les fruits et légumes, je ne les dédouane pas mais mon expérience des marchés et petits commerçants c’est pas le nirvana :

                      Je précise que je suis en région parisienne, ceci explique peu être cela.

                      -Bouchers : sont tous chers voir très chers. J’en ai trouvé un qui a une très bonne viande mais à 35 euros le Kg minimum ! Et ceux qui sont pas chers vendent de la merde...

                      -Les primeurs ou fruits et légumes de marché : ben désolé mais de ce que j’ai testé c’est la même merde que dans les hyper mais plus cher en prime.

                      -Fromages : j’ai déjà testé des commerçants qui vendaient du bon fromage mais au prix fort (saint nectaire ou cantal 5 à 8 fois plus cher qu’à Clermont-ferrand pour le même produit certes très bon mais bon réservé aux jours de fête). Je précise que je suis « natif » de Clermont-Ferrand

                      -Les enseignes bio : je suis entré 2 ou 3 fois dans des enseignes bio sur paris ou en banlieu, en voyant les prix, je suis sorti. 9 ou 10 euros le Kg de tomates désolé mais il y a de l’abus.

                      -Mon père va sur un marché sur Bourges où les légumes sont très bons mais très chers : c’est en gros 3 fois le prix des hyper.

                      Alors, il existe peu être des bonnes adresses accessibles niveaux prix car de mon expérience si on veut pas manger pour 500 euros par mois et par personne on est un peu obligé d’aller dans les hyper...


                      • Clojea Clojea 9 août 2013 12:40

                        Bonjour Ulysse. La région Parisienne est chère. C’est vrai. Tout y est plus cher, que ce soit les loyers, les horodateurs, la nourriture etc...
                        Mais essayez de trouver par exemple une Bio Coop. Les prix ne sont pas plus cher qu’en Hyper et il y en a pas mal dans Paris. J’ai testé à l’époque ou j’habitais dans la capitale


                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 9 août 2013 14:09

                        Tout es plus cher certes mais tout de même quand on vend les tomates au prix de la viande il y a un pb quelque part je suis désolé.

                        Les coopératives bio, j’y jetterais un oeil mais à mon avis ils ont du monter les prix voyant les autres se gaver. De toute manière à Paris tout est avida dollard à mort les prix la plupart du temps ne se justifient pas, c’est juste que les gens sont plus gourmands qu’ailleurs.


                      • foufouille foufouille 9 août 2013 11:30

                        une épicerie ou un petit commerce se sert au même endroit que l’hyper. pareil pour le boucher, qui très souvent, vend la même viande un peu plus fraiche
                        pour le marché, il faut faire très attention. j’ai déjà vu un boucher vendre de la terrine avec de nombreux Exxx (l’étiquette n’était enlevé). il y a du bon, mais c’est rare et cher, voire très cher


                        • Clojea Clojea 9 août 2013 12:41

                          Ca dépend Foufouille de l’épicier et de l’endroit ou il se trouve. En grande ville c’est plus difficile pour lui de s’approvisionner. En campagne, plus facile.

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