Quand une démocratie est malmenée, comme elle l’est aujourd’hui avec Sarkozy, ceux qui la menacent doivent être combattus sans merci. Alors qu’une partie de la droite « gaulliste » a, enfin, compris sa méprise et rechigne désormais (affaire Villepin oblige) à se mouiller avec le porte-drapeau du néolibéralisme français, il se trouve encore des politiciens (prétendument) de gauche, prêts à collaborer avec le régime népotique de Sarkozy.
Face à un pouvoir tenu par des fanatiques peu amènes, (certains sont fâcheusement limités intellectuellement et culturellement), le ramollissement des Français pourrait s’avérer suicidaire pour nos droits et nos libertés.
Tant qu’il se trouvera, en France, des naïfs pour accorder du crédit à Sarkozy, le risque reste grand de voir ce président « perturbé », et perturbant, continuer à encombrer le pouvoir, accompagné des sbires (peu reluisants) qui le soutiennent, à l’image des pitbulls de service du régime népotique et despotique de l’actuel occupant de l’Elysée : les Lefèbvre, Morano, Paille, Hortefeux, Bertrand…
Qui sont les naïfs ? La masse des couards et des poltrons formatés par l’indigeste lucarne télévisuelle. Incapables de réfléchir. Dénués de tout sens critique. Certains depuis des décennies. Quant aux plus jeunes, leur cas est encore plus grave. Beaucoup ont été intoxiqués par l’apparition de la « télécon », il y a une dizaine d’années. Laquelle, à travers les émissions débiles de télé-réalité, pousse l’être humain vers une régression mentale, spirituelle et sociale, en favorisant les plus bas instincts, au nom de la divinité « Audience ».
La banalisation de ces émissions, (voir TF1 actuellement, la télé amie de Sarkozy) a aggravé l’ampleur du phénomène. Le spectacle à tout prix, quelles qu’en soient les conséquences. Le spectacle au prix même de la mort de la conscience (surtout politique), qui donne à l’être humain sa capacité de discernement.
La horde des politiciens recalés : un vivier pour Sarkozy
Les autres ? Il n’est pas nécessaire de les chercher bien loin. A droite, du microscopique Nouveau Centre au minuscule Parti Radical, ils sont sans cesse en embuscade. Les ambitieux. Les envieux. Prêts à tout. Fourmillant dans la cour du prince. Les hobereaux (présidents de Conseils généraux…) planqués dans leurs petits palais provinciaux, « régnant » sur une population majoritairement composée de ploucs ruraux. Tous, en quête de reconnaissance et de prébendes. A la recherche d’une parcelle de pouvoir « national », même infime, que Naboléon condescendra à leur donner pour mieux les obliger. Des élus avides, qui traînent sans relâche, dans les couloirs des palais de la république, sur les plateaux des télécons (TF1, France Télévision en tête), espérant que le maître leur jettera un nonos, juteux de préférence.
Dans son propre camp, la horde des politiciens recalés par leur propre insuffisance est un vivier pour l’agité de l’Elysée. Il sait aussi pouvoir débusquer sans difficultés, tous ceux qui, se disant de gauche, dépourvus de scrupules, sont prêts à tous les reniements, à toutes les trahisons.
Quelle que soit leur couleur politique, tous se morfondent. Ils se désespèrent que leur portable ne sonne pour, enfin, leur annoncer le « maroquin », sucrerie suprême. Ou, à défaut, un lot de consolation : un strapontin fraîchement retapissé sur mesure, aux couleurs de « l’union des massacreurs du peuple ». Histoire d’amuser la galerie des autres prétendants, qui piaffent d’impatience dans les allées du pouvoir, en attendant leur tour. Tous rêvant d’une alcôve dans l’antichambre du perturbé de l’Elysée.
Kouchner, Besson et Hirsch : les icônes de la collaboration avec Sarkozy
Incontestables icônes de « gauche » de la collaboration avec Sarkozy : Bernard Kouchner et Eric Besson. Le premier a terni son image et gâché son talent. Le second a révélé sa véritable nature. Se soumettre à Sarkozy, quand on s’appelle Kouchner, que l’on représente l’homme qui a bousculé les frontières de l’humanitaire, n’est-ce pas perdre son âme ?
Quant à Martin Hirsch, l’abbé Pierre doit se contorsionner de plus belle dans sa tombe, en voyant son poulain métamorphosé en lèche-botte de ce que lui, le curé des pauvres, a combattu toute sa vie. Car, indéniablement, coopérer avec un homme aussi nuisible politiquement, c’est se compromettre avec le régime politique le plus nauséabond que la France a connu depuis Vichy.
Rocard (plus très lucide…) et Lang (frustré de pouvoir) ont répondu, eux aussi, aux chants des sirènes de la rue du Faubourg Saint-Honoré. C’est décevant de la part de ces personnalités, à la carrure d’homme d’Etat. Jospin a résisté. Qui suivra ? Vals ? Il en a le profil. Allègre ? Son indépendance d’esprit lui épargnera peut-être ce déshonneur.
Pour Charasse, c’est fait. Il entre au Conseil constitutionnel, nommé par le prince en personne. L’inénarrable grande gueule « socialiste » est le dernier poisson pêché, sans peine, par Sarkozy. Rien de surprenant. Le poisson auvergnat frayait dans les eaux sarkoziennes, dès avant l’élection présidentielle. Il a fourni la canne et l’hameçon à son pêcheur.
La gauche s’apprête à gagner haut la main les élections régionales, raison de plus pour l’agité de l’Elysée d’enfoncer un, voire plusieurs coins, dans le camp d’adversaires socialistes à l’union encore fragile.
L’alerte débauchage est lancée. Au suivant !
Verdi