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Accueil du site > Tribune Libre > Tant qu’il existera la différence héréditaire des classes, (...)

Tant qu’il existera la différence héréditaire des classes, l’héritier d’une fortune quelconque est un privilégié

 Ce texte de 64 pages (Editions de L’Herne, 2009) est une synthèse de la pensée politique de Mikhaïl Bakounine. S’appuyant sur la notion centrale de liberté, l’auteur récuse la religion et l’État bourgeois, et appelle à la « Révolution démocratique et sociale ». Ci-dessous un extrait où Bakounine aborde la question de l’héritage et du droit de succession.

[…]

« L’égalité et la justice réclament uniquement : une organisation de la société telle que tout individu humain naissant à la vie y trouve, en tant que cela dépendra non de la nature mais de la société, des moyens égaux pour le développement de son enfance et de son adolescence jusqu’à l’âge de sa virilité, pour son éducation et pour son instruction d’abord, et plus tard pour l’exercice des forces différentes que la nature aura mises en chacun pour le travail. Cette égalité de point de départ, que la justice réclame pour chacun, sera impossible tant qu’existera le droit de succession.

La justice, autant que la dignité humaine exigent que chacun soit uniquement le fils de ses oeuvres. Nous repoussons avec indignation le dogme du péché, de la honte et de la responsabilité héréditaires. Par la même conséquence nous devons rejeter l’hérédité fictive de la vertu, des honneurs et des droits ; celle de la fortune aussi. L’héritier d’une fortune quelconque n’est plus entièrement le fils de ses oeuvres et, sous le rapport du point de départ, il est privilégié.

Abolition du droit d’héritage. Tant que ce droit existera la différence héréditaire des classes, des positions, des fortunes, l’inégalité sociale en un mot et le privilège subsisteront sinon en droit, du moins en fait. Mais l’inégalité de fait, par une loi inhérente à la société, produit toujours l’inégalité des droits : l’inégalité sociale devient nécessairement inégalité politique. Et sans égalité politique, avons-nous dit, point de liberté dans le sens universel, humain, vraiment démocratique de ce mot ; la société restera toujours divisée en deux parts inégales, dont l’une immense, comprenant toute la masse populaire, sera opprimée et exploitée par l’autre. Donc le droit de succession est contraire au triomphe de la liberté, et si la société veut devenir libre, elle doit l’abolir.

Elle doit l’abolir parce que, reposant sur une fiction, ce droit est contraire au principe même de la liberté. Tous les droits individuels, politiques et sociaux, sont attachés à l’individu réel et vivant. Une fois mort il n’y a plus ni volonté fictive d’un individu qui n’est plus et qui, au nom de la mort, opprime les vivants. Si l’individu mort tient à l’exécution de sa volonté, qu’il vienne l’exécuter lui-même s’il le peut, mais il n’a pas le droit d’exiger que la société mettent toute sa puissance et son droit au service de sa non-existence.

Le but légitime et sérieux du droit de succession a été toujours d’assurer aux générations à venir les moyens de se développer et de devenir des hommes. Par conséquent, seul le fonds d’éducation et d’instruction publique aura le droit d’hériter avec l’obligation de pourvoir également à l’entretien, à l’éducation et à l’instruction de tous les enfants depuis leur naissance jusqu’à l’âge de la majorité et de leur émancipation complète. De cette manière tous les parents seront également rassurés sur le sort de leurs enfants, et comme l’égalité de tous est une condition fondamentale de la moralité de chacun, et que tout privilège est une source d’immoralité, tous les parents sont l’amour pour leurs enfants est raisonnable et aspire non à leur vanité mais à leur humaine dignité, s’ils avaient même la possibilité de leur laisser un héritage qui les placerait dans une position privilégiée, préférant pour eux le régime de la plus complète égalité.

L’inégalité résultant du droit de succession une fois abolie, restera toujours, quoique considérablement amoindrie, celle qui résultera de la différence des capacités, des forces et de l’énergie productive des individus, différence qui, à son tour, sans jamais disparaître entièrement, s’amoindrira toujours de plus en plus sous l’influence d’une éducation et qui d’ailleurs, une fois le droit de succession aboli, ne pèsera jamais sur les générations à venir. »

[…]

Mikhaïl Bakounine (1865)

Lire également : L’HERITAGE EST-IL LEGAL ?


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97 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 15:10
    « Donc le droit de succession est contraire au triomphe de la liberté, et si la société veut devenir libre, elle doit l’abolir. »


    Mais non, mais non !
    Nous pouvons tous devenir des privilégiés ! ! !

    Le Projet Socio-Économique ci-dessous bénéficie de
    l’accord intellectuel et du soutien moral de
    Jacques SAPIR,
    Économiste.

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    INTRODUCTION :

    Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
    Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
    Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

    ¿ Et si la majorité des Français(es) adoptait un paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

    Cependant, au
    Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

    ​​Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    Lire le lien, SVP :

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel ​financées ​par l’Épargne.
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/47/56/Refondation_du_Capitalisme_et_Dividende_Uni versel_Sincerite.pdf

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    RÉSUMÉ :

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).

    ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​

    = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

    L’addendum ci-dessous apporte la preuve, a contrario, de la pertinence du projet ci-dessus.

    ​Addendum :
    À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le « capital social » des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.

    Lire le lien, SVP :
    Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !
    http://www.sincerites.org/2014/08/pauvre-peuple-russe-spolie-en-1917-et-en-1991.html

     = = = = = = = =
    ​Post-scriptum :
    ​Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014

    http://www.sincerites.org/2015/02/fondation-capitaliste-virtuelle-bilan-2001-2014.html

    = = = = = = = =
    La chance de Cuba : son Économie d’État !
    http://www.sincerites.org/2015/05/la-chance-de-cuba-son-economie-d-etat.html


    • jpm jpm 23 février 20:05

      @Jean-Pierre Llabrés

      et bien le voila le moyen de financer simplement votre dividende universel financé par l´Epargne... et tout cela sans diminution du niveau de vie car cela ne toucherait que les morts. Il suffit donc de récupérer toutes les successions et de les mettre dans un grand fond collectif. Cela prendra en gros une ou deux générations... mais on peut estimer qu´au bout de 50 ans... l´ensemble du patrimoine accumulé aujourd´hui sera passe dans le fond commun... et le financement d´un dividende universel, permettant a chaque membre de la société de vivre décemment sera une évidence.

      Ca risque bien de gueuler un peu dans les chaumières... car on ne pourra plus transmettre que son amour et son expérience à ses descendants... mais cela aurait le mérite de régler de manière drastique les écarts de richesses qui chagrinent tant Piketty.

      Et en plus, cela n´empêcherait nullement les super self made men, tel Spartacus ou Bill Gates, de devenir riches de leur vivant smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 06:15

      @jpm

      Vous savez pertinemment que mon projet sera financé par l’épargne et non pas par la spoliation d’héritages.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 08:35

      @jpm


      Et pas, non plus, par la FISCALITÉ...
       smiley


    • jpm jpm 24 février 08:59

      @Jean-Pierre Llabrés

      Mais il ne s´agit pas de spoliation car les mourrants (c´est a dire tout le monde) decideront solidairements de faire don de leur fortune (ou de de leurs dettes pour certains) a la collectivite apres leur deces, afin de financer un grand fond collectif. On laisserait evidement aux heritiers de quoi payer l´enterrement et quelques subsides pour les proches.

      Ce serait donc une decision citoyenne tout comme votre projet d´epargne... et on ne pourrait pas considerer cela comme de la spoliation puisque ce serait citoyennement decide smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 09:18

      @jpm

      Ce système vous permettrait également de vous affranchir de la FISCALITÉ qui vous est si chère et nous est si coûteuse, pour financer votre REVENU de BASE.
       smiley


    • jpm jpm 24 février 09:32

      @Jean-Pierre Llabrés

      c´est vrai que sur le plan purement theorique, on pourrait envisager un monde sans taxe (mais pas sans cotisations sociales) ou chacun serait libre de s´enrichir tout au long de sa vie... mais devrait tout laisser a la collectivite au moment de sa mort. Mathematiquement et comptablement cela marcherait tres car personne n´etant immortel, tout le monde finirait par participer au bien commun. Par contre cela risquerait de creer des phenomemes de gaspillage de ressources qui ne sont pas forcement souhaitable. Il est donc preferable de conserver plusieurs mode de financement et plusieurs sorte de taxes.

      Une taxe n´est pas couteuse quand elle nous permet de vivre dans un monde developpe et securise... et qu´elle permet a nos enfants de se former, pour devenir un jour les medecins qui nous soigneront ou les ingenieurs qui construiront les ponts sur lesquels nous passons.

      Il faut plutot voir cela comme un investissement... ou pour reprendre votre terminologie une epargne en vue d´un dividende future.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 09:54

      @jpm
      « c’est vrai que sur le plan purement théorique, on pourrait envisager un monde sans taxe (mais pas sans cotisations sociales) »


      Mais si, mais si !
      Trop long à expliquer ici et agoravox m’a refusé deux fois la publication d’un article sur ce thème...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 09:56

      Thème hautement subversif ? ? ?



    • sleeping-zombie 24 février 10:08

      @Jean-Pierre Llabrés
      Nous pouvons tous devenir des privilégiés

      Non-sens, être « tous des privilégiés », c’est comme être « tous prioritaire ». C’est très joli dans une communication, mais ça ne veut rien dire du tout. On est toujours privilégié (ou prioritaire) par rapport à quelqu’un qui ne l’est pas.


    • Zip_N Zip_N 24 février 11:38

      @jpm

      « Spartacus ou Bill Gates, de devenir riches de leur vivant »

      Pour générer un seul Bill Gates il aura fallu plus de 15000 miliards de dettes croissante au USA, Bill Gates riche de son vivant avec 15000 miliards de dettes est un aphorisme, ceux qui ont plus de dettes ne sont pas plus pauvres que les autres ?


    • jpm jpm 24 février 12:58

      @Jean-Pierre Llabrés

      Je viens de voter pour votre article en moderation qui a actuellement 6 voix pour et 2 contre. Par contre, je trouve dommage votre sondage (referendum populaire) a la fin de l´article qui decredibilise complement le reste de votre theorie. Peronnellement je voterais Non pour les deux questions... car je ne vois pas comment abolir les prelevements obligatoires... que ce soit via la fiscalite et ou l´epargne obligatoire... ou encore la spoliation des heritages smiley


    • JL JL 24 février 13:29

      @jpm,

       
      quel naïf vous faites !
       
      En votant pour cet article vous donnez à l’auteur un message paradoxal, puisque vous dites n’être pas d’accord avec les deux propositions que vous citez.
       
      Je vous croyais plus avisé.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 14:24

      @jpm


      Merci pour votre aide en modération.

      On peut juger mon projet crédible ou pas.
      Le référendum n’a pas pour but de le crédibiliser ou non mais de savoir si émerge une (large) majorité en faveur du projet ou non.
      La deuxième question peut surprendre ou choquer mais je ne la pose qu’afin d’essayer de disposer de fonds pour lutter contre l’Insécurité Alimentaire dans les pays dits « en développement ».

      « je ne vois pas comment abolir les prélèvements obligatoires »
      Je ne comprends pas votre scepticisme si, par ailleurs, vous ne jugez pas le projet totalement débile. Dans ce cas, merci de me faire part de vos objections.

      Bien cordialement.


    • jpm jpm 24 février 14:50

      @JL

      Je suis pour la liberte d´expression... et meme si je ne partage pas le vocabulaire de Jean-Pierre, ni le votre dailleurs, nous proposons tous plus ou moins la meme chose... mais avec des visions ou des moyens differents.

      Au bout du compte, nous essayons tous, a notre maniere, d´obternir une meilleure repartition des richesses... via des mechanismes divers et varies qui s´apparentent tous a des prelevements obligatoires... decidés plus ou moins democratiquement.

      Maintenant, personnellement j´aime bien appeler un chat un chat... et donc je prefere utiliser le terme taxe ou fiscalite pour tout ce qui releve des prelevements obligatoires... qui servent a financer le bien commun. Par ailleurs, et en cela nous serons daccord, il est important de conserver et si possible renforcer la progressivite de ces prelevements en fonction du niveau de richesse (tant en terme de patrimoine que de revenus).

      J´ai par contre beaucoup de mal a le concept d´epargne obligatoire...en vue de la mise en place d´un fond commun souverain. Je lui reconnait un interet theorique a ce concept... car c´est probablement une approche qui pourrait egalement fonctionner sur le papier. Malheureusement nous sommes plutot depuis quelques decennies dans la tendance inverse... c´est a dire la mise en place d´une dette collective qui genere des interets au lieu de dividendes.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 14:52

      @jpm
      « la fiscalité et ou l’épargne obligatoire »


      Précision :
      La FISCALITÉ entre dans le budget de l’État et finance des tas de choses plus ou moins bien définies et de plus ou moins d’intérêt (public).
      Mon projet de fait pas appel à une « épargne obligatoire » (par la volonté de l’État).
      C’est la seule volonté du peuple, par référendum, qui peut rendre cette ÉPARGNE « obligatoire ».
      Enfin, cette « épargne obligatoire » se distingue de la FISCALITÉ en ceci qu’elle sera investie dans l’économie réelle marchande qui la rentabilisera.
      Connaissez-vous déjà un IMPÔT qui soit valorisé de cette manière ?

    • jpm jpm 24 février 15:01

      @Jean-Pierre Llabrés
       
      vous jouez sur les mots... mais vous reconnaissez que votre epargne sera obligatoire une fois qu´elle aura ete approuvee par la volonte du peuple. Je vous rappelle quand le budget des taxes et le montant des taxes sont egalement votes chaque annee par nos representants.

      Maintenant, la CSG, qui est une prelevement obligatoire plus proche d´une taxe que d´un cotisation, sert a financer la securite sociale... et donc l´economie reelle. puisqu´il s´agit de payer les organismes de soins et les professionnels de la sante. L ´diee etant de garder les gens en bonne sante pour qu´il puisse continuer a produire des richesses. C´est donc un excellent inverstissement sur l´avenir tout comme l´education de nos enfants.

      Il existe donc deja des taxes qui sont pointes vers un objectif. Apres je suis daccord que bien souvent l´objectif initial est oubie mais la taxe reste...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 07:00

      @jpm

      Je ne comprends pas votre obstination à vouloir, à toute force, assimiler FISCALITÉ et ÉPARGNE.


    • Shawford ORANGE SKIN 25 février 07:02

      @Jean-Pierre Llabrés/Colin Hay ?


    • jpm jpm 25 février 08:21

      @Jean-Pierre Llabrés

      Payer des impots c´est investir dans le bien commun. C´est donc une espece d´epargne obligatoire, decide par le parlelement, tout comme les cotisations retraite, qui vous permet de beneficier de droits dans l´avenir, tel que par exemple le droit de vivre dans un pays securise et bien equipe.

      Ce que vous proposez est une epargne obligatoire.... une fois qu´elle aurait ete decidee par les citoyens. C´est donc un prelevement obligatoire comme les autres... et ceux qui ne voudraient pas la payer... auraient des problemes avec l´institution qui serait en charge de la gerer.

      Nous parlons donc exactement de la meme chose, un flux financier obligatoire vers la collectivite.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 14:00

      @jpm

      Mais votre fameuse FISCALITÉ, au contraire de « mon »ÉPARGNE", produit-elle des DIVIDENDES ?

    • jpm jpm 25 février 14:47

      @Jean-Pierre Llabrés

      ce n´est pas ma fiscalite mais la fiscalite votee par nos elus de la Republique. Elle produit des routes, des hopitaux, des ecoles et elle sert a payer les gens qui s´occuppent de tout cela.

      L´education de nos enfants et la possibilite de se faire soigner lorsqu´on est malade... sans compter l´usage gratuit des equipements publics... me semble un retour sur investissement plutot interessant, tout a faire comparable a des dividendes (non monetaires).

      A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. Personnellement je ne veux pas de ce monde la et je prefere payer mes taxes et mes impots. Cela n´empeche pas de reflechir a l´amelioraton du systeme.

      Encore une fois votre modele de fond commun collectif existe deja, et a malheureusement fait ses preuves, mais a l´envers. Il s´agit de la dette publique qui se creuse chaque annee avec l´assentiment tacite de la population... qui croit avoir fait une bonne affaire en payant moins d´impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 15:04

      @jpm

      Vous louvoyez et ne répondez pas à ma question :
      La FISCALITÉ, à l’instar de l’ÉPARGNE produit-elle des DIVIDENDES ?

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 15:10

      @jpm
      « Encore une fois votre modele de fond commun collectif existe deja, et a malheureusement fait ses preuves, mais a l´envers. Il s´agit de la dette publique qui se creuse chaque annee avec l´assentiment tacite de la population... qui croit avoir fait une bonne affaire en payant moins d´impots. »

      Là, vous poussez le bouchon un peu loin et, sauf le respect que je vous dois, vous « déconnez ».
       smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 15:21

      @jpm
      « A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. »

      Cela n’est pas de moi.


    • jpm jpm 25 février 16:37

      @Jean-Pierre Llabrés

      OUI. Les dividendes des impots sont les services publics gratuits !
      Les dividendes des cotisations et les des prelevements sont la protection sociale.

      Ce n´est pas pas parce c´est gratuit que cela ne coute pas a la collectivite. On peut donc considerer cela comme des dividendes (non financiers) si on utilse votre language de boursicoteurs.

      Par contre je peux vous garantir que la dette publique qui est exactement construite sur le modele de votre proposition produit des dividendes financiers negatifs. On appelle cela des interets. Alors en attendant de pouvoir toucher un jour un quelconque dividende positif... il faudra commencer par rembourser nos dettes (si seulement on y arrive).


    • jpm jpm 25 février 16:42

      @Jean-Pierre Llabrés

      Quand vous citez quelqu´un, qui prend le temps d´essayer de comprendre votre mode de pensee, ayez au moins l´honnetete de ne pas couper la fin de son propos.

      Je reprends donc mon propos (sans cesure intempestive) :

      A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. Personnellement je ne veux pas de ce monde la et je prefere payer mes taxes et mes impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 18:01

      @jpm

      Quand les mots perdent tout leur sens étymologique, la discussion devient impossible...

    • jpm jpm 25 février 18:19

      @Jean-Pierre Llabrés

      dommage que vous ne puissez pas comprendre que l´on peut exprimer les choses differemment... mais bon je vous laisse a votre monopoly geant etymologiquement correct. Ne vous etonnez pas ensuite d´etre le seul adherent de votre parti capitaliste smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 07:24

      @jpm

      Vous souhaitez tellement que la fiscalité, les impôts, nécessaire au paiement du Revenu de Base soit acceptée que vous vous efforcez de faire croire qu’elle produira des « dividendes » non financiers (virtuels) alors qu’elle sera stérile.

      En fait, la pérennité du paiement du Revenu de Base dépendra de la limite d’acceptabilité du prélèvement d’impôts par les Français(es).


      En revanche, le Dividende Universel sera financé par une épargne volontaire constituant un capital investi dans l’économie réelle marchande et produisant des dividendes financiers (pléonasme).

      Enfin, la constitution et l’investissement de ce capital généreront une refondation radicale du capitalisme, ce que ne feront pas les impôts nécessaires au Revenu de Base.

    • jpm jpm 26 février 09:30

      @Jean-Pierre Llabrés

      demandez donc a vos gentils epargnants volontaires d´epargner pour commencer a rembourser la dette... ce sera deja un bon debut. En attandant, comme il faudra bien que les services publics continuent de tourner... et soient donc finances... nous continuerons probablement de payer des impots, avec ou sans votre consentement.


    • jpm jpm 26 février 09:32

      @jpm

      J´ajoute que vos epargnants en reboursant la dette publique recevront des dividendes... sous forme d´economie des interets que nous payons actuellement sur le budget de l´Etat... avec nos impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 10:26

      @jpm

      Je pensais que vous aviez lu le texte
      Projet d’Abolition de toute Fiscalité d’État et de Refondation du Capitalisme financées par l’Épargne
      http://www.sincerites.org/2015/11/projet-d-abolition-de-toute-fiscalite-d-etat-et-de-refondation-du-capitalisme-financees-par-l-epargne.html
      À l’évidence, non.
      En effet, le capital constitué par l’épargne produira des dividendes se substituant à la fiscalité (impôts) et qui financeront le Budget de l’État, inclus dette et intérêts.


    • JL JL 26 février 10:35

      @jpm,

       
      allez, je ne résiste pas : dire ici que JP Llabrés est à l’économie ce que notre ami Cassino est à la thermodynamique, ce serait encore trop méchant à l’encontre du pro du mouvement perpétuel générateur d’énergie infinie et gratuite.
       
       smiley



    • jpm jpm 26 février 10:40

      @Jean-Pierre Llabrés

      Peut etre aurions nous doirts a quelques dividendes apres une longue phase d´epargne obligatoire d´une bonne cinquantaine d´annees... mais d´ici la nous serons probablement morts... et surtout nous ne savons meme pas quel sera le systeme financier a cette epoque lointaine.

      Tout cela reste donc pure speculation. En attentant, n´oubliez pas de payer vos impots... pour financer les services publics... et rembourser les interets de la dette... qui elle n´est pas de la speculation mais bien le resultat concret de la neglicence collective qui a laisse nos elus faire n´importe quoi pendant des annees.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 10:42

      Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 5 juin 2014 09:38
      N.B. : Pour juger de la pertinence des commentaires de « jl »... (qui, lui, ne se répète pas)..., lire ci-dessous :Par JL (---.---.119.40) 5 juin 2014 09:23
      Poutine, la Crimée et l’Ukraine, pourquoi ?

      Par JL (---.---.119.40) 25 mai 2014 08:32
      « Et vous n’avez jamais été capable de répondre à cette question : en supposant qu’ils acceptent de vendre, que feraient-ils de cet colossale masse d’argent ? »
      ====================================

      Par JL1 (---.---.30.183) 22 décembre 2011 10:04
      « L’histoire ne dit pas ce que feront les gentils capitalistes de l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions. »Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.45.82) 22 décembre 2011 10:39

      « les gentils capitalistes acceptent de vendre au peuple leurs actions » ; au « peuple » et à qui que ce soit : la bourse ne sélectionne ni vendeurs ni acheteurs.

      Le peuple achètera ces actions en se privant d’aides sociales aussi longtemps qu’il le faudra, évidemment.
      FAUX ! ! !

      L’histoire dit que les gentils capitalistes investiront dans d’autres actions (déjà existantes ou nouvelles car le capital boursier ne constitue pas un volume fixe mais en expansion : environ 36.000 milliards d’Euros aujourd’hui) avec l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions tout comme ils le font, aujourd’hui, quand ils décident de vendre partie de leur portefeuille ; ils achètent d’autres actions.

      N.B. :
      Effectivement, je me suis abstenu de répondre à nouveau à cette question depuis DÉCEMBRE 2011 ! ! !...

      =======================

      ​Autre morceau d’anthologie :​​JL 13 janvier 11:51
      Dans le même ordre d’idée, les salariés ont également des semaines aussi chargées, si on additionne leurs temps de travail salarié et personnel.Jean-Pierre Llabrés 13 janvier 12:01
      Qu’est le « temps de travail personnel » d’un salarié ?JL (---.---.---.194) 20 janvier 09:47

      @Jean-Pierre Llabrés, les journées ne font que 24 heures, pour un patron comme pour un employé. Chacun est libre d’employer son temps comme il veut. Ce que vous faites de vôtre temps ne me regarde pas ; ce que je fais du mien ne vous regarde pas.Je dis que c’est une hérésie de comparer le temps d’un patron et le temps de son salarié, temps consacrés tous deux au même objectif : le chiffre d’affaire, donc le profit du patron.

      Jean-Pierre Llabrés :
      Allez comprendre ! ! !...



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 10:49

      @jpm
      « mais d´ici la nous serons probablement morts... »

      Est-ce un bon argument pour ne rien faire à très long terme ?
      À notre époque, il est souvent question de la planète et de l’état dans lequel nous la laisserons aux générations futures.
      Alors, pourquoi ne pas avoir la même préoccupation altruiste en matière de socio-économie ?

      Hors ces considérations de très long terme, en 20 ans environ, les Français(es) posséderaient 51 % du capital des entreprises du CAC 40, banques incluses.


    • jpm jpm 26 février 10:54

      @JL

      c´est vrai qu´il y a parfois un effet martingale dans les propos de JP Llabrés... qui semble oublier les fondamentaux de la comptabilite publique... qui sont de financer les services publics d´aujourd´hui.

      Il oublie surtout les effets du temps... car a mesure que nos contribuables epargnants investiront a la bourse... le reste du capital prive continuera de fructifier dans son coin, rendant de plus en plus difficile sa collectivisation globale.

      Par ailleurs, il y a un certain aveuglement a ne pas comprendre qu´une epargne forcée (une fois qu´elle aurait ete decidée) reste un prelevement obligatoire sur le budget des menages, tout comme les impots.

      Par ailleurs, c´est curieux qu´il n´arrive pas a voir les similitudes financieres entre son projet et la dette publique... qui est le miroir inverse de son projet... et la tendance naturelle des gouvernants.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 11:17

      @jpm

      C’est vrai qu’il y a un certain aveuglement a ne pas comprendre la différence entre une FISCALITÉ stérile (dividende non financier) et une ÉPARGNE en CAPITAL générant des DIVIDENDES financiers (pléonasme)...

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Robert GIL

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