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Accueil du site > Tribune Libre > Tchernobyl : le pire devant nous ?

Tchernobyl : le pire devant nous ?

A la lumière d’un échange de mail entre un ancien officier instructeur en protection nucléaire et un physicien Biélorusse, on peut logiquement s’inquiéter des nouveaux développements relatifs à Tchernobyl.

L’AIPRI est l’association internationale pour la protection contre les rayons ionisants. Cette association a pour but la divulgation scientifique dans le domaine de la physique nucléaire et des dangers radiologiques de la contamination interne.

Gràce à cette association, on apprend par exemple que 22% du poids total des produits radioactifs fabriqués par les centrales nucléaires sont constitués de gaz.

Contrairement à ce que l’on peut penser, ces gaz dont la durée de vie va de quelques secondes à des millions d’années, partent dans l’atmosphère, et par conséquent dans nos poumons.

Ce sont le Brome, le Krypton, l’Iode, le Xénon, le Tritium et le Carbone 14.

L’iode 129 est celui qui a la période la plus longue.

L’AIPRI nous informe que dans la seule année 2000, c’est plus de 400 kg de Krypton 85 (plus de 157 millions de Curie) et 2300 kg d’Iode 129 (408 curie) qui ont été pour une bonne part relâchés dans l’atmosphère.

« Il y a probablement actuellement plusieurs centaines de kilos de Krypton 85 et plusieurs tonnes d’Iode 129 dans l’air…ce qui constitue un épouvantable danger radiologique pour les générations actuelles, mais encore plus pour les générations futures » déclare Paolo Scampa, vice-président de cette association.

Mais il y a beaucoup plus grave.

Dans un échange entre Vassili Nesterenko et Maurice Eugène André la question est posée de savoir si les conditions plutonigènes sont réunies pour que Tchernobyl puisse encore exploser nucléairement.

Maurice Eugène André est un ancien officier instructeur en protection nucléaire.

M.E.André suggère à Nesterenko :

« Ce qui pourrait arriver maintenant c’est une explosion nucléaire tardive. Cela proviendrait du fait que du plutonium du magma (le plutonium fond à seulement 641C°) sédimente petit à petit dans le fond du magma actuel car il est pratiquement le plus lourd des métaux présents là et que se réunisse goutte à gouttes au fond du magma un volume liquide d’un seul tenant de seulement 6 kg de plutonium 239 "(ce qui est suffisant pour amorcer une explosion nucléaire).

Réponse de Nesterenko :

« Je suis tout à fait d’accord. La sédimentation du plutonium fondu sous le réacteur peut provoquer une explosion nucléaire des dizaines d’années après l’accident. Voilà pourquoi il est indispensable de vider le réacteur de Tchernobyl en ruine de tout le carburant nucléaire qui s’y trouve encore ».

Le danger ne se pose plus pour Vassili Nesterenko car il est mort le 25 aout 2008.

Ce physicien, ex-directeur de l’institut de l’énergie nucléaire de l’Académie des sciences de Biélorussie a été l’un des premiers a avoir alerté l’opinion publique internationale de la catastrophe de Tchernobyl

Grace à lui, des milliers de Polonais ont eu la vie sauve, car il a permis la distribution rapide d’iode et a évité à ceux-ci les cancers de la thyroïde qui les menacaient.

Il est intervenu comme liquidateur pour larguer des containers d’azote liquide afin de refroidir le réacteur.

Les autorités soviétiques l’ont menacé d’internement psychiatrique, et il a échappé à deux attentats.

Tout n’est pas rose, comme on le voit, dans l’ancienne URSS.

Jusqu’au bout, les autorités ont tenté de minimiser l’ampleur des impacts de la catastrophe de Tchernobyl.

Aujourd’hui, que nous le voulions ou non, nous sommes confrontés à un danger encore plus grand.

Mais la chape de plomb du lobby nucléariste s’est abattu sur le monde, et une étrange épée de Damocles est suspendue au-dessus de nos têtes frivoles.

Car comme disait un vieil ami africain :

« La bougie donne plus de lumière quand on la mouche ».


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81 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 7 mai 2009 10:03

    « La bougie donne plus de lumière quand on la mouche ».

    Avec des scientifiques de cet acabit on comprend pourquoi il manque toujours de lumière dans les cases africaines.

    Quand à l’explosion nucléaire tardive, c’est du pipeau de haute volée. S’il suffisait de mettre gentilment en contact 6 kilos de pultionium pour faire une bombe, le club des puissances nucléaires compterait déjà la moitié de la planète.


    • John Lloyds John Lloyds 7 mai 2009 10:46

      « Quand à l’explosion nucléaire tardive, c’est du pipeau de haute volée. S’il suffisait de mettre gentilment en contact 6 kilos de pultionium pour faire une bombe, le club des puissances nucléaires compterait déjà la moitié de la planète. »

      Ha Bon ? Mais le réacteur, lui, il a bien explosé ! Même si ça n’a été qu’une explosion thermique, celle-ci a bien eu lieu, au même titre qu’elle pourrait avoir lieu dans n’importe quelle centrale nucléaire. Les craintes s’étaient également portées sur une possible détonation due à la dialyse de l’eau. Encore une fois, la chimie nucléaire est une affaire de spécialistes, je n’ai personnellement pas les compétences pour en parler, aussi tous les avis des pros sont bons à étudier, ce qui est le cas de celui de Nerestenko.

      ___________________________________________

      ALERTE INFO


    • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 11:17

      Internaute,
      outre votre réaction sur les case africaines, qui ressemble fort à du racisme, je suis étonné que vous puissiez douter des compétences des physiciens et des spécialistes de haute volée cités dans l’article,
      à moins que vous ayez purement et simplement oublié d’ouvrir les liens ?
      puisque vous avez l’air d’apprécier les dictons africains, en voici un nouveau :
      « ne pile pas ton mil avec une banane mure »


    • Bois-Guisbert 7 mai 2009 11:28

      outre votre réaction sur les case africaines, qui ressemble fort à du racisme

      Le problème, c’est que le simple exposé de la plupart des réalités africaines ressemblent fort à du racisme... Et c’est ennuyeux parce que si on cesse de dire les vérités de l’Afrique plus personne ne donnera rien lors des collectes.

      Collectes dont nous devons, d’ailleurs et au demeurant, nous demander si elles ne sont pas implicitement racistes en laissant entendre que les Africains pourraient avoir des besoins qu’ils sont incapables..., pardon, qu’ils ne peuvent pas..., pardon, qu’ils ne sont actuellement pas à même de satisfaire...


    • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 13:47

      Boisguibert,
      vous évoquez le racisme,
      j’irais , si vous le permettez un poil plus loin,
      la connerie n’a pas de couleur.
      elle frappe ici, comme ailleurs,
      la réalité, c’est que le continent africain, berceau de l’humanité (au cas ou vous l’auriez oublié), et dont nous sommes tous descendants, est pillé depuis la nuit des temps, ou du moins depuis quelques siecles.
      aujourd’hui, le nucléaire justement est une poire bien juteuse pour AREVA et pour d’autres.
      au Niger, les Touaregs sont chassés de leur territoire, avec le soutien de l’armée française qui exploite, avec d’autres, le précieux minerais.
      les retombées financières arrivent dans la poche du dictateur local,
      et si l’on fait le tour de tous les pays africains, on est la plupart du temps dans le même cas de figure.
      alors merci de penser a balayer devant notre porte, en France. au lieu de s’empetrer dans des démonstrations plus que discutables sur l’avenir africain.
      le jour ou les habitants de ce continent vont prendre conscience de l’exploitation inhumaine que nous leur faisons subir depuis quelques siècles, j’ai bien peur d’une réaction que nous aurons justement à subir.
      mais, excusez moi, je me suis éloigné du sujet.
      en partie à cause de vous.


    • Pierrot Pierrot 7 mai 2009 14:42

      Il s’agit d’une explosion chimique d’hydrogène :
      H2 + 1/2 O2 (air) > H2O

      L’H2 provient de l’oxydation du zirconium des crayons par la vapeur d’eau vers 900°C on a :
      Zr + H2O > ZrO + H2

      Par ailleurs dans un réacteur le plutonium formé par la capture d’un neutron sur l’uranium 238 donne du plutonium, mais sa forme chimique est un oxyde PuO2 (et non du plutonium métallique).
      Cette oxyde ne fond évidemment pas à cette température.

      Par ailleurs pour former une réaction de fission il ne faut pas seulement des conditions de masse de plutonium (métal) mais aussi de la géométrie du plutonium et du rapport dit H/Métal etc...

      Une explosion dans le sous sol du réacteur de Tchernobyl est bien évidemment complètement exclus, tous les « sachant » vous le confirmeront.

      Bonne journée.


    • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 16:06


      Pierrot,

      quand Pierrot arrive, Kolik n’est jamais très loin,

      enfin, l’essentiel est que vous soyez là, jamais a court de certitudes.
      on connait votre refrain : « le nucléaire sans danger, etc..
      sauf que lorsque dans un commentaire Pierrot (dont on ne connait pas les diplômes) affirme que ce qui est décrit dans l’article n’est pas possible, face à l’ancien directeur de l’institut nucléaire, donc un très grand spécialiste, çà donne envie de sourire.
      comme manifestement vous avez eu la paresse d’ouvrir au moins ce lien, je vous le donne :
      Vassili Nestorenko est diplômé en 1958 à l’université technique d’état moscovite Bauman, il était le directeur de l’institut indépendant biélorusse de protection radiologique, qu’il a crée avec Sakharov (vous en avez entendu parler ?) Adamovitch, et Karpov, tous de grands scientifiques.
      il a échappé à deux attentats, et a été menacé par les autorités d’internement en asile psychiatrique (c’est tellement plus commode de dire qu’il était fou), et a finir par mourir en 2008 après une opération à l’estomac.
      dites, vous en connaissez beaucoup qui meurent d’une opération à l’estomac ?
      les autorités lui avaient (malgré sa folie) proposé de réintégrer l’institut d’état »à condition de ne plus s’occuper de Tchernobyl)

      et vous , Pierrot, face à ce grand scientifique, qui a peut etre payé de sa vie, sa dénonciation du danger, vous affirmez calmement qu’il s’est trompé !!!
      passons sur vos explications qui ont tout d’un ramassis pseudo scientifique.
      mais vous auriez pu au moins ouvrir les liens proposés avant d’écrire ce que vous avez écrit.


    • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 16:12

      Bois-Guibert,
      vous en remettez une couche sur l’Afrique.
      un peu facile comme argument.
      si on arretait de maintenir les africains en situation de dépendance,
      si nous arretions de leur envoyer nos fringues usagés, nos médicaments périmés, nos capitalistes esclavagistes, et si nous arretions de soutenir les dictateurs qui s’en mettent plein les poches, au dépens de leur concitoyens ?
      et si nous leur donnions les outils plutot que les sacs de riz ?
      posez vous les questions qui fâchent.


    • Pierrot Pierrot 7 mai 2009 17:36

      Cher Olivier,
      cela fait au moins une dizaine de fois que vous me demandez mes diplômes et dans quelle sphère je travaille.
      Je vous ai toujours répondu.

      je recommence :
      - je suis ingénieur chimiste et je travaille dans le domaine de la santé (chercheur de nouvelles molécules thérapeutiques).

      Par ailleurs j’ai été nommé en 1999 (voir le J.O.) expert indépendant pour les secteurs chimiques du domaine nucléaire par madame Dominique Voinet en charge du ministère de l’Environnement et du développement Durable et de monsieur Bernard Koutchner en charge du ministère de la Santé.

      Je suis surtout un citoyen qui s’intéresse aux questions d’écologie, scientifiques etc... c’est pourquoi nous avons parfois l’occasion de se retrouver pour commenter des articles d’AGORAVOX.

      Pour en revenir à la question d’un éventuel risque d’explosion sur le site de Thernobyl, les experts SCIENTIFIQUES s’accordent pour affirmer qu’il y a un très léger risque de rupture d’un des pilones métalliques supportant des stuctures.

      Cette éventuelle rupture aurait pour conséquence de disperser localement des poussières composées de substances radioactives non ou peu volatiles. Peut être avec une très légère émission de poussières à l’extérieur du réacteur dans un rayon d’une centaine de mètres (rien à voir avec l’émission des radionucléaires gazeux ou volatils (85Kr, 131I, 129I, 134 et 137 Cs, tritium etc.) émise lors de l’accident du 26 avril 1986.

      Je vous souhaite un bon WE en espérant que vous en profiterez pour parfaire vos connaissances dans le domaine scientifique.

      Il n’est jamais trop tard pour progresser.


    • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 17:51

      Pierrot,

      écoutez, je veux bien croire que vous ayez des connaissances dans le sujet que vous évoquez, mais admettez qu’on est assez loin de la physique nucléaire,
      admettez aussi que vous ne pesez pas très lourd, sans vouloir vous offenser, par rapport au grand scientifique qu’étais le professeur Vassili Nestorenko,
      je vous rappele qu’il avait fondé avec Andreï Sakharov qui n’est pas le premier venu, l’institut indépendant de protection radiologique de Biélorussie.
      je vous rappele aussi qu’il a été destitué de son poste à l’académie des sciences en énergie nucléaire, dont il était directeur, pour avoir alerté l’opinion publique à propos de Tchernobyl,
      qu’il a échappé à deux attentats, et qu’il est mort bizarrement à la suite d’une banale opération stomacale,
      alors excusez moi,
      je ne suis pas scientifique, seulement un modeste chroniqueur citoyen, et j’ai plutot tendance a croire le professeur Nesterenko que vous.
      ne le prenez pas mal,
      de plus la caution de Voynet (avec un Y) et celle de Koutchner ne m’impressionne pas beaucoup.
      Voynet n’a jamais beaucoup brillé en écologie, et on se souvient encore de sa réaction lors de la marée noire, ou elle a tenté de minimiser la catastrophe, afin de prolonger ses vacances...
      Koutchner, n’en parlons pas,
      son ralliement sarkozien en font définitivement quelqu’un de peu fréquentable.
      désolé.


    • Pierrot Pierrot 7 mai 2009 21:41

      Cher Olivier,

      J’admet très humblement que je n’ai pas l’ensemble des connaissances de Vassili Nesterenko (vu sur le site Wikipedia où le dernier qui a écrit a raison, jusqu’à la prochaine modification ...).

      Il ne s’agit pas de me comparer à lui, ce serait ridicule.

      Simplement j’observe que des milliers de rapports concernant l’accident de Tchernobyl et ses conséquences sanitaires et environnementales ont été publiés.

      Les agences de l’ONU (OMS, PNUD, AIEA, FAO etc...) et de nombreux autres organismes (IRSN pour la France) ont fait la synthèse de l’ensemble des rapports publiés.
      Cette synthèse a fait l’objet de divers documents, en autres le forum de l’ONU publié en 2005 (600 pages en anglais mais une courte synthèse en français).

      J’observe qu’uncun organisme scientifique (médecins, experts nucléaires, chimistes, toxicologues, écotoxicologues, pharmaciens ...) n’admet les conclusions de monsieur Nesterenko.

      J’ai lu une partie importante de ces documents qui me semblent convainquant sur le plan scientifique et sont donc plausibles.

      Donc entre Neskerenko, scientifique sérieux et compétent et l’ensemble de toute la communauté scientifique du monde, j’aurais tendance à faire plus confiance à ces derniers.
      Non pas que la majorité ait raison par essence dans les sciences (on est pas en politique) mais entre la lecture des rapports de l’un et de l’ensemble des autres il n’y a pas photo !

      Par ailleurs vous observerez que les émissions de radionucléîdes dues à Tchernoby est un million de fois inférieures à celles des émission « naturelles » pour une seule année (Charpak prix Nobel dixit).

      Ce qui permet de ne pas être inquiet par les émissions de radionucléïdes gazeux (85Kr) et volatils (134 et 137 Cs, iodes, strontium ... de Tchernobyl, bien que non négligeables.
      Notons aussi que le 85Kr a une courte période radioactive et a donc disparu par décroissance radioactive en grande partie depuis 1986.
      De plus ce gaz rare est chimiquement inerte et n’a donc que peu d’impact sanitaire au niveau des poumons (il rentre et il sort rapidement).

      Si nous les comparons aux émissions dues aux « tests nucléaires » dans l’atmosphère (1945 à 1960), celles dues à Tchernobyl sont aussi très largement inférieures !

      Il est souhaitable d’avoir toujours quelques repaires simples des principales grandeurs des émissions radioactives, cela permet d’éviter de dire bien des bétises !

      Bonne fête du 8 mai !


    • Cascabel Cascabel 7 mai 2009 23:14

      @J. Lyods

      L’explosion de Tchernobil provenait de la chaudière (vapeur d’eau). Comme internaute je me demande comment une explosion peut avoir lieu par simple accumulation de matière fissile sachant la grande complexité de mise à feu d’une bombe nucléaire. La masse critique ne suffit pas.
      A mon avis le risque doit être celui d’une petite déflagration, sans réaction en chaîne, suffisamment puissante cependant pour relâcher de la pollution radioactive dans l’air.


    • Cascabel Cascabel 7 mai 2009 23:26

      Finalement Pierrot a répondu de façon convaincante au problème.


    • Mmarvinbear mmarvin 7 mai 2009 23:54

      Il y a celui la aussi...

      « Se raser la nuit, c’est renoncer à son oreille. »


    • Cascabel Cascabel 8 mai 2009 01:32

       mmarvin

        ?  ?  ?



    • olivier cabanel olivier cabanel 8 mai 2009 17:11

      Pierrot,
      face à vos certitudes, je n’ai que les paroles du professeur Nesterenko,
      et si je reprend vos propos, je me pose une question, puisqu’il semble si facile de mettre l’ex centrale sous contrôle, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout, nettoyer les matières radioactives qui s’y trouvent encore, et qui d’après beaucoup de scientifiques et d’experts nous menacent ?


    • John Lloyds John Lloyds 7 mai 2009 10:17

      Sans vouloir minimiser l’éventualité évoquée par Nesterenko, dont l’appréciation du risque reste toutefois affaire de spécialistes (vous allez sûrement voir bientôt débarquer le vétéran du lobby nucléaire, Krolik, qui va nous expliquer que tout va bien), il me semble toutefois qu’il nous faille focaliser notre attention sur les 2 grands risques fondamentaux du nucléaire :

      - La sécurité, qui risque de pâtir de coupes sombres en période de crise, et qui pourrait tourner à flux tendu, notamment dans les pays qui ont du mal à boucler leur fin de mois. Hier, un incident nucléaire a été signalé en Hongrie.

      - L’enfouissement des déchets, qui, même si on nous explique que les demi-périodes sont moins longues que le temps de digestion des entrailles de la terre, et que les poubelles résident dans des couches stables, souffre de l’incertitude des mouvements voire des remontées desdites couches.

      L’Uranium appauvri, pour ne parler que de lui, même s’il est faiblement radioactif, possède une demi-période de 4,5 milliards d’années (l’âge de la Terre), et l’enfouissement de cette matière, dont la concentration locale infecterait tout l’environnement en métal lourd. Un mépris des générations futures et de la vie en général, au profit d’une seule génération, la nôtre - dont on voit en plus avec quelle légèreté elle dilapide cette énergie - Même pas de l’irresponsabilité, de la pure démence.

      __________________________________________

      ALERTE INFO


      • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 11:26

        John Lloyd,
        évidemment je m’attend à voir débouler Krolik, qui à coup de copié/collé va envahir l’espace avec de longues diatribes démontrant que tout va bien, dormez en paix braves gens,
        je ne suis pas spécialiste, mais tous les dossiers que j’ai pu consulter confirment le véritable danger que représente les matières radioactives enfouies sous le béton de Tchernobyl.
        en tout cas, merci de votre commentaire, et de l’information sur l’accident Hongrois, dont je n’avais pas encore entendu parler


      • wesson wesson 7 mai 2009 10:36

        Bonjour l’auteur

        même si les faits que vous relatez concernant la sédimentation du plutonium sont exact - ce dont je n’ai pas de raison de douter, la conclusion « implicite » de votre article - à savoir une explosion nucléaire tardive - n’est pas réaliste.

        Une bombe atomique, c’est d’abord un carburant spécial, en l’occurrence de l’uranium ou du plutonium très fortement enrichi, ce qui n’est pas le cas de celui utilisé dans les centrales. Si la sédimentation par gravité est un phénomène mécanique indiscutable, il ne peut cependant pas « enrichir » le matériaux combustible, au contraire.

        Et surtout, il y a le design. Toute la puissance d’une bombe atomique vient en fait de la capacité à comprimer le matériaux fissile afin que le nombre de fissions augmente très rapidement - et ainsi que l’énergie dégagée. Et pour y arriver, il faut créer autour du matériaux fissile une explosion contrôlée très complexe à mettre en œuvre. Des explosifs de différente nature et vélocités dosés au micro gramme, avec des formes usinées au micromètre, bref des conditions d’environnement pour du matériaux fissile qui sont tout simplement impossibles à obtenir dans le cadre d’une sédimentation d’un matériaux fissile à l’état de magma.

        Ce matériau radioactif va continuer à émettre de la radioactivité et des radio-nucléides qui vont empoisonner la région pendant des centaines voire des milliers d’années , c’est une trivialité que d’écrire cela. Toutefois la possibilité d’une explosion nucléaire puissante retardée est totalement nulle.


        • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 11:29

          Wesson,
          vous avez le droit de douter du risque d’explosion,
          pourtant les physiciens et spécialistes, qui ne sont pas n’importe qui, confirment cette possibilité,
          je ne suis qu’un rédacteur,
          j’ai consulté tous les dossiers possibles et imaginables, et recoupé les différentes informations, et il n’y apas l’ombre d’un doute,
          ce risque existe.
          avez vous ouvert tous les liens de l’article ?
          c’est essentiel pour se faire son opinion.


        • wesson wesson 7 mai 2009 14:20

          Je le confesse volontier, par manque de temps ou peut-être par flemme, je n’ai pas ouvert tous les liens. Je reste cependant catégorique, il n’y a pas de risque d’explosion tel que vous l’entendez, ou tout du moins tel que le suggère l’illustration de votre article. 


          Ce serait un peu long et complexe de vous livrer une explication complète de ce qui m’amène à penser cela. Pour faire court, la fission nucléaire ça se calcule avec des statistiques. Pour qu’une réaction diverge violemment (donc explose), il faut que le produit de la désintégration d’un atome provoque la désintégration de plus d’un autre atome, ainsi le nombre de désintégrations ne cesse d’augmenter, avec l’énergie dégagée. C’est ce que l’on appelle la criticité. 

          En pratique, le problème se résume à ce que les particules issues d’une désintégration puissent entrer en collision avec les noyaux d’autres atomes, ce qui revient à dire qu’il faut qu’il y ait suffisament d’atomes dans un volume donné pour que cela se produise. 

          Pour faire une analogie plus parlante, si vous lancez un ballon au milieu d’un terrain de foot avec sa dizaine de joueur, il y a peu de chance que votre ballon touche ne serait-ce que 1 joueur, et encore moins de chances qu’il en touche plusieurs. Par contre, si vous faites la même expérience dans une gare pendant l’heure de pointe, votre ballon touchera probablement plus d’une personne. 

          La matière, dans son état naturel, c’est aussi espacé que les joueurs sur un terrain de sport (en fait, même bien plus que ça), de manière qu’il est *vraiment* très improbable que cela puisse donner lieu à une explosion *significative*. La chance que les conditions se produisent sont à peu près aussi grande que les chances qu’une vache tombe d’un avion et vienne s’écraser sur mon clavier dans les 5 prochaines secondes... Je suis toujours là, donc cette eventualité bien que pas totalement impossible ne fait pas partie des hypothèses envisageable.

          Si le propos est de dire qu’il y a eu tout une panoplie de comportements inadmissibles, des informations cachées, tronquées ou n’importe quoi d’autre, rien à dire là dessus. C’est possible, voire probable compte tenu de ce que le nucléaire représente dans l’imagination et pour l’état. Cependant, sur le seul point technique de la possibilité future d’une explosion nucléaire *significative* à Tchernobyl, je maintient que à mon avis que c’est totalement impossible pour des raisons physiques et techniques.



        • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 16:19

          Wesson,
          soyons sérieux,
          vous n’avez pas ouvert les liens,
          je m’en doutais un peu.
          mais qui êtes vous pour prendre le contrepied de Vassili Nesterenko, un scientifique reconnu par ses pairs, directeur de l’institut de l’énergie nucléaire de l’académie de sciences de Biélorussie ?
          etes vous à son niveau ? quels sont diplômes dans cette matière ?
          s’il affirme que l’explosion nucléaire est possible, ne croyez vous pas qu’il l’a fait en toute connaissance de cause,
          pour ma part, je ne suis qu’un petit chroniqueur, journaliste citoyen, et après avoir coupé et recoupé tous les liens possibles et imaginables, j’en ai conclu que ce risque existait.

          et vous, qu’est-ce qui vous permet d’affirmer le contraire ?


        • wesson wesson 7 mai 2009 18:40

          Monsieur Cabanel,
          Le relatif anonymat dans lequel je me vautre avec délectation m’empêchera de vous démontrer que je suis fondé à parler dans ce domaine technique particulier. Soit, considérons donc que je suis un parfait néophyte qui n’y entends rien, à cela comme au reste.

          Ceci étant posé, il me vient 2 questions de béotien donc :

          * La correspondance entre M. André et M. Nesterenko telle que présentée sur le site de l’AIPRI me parait plus que douteuse. Je pencherai pour une origine apocryphe, ou traduction orientée, d’autant plus simple que l’un des protagoniste est mort maintenant. Puisque je vous sait soucieux à propos de la vérification de vos sources, qu’avez-vous pour authentifier cette correspondance ?

          * Je ne me suis pas permis de mettre en doute ni votre compétence, ni même le fait que vous ayez vous-même bien lu vos propres liens. En conséquence, je ne sais pas à quel titre vous vous permettez de le faire à mon endroit ?

          Encore une fois, je ne conteste pas qu’une flaque/sphère/je sais pas quoi de plutonium liquide de 6 Kg ne se soit concentré au fond de la structure de containement de Tchernobyl. Au passage, il en faut au moins 10 Kg pour faire une masse critique mais admettons que 6 Kg suffisent, et quand bien même ce plutonium en serait à un régime sur-critique, le dégagement de chaleur le ferait « glonfler » assez pour passer en régime sous-critique. tout au plus la température de l’ensemble monterait, mais pas d’explosion atomique.

          D’une manière générale, c’est heureux que des conditions qui doivent être réunies pour obtenir une bombe atomique soient extraordinairement complexes à obtenir, faute de quoi n’importe quel pays possédant des technologies et une industrie basique pourrait se fabriquer ses propres bombes nucléaires.

          Je crois hélas qu’il est superflu d’essayer de vous convaincre que votre hypothèse est aussi probable qu’une bille de plomb laché d’un immeuble se mette à partir vers le haut plutôt que de tomber. C’est pourquoi le néophyte que je suis n’essaiera plus !


        • Mmarvinbear mmarvin 7 mai 2009 23:58

          Si tu as des réponses à tes questions, fais le moi savoir... Je lui en ai posé dans d’autres articles et je n’ai jamais rien eu...


        • unandeja 7 mai 2009 11:05

          Je ne crois pas trop à l’explosion tardive (même si je n’ai pas les compétences physiques pour en juger).
          Ce qui est certain c’est que le sarcophage s’effrite et que les radionucléides continuent à polluer le sol, l’eau et l’air dans un large rayon autour de la centrale.
          Tchernobyl n’a pas fini de faire parler de lui.


          • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 11:35

            unandeja,
            comme vous, je n’ai pas les compétences pour juger des affirmations des spécialistes dont j’ai consulté les dossiers,
            si vous avez bien ouvert tous les liens, vous verrez qu’ils sont catégoriques, ce risque existe.
            j’ajouterais que dans le doute, il faudrait suivre leur conseil et tout faire pour récupérer les matières radioactives qui se trouvent encore sous la chape de béton du réacteur.
            je n’imagine pas une seconde que des hommes pourraient le faire, ce serait les envoyer à une mort certaine, mais nous savons aujourd’hui utiliser des robots,
            même si la tache ne sera pas facile, elle devrait etre possible, et réalisée afin de ne plus nous faire courir le risque de cette explosion.


          • unandeja 7 mai 2009 14:53

            Bonjour Oliver ; enfin quand je dis que j’y crois pas trop c’est que je la pense peu probable (je ne remet pas en cause cette possibilité en bref^^). Il est vrai que cela ne pourrait être que bénéfique d’éliminer tous les risques en se débarrassant une fois pour toute de ces combustibles nucléaires en éliminant tout risque d’explosion et supprimant une partie de la source de pollution environnementale...En tout cas merci pour votre article et le gros suivi des commentaires de chacun.


          • Pierrot Pierrot 7 mai 2009 17:08

            Plusieurs milliers de scientifiques (IRSN, et les équivalents allemands en particulier) ont pénétré à l’intérieur du réacteur accidenté.
            Non seulement , ils en sont resortis vivant mais aussi en bonne santé
            Plusieurs centaines de travailleurs travaillent sur place, la radioactivité est élevée mais il n’y a aucun risque sanitaire si les consignes sont respectées..

            Bien sûr, le temps de séjour dans le réacteur est limité et dépend de l’endroit visité (la "cartographie interne est bien connue (voir schémas de l’IRSN /GER).

            Lorsque le nouveau sarcophage sera mis en oeuvre, il est prévu que des robots interviendront pour trier et conditionner les matériaux.

            Les équipes françaises sont très concernées et actives dans ce projet de rendre le réacteur RBMK plus sûr.

            Bonne journée.


          • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 18:18

            Pierrot,
            je veux bien que des « milliers de scientifiques aient pénétré dans le batiment de tchernobyl et en soient ressortis vivants »,
            mais franchement votre manière d’appréhender la question fait plutôt penser à de la désinformation qu’à autre chose,
            pour votre gouverne, le Professeur Nesterenko est intervenu des les premières heures en larguant par hélico, directement sur le réacteur en fusion, des containers d’azote liquide pour le refroidir.
            les trois passagers qui étaient avec lui à ce moment en sont tous morts.
            et je n’évoque pas les autres liquidateurs, morts par centaines.
            je ne tente pas de dramatiser, seulement j’essaye pragmatiquement de dire ce qui s’est passé.
            alors quand vous venez avec votre couplet sur « la situation sous controle », « les robots et le reste », permettez moi de sourire.
            et j’ajoute que si c’est si facile de rétablir une situation normale, pourquoi ne pas enlever la matière radioactive qui s’y trouve encore, ainsi que le demandait le Professeur Nestorenko ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 18:29

            Jullius, Le Professeur Nestorenko été plus que persécuté,
            il a été chassé de son poste de directeur de l’institut de l’énergie nucléaire de l’académie de sciences de Biélorussie,
            il a échappé a deux attentats,
            çà ne l’a pas empeché de créer avec Sakharov, et d’autres célebres scientifiques l’institut indépendant biélorusse de protection radiologique,
            il est mort il y a moins d’un an, à la suite d’une banale opération stomacale,
            ce qui fait que sa mort est suspecte.

            aujourd’hui, il y a un relais qui est fait en France avec des scientifiques et des experts tout a fait respectables, au sein de l’AIPRI,
            alors, je suis désolé, mais si ces experts en accord avec le Professeur Nesterenko affirment qu’une explosion nucléaire reste possible aujourd’hui à Tchernobyl, j’ai plutot tendance à les croire, qu’à épouser votre théorie,


          • Linz 7 mai 2009 11:15

            Toujours pas d’intervention de la Science ? Je veux dire de M.Kolik. 


            • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 13:52

              Linz,
              oui, je m’interroge,
              Kolik souffre peut être d’une diarrhée verbale ?
              ce qui pour son pseudo semble justifié.
              mais ne vous inquiétez pas, il arrive toujours à temps, comme la cavalerie.


            • JONAS JONAS 7 mai 2009 11:16

              Olivier, bonjours.

              Je reconnais le remarquable travail que tu as réalisé sur les champignons (Passé dans la presse à l’époque) et qui a permis avec d’autres, de démasquer les mensonges du Pr Pellerin qui avait déclaré que la France n’avait pas été contaminée.

              Je pense que ton article manque de détails techniques, M.E.André suggère à Nesterenko «  …… un volume liquide d’un seul tenant de seulement 6 kg de plutonium 239  »(ce qui est suffisant pour amorcer une explosion nucléaire) ".

              Il ne faut pas confondre «  syndrome chinois  » qui est une réaction en chaîne lente, capable de produire une explosion (une réaction chimique), qui n’est pas une réaction en chaîne rapide, comme celle des bombes. En se sens, je partage le commentaire de l’Internaute, qui toutefois ne rentre pas dans les détails et qui paraît rassurant…  !

              Une réaction nucléaire lente, en présence d’eau ou d’humidité, peut générer de l’hydrogène, gaz hautement explosif, il peut donc effectivement y avoir une explosion redoutable non nucléaire, mais, capable de pulvériser n’importe quelles enceintes de confinement. C’est le scénario le plus redouté dans les centrales nucléaires actuelles, car même si la centrale de Tchernobyl avait été dotée d’une enceinte, elle aurait été détruite partiellement.

              Il me semble que des drainages ont été faits autour de Tchernobyl pour éviter ce scénario…  ? Le couvercle que doit réaliser la France ne concerne pas le sous-sol, et le cœur de ce réacteur continue à s’enfoncer dans le sol  ! Jusqu’à quelle profondeur le drainage sera efficace, nul ne peut le dire, puisqu’en matière minière, dans les mines de charbons, il existe toujours des suintements.

              Je confirme donc, qu’il existe un risque d’explosion capable de remettre des produits fissiles hautement toxiques dans l’atmosphère et l’environnement et capables d’atteindre toutes l’Europe de manière très dangereuse selon les conditions météorologiques  ! C’est une loterie en matière de taux de radioactivités pour les pays qui pourraient subir une nouvelle contamination.

              Amicalement à toi.

              JONAS.


              • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 11:43

                Jonas,
                je suis content de te retrouver sur cet article,
                d’autant que le spécialiste en sécurité que tu es sait de quoi il parle, et de quoi il en revient,
                comme tu le sais, ne suis qu’un modeste journaliste citoyen et je m’en tiens a vérifier les informations, en les recoupant, et en essayant de trouver le plus de sources possibles,
                tout ce que j’ai trouvé confirme catégoriquement le risque d’explosion nucléaire,
                je pense donc que ce risque existe.
                par contre, je suis étonné que tu n’ai pas réagi sur la première information de l’article, sur le lacher de gaz radioactifs, et leur quantité de plus en plus importante dans l’atmosphère, et donc dans nos poumons,
                l’organisatin d’Eugène Maurice André fait un travail remarquable et très précis dans ce domaine.
                j’aimerais bien ton avis la-dessus.
                cordialement,


              • Nautile 7 mai 2009 12:04

                Je n’ai hélas pas le temps de faire les recherches,
                Mais j’ai souvenir avoir lu un papier il y a de nombreuses années (avant internet !) décrivant un site naturel où s’était déclenché une réaction en chaine « contrôlée ».
                A une époque géologique où les couches supérieures de l’écorce présentaient un rapport U238/235 différent de celui qui existe de nos jours.

                ceci pour contribuer (très maigrement j’en conviens ) au débat.



                • Internaute Internaute 7 mai 2009 12:04

                  Je ne suis pas contre les précautions élémentaires mais je me méfie des exagérations. Pour avoir un autre son de cloche en provenance de l’OMS on peut lire cet article.

                  http://fr.rian.ru/analysis/20090427/121332986.html

                  Apparemment cette référence dérange car je l’ai déjà mise sur un autre article au sujet de Tchernobyl et elle a été censurée en même pas 10 minutes.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 7 mai 2009 13:58

                    Internaute,
                    je connaissais ce lien,
                    ne tombez pas dans la parano.
                    je ne pense pas qu’ici, ou ailleurs, on essaye de faire taire ce qui peut etre dit,
                    ceci dit, lorsqu’une source semble peu fiable, ou partisane, elle ne dessert la cause de personne,
                    le travail que fait l’association indépendante d’Eugène Maurice André semble au contraire géner pas mal de monde,
                    ils ne sont la que pour alerter l’opinion.
                    ils ne font pas partie d’un lobby quelqu’il soit.
                    si vous avez lu attentivement les liens, vous pourriez vous faire une raison.


                  • paul muadhib 7 mai 2009 12:07

                    A l auteur , merci de cet article qui reponds a une vague question sans reponse que je me pose depuis longtemps, ou vont tous ces « composants » radioactifs divers relaches, comme tchernobil, les essais atomiques etc..j ai fait dans la faineantise sur le sujet.
                    sinon l autre point du sujet a savoir une possible explosion a tchernobil , je n ai ,comme vous d autres solutions que de lire ce que les « pro » disent sur le sujet, et donc a priori c est possible.
                    salutations.

                    www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=13499

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