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Accueil du site > Tribune Libre > Totalitarisme, idéologie suprême de la technostructure

Totalitarisme, idéologie suprême de la technostructure

Je pense à ce député-maire « centriste », et je suggère qu’on lui inflige le supplice destiné au loubard de l’orange mécanique : lui garder les paupières grandes ouvertes et lui projeter des heures et des heures de documents sur les camps d’extermination et autres barbaries nazies. Sans grand espoir, tant la politique aujourd’hui n’est plus qu’un magma d’idées reçues, de postures, de petites phrases assassines, bref, des brèves de comptoir à la Wolinski, avec un responsable politique jouant le rôle de la grande gueule éthylisée et des « militants » jouant celui du béni-oui-oui « je ne vous le fais pas dire ». Comment une société peut-elle encore penser, se penser et avancer quand l’ensemble de ce qui y est sensé produire de l’entendement se complaît dans la caricature, s’enrobe d’un charabia répulsif pour dire la complexité ? Quand le monde, selon elle, n’est plus qu’une invasion de bougnouls, de bicots, d’albanais et de roms ; Quand l’autre, qu’il soit ici, en Chine, au Mali ou ailleurs, est forcement à la genèse de tous les problèmes qui apparaissent. Quand la parole, dévaluée jusqu’à l’écœurement, fustige ce que la praxis soutient (les banques) et cajole ce qu’elle détruit (les peuples), dans une exhibition de cynisme jamais égalée.

Endormir est le maître mot. En simplifiant à l’extrême, en fixant le doigt censé montrer la lune, en s’attaquant avec moult détails prouvant leur authenticité à des moulins à vent imaginaires, en tuant, jour après jour, l’eumétrie, la mesure, le lien - fondateur et ciment de la société réelle - au profit d’une autre, imaginaire, mythique où les citoyens s’entredéchirent, se maudissent, s’excluent les uns les autres.

Tout cela en connaissance de cause, volontairement, car personne ne peut croire que les énarques qui nous gouvernent, à quelques exceptions près, sont des ignares, des analphabètes, des crétins patentés. A la limite, on aurait espéré qu’ils le soient, que nos élites n’y connaissent rien de leurs classiques, que pour eux l’Hubris n’est qu’un mot barbare non identifié. Que Voltaire était un vieillard aigri et Prométhée un artificier maladroit. On aurait espéré que Mme Lagarde n’ait jamais entendu Sophocle dire aux athéniens « lorsque nous croyons avoir raison, nous pouvons aussi avoir tort  ». Hélas, ils connaissent leurs classiques. Mais ils préfèrent faire semblant de les oublier, les garder pour eux, tout comme leurs fortunes et leur patrimoine. En y jetant dans l’arène pour passionner les foules des certitudes barbares et des poncifs explosifs afin de pouvoir vivre entre eux en paix.

 Et quand les rares résistants à cette déferlante de basses passions choisissent de les attaquer, comme Mediapart, en mettant à nu le désormais généralisé fais ce que je dis mais pas ce que je fais, ils les condamnent au silence et à l’abrogation judiciaire de leur mémoire.

 

Parodie de la pensée politique

Si Prométhée a rendu l’âme, et ses cendres dispersées le long des centaines de kilomètres de friche des jadis glorieux conglomérats industriels des républiques soviétiques, son frère Epiméthée est bien vivant et arpente en sifflotant la rue Hermès, se demandant, avec sa naïveté bien connue, pourquoi tant de magasins ont baissé définitivement leurs stores dans cette rue commerciale d’Athènes. Il symbolise au mieux notre époque mais surtout nos élites dirigeantes. L’insouciance et le manque d’anticipation ayant définitivement remplacé la démesure, cette maladie de la techné qui a si profondément marqué le XXe siècles et ses horreurs. Désormais, nos banquiers soixante-huitards jouissent de l’instant et de leurs milliards, lançant de temps en temps, comme les précieuses ridicules, leur oups, on s’est trompé, signe annonciateur d’une nouvelle ponction chez les citoyens contribuables par le biais de nos dirigeants - et ce, quelle que soit leur couleur politique -. Car ces derniers, loin de tout esprit volontariste et ne croyant plus à rien, ne font que gérer l’instant, quitte à béatement ouvrir, chaque jour un peu plus, la boite de Pandore. Jadis on gouvernait selon des convictions (plus ou moins) partagées par une portion de l’électorat un moment (plus ou moins) majoritaire. Aujourd’hui on mène une politique apolitique, dite (c’est le mot à la mode) « sérieuse » et qui consiste à tout faire pour continuer à emprunter aux moindres frais (fait-on semblant de croire). En conséquence, on ne gouverne plus, on gère. Ils nous gèrent donc, comme des parents prisonniers de produits psychotropes (en substance argent et pouvoir) tout en espérant qu’interdire, sanctionner et circonscrire des enfants turbulents (les citoyens en occurrence) leur laissera pleinement le temps de voguer dans le nirvana de leurs illusions de toute puissance. Ils titubent, essayant désespérément d’apparaître sérieux et irréprochables, pris inlassablement la main dans le sac ou dans l’erreur. Oups, je me suis trompée dit-elle en souriant Mme Lagarde en 2011 et on la nomme illico à la présidence du FMI. Oups, on s’est trompés murmurent les Goldman et Sachs. Et on imprime chaque mois aux Etats-Unis autant de papier dollars que durant l’ensemble de la période du plan Marshall. Oups, on s’est trompés déclare Monsieur Mario Draghi, et les millions de chômeurs grecs espagnols ou portugais semblent soulagés. A tort. Car il faut continuer dans l’erreur, sinon s’en est fini de notre sérieux et des taux bas pour emprunter. Mais à quoi ca sert d’emprunter, puisque, malgré les chômeurs, les boutiques qui ferment, les exportations qui s’effondrent, les écoles et les hôpitaux qui disparaissent la dette augmente ? Rétorque EUROSTAT. Ca sert, répond Mario fort de son expérience à Goldman Sachs, à pouvoir encore et toujours emprunter malgré l’augmentation de la dette, preuve incontestable de notre sérieux. Et puis, si ça foire on pourra toujours dire, une fois n’est pas coutume, oups, on s’est trompé…

 

Le dédale des techniques

Imaginer - et affirmer désirer - un futur radieux, le déconnectant des actions (généralement erronées) quotidiennes que l’on surnomme, pour mieux les déguiser, « réformes », « moyens » ou « mesures », c’est ne rien comprendre a la puissance entropique de la techné. De l’art de gouverner, la technostructure au pouvoir n’a retenu que le pire : le but, continue-t-elle a croire, justifie les moyens. Les cohortes de chômeurs se justifient par une sortie du tunnel, dont, précurseur, Giscard d’Estaing « entrevoyait » déjà la sortie. Les technocrates qui nous gouvernent ne s’aperçoivent nullement que comme le dit si justement Bruno Latour, si l’on ne s’aperçoit pas combien l’usage de la technique déplace, traduit, modifie, infléchit, l’intention initiale, c’est tout simplement parce que l’on a changé de but et que, par un glissement de la volonté, on s’est mis à vouloir autre chose que ce qu’on avait désiré au départ.

Tout projet politique cesse de l’être, se transformant en une combinaison de décisions techniques, complètement déconnectées des notions du bien et du mal, au nom d’un but idéal phantasmatique qui, bien entendu, ne surviendra jamais. Tout au plus le technocrate au pouvoir, qu’il soit de droite de gauche ou d’ailleurs déclarera, tel le premier ministre grec que pour faire une omelette il faut casser des œufs (sic). C’est en cela que la notion même de sérieux devient apocalyptique (dans les deux sens du terme). L’inquisition dans son temps (ou les fondamentalistes aujourd’hui) n’agissait pas autrement. La seule différence résidant au fait que leurs techniques ambitionnaient un au-delà paradisiaque, tandis que pour les gouvernants contemporains elles se justifient par un futur d’ici.

Le terme de sérieux devenant ainsi synonyme de totalitaire puisque les moyens cruels utilisés aujourd’hui contre les citoyens sont employés pour leur bien de demain. Ainsi, la technostructure se pourvoit d’une idéologie, c’est à dire d’une vision du monde hermétiquement coupée de la réalité, et incapable de juger son action, puisque celle-ci se dilue dans une série de moyens pensés comme passagers. Cela, en outre, permet d’affirmer que le but réside à se débarrasser de la finance mais que les moyens consistent à ruiner les peuples et les Etats pour continuer, avec sérieux, à emprunter au marché. 

Ainsi, cette incapacité d’anticiper, embourbée dans une diarrhée de mesures dites techniques ne se met ainsi jamais en cause et se croit insanctionnable comme jadis on se croyait infaillible, voire immortel. 


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28 réactions à cet article    


  • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 26 juillet 2013 12:12

    Dire qu’il y a « trop » détrangers est une opinion, contestable, mais légitime. Par contre, pour y répondre, se référer à la solution finale nazie est condamnable aussi bien moralement que juridiquement. Il y a entre les deux, la perte de la mesure, qui est un des sujets de cet article. Ne pas réagir et même excuser ou justifier ces paroles témoigne de la perte des repères et des fonfements de nos sociétés, présage d’une pensée barbare, elle aussi traitée et expliquée dans cet article. Qu’il faut lire avant de le villépender...


  • Captain Marlo Pilou Camomille 26 juillet 2013 17:47

    schweizer,

    Quand vous commencerez à chercher du côté des causes, plutôt que de vous en prendre aux conséquences, n’oubliez pas de nous prévenir.....

    Je vais vous aider, c’est ma journée de bonté :

    * Les guerres de l’ OTAN et leurs cortèges de réfugiés.
    * La corruption et l’exploitation des ressources naturelles en Afrique.
    * Le soutien aux dictateurs corrompus.
    * Les préférences de l’ OTAN pour les gouvernements islamistes.
    * Les accords de Schengen.
    * Les directives Bolkeinstein.
    * La théorie du « choc des civilisations »...
    * Les aides européennes qui disparaissent par la corruption.
    * Les différences de salaires dans l’ UE
    * Les préférences du Patronat européen pour l’immigration... etc, etc

    Bonne recherche !


  • Captain Marlo Pilou Camomille 27 juillet 2013 19:35

    Je lutte contre les causes en étant adhérente d’un Parti , l’ Union Populaire Républicaine, qui rassemble provisoirement des Français de toutes les opinions pour pourvoir sortir de l’ UE, de l’euro et de l’OTAN, par l’article 50 du TUE.

    Et si nous arrivons jusque là, nous proposerons 3 referendum :

    * Un sur l’énergie.
    * Un sur la dette.
    * Un sur l’immigration.

    Les Français, que l’on n’a jamais consultés sur ces trois sujets, décideront.


  • Captain Marlo Pilou Camomille 28 juillet 2013 06:48

    Et vous, vous faites quoi contre les causes, à part éructer contre les étrangers comme s’ils étaient responsables ?

    Vous relayer à la perfection les souhaits de l’ Empire sans rien proposer.
    Avec vous, le « choc des civilisations » a de beaux jours devant lui... , et l’Empire aussi.

    Le mépris que vous proférez vis à vis de l’UPR montre bien que vous ne cherchez pas des solutions, mais que comme Monnet et Schuman, vous êtes au service de l’ Empire.


  • Captain Marlo Pilou Camomille 28 juillet 2013 18:49

    C’est justement parce que la fin des Nations européennes est programmée qu’il est nécessaire de retrouver la souveraineté, ce que je ne vois jamais écrit dans vos posts...

    Cela vous contrarierait beaucoup d’écrire :

    « Sortons de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par l’article 50 » ?

    Mais vous êtes comme le FN, vous n’écrivez jamais cette phrase là..., vous pleurnichez sur « le remplacement des populations », mais il n’est jamais question de souveraineté dans vos commentaires, juste de votre mépris et de votre haine des étrangers....

    Vous proposez quoi, au juste ? Sortir votre fusil de chasse ? Les ratonnades ?

    Mais surtout , ne pas s’en prendre à Bruxelles, ni au FMI, ni à la BCE, ni à l’ OTAN !
    Vous êtes un collabo de l’ Empire.

     


  • Ruut Ruut 26 juillet 2013 16:11

    Triste pays où la liberté de parler n’existe plus.

    Un peut comme la nouvelle loi belge qui interdit a son roi et a sa famille d’exprimer publiquement ses idées.


    • PtitLudo PtitLudo 26 juillet 2013 16:52

      Très bon article qui est à rapprocher de celui de Bernard Dugué, dans les moyens utilisés pour que ça fonctionne.


      • tf1Goupie 26 juillet 2013 17:01

        On n’a plus le droit de penser à voix haute.

        Bientôt on aura même plus le droit d’avoir des pensées impures.

        Et ça nous parle de totalitarisme ...


        • TSS 26 juillet 2013 18:56

          On n’a plus le droit de penser à voix haute.

           Ce genre de propos ,il y a 70 ans, s’appelait la collaboration ! Mr Bourdouleix y aurait tout

          à fait à sa place !


        • TSS 26 juillet 2013 18:57

          y aurait eu ...


        • TSS 26 juillet 2013 19:03

          Pas très loin de Cholet il y avait le camp de tzignanes de Montreuil-Bellay ,il suffirait à ce

          monsieur de le réouvrir et de le transformer en aire d’accueil... !!


        • Captain Marlo Pilou Camomille 26 juillet 2013 17:37

          Prendre le temps de lire : « Les confessions d’un assassin financier » de John Perkins, n’est pas perdre son temps.

          Il explique comment toutes ces dettes publiques sont minutieusement organisées et planifiées, de manière à ce que les Etats endettés s’ouvrent docilement aux investissements des multinationales.
          Au détriment des peuples, ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant.


          • alinea Alinea 26 juillet 2013 18:42

            Je ne peux rien dire d’autre que « merci Monsieur Koutouzis »
            Pour ma part, je croirai au génie humain le jour où je pourrai, ne serait-ce qu’une demi-heure, être dans la tête de « ces gens-là ».
            Personnellement je doute de leur culture classique ; mais peu importe, la schizophrénie qui les anime me laisse baba.
            Il y a deux mondes, comme dit Badiou. C’est tout ; l’un domine et exploite l’autre ! Et la manière est si sournoise qu’on n’y retrouve plus ses petits ; pourtant, les ficelles sont les mêmes !
            Quand on pense que notre malheur c’est les immigrés, le reste n’a aucune importance : être aussi, ne serait-ce qu’un quart d’heure, dans la tête de ces gens-là, m’aiderait !


            • TSS 26 juillet 2013 18:42

              @ michel Koutouzis

               « Les brèves de comptoir » c’est J.M.Gourio.. !!
               


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 30 juillet 2013 18:13

                bonsoir et bien dit.


              • pallas 26 juillet 2013 20:46

                Monsieur Michel Koutouzis,

                Un peut de réel dictature ne ferais pas de mal, en tout cas il en manque sérieusement.

                Nous vivons dans un pays libre, mais chacun agis comme la moindre des vermines.

                Une vrai dictature, avec un être tout puissant écrasant autrui, je pense que cela devrai venir jour.

                La seule loi : Le plus fort dévore le faible (la loi de la nature).

                Nous vivons dans un monde de pourriture totale, donc autant un dictateur traitant les gens tel qu’ils le devraient.

                L’expérience de la liberté à tout prix montre le caractère futile de l’humain, qui n’est rien dans l’échelle de l’évolution.

                Salutation


                • unandeja 26 juillet 2013 20:53

                  moi je soutiens ce député Maire, même si je n’approuve pas ses propos. Il se fait insulter de nazi, il leur a répondu dans le même esprit....c’est tout.

                  La France manque surtout d’usine à couille....doit-on fermer tout le temps sa bouche devant des crétins insultants ?

                  je ne crois pas...


                  • ykpaiha ykpaiha 26 juillet 2013 23:34

                    Il n’y a en France aujourd’hui que 2 courants de pensée

                    Les autoritaristes, (ex ultramontains, laiques, maçons..)
                    Socialo, Umpiste, et autres verdo-encartés, capables de toutes bassesse et compromission pour maintenir un pouvoir chancelant et corrompu vendus aux courant d’air venu ex nihilo de lallemagne, les Us ou autre sionisme aparanté Union Bancaire Sociale (UBS pour les intimes).

                    Le Galicans
                    qui ne tarderont pas a allier les extremes, et autres partis patriotes emprunts de liberté et d’autonomie. (quitte a regler ensuites les divergeances)

                    Cette tendance est perceptible tant en Europe que dans l’antre meme du diable US ou libertariens et autres courants nés de l’affaire snowden, prend de plus en plus d’ampleur...

                    Encore un petit 2008, ou une faillite a la « de(s)troit » ou de l’un ou l"aute des chateaux de carte mode UE et le constat passera de reve a cauchemar universaliste.

                    Ce totalitarisme ne tient qu’a ses mensonges et pour exister ils deviennent de plus en plus gros donc fragiles, meme repris en coeur par les canaux médiatiques.


                    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 27 juillet 2013 10:33

                      La compréension c’est du travail, la peur est une paresse. Jean Cocteau


                      • COVADONGA722 COVADONGA722 27 juillet 2013 13:26

                        Trois garçons de 11, 13 et 14 ans ont été arrêtés par la police alors qu’ils venaient de briser la vitre d’un pavillon de Romainville (Seine-Saint-Denis) pour le cambrioler, jeudi 25 juillet.

                        Les trois garçons sont d’origine roumaine, selon une source judiciaire. La police ajoute qu’un autre marteau et des gants ont été retrouvés sur les suspects. L’enfant de 13 ans est déjà impliqué dans 25 affaires, dont sept vols avec effraction. Quant à celui de 11 ans, il est déjà cité dans douze autres affaires, dont une pour cambriolage. AFP 27/07/2013

                        des faits multipliés par x et ce de manière exponentielle grâce à la mansuétude de mme taubira 


                        mais l’auteur préfère participer au lynchage médiatique d’un elu du peuple dont on a triturés les propos et qui a plus que probablement perdus ses nerfs.

                        mais je suis dans un jour de bonté et je souhaites seulement aux approbateurs bêlant une nuit d’enfer comme vient de subir le couple torturé pendant son cambriolage par ces gens issus de cette communauté tant décriée qui ne paie ni taxe ni impôts vit sur le pays perçois caf rmi et autres allocations et considere la propriété d’autrui comme la sienne , cette population miséreuse dont je vois journellement les grosses berlines et les caravanes climatisée sur le terrain de rugby de nos minots !!

                        Asinus : ne varietur


                        • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 27 juillet 2013 13:45

                          ant la politique aujourd’hui n’est plus qu’un magma d’idées reçues, de postures, de petites phrases assassines, bref, des brèves de comptoir à la Wolinski, avec un responsable politique jouant le rôle de la grande gueule éthylisée et des « militants » jouant celui du béni-oui-oui « je ne vous le fais pas dire ». Comment une société peut-elle encore penser, se penser et avancer quand l’ensemble de ce qui y est sensé produire de l’entendement se complaît dans la caricature, s’enrobe d’un charabia répulsif pour dire la complexité ?

                          Bon résumé.
                          Le jeu politique ou la dialectique du salaud et du crétin.

                          Autrefois, en France, on se vantait d’avoir du goût, le sens de la mesure,  on avait de la considération pour ses adversaires, aujourd’hui on se vante d’avoir de la gueule, de « dire tout haut... »
                          Cela dit, on aurait tort de limiter ce constat aux étiqueté(e)s « à droite », à voir le lamentable panurgisme des « sensibles de gauche et d’extrême-gauche » toujours prompts au rassemblement, au consensus festif et aux oppositions binaires "progreshits c/ beaufs-réactionnaires- fascistes« et accessoirement adeptes du »cassage de gueule" à défaut du dialogue courtois, quand ils se sentent « intellectuellement piégés » une fois mis devant leurs contradictions abyssales.

                          Ce n’est pas l’amour envers le prolétariat, les immigrés, les femmes ou les SDF mais bien « l’envie du pénal » qui remue ces gens jusqu’en dans les tripes... et quand on sait ce que contiennent les tripes...


                          • Xenozoid 27 juillet 2013 13:49

                            L’identité nationale est fournie par les ennemis de la nation ».

                            Cela a été avec nous depuis des générations maintenant. Notre nation nous défini par comparaison a l’ennemi, à l’Impérial totalitarisme, puis par des décennies de comparaison au communisme. Le terrorisme a supplanté toutes ces notions, martelé en place depuis un mardi en septembre 2001 par les actions de fous. Nous ne sommes pas eux, tous est justifiée dans la lutte contre eux, et donc nous sommes définis.


                            • Loatse Loatse 27 juillet 2013 16:02

                              @Michel koutouzi

                              La parole trop longtemps contenue par toutes sortes de moyens coercififs dont l’un des plus dommageable sous forme de terrorisme intellectuel en mode bienpensance, se libère...

                              et comme toute chose longtemps réprimée, contenue elle jaillit parfois brute, sans nuances, caricaturale voire odieuse, expression primitive d’une colère, d’une incompréhension, d’un désespoir niés par et ces intellectuels et nos élites pour qui le citoyen lambda n’est que chiffres, statistiques, élément maléable et interchangeable qui doit, devra, coûte que coûte se plier à l’idéologie mondialiste quoiqu’il lui en coûte... financièrement, moralement, culturellement, sécuritairement..

                              élites parfois auto proclamée qui ne se mélangent pas à la plèbe, au « vulgaire »... mais qui se contente de l’observer de loin souffrir et subir la loi de l’omerta pour ne serait ce que vivre dans un semblant de paix..

                              L’homme ou la femme du commun - celui qui ne se gargarise pas des citations de sophocle à tout bout de champ pour étaler sa culture comme on étale sa confiture - est prié de se réjouir lorsqu’une « conséquence » s’acharne non pas sur la ou les causes mais bien sur lui, le gratifiant parfois d’un bras d’honneur ou de quelques doigts pointés, démontrant par là même combien il se sent solidaire dans l’épreuve que nous traversons...

                              , tel le loup déguisé en agneau ; ceux qui nous vendent leur humanisme dévoyé à coups de pieds dans le cul tout en nous contraignant à marcher sur des oeufs en mode novlangue..ne font que récolter ce qu’ils ont semés soit la haine, les clivages, les « basses » passions...et in fine, le plus dangereux, la disparition de l’empathie, de toute forme de compassion..

                              le plus paradoxal, c’est qu’ils puissent s’en étonner...et le déplorer.

                              PS : passion selon wikipédia (sens 3) : Sens 3 Emotion très forte qui va à l’encontre de la raison.



                              • bert bert 28 juillet 2013 01:10

                                kubrik c’est pas le type qui a tourné « on a G.marchais sur la lune »


                                • Xenozoid 28 juillet 2013 21:15

                                  c’est la loi de la race dynamique,c’est quelle année ici ?, wow , il sont bons les mecs apres on peux pas dire qu’ils sont tombés bas les socio solution zoologiques,depuis quíls petes plus haut que leurs c’l,c’est un site facho ici ?out il est le surporc, ou le sousbrebis ?


                                • antonio 29 juillet 2013 10:04

                                  Merci Mr Koutouzis pour cet article : une lucidité tranchante comme une épée...


                                  • moussars 29 juillet 2013 12:01

                                    Très bon article qui prend du recul.
                                    « Pour faire une omelette il faut casser des œufs » écrivez-vous en citant ce qui sert de 1er ministre grec.
                                    Dans « Le Don paisible », Cholokhov, durant l’épouvantable guerre civile russe, fait dire la même chose à un personnage bolchevique (à moins que ce ne fut un blanc cosaque, j’ai oublié) auquel un autre personnage, modéré celui-ci, répondit : « je vois bien les oeufs cassés, mais où est l’omelette  ? ».

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