Tunisie : Alliot-Marie à l’école de Georges Frêche « joue la victime » !
Autrefois, les paroles s’envolaient et seuls
les écrits restaient, selon l’adage romain. Avec Internet, même les paroles
enregistrées restent ! Dur, dur ! Il est toujours possible de les
réentendre et donc de les vérifier. Madame Alliot-Marie, ministre des affaires
étrangères en fait aujourd’hui cruellement l’expérience.
La proposition de coopération policière de la ministre
Sur France Inter, dans « le Journal de 13 heures », mardi 18 janvier, elle s’est indignée avec véhémence des interprétations erronées qui auraient été faites de ses propos tenus devant l’Assemblée nationale, mardi 11 janvier 2011, au sujet d’une proposition de coopération policière avec deux pays, la Tunisie et l’Algérie, qui connaissaient de violentes manifestations, soit trois jours avant la fuite du dictateur tunisien (1).
Or qu’avait-t-elle dit ? Chacun est à même de la réécouter sur Internet :« Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type. C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité »
Sans doute la correction de la langue française laisse-t-elle à désirer dans la bouche d’une ministre française des affaires étrangères : « pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité, » conclut-elle. Quel charabia ! Ni « le droit de manifester » ni « l’assurance de la sécurité » ne « se font » !
Ces incorrections, cependant, ne contrarient pas la compréhension des deux phrases en cause : 1- dans l’une, la ministre se prévaut de l’expertise de la police française en matière de maintien de l’ordre par temps de manifestations. 2- Et dans l’autre, elle en tire argument pour proposer les services de la France aux deux pays afin de garantir deux libertés publiques, le droit de manifestation et la sécurité.
Les leurres grossiers d’un tour de magie pour simples d’esprit
Mais comment faire oublier une si malencontreuse proposition d’aide au dictateur tunisien, qui devient encore plus insoutenable après sa fuite ? Les conseillers en « communication de la ministre » ont dû suer sang et eau pour « tenter de transformer l’eau en vain » et rédiger la déclaration faite sur France Inter. Les leurres dont elle est constituée, sont si grossiers qu’ils masquent moins l’indécence de la proposition de la ministre qu’ils ne la soulignent : ces experts en « éléments de langage » ont beau faire, le cadavre n’entre pas dans la boîte : il dépasse ! Dos au mur, la ministre a, en effet, choisi d’attaquer et d’imputer la faute qu’on lui reproche à ses auditeurs qu’elle partage en deux groupes, les simples d’esprit et les malveillants.
1- Euphémisme et compassion pour les simples d’esprit
Elle reconnaît aux uns leur bonne foi : ils sont victimes, les pauvres, d’une mauvaise interprétation. Elle se valorise en donnant d’elle-même l’image flatteuse d’une personne compréhensive et même sensible :
- pour ne pas heurter ces patients fragiles, elle use de l’euphémisme avec un adverbe d’incertitude et la simulation de l’hypothèse : « Mon propos a peut-être été mal interprété » - « si mes propos ont été mal compris », concède-t-elle.
- Mieux, elle témoigne même de la compassion envers ses pauvres gens qui ont la comprenette un peu dure : « je ne peux que le regretter », dit-elle benoîtement, en s’exonérant de toute faute personnelle qui incombe entièrement à ces imbéciles bouchés à l’émeri.
2- Hyperbole, mise hors-contexte, victimisation, dénigrement pour les malveillants
Toutes griffes dehors, en revanche, elle accuse les autres de mauvaise foi et de malveillance.
- Plus d’euphémisme cette fois, mais l’outrance de l’hyperbole ! « certains (ont voulu) déformer mes propos », tonne-t-elle.
- Pratiquant à leur égard ce que justement elle leur reproche sans preuve, elle les accuse de mise hors-contexte préméditée : « on (a ) sorti (mes propos) de leur contexte, accuse-t-elle, pour vouloir leur faire dire à des fins purement polémiques le contraire de ce que je voulais dire ».
- Et inversant la distribution manichéenne des rôles, elle se présente à tous en victime innocente dans un leurre d’appel humanitaire pour stimuler de réflexe de compassion à son égard. Elle crie même très fort sa douleur pour être entendue : « Mais je suis, je le dis très clairement, scandalisée… »
On revoit Georges Frêche, dans le film d’Yves Jeuland, « Le Président », interpeller rigolard son entourage avant une interview par Guillaume Durand dans son émission matinale sur Radio Classique : « Alors qu’est-ce qu’on fait pour Guillaume Durand, demande-t-il. Je fais la victime ? »
Or, dans quel contexte prétendument méconnu la proposition de coopération policière faite aux gouvernements concernés s’inscrivait-elle ? Ses contradicteurs n’ont fait que s’élever contre sa proposition de coopération policière aux gouvernements tunisien et algérien en pleine tourmente sociale : les sénateurs communistes y ont dénoncé « un nouveau type d'ingérence, l'ingérence sécuritaire » ; la Première Secrétaire du Parti Socialiste a parlé d’une « déclaration hallucinante » ; le président du groupe PS à l’Assemblée l’a jugé « ignoble ». Proposer des policiers formateurs, n’était-ce pas voler au secours des dictatures en difficulté ?
3- Le leurre d’appel humanitaire
Pas du tout ! Selon la ministre, simples d’esprit et malveillants n’ont pas vu ou voulu voir que cette proposition de coopération policière était inspirée par un pur sentiment de compassion et une volonté d’assistance à peuple tunisien en danger. Par deux fois elle étale son grand cœur et sa douleur : « c’est ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien dans ses manifestations, gémit-elle, puisque j’avais vu comme vous ces images où il y avait des tirs qui ont entraîné des morts. » - « ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien », répète-t-elle, dès fois qu’on aurait pas compris une fois de plus. Dans la distribution manichéenne des rôles à nouveau inversée, voilà qu’elle se range aux côtés des victimes souffrantes, auprès de qui elle avait proposé d’accourir avec ses policiers, bottés, casqués et armés. Auprès de qui d'autre se ranger puisque le dictateur a pris la fuite ?
Seulement, dans sa déclaration à l’Assemblée, on cherche vainement toute référence humanitaire, à moins que la coopération policière intergouvernementale soit l’expression inédite d’une politique humanitaire. Le leurre est tout de même grossier. C’est qu’entre sa déclaration du 11 janvier et celle du 18, le dictateur Ben Ali s’est fait la malle. Il a donc fallu déguiser l’embarrassante proposition de coopération policière pour aider une dictature menacée en une généreuses proposition de coopération humanitaire au service du peuple tunisien souffrant ! Ou comment transformer un policier en infirmière ! La ministre et ses conseillers en « communication » croient faire des miracles. Mais à qui s’adressent-ils ? À des simples d’esprit ? Sans doute ! Quelle image, en revanche, une ministre donne-t-elle ainsi d’elle-même à ceux qui ne le sont pas ? Paul Villach
(1) Extraits du « Journal de 13 heures » de France Inter
- La présentatrice .- (…) Michèle Alliot-Marie qui était auditionnée ce matin devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale est revenue sur sa fameuse proposition de coopération policière avec la Tunisie pour dire qu’on avait déformé ses propos.
Madame Alliot-Marie au micro de Bertrand Galichet :
« Mon propos a peut-être été mal interprété et parfois déformé. Alors si mes propos ont été mal compris, je ne peux que le regretter car il visait à dire une chose : c’est ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien dans ses manifestations puisque j’avais vu comme vous ces images où il y avait des tirs qui ont entraîné des morts.
Mais je suis, je le dis très clairement, scandalisée par le fait que certains aient voulu déformer mes propos, qu’on les ait sortis de leur contexte pour vouloir leur faire dire à des fins purement polémiques le contraire de ce que je voulais dire et notamment le contraire de ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien. »
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Les réactions les plus appréciées
Par Philou017(---.---.---.67)19 janvier 2011 12:25
Aujourd’hui, les politiques ne font plus de politique, mais de la communication. Vu que les médias n’accordent plus de place au débat politique, par ailleurs garroté et étouffé par le politiquement correct, les politiques savent donc que leur popularité passe par une stratégie de communication travaillée surtout autour de formules et de slogans.
C’est là qu’on voit que : - Quand un politique voit son projet ou son idée ne pas recueillir l’adhésion, c’est « qu’il s’est mal expliqué ». - Quand ses arguments sont contestés, c’est « qu’on ne l’a pas compris » - Quand il est sujet à de sévères critiques, « on a déformé ses propos »
C’est le niveau zéro de la politique-spectacle façon médias. C’est à dire que ces gens n’ont plus de projet ni de réflexion politique, juste des postures, une image à valoriser, des options plus ou moins définies qu’ils essaient de faire passer pour un programme par de la communication et du bagout.
Ainsi MaM pense qu’elle a fait une grossière erreur de communication. Le problème, c’est que c’est aussi une énorme faute politique, qui en dit beaucoup d’ailleurs sur la mentalité des gens.du gouvernement.
Mais si, MaM, on a parfaitement compris votre mépris de la démocratie et des peuples qui se battent pour l’obtenir. Rien n’a été déformé, à part le sens des valeurs chez l’oligarchie dirigeante.
en France , soyons en fier, nous savons gérer des manifestations même
violentes sans tirer dans le tas ce qui n’est pas à la portée de
n’importe qui...
Tout à fait ! On a vu à Sétif, à Alger, à Charonne, etc...
Par Muriel74(---.---.---.102)19 janvier 2011 11:55
Savoir faire ?! comme par exemple arroser une manifestation pacifique
d’infirmiers(es) anesthésites de gazs lacrimogènes, ou taser, ou se
déguiser en casseur c’est mieux que de tirer à balles réelles, c’est
plus humain, plus sécuritaire en effet. Un gouvernement Persecuteur/Sauveur/Victime, triangle de la manipulation on dirait ?
Un énième découpage de poil hirsute en quatre avec son cortège de leurres et autres galipettes du langage de Monsieur Villach Maître Intériconicité Mondial .
Si effectivement cette femme avait eu les moyens de faire éviter et plus si affinité une centaine de morts ils seraient en effet à l’ heure actuelle encore en vie .
Par CAMBRONNE(---.---.---.198)19 janvier 2011 11:21
Bonjour Paul
Je ne veux pas polémiquer et il est bien possible que le message de MAM était mal venu et facilement détournable . c’est d’ailleurs ce qui a été fait avec la bonne foi que l’on reconnait aux socialistes dont Jean Marc Herraut est le grand maitre .
Le fond du problème est qu’en France , soyons en fier, nous savons gérer des manifestations même violentes sans tirer dans le tas ce qui n’est pas à la portée de n’importe qui . Cela s’apprend , nous l’avons appris au cours de moult insurrections de tous ordres . En Mai 68 il y a eu un mort alors que le pouvoir était aux abois et que les manifs étaient assez musclées . Tout le monde reconnait que c’est prodigieux .
Proposer notre « savoir faire » était peut être maladroit ce jour là mais nous pouvons rendre ce service à de nombreux pays qui nous regardent et croient encore en nous .
Ce n’est pas pour renforcer la police d’une dictature mais bien pour permettre aux opposants de s’exprimer sans y laisser la peau .
Dernier point, on est bien sévère avec monsieur ben Ali qui n’est pas ce que j’appelle un type bien mais quid de Bouteflicka qui jouit encore auprès de nos intellectuel de l’aura du FLN qu’ils ont soutenu il y a cinquante ans .
en France , soyons en fier, nous savons gérer des manifestations même
violentes sans tirer dans le tas ce qui n’est pas à la portée de
n’importe qui...
Tout à fait ! On a vu à Sétif, à Alger, à Charonne, etc...
Par L’enfoiré(---.---.---.122)19 janvier 2011 14:52
Salut Cambronne, Absolument. On fait avec ce qu’on a dans son environnement le plus proche ou plus lointain car il y a des accords de partenariat en jeu. Supposons que la révolution du jasmin avait capoté. Si MAM n’avait pas fait dans la dentelle, qu’est-ce qui se serait passé. Prendre du recul devant les événements, c’est ça prendre la politique par le bon bout.
« Et maintenant que vais-je faire » pourrait chanter les Tunisiens ? En fait, ils savent ce qu’ils ne veulent plus, mais ils ne savent toujours pas ce qu’ils veulent à leur tête. Là, se trouve le dilemme. Ce n’est pas l’homme qui fait l’histoire, mais l’histoire qui fait l’homme.
Par Paul Villach(---.---.---.251)19 janvier 2011 11:34
@ Bonjour Cambronne,
Vous admettez que cette proposition de services, fût-elle de qualité, était intempestive.
Croyez-vous que le souci de ces cliques qui mettent en coupe réglée leur pays se soucient de respecter en même temps la liberté de manifestation et la sécurité ?
Croyez-vous que les tirs à balles réelles sont un choix émanant d’une police qui manque d’un savoir-faire que Mme Alliot-Marie propose de faire progresser ?
Qu’on prenne sa déclaration par n’importe quel bout, c’est pitoyable comme vision politique ! Paul Villach
Par Muriel74(---.---.---.102)19 janvier 2011 11:55
Savoir faire ?! comme par exemple arroser une manifestation pacifique
d’infirmiers(es) anesthésites de gazs lacrimogènes, ou taser, ou se
déguiser en casseur c’est mieux que de tirer à balles réelles, c’est
plus humain, plus sécuritaire en effet. Un gouvernement Persecuteur/Sauveur/Victime, triangle de la manipulation on dirait ?
Par CAMBRONNE(---.---.---.198)19 janvier 2011 11:56
Re
Malheureusement vous avez raison sur le fond et nous n’avons pas été brillant comme d’habitude .
Pour revenir à la Tunisie J’ai bien connu la police de ce pays à l’époque de Bourguiba . parti unique : Neo destour .
j’étais en Tunisie en 1984 et je peux affirmer que le bilan a été le même . Cette fois là l’Armée avait tiré sur des jeunes à la 12,7 .
Les chars étaient bien avenue Bourguiba embossés sur les mêmes pelouses . Seul le modêle est différent : M 60 américains au lieu de « cuirassier » franco autrichiens .
Je me souviens d’une police qui foutait la trouille à tout le monde . Ceci comme dans tout pays arabe d’alors et d’aujourd’hui .
Ce qui a changé ? Internet probablement , qui a fait caisse de résonance et une plus grande maturité du peuple tunisien . A confirmer quand même car contrairement aux optimistes je ne crois pas qu’il faille traiter par le mépris le danger islamiste .
Par Paul Villach(---.---.---.251)19 janvier 2011 12:35
@ Cambronne
« je ne crois pas qu’il faille traiter par le mépris le danger islamiste », écrivez-vous.
Je partage votre point de vue. Mais « la maffia Ben Ali », selon le mot des diplomates américains révélé par Wikileaks, n’a-t-elle pas fait le lit de l’Islamisme ? Paul Villach
Par Philou017(---.---.---.67)19 janvier 2011 12:25
Aujourd’hui, les politiques ne font plus de politique, mais de la communication. Vu que les médias n’accordent plus de place au débat politique, par ailleurs garroté et étouffé par le politiquement correct, les politiques savent donc que leur popularité passe par une stratégie de communication travaillée surtout autour de formules et de slogans.
C’est là qu’on voit que : - Quand un politique voit son projet ou son idée ne pas recueillir l’adhésion, c’est « qu’il s’est mal expliqué ». - Quand ses arguments sont contestés, c’est « qu’on ne l’a pas compris » - Quand il est sujet à de sévères critiques, « on a déformé ses propos »
C’est le niveau zéro de la politique-spectacle façon médias. C’est à dire que ces gens n’ont plus de projet ni de réflexion politique, juste des postures, une image à valoriser, des options plus ou moins définies qu’ils essaient de faire passer pour un programme par de la communication et du bagout.
Ainsi MaM pense qu’elle a fait une grossière erreur de communication. Le problème, c’est que c’est aussi une énorme faute politique, qui en dit beaucoup d’ailleurs sur la mentalité des gens.du gouvernement.
Mais si, MaM, on a parfaitement compris votre mépris de la démocratie et des peuples qui se battent pour l’obtenir. Rien n’a été déformé, à part le sens des valeurs chez l’oligarchie dirigeante.
La vérité c ’est qu’ en France on a de très nombreuses manifestations ces années passées ( sans remonter aux Vercingétorixes ) on a pas vu la police ouvrir le feu sur la foule .
C’est vrai que le savoir-faire de notre police est mondialement reconnu. Tous les ans et ce, depuis quelques années déjà, nos spécialistes du maintien de l’ordre aident la police saoudienne lors du pélérinage de la Mecque. Mais, c’est vrai, unpélérinage n’est pas une manifestation.
Le savoir faire français n’est pas seulement reconnu dans le monde entier, il est même la cause des catastrophes sociales qui n’admettent pas facilement des solutions !
La citation de l’auteur regroupe deux réponses, la transcription a corrigé la faute « font ».
Quant à notre savoir-faire, un de nos CRS en a fait une démonstration en Allemagne, lors des manifestations contre les transports « Castor » vers Gorleben
Par Paul Villach(---.---.---.251)19 janvier 2011 17:32
@ marignan 155
On lit dans le verbatim de l’Assemblée une traduction du charabia de Mme Alliot-Marie tel que je l’ai moi-même transcrit à partir de la vidéo accessible sur Internet. La comparaison est amusante !
1- Le charabia de la ministre effectivement prononcé : "C’est la raison pour
laquelle nous proposons effectivement aux deux pays de permettre dans le cadre
de nos coopérations d’agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se
faire en même temps que l’assurance de la sécurité«
2- Ce que le verbatim de l’Assemblée présente soigneusement corrigé !
»Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État. C’est la
raison pour laquelle nous proposons aux deux pays de permettre, dans le
cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de
manifester soit assuré de même que la sécurité. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)" Paul Villach
Incroyable !!! Ce corrigé du texte d’origine ressemble fâcheusement aux réécritures de l’histoire qu’était chargé de faire Winston Smith, dans le célèbre roman « 1984 » de Georges Orwell .
Winston Smith travaillait au Ministère de la Vérité, ou Miniver en novlangue. Son travail consistait à remanier les archives historiques afin de faire correspondre le passé à la version officielle du Parti.
Il serait intéressant de savoir qui est chargé de réécrire les discours officiel de l’assemblée nationale, et qui lui donne ses ordres ... et depuis quand cette coutume de réécriture existe : les archives des débats l’Assemblée Nationale seraient-elles donc toutes des faux en écriture ??? On n’ose à peine croire à une pareille hypothèse, et pourtant !
Quant à la consternante Michèle Alliot Marie, elle les accumule ces jours-ci : entre l’énorme bourde qu’elle a commise dans son interview au « Figaro » et celle qu’elle vient de faire à l’assemblée, elle semble bien partie pour déconsidérer sa fonction encore plus que son navrant prédécesseur !
Le problème, c’est que , par la même occasion, elle déconsidère la République et le peuple français .
Avez vous également lu l’énorme bourde d’Alain Juppé sur cette question tunisienne, bourde qui a été analysée par Ariane Walter dans son article d’hier sur Agoravox ? C’est également du très lourd, et de nature à accabler le spécialiste de l’éducation nationale que vous êtes ...Il a commis un lapsus fort révélateur, en tous cas !
Ce gouvernement pédale décidément dans la choucroute ! Mais évidemment, quand la tête est défaillante, on ne peut guère s’attendre à une action cohérente des membres ...
Par Paul Villach(---.---.---.251)19 janvier 2011 19:11
@ Marignan155
Voici la règle des secrétaires de l’assemblée à laquelle vous avez renvoyé :
"La transposition en
langage écrit de propos souvent improvisés doit respecter la pensée de
l’orateur, mais nécessite une remise en forme pour éliminer les
imprécisions et imperfections de l’expression orale. Pour la partie
législative des débats, le compte rendu intégral doit aussi se conformer
aux règles de la procédure." Paul Villach
Par L’enfoiré(---.---.---.122)19 janvier 2011 19:20
Cher Doctory,
"Incroyable !!! ...
aux réécritures de l’histoire qu’était chargé de faire Winston Smith,
dans le célèbre roman « 1984 » de Georges Orwell .
S’il n’y avait que cela... Nous sommes en permanence confronté à des réécriture de l’histoire. Et, quand l’histoire n’existe pas, on la crée tout simplement. C’est un drame, je suis d’accord, que notre histoire se trouve ainsi plantée sur du sable, de l’illusion. Nous sommes ce que nous voulons ou pouvons être. Quand on est dans un parti, on est cloisonné avec les idées de ce parti. Pourquoi croyez-vous que mon « A propos » mentionne que je suis un « électron libre ». Je serais bien trop vite à l’étroit dans un parti. Peu importe lequel.
"... qui est chargé de réécrire les discours
officiel de l’assemblée nationale« C’est le rôle du conseiller et ensuite du porte-parole qui devra pousser les idées. C’est un métier, celui du porte-parole. Rappelez-vous, j’en ai cherché un jour avec un peu d’humour.
» les archives des
débats l’Assemblée Nationale seraient-elles donc toutes des faux en
écriture ??? «
Faux ? Pas vraiment, cela un peu arrangés.
»... entre l’énorme bourde qu’elle a commise dans
son interview au Figaro .... Le problème, c’est
que , par la même occasion, elle déconsidère la République et le peuple
français ."
Probable. Mais le commun des mortels, pas vous, car vous suivez l’actualité. lui aura très vite oublié. C’est comme ça. On croit plus souvent au Père Noël, que vous ne le pensez peut-être. Je vous parle de généralités, pas de choses trop spécifiques à la France, car là aussi, je pourrais me tromper. Je suis une partie de l’actu française, mais aussi beaucoup à faire de l’autre côté de la frontière et là aussi, il y a des bêtisiers..
Mais pourquoi donc vouloir encore et encore prêter le flanc, réagir, contre réagir, bref , faire le jeu de personnes (« gouvernements ») qui n’ont que faire de la masse que nous sommes ? Personne donc ne veut-il une bonne fois pour toutes partir sur de nouvelles bases ? Pourquoi chercher un homme, une femme « providentiels ». Dites-moi donc en toute conscience s’il vous plaît.Est-ce donc un raisonnement sain que de vouloir une, dix ou cinquante personnes pour « représenter » des millions ? Certes, depuis que je consulte Agoravox, j’ai lu de brillants articles, plaidoyers et des idées nouvelles.Ce qu’il faut c’est fédérer cela.
Mais pourquoi s’en prendre a MAM alors que tout le monde sais qu’elle n’exprime que les désidératas de sont mentor de président et que s’est pour cette raison qu’elle est « encore » au gouvernement !!!! Donc s’est bien tout ce gouvernement et sont président qu’il faut dissoudre et le parti UMP avec
Mais qu’est ce qu’ils ont dans la tête ? Ces gens que l’on paye très cher , simplement pour penser . Il n’y a plus de mots pour définir ce gouvernement .
Mais peut être ... est ce un effet inverse . Devant la peur d’une contagion révolutionnaire en France .... MAM aurait envoyé ses troupes à l’entrainement .
C’est vrai que depuis Malik Oussekine , elles sont un peu frustrée .
Par ddacoudre(---.---.---.106)19 janvier 2011 21:40
bonjour paul
avec cette situation ils sont pitoyables au gouvernement, au moins cette fronde tunisienne aura été un révélateur d’un gouvernement qui se flatte de maitriser par les forces de l’ordre toutes velléités qui seraient turbulente, manifester certes mais pas pour aboutir, par contre l’on peut faire la grève de présentation de billet de train cela est un acte héroïque qui restera dans l’histoire. cordialement.
Le plus ridicule est la prétention française à « souhaiter » ou à « exiger » que le processus démocratique se déroule « normalement ».
Quand on a été complice du régime de Benali et qu’on a maintenu le silence radio pendant le soulèvement populaire, on devrait arrêter de la ramener à propos de « démocratie ».
On aura tout vu et entendu de ce gouvernement d’incapables.
Par Abou Antoun(---.---.---.24)20 janvier 2011 01:44
Ah les réactions à chaud ... Je ne vais pas défendre MAM, c’est vrai qu’elle fait (mal) son boulot. Elle va réciter (à moitié de travers) le truc qu’on lui a suggéré de dire. C’était mieux du temps des socialistes. Tonton ne faisait faire le boulot à personne, il s’y collait lui-même, et voilà ce que ça donne pour le ’Putsch de Moscou’ : citation wikipédia Le reste de l’Europe reste inaudible ou embarrassé à l’image de la France où le président François Mitterrand déclare dans un premier temps vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques reconnaissant de facto
le gouvernement issu du putsch. Il n’hésite pas alors à lire en direct à
la télévision une lettre envoyée à son intention par Ianaïev Bref, en politique faut savoir l’ouvrir, faut savoir la fermer, le problème c’est quand ... Et quand il faut l’ouvrir qu’est-ce qu’il faut dire ? Comme c’est compliqué de commenter les évènements à chaud, l’histoire en train de se faire. Habituellement nozélites pondent des discours sur rien et qui ne disent rien, c’est leur fond de commerce. Alors quand il faut dire quelque chose c’est forcément casse-gueule.
Décidément M.Villach me plaît : il met en évidence que seuls des sites comme AGORAVOX peuvent développer des sujets ce que ne permet pas le survol trop rapide auquel la presse écrite est de plus en plus condamnée.
D’abord il fonde toute sa réflexion sur les propos qui ont été tenus et il nous les livre in extenso. Pas de doute possible MAM a été stupide mais elle a la protection de Sarkozy qu’ en échange elle n’accable pas dans d’autres affaires comme Clairstream. Comme lui, elle a le verbe vaniteux et incorrect.
Mais c’est surtout Fillon qui me déçoit : on le croyait plus fiable et plus habile. En accusant Jospin d’avoir reçu comme il se doit, le chef d’Etat Ben Ali en visite officielle, dans une période sans heurts en Tunisie et lui en faire grief pour excuser sa ministre, non seulement , ce faisant, il excuse MAM pour un faute ainsi reconnue mais il utilise une comparaison fleurant une mauvaise foi évidente et stupide. 19/20 professeur Villach. ( Professeur Spohr)
Alliot-Marie, si tu savais
Tout le mal que tu nous fais
Alliot-Marie, si tu pouvais
Dans ta connerie
Te reposer
La Tunisie n’est pas la France.
Tu n’as aucun droit d’ingérence
Pourtant au tyran tu offrais
Ton aide infâme et insensée.
Et rien ne sera jamais plus pareil
Tu dis plus d’horreurs que de merveilles
Tu es devenue folle à lier
Je donnerais tout pour t’oublier
Alliot-Marie, si tu savais
Tout le mal que tu nous fais
Alliot-Marie, si tu pouvais
Dans ta connerie
Te reposer
Elle court toute la journée
Ta bêtise et c’est mauvais
Dans le bruit dans la fumée
Je vois des ombres s’entretuer
Demain ce sera le grand jour
Il faudra faire preuve de bravoure
Pour monter au front en première ligne
Alliot-Marie, je t’en prie, fais-moi un signe
Tu nous a donné la gerbe, je m’éveille
J’ai vu la mort dans son plus simple appareil
Elle m’a promis des vacances
Oui la mort m’a promis sa dernière danse
Alliot-Marie, si tu savais
Tout le mal que tu nous fais
Alliot-Marie, j’attendrai
Que l’Enfer vienne
Pour te trouver
Ce texte est dédié à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur
jusqu’en Tunisie et étrangère aux affaires étrangères et qui voulait
combattre la chienlit par la bénalie…Jean (Alliot)-Marie Le Pen voulait
sans doute enseigner la gégènothérapie aux milices de Ben Ali pour mater
les « terroristes » tunisiens…On me dira “point Godwin”. Je répondrai
“Point du tout : apprenez à reconnaître les méthodes fascistes quand
elles sont sous votre nez !”
Par lebreton(---.---.---.174)23 janvier 2011 22:26
Georges était un homme trés cultivé ,tres intelligent ,on ne peu pas dire que soit le cas de la vielle mam !!!! la patronne de bordel ump !!!!!!!!!!!!!!