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Un conspirationnisme d’affirmation ?

Cet article a pour but de réfléchir à la ligne stratégique du mouvement pour la vérité, mouvement qui regroupe des personnes qui doutent sérieusement de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et qui pensent qu’a minima, des complicités internes aux Etats-Unis ont été nécessaires à la réussite de l’opération.

 Le mouvement pour la vérité n’est pas encore un grand mouvement, et il ne le deviendra peut-être pas. Notre génération ne s’est pas saisie de cet événement comme d’un point d’appui à une contestation plus global de l’ordre établi, comme cela s’était passé dans les années 60 avec la guerre du Viêt Nam. Il me paraît toutefois nécessaire de faire le point sur les différentes lignes de force qui structurent ce mouvement pour en définir les suites. 

Il y a d’abord la distinction communément faite entre les partisans du LIHOP et les partisans du MIHOP. L’hypothèse LIHOP (Let It Happen On Purpose) suppose que des dirigeants des Etats-Unis ont laissé faire les attentats pour s’en servir ensuite comme d’un prétexte à leur politique. Les partisans de l’hypothèse MIHOP (Make It Happen On Purpose) pensent que l’opération a nécessité des complicités actives internes aux Etats-Unis. Cette distinction est à mes yeux assez peu pertinente, et elle masque finalement une autre structuration du mouvement, plus intéressante. Explications : lorsque les personnes du mouvement reviennent sur les circonstances de leur engagement, ils font très souvent référence à ce qu’ils appellent une conviction, presque une foi. Ce qui s’oppose radicalement à un simple doute sur la véracité de la version officielle. Ils parlent d’un avant et d’un après, d’un basculement, etc… La théorie du LIHOP ne peut à elle seule expliquer ce phénomène. Qu’une personne en vienne aujourd’hui à penser que différents services secrets à travers le monde avaient eu connaissance à des degrés divers de l’opération en cours, qu’ils avaient, dans leur grande majorité prévenu le gouvernement américain du risque encouru, que ce gouvernement avait ignoré les risques, par négligence ou bien que certains, au sein du gouvernement, se soient dit « attendons de voir ce qui se passe, ça pourra toujours servir nos projets impérialistes », qu’une personne , donc, en arrive à cette conclusion n’explique pas ce sentiment de basculement. En effet, la théorie du LIHOP est aujourd’hui admise, à des degrés divers, et souvent implicitement, par la grande majorité des journalistes, commentateurs, officiels à travers le monde. La preuve en est que Karl Zero, partisan officielle de l’hypothèse LIHOP, ne s’est jamais fait attaqué par les médias, et que sa prise de position affichée n’a finalement choqué personne.

Là où la bataille fait rage, c’est donc autour de l’hypothèse MIHOP, et une association comme reopen911 doit sa raison d’être à cette hypothèse. Je disais plus haut que la distinction LIHOP/MIHOP masque une autre distinction à l’intérieur du mouvement qui relève cette fois de la stratégie bien plus que de la conviction, et qui s’articule autour de la question de ce que j’appellerais le doute affiché. Pour bien comprendre ce dont je parle, nous prendrons un deuxième exemple médiatique tout à fait révélateur de cette stratégie : Jean-Marie Bigard. Sa position à propos du 11 septembre 2001 a été portée à la connaissance du public lors d’une émission de radio sur Europe1, présentée par Laurent Ruquier : JM Bigard, invité parmi d’autres, se lâche et parle comme toute personne qui est déjà convaincu par l’hypothèse MIHOP depuis longtemps. Puis, constatant la bronca, il se repli sur la position du doute affiché, alors que ce qui caractérisait sa première déclaration était bien plutôt la conviction intime. Mais Bigard est suffisamment intelligent pour ne plus parler de sa conviction de manière explicite, tout en expliquant clairement qu’il ne s’agit que d’une stratégie pour passer le filtre médiatique et éviter de choquer certaines personnes (les familles de victimes ?). Il ira même jusqu’à expliquer que c’est un homme politique qui lui a conseillé cette stratégie !

Cette stratégie du doute affiché est donc souvent mise en avant pas des personnes convaincues de l’hypothèse MIHOP dans le but de ne pas choquer l’interlocuteur novice, ou pour éviter de se faire piéger par les journalistes. La demande d’une nouvelle enquête indépendante va tout à fait dans ce sens, en insistant sur les « zones d’ombre » à éclaircir, plutôt qu’en mettant en avant la conviction de personnes de bonne foi et de bon sens. Il n’est pas question de remettre en cause la demande d’une nouvelle enquête réellement indépendante, mais mettre systématiquement en avant cette demande revient à laisser entendre que ce sont des doutes plus que des convictions qui guident les militants du mouvement. Cette stratégie est à mon avis au final dommageable pour le mouvement, et ce pour deux raisons principales.

La première concerne les médias et les compromis à accepter pour passer le filtre médiatique. On peut revenir à Bigard. Sa stratégie du doute affiché lui a permis de continuer à passer dans les médias, mais sur la question du 11 septembre, force est de constater qu’il a perdu la bataille et que les médias l’ont gagnée, par KO. Rappelez-vous tout d’abord Paul Amar, puis Guillaume Durand, pour en arriver finalement à accepter de fermer sa gueule pour pouvoir continuer à bouffer (Cf. la dernière promotion de son spectacle chez Ruquier, sans un mot sur le 11 septembre). La stratégie qui consiste à respecter les règles de l’adversaire revient ici à abdiquer. L’adversaire est trop fort. Bigard a eu l’audace de croire qu’on lui demandait son avis, alors que son rôle de clown qui s’exprime sur un sujet qu’on veut décrédibiliser était déjà écrit à l’avance.

Si l’on se sent, aujourd’hui encore, plus concerné que la plupart de ses concitoyens par le sujet du 11 septembre, c’est qu’on penche nécessairement vers l’hypothèse MIHOP (c’est ce que j’ai essayé de démontrer plus haut). Et dans ce cas, mécaniquement, les médias sont un adversaire de poids, vu l’acharnement qu’ils mettent à décrédibiliser toute remise en question de la version officielle. Il y a donc nécessité de comprendre qu’un militantisme de rupture est nécessaire, rupture dans le sens que lui donnait Jacques Vergès lorsqu’il parlait de défense de rupture, quand les deux parties qui s’affrontent n’ont pas les mêmes valeurs de référence (résistants/terroristes, par exemple), et que l’accusation impose les règles du jeu. Et dans ce cas, la meilleure défense est l’attaque de ceux-là mêmes qui représentent le système combattu. Avez-vous déjà vu la haine qu’a régulièrement déclenché à son égard un intellectuel de la trempe de Noam Chomsky (mis à part ses positions sur le 11 septembre) lorsqu’il accuse les Etats-Unis d’être l’état terroriste n°1 de la planète ?

On m’objectera que les médias sont le seul moyen de toucher une grande masse de personnes en peu de temps. Mais si les personnes touchées ne comprennent pas notre discours parce que nous le dissimilons nous-mêmes, voilà qui pose un autre problème, et qui donne une deuxième raison de contester la stratégie du doute affiché. Car comment faire comprendre l’importance que nous accordons aux événements du 11 septembre au public, si nous donnons l’impression d’être juste « troublés » par les incohérences d’une version officielle dont, il faut bien le dire, tout le monde se fiche. Le rapport de la commission d’enquête est truffé d’erreurs, d’approximation et d’omissions ? La belle affaire ! Ce ne sera pas la première fois qu’une commission incompétente est nommée, fût-ce à propos d’un événement aussi grave.

Voilà à peu près ce que se disent les gens quand on leur parle de doute. Alors pourquoi ne pas renouer avec la passion des débuts du mouvement ? Pourquoi ne pas assumer que ce mouvement est constitué d’hommes et de femmes qui se sont forgé leur intime conviction sans l’aide des médias officiels , et pas uniquement des « sceptiques » qui reprocheraient aux officiels de n’avoir pas répondu à toutes leurs questions ? Pourquoi ne pas crier haut et fort qu’il suffit d’un peu de temps, de quelques visionnages de documentaires, de quelques lectures d’articles, pour changer radicalement de vision du monde ? Bien sûr, les médias nous taxerons d’irrationnels, de sectaires, ils verront de drôles de lueurs dans nos yeux… Mais c’est déjà le cas aujourd’hui, et il n’y a aucune raison que cela change. Ils répètent bien tous les jours que nous aidons à installer la démocratie en Afghanistan…

Plutôt que d’énumérer les erreurs de la commission d’enquête, pourquoi ne pas inviter les gens à regarder ces vidéos :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/wtc+flashs+explosions

http://www.dailymotion.com/video/xapjno_qui-doute-encore-demolition-contr%C3%B4l_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/x6x5t2_analyse-des-effondrements-au-wtc-ou_news

http://www.dailymotion.com/video/xaubl7_nvelles-preuves-bombes-ds-wtc_news

http://www.dailymotion.com/video/xaozyn_11-septembre-gros-plans-demolition_news

 

Les preuves sont sous nos yeux. Dans ces vidéos, on voit les explosifs à l’œuvre, comme dans bien d’autres. Le bon sens suffit à nous rendre plus que perplexes face à la désintégration totale de ces trois énormes bâtiments.

Bigard avait parfaitement raison, un avion civil ne peut pas avoir été détourné, avoir échappé à la défense militaire, s’être dirigé tranquillement vers le Pentagone pendant plus d’une demi-heure (alors que le pays est en état d’alerte maximal), s’être crashé au premier étage du bâtiment après une manœuvre « abracadabrantesque » et un vol en rase motte, avant de se désintégrer entièrement, sans qu’on puisse nous en donner la moindre image ! Le pire, c’est que les seules images, sorties plusieurs années après ne montrent pas un avion mais un missile, dont le vol en rase motte et l’impact sont caractéristiques ! Vous en voulez encore ?

Alors, que faire ? Peut-être se montrer plus arrogants, plus sûrs de nous-mêmes ? Pourquoi ne pas voir les choses en grand, comme par exemple organiser une manifestation nationale en contactant préalablement des associations sympathisantes, voir des partis politiques, en collant des affiches et des autocollants, en organisant des fausses interviews, en demandant aux gens lors d’un micro-trottoir : « Obama a enfin reconnu que les attentats du 11 septembre étaient un coup monté des Etats-Unis, qu’en pensez-vous ? », et en clamant haut et fort « Oui, les attentats du 11 septembre sont une manipulation, et les fous sont ceux qui ont gobé le morceau ! ».

par mathias cohen samedi 24 avril 2010 - 66 réactions
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  • Par non666 (xxx.xxx.xxx.57) 24 avril 2010 15:02
    non666

    Les attentats du 11 septembre ont 3 dimensions :

    1) La première est une dimension technique , la reponse a la question "COMMENT ?"
    Officielement la reponse est bouclée dès le depart ce qui permet d’empecher, dans un premier temps l’enquete.
    Nous y reviendrons, car quand on invalide le COMMENT , apparait instantanément le QUI (qui avait lui aussi été avancé par des parties prenantes discutables (le gouvernement US qui avait deja menti par 3 fois aux opinions publiques ANTRAX / ADM / lien Irak-Attentat

    Sur cet axe technique, nous sommes en vérité en bien meilleure situation qu’eux (nous les complotistes...)
    Puisque EUX ont menti, que NOUS , nous le savons...
    La vérité est une arme revolutionnaire et tout leur systeme peut s’effondrer sur ces revelations.
    Avec TOUS LEURS COMPLICES en meme temps.
    Le meilleur moment pour cela est la veille des elections présidentielles française ou US.
    La dessus j’hesite encore.
    D’autres frapperont peut etre avant, qui sait ?


    2) La deuxieme dimension est une oeuvre de pure propagande.
    C’est la première psy-ops ou les medias ne sont pas les VICTIMES d’une opération , mais les ACTEURS volontaires de cette opération.
    Les possedant de ces groupes médias, nous les connaissons.
    Partout dans le monde et en particulier dans les pays germaniques (USA/ GB /RFA) ou chez nous, ils sont dans des mains qui avaient toutes interets a cette guerre.
    Trilatérale, Bildenberg, IFRI/ CFR , tous ces groupes ont pignons sur rue, etalent leurs ambitions de "penser le monde" tout en le minimisant.
    Mais quand on decouvre que le ministre des finances français presentent son budget en PRIORITE a ces memebres AVANT les elus du peuple, il y a de quoi se poser des questions.

    Sur cet axe médiatiques, ils ont la force absolue MAIS un vrai contrepouvoir : Internet.
    La multiplication des lois visant a regir internet, a "debrancher" les menaces n’est rien d’autres que l’expression de lla peur qu’ils sont de ce media qu’ils ne peuvent controler.
    De plus a force d’en abuser, l’outil s’est emoussé.
    En France par exemple 60% des gens ne croient plus la presse...premier signe.
    Ce pouvoir(médiatique) peut EXPLOSER avec les revelations en soulignant le role corrompu et corrupteur de la vérité des medias dans cette affaire....


    3) Il existe une troisieme dimension aux attentats : le controle de la foule qui jusqu’a present reposait sur le controle de la presse.
    En introduisant des lois d’exceptions les menaces "terroristes" les comploteurs ont supposé l’armée fidele aux factieux...
    Cela n’est pas evident du tout dans l’armée US quoiqu’on en pense et cela est completement faux dans le cas de l’armée française....
    Car ILS ne representent AUCUN pouvoir legitime autre leurs interets egoistes.

    Une revolte, une revolution , dans l’etat actuel de l’opinion publique, peut tres bien se finir par une confiscation pure et simple de leurs avoir avant execution (sommaire ou pas ?).
    Quand aux interets nationaux sousjacent, visible dans les petites mains prises sur le fait, elle poseront invitablement la question de l’existence des Etats en question, de leurs frontières et de leur legitimité internationale.....

    C’est pour cela que c’est du lourd , cette question.
    Il ne faut surtout pas frapper avant l’heure.
    Une election est un tres bon timing pour lancer le mouvement, faire eliminer les coupables, condmaner les coupable et supprimer les cartes de presse a ceux qui n’en ont pas été digne.










  • Par Cascabel (xxx.xxx.xxx.253) 24 avril 2010 21:45
    Cascabel

    Bonne question...que faire ?

    Le mouvement du 911 patine en ce moment car il tourne en rond avec les questions techniques. L’heure n’est plus à la démonstration mais à l’offensive politique.
    Désormais nous savons.
    Cela nous a pris pour la plupart d’entre nous 3 étapes
    1_ la confiance. Nous avons accepté dans un premier temps la VO comme vraie.
    2_ Le scepticisme. Un certain nombre d’éléments "troublants" comme dirait Bigard nous ont laissé insatisfaits et nous ont conduit à nous poser quelques questions. Certains ont été réveillés par T ; Meyssan, d’autres l’étaient avant et d’autres encore bien après.
    3_La contestation affirmée. A force de recherches et de débats avec les pro-VO nous nous sommes forgés une opinion assurée sur le 911.

    Actuellement, presque 10 ans après les faits, le mouvement pour la Vérité n’a plus besoin de preuves supplémentaires pour savoir que les tours ont été minées et qu’il n’y a pas eu d’avion de ligne détourné contre le Pentagone. Nous considérons cela comme des faits établis, mais dissimulés par les pouvoirs en place.
    Il semble donc logique d’orienter actuellement le mouvement vers une contestation politique, puisque les éléments de preuves sont systématiquement écartés, ignorés ou obstrués par la justice de nos nos grandes démocraties.
    Nous avons pu remarquer que les médias ne peuvent inviter un truffier (je reprends ce terme donné par les pro-VO car il me plait bien) sans tenter de le culpabiliser avec l’antisémitisme. Dans un tel cas nous devrions contre-attaquer et placer la question d’ Israel au centre de la table ainsi que la sur-représentation d’une certaine caste dans les médias. Car manifestement il existe un lien entre les "sionistes" et le 911. Comme les médias pratiquent le cover-up et travaillent pour l’ennemi invisible nous devons cesser de jouer leur jeu, frappons directement là où ça fait mal. Considérons également les journalistes comme des petits soldats et non des vrais journalistes soucieux de diffuser l’information.
    En ce sens Bigard a été piégé, il s’est retrouvé en situation défensive et non offensive. Or dans une partie d’échecs, celui qui gagne c’est celui qui attaque.
    Nous devons aussi nous coordonner politiquement. Cela signifie de boycotter tout parti politique qui veut défendre coûte que coûte la version mensongère du 911. Il restera donc un choix restraint.
    .

  • Par anti-oligarchie (xxx.xxx.xxx.11) 24 avril 2010 18:10
    anti-oligarchie

    pas mal ton article.
    Au final,je me rends compte que je passe plus de temps à lire les commentaires,que les articles loooool

    Je pense qu’il n’y a absolument aucun doute.Rien que par la logique.
    Comment 3 arabes,peuvent détourner 3 avions,le même jour,atteignant 100% des cibles ?
    Même sur un jeu playstation de simulation,on ne pourrait faire aussi bien,et aussi précis.

    Quand on regarde le casier judiciaire des usa depuis qu’ils ont foulé l’amérique.C’est une véritable catastrophe.Je sais séparer le génie du peuple américain,de l’oligarchie américaine.
    Mais je crois que c’est l’une des pire de toutes l’histoire de l’humanité(allemagne hors catégorie car dans un espace temps réduit)

  • Par asterix (xxx.xxx.xxx.101) 24 avril 2010 19:16

    Moi, ce qui m’a toujours frappé, c’est la tronche de Bush lorsqu’on est venu lui annoncer l’attentat contre les tours. Il est resté trois minutes les bras ballants, la tête ailleurs. Sans doute venait-il de réaliser que son Vice-Président était plus fort que le Président...

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