• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Un exemple libéral et démocratique. Le système cantonal Suisse

Un exemple libéral et démocratique. Le système cantonal Suisse

 La Suisse est le pays le plus démocratique du monde. C'est également l'un des pays les plus prospères du monde en termes économiques. Les Suisses ont les revenus les plus élevés par habitant dans le monde, et la Suisse est régulièrement classée parmi les dix premières nations en termes de qualité de vie.

Souvent rangé en clichés sur sur industrie Bancaire, cette dernière ne génère pas plus de 9% du PIB de ce pays. Le taux de chômage est à 2,6% soit le quasi plein emploi.

La Suisse arrive à composer avec différents grands groupes sociaux de langues et cultures différentes. Les Suisses ont mis au point un système qui permet aux gens de différentes langues, cultures, religions et traditions à vivre ensemble dans la paix et en harmonie.

La clé du succès Suisse ne se trouve pas dans les ressources naturelles (qui sont extrêmement rare), ni ne se trouvent dans le tempérament de ses 6,4 millions de personnes, qui ne sont pratiquement pas différents des autres pays d'Europe.

 

Elle réside dans le libéralisme et la démocratie de ses institutions politiques.

Elles garantissent que les citoyens ordinaires sont impliqués dans la prise de décision politique, et qu'aucun groupe d'intérêt n'est en mesure de bénéficier indûment au détriment d'un autre.

 

La Suisse est petite, elle est divisée en 26 zones appelées cantons.

Les cantons sont composés d'environ 3000 communes. Un gouvernement central fédéral relie les cantons dans un pays unifié, mais le gouvernement central contrôle uniquement les affaires qui sont d'intérêt pour tous les cantons. Ces questions d'intérêt commun comprennent la politique étrangère, la défense nationale, les chemins de fer.

 

Toutes les autres questions, l'éducation, le travail, les politiques économiques et sociales sont déterminées par les gouvernements des cantons et des communes. Chaque canton a son propre parlement et la constitution et ils diffèrent sensiblement les uns des autres. Les communes, qui varient en taille de quelques centaines à plus d'un million de personnes, ont également leurs propres conseils législatif et exécutif. Les gouvernements cantonaux et communaux sont élus par les citoyens qui résident dans leurs domaines de compétence.

 

La mise en concurrence du marché politique.

Parce que beaucoup de décisions sont prises au niveau local, les Suisses sont étroitement associés avec les lois et règlements qui affectent leur vie. Un canton peux avoir des impôts élevés et des programmes sociaux coûteux, tandis qu'un autre peut opter pour de faibles taxes et la charité privée organisée tout aussi efficiente. 

Chaque citoyen Suisse décide quelle politique lui convient le mieux ou peut aller voter avec ses pieds.

Le Suisse est mobile dans son propre pays, il se déplace vers le canton ou la vallée qu'il trouve le plus attrayant. Le résultat est que les bonnes politiques ont tendance à chasser les mauvaises. Les cantons mal gérés attirent beaucoup moins que ceux bien gérés ou fortements imposés.

Le parlement national est composé de deux chambres : l'une est élue par la représentation proportionnelle en vertu d'un système de listes libres qui permettent à toutes les nuances de l'opinion politique à exprimer, et le Conseil des États, qui dispose de deux représentants de chaque canton et un de chaque demi-canton, qui est élu dans la plupart des cas par une majorité simple.

Aucun parti politique a une nette majorité,mais ils sont tous représentés dans l'exécutif national. Au lieu du système accusatoire commun à de nombreuses démocraties, les groupes politiques Suisses doivent travailler ensemble pour parvenir à un consensus. Un président est élu chaque année par les membres du gouvernement central.

La compétence du gouvernement fédéral se limite aux domaines spécifiés dans la Constitution. Une fois approuvé par les deux chambres, une nouvelle législation est également soumise à l'approbation par le peuple dans un référendum facultatif. Les citoyens ont une période de six mois au cours de laquelle un référendum peut être appelé par tout individu ou groupe capable d'obtenir 50000 signatures sur une pétition. Si le projet de loi est rejeté par un vote à la majorité simple, il tombe.

Le gouvernement central ne peut adopter une loi en ce qui concerne les questions non autorisées par la Constitution, un amendement constitutionnel est nécessaire. Par conséquent, une grande partie nouvelle législation prend la forme d'amendements qui peuvent être proposées par le gouvernement central ou par initiative populaire. Tout amendement proposé par le gouvernement doit être approuvé par une majorité simple des personnes lors d'un référendum national. Toutes les modifications exigent l'approbation des électeurs dans une majorité des cantons.

De cette façon, les Suisses ont mis au point un ensemble de lois qui convient à leurs besoins particuliers et bénéficie d'un soutien populaire. Les groupes d'intérêt public jouent un rôle important au niveau national, car ils sont en mesure de lancer des référendums pour bloquer la législation. Ceci est un moyen important dans lequel les personnes, et non les politiciens contrôlent le gouvernement en Suisse.

Le gouvernement fédéral Suisse a le droit exclusif de battre monnaie, émettre des billets de banque, de déterminer le système monétaire et de réglementer le contrôle des changes. Ce monopole est exercé par la Banque nationale Suisse, qui est plus ou moins indépendante de l'ingérence de l'Etat. Il est opposé au financement des déficits publics, et maintient un faible taux de croissance de la masse monétaire. Selon la loi fédérale, les billets de banque émis doivent être couverts par des titres d'or et à court terme.

Le gouvernement fédéral, les cantons et les collectivités prélèvent tous leurs propres impôts. C’est pourquoi les législations fiscales cantonales et les taux d'imposition varient notablement d'un canton à l'autre. La plupart des taxes sont directes et faibles. Le taux de la dette et l'inflation nationale de la Suisse sont les plus faibles d'europe occidentale. Cela n'empeche pas que les dépenses de l'aide sociale et de l'éducation par habitant sont très élevées. En effet, les revenus du gouvernement sont dépensés de manière efficiente plutôt que gaspillées sur une bureaucratie pléthorique. Le fonctionnaire est licenciable, il n'est pas statutaire.

La Suisse a une armée bien équipée efficace pour la défendre contre l'invasion étrangère. Le service militaire est universel et obligatoire, et ceux qui sont exemptés de combat servent dans le programme de défense civile le plus complet en Europe.

 

La grande particularité Suisse : La démocratie Participative

Le vote populaire fréquent reflète l'opinion publique de façon précise, il assure que les représentants élus demeurent responsables, réduit l'importance de la politique partisane, met l'accent sur des questions spécifiques, agit comme un baromètre de la controverse, et encourage les politiciens à être d'autres participants au processus d'élaboration des lois.

En Suisse, non seulement le droit de contester la législation et de lancer des initiatives populaires ancrées au niveau national, mais tous les cantons et grandes communes comprennent le droit à des référendums et des initiatives dans leurs constitutions. Des décisions importantes dans les petites communes sont généralement faites par les citoyens eux-mêmes lors des décisions publiques de vote des citoyens.

La démocratie directe prend deux formes principales : le référendum est le processus par lequel les gens acceptent ou rejettent de nouvelles lois, et l'initiative est le processus par lequel les citoyens peuvent se proposer de nouvelles mesures. Il existe deux types de référendum dans l'usage commun : le référendum obligatoire qui doit avoir lieu sur tous les amendements constitutionnels proposés, et le référendum facultatif qui permet de nouvelles lois pour être soumis au vote populaire fourni un certain nombre de citoyens signent une pétition demandant le vote. Tout groupe qui souhaite lancer une initiative a une période de temps spécifiée dans laquelle pour recueillir le nombre requis de signatures.

Le vote en Suisse a généralement lieu au moins quatre fois par an, généralement le dimanche. Le taux de participation moyenne de 35%, mais varie considérablement, en fonction de la question. Les décisions prises par vote populaire ne peuvent être annulées par les tribunaux. Les lois impopulaires sont abbrogées au lieu d'en empiler pour les contourner.

 

Le reste du monde pourrait apprendre de l'exemple dans ce pays de montagne et adopter des systèmes similaires de gouvernement libéral.

En France la réticence principale pour copier le système, vient du cartel des bénéficiares de la gamelle de l'état, qui prèfère l'élitisme et s'élire entre elle que de laisser la société civile et marchande décider à sa place dans un libéralisme participatif.

Quand on a gouté aux privilèges, on accepte plus jamais de faire voter ses avantages avec ceux qui les payent. Imaginez que le peuple remette en cause logiquement les droits acquis de uns payés par les autres ? 

 

 

Quelques sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_Suisse

http://www.vtg.admin.ch/internet/vtg/fr/home/militaerdienst/rekrut/wehrpflicht.html

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.36/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

74 réactions à cet article    


  • Ben Schott 10 septembre 2016 13:21

     
    « Imaginez que le peuple remette en cause logiquement les droits acquis de uns payés par les autres ? »
     
    Mais tout à fait. Quand le peuple remettra en cause le droit de quelques uns à faire suer le burnous, ça va swinguer !
     
    Et Spartacus s’expatriera en Suisse ! Si elle veut de lui !
     


    • Pere Plexe Pere Plexe 13 septembre 2016 18:31

      @Ben Schott
      La « démonstration » de l’ami Spartagugus est comme à l’habitude foireuse.


      Que la Suisse soit un modèle de démocratie pourquoi pas.
      Quelle soit un modèle libéral pose déjà plus question. Pas sûr que la santé ou l’éducation soit plus privé qu’en France par exemple.
      Mais surtout l’arnaque est de lier la réussite de ce pays à ces deux caractéristiques !
      Un coup d’œil rapide au classement des pays par PIB montre que bien des pays en haut de tableau ne sont ou pas tous démocratique ou tous libéraux !

    • amiaplacidus amiaplacidus 10 septembre 2016 13:32

      Vous oubliez de mentionner que les grandes villes et cantons suisses ont une majorité de gauche (PS, verts) et cela depuis longtemps.
      Tapez Zurich, Bâle, Berne, Lausanne, Genève, etc sous wikipédia, vous en aurez confirmation.

      Il est vrai que le PS suisse pratique une politique de gauche véritablement réformiste (contrairement au PS français qui lui pratique une politique véritablement de droite) et que le verts y sont aussi franchement à gauche.


      • oncle archibald 10 septembre 2016 17:26

        @amiaplacidus ; il est vrai aussi qu’une caissière de supermarché gagne à Geneve au moins trois smics, mais que la vie y est si chère qu’elle se loge en France à Saint Genis ou ailleurs, que du fait de cette recherche d’appartements de nombreux Suisses l’immobilier est devenu hors de prix dans cette région et que le français de base ne peut plus se loger à moins de 30 ou 40 Km de la frontière.

        Bref, même si la plaine du déversoir du Léman est un site magnifique avec les Alpes et le Jura qui dominent tout, même si le lac Leman est un lac magnifique, si les places les rues et les trottoirs sont absolument nickel, la Suisse est un paradis tout relatif et je me demande à quoi doivent aspirer les socialistes et les écolos Suisses, ou quel est leur pouvoir réel ....Sur que ça ne doit pas ressembler à nos zélus zavie Français !


      • amiaplacidus amiaplacidus 10 septembre 2016 18:01

        @oncle archibald
        Une caissière de supermarché à Genève est plus ou moins à CHF 4.000 (env. 3650 €) brut. C’est un salaire de survie simplement.
        Un ingénieur de recherche, niveau EPFL (X pour la France) c’est de CHF 12.000 à 15.000 (11.000 € / 13.600 €).
        Le salaire médian est à environ CHF 6.000.- (5.500 €) c’est un salaire qui permet de vivre correctement, sans plus.

        Ce que veulent les socialistes suisses ou les écolos, sans doute que les richesses de leur pays soient mieux réparties, que le paysages et l’environnement ne soit pas détruit. Quant à leur pouvoir, il est majoritaire dans les grandes villes et de 2-3 / 7 au gouvernement fédéral. Donc un pouvoir tout à fait réel dans les villes et un pouvoir conséquent au niveau fédéral, surtout si l’on tient compte des outils démocratiques que les Suisses ont. Mais, je répète un message précédent, je doute que ce système puisse fonctionner en France sans un changement profond de la mentalité des Français.


      • amiaplacidus amiaplacidus 10 septembre 2016 18:02

        @amiaplacidus

        Je complète, les syndicats en Suisse sont puissants et représente une force non négligeable. Mais ils restent dans leur rôle syndical : la défense des travailleurs.


      • Pere Plexe Pere Plexe 10 septembre 2016 13:37

        La réussite helvétique et à l’image de la réussite d’un Pablo Escobar ou d’un Madoff...

        L’industrie du blanchiment à effectivement assuré un confortable magot au pays.


        • Siboon Siboon 10 septembre 2016 16:50

          @Pere Plexe
          Ce n’est pas ce soit-disant magot qui fait la prospérité de la Suisse, ni une démocratie qui n’a rien à voir avec le régime royaliste français. Un pays qui peut accueillir des centaines de milliers de saisonniers français dans le besoin. Un pays qui a une forte défense sociale et des salaires très hauts, avec un grand taux de syndiqués etc etc etc 
          Cette remarque est juste injurieuse.


        • Fergus Fergus 10 septembre 2016 16:59

          Bonjour, Pere Plexe

          Vous avez parfaitement raison. N’en déplaise à Spartacus, la réussite helvétique vient essentiellement de ses activités bancaires couplées à un statut de neutralité qui a fait de ce pays le refuge des fortunes aussi bien légales que frauduleuses.

          Une réussite bancaire qui a permis au pays de se développer sur le plan industriel en favorisant l’émergence des industries technologiques de pointe non délocalisables. Cela, ajouté au formidable potentiel touristique de l’un des plus beaux pays de la planète, a fait de la Suisse ce qu’elle est aujourd’hui.

          Ce que ne dit pas Spartacus, c’est qu’avant l’émergence du système bancaire refuge des grandes fortunes, la Suisse était l’un des plus pauvres pays d’Europe, et cela alors que le système politique en vigueur actuellement existait déjà depuis des lustres !!!


        • Fergus Fergus 10 septembre 2016 17:08

          Bonjour, Spartacus

          Un grand merci pour cette photo des cimes enneigées du Mönch et de la Jungfrau, vus depuis les abords du Männlichen, au dessus de la station de Wengen. Une région que je connais très bien et où j’apprécié tout particulièrement de retourner de temps à autre.

          Sans passer, bien évidemment, par la case bancaire : je n’ai pas de fric à planquer ! smiley


        • Harry Stotte Harry Stotte 10 septembre 2016 19:00

          @Fergus

          « N’en déplaise à Spartacus, la réussite helvétique vient essentiellement de ses activités bancaires couplées à un statut de neutralité qui a fait de ce pays le refuge des fortunes aussi bien légales que frauduleuses. »



          Savez-vous que les exportations suisses par habitant sont de 4 x supérieures aux exportations françaises, soit, pour 2014, de 41’826 $ contre 10’556 ?


          Au point où vous en êtes, je vous suggère de répliquer qu’il s’agit principalement, d’exportations de talbins, restitués aux dépositaires. Allez-y ! Osez tout !

        • Fergus Fergus 10 septembre 2016 19:44

          Bonsoir, Harry Stotte

          Vous m’avez mal compris : l’économie suisse n’est évidemment plus basée uniquement sur l’activité bancaire, mais cette puissance financière a bel et bien permis à ce pays, au cours du 20e siècle, de développer une industrie de pointe très performante. Ajoutez-y l’agroalimentaire et vous aurez l’explication du différentiel d’exportation avec la France. Bref, je ne retire pas un mot de ce que j’ai écrit ci-dessus.


        • Harry Stotte Harry Stotte 10 septembre 2016 23:41

          @Fergus


          « ...je ne retire pas un mot de ce que j’ai écrit ci-dessus. »


          Ne retirez rien, il reste qu’en 1900, le PIB/hab de la Suisse, est supérieur, avec ses 3’833 $*, à celui de tous les pays d’Europe de l’Ouest, à l’exception de celui du Royaume-Uni (4’492 $). Le PIB/hab français est alors de 2’876 $, l’allemand, de 2’985 $. Seuls se rapprochent de la Suisse, la Belgique (3’731 $) et les Pays-Bas (3’424 $).


          * Dollars internationaux Geary-KHamis de 1990 (Source : L’économie mondiale : statistiques historiques, Angus Maddison OCDE, 2003).


        • ouam2 (---.---.41.186) 11 septembre 2016 08:24

          @Fergus 10 septembre 19:44.

          Je suis d’accord avec toi (cela se souligne), tes propos sont parfaitement fondés.

           

          La caractéristique du francais décérébre/ inculte :

          - méprise ses voisins (les autres peuples) les prenant systématiquement pour des arriérrés, et souvent les jalouse, en etant sur que son pays possède le meilleur système et la démocratie

           

          Aucune amertume de ma part, juste un (triste) constat ...point.


        • Spartacus Lequidam Spartacus 11 septembre 2016 10:10

          @Fergus

          Votre vision du système bancaire Suisse est caractéristique de la carricature.
          Non seulement sur leur métier, comme sur leur poids dans leur économie.


          Sur les 20 plus grosses entreprises, seulement 2 sont des banques.

          La première industrie, n’est pas la banque, mais la montre et ensuite l’Alimentaire.
          Par contre, une chose est sure. Votre ami Melanchon dans sa jeunesse, n’est pas pour rien dans la destruction de l’industrie Horlogère Française, qui a supprimé à la Suisse un concurrent sérieux.
          N’oublions pas que le gauchisme Français, a largement tout fait avec le conflit LIP a détruire dans notre pays, l’image de marque de la montre made in France. Et laissé la Suisse quasi seule sur ce créneau qui participe à leur richesse.

        • Trelawney Trelawney 12 septembre 2016 11:54

          @Fergus
          Sans passer, bien évidemment, par la case bancaire : je n’ai pas de fric à planquer ! 

          Vous avez une vison assez caricaturale de ce pays. En matière fiscale et aussi pour blanchir de l’argent illégale (trafic drogue ou armes), la première destination est le New jersey(USA), ensuite vient le Delaware (toujours USA), après on a les caraïbes, le Luxembourg et bien après la Suisse.

          En matière de blanchiment d’argent, la Suisse a commencé à déconner au moment ou UBS et surtout HSBC, pour s’attirer les clients riches ont inventé des montage depuis la Suisse et c’est attiré les foudre des USA car ces banques empiétaient sur le New Jersey.

          J’ai vendu mon usine et placé l’argent (je n’en ai pas besoin pour vivre) tout à fait légalement en Suisse (compte identifié auprès du fisc français qui a un droit de regard dessus). Pourquoi la Suisse ? Parce qu’en matière d’ingèniérie financière c’est foutrement plus sérieux qu’en France. Pourquoi pas au Luxembourg ou Lichtenstein  ? Parce que là bas c’est très opaque et vous ne savez pas ce qu’ils font de votre argent.

          Maintenant, la personne qui est née en Suisse a tout simplement de la chance


        • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:39
          Un taux de chômage en fait à 5,1%

          La première façon de calculer le taux de chômage en Suisse, arrêtée par le SECO, divise chaque mois le nombre de personnes inscrites dans les offices régionaux de placement (ORP) par le nombre d’actifs, selon un recensement de 2010. L’avantage est de fournir des données régulières, sans saut entre les séries, mais présentant le désavantage de ne pas être comparables. A l’inverse, la deuxième façon de calculer le taux de chômage (donnant un chômage suisse à 5,1%), réalisée par l’OFS, se base sur des standards internationaux. On divise ici tous les trois mois une approximation par sondage du nombre de chômeurs, par une population active ajustée.
          T.T.



          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:43
            Les étrangers sur le marché du travail en SuisseUne progression des travailleurs étrangers 5 fois plus importante que celle des travailleurs suisses

            Alors que le nombre d’actifs de nationalité suisse a augmenté de 3,8% entre 2007 et 2012, les actifs étrangers ont pour leur part augmenté de plus de 18% pendant la même période. C’est en 2011 que la population étrangère a vécu sa plus grande augmentation (plus de 5% par rapport à l’année précédente). Ainsi, la part d’étrangers dans la population active en Suisse était de près de 30%, contre un peu plus de 26% en 2007.


            • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:44
              Des salaires plus élevés pour les suisses que pour les étrangers

              Si les salaires suisses sont objectivement plus élevés en moyenne pour les personnes de nationalité suisse que pour les autres (un peu plus de 11% sur l’ensemble des salaires) il faut toutefois nuancer le propos : d’une part parce que le profil des étrangers n’est pas le même que celui des Suisses (voir plus haut), et d’autre part parce que ce n’est pas une réalité pour tous les secteurs d’activité ou pour tous les profils. Notamment, dans certaines secteurs et certaines entreprises, les étrangers ayant les profils les plus qualifiés sont mieux payés que leurs homologues suisses.


              • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:45

                Les travailleurs frontaliers à Genève étaient un peu plus de 68 930 à la fin du 2ème trimestre 2013, ce qui représente environ 25% de l’ensemble des travailleurs frontaliers en Suisse (environ 276 000 frontaliers) selon une étude de l’OCSTAT parue récemment. Sur une année, la croissance du nombre de frontaliers à Genève a été plus importante que la croissance du nombre de frontaliers sur toute la Suisse (près de 7,5% contre un peu moins de 4,5%). Cette augmentation du nombre de frontaliers est la plus importante depuis la fin de l’année 2011.

                Cette statistique et toutes les informations qui suivent concernent les travailleurs frontaliers étrangers, c’est-à-dire les frontaliers de nationalité non suisse qui travaillent en Suisse et vivent en France, Allemagne, Italie, Autriche (ou tout autre pays de l’UE) et qui bénéficient d’un permis G. Ne sont pas comptabilisés dans cette statistique les frontaliers suisses et binationaux ou encore les personnes travaillant dans les OIG et OING (organisations internationales).


                • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:47

                  Au regard de l’embauche d’étrangers, la Suisse est connue pour ses mesures restrictives et pour ses quotas de permis de travail. Néanmoins, même si le système peut paraître compliqué à première vue, trouver un emploi en Suisse n’est pas aussi difficile que ne le laissent penser les lois suisses. Et la bonne nouvelle est, que selon la loi Suisse, les travailleurs étrangers doivent être rémunérés et avoir les mêmes conditions de travail que les ressortissants Suisses.

                  En réalité, le nombre d’étrangers travaillant en Suisse n’a cessé d’augmenter durant la dernière décennie. En Suisse, il y a maintenant plus de 1.5 millions d’étrangers résidant dans le pays, ce qui augmente de 20% à la population totale et constitue une contribution au succès économique du pays.


                  • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:50
                    23,3%  Le taux d’étrangers dans la population

                    Sur un peu plus de 8 millions d’habitants, la part des étrangers dans la population résidente permanente¹ de la Suisse s’élève à 23,3% au 31 décembre 2012 (20,3% en 2002). C’est davantage que chez nos voisins : 11,2% en Autriche, 9,1% en Allemagne, 8,1% en Italie et 5,9% en France. Mais il faut relativiser la comparaison.

                    Les conditions d’acquisition de la nationalité et de naturalisation diffèrent selon les pays et expliquent, pour partie, le taux élevé de personnes de nationalité étrangère en Suisse. Leur nombre se monte à 1   869  069. Ils sont majoritairement d’origine européenne (85%). Les Italiens (15,6%) devancent les Allemands (15,2%) et les Portugais (12,7%).


                    • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:51
                      +565 000  La hausse de la population active occupée

                      Entre la fin 2002 et la fin 2012, le nombre de personnes actives occupées travaillant sur le territoire helvétique progresse de 565   000 ou de 1,3% par an. Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), « cette croissance revient pour moitié aux autorisations de séjour de courte durée ou d’une année ainsi qu’aux frontaliers, et pour moitié aux Suisses et aux étrangers établis dans notre pays ».

                      Au total, le nombre de travailleurs étrangers s’envole de 275   000 ou de +65% pendant cette période, alors que celui des travailleurs helvétiques enregistre une hausse de 237   000 ou de +7,4%. Ces derniers représentent 71% des actifs occupés en 2012 contre 75% en 2002.


                      • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:54
                        34%  La part des étrangers dans la construction

                        Dans la construction, le nombre d’actifs occupés d’origine étrangère augmente de 28% entre 2002 (au 2e trimestre) et 2012 (moyenne annuelle) pour atteindre 96  000, alors que le nombre de Suisses ne progresse que de 6,8%. Les étrangers représentent désormais 34% du total des actifs occupés.


                        • foufouille foufouille 10 septembre 2016 13:56
                          44%  La proportion des étrangers dans le tourisme

                          Dans l’hébergement et la restauration, la part des étrangers atteint 44% du total des actifs occupés. Leur nombre augmente d’un tiers entre 2002 (au 2e trimestre) et 2012 (moyenne annuelle).

                            52% Le pourcentage des étrangers aux HUG

                          Dans le domaine de la santé, les hôpitaux suisses ne fonctionneraient pas sans les étrangers. Selon les chiffres disponibles pour 2012, ils représentent 52% de l’effectif des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et 41% du CHUV de Lausanne. Leur part s’élève même à 67% chez les personnes actives dans les soins infirmiers des HUG, tandis qu’au CHUV elle se monte à 61% chez les aides-infirmiers et à 52% chez les infirmiers.

                          En revanche, la majorité des médecins est en possession d’un passeport helvétique : 61% au bout du lac et 83% parmi les médecins cadres de l’établissement vaudois.



                          • Zolko Zolko 10 septembre 2016 13:58

                            moi aussi, je trouve qu’on devrait s’inspirer de la Suisse. Je prône d’ailleurs pour une Confédération Européenne, prenant exemple sur la Confédération Helvétique, à le place de l’Union Européenne actuelle.


                            • Fergus Fergus 10 septembre 2016 17:10

                              Bonjour, Zolko

                              100 % d’accord avec vous.


                            • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:28

                              L’alimentation. Si on regarde le prix moyen des produits alimentaires en France et en Suisse, on constate des écarts parfois importants. En 2012, lorsqu’un panier de produits alimentaires coûtait 154 francs suisses (126,21 euros) chez nos voisins, il coûtait 89,33 euros en France, indique l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les travailleurs suisses gagnent plus car ils doivent dépenser davantage pour un même bien.

                              Il est possible de comparer le prix moyen de quelques produits issus des tableaux dressés en mars 2014 par l’OFS pour le côté suisse et par l’Insee pour la France. On constate alors que le prix d’un produit peut aller du simple au double en fonction du pays. Un rôti de veau d’un kilo coûtait par exemple 22,74 euros en France contre 42,04 euros en Suisse. Un prix qui passe (presque) du simple au double. En Suisse, une plaquette de beurre de 250 g est près d’un euro plus chère qu’en France. Par contre, le sucre est légèrement plus abordable en Suisse : comptez 1,02 euro le kilo contre 1,27 euro en France.


                              • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:29

                                Le logement. Là aussi, les prix peuvent varier de plusieurs centaines d’euros ou de francs suisses. En 2012, l’OFS estimait qu’à chaque fois qu’un Français dépense l’équivalent de 112 francs suisses (91,79 euros) pour son logement (loyer, électricité, gaz...), un Suisse doit en dépenser 207 (169,65 euros).

                                Mais en Suisse comme en France, habiter une grande ville n’équivaut pas à habiter à la campagne. Le comparateur en ligne Comparis présente une carte du prix médian des appartements au 31 décembre 2013. On y découvre que le prix médian de chaque canton est très rarement inférieur à 3 000 francs suisses par m2 (environ 2 460 euros/m2). A Genève, ce montant atteint 10 500 francs suisses (soit 8 500 euros). A l’inverse en France, le prix médian au m2 est inférieur à 2 450 euros dans la plupart des régions, selon la carte de l’immobilier des notaires de France. A Paris, le prix médian du m2 atteint 8 140 euros.


                                • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:31
                                  Parce que les Suisses doivent payer des assurances maladie privées

                                  Une dernière différence, mais de taille. En France, une partie du salaire est prélevée directement afin de cotiser pour Sécurité sociale, rappelle le site de l’Urssaf. Ces cotisations donnent droit à une large couverture sociale : assurance maladie, assurance vieillesse, assurance chômage et des prestations familiales pour ne citer que les principales.

                                  En Suisse, le système est un peu différent. "Environ 10% du salaire brut est prélevé pour des contributions aux assurances sociales comme l’assurance vieillesse ou l’assurance chômage", détaille Sergio Rossi. Pour un salaire mensuel de 4 000 francs suisses (3 270 euros), 400 sont donc prélevés chaque mois pour ces contributions. Une fois que cet écot a été retiré, il reste le salaire net, celui qui arrive sur le compte en banque du travailleur suisse. Mais contrairement à un employé français, les Suisses doivent ensuite payer une assurance maladie privée de base, selon la loi fédérale sur l’assurance maladie.


                                  • ouam2 (---.---.41.186) 11 septembre 2016 08:40

                                    @foufouille

                                    « ...arce que les Suisses doivent payer des assurances maladie privées... »

                                    Attenton foufouille, nous aussi désormais, si tu n’a pas de mutuelle tu ne pourra plus te soigner.

                                    A ce jour un étudiant sur deux renonce aux soins ou à une partie de ceux ci, c’est pas pour rien que hollande parle des sans-dents, nous frisons le triste record dans ce domaine celui de vertains pays africains.

                                    en 2014 c’estait 38% en 2015 /2016 si nous suivons la corbe sela se situe à pres de 50% ou pas loin, ah oui lien (sérieux) t’a raison il faut :

                                    https://www.santeclair.fr/blog/les-vrais-chiffres-du-renoncement-aux-soins-dentaires/

                                    « ...Un renoncement au soin dans près de 40 % des cas

                                    Un an après la remise du devis, 38 % des assurés de notre échantillon (190 dossiers) n’avaient pas engagé les soins,... »

                                    Pour les étudiants :

                                    http://www.emevia.com/actualites/acces-aux-soins-des-etudiants-8eme-enquete-nationale

                                    http://www.emevia.com/actualites/une-augmentation-continue-et-inquietante-du-renoncement-aux-soins-des-etudiants

                                    https://smereb.fr/.../Communique-de-presse_Enquete-Sante-2015_SMEREB. pdf‎

                                    http://etudiant.lefigaro.fr/vie-etudiante/news/detail/article/les-etudiants-renoncent-de-plus-en-plus-a-consulter-un-medecin-16869/

                                    http://www.lemonde.fr/vie-etudiante/article/2015/07/02/le-bilan-de-sante-des-etudiants-se-degrade_4667526_4468406.

                                    Bref (sauf si t’est Migrant ET sans papiers ou t’a l’AME ou tu payes rien) si tu à le malheur d’etre Francais, si tu n’a pas d’assurance (mutuelle) et tres bientot une sur-assurance (*) ca sera pire qu’aux usa, tu crevera la gueule ouverte.

                                    (*) Verifie...tu verra !


                                  • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:32

                                    Elle offre des prestations en cas de maladie, d’accident ou de maternité. « Cette assurance maladie de base, établie auprès d’une compagnie privée, revient environ à 250 francs suisses [environ 200 euros] par mois pour une personne seule », estime Sergio Rossi. "Mais la plupart des gens prennent des assurances complémentaires pour étendre la couverture des soins médicaux. Ce qui en fait doubler le coût." En 2011, l’OFS a établi qu’un ménage consacrait chaque mois en moyenne 554 francs suisses (454,28 euros) pour une assurance maladie de base, 146 (près de 120 euros) pour des assurances maladie complémentaires et 191 (156,62 euros) pour d’autres assurances.


                                    • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:45
                                      Salaire de misère à 5° Celsius
                                      La grande boucherie Meinen AG table sur « Swiss made » dans sa publicité, mais verse des salaires de misère à son personnel. Les fiches de paie en possession des syndicats prouvent en effet que les employé(e)s de la production ne gagnent que 17,40 francs de l’heure (brut). Et cela, souvent en travaillant à une température de 5° Celsius. C’est pourquoi le syndicat Unia et l’Union syndicale suisse (USS) ont décidé de décerner aujourd’hui à midi le cactus de la honte de la semaine à l’entreprise Meinen AG.


                                      • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:46

                                        Les frères Paul et Kurt Lüthi possèdent, avec le groupe Lüthi, trois grandes boucheries (Meinen AG, Lüthi & Portmann Fleischwaren AG, Salami AG), ainsi qu’une entreprise de logistique (Freshfood Logistik AG). Ils font partout de la pub sous le label « Swiss made ». Que, dans la riche Suisse, leurs propres employé(e)s ne puissent guère nouer les deux bouts avec leurs salaires de misère, alors que leurs conditions de travail sont même très dures, cela ne les préoccupe manifestement pas. Au contraire, ils contestent même les bas salaires prouvés par des fiches de paie et renvoient au contrat collectif de travail pour la boucherie-charcuterie suisse. Or le problème est bien là : le personnel auxiliaire, celui qui est au bénéfice d’un contrat de durée déterminée (auxiliaires) ou qui a « une formation autre que l’apprentissage » ne sont pas concernés par les salaires minimums. Même les assistant(e)s en boucherie gagnent tout juste 3 600 francs selon le contrat collectif (brut, y c. 13e mois).


                                        • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:47

                                          Salaires de misère de moins de 20 francs de l’heure et conditions de travail difficiles. C’est ce qu’« offrent » à leur personnel les exploitants des magasins de stations-service dans toute la Suisse, alors que les groupes pétroliers sous le logo duquel elles sont exploitées encaissent des milliards de bénéfices. C’est pourquoi le syndicat Unia et l’Union syndicale suisse (USS) ont entravé ce mardi à travers une action symbolique l’accès à la station-service ENI de l’aire autoroutière de Lavaux près de Lausanne et attribué le « cactus de la honte de la semaine » à ses exploitants. Cette station-service illustre parfaitement la politique des bas salaires que les groupes pétroliers comme ENI encouragent à travers leur système de franchises.

                                          Les conditions de travail du personnel des stations-service d’ENI sur l’aire autoroutière de Lavaux sont typiques de ce qui se passe dans toute cette branche : les salaires oscillent entre 19 et 20,50 francs de l’heure, les horaires de travail sont très irréguliers et, d’un point de vue sécurité, les conditions de travail sont critiques. La responsabilité incombe ici aux groupes pétroliers, en l’occurrence le groupe ENI (ex-Agip). Ils ne peuvent pas se soustraire à leur responsabilité sociale, qu’ENI met en avant dans sa communication, même lorsqu’ils font exploiter leurs magasins en franchise. ENI doit veiller à ce que les salaires de ce secteur aussi permettent de vivre décemment. Le groupe ENI, qui fait exploiter 285 stations-service en Suisse, peut se le permettre. En effet, ce groupe, qui appartient pour 30 % à l’État italien, a enregistré un bénéfice de 4,43 milliards de francs l’an dernier.
                                           


                                          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:51

                                            Giezendanner reconnaît ouvertement qu’il veut être « seigneur et maître » face à ses employé(e)s. Il refuse toute négociation avec les syndicats et se moque du principe selon lequel, en Suisse, on doit verser des salaires suisses. Comme il l’a affirmé lors de la conférence de presse des adversaires du salaire minimum, le conseiller national UDC paie aux frontaliers de sa filiale de Stabio (TI) des salaires italiens. Les propos qu’il a tenus devant les médias sont clairs comme de l’eau de roche : « Nous avons engagé beaucoup de frontaliers. C’est clair. Et ils ne sont pas au salaire minimum. Ils ont des salaires italiens. » Si le salaire minimum était introduit, il affirme, menaçant, devoir alors délocaliser sa filiale de Stabio en Italie. Maintenant, il essaie de faire croire le contraire dans le Blick, il aurait été mal compris et ne verserait pratiquement aucun salaire au-dessous de 4 000 francs. Ce n’est absolument pas crédible. Ou bien il paie vraiment le salaire minimum de 22 francs de l’heure demandé par l’initiative et n’aura donc pas besoin de délocaliser en Italie, ou bien il ment et met massivement sous pression les salaires des travailleurs indigènes avec les salaires italiens de ses frontaliers. D’une manière ou d’une autre, en menaçant de délocaliser sa filiale tessinoise en Italie en cas de oui à l’initiative sur les salaires minimums, notre pseudo-patriote montre qu’il fait peu cas de la volonté démocratique.


                                            • foufouille foufouille 10 septembre 2016 14:53

                                              La célèbre chaîne de magasins Tally Weijl verse des salaires très bas à ses vendeuses et vendeurs. Les fiches de paie que les syndicats ont pu voir montrent que, dans plusieurs grandes villes du pays, cette entreprise ne paie que 3 470 francs par mois (converti en plein temps) à des vendeuses qui ont même suivi une formation de deux années. Et elles ne reçoivent pas de 13e mois. Vivre dignement avec des salaires aussi bas, c’est difficile.

                                              Le cas de Tally Weijl montre qu’étant donné que même les entreprises qui ont du succès et dont les propriétaires font partie des 300 familles les plus riches de Suisse refusent de verser des salaires décents à leurs employé(e)s, un salaire minimum légal s’impose. C’est ce que demande l’initiative des syndicats sur les salaires minimums. Tout le monde profitera d’un oui au salaire minimum : les employeurs qui rémunèrent correctement leur personnel n’auront plus à craindre de concurrence déloyale. Les contribuables ne devront plus subventionner via l’aide sociale le système des bas salaires. Et les personnes qui touchent des bas salaires auront plus d’argent pour vivre. L’économie en sortira renforcée parce que cela créera plus de pouvoir d’achat ainsi que des emplois.



                                              • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:18

                                                Le rapport expose, en exécution du postulat déposé en 2012 par la conseillère nationale Lucrezia Meier-Schatz, quelles branches présentent une part élevée d’emplois à bas salaires et si les conditions de salaire et de travail sont réglées par des conventions collectives de travail (CCT) ou des contrats-types de travail dans ces branches.

                                                Selon la définition internationalement reconnue d’un bas salaire (moins des deux-tiers du salaire médian brut), 13,4 % de tous les emplois en Suisse se situaient en 2012 au-dessous du seuil des bas salaires, qui était de 4343 francs bruts par mois. La part d’emplois à bas salaire est restée pratiquement constante en Suisse au cours des dernières années. Cela signifie que les bas salaires ont évolué au même rythme que les salaires moyens. En comparaison internationale, la Suisse présente une répartition équilibrée des salaires et une faible part de bas salaires. Toutefois, bas salaire ne va pas nécessairement de pair avec pauvreté : la situation économique d’une personne dépend en fin de compte du revenu disponible du ménage et du nombre de personnes qui en vivent.



                                                • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:20

                                                  L’aide sociale est souvent plus profitable que les salaires les plus bas

                                                  Le différentiel peut aller jusqu’à 34,4%

                                                  « 90 000 francs d’aide sociale par an : à ce prix, faut-il encore travailler ? » Avril dernier : Le Temps dévoilait la situation matérielle d’une famille genevoise à l’aide sociale (LT du 11.04. 2015). L’affaire provoquait l’ire de toutes les nuances de la gauche, contestant aussitôt des chiffres qui portaient l’estocade à la présomption d’indigence ; et la jubilation de la droite, sifflant gaiement l’air du « je vous l’avais bien dit ». Le conseiller d’Etat Mauro Poggia (MCG), chargé du Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé, dénonçait, lui, le piège compassionnel, avançant que l’aide sociale pouvait se montrer plus attrayante que le travail. Il était rejoint une semaine plus tard par son collègue socialiste vaudois Pierre-Yves Maillard qui entonnait le même refrain (LT du 16.04.2015) : « Quand on explique en France le niveau de nos prestations d’aide sociale, nos interlocuteurs se demandent pourquoi toute la Suisse n’est pas à l’aide sociale ! » Et le ministre, que personne ne soupçonne d’avoir le cœur à droite, expliquait les réformes entreprises dans son canton pour éviter que l’aide sociale ne s’avère une trappe dont on ne puisse s’extraire.


                                                  • César Castique (---.---.180.233) 10 septembre 2016 15:21

                                                    « ...ni ne se trouvent dans le tempérament de ses 6,4 millions de personnes... »


                                                    Ça, ce sont uniquement les nationaux. S’y ajoutent deux millions d’étrangers

                                                    « ...qui ne sont pratiquement pas différents des autres pays d’Europe. »

                                                    Cette remarque est particulièrement malheureuse ! Vous en connaissez d’autres, des peuples européens qui, en consultation populaire, refuseraient l’allongement la la durée des vacances, la réduction du temps du travail ou l’instauration d’un SMIC brut de l’ordre de 3’300 euros ? 

                                                    Et bien les Suisses, eux, l’ont fait !


                                                    Le cas échéant, j’attends donc votre liste avec intérêt...


                                                    S’agissant des différences de « tempérament » - je préfère le terme identité - des populations européennes, je vous signale qu’en 2008 - avant les désordres monétaires que nous connaissons -, en Italie, le PIB/hab. des régions du Nord (Piémont, Lombardie, Trentin-Haut Adige, Bolzano, Frioul-Vénétie julienne, Vénétie) était, en moyenne, supérieur au PIB/hab. de l’Allemagne et que le PIB/hab. des régions du Sud (Campanie, Pouilles, Basilicate, Calabre, Sicile) était, en moyenne, inférieur à celui de la Grèce.

                                                    • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:22

                                                      A cette suspicion intuitive, il fallait opposer une réalité tangible. Mauro Poggia chargeait donc le Service de l’action sociale de lui fournir des chiffres, histoire d’en avoir le cœur net. « Dans un esprit de justice et de justesse sociale, sans vouloir stigmatiser quiconque ni faire preuve d’angélisme », ajoute Jean-Christophe Bretton, directeur général de l’action sociale (DGAS). C’est désormais chose faite, le rapport que révèle Le Temps vient d’être servi au ministre : il s’agit d’une analyse comparative entre les prestations maximales d’aide sociale et les salaires genevois les plus bas. Objectif visé : s’assurer qu’il vaut encore la peine de besogner, même à salaire médiocre, plutôt que d’en appeler au secours public.
                                                      Les résultats ne sont pas de nature à rassurer : l’espoir qui fondait l’étude est partiellement douché. Il en ressort en effet qu’il est souvent plus avantageux d’être à l’aide sociale qu’au travail si l’on est chichement payé. C’est vrai pour nombre de familles monoparentales, vrai aussi pour tous les couples, avec ou sans enfants, au bénéfice d’un seul revenu. Démonstration.


                                                      • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:24

                                                        Ces chiffres ont ensuite été comparés avec les bas salaires du secteur privé, que l’Office cantonal de la statistique (Ocstat) estime aux deux tiers du salaire cantonal brut médian, de 7042 francs en 2012. Ce qui donne 4695 francs mensuels, desquels ont été déduites 13,55% de charges sociales, pour produire un montant net comparable à celui de l’aide sociale. Dire encore qu’à ce revenu net du travail viennent s’ajouter les allocations familiales, les subsides d’assurance maladie et les allocations de logement, et est retranché l’impôt – puisque l’aide sociale n’est pas imposable. A Genève, cette réalité des bas salaires concerne 17,9% des 260 000 contribuables, soit 46 000 personnes. Encore qu’il faille en extraire les étudiants aux revenus ponctuels, dont on n’a pas le chiffre précis. Ces salaires ont été déclinés selon huit secteurs d’activité, de l’hébergement et la restauration au transport, en passant par la construction, le commerce ou la santé.


                                                        • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:25

                                                          Première constatation résumée grossièrement : ceux parmi les 46 000 contribuables qui gagnent moins de 4695 francs brut et dont le conjoint est au foyer feraient mieux de renoncer à travailler. Ils seraient plus à l’aise financièrement à l’aide sociale. Deuxième constatation, plus fine : les familles monoparentales dont les revenus proviennent de la restauration, des services administratifs et de soutien et de la construction sont gagnantes à l’aide sociale, car elles perçoivent entre 0,13% et 20,7% de plus qu’en emploi (soit de 7 francs à 866 francs supplémentaires). Avec un bémol toutefois : les pensions alimentaires ne sont pas prises en compte dans le modèle. Troisième constat : si les deux membres d’une famille sont employés à 100%, le travail est notablement plus avantageux. « Mais nous rencontrons rarement cette situation à l’Hospice général, où la plupart des familles n’ont qu’un membre qui travaille », admet Jean-Christophe Bretton. Auquel cas l’avantage comparatif de l’aide sociale est indiscutable, allant jusqu’à 34,4%.

                                                          Exemple : un couple sans enfant dont seul un


                                                          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:26

                                                            Exemple : un couple sans enfant dont seul un conjoint travaille pourrait obtenir 4499 francs d’aide sociale, contre 2949 francs de revenu dans l’hôtellerie et la restauration. Soit un différentiel de 1550 francs. Avec deux enfants, ce même couple obtiendrait 5732 francs mensuels à l’aide sociale, contre 4030 francs si l’un d’entre eux travaille, soit une différence de 1702 francs (29,6%). Ce différentiel est toujours en faveur de l’aide sociale mais il est moindre dans les secteurs du commerce et de la réparation automobile (11%), de la construction (16,42%), du transport (12,1%). Les personnes seules, en revanche, sont mieux en emploi qu’à l’assistance, sauf pour celles actives dans l’hôtellerie et la restauration.


                                                            • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:34

                                                              Selon l’enquête publiée par l’Office Fédérale des Statistiques (OFS) le 20 juin dernier, la Suisse compte près de 275’000 postes de travail à bas salaire, c’est-à-dire rémunérés à moins de 3’986 francs bruts par mois, pour un emploi à plein temps (soit 40 heures par semaine).

                                                              En Suisse, plus de la moitié des travailleurs ne bénéficient pas d’un salaire minimum protégé par une Convention Collective de Travail (CCT).

                                                              Près de 400’000 personnes employées à plein-temps gagnent trop peu pour pouvoir vivre décemment avec leur famille, explique Paul Rechsteiner, président de l’Union Syndicale Suisse.

                                                              Mais qui occupe ces postes de travail à bas salaire ? Il semblerait que de nettes catégories se dégagent : les femmes sont par exemple davantage touchées par ce phénomène ainsi que les personnes de nationalités étrangères, (les frontaliers n’y faisant pas exception).


                                                              • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:36

                                                                Cela signifie que la moitié de tous les employés en Suisse gagnent plus de 5’979 CHF par mois.
                                                                Selon le nouveau rapport de l’OFS du 20 juin dernier, les bas salaires représentent plus de 10% de la totalité des postes offerts par les entreprises en Suisse.

                                                                Ces salariés les moins bien rémunérés ont tous gagné mensuellement moins de 3’848 CHF alors les 10% les mieux payés ont tous reçu des salaires supérieurs à 10’538 CHF, représentant un écart non négligeable.

                                                                Il existe plusieurs façons de mesurer un bas salaire, c’est pourquoi il faut tout d’abord comprendre ce qu’on entend par ce terme. Ces derniers correspondent aux rémunérations observées au bas de l’échelle salaire.

                                                                On considère alors un bas salaire, lorsque la rémunération calculée sur la base d’un équivalent à plein temps de 40 heures par semaine est inférieure au deux tiers du salaire brut médian, précise l’OFS.


                                                                • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:36

                                                                  Parmi les 10,5 % de ces postes décrétés à bas salaire par l’OFS, près de la moitié se concentre dans quatre principales branches économiques.

                                                                  À savoir les secteurs du Commerce de détail, de la Restauration, de l’hébergement ainsi que des services relatifs aux bâtiments et à l’aménagement paysagers.

                                                                  Les femmes et les étrangers plus touchés

                                                                  Les femmes sont clairement davantage touchées par le phénomène, représentant une nette majorité de 68,4% des postes à bas salaire.

                                                                  Alors que les personnes de nationalité étrangère n’occupent que 30% des emplois de l’économie suisse, elles occupent près de la moitié de ces postes représentant 46,8%, soit 172’700 personnes, note l’OFS.
                                                                  Le taux de bas salaire est ainsi deux fois plus élevé chez les personnes salariées de nationalité étrangère.

                                                                  La proportion de personnes qui occupent un emploi à bas salaire varie fortement selon le type de permis de séjour. Les frontaliers n’échappent pas à la règle, puisqu’ils représentent 13,8% des personnes touchées.


                                                                  • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:50

                                                                    En Suisse, près de 600 000 adultes et enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté (2200 francs par mois pour une personne seule et 4050 pour un ménage de quatre personnes) et 400 000 seraient à risque. Parmi les retraités, un quart n’atteint pas ce montant minimal.


                                                                    • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:52

                                                                      Clara parle avec une voix claire. Les phrases jaillissent par petites saccades. Elle a 68 ans. Ses parents n’avaient pas beaucoup de moyens. Après leur divorce, Clara, ses trois sœurs et un frère sont placés dans des pensionnats. Quand la mère se remarie cinq ans plus tard, elle retourne vivre à la maison. Elle achève une formation d’aide-soignante. Trouve un emploi. Mais à 40 ans, une opération médicale tourne mal. Elle perd une jambe. Et perd son travail. Pendant deux ans, elle reçoit des allocations ponctuelles de sa commune de résidence, « quelques centaines de francs », se souvient-elle. Clara obtient une rente AI à 50% au bout de deux ans. Elle retravaille le reste du temps pour gagner un salaire à peine correct. Jusqu’à la retraite.

                                                                      c’est beau la suisse.
                                                                       :->


                                                                      • foufouille foufouille 10 septembre 2016 15:55

                                                                        Jean-Jacques, le compagnon de Yolande, se calfeutre dans son siège. Sa voix est grave, tiède. Ses phrases s’évaporent. Il a 75 ans. Il était employé dans une entreprise jusqu’en 1981. « J’ai été licencié pour des raisons économiques. Puis, j’ai été caddie-man à la Migros. » Il a vécu avec un maigre salaire toute sa vie. Les séquelles d’une méningite lui interdisent d’accomplir un apprentissage. On lui a reconnu une incapacité de travail à 40%, insuffisant pour espérer une rente. « Je ne me suis pas trop mal débrouillé », soupire-t-il.
                                                                        Christian se frotte continuellement les mains. Quand il parle, son regard est affilé. Il a 60 ans. « Je suis à l’AI depuis vingt-cinq ans. » Il loge dans une pension pour personnes atteintes de troubles psychiques. « J’ai eu un accident grave à 6 ans. J’ai une lésion au cerveau, pourtant personne n’a jamais pris au sérieux les dommages dont je souffre. J’ai tenté des apprentissages dans la vente. Sans succès. » Il alterne petits jobs et chômage. Au décès de son père, c’est la dépression. L’AI reconnaît son handicap. Il vit avec sa mère pendant vingt ans. Quand elle entre à l’EMS, il est placé, sous tutelle. Depuis, « j’ai pris conscience de mes tourments. Je suis bipolaire », dit-il comme s’il disait « j’ai les yeux bleus ». « Je retrouve peu à peu le plaisir de vivre. »


                                                                        • foufouille foufouille 10 septembre 2016 16:06

                                                                          pour suivre l’exemple de la suisse, pour ceux qui n’ont pas compris, il faut 25% d’étrangers et 33% de travailleurs étrangers payés pas cher.
                                                                          un peu difficile pour la france.
                                                                          encore plus pour les autres pays.


                                                                          • amiaplacidus amiaplacidus 10 septembre 2016 17:45

                                                                            @foufouille

                                                                            Vous avez sans doute un peu raison, mais, imaginez les cris d’horreur en France, du FN ou d’autres s’il y avait 25 % d’étrangers.

                                                                            Je fait partie des gens qui ont passé ont grande partie de leur vie professionnelle en Suisse (j’y ai aussi fait mes études universitaires). J’habite à 3 km de la frontière franco-suisse. Ce que vous dites de la Suisse est en partie vrai, mais les choses sont infiniment plus complexes. Il faudrait que les Français fassent une révolution copernicienne dans leur façon de penser pour qu’un système « à la suisse » ait une quelconque chance d’y fonctionner correctement.

                                                                            J’ai travaillé longtemps en Suisse et je suis maintenant à la retraite. Je n’ose pas parler de mon revenu, de peur de faire verdir de jalousie le boulanger Rocla+ (et de plus, Rocla+je suis l’un de ceux que vous n’aimez guère, un intellectuel). Mais mettons que j’ai un revenu, d’à peu près 6 fois le smic. Mais, ce n’est pas une question de revenu, j’ai été, je suis et je serai toujours ancré à gauche.

                                                                            J’ai eu la chance, quoique de milieu très modeste, de pouvoir faire de bonnes études, de trouver un travail non seulement intéressant mais très lucratif.
                                                                            Si je suis résolument de gauche, donc pas membre du PS, c’est que j’aimerais que tout le monde puisse avoir la même chance que moi. C’est que j’aimerais que la nouvelle noblesse qui s’est constituée, noblesse d’argent et de politique (tout parti confondus) perde tout pouvoir et restitue les biens (ou l’usufruit des biens, pour ceux qui vivent dans les ors de la République* sans en avoir la possession) qu’elle a confisqué, bref, je revendique l’utopie d’aujourd’hui, réalité de demain.

                                                                            J’ajoute que je consacre environ 20 % de mes revenus à soutenir diverses associations. Tout en donnant passablement de mon temps (j’ai encore les facultés mentales et physiques de le faire) en formant des gens. Je continue ainsi une vie qui a été passionnante.
                                                                            .
                                                                            .
                                                                            * Croyez-moi, les politiciens suisses, ils ne sont pas professionnels dans l’immense majorité des cas, vivent dans une austérité toute protestante. Ils ne sont pas payés, mais indemnisés, un député au parlement fédéral ne peut pas vivre de ses indemnités, il doit avoir un job extérieur.


                                                                          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 18:05

                                                                            @amiaplacidus
                                                                            la majorité des étrangers est payé peu cher en suisse et ne sera jamais suisse. en gros 2000chf et 4000 maxi. a rapporté au salaire médian français.
                                                                            en comparaison, un étranger peut devenir français facilement et techniquement beaucoup ont des parents étrangers.
                                                                            c’est ce qui se passe avec les travailleurs détachés mais en volume dix fois moindre car il faudrait cinq à six millions de travailleurs payés sous nôtre smic pour avoir l’équivalent suisse. ou plus car en pourcentage de la population ce serait 20 millions d’étrangers.
                                                                            ceci avec des cités dortoirs pour que ce soit moins cher et possible de survivre.
                                                                            par extrapolation à l’espagne ou l’italie, cela ferait encore un revenu plus faible à proposer.
                                                                            etc


                                                                          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 18:59

                                                                            @rocla+
                                                                            tu es un abruti.
                                                                            toutes mes statistiques sont suisses.
                                                                            chez eux, on est pas emmerdé par SOS racisme.
                                                                            les sites suisses ont .ch dans la barre d’adresses justes après le nom du site.
                                                                            tu comprends de quoi je parle ?
                                                                             


                                                                          • foufouille foufouille 10 septembre 2016 20:16

                                                                            @rocla+
                                                                            pauvre merde
                                                                            c’est la réalité
                                                                            est ce que tu as cherché au moins, untermensch ?


                                                                          • Spartacus Lequidam Spartacus 11 septembre 2016 10:31

                                                                            @amiaplacidus


                                                                            Je crois qu’être de gauche se résume à envier celui qui et plus riche que lui, et surtout ne jamais admettre que s’il l’est, c’est grâce à son mérite. 
                                                                            Etre de gauche c’est l’égalitarisme, et l’iniquité.

                                                                            Affirmer être de gauche, c’est un besoin de reconnaissance sociale.

                                                                            Je vais juste vous informer d’un truc.....Il n’y a pas besoin d’affirmer qu’on est gauche pour être quelqu’un de bien. 
                                                                            Ni justifier qu’on aide son prochain.

                                                                          • chantecler chantecler 11 septembre 2016 10:55

                                                                            @Spartacus
                                                                            Chante beau merle !


                                                                          • agent ananas agent ananas 10 septembre 2016 16:54

                                                                            La Suisse est le pays le plus démocratique du monde. C’est également l’un des pays les plus prospères du monde en termes économiques
                                                                            Bah, oui quoi, la Suisse ne fait pas partie de l’UE.

                                                                            Elles garantissent que les citoyens ordinaires sont impliqués dans la prise de décision politique, et qu’aucun groupe d’intérêt n’est en mesure de bénéficier indûment au détriment d’un autre.
                                                                            Pas comme dans l’UE.

                                                                            Le gouvernement fédéral Suisse a le droit exclusif de battre monnaie, émettre des billets de banque, de déterminer le système monétaire et de réglementer le contrôle des changes.
                                                                            En somme, tout le contraire des pays de la zone euro qui ont perdu leur souveraineté monétaire et économique.


                                                                            • sls0 sls0 10 septembre 2016 17:08

                                                                              Je m’attendais à un article assez propagandiste de la part de Spartacus, ben non, tendance sans plus.
                                                                              Foufouille dans ses commentaires est encore plus complet bravo aux deux.
                                                                              Comme écrit agent ananas, ce n’est pas l’UE, c’est une des rares démocratie, les suisses ont hérité d’un peu plus de sagesse et ils savent bosser aussi.


                                                                              • Fergus Fergus 10 septembre 2016 17:18

                                                                                Bonjour, sls0

                                                                                Oui, et ils ont su construire en plus petit le modèle politique qui conviendrait à l’Union Européenne. Et cela en s’appuyant sur des populations différentes sur le plan culturel et parlant des langues elles aussi différentes. Preuve qu’il est possible de vivre dans un pays où tout le monde ne parle pas la même langue (de nombreux germanophones ne comprennent pas le français et vice-versa ; et il en va de même avec les italophones, même si ces derniers, moins nombreux, comportent plus de personnes bilingues).


                                                                              • agent ananas agent ananas 10 septembre 2016 17:42

                                                                                @Bonsoir Fergus
                                                                                Pourquoi pas. Mais pour le moment l’UE est l’antithèse politique et économique de ce que représente la Suisse... et c’est pourquoi l’UE risque de disparaitre si elle ne change pas. Bon débarras.
                                                                                Et pourtant il n’y a pas plus européen que moi : mon père est français, ma mère italienne et ma femme britannique... mais l’escroquerie, que dis-je, l’ignominie de l’UE, très peu pour moi.


                                                                              • Ben Schott 10 septembre 2016 18:02

                                                                                @Fergus
                                                                                 
                                                                                Le problème n’est pas de savoir quel modèle économique conviendrait le plus à l’Union européenne, mais de savoir pourquoi l’Union européenne.
                                                                                 


                                                                              • agent ananas agent ananas 10 septembre 2016 18:21

                                                                                @Ben Schott
                                                                                ... mais de savoir pourquoi l’Union européenne.
                                                                                Selon la très respectable Marie France Garaud (que l’on ne peut classer de complotiste), Jean Monnet (fondateur de l’UE) était un agent de la CIA.
                                                                                Des documents déclassifiés publiés dans la presse britannique en 2000 accréditent cela.


                                                                              • Fergus Fergus 10 septembre 2016 18:51

                                                                                Bonjour, Ben Schott

                                                                                Je ne parlais pas de modèle économique, mais politique. L’économie dépend de la majorité au pouvoir.

                                                                                « pourquoi l’Union européenne ? »

                                                                                Parce que nous sommes (presque) tous cousins et construits sur un tronc commun culturel identique. Parce que cela va dans le sens de l’histoire économique : il va devenir de plus en plus difficile d’exister aux nations isolées face aux grands blocs existants ou émergents.


                                                                              • flourens flourens 10 septembre 2016 19:57

                                                                                c’est facile, et d’un ils ne sont pas dans l’europe et de deux c’est un paradis fiscal, tous nos sportifs, après s’être fait payé sport études par ces pigeons de Français, vont planquer leur magot las bas, beaucoup(tous ?) nos chanteurs, Aznavour que la France a accueilli misérable (même pas la reconnaissance du ventre), notre plus grand chanteur Français du monde Johnny, que Sarko paye un million d’euros pour chanter le 14 juillet, hop en Suisse, jusqu’aux ministres (celui les yeux dans les yeux) alors, oui la Suisse peut être prospère avec l’argent des autres
                                                                                à quand un article sur le Liechtenstein, sur le luxembourg, sur les Caymans sur le Panama ou on nous vantera le bon niveau de vie du bien entendu qu’à leur seul mérites
                                                                                c’est vrai les sangsues vivent bien


                                                                                • Christian 11 septembre 2016 06:16

                                                                                  @flourens
                                                                                  Johny ça fait longtemps qu’il n’est plus en Suisse, c’est vrai qu’il y a fait une apparition


                                                                                • ouam2 (---.---.41.186) 11 septembre 2016 09:02

                                                                                  « @flourens :

                                                                                  en fait je reponds de manière généraliste à ton propos (pour tous)

                                                                                  Lorsque vous votez pour la libre circulation des GENS et des BIENS (donc l’UE) et des adeptes du sans-frontièriste (etc)

                                                                                  Apres vous pleurez parce que les gens qui ont de l’oseille profitent de la mondialisation heureuse.

                                                                                  Il faut etre droit dans ses bottes, on ne peut demander à satan de faire le bien.

                                                                                   

                                                                                  Et encore moins ceci :

                                                                                   »c’est vrai les sangsues vivent bien"

                                                                                  nononon c’est pas une sangsue, elle profite légitilement du système, que seul les moutons de panurge on permis de faire avec leur choix de leurs dirigeants qui ont oeuvré dans ce shéma de pensée !

                                                                                  Pourquoi crois tu que je suis anti-eu et pour le rétablissement des frontières ?

                                                                                   

                                                                                  Je sais ou est mon interet de sans-dents (ou classe moyenne si tu préfère), je ne me fait à aucun moment enfiler par hollande ou sarko qui ont chié sur le référendum.

                                                                                   

                                                                                  La vie est un contrat, lorsqu’on se trompes ou on ne lis / saisis pas bien les clauses, la sanction est irrémédiablement au au bout du chemin !


                                                                                • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 10 septembre 2016 20:21

                                                                                  Une petite question ;

                                                                                  Parmi tout ce petit monde qui a travaillé en Suisse ( frontalier, résident ...etc ..)  ?

                                                                                    


                                                                                  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 10 septembre 2016 20:42

                                                                                    D’une manière ou d’une autre les Suisses se font ou sont respectés .....Ils défendent leur identité avec détermination, personne ne les accuse de racisme....

                                                                                    Par contre ! 
                                                                                    Les français se font écraser, culpabiliser (même chez eux).....Les F-M veillent .... 

                                                                                    Oui tout à fait d’accord appliquons le modèle Suisse en Europe et en France.
                                                                                    Aucun homme, ni aucune femme de la politique française acceptera ce changement.

                                                                                    La preuve Sarkozy voulait appliquer le système Suisse des assurances voitures en France, la réponse fut un refus catégorique de la part des assureurs.
                                                                                    Amusant, n’est ce pas ........Les cons c’est nous. Pif Paf Kodak, c’est dans la boîte ..

                                                                                     
                                                                                      


                                                                                  • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 10 septembre 2016 20:47

                                                                                    Moi aussi, au LOCLE 
                                                                                    L’Ortho, souvent j’m’en fous .....


                                                                                  • floyd floyd 11 septembre 2016 00:15

                                                                                    Malgré les images idylliques qu’on nous présente encore dans les médias suisses et étrangers, la réalité est bien différente. La Suisse est entrain de s’appauvrir à grand vitesse Si on prend l’exemple emblématique de Genève, le canton a une dette gigantesque de 13 milliards et plus de 30 % de la population a besoin de l’aide sociale pour s’en sortir (pour obtenir ce chiffre il suffit d’additionner les personnes sans emploi, celles qui sont à l’Hospice général, celles qui bénéficient d’un subside d’assurance maladie et encore celles qui sont aidées par le Service des prestations complémentaires). Le libéralisme permet surtout aux frontaliers et a une toute petite minorité de s’enrichir. Depuis l’entrée de libre circulation au début des années 2000, la situation s’est fortement dégradé à Genève : forte baisse des salaires avec la concurrence accrue des frontaliers, très forte augmentation des loyers et des assurances maladies. La situation de la mobilité n’est guère reluisante avec des embouteillages de plus en plus fréquents.

                                                                                    Si on parle de la démocratie directe (le peuple qui vote sur les lois), c’est de plus en un plus une mascarade. Les élites appliquent de moins en moins les votations. Si on prend l’exemple de la votation du 9 février 2014 sur l’arrêt de l’immigration de masse (entre parenthèse si la situation en Suisse est si idyllique, pourquoi la population a voté pour une telle loi ?), celle-ci n’a toujours pas été appliquée, et la plupart des politiciens ne veulent surtout pas l’appliquer, car ils défendent avant tout les intérêts d’une élite qui s’en contrefichent si une partie de plus en plus grande de la population s’appauvrit. 

                                                                                    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 11 septembre 2016 10:43

                                                                                      C’est facile de faire « haro sur le baudet Suisse », pendant ce temps là.
                                                                                      Les paradis fiscaux ( Anglais, Américains et autres Monaco....etc..) se font oublier. (Un bruit qui court .....)

                                                                                      Les douanes françaises sont très largement avisées, seulement elles sont bâillonnées par des ministres peu scrupuleux.... certains avocats et autres (medicine-man) ne seraient plus en politique.....

                                                                                      Les « je sais tout » d’AGV sont à M.D.R .....
                                                                                      Comme me disait un Suisse ;- Ce n’est pas nous qui obligeons tous ces gens à venir faire des affaires.... Ils prennent cette initiative...
                                                                                      Deuxième vérité ;- Si l’argent et les affaires ne viennent plus en Suisse, ils iront ailleurs...

                                                                                      Donc conclusion toujours la même, les cons c’est nous....Pif Paf Kodak , c’est dans la boîte...
                                                                                        
                                                                                       


                                                                                      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 11 septembre 2016 16:10

                                                                                        Si vous êtes dégoutés par la Suisse, ben allez voir au Luxembourg....... !

                                                                                        Malgré tout, j’préfère la Suisse et Genève, ses sommets enneigés, surtout l’accent vaudois ....comme ils disent ..

                                                                                        Les cantons d’Appenzell ont tout compris. La femme votent depuis peu....
                                                                                        Quel calme... !. Quelle modestie ....Prendre son temps tout est « tip top bleu ciel » .....La vie est courte, il faut en profiter avec une certaine attention....N’est ce pas ...

                                                                                         
                                                                                         


                                                                                      • Christian 11 septembre 2016 14:59

                                                                                        Fergus a écrit :
                                                                                        Une réussite bancaire qui a permis au pays de se développer sur le plan industriel en favorisant l’émergence des industries technologiques de pointe non délocalisables.

                                                                                        Je dis tout de suite que je suis très critique face aux abus du secret bancaire, cela dit la remarque de Fergus en dit long. Ainsi donc on admet qu’effectivement l’argent des riches peut servir à la prospérité d’un pays et pas seulement à gonfler l’appareil d’État. Quand entend-on en France que peut-être en ponctionnant un peu et même beaucoup moins l’argent des riches, cet argent irait également fortifier l’appareil industriel avec pour conséquence également un renforcement de l’Etat avec moins de chômage et de dépenses sociales.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité